L'article traite de la contradiction apparente sur 'le signe de Jonas' entre Matthieu, Marc, Luc et Jean. Il explique les divergences par les cibles différentes des Évangiles et leur objectif commun de souligner l'importance de l'annonce du royaume des cieux.
Jean 2.18-22 (Louis Segond S21) :
Les Juifs prirent la parole et lui dirent: «Quel signe nous montres-tu, pour agir de cette manière?»Jésus leur répondit: «Détruisez ce temple et en 3 jours je le relèverai.»Les Juifs dirent: «Il a fallu 46 ans pour construire ce temple et toi, en 3 jours tu le relèverais!»Cependant, lui parlait du temple de son corps.C'est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela et ils crurent à l'Ecriture et à la parole que Jésus avait dite.
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Cet article examine la prétendue contradiction entre des passages des Évangiles concernant le 'signe de Jonas'. Il explique que dans Matthieu 16:1-4, Jésus évoque 'le signe de Jonas' comme le seul signe accordé à une génération mauvaise et adultère. En Marc 8:11-12, il est écrit que 'aucun signe ne sera donné'.
Marc 8.11-12 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens arrivèrent, se mirent à discuter avec Jésus et, pour le mettre à l'épreuve, lui demandèrent un signe venant du ciel.Jésus soupira profondément dans son esprit et dit: «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Je vous le dis en vérité, il ne sera pas donné de signe à cette génération.»
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II
Luc 11:29-32 et Jean 2:18-22 sont également discutés pour enrichir la compréhension. L'article explore pourquoi ces divergences apparaissent, suggérant que chaque évangéliste avait une audience différente. Matthieu, qui parle à un public juif familier des prophètes, inclut des références à Jonas.
Luc 11.28-32 (Louis Segond S21) :
Il répondit: «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent!»Comme la foule s'amassait, il se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise; elle réclame un signe miraculeux, il ne lui sera pas donné d'autre signe que celui de Jonas [le prophète].En effet, de même que Jonas a été un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l'homme en sera un pour cette génération.Lors du jugement, la reine du Midi se lèvera avec les hommes de cette génération et les condamnera, parce qu'elle est venue des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon. Or, il y a ici plus que Salomon.Lors du jugement, les habitants de Ninive se lèveront avec cette génération et la condamneront, parce qu'ils ont changé d'attitude à la prédication de Jonas. Or, il y a ici plus que Jonas.
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III
En revanche, Marc, qui s'adresse à des Grecs, omet cet élément. Les différences sont ainsi vues non comme des contradictions mais comme des perspectives complémentaires d'un même événement. Le but de ce parallèle est de montrer que malgré les différences de récit, tous les Évangiles soulignent l'importance de la venue du royaume des cieux.
L'article explore la diversité des présentations évangéliques de l'avertissement de Jésus sur le "levain des pharisiens", examinant les différences culturelles et théologiques chez Matthieu, Marc et Luc.
Matthieu 16.11-12 (Louis Segond S21) :
Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas de pains que je vous ai parlé? Méfiez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens.»Alors ils comprirent que ce n'était pas du levain du pain qu'il leur avait dit de se méfier, mais de l'enseignement des pharisiens et des sadducéens.
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L'article "Le levain des pharisiens" aborde une apparente contradiction dans les Évangiles concernant l'enseignement de Jésus sur le "levain des pharisiens". Les évangélistes Matthieu, Marc et Luc rapportent cet épisode, chacun avec une perspective et des détails légèrement différents. Matthieu mentionne que Jésus parlait du levain des pharisiens et des sadducéens, tandis que Marc fait référence au levain des pharisiens et d'Hérode.
Matthieu 16.11-12 (Louis Segond S21) :
Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas de pains que je vous ai parlé? Méfiez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens.»Alors ils comprirent que ce n'était pas du levain du pain qu'il leur avait dit de se méfier, mais de l'enseignement des pharisiens et des sadducéens.
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II
Luc, de son côté, interprète ce "levain" comme une métaphore pour l'hypocrisie des pharisiens. L'article analyse comment ces variations s'expliquent par les publics cibles des évangélistes : Matthieu écrivait pour des juifs familiers des Écritures, Marc pour des Grecs, et Luc mettait l'accent sur les enseignements moraux de Jésus. Malgré les différences, le message essentiel reste que Jésus appelle ses disciples à se méfier non du ferment matériel, mais des enseignements trompeurs.
Luc 12.1 (Louis Segond S21) :
Pendant ce temps, les gens s'étaient rassemblés par milliers, au point de s'écraser les uns les autres. Jésus se mit à dire à ses disciples: «Avant tout, méfiez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie.
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III
Cette pluralité de points de vue est attribuée aux divers contextes culturels et objectifs théologiques des auteurs bibliques, soulignant la richesse de la tradition orale du christianisme primitif.
L'article examine une divergence entre Matthieu et Marc concernant le divorce. Il explique que Jésus s'adresse différemment selon son auditoire : les Juifs, pour qui la loi divine est intrinsèquement liée à Moïse, et les non-Juifs, pour qui la mention directe de Moïse est plus compréhensible. Les deux évangiles sont considérés comme fidèles malgré leur approche distinctive.
Exode 31.18 (Louis Segond S21) :
Lorsque l'Eternel eut fini de parler à Moïse sur le mont Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre écrites du doigt de Dieu.
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Cet article explore la question de la contradiction apparente entre les évangiles de Matthieu et Marc. Il se concentre sur la réponse de Jésus concernant la question du divorce posée par les pharisiens. Dans Matthieu 19, Jésus renvoie à la création divine, soulignant que Dieu a uni l'homme et la femme.
Exode 31.18 (Louis Segond S21) :
Lorsque l'Eternel eut fini de parler à Moïse sur le mont Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre écrites du doigt de Dieu.
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II
En revanche, dans Marc 10, Jésus mentionne Moïse, expliquant que c'est à cause de la dureté du cœur humain que des règles sur le divorce ont été données. L'auteur de l'article analyse cette différence en prenant en compte le public cible de chaque évangile : des Juifs pour Matthieu et un public non-juif pour Marc. L'article souligne que les deux textes évangéliques sont fidèles, chaque auteur s'étant adapté à son auditoire respectif.
Luc 16.18 (Louis Segond S21) :
Tout homme qui renvoie sa femme et en épouse une autre commet un adultère, et tout homme qui épouse une femme divorcée de son mari commet un adultère.
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III
Cette adaptation montre comment le message de la loi divine a été contextualisé pour répondre aux besoins de compréhension des différents groupes. En résumé, les deux évangiles, bien que différents dans leur approche, expriment une vérité cohérente sur l'origine divine de la loi et son interprétation par Moïse selon divers besoins.
L'article traite de la guérison par Jésus d'un homme atteint d'hydropisie un jour de sabbat, conformément à Luc 14:2-6. Le texte souligne le conflits sur les guérisons sabbatiques et met l'accent sur la priorité de la compassion et de la miséricorde par rapport à une stricte interprétation de la loi.
Luc 14.2-6 (Louis Segond S21) :
Or un homme rempli d’œdème se trouvait devant lui.Jésus prit la parole et dit aux professeurs de la loi et aux pharisiens: «Est-il permis [ou non] de faire une guérison le jour du sabbat?»Ils gardèrent le silence. Alors Jésus toucha le malade, le guérit et le renvoya.Puis il leur dit: «Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt, même le jour du sabbat?»Et ils furent incapables de répondre à cela.
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L'article explore la guérison d'un homme atteint d'hydropisie par Jésus, décrite dans Luc 14:2-6. Le récit se déroule un jour de sabbat, alors que Jésus est invité à dîner chez un chef des pharisiens. Il pose une question importante sur la légalité de guérir durant le sabbat, adressée aux experts de la loi et aux pharisiens, qui demeurent silencieux.
Luc 13.10-17 (Louis Segond S21) :
Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du sabbat.Or il y avait là une femme habitée par un esprit qui la rendait infirme depuis 18 ans; elle était courbée et ne pouvait pas du tout se redresser.Lorsqu'il la vit, Jésus lui adressa la parole et lui dit: «Femme, tu es délivrée de ton infirmité.»Il posa les mains sur elle; immédiatement elle se redressa, et elle se mit à célébrer la gloire de Dieu.Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Jésus avait fait une guérison un jour de sabbat, dit à la foule: «Il y a six jours pour travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là et non pas le jour du sabbat.»Le Seigneur lui répondit en ces termes: «Hypocrites! Le jour du sabbat, chacun de vous ne détache-t-il pas son bœuf ou son âne de la mangeoire pour le mener boire?Et cette femme, qui est une fille d'Abraham et que Satan tenait attachée depuis 18 ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat?»Ces paroles remplirent de honte tous ses adversaires, et la foule entière se réjouissait de toutes les merveilles qu'il faisait.
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II
Sans réponse, Jésus guérit l'homme et le renvoie. Il poursuit en interrogeant sur l'hypocrisie, demandant si l'on ne secourrait pas un fils ou un bœuf tombé dans un puits le jour du sabbat. Le texte met en lumière le thème récurrent des guérisons sabbatiques et les conflits avec les pharisiens, tout en soulignant l'importance de la compassion et de la miséricorde sur une interprétation stricte de la loi.
Luc 14.2-6 (Louis Segond S21) :
Or un homme rempli d’œdème se trouvait devant lui.Jésus prit la parole et dit aux professeurs de la loi et aux pharisiens: «Est-il permis [ou non] de faire une guérison le jour du sabbat?»Ils gardèrent le silence. Alors Jésus toucha le malade, le guérit et le renvoya.Puis il leur dit: «Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt, même le jour du sabbat?»Et ils furent incapables de répondre à cela.
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III
D'autres récits évangéliques, en Marc 3:1-6 et Luc 13:10-17, illustrent cet enseignement de Jésus, posant la question de la priorisation du bien-être des individus au-delà des normes conventionnelles religieuses.
L'article décrit la parabole du drap neuf et des outres neuves dans les Évangiles, illustrant l'incompatibilité de l'enseignement de Jésus avec les anciennes pratiques religieuses. Il met en évidence la symbolique du vin nouveau et des vieilles outres pour expliquer la nouveauté du Royaume de Dieu que Christ apporte.
Matthieu 9.16-17 (Louis Segond S21) :
Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, car la pièce ajoutée arrache une partie de l'habit et la déchirure devient pire.On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.»
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Cet article analyse la parabole du "drap neuf et des outres neuves", racontée par Jésus dans les évangiles de Matthieu 9:16-17, Marc 2:21-22 et Luc 5:36-39. Il souligne l'incompatibilité entre l'enseignement neuf de Jésus et les anciennes pratiques religieuses. Jésus utilise des images pour illustrer ce point : on ne coud pas un morceau de tissu neuf sur un vieux vêtement, ni ne met du vin nouveau dans de vieilles outres, car dans les deux cas, cela causerait des dommages.
Marc 2.21-22 (Louis Segond S21) :
Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, sinon la pièce neuve ajoutée arrache une partie du vieux, et la déchirure devient pire.Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues; mais [il faut mettre] le vin nouveau dans des outres neuves.»
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II
Ces paraboles se déroulent dans le contexte d'un repas chez Lévi, le collecteur d'impôts, où les pharisiens critiquent la non-observance du jeûne par les disciples de Jésus. Jésus explique que tant qu'il est présent avec eux, ses disciples ne jeûnent pas, illustrant la joie de sa présence. La parabole est symbolique de l'arrivée du Royaume de Dieu et l'incapacité des vieilles structures à accueillir cette nouveauté.
Matthieu 9.16-17 (Louis Segond S21) :
Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, car la pièce ajoutée arrache une partie de l'habit et la déchirure devient pire.On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.»
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III
Le vin nouveau représente la grâce et la vie dans l'Esprit, tandis que les vieilles outres symbolisent les systèmes religieux traditionnels. Luc apporte une nuance supplémentaire en soulignant que ceux habitués aux anciennes pratiques peuvent résister au changement, disant préférer le "vieux vin" car ils sont ancrés dans leurs habitudes. L'article relève également l'importance de se renouveler pour être en harmonie avec l'enseignement de Jésus.
L'article discute de la montée en popularité de Jésus en Galilée, accentuée par sa déclaration de pardonner les péchés à un paralytique, affirmant ainsi sa divinité et provoquant des tensions avec les autorités religieuses.
Marc 1.45 (Louis Segond S21) :
Cependant cet homme, une fois parti, se mit à proclamer partout la nouvelle et à la propager, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville. Il se tenait dehors, dans des lieux déserts, et l'on venait à lui de partout.
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Cet article explore la renommée croissante de Jésus en Galilée, soulignant les événements entourant son retour à Capernaüm après une guérison miraculeuse. L'article détaille comment Jésus, en traversant la mer de Galilée, évite la foule tout en se rendant à Capernaüm, où il débat avec des spécialistes de la loi et des pharisiens. Un paralytique, porté par quatre hommes et incapable d'accéder à Jésus à cause de la foule, est descendu par le toit d'une maison.
Luc 5.15-16 (Louis Segond S21) :
On parlait de plus en plus de lui et les gens venaient en foule pour l'entendre et pour être guéris [par lui] de leurs maladies.Mais lui, il se retirait dans les déserts et priait.
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II
Jésus proclame alors : "Mon ami, tes péchés te sont pardonnés", suscitant la controverse parmi les spécialistes de la loi qui considèrent cette déclaration comme blasphématoire, puisque seul Dieu peut pardonner les péchés. Ce récit, qui figure dans les trois Évangiles synoptiques, vise à affirmer la divinité de Jésus plutôt que d'ajouter une guérison à son ministère. Cela met en lumière le conflit croissant entre Jésus et les autorités religieuses incrédules, accentuant le message central que Jésus est plus qu'un prophète guérisseur : il est divin.
L'article aborde la guérison d'un paralytique par Jésus à Capernaüm, soulignant sa divinité proclamée par le pardon des péchés, ce qui choque les spécialistes de la loi et creuse le fossé entre Jésus et les autorités religieuses.
Marc 2.1-12 (Louis Segond S21) :
Quelques jours après, Jésus revint à Capernaüm. On apprit qu'il était à la maison,et un si grand nombre de personnes se rassemblèrent qu'il n'y avait plus de place, pas même devant la porte. Il leur annonçait la parole.On vint lui amener un paralysé porté par quatre hommes.Comme ils ne pouvaient pas l'aborder à cause de la foule, ils découvrirent le toit au-dessus de l'endroit où il se tenait et descendirent par cette ouverture le brancard sur lequel le paralysé était couché.Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.»Il y avait là quelques spécialistes de la loi qui étaient assis et qui se disaient en eux-mêmes:«Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul?»Jésus sut aussitôt dans son esprit qu'ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes, et il leur dit: «Pourquoi raisonnez-vous ainsi dans vos cœurs?Qu'est-ce qui est le plus facile à dire au paralysé: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou: ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’?Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés,je te l'ordonne – dit-il au paralysé –, lève-toi, prends ton brancard et retourne chez toi.»Aussitôt il se leva, prit son brancard et sortit devant tout le monde, de sorte qu'ils étaient tous très étonnés et célébraient la gloire de Dieu en disant: «Nous n'avons jamais rien vu de pareil.»
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L'article 'Guérison d’un paralytique' explore le récit biblique de la guérison d'un homme paralysé par Jésus, mettant en avant la chronologie de Marc et les éléments complémentaires de Matthieu et Luc. Située à Capernaüm, cette histoire se déroule peu avant la fête de Pâque et illustre non seulement une guérison physique, mais surtout une affirmation de la divinité de Jésus comme Messie. Lors de cet événement, Jésus annonce au paralytique : 'Mon ami, tes péchés te sont pardonnés,' une déclaration qui scandalise les spécialistes de la loi présents, car seul Dieu peut pardonner les péchés.
Marc 2.1-12 (Louis Segond S21) :
Quelques jours après, Jésus revint à Capernaüm. On apprit qu'il était à la maison,et un si grand nombre de personnes se rassemblèrent qu'il n'y avait plus de place, pas même devant la porte. Il leur annonçait la parole.On vint lui amener un paralysé porté par quatre hommes.Comme ils ne pouvaient pas l'aborder à cause de la foule, ils découvrirent le toit au-dessus de l'endroit où il se tenait et descendirent par cette ouverture le brancard sur lequel le paralysé était couché.Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.»Il y avait là quelques spécialistes de la loi qui étaient assis et qui se disaient en eux-mêmes:«Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul?»Jésus sut aussitôt dans son esprit qu'ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes, et il leur dit: «Pourquoi raisonnez-vous ainsi dans vos cœurs?Qu'est-ce qui est le plus facile à dire au paralysé: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou: ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’?Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés,je te l'ordonne – dit-il au paralysé –, lève-toi, prends ton brancard et retourne chez toi.»Aussitôt il se leva, prit son brancard et sortit devant tout le monde, de sorte qu'ils étaient tous très étonnés et célébraient la gloire de Dieu en disant: «Nous n'avons jamais rien vu de pareil.»
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II
Cet épisode accentue le fossé entre Jésus et les autorités religieuses, démontrant sa nature divine et suscitant l'émerveillement parmi les témoins de la scène. L'article situe cette péricope dans le cadre plus large du ministère galiléen de Jésus et invite le lecteur à consulter des annexes pour approfondir la formation du groupe des disciples et la ville de Capernaüm.
L'article analyse la guérison de l'infirme par Jésus à la piscine de Bethesda durant le sabbat, illustrant l'affirmation de Jésus comme maître du sabbat et les tensions avec les pharisiens. Le récit de Jean décrit ce miracle comme un acte délibéré pour provoquer une réflexion sur les lois du judaïsme, en révélant les dérives de son interprétation par les autorités religieuses de l'époque.
Jean 5.2-16 (Louis Segond S21) :
Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.Sous ces portiques un grand nombre de malades étaient couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouvement de l'eau,][car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau; et le premier qui descendait dans l'eau après qu'elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa maladie.]Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans.Jésus le vit couché et, sachant qu'il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?»L'infirme lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi.»«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.»Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C'est le sabbat; il ne t'est pas permis de porter ton brancard.»Il leur répondit: «Celui qui m'a guéri m'a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’»Ils lui demandèrent: «Qui est l'homme qui t'a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?»Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui était à cet endroit.Quelque temps plus tard, Jésus le retrouva dans le temple et lui dit: «Te voilà guéri. Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire.»Cet homme s'en alla annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.C'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.
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L'article se concentre sur l'événement biblique de la guérison de l'infirme à la piscine de Bethesda, situé dans Jérusalem, comme rapporté dans l'évangile de Jean. Le récit se déroule durant le sabbat, ce qui est crucial car les actes de Jésus, perçus comme une transgression du sabbat, déclenchent une vive opposition des autorités religieuses. Cet acte exprime l'autorité de Jésus sur le sabbat et met en lumière les conflits avec le judaïsme institutionnel de l'époque. Jésus, bien qu'il soit à Jérusalem pour la semaine entière, choisit délibérément le sabbat pour accomplir ce miracle, démontrant son rôle en tant que maître du sabbat.
Jean 5.2-16 (Louis Segond S21) :
Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.Sous ces portiques un grand nombre de malades étaient couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouvement de l'eau,][car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau; et le premier qui descendait dans l'eau après qu'elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa maladie.]Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans.Jésus le vit couché et, sachant qu'il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?»L'infirme lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi.»«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.»Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C'est le sabbat; il ne t'est pas permis de porter ton brancard.»Il leur répondit: «Celui qui m'a guéri m'a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’»Ils lui demandèrent: «Qui est l'homme qui t'a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?»Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui était à cet endroit.Quelque temps plus tard, Jésus le retrouva dans le temple et lui dit: «Te voilà guéri. Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire.»Cet homme s'en alla annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.C'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.
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II
Cela le place en conflit direct avec les pharisiens et leurs interprétations strictes des lois religieuses, position qu'il utilise pour révéler leur attachement rigide aux rites dépassant leur dévouement envers Dieu. Jean souligne l'ironie de la situation où les pharisiens rejettent le Messie qu'ils attendaient. Le texte explore comment Jésus cherche à se positionner en tant que figure centrale et contestée lors de cette période tumultueuse, confrontant les conceptions traditionnelles du sacré. Jésus ne s'oppose pas au judaïsme en soi, mais admet ses interprétations déviantes, insistant sur la véritable essence des préceptes divins qui convergent vers la figure du Messie.
III
Ces tensions aboutissent à des condamnations sévères envers Jésus, malgré ses actes qui ne vont pas à l'encontre des principes judaïques fondamentaux. L'analyse présente également la réaction des pharisiens comme une illustration des divergences au sein du judaïsme antique, aveuglés par les traditions au point de rejeter les preuves de la messianité. Jean met en évidence ces contradictions flagrantes pour exposer la fracture entre héritage religieux et foi vivante, prônant une réflexion renouvelée sur l'interprétation des rites sacrés.
La péricope 78 relate la décision des pharisiens d'assassiner le Messie Jésus, suite à la guérison de l'homme à la main paralysée un jour de sabbat. En l'an 31, à Capernaüm, une fracture nette oppose les autorités religieuses hostiles au peuple admiratif. Des voix dissidentes comme Nicodème et Gamaliel témoignent d'une opposition interne au Sanhédrin. Malgré ce complot, Jésus poursuit son ministère avec détermination.
Jean 7.45-53 (Louis Segond S21) :
Ainsi, les gardes retournèrent vers les chefs des prêtres et les pharisiens, qui leur dirent: «Pourquoi ne l'avez-vous pas amené?»Les gardes répondirent: «Jamais personne n'a parlé comme cet homme.»Les pharisiens leur répliquèrent: «Est-ce que vous aussi, vous vous êtes laissé tromper?Y a-t-il quelqu'un parmi les chefs ou les pharisiens qui ait cru en lui?Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits!»Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus et qui était l'un d'eux, leur dit:«Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait?»Ils lui répondirent: «Es-tu, toi aussi, de la Galilée? Cherche bien et tu verras que de la Galilée il ne sort pas de prophète.»[Puis chacun rentra chez soi.
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Les pharisiens envisagent d’assassiner le Messie Jésus
I
La péricope 78 (PER078) s'inscrit dans la continuité de l'épisode de la guérison de l'homme à la main paralysée (PER077) et constitue la conclusion que tirent les trois évangélistes synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — de cet événement survenu un jour de sabbat dans la synagogue de Capernaüm, en Galilée. Cet épisode se situe durant la deuxième année du ministère du Messie Jésus, plus précisément après la Pâque du 24 mars et le sabbat du 5 avril de l'an 31. L'article met en lumière une fracture profonde et irréversible qui se dessine désormais au sein de la société juive de l'époque. D'un côté, les autorités religieuses — les pharisiens en premier lieu — qui, confrontées à l'enseignement et aux actes du Messie Jésus, perçoivent en lui une menace directe pour leur autorité, leur statut et la stabilité de l'ordre social et religieux qu'ils incarnent. De l'autre côté, le peuple ordinaire — les petits, les pauvres, ceux qui n'ont pas d'importance aux yeux des puissants — qui admire Jésus, le loue et le suit avec ferveur. La décision prise par les autorités religieuses est radicale : elles envisagent d'assassiner le Messie Jésus. Cette résolution est rapportée explicitement par Matthieu (12.14-15) et Marc (3.6), tandis que Luc (6.11) évoque la fureur et la perplexité des religieux face aux actes de Jésus. Matthieu précise que Jésus a été averti de ces intentions malveillantes, ce qui laisse supposer qu'au sein même du groupe des opposants, une minorité désapprouvait ce projet meurtrier.
Marc 3.6 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
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II
L'article établit des connexions significatives avec d'autres passages bibliques pour illustrer cette division interne au sein des autorités juives. Il cite notamment les paroles de Caïphe, souverain sacrificateur, qui affirmait qu'il était préférable qu'un seul homme meure pour le peuple (Jean 18.14), révélant ainsi une logique politique froide et calculatrice. En contraste, le sage Gamaliel, lors des débats du Sanhédrin au sujet des apôtres, exhortait à la prudence en affirmant qu'il ne fallait pas prendre le risque de s'opposer à Dieu (Actes 5.34-39). Deux figures emblématiques illustrent davantage encore cette opposition interne : Nicodème et Joseph d'Arimathée. Nicodème, membre du Sanhédrin, intervient pour rappeler qu'on ne condamne pas un homme sans l'avoir préalablement entendu (Jean 7.45-53), témoignant ainsi d'une conscience juridique et spirituelle que ses collègues semblent avoir mise de côté. Joseph d'Arimathée, lui aussi membre influent du Sanhédrin, sera celui qui demandera le corps de Jésus après la crucifixion pour lui accorder une sépulture digne. Ces deux personnages montrent que même au cœur de l'opposition institutionnelle, la figure du Messie Jésus suscitait un questionnement profond et des conversions authentiques. L'auteur de l'article souligne la raison théologique et narrative pour laquelle les trois synoptiques ont choisi de rapporter le miracle de l'homme à la main sèche guérie un jour de sabbat : ce n'est pas tant le miracle en lui-même qui les intéresse, mais bien la réaction qu'il provoque et le danger mortel qu'il révèle.
Matthieu 12.14-15 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens sortirent et tinrent conseil sur les moyens de le faire mourir.Jésus le sut et s'éloigna de là. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les malades
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III
En présentant ce récit, ils souhaitent souligner que dès la deuxième année de son ministère public, le Messie Jésus faisait l'objet d'un complot visant à le supprimer. Un constat important est également mis en avant : il n'y a pas d'indifférence face au Messie Jésus. Chaque personne, chaque groupe social, chaque autorité religieuse est contraint de prendre position. Le clivage est total et sans nuance : soit on est du côté de ceux qui cherchent à le détruire, soit on est du côté de ceux qui le reconnaissent et l'accueillent. Malgré ce contexte hostile et menaçant, le Messie Jésus ne s'arrête pas. Il continue son œuvre avec détermination, poursuivant son ministère d'enseignement, de guérison et d'annonce du Royaume de Dieu. Cette péricope illustre ainsi non seulement l'opposition croissante que rencontre Jésus, mais aussi sa résolution inébranlable à accomplir la mission que le Père lui a confiée, quelles que soient les circonstances.
La péricope 79 relate les nombreuses guérisons accomplies par Jésus en Galilée, autour de Capernaüm, en l'an 31. Face à des foules venues de tout Israël, Jésus guérit les malades et annonce le salut, demandant la discrétion. Matthieu relie ces événements à la prophétie d'Ésaïe 42.1-4 et y voit une révélation trinitaire. Sa renommée croissante contraste avec l'opposition grandissante des pharisiens jaloux de son influence sur le peuple.
Marc 3.7-12 (Louis Segond S21) :
Jésus se retira au bord du lac avec ses disciples. Une foule nombreuse le suivit, venue de la Galilée, de la Judée,de Jérusalem, de l'Idumée, de l'autre côté du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon; cette foule vint à lui car elle avait appris tout ce qu'il faisait.Il dit à ses disciples de tenir toujours à sa disposition une petite barque afin de ne pas être écrasé par la foule.En effet, comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher.Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui et s'écriaient: «Tu es le Fils de Dieu.»Mais il leur recommandait très sévèrement de ne pas le faire connaître.
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La péricope 79 intitulée 'Nombreuses guérisons en Galilée' s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque, et se déroule dans la région de Capernaüm, au bord de la mer de Galilée, au cours de l'année 31 de notre ère. Cet épisode synoptique est principalement narré par Marc (3.7-12) et confirmé par Matthieu (12.15-21), tandis que Luc et Jean n'y contribuent pas directement dans cette péricope. Le récit décrit une période de grand succès pour le ministère public du Messie Jésus. Entouré de ses disciples, il se trouve sur les rives de la mer de Galilée, attirant des foules considérables venues non seulement de Galilée, mais aussi de toutes les régions d'Israël. La renommée de Jésus a largement dépassé les frontières de la Judée et de la Galilée, ce qui témoigne de l'ampleur extraordinaire de son ministère à ce stade de sa vie publique. Face à l'afflux massif de la foule, Marc rapporte que Jésus demande à ses disciples de maintenir une petite embarcation à sa disposition afin de ne pas être submergé par la multitude. Ce détail illustre à la fois la popularité croissante de Jésus et son organisation pratique dans l'exercice de son ministère. La foule voit en lui un grand libérateur, ce qui contraste fortement avec les conflits stériles et l'opposition délibérée que lui manifestent les autorités religieuses. L'article souligne la lourde responsabilité des chefs religieux de l'époque.
Marc 3.7-12 (Louis Segond S21) :
Jésus se retira au bord du lac avec ses disciples. Une foule nombreuse le suivit, venue de la Galilée, de la Judée,de Jérusalem, de l'Idumée, de l'autre côté du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon; cette foule vint à lui car elle avait appris tout ce qu'il faisait.Il dit à ses disciples de tenir toujours à sa disposition une petite barque afin de ne pas être écrasé par la foule.En effet, comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher.Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui et s'écriaient: «Tu es le Fils de Dieu.»Mais il leur recommandait très sévèrement de ne pas le faire connaître.
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II
Témoins directs des guérisons et de l'action de Dieu à travers Jésus, ils s'y opposent délibérément, alors même qu'ils sont censés promouvoir l'œuvre divine. Cette opposition est d'autant plus grave qu'elle est consciente et volontaire, et qu'elle conduit progressivement ces autorités vers des intentions meurtrières, comme le montrait la péricope précédente (PER078). Matthieu, fidèle à sa méthode d'écriture destinée à un public juif, établit un lien explicite avec la prophétie d'Ésaïe 42.1-4. Ce passage prophétique décrit le serviteur du Seigneur qui annonce la bonne nouvelle avec douceur et sans éclat. En citant ce texte, Matthieu montre que Jésus accomplit parfaitement les prophéties messianiques de l'Ancien Testament. Le commentaire relève également la présence de la Trinité dans cette citation : le Père qui parle, le Fils serviteur, et l'Esprit Saint. Cette argumentation trinitaire est pleinement adaptée aux lecteurs juifs de Matthieu, mais Marc, qui s'adresse plutôt à des Grecs et à des Gentils, a omis cette démonstration scripturaire, choisissant une narration plus directe et centrée sur les faits. Jésus, dans cet épisode, accomplit une double mission : il annonce le message du salut et guérit de nombreux malades. Cependant, il leur prescrit la discrétion.
Esaïe 42.1-4 (Louis Segond S21) :
*Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai,Il ne criera pas, il ne haussera pas le tonIl ne cassera pas le roseau abîméIl ne faiblira pas et ne se relâchera pas
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III
Cette injonction au silence s'explique par une préoccupation pastorale profonde : Jésus ne veut pas que la foule soit uniquement attirée par la dimension miraculeuse et temporaire des guérisons physiques, au détriment de la grâce éternelle du salut qu'il est venu apporter. Il cherche à orienter les cœurs vers l'essentiel, c'est-à-dire une relation authentique avec Dieu, plutôt que vers la recherche de bénédictions matérielles ou physiques. La célébrité grandissante du Messie Jésus a pour effet secondaire d'amplifier la jalousie et la haine des pharisiens. Ces derniers constatent avec amertume que le peuple, au lieu de se tourner vers eux, représentants légitimes de la Loi de Moïse, est irrésistiblement attiré par ce nouveau maître itinérant. Ce phénomène n'est pas nouveau : le ministère de Jean le Baptiste avait déjà ébranlé leur institution. Mais l'impact du ministère de Jésus prend une dimension sans précédent, que personne n'aurait pu anticiper, et qui va précipiter la confrontation entre Jésus et les autorités religieuses. En synthèse, cette péricope met en lumière plusieurs thèmes théologiques fondamentaux : l'accomplissement des prophéties messianiques, la nature trinitaire de l'œuvre de Dieu, la priorité du salut éternel sur les bénéfices temporels, et le contraste saisissant entre l'accueil populaire réservé à Jésus et le rejet institutionnel dont il est l'objet. Elle s'inscrit dans une dynamique narrative qui conduit progressivement vers l'intensification du conflit avec les autorités religieuses juives.
La péricope 91 explore la septième partie du Sermon sur la montagne, focalisée sur l'adultère et le divorce (Mt 5.27-32 ; Lc 16.18). Jésus dépasse la Loi mosaïque en condamnant non seulement l'acte, mais aussi la pensée complaisante. Il aborde le divorce face aux écoles de Hillel et Shammaï, posant des exigences radicales. Les métaphores de l'œil et de la main soulignent la nécessité d'une transformation intérieure du cœur pour éviter le péché.
1 Rois 8.39 (Louis Segond S21) :
écoute-le du haut du ciel, de l'endroit où tu résides, et pardonne-lui. Agis et donne à chacun ce que mérite sa conduite, puisque tu connais le cœur de chacun. Oui, toi seul connais le cœur de tous les hommes.
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Le sermon sur la montagne (7), l’adultère et le divorce
I
Cette péricope 91 (PER091) constitue la septième section de l'étude du Sermon sur la montagne, centrée sur deux thèmes majeurs abordés par le Messie Jésus : l'adultère et le divorce. Le texte s'appuie principalement sur Matthieu 5.27-32, complété par Luc 16.18, et se situe géographiquement sur un plateau en contrebas d'une montagne proche de Capharnaüm en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem du 5 avril 31. Le commentaire s'ouvre sur une distinction fondamentale entre le judaïsme pratiqué au temps du Messie et l'enseignement radicalement plus profond qu'il propose. Là où la Loi mosaïque condamnait l'acte extérieur, Jésus élève le regard vers l'intérieur de l'être humain : la pensée elle-même, lorsqu'elle devient un état dans lequel on se complaît, est moralement équivalente à l'acte. Cette révolution éthique place ainsi sur le même niveau les intentions et les actions, interpellant chaque croyant dans l'intimité de sa conscience. Concernant l'adultère, le texte rappelle que Matthieu reprend le sixième commandement (Exode 20.14), mais que Jésus en donne une lecture nouvelle et plus exigeante : regarder une femme pour la désirer, c'est déjà commettre l'adultère dans son cœur. Cette dimension intérieure du péché est soulignée par plusieurs références scripturaires attestant que Dieu seul connaît les pensées de l'homme (Psaumes 94.11 ; 1 Rois 8.39 ; Romains 8.27). La rencontre avec la Samaritaine (Jean 4.23) vient confirmer que ce ne sont pas uniquement les actes visibles qui importent, mais les motivations profondes du cœur.
Jean 8.1-11 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit au mont des Oliviers.Mais dès le matin il revint dans le temple et tout le peuple s'approcha de lui. Il s'assit et se mit à les enseigner.Alors les spécialistes de la loi et les pharisiens amenèrent une femme surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent au milieu de la fouleet dirent à Jésus: «Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu?»Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l'accuser.Comme ils continuaient à l'interroger, il se redressa et leur dit: «Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.»Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol.Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés et jusqu'aux derniers; Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.Alors il se redressa et, ne voyant plus qu'elle, il lui dit: «Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a donc condamnée?»Elle répondit: «Personne, Seigneur.» Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus.»]
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II
Sur la question du divorce, le texte rappelle le contexte historique de l'époque : deux grandes écoles rabbiniques s'affrontaient. L'école de Hillel autorisait le divorce pour n'importe quel motif, tandis que l'école de Shammaï le restreignait aux cas d'infidélité grave. Jésus, en posant ses conditions sur le divorce, se situe dans ce débat mais le dépasse en renvoyant à l'intention originelle de Dieu pour le mariage. Ses affirmations ont d'ailleurs fortement contrarié certains pharisiens, qui tenteront de le prendre en défaut lors de l'épisode de la femme adultère (Jean 8.1-11). Les versets de Matthieu 5.29-30, apparemment extrêmes, sont expliqués comme des métaphores fortes et non des instructions littérales à la mutilation. Jésus cherche à illustrer la nécessité de prendre des mesures radicales pour éviter le péché : si quelque chose nous conduit à la faute, même si cela nous est précieux, il faut s'en séparer. Le commentaire précise toutefois que l'œil et la main ne sont pas la source du péché, mais le cœur de l'homme. Se rendre aveugle ou manchot ne supprimerait pas le désir, car c'est la transformation intérieure qui est visée.
Matthieu 5.27-32 (Louis Segond S21) :
»Vous avez appris qu'il a été dit: Tu ne commettras pas d'adultère.Mais moi je vous dis: Tout homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis un adultère avec elle dans son cœur.Si ton œil droit te pousse à mal agir, arrache-le et jette-le loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.Et si ta main droite te pousse à mal agir, coupe-la et jette-la loin de toi, car il vaut mieux pour toi subir la perte d'un seul de tes membres que de voir ton corps entier jeté en enfer.»Il a été dit: Que celui qui renvoie sa femme lui donne une lettre de divorce.Mais moi, je vous dis: Celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d'infidélité, l'expose à devenir adultère, et celui qui épouse une femme divorcée commet un adultère.
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III
Marc 9.43-48 reprend ce même thème, y ajoutant le pied, et Marc 10.1-12 aborde à nouveau le divorce lors du ministère en Judée, confirmant que Jésus a répété ces enseignements en plusieurs occasions. L'article insiste sur la cohérence de l'enseignement du Messie Jésus : il place chaque être humain devant des choix radicaux qui auront des conséquences éternelles. La vision du Royaume de Dieu et de l'enfer est présente en filigrane, invitant le lecteur à saisir l'enjeu ultime de ses décisions morales. Ceux qui refusent de changer de cœur deviennent des juges des autres, manquant ainsi la transformation intérieure que Jésus appelle de ses vœux. Cette péricope s'inscrit dans la série des 23 sections consacrées au Sermon sur la montagne, et invite à consulter des annexes complémentaires comme ANN097 sur les Béatitudes, ANN021 sur les appels des disciples et ANN022 sur le choix des disciples. Elle offre une lecture exigeante et spirituellement engageante de la morale chrétienne, accessible à un public intermédiaire désireux de comprendre la profondeur éthique de l'enseignement de Jésus.
La dixième section du Sermon sur la montagne porte sur l'amour des ennemis (Mt 5.43-48 ; Lc 6.27-36). Jésus dépasse l'interprétation pharisienne en invitant ses disciples à aimer même les païens, à l'image de Dieu qui aime tous les hommes. La 'règle d'or' (Mt 7.12) complète cet enseignement. L'objectif ultime est la perfection divine : 'Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.'
Lévitique 19.18 (Louis Segond S21) :
Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune contre les membres de ton peuple. *Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Eternel.
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Cette péricope (PER094) constitue la dixième section d'une série consacrée au Sermon sur la montagne, l'un des discours les plus fondamentaux de Jésus selon les Évangiles synoptiques. Elle traite d'un thème central et exigeant de l'enseignement du Messie : l'amour des ennemis. L'étude s'appuie principalement sur les textes de Matthieu 5.43-48 et Matthieu 7.12, ainsi que sur le parallèle de Luc 6.27-36, Marc et Jean ne rapportant pas ce passage. Le cadre géographique et temporel est précisé : l'événement se déroule sur un plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem, situé au 5 avril 31. Le sermon sur la montagne est ici divisé en vingt-trois sections, dont celle-ci représente un moment charnière dans la progression thématique. Jésus utilise sa formule caractéristique, rapportée par Matthieu : 'Il est écrit, mais moi je vous dis.' Cette structure rhétorique souligne le contraste voulu entre l'enseignement traditionnel des scribes et des pharisiens d'une part, et la nouvelle norme proposée par le Messie d'autre part. En Matthieu 5.43, Jésus cite la prescription de détester son ennemi, mais le commentaire précise que cette formulation ne se trouve pas dans la loi de Moïse elle-même, notamment en Lévitique 19.18, qui ne mentionne que l'amour du prochain. Il s'agirait donc d'une interprétation rabbinique et pharisienne ajoutée à la Torah, que Jésus corrige et dépasse.
Matthieu 7.1-12 (Louis Segond S21) :
»Ne jugez pas afin de ne pas être jugés,car on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis.Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil?Ou comment peux-tu dire à ton frère: ‘Laisse-moi enlever la paille de ton œil’, alors que toi, tu as une poutre dans le tien?Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour retirer la paille de l'œil de ton frère.»Ne donnez pas les choses saintes aux chiens et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu'ils ne les piétinent et qu'ils ne se retournent pour vous déchirer.»Demandez et l'on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira.En effet, toute personne qui demande reçoit, celui qui cherche trouve et l'on ouvre à celui qui frappe.Qui parmi vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain?Ou s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent?Si donc, mauvais comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, votre Père céleste donnera d'autant plus volontiers de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.»Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
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II
L'enseignement de Jésus s'adresse en premier lieu aux Juifs, en les invitant à étendre leur amour jusqu'aux païens, bien que la loi de Moïse ne le prescrive pas explicitement. La justification théologique avancée est que Dieu lui-même aime ces nations. Matthieu 5.45 développe cette idée en précisant que le disciple qui applique ces préceptes sera reconnu concrètement comme enfant de Dieu. C'est donc par l'imitation de Dieu que se manifeste l'appartenance au Père céleste. Le commentaire souligne la rupture radicale entre le comportement du véritable disciple et celui des religieux de l'époque. L'auteur reconnaît la difficulté, voire l'apparente impossibilité humaine, d'atteindre un tel idéal. Seule l'aide divine permettrait au croyant de s'élever à ce niveau d'exigence éthique et spirituelle. Le passage de Matthieu 7.12 est également cité et mis en relation avec Luc 6.31.
Matthieu 5.45 (Louis Segond S21) :
afin d'être les fils de votre Père céleste. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
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III
On y trouve la formulation connue sous le nom de 'règle d'or' : 'Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.' Jésus présente ici un idéal positif d'action envers autrui, tout en dénonçant la tendance naturelle de l'homme à agir de manière opposée à ces préceptes. Une comparaison entre Matthieu et Luc est effectuée : si Matthieu introduit ce thème, c'est Luc qui l'approfondit davantage. Cependant, la démonstration reste similaire dans les deux évangiles. Matthieu 7.1-12 reprend et développe le thème du comportement du disciple après avoir traité des sujets du meurtre, de la convoitise, de la haine, de la tromperie et de la vengeance. La conclusion de cette section du sermon se trouve dans l'injonction : 'Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait.' Luc reprend la même pensée avec une légère variation. Cette formule synthétise l'ensemble de l'enseignement : Dieu ne diminue pas ses exigences morales pour s'adapter aux capacités humaines, mais les révèle dans leur plénitude comme un objectif vers lequel tendre. L'article invite ainsi le lecteur à méditer sur la nature de la sainteté divine et sur la vocation du disciple à en refléter les attributs dans ses relations avec tous, y compris ses ennemis. Des ressources complémentaires sont proposées, notamment l'annexe ANN097 sur les Béatitudes, l'annexe ANN021 sur les appels des disciples et l'annexe ANN022 sur le choix des disciples, ainsi qu'un renvoi au chapitre général sur les Évangiles.
L'article analyse le Sermon sur la montagne, où Jésus critique le formalisme religieux des pharisiens. Il insiste sur l'importance de motivations sincères et discrètes lors de la pratique du jeûne et d'autres actes religieux.
Matthieu 6.16-18 (Louis Segond S21) :
»Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste comme les hypocrites. En effet, ils présentent un visage tout défait pour montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense.Mais toi, quand tu jeûnes, parfume ta tête et lave ton visageafin de ne pas montrer que tu jeûnes aux hommes, mais à ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra.
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L'article examine la section du Sermon sur la montagne où Jésus aborde la question du jeûne. Ce passage biblique, extrait de Matthieu 6:16-18, est utilisé par Jésus pour critiquer l'hypocrisie des pharisiens. Il souligne l'importance des motivations et de l'attitude lors de la pratique du jeûne, plutôt que de l'acte lui-même.
Marc 2.18-20 (Louis Segond S21) :
Les disciples de Jean et les pharisiens jeûnaient. Ils vinrent dire à Jésus: «Pourquoi les disciples de Jean et ceux des pharisiens jeûnent-ils, tandis que tes disciples ne jeûnent pas?»Jésus leur répondit: «Les invités à la noce peuvent-ils jeûner pendant que le marié est avec eux? Aussi longtemps que le marié est avec eux, ils ne peuvent pas jeûner.Les jours viendront où le marié leur sera enlevé, et alors ils jeûneront durant ces jours-là.
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II
Le message principal est que les actions religieuses telles que le jeûne, la prière et l'aumône doivent être effectuées de manière humble et discrète, plutôt que pour impressionner les autres. Cette critique du formalisme religieux est une thématique récurrente de Jésus, notamment vis-à-vis des pharisiens dont il dénonce l'ostentation dans divers passages des Évangiles (Matthieu 9:14-15, Marc 2:18-20, Luc 5:33-35). Pour Jésus, la relation avec Dieu est personnelle et doit être sincère, avec des actes discrets qui seront récompensés par Dieu lui-même.
PER108 conclut le Sermon sur la montagne selon Matthieu 7.28-29. La foule et les disciples sont frappés par l'autorité unique de Jésus, si différente de celle des pharisiens. À travers 23 points, Jésus a défini le portrait du vrai disciple, un idéal impossible à atteindre sans transformation profonde. La foule entrevoit en lui le Messie et aspire à cette vie nouvelle qu'il propose.
Jean 6.68 (Louis Segond S21) :
Simon Pierre lui répondit: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.
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La péricope PER108 traite des résultats et de l'impact du Sermon sur la montagne, tel que rapporté principalement par l'évangéliste Matthieu dans les versets 7.28-29. Cette section constitue la conclusion formelle du long discours que Jésus a prononcé sur le plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm, en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem le 5 avril 31. Matthieu est le seul évangéliste à conclure explicitement ce discours en rapportant la réaction de la foule. Les disciples et l'ensemble des auditeurs présents sont profondément frappés par l'enseignement de Jésus. Ce qui les marque particulièrement, c'est la différence fondamentale entre la manière dont le Maître s'exprime et celle des pharisiens qu'ils entendaient chaque sabbat dans les synagogues. Les pharisiens enseignaient en s'appuyant sur des traditions et des autorités extérieures, tandis que Jésus parle avec une autorité qui lui est propre, intrinsèque et immédiate. Cette observation est corroborée par plusieurs passages évangéliques. L'apôtre Jean illustre bien cette réalité en rapportant que les pharisiens eux-mêmes, abasourdis, reconnaissent : 'Jamais homme n'a parlé comme cet homme' (Jean 7.46). Les évangélistes Marc et Luc font également état de cette autorité singulière avec laquelle Jésus enseignait (Marc 1.22, Luc 4.32), une autorité que Pierre confesse également dans Jean 6.68. Ces témoignages convergents montrent que l'impact de Jésus sur ses auditeurs dépasse largement le cadre d'un enseignement rabbinique ordinaire.
Jean 6.60 (Louis Segond S21) :
Après l'avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent: «Cette parole est dure. Qui peut l'écouter?»
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II
Le Sermon sur la montagne, principalement rapporté par Matthieu, a eu un impact profond sur la foule et les nombreux disciples présents. Le chemin du véritable disciple est désormais clairement tracé, laissant à chacun la liberté de s'y engager ou non. Ce choix personnel conditionne l'accès au Royaume de Dieu, thème central du message de Jésus tout au long de ce discours. Il est notable que la conclusion de Matthieu pourrait sembler surprenante à première vue. En effet, le Messie Jésus a énoncé des normes élevées, souvent en opposition directe avec les enseignements des pharisiens qui dominaient la vie religieuse du peuple. Pourtant, la réaction de la foule n'est pas le rejet ou l'incompréhension. Contrairement à certains auditeurs qui, à une autre occasion, avaient dit : 'Ces paroles sont dures ; qui peut les entendre ?' (Jean 6.60), ceux qui entendent le Sermon sur la montagne sont touchés et aspirent à cette nouvelle vie. La foule perçoit en Jésus bien plus qu'un simple prophète. Elle entrevoit en lui le Messie, le fondateur d'une société nouvelle, d'un ordre différent dirigé par ce Maître qu'elle reconnaît comme exceptionnel. Cette reconnaissance messianique, bien que non encore pleinement formulée par tous, transparaît dans l'émerveillement collectif face à son autorité.
Matthieu 7.28-29 (Louis Segond S21) :
Quand Jésus eut fini de prononcer ces paroles, les foules restèrent frappées par son enseignement,car il enseignait avec autorité, et non comme leurs spécialistes de la loi.
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III
À travers les 23 points développés dans le Sermon sur la montagne, Jésus a défini le portrait type du disciple, un profil qui diverge fondamentalement de la nature humaine naturelle. Le commentaire souligne avec pertinence qu'il est pratiquement impossible de réaliser ce profil sans une transformation profonde de l'être intérieur. C'est précisément pourquoi ce discours s'adresse en priorité aux disciples, comme le précise Luc 6.17, avant de s'étendre à une audience plus large. Du point de vue synoptique, il est important de noter que si Matthieu situe cet enseignement dans le contexte du Sermon sur la montagne, Luc place une partie de cet enseignement à un moment ultérieur dans son récit. Cette différence de contextuarisation entre les deux évangélistes reflète leurs intentions théologiques et littéraires propres, sans remettre en cause la réalité historique des événements relatés. Cette péricope constitue ainsi une charnière dans la narration synoptique de la vie de Jésus. Elle clôt un bloc d'enseignement majeur tout en ouvrant la voie à la suite du ministère galiléen. Elle invite le lecteur à prendre position face à cet enseignement exigeant mais transformateur, posant la question centrale du discipulat : suis-je prêt à m'engager sur ce chemin que le Maître a clairement tracé ?
Jésus rend hommage à Jean le Baptiste à Capernaüm (mai-juin 31), selon Matthieu 11.7-19 et Luc 7.24-35. Sans chercher à recruter ses disciples, il affirme la grandeur prophétique de Jean, l'identifie à l'Élie annoncé par Malachie, et signale la fin de l'ancienne alliance. Il oppose le royaume de Dieu au royaume construit par les pharisiens selon leurs propres règles.
Luc 7.24-35 (Louis Segond S21) :
Lorsque les messagers de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?Mais qu'êtes-vous allés voir? Un homme habillé de tenues élégantes? Ceux qui portent des tenues somptueuses et qui vivent dans le luxe se trouvent dans les maisons des rois.Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.C'est celui à propos duquel il est écrit: Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.»Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, aucun [prophète] n'est plus grand que Jean[-Baptiste]. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.Tout le peuple qui l'a entendu et même les collecteurs d'impôts ont reconnu la justice de Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean;mais les pharisiens et les professeurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rejeté le plan de Dieu pour eux.A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, à qui ressemblent-ils?Ils ressemblent à des enfants assis sur la place publique, qui se parlent les uns aux autres et disent: ‘Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé; nous avons entonné des chants funèbres et vous n'avez pas pleuré.’En effet, Jean-Baptiste est venu, il ne mange pas de pain et ne boit pas de vin, et vous dites: ‘Il a un démon.’Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’Mais la sagesse a été reconnue juste par tous ses enfants.»
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La péricope PER114 traite de l'éloge que le Messie Jésus rend à Jean le Baptiste, tel que relaté dans les évangiles de Matthieu (11.7-19) et de Luc (7.24-35). Cet épisode se déroule à Capernaüm, en mai ou juin de l'an 31, peu après le départ des envoyés de Jean le Baptiste qui étaient venus interroger Jésus sur sa messianité (voir PER113). L'article souligne d'emblée qu'il serait erroné d'interpréter cet éloge comme une tentative de Jésus de recruter les disciples de Jean. Au contraire, Jésus exprime simplement la vérité sur la personne et le ministère de Jean, sans arrière-pensée ni motivation personnelle. La preuve de sa propre messianité repose uniquement sur ses actes conformes aux prophéties d'Ésaïe (35.4-5), et non sur des stratégies humaines de persuasion. Le Messie Jésus reconnaît publiquement l'importance considérable du ministère de Jean le Baptiste. Les qualités exceptionnelles de ce grand prophète sont évidentes pour le peuple, même si les chefs religieux persistent à les nier.
Matthieu 11.12 (Louis Segond S21) :
Depuis l'époque de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est assailli avec force, et des violents s'en emparent.
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II
Jean a profondément marqué son époque, notamment en amenant de nombreuses personnes — y compris des collecteurs d'impôts — à se faire baptiser, ce que Luc souligne particulièrement. Cependant, la classe religieuse dominante n'a pas adhéré à ses enseignements, révélant une incrédulité persistante face au plan divin. L'article met en évidence une différence notable dans l'approche des deux évangélistes. Matthieu, fidèle à son habitude, établit des liens explicites avec les prophètes de l'Ancien Testament, notamment en citant Malachie 3.1, car son audience est familière avec ces textes. Luc, en revanche, se contente de rapporter les faits sans recourir aux prophéties juives, son lectorat étant vraisemblablement d'origine non juive et moins familier avec ces références. Un point théologique central de cet éloge est la parole quelque peu énigmatique de Matthieu 11.12 : « Depuis l'époque de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est assailli avec force, et des violents s'en emparent. » Cette déclaration est interprétée comme marquant un tournant historique et eschatologique majeur. Jean le Baptiste représente la fin de l'ancienne alliance et de la lignée prophétique qui la caractérise (Matthieu 11.13), tandis que sa venue inaugure le seuil d'une nouvelle alliance.
Matthieu 11.7-19 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?Mais qu'êtes-vous allés voir? Un homme habillé de [tenues] élégantes? Ceux qui portent des tenues élégantes sont dans les maisons des rois.Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète,[car] c'est celui à propos duquel il est écrit: Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.»Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'est venu personne de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.Depuis l'époque de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est assailli avec force, et des violents s'en emparent.En effet, tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean.Si vous voulez bien l'accepter, c'est lui l'Elie qui devait venir.Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.»A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis sur des places publiques et qui s'adressent à d'autres enfantsen disant: ‘Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé, nous [vous] avons entonné des chants funèbres et vous ne vous êtes pas lamentés.’En effet, Jean est venu, il ne mange pas et ne boit pas, et l'on dit: ‘Il a un démon.’Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’ Mais la sagesse a été reconnue juste par ses enfants.»
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III
La violence exercée contre le royaume des cieux ferait référence aux chefs religieux qui ont construit un système religieux selon leurs propres critères, proclamant un royaume conforme à leur vision personnelle, mais radicalement différent de celui annoncé par Jean et par Jésus. En identifiant Jean le Baptiste comme l'Élie qui devait venir, conformément à la prophétie de Malachie 3.1, Jésus valide la légitimité divine du ministère de Jean tout en condamnant implicitement l'aveuglement des pharisiens. Cette identification est théologiquement lourde de sens : elle inscrit Jean dans la continuité de la grande tradition prophétique d'Israël tout en marquant la clôture de cette ère. L'éloge permet ainsi au Messie Jésus de clarifier l'existence de deux royaumes distincts et opposés : celui des pharisiens, fondé sur leurs propres règles et interprétations religieuses, et celui de Dieu, annoncé par Jean et incarné par Jésus. Cette péricope invite le lecteur à une réflexion profonde sur la réception du message divin, sur les résistances institutionnelles à ce message, et sur la continuité du plan de salut à travers les figures de Jean le Baptiste et de Jésus. Elle illustre également la manière dont Dieu interpelle son peuple par des messagers successifs, et comment ces messagers peuvent être rejetés par ceux-là mêmes qui se prétendent gardiens de la foi.
La péricope 116 explore la relation personnelle entre le disciple et son Seigneur à partir de Matthieu 11.25-30 et Luc 10.21-24. Après avoir condamné les villes incrédules, Jésus se réjouit que les humbles comprennent sa parole là où les sages échouent. Il affirme sa filiation divine et invite tous les fatigués à venir à lui, promettant repos et douceur sous son joug partagé, en opposition aux fardeaux imposés par les pharisiens.
Matthieu 11.25-30 (Louis Segond S21) :
A ce moment-là, Jésus prit la parole et dit: «Je te suis reconnaissant, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et les as révélées aux enfants.Oui, Père, je te suis reconnaissant car c'est ce que tu as voulu.Mon Père m'a tout donné, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.»Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos.Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger.»
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La relation personnelle du disciple avec son Seigneur
I
La péricope 116 intitulée 'La relation personnelle du disciple avec son Seigneur' s'inscrit dans la section synoptique correspondant à la période allant de la deuxième à la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. Elle s'appuie principalement sur les textes de Matthieu 11.25-30 et Luc 10.21-24, et se situe géographiquement à Capernaüm, probablement au mois de mai ou juin de l'an 31, avant les grandes chaleurs estivales. Le passage fait suite à un épisode de réprobation dans lequel le Messie Jésus condamne plusieurs villes — dont Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm — dont les habitants sont demeurés incrédules malgré les nombreux miracles accomplis en leur sein. Ce contexte de jugement et de rejet prépare le terrain pour une déclaration de nature radicalement différente : une expression de joie et d'invitation. Jésus observe un paradoxe saisissant : les érudits religieux, les docteurs de la Loi et les pharisiens, pourtant riches en connaissances théologiques, ne comprennent pas et ne se convertissent pas. En revanche, les gens simples du peuple, souvent illettrés et méprisés par les élites religieuses, accueillent le message du Messie et se convertissent. Ce renversement des valeurs humaines est présenté non pas comme un hasard ou une anomalie, mais comme le fruit de la volonté divine : le Père a délibérément caché les vérités spirituelles aux sages et aux intelligents pour les révéler aux petits, aux humbles, à ceux qui se reconnaissent dans leur pauvreté spirituelle. Cette dynamique met en lumière un principe fondamental de la théologie du Nouveau Testament : l'accès à la révélation divine ne dépend pas de la sagesse humaine ni de la connaissance académique, mais d'une disposition intérieure d'humilité et d'ouverture.
Luc 7.13 (Louis Segond S21) :
En voyant la femme, le Seigneur fut rempli de compassion pour elle et lui dit: «Ne pleure pas!»
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II
Les religieux qui se croient riches spirituellement sont en réalité dans une pauvreté profonde, tandis que ceux qui n'ont rien, mais qui reçoivent humblement la Parole, sont véritablement enrichis, même s'ils n'en prennent pas encore pleinement conscience. Avant d'inviter la foule à le suivre, Jésus affirme solennellement sa position de Fils de Dieu, déclarant que nul ne connaît le Père si ce n'est le Fils, et celui à qui le Fils veut bien le révéler. Cette affirmation christologique centrale aurait pu être perçue comme un blasphème par les autorités religieuses si elles avaient été présentes. Mais pour les auditeurs simples du peuple, elle constitue une parole d'encouragement et d'espérance, ouvrant la voie à une relation directe et personnelle avec Dieu à travers le Messie. C'est dans ce cadre que s'inscrit l'invitation célèbre de Matthieu 11.28-30 : 'Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos.' Jésus utilise la métaphore du joug pour décrire la relation disciple-Maître. Ce joug est partagé — le disciple ne le porte pas seul, mais avec l'Esprit du Seigneur. Il s'oppose radicalement au joug imposé par les pharisiens, fait de règles pesantes et sans miséricorde. Le Maître qui invite est décrit comme doux et humble de cœur, qualités que le peuple n'avait pas l'habitude de rencontrer chez ses chefs religieux.
Matthieu 11.25-30 (Louis Segond S21) :
A ce moment-là, Jésus prit la parole et dit: «Je te suis reconnaissant, Père, Seigneur du ciel et de la terre, de ce que tu as caché ces choses aux sages et aux intelligents et les as révélées aux enfants.Oui, Père, je te suis reconnaissant car c'est ce que tu as voulu.Mon Père m'a tout donné, et personne ne connaît le Fils, si ce n'est le Père; personne non plus ne connaît le Père, si ce n'est le Fils et celui à qui le Fils veut le révéler.»Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et courbés sous un fardeau, et je vous donnerai du repos.Acceptez mes exigences et laissez-vous instruire par moi, car je suis doux et humble de cœur, et vous trouverez le repos pour votre âme.En effet, mes exigences sont bonnes et mon fardeau léger.»
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III
La fatigue et les fardeaux mentionnés font référence non seulement aux difficultés de la vie quotidienne, mais aussi et surtout au poids du péché qui tourmente l'âme. L'invitation de Jésus est donc à la fois un appel à la conversion, au repos spirituel et à l'entrée dans une relation personnelle intime avec lui. Matthieu ne rapporte pas explicitement les réactions de la foule à ce discours. Cependant, la joie initiale mentionnée par Luc laisse supposer que plusieurs personnes ont cru et se sont converties ce jour-là. L'article souligne également la sensibilité émotionnelle de Jésus : l'incrédulité le plonge dans une profonde tristesse, tandis que les conversions lui procurent une grande satisfaction. Cette compassion se manifeste de manière récurrente tout au long de son ministère, comme en témoignent Matthieu 9.36, Marc 1.41 et Luc 7.13. Luc présente le passage dans un ordre légèrement différent et y insère le récit de l'envoi des soixante-dix disciples, enrichissant ainsi le contexte missionnaire de cette péricope. L'article invite également le lecteur à consulter deux annexes complémentaires : ANN021 sur les appels des disciples et ANN022 sur le choix des disciples, pour approfondir la compréhension du thème de la relation disciple-Seigneur.
L'article explore un épisode du ministère de Jésus à Capernaüm où il guérit un démoniaque, confrontant les pharisiens qui attribuent son pouvoir à Satan. Jésus identifie cela comme le Blasphème contre le Saint-Esprit, illustrant son emploi de paraboles pour éduquer ses disciples.
Marc 3.20-71 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent à la maison, et la foule se rassembla de nouveau, de sorte qu'ils ne pouvaient même pas prendre leur repas.Lorsqu'ils l'apprirent, les membres de la famille de Jésus vinrent pour s'emparer de lui, car ils disaient: «Il a perdu la raison.»Les spécialistes de la loi qui étaient descendus de Jérusalem disaient: «Il a en lui Béelzébul; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons.»Jésus les appela et leur dit sous forme de paraboles: «Comment Satan peut-il chasser Satan?Si un royaume est confronté à des luttes internes, ce royaume ne peut pas subsister,et si une famille est confrontée à des luttes internes, cette famille ne peut pas subsister.Si donc Satan se dresse contre lui-même, s'il est divisé, il ne peut pas subsister, c'en est fini de lui.Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens sans avoir d'abord attaché cet homme fort; alors seulement il pillera sa maison.Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux hommes, ainsi que les blasphèmes qu'ils auront proférés,mais celui qui blasphémera contre le Saint-Esprit n'obtiendra jamais de pardon: il mérite une condamnation éternelle.»Jésus parla de cette manière parce qu'ils disaient: «Il a un esprit impur.»Sa mère et ses frères arrivèrent donc. Ils se tenaient dehors et l'envoyèrent appeler.La foule était assise autour de lui, et on lui dit: «Voici, ta mère et tes frères [et sœurs] sont dehors et te cherchent.»Il répondit: «Qui est ma mère, et qui sont mes frères?»Puis il promena le regard sur ceux qui étaient assis tout autour de lui et dit: «Voici ma mère et mes frères.En effet, celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère.»
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L'article intitulé 'PER119 - La guérison du démoniaque' explore un épisode significatif du ministère de Jésus, où il guérit un homme possédé par un démon. Le récit biblique est principalement tiré des Évangiles de Matthieu (12.22-24), Marc, et Luc (11.14-15), situant l'événement à Capernaüm en Galilée durant les mois d'octobre ou novembre de l'an 31. Ce moment marque une étape cruciale, soulignant la montée des tensions entre Jésus et les pharisiens.
Marc 3.20-71 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent à la maison, et la foule se rassembla de nouveau, de sorte qu'ils ne pouvaient même pas prendre leur repas.Lorsqu'ils l'apprirent, les membres de la famille de Jésus vinrent pour s'emparer de lui, car ils disaient: «Il a perdu la raison.»Les spécialistes de la loi qui étaient descendus de Jérusalem disaient: «Il a en lui Béelzébul; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons.»Jésus les appela et leur dit sous forme de paraboles: «Comment Satan peut-il chasser Satan?Si un royaume est confronté à des luttes internes, ce royaume ne peut pas subsister,et si une famille est confrontée à des luttes internes, cette famille ne peut pas subsister.Si donc Satan se dresse contre lui-même, s'il est divisé, il ne peut pas subsister, c'en est fini de lui.Personne ne peut entrer dans la maison d'un homme fort et piller ses biens sans avoir d'abord attaché cet homme fort; alors seulement il pillera sa maison.Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux hommes, ainsi que les blasphèmes qu'ils auront proférés,mais celui qui blasphémera contre le Saint-Esprit n'obtiendra jamais de pardon: il mérite une condamnation éternelle.»Jésus parla de cette manière parce qu'ils disaient: «Il a un esprit impur.»Sa mère et ses frères arrivèrent donc. Ils se tenaient dehors et l'envoyèrent appeler.La foule était assise autour de lui, et on lui dit: «Voici, ta mère et tes frères [et sœurs] sont dehors et te cherchent.»Il répondit: «Qui est ma mère, et qui sont mes frères?»Puis il promena le regard sur ceux qui étaient assis tout autour de lui et dit: «Voici ma mère et mes frères.En effet, celui qui fait la volonté de Dieu, celui-là est mon frère, ma sœur, ma mère.»
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II
Ces derniers, bien que témoins des miracles de Jésus, attribuent ses œuvres à Satan au lieu de reconnaître la puissance divine, un acte que Jésus désigne comme le Blasphème contre le Saint-Esprit. Ce passage met en lumière l'importance des paraboles dans l'enseignement de Jésus, qui adapte sa stratégie pour toucher les cœurs de ses auditeurs selon leur compréhension personnelle. L'article renvoie à plusieurs annexes pour approfondir des thèmes connexes comme les paraboles, le choix des disciples, et les femmes qui suivaient Jésus.
Matthieu 12.22-24 (Louis Segond S21) :
Alors on lui amena un démoniaque aveugle et muet, et il le guérit, de sorte que le muet parlait et voyait.Toute la foule disait, étonnée: «N'est-ce pas là le Fils de David?»Lorsque les pharisiens entendirent cela, ils dirent: «Cet homme ne chasse les démons que par Béelzébul, le prince des démons.»
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III
Cette analyse théologique et historique permet d'apprécier l'impact durable de cet épisode dans la tradition chrétienne et les débats religieux autour de la nature et la contribution des miracles de Jésus.
L'article analyse comment Jésus réfute les accusations des pharisiens selon lesquelles il chasse les démons par Satan, soulignant son autorité divine supérieure.
Luc 11.21-22 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu'il possède est en sécurité.Mais, si un autre plus fort que lui survient et le maîtrise, il lui enlève toutes les armes sur lesquelles il comptait et distribue ses biens à d'autres.
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L'article "Enseignement sur les démons" explore une confrontation entre Jésus et les pharisiens, où ces derniers accusent Jésus de chasser les démons par la puissance de Satan. Dans cette narration issue des Évangiles de Matthieu, Marc et Luc, les pharisiens, des experts en loi venus de Jérusalem, sont convaincus que Jésus représente une menace sérieuse. Ne pouvant nier les miracles qu'il accomplit, ils cherchent à saper son autorité spirituelle en attribuant ses œuvres au démon.
Luc 11.21-22 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu'il possède est en sécurité.Mais, si un autre plus fort que lui survient et le maîtrise, il lui enlève toutes les armes sur lesquelles il comptait et distribue ses biens à d'autres.
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II
Jésus répond à ces allégations par une série de paraboles et des argumentations logiques. En trois points principaux, Jésus montre l’absurdité des accusations : un royaume divisé ne peut subsister, certains pharisiens également semblent chasser des démons sans réprobation, et Jésus, en tant que messie, démontre une puissance supérieure à Satan. La confrontation se cristallise autour de la décision fondamentale de suivre ou de s'opposer à Jésus, mettant en lumière l'urgence du repentir pour les pharisiens.
Cet article explore le blasphème contre le Saint-Esprit, une faute impardonnable discutée dans les Évangiles. En attribuant les œuvres du Saint-Esprit à un esprit impur, on franchit une limite irrémissible. Le rôle crucial du Saint-Esprit dans le pardon et la conversion est souligné. L'article élargit la réflexion sur la possibilité d'un tel péché dans le contexte contemporain.
Luc 12.10 (Louis Segond S21) :
Toute personne qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, le pardon ne lui sera pas accordé.
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L'article "Le blasphème contre le Saint-Esprit" examine un concept théologique crucial, discuté dans les Évangiles selon Matthieu, Marc et Luc. Ces passages abordent une faute irrémissible: attribuer les œuvres du Saint-Esprit à un esprit impur. Matthieu 12:31-32, Marc 3:28-30 et Luc 12:10 soulignent cette gravité, indiquant que ce péché spécifique ne peut jamais être pardonné.
Luc 12.10 (Louis Segond S21) :
Toute personne qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, le pardon ne lui sera pas accordé.
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II
Le texte s'intéresse aussi aux interprétations des termes grecs 'hamartia' (péché) et 'blasphemia' (blasphème). Il met en lumière que les évangélistes emploient ces termes pour montrer l'impact de la négation du Saint-Esprit, essentiel à la conversion et au pardon. Un point intéressant est que le blasphème pourrait refléter un rejet intentionnel de la vérité divine, ce qui bloque le chemin de la rédemption.
Marc 3.28-30 (Louis Segond S21) :
Je vous le dis en vérité, tous les péchés seront pardonnés aux hommes, ainsi que les blasphèmes qu'ils auront proférés,mais celui qui blasphémera contre le Saint-Esprit n'obtiendra jamais de pardon: il mérite une condamnation éternelle.»Jésus parla de cette manière parce qu'ils disaient: «Il a un esprit impur.»
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III
À travers des réflexions théologiques, l'article invite à considérer les implications spirituelles profondes d'un tel rejet, questionnant si ce péché est possible en l'absence directe de Jésus. Enfin, l'article mentionne que, selon Jean 16:13, le Saint-Esprit continue à guider les croyants dans la compréhension et la vérité, accentuant son rôle indispensable dans la foi chrétienne.
Jésus cite le signe de Jonas pour répondre aux pharisiens demandant un miracle. Il souligne le repentir et la foi, critiquant l'incrédulité à Capernaüm malgré ses nombreux miracles. Ce texte illustre la mission évangélique de Jésus et sa relation avec les autorités religieuses.
Matthieu 12.38-41 (Louis Segond S21) :
Alors quelques-uns des spécialistes de la loi et des pharisiens prirent la parole et dirent: «Maître, nous voudrions voir un signe miraculeux de ta part.»Il leur répondit: «Une génération mauvaise et adultère réclame un signe miraculeux, il ne lui sera pas donné d'autre signe que celui du prophète Jonas.En effet, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans la terre.Lors du jugement, les habitants de Ninive se lèveront avec cette génération et la condamneront, parce qu'ils ont changé d'attitude à la prédication de Jonas. Or, il y a ici plus que Jonas.
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L'article "PER124 - Le signe de Jonas" explore un épisode important de la vie de Jésus où il utilise le "signe de Jonas" pour répondre aux demandes de miracles supplémentaires de la part des pharisiens et des docteurs de la loi. Rejetant les démonstrations spectaculaires pour prouver sa messianité, Jésus renvoie ses interlocuteurs à l'histoire de Jonas pour souligner l'importance du repentir et du message évangélique. Les références bibliques mentionnées incluent Matthieu 12.38-41, Matthieu 16.4, et Luc 11.29, parmi d'autres, pour illustrer l'interaction entre Jésus et ces autorités religieuses.
Matthieu 12.38-41 (Louis Segond S21) :
Alors quelques-uns des spécialistes de la loi et des pharisiens prirent la parole et dirent: «Maître, nous voudrions voir un signe miraculeux de ta part.»Il leur répondit: «Une génération mauvaise et adultère réclame un signe miraculeux, il ne lui sera pas donné d'autre signe que celui du prophète Jonas.En effet, de même que Jonas fut trois jours et trois nuits dans le ventre d'un grand poisson, de même le Fils de l'homme sera trois jours et trois nuits dans la terre.Lors du jugement, les habitants de Ninive se lèveront avec cette génération et la condamneront, parce qu'ils ont changé d'attitude à la prédication de Jonas. Or, il y a ici plus que Jonas.
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II
Le texte situe cette interaction dans la maison de Capernaüm, en Galilée, vers octobre ou novembre 31. Il est suggéré que les habitants de Capernaüm se voient reprocher leur incrédulité, malgré les nombreux miracles déjà réalisés dans leur région. L'article souligne la supériorité de Jésus par rapport à Jonas, par la prophétie de sa mort et de sa résurrection, symbolisée par les trois jours et nuits que Jonas a passés dans le ventre du poisson.
Luc 11.29 (Louis Segond S21) :
Comme la foule s'amassait, il se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise; elle réclame un signe miraculeux, il ne lui sera pas donné d'autre signe que celui de Jonas [le prophète].
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III
Cette prophétie devient centrale dans sa mission. En conclusion, l'article met en évidence le rôle des miracles et le message prophétique pour offrir une perspective théologique sur la position de Jésus face aux attentes messianiques de son époque, tout en incitant les lecteurs à réfléchir sur les enseignements toujours pertinents, à savoir le repentir et la vraie foi en l'Évangile.
L'article analyse les foules qui suivent Jésus et leurs implications sociales et religieuses, notamment face aux autorités. Il explore l'influence croissante de Jésus et les oppositions qu'il suscite.
Marc 2.8 (Louis Segond S21) :
Jésus sut aussitôt dans son esprit qu'ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes, et il leur dit: «Pourquoi raisonnez-vous ainsi dans vos cœurs?
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Cet article explore la popularité croissante de Jésus et les effets de ses enseignements sur les foules nombreuses qui se rassemblent pour l'écouter. Ces masses, notamment à proximité de Capernaüm en Galilée, étaient composées de diverses personnes, y compris des espions romains et religieux, amateurs de ses paraboles et de ses enseignements. Luc, dans son évangile, aborde des thèmes du sermon sur la montagne que Jésus partageait avec les foules.
Luc 12.13 (Louis Segond S21) :
Du milieu de la foule, quelqu'un dit à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager notre héritage avec moi.»
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II
L'article détaille aussi les miracles et les paroles adressés par Jésus à la foule, tout en soulignant l'attention que lui portent les autorités romaines et les pharisiens. Ces derniers voient en Jésus une menace à leur autorité morale et religieuse. L'intensification de l'opposition des pharisiens souligne leur crainte face à l'influence croissante de Jésus, bien que son message ne soit pas en substance politique.
Matthieu 9.4 (Louis Segond S21) :
Mais Jésus connaissait leurs pensées; il dit: «Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées en vous-mêmes?
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III
En fin de compte, Jésus attire l'attention sur l'importance de l'authenticité et de la sincérité, en sermonnant sur l'hypocrisie.
L'article analyse Luc 12.1-12 où Jésus enseigne sur l'hypocrisie, la crainte de Dieu, et l'importance de la confession publique. Il avertit contre le blasphème de l'Esprit et promet l'aide du Saint-Esprit en temps de persécution. Le message central est la fidélité et l'intégrité dans la foi.
Matthieu 7.29 (Louis Segond S21) :
car il enseignait avec autorité, et non comme leurs spécialistes de la loi.
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L'article 'PER130- Instructions diverses du Messie Jésus' explore plusieurs enseignements de Jésus, centrés autour de Luc 12.1-12. Ce passage se situe après des conflits avec les autorités religieuses qui conspiraient contre Jésus. Luc décrit une atmosphère où le Messie, en dépit de l'opposition, attire une foule nombreuse.
Matthieu 7.29 (Louis Segond S21) :
car il enseignait avec autorité, et non comme leurs spécialistes de la loi.
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II
Jésus avertit d'abord ses disciples contre l'hypocrisie des pharisiens, en utilisant l'image du levain qui se répand facilement pour illustrer comment l'hypocrisie peut corrompre. Il insiste sur l'importance de la transparence dans la vie spirituelle, affirmant que tout secret sera révélé. Il exhorte ses disciples à ne pas craindre les hommes mais Dieu, qui voit la valeur infinie de chaque individu, rappelle l'importance de confesser publiquement son nom et met en garde contre le blasphème contre le Saint-Esprit, un rejet persistant de l'Esprit.
Luc 12.1-12 (Louis Segond S21) :
Pendant ce temps, les gens s'étaient rassemblés par milliers, au point de s'écraser les uns les autres. Jésus se mit à dire à ses disciples: «Avant tout, méfiez-vous du levain des pharisiens, qui est l'hypocrisie.Il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.C'est pourquoi tout ce que vous aurez dit dans l'obscurité sera entendu en plein jour et ce que vous aurez dit à l'oreille dans les chambres sera proclamé sur les toits.Je vous le dis, à vous qui êtes mes amis: ne redoutez pas ceux qui tuent le corps et qui, après cela, ne peuvent rien faire de plus.Je vais vous montrer qui vous devez redouter: redoutez celui qui, après avoir tué, a le pouvoir de jeter en enfer. Oui, je vous le dis, c'est lui que vous devez redouter.Ne vend-on pas cinq moineaux pour deux petites pièces? Cependant, aucun d'eux n'est oublié devant Dieu.Même vos cheveux sont tous comptés. N'ayez donc pas peur: vous valez plus que beaucoup de moineaux.»Je vous le dis, toute personne qui se déclarera pour moi devant les hommes, le Fils de l'homme se déclarera aussi pour elle devant les anges de Dieu;mais celui qui m'aura renié devant les hommes sera renié devant les anges de Dieu.Toute personne qui dira une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné; mais celui qui aura blasphémé contre le Saint-Esprit, le pardon ne lui sera pas accordé.»Quand on vous conduira dans les synagogues, ou devant les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz.En effet, le Saint-Esprit vous enseignera au moment même ce qu'il faudra dire.»
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III
Jésus promet aussi le soutien du Saint-Esprit lors des persécutions, soulignant l'intégrité, la fidélité et la confiance totale en Dieu.
Cet article traite de la parabole des deux serviteurs racontée par Jésus, illustrant l'attente envers les fidèles et le jugement sévère des infidèles. Il aborde les responsabilités proportionnelles à la connaissance divine, évoquant également les paraboles des talents et des mines.
Matthieu 24.45-51 (Louis Segond S21) :
»Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi responsable des gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu?Heureux le serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera occupé à son travail!Je vous le dis en vérité, il l'établira responsable de tous ses biens.Mais si c'est un mauvais serviteur, qui se dit en lui-même: ‘Mon maître tarde à venir’,s'il se met à battre ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas.Il le punira sévèrement et lui fera partager le sort des hypocrites: c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents.
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L'article intitulé 'PER135- Parabole des deux serviteurs' explore une parabole racontée par Jésus, mise en contexte notamment par les évangiles de Luc et Matthieu. La parabole met en exergue deux types de serviteurs en l'absence de leur maître: un serviteur fidèle, qui accomplit son devoir, et un serviteur infidèle, qui abuse de ses subordonnés et ne nourrit pas correctement ceux qui lui sont confiés. La morale implique que les serviteurs fidèles et consciencieux reçoivent davantage de responsabilités, alors que les infidèles sont punis sévèrement.
Luc 12.42-48 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur dit: «Quel est donc l'intendant fidèle et prudent que le maître établira responsable de ses employés pour leur donner la nourriture au moment voulu?Heureux le serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera occupé à son travail!Je vous le dis en vérité, il l'établira responsable de tous ses biens.Mais si ce serviteur se dit en lui-même: ‘Mon maître tarde à venir’, s'il se met à battre les autres serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,alors le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas. Il le punira sévèrement et lui fera partager le sort des infidèles.Le serviteur qui a connu la volonté de son maître mais qui n'a rien préparé ni fait pour s'y conformer sera battu d'un grand nombre de coups.En revanche, celui qui ne l'a pas connue et qui a fait des choses dignes de punition sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné, et l'on exigera davantage de celui à qui l'on a beaucoup confié.
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II
Cette parabole révèle un enseignement sur l'importance des responsabilités et la connaissance de la volonté divine. Tout au long de l'article, l'auteur souligne la répétition par Jésus de cet enseignement sous d'autres formes par les paraboles des talents et des mines. Enfin, la critique est surtout dirigée vers les pharisiens et docteurs de la loi, symbolisant la responsabilité spirituelle dans l'interprétation et la mise en œuvre correcte des enseignements divins.
Luc 19.11-27 (Louis Segond S21) :
Comme la foule écoutait cela, Jésus ajouta une parabole. En effet, il était près de Jérusalem et l'on croyait que le royaume de Dieu allait apparaître immédiatement.Il dit donc: «Un homme de haute naissance partait dans un pays lointain pour se faire désigner roi et revenir ensuite.Il appela dix de ses serviteurs, leur remit 10 pièces d'or et leur dit: ‘Faites-les fructifier jusqu'à ce que je revienne.’Cependant, ses concitoyens le détestaient et ils envoyèrent une délégation après lui pour dire: ‘Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.’Lorsqu'il fut de retour après avoir été désigné roi, il fit venir les serviteurs auxquels il avait donné l'argent afin de savoir quels bénéfices chacun avait faits.Le premier se présenta et dit: ‘Seigneur, ta pièce d'or en a rapporté 10.’Il lui dit: ‘C'est bien, bon serviteur. Parce que tu as été fidèle dans une petite chose, reçois le gouvernement de 10 villes.’Le deuxième vint et dit: ‘Seigneur, ta pièce d'or en a produit 5.’Il lui dit: ‘Toi aussi, sois établi responsable de 5 villes.’Un autre vint et dit: ‘Seigneur, voici ta pièce d'or que j'ai gardée dans un linge.En effet, j'avais peur de toi parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n'as pas déposé et tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.’Il lui dit: ‘Je vais te juger sur tes propres paroles, mauvais serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, que je prends ce que je n'ai pas déposé et que je moissonne ce que je n'ai pas semé.Pourquoi donc n'as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu'à mon retour je le retire avec un intérêt?’Puis il dit à ceux qui étaient là: ‘Enlevez-lui la pièce d'or et donnez-la à celui qui en a 10.’Ils lui dirent: ‘Seigneur, il a déjà 10 pièces d'or.’‘Je vous le dis, répondit-il, on donnera à toute personne qui a, mais à celui qui n'a pas on enlèvera même ce qu'il a.Quant à mes ennemis qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et mettez-les à mort devant moi.’»
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III
La parabole incarne un message intemporel sur la fidélité, le service, et la justice appliquée en fonction de la connaissance que tout individu reçoit.
La péricope 157 relate la guérison d'un démoniaque muet par Jésus à Capernaüm, rapportée uniquement par Matthieu (Mt 9,32-33). Cet épisode met en lumière l'autorité de Jésus sur les forces démoniaques, le rôle de la foi intercessive et le contraste entre l'émerveillement de la foule et l'incrédulité des pharisiens. Matthieu construit ici une argumentation messianique progressive, présentant Jésus comme celui dont les miracles n'ont aucun précédent en Israël.
Matthieu 9.32-33 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, on amena à Jésus un démoniaque muet.Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,
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La péricope 157 de la Synopse biblique du site Schilo traite de la guérison d'un démoniaque muet, un épisode rapporté exclusivement par l'évangéliste Matthieu dans son Évangile, au chapitre 9, versets 32 à 33. Cet événement s'inscrit dans une séquence narrative où Matthieu regroupe plusieurs miracles accomplis par Jésus, notamment la guérison des deux aveugles qui précède immédiatement cet épisode (péricope 156). La scène se déroule à Capernaüm en Galilée, vraisemblablement en février ou mars de l'an 32, pendant la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère public de Jésus. L'épisode décrit un homme à la fois possédé par un démon et incapable de parler, que des proches ou des inconnus amènent devant Jésus. Sans que Matthieu entre dans les détails de la procédure de guérison, le Messie Jésus chasse le démon, et l'homme recouvre immédiatement la parole. La foule présente réagit avec un émerveillement profond, déclarant qu'on n'a jamais rien vu de pareil en Israël, reconnaissant ainsi le caractère absolument inédit et exceptionnel de ces miracles. Cette affirmation populaire souligne que les signes accomplis par Jésus dépassaient tout ce que le peuple avait pu observer jusqu'alors, même de la part des prophètes ou des guérisseurs reconnus dans la tradition juive.
Matthieu 9.32-33 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, on amena à Jésus un démoniaque muet.Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,
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II
L'article met en avant plusieurs axes théologiques essentiels. Premièrement, Matthieu cherche délibérément à démontrer l'autorité de Jésus non seulement sur les maladies physiques, mais aussi sur les forces spirituelles mauvaises, les démons. En regroupant plusieurs miracles dans un ensemble cohérent, il construit une argumentation progressive sur la puissance et la légitimité messianique de Jésus. Deuxièmement, la question de la foi est soulevée de manière indirecte : bien que l'homme démoniaque muet soit dans l'incapacité d'exprimer lui-même une confession de foi ou une demande explicite, ceux qui l'ont conduit à Jésus témoignent par leur démarche d'une conviction profonde quant à sa capacité de guérir. La foi peut donc être intercessive et agir au bénéfice de celui qui est dans l'impossibilité de l'exprimer directement. Troisièmement, l'article souligne le contraste frappant entre la réaction de la foule et celle des pharisiens. Là où le peuple ordinaire s'émerveille et reconnaît la main de Dieu dans ces événements, les pharisiens refuseront de partager cet émerveillement, choisissant l'incrédulité et l'opposition.
III
Cette dichotomie est fondamentale dans la structure narrative de Matthieu et prépare le lecteur à comprendre le jugement théologique qui va s'opérer dans la péricope suivante (PER158 - Le jugement des pharisiens). Le commentaire souligne que refuser de croire face à de tels signes évidents devenait, selon Matthieu, une position intellectuellement et spirituellement indéfendable. Enfin, l'article suggère une dimension paradigmatique dans le récit matthéen : Matthieu ne se contente pas de rapporter des faits historiques, il présente également un modèle ou un guide pour comprendre comment la délivrance divine peut être obtenue. L'acte de conduire quelqu'un vers Jésus, même sans parole ni demande explicite de la part du malade, suffit à ouvrir la voie au miracle. Cette lecture invite le croyant contemporain à considérer l'intercession comme une forme valide et puissante d'expression de la foi. Les annexes mentionnées dans l'article (ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont Jésus se faisait entendre) permettent d'approfondir le contexte communicationnel et pédagogique du ministère de Jésus, offrant ainsi une lecture plus complète et contextualisée de cet épisode. La péricope 157 s'insère donc dans une vision globale du ministère messianique de Jésus, marqué par une autorité sans précédent sur toutes les formes de souffrance humaine, qu'elles soient physiques ou spirituelles.
La péricope PER158 analyse la réaction des pharisiens face aux miracles de Jésus à Capernaüm (Mt 9.33-34). Tandis que la foule reconnaît une œuvre divine, les pharisiens attribuent les actes de Jésus au diable. Leur rejet est délibéré : accepter Jésus signifierait perdre leurs privilèges. Pourtant, certains comme Nicodème, Joseph d'Arimathée et Saul de Tarse choisiront de le suivre. Le muet guéri repart, lui, dans la joie et la gratitude.
Jean 19.38-42 (Louis Segond S21) :
Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des chefs juifs, demanda à Pilate la permission d'enlever le corps de Jésus. Pilate le lui permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus.Nicodème, l'homme qui auparavant était allé trouver Jésus de nuit, vint aussi. Il apportait un mélange d'environ 30 kilos de myrrhe et d'aloès.Ils prirent donc le corps de Jésus et l'enveloppèrent de bandelettes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs.Or, il y avait un jardin à l'endroit où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un tombeau neuf où personne encore n'avait été mis.Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus parce que c'était la préparation de la Pâque des Juifs et que le tombeau était proche.
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La péricope PER158 intitulée 'Le jugement des pharisiens' s'inscrit dans le cadre de la synopse évangélique et se situe chronologiquement entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. L'épisode se déroule à Capernaüm en Galilée, aux alentours de février ou mars de l'an 32. Le texte biblique de référence est exclusivement Matthieu 9.33-34, Matthieu étant le seul évangéliste à relater cet événement particulier. La scène décrite met en lumière une réaction contrastée face aux miracles accomplis par Jésus, notamment la guérison d'un muet démoniaque. Tandis que la foule est stupéfaite et reconnaît dans ces actes une présence divine manifeste, les pharisiens — représentants de l'autorité religieuse de l'époque — choisissent délibérément une tout autre interprétation. Ils attribuent les pouvoirs de Jésus non pas à Dieu, mais au prince des démons, ce qui constitue ce que l'article relie au blasphème contre le Saint-Esprit, développé dans la péricope PER123. L'article insiste sur la dimension volontaire et consciente de ce rejet. Les pharisiens ne sont pas dans l'ignorance : ils perçoivent clairement la différence qualitative entre l'enseignement et les actes de Jésus d'un côté, et leur propre enseignement synagogal de l'autre.
Matthieu 9.33-34 (Louis Segond S21) :
Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,mais les pharisiens disaient: «C'est par le prince des démons qu'il chasse les démons.»
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II
Leur refus n'est donc pas le fruit d'un manque de preuves ou d'une incompréhension sincère, mais d'un calcul rationnel fondé sur la préservation de leurs intérêts sociaux, religieux et politiques. Accepter Jésus comme le Messie signifierait pour eux reconnaître publiquement qu'ils sont dans l'erreur, perdre leur autorité sur le peuple, et renoncer aux privilèges considérables attachés à leur statut. Le texte exprime cela de manière saisissante : 'À leurs yeux, le royaume de Dieu n'avait pas assez de valeur pour être échangé contre leur mode de vie.' Cette analyse soulève une question théologique profonde sur la nature de la foi et du choix spirituel. L'article distingue clairement deux attitudes face à la révélation divine : l'ouverture humble du peuple ordinaire, qui reconnaît l'œuvre de Dieu, et la résistance orgueilleuse des religieux, aveuglés par leurs privilèges. Cette cécité volontaire est présentée comme l'une des causes directes qui mènera, à terme, à l'arrestation et à la crucifixion de Jésus, la majorité des pharisiens maintenant cette position hostile tout au long du ministère public du Christ. Toutefois, l'article nuance ce tableau en rappelant que tous les pharisiens n'ont pas suivi cette voie de rejet. Certains ont, en effet, choisi de suivre Jésus. L'article cite notamment Nicodème (Jean 3.1-21 ; Jean 7.50-52 ; Jean 19.38-42) et Joseph d'Arimathée, deux figures pharisiennes ou proches du Sanhédrin qui ont manifesté leur foi en Jésus, le premier de façon discrète de son vivant, le second en réclamant son corps après la crucifixion.
Jean 7.50-52 (Louis Segond S21) :
Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus et qui était l'un d'eux, leur dit:«Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait?»Ils lui répondirent: «Es-tu, toi aussi, de la Galilée? Cherche bien et tu verras que de la Galilée il ne sort pas de prophète.»
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III
L'article mentionne également Saul de Tarse (Actes 9.1-19), futur apôtre Paul, dont la conversion radicale depuis une position de persécuteur constitue l'un des témoignages les plus frappants de la puissance transformatrice de la grâce. Gamaliel (Actes 5.34-39) est également évoqué comme un exemple possible de sympathie envers le mouvement de Jésus. La péricope se referme sur une note de contraste humain touchante : le muet guéri repart dans la joie et la gratitude envers Dieu, illustration vivante de la réception simple et reconnaissante du don divin, en opposition totale avec l'attitude fermée et calculatrice des autorités religieuses. Sur le plan pédagogique et spirituel, cet épisode invite le lecteur à s'interroger sur ses propres résistances face à la vérité divine : qu'est-ce qui peut empêcher un homme, même instruit et religieux, de reconnaître l'œuvre de Dieu ? L'article suggère que l'orgueil, l'attachement aux privilèges et la peur de perdre son statut social constituent des obstacles majeurs à la foi authentique. La liberté humaine est pleinement respectée dans ce récit : les pharisiens demeurent libres de choisir, et certains font le bon choix. Mais pour la grande majorité, l'aveuglement volontaire conduit à une opposition qui marquera tragiquement l'histoire du salut.
La péricope 160 analyse Matthieu 9.36-38, où Jésus, à Capernaüm, est profondément ému de compassion pour la foule 'harassée et abattue comme des brebis sans berger'. Le terme grec 'splagchnizomai' exprime une compassion viscérale qui motive Jésus à enseigner, guérir et nourrir, contrastant avec l'indifférence des chefs religieux. Cette compassion devient un modèle pour les disciples.
Matthieu 9.38 (Louis Segond S21) :
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.»
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La péricope 160 de la synopse biblique proposée par le site Schilo se concentre sur un passage particulièrement révélateur du caractère du Messie Jésus : sa compassion profonde pour la foule. Ce passage, tiré uniquement de l'évangile de Matthieu (9.36-38), a été délibérément isolé par les auteurs afin de mettre en lumière l'état d'esprit intérieur de Jésus vis-à-vis des personnes qui le suivaient et l'écoutaient. L'action se situe à Capernaüm en Galilée, aux alentours de février ou mars de l'an 32. Dans le cadre de la synopse, cette péricope s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère public de Jésus. C'est Matthieu seul qui relate cet épisode, et les auteurs soulignent que ses écrits révèlent avec une profonde acuité la sensibilité du Messie face aux souffrances humaines. Le cœur théologique de cette péricope repose sur le terme grec 'splagchnizomai', traduit en français par 'ému de compassion' ou 'rempli de compassion' selon les versions bibliques. Ce mot grec est d'une richesse sémantique exceptionnelle : il désigne une émotion ressentie au plus profond des entrailles, une compassion viscérale et intense qui dépasse le simple sentiment de pitié superficielle. Jésus ne regarde pas la foule de loin avec indifférence ou condescendance ; il est intérieurement touché et bouleversé par ce qu'il voit. Ce que Jésus perçoit lorsqu'il observe la foule, c'est une communauté humaine 'harassée et abattue, comme des brebis sans berger'.
Matthieu 9.36 (Louis Segond S21) :
A la vue des foules, il fut rempli de compassion pour elles, car elles étaient blessées et abattues, comme des brebis qui n'ont pas de berger.
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II
Cette image pastorale est particulièrement parlante dans le contexte culturel et religieux de l'époque : elle évoque l'abandon, la vulnérabilité, le manque de guidance spirituelle. Le peuple est perdu non seulement matériellement, mais aussi et surtout spirituellement. Jésus est profondément conscient de cet état de perdition, et c'est pourquoi son ministère se concentre en priorité sur l'annonce du Royaume de Dieu et le salut de l'âme. La compassion de Jésus, telle qu'elle est décrite dans ce passage, n'est pas passive. Elle est un moteur d'action. Le terme 'splagchnizomai' implique non seulement une émotion, mais aussi une volonté déterminée d'agir pour soulager la souffrance. C'est cet amour actif qui pousse Jésus à enseigner les foules, à les guérir de leurs maladies, à les nourrir, répondant ainsi à la fois à leurs besoins physiques et spirituels. La compassion devient ainsi le fondement et la motivation de tout son ministère terrestre. Un contraste saisissant est mis en évidence dans cet article : celui qui oppose Jésus aux dirigeants religieux de son époque, notamment les pharisiens.
Matthieu 9.37 (Louis Segond S21) :
Alors il dit à ses disciples: «La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.
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III
Là où ces derniers négligeaient fréquemment les besoins spirituels et matériels du peuple, parfois avec mépris ou indifférence, Jésus se montre profondément attentif et réactif. Ce contraste souligne la nouveauté radicale de son approche pastorale et révèle la nature authentique du berger que le Messie incarne. Une dimension pédagogique importante est également présente dans ce passage : Jésus montre à ses disciples l'importance de la compassion dans leur propre ministère. En voyant leur maître agir avec une telle sollicitude envers la foule, les disciples sont appelés à imiter cette attitude dans leur service quotidien aux autres. La compassion n'est donc pas réservée au seul Messie ; elle devient un modèle de conduite pour tous ceux qui le suivent et qui sont appelés à continuer son œuvre. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, ce qui situe cette péricope dans un contexte pédagogique et homilétique plus large. Cette péricope 160 est encadrée par la PER159 qui traite de la continuation de l'œuvre du Messie, et la PER161 consacrée au retour à Nazareth, permettant ainsi une lecture continue et cohérente du ministère de Jésus en Galilée.
La péricope 173 relate les nombreuses guérisons accomplies par Jésus à Génésareth (Galilée) en avril 32, selon Matthieu 14.34-36 et Marc 6.53-56. À son arrivée, Jésus est immédiatement reconnu et des foules de malades accourent pour toucher la frange de son manteau, obtenant ainsi leur guérison. L'analyse synoptique révèle des convergences majeures entre les deux évangélistes et des nuances complémentaires. Cet épisode illustre la foi populaire, la puissance divine de Jésus et annonce les tensions croissantes avec les autorités religieuses.
Marc 6.54 (Louis Segond S21) :
Dès qu'ils furent sortis de la barque, les gens reconnurent Jésus
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La péricope 173 de la Synopse traite des nombreuses guérisons accomplies par le Messie Jésus dans la région de Génésareth, en Galilée, telles que relatées par Matthieu (14.34-36) et Marc (6.53-56). Cet épisode se situe chronologiquement dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus, plus précisément en avril 32, peu avant la Pâque du lundi 12 avril 32. Après avoir traversé le lac de Génésareth avec ses disciples, Jésus accoste dans cette région de Galilée. Sa reconnaissance est immédiate : les habitants l'identifient dès son arrivée et réagissent avec une ferveur remarquable. Des messagers sont dépêchés dans toute la région pour annoncer sa présence et rassembler les malades, tandis que des gens parcourent les villages, les villes et les campagnes pour amener ceux qui souffrent, parfois portés sur des lits. L'afflux est massif et témoigne d'une réputation déjà bien établie du Messie Jésus comme thaumaturge. Le signe distinctif de cet épisode est la guérison par le toucher de la frange du manteau de Jésus. Les malades supplient de pouvoir seulement effleurer ce bord de vêtement, et tous ceux qui y parviennent sont guéris. Ce geste s'inscrit dans une croyance répandue à cette époque concernant le pouvoir de contact physique avec des personnes saintes ou des objets sacrés.
Matthieu 14.34 (Louis Segond S21) :
Après avoir traversé le lac, ils arrivèrent dans la région de Génésareth.
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II
Il illustre la foi populaire en la puissance divine manifestée à travers Jésus. L'analyse synoptique de ce passage révèle de nombreux points de convergence entre Matthieu et Marc. Les deux évangélistes s'accordent sur le lieu d'arrivée (Génésareth), sur la reconnaissance immédiate de Jésus par les habitants, et sur le fait que toucher la frange de son manteau entraîne des guérisons miraculeuses. Ces convergences renforcent la fiabilité historique du récit et montrent que les deux traditions évangéliques s'appuient sur des sources communes ou parallèles solides. Cependant, des divergences mineures enrichissent la compréhension globale de l'événement. Matthieu insiste particulièrement sur l'envoi de messagers chargés de rassembler les malades de toute la région, soulignant ainsi l'organisation et la mobilisation collective que provoque la présence de Jésus. Marc, de son côté, met davantage l'accent sur la mobilité des gens eux-mêmes, qui parcourent la région entière pour trouver Jésus, et précise que les guérisons ont lieu dans des contextes variés : villages, villes et campagnes. Cette précision marcienne offre une image plus détaillée et géographiquement élargie de la portée du ministère de guérison. Sur le plan théologique, cet épisode met en lumière plusieurs dimensions fondamentales du ministère de Jésus.
Matthieu 14.36 (Louis Segond S21) :
Ils le suppliaient de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement, et tous ceux qui le touchèrent furent guéris.
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III
D'abord, la foi comme condition et expression de la guérison : la démarche des malades et de leur entourage traduit une reconnaissance de Jésus comme source de salut et de délivrance. Ensuite, la puissance divine accessible par le contact physique avec Jésus, thème qui rappelle d'autres épisodes évangéliques comme la guérison de la femme hémorroïsse. Enfin, la popularité croissante de Jésus, qui dépasse les cadres géographiques et sociaux, atteignant indistinctement villages, villes et campagnes. Cet épisode n'est pas sans conséquences pour la suite du ministère de Jésus. Sa notoriété grandissante dans les régions de Galilée attire l'attention des autorités religieuses de Jérusalem. Les pharisiens, inquiets de cette figure populaire susceptible de bouleverser l'ordre établi et de menacer leur autorité, se déplacent pour rencontrer Jésus lors de son retour à Capernaüm. La popularité de Jésus commence donc à représenter un risque politique et religieux réel, annonçant les tensions croissantes qui mèneront aux événements de la Passion. En conclusion, la péricope 173 présente un moment charnière du ministère de Jésus, où la puissance guérissante du Messie se manifeste de manière éclatante et suscite une réponse de foi massive de la population. L'accord entre Matthieu et Marc, malgré leurs nuances respectives, fournit une image complète et cohérente de cet accueil populaire à Génésareth, tout en annonçant les tensions à venir avec les autorités religieuses.
L'article examine la confrontation entre Jésus et les pharisiens, où Jésus critique la priorité accordée aux traditions sur les lois divines. Dans Matthieu 15.1-9 et Marc 7.1-13, Jésus expose l'hypocrisie pharisienne en soulignant l'obligation de la sincérité et de l'authenticité spirituelle.
Esaïe 29.13 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur dit: «*Ce peuple s'approche de moi,
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Cet article WordPress analyse les reproches que le Messie Jésus adresse aux scribes et aux pharisiens, tel que relaté dans les Évangiles de Matthieu (15.1-9) et Marc (7.1-13). Les passages décrivent comment des pharisiens et scribes, venus de Jérusalem pour évaluer l'impact de Jésus sur les masses, questionnent Jésus sur la non-conformité de ses disciples aux traditions juives de purification, notamment le lavage rituel des mains. Jésus répond en dénonçant l'hypocrisie de ces leaders religieux et la manière dont leurs traditions humaines contreviennent aux commandements divins.
Matthieu 15.1-9 (Louis Segond S21) :
Alors des pharisiens et des spécialistes de la loi vinrent de Jérusalem trouver Jésus et dirent:«Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? En effet, ils ne se lavent pas les mains quand ils prennent leur repas.»Il leur répondit: «Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition?En effet, Dieu a dit: Honore ton père et ta mère et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.Mais d'après vous, celui qui dira à son père ou à sa mère: ‘Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu’n'est pas tenu d'honorer son père [ou sa mère]. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:Ce peuple [prétend s'approcher de moi et] m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi.C'est faussement qu'ils m'honorent en donnant des enseignements qui sont des commandements humains.»
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II
Utilisant l'exemple du commandement d'honorer ses parents, Jésus démontre que certains échappent à cette obligation en déclarant leurs biens 'corban', invalidant ainsi l'appui familial. Marc place davantage l'emphase sur les pratiques rituelles et la tradition juive pour un public hellénique ou romain plus large, tandis que Matthieu s'adresse essentiellement à un auditoire juif en soulignant l'éloignement spirituel des pharisiens de Dieu. La critique de Jésus envers les pharisiens souligne l'urgence d'une relation authentique avec Dieu, au-delà des rituels formels.
Esaïe 29.13 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur dit: «*Ce peuple s'approche de moi,
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III
Ce conflit entre la loi pharisienne et l'esprit de la loi divine exprime la mission de Jésus visant à restaurer des principes authentiques et sincères dans la pratique religieuse.
L'article discute de l'enseignement de Jésus sur la pureté véritable, basé sur Matthieu et Marc. Il révèle que l'impureté naît du cœur humain, pas des règles alimentaires, en soulignant un changement important dans l'enseignement chrétien.
Marc 7.14-23 (Louis Segond S21) :
Ensuite, Jésus appela toute la foule et lui dit: «Ecoutez-moi tous et comprenez.Il n'y a rien d'extérieur à l'homme qui puisse le rendre impur en pénétrant en lui, mais c'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur.[Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende.]»Lorsqu'il fut entré dans la maison, loin de la foule, ses disciples l'interrogèrent sur cette parabole.Il leur dit: «Vous aussi, vous êtes donc sans intelligence? Ne comprenez-vous pas que rien de ce qui, de l'extérieur, entre dans l'homme ne peut le rendre impur?En effet, cela n'entre pas dans son cœur, mais dans son ventre, puis est évacué dans les toilettes.» Il déclarait ainsi que tous les aliments sont purs.Il dit encore: «C'est ce qui sort de l'homme qui le rend impur.En effet, c'est de l'intérieur, c'est du cœur des hommes que sortent les mauvaises pensées, les adultères, l'immoralité sexuelle, les meurtres,les vols, la soif de posséder, les méchancetés, la fraude, la débauche, le regard envieux, la calomnie, l'orgueil, la folie.Toutes ces choses mauvaises sortent du dedans et rendent l'homme impur.»
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L'article "PER179 - Verdict sur le cœur humain" explore l'enseignement du Messie Jésus sur la pureté véritable et critique les conceptions rituelles de la pureté dans les traditions juives. En se basant sur les récits de Matthieu 15.10-20 et Marc 7.14-23, l'article examine comment ces écrivains synoptiques décrivent Jésus enseignant que l'impureté provient du cœur humain et non des aliments consommés. Matthieu et Marc, bien que présentant des similitudes, s'adressent à des publics différents : Matthieu met l'accent sur les interactions avec les disciples qui peinent à comprendre, tandis que Marc introduit l'idée révolutionnaire que tous les aliments sont purs, préfigurant un changement doctrinal majeur dans l'Église primitive.
Matthieu 15.10-20 (Louis Segond S21) :
Jésus appela la foule à lui et dit: «Ecoutez-moi et comprenez bien:ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur, mais ce qui sort de la bouche. Voilà ce qui rend l'homme impur.»Alors ses disciples s'approchèrent et lui dirent: «Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés d'entendre ces paroles?»Il répondit: «Toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous les deux dans un fossé.»Pierre prit la parole et lui dit: «Explique-nous cette parabole.»Jésus dit: «Vous aussi, vous êtes encore sans intelligence?Ne comprenez-vous pas encore que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est évacué dans les toilettes?Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est ce qui rend l'homme impur.En effet, c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, l'immoralité sexuelle, les vols, les faux témoignages, les calomnies.Voilà ce qui rend l'homme impur; mais manger sans s'être lavé les mains, cela ne rend pas l'homme impur.»
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II
Cette perspective marque une rupture avec les lois alimentaires juives et prépare les nouveaux convertis, en particulier les non-juifs, à embrasser une foi dépouillée des traditions prescriptives concernant la pureté. Ainsi, ces passages soulignent un tournant radical dans le message de Jésus, affirmant que la véritable corruption et impureté résident dans les intentions du cœur humain plutôt que dans les pratiques extérieures.
Cet article examine le retour de Jésus à Bethsaïda après des confrontations avec les pharisiens, soulignant son intention de privilégier la foi sur des discussions stériles.
Marc 10.1 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là et se rendit dans le territoire de la Judée, de l'autre côté du Jourdain. La foule se rassembla de nouveau près de lui et, conformément à son habitude, il se mit encore à l'enseigner.
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L'article 'Retour à Bethsaïda' explore un épisode du ministère de Jésus où il retourne à Bethsaïda après des confrontations avec les pharisiens et sadducéens. Jésus et ses disciples voyagent vers Bethsaïda, une ville située sur la rive orientale du Jourdain, dans la région de la Décapole. L'article mentionne plusieurs références bibliques, notamment les textes de Matthieu et Marc, soulignant la stratégie de Jésus d'éviter les confrontations infructueuses et de se concentrer sur sa mission d'encourager la foi.
Matthieu 16.5 (Louis Segond S21) :
En passant sur l'autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.
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II
L'atmosphère de tranquillité sur la mer de Galilée contraste avec les discussions tendues avec les autorités religieuses. En revenant à Bethsaïda, Jésus pourrait espérer retrouver les personnes ayant bénéficié de ses miracles antérieurs, comme la multiplication des pains. Cet article s'inscrit dans le contexte plus large de son ministère, soulignant le mouvement continu et intentionnel de Jésus et de ses apôtres qui suivent sans questionner.
Marc 6.11 (Louis Segond S21) :
Et si, dans une ville, les gens ne vous accueillent pas et ne vous écoutent pas, retirez-vous de là et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. [Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, Sodome et Gomorrhe seront traitées moins sévèrement que cette ville-là.]»
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III
La décision de Jésus semble être guidée par le Saint-Esprit, caractéristique souvent observée dans le récit évangélique.
Jésus avertit ses apôtres contre l'influence pernicieuse des pharisiens, symbolisée par le "levain". Matthieu et Marc relatent cet enseignement durant une traversée vers Bethsaïda, où les disciples manquent de pain. Jésus souligne leur manque de foi, les invitant à saisir la portée spirituelle de ses paroles au-delà des préoccupations matérielles.
Marc 8.14-21 (Louis Segond S21) :
Les disciples avaient oublié de prendre des pains; ils n'en avaient qu'un seul avec eux dans la barque.Jésus leur fit cette recommandation: «Attention, méfiez-vous du levain des pharisiens et du levain d'Hérode.»Les disciples raisonnaient entre eux [et disaient]: «C'est parce que nous n'avons pas de pains.»Jésus, le sachant, leur dit: «Pourquoi raisonnez-vous sur le fait que vous n'avez pas de pains? Ne comprenez-vous pas et ne saisissez-vous pas encore?Avez-vous [encore] le cœur endurci? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas? Vous avez des oreilles et vous n'entendez pas? Ne vous rappelez-vous pas?Quand j'ai rompu les cinq pains pour les 5000 hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés?» «Douze», lui répondirent-ils.«Et quand j'ai rompu les sept [pains] pour les 4000 hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées?» «Sept», répondirent-ils.Et il leur dit: «[Comment] se fait-il que vous ne compreniez pas [encore]?»
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Enseignement des disciples sur l’influence des pharisiens
I
Cet article explore l'épisode de l'enseignement des apôtres par Jésus sur l'influence des pharisiens, tel que relaté dans les Évangiles selon Matthieu et Marc. Alors qu'ils traversent la mer de Galilée vers Bethsaïda, les disciples s'inquiètent de ne pas avoir assez de pain. Jésus en profite pour mettre en garde contre le "levain des pharisiens", une métaphore pour désigner leur doctrine corrompue.
Matthieu 16.5-12 (Louis Segond S21) :
En passant sur l'autre rive, les disciples avaient oublié de prendre des pains.Jésus leur dit: «Attention, méfiez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens.»Les disciples raisonnaient en eux-mêmes et disaient: «C'est parce que nous n'avons pas pris de pains.»Jésus, le sachant, leur dit: «Hommes de peu de foi, pourquoi raisonnez-vous en vous-mêmes sur le fait que vous n'avez pas pris de pains?Ne comprenez-vous pas encore et ne vous rappelez-vous plus les cinq pains des 5000 hommes et combien de paniers vous avez emportés,ni les sept pains des 4000 hommes et combien de corbeilles vous avez emportées?Comment ne comprenez-vous pas que ce n'est pas de pains que je vous ai parlé? Méfiez-vous du levain des pharisiens et des sadducéens.»Alors ils comprirent que ce n'était pas du levain du pain qu'il leur avait dit de se méfier, mais de l'enseignement des pharisiens et des sadducéens.
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II
Les évangélistes Matthieu (16.5-12) et Marc (8.14-21) offrent des récits parallèles de cette instance, soulignant l'incompréhension des disciples qui interprètent littéralement son avertissement et manquent de discernement spirituel. Matthieu mentionne les pharisiens et les sadducéens, tandis que Marc inclut Hérod Antipas dans ce groupe d'influences néfastes. Jésus déplore leur manque de foi, leur rappelant les miracles passés de la multiplication des pains pour montrer qu'ils devraient se concentrer sur sa mission spirituelle plutôt que sur des préoccupations matérielles.
Marc 8.14-21 (Louis Segond S21) :
Les disciples avaient oublié de prendre des pains; ils n'en avaient qu'un seul avec eux dans la barque.Jésus leur fit cette recommandation: «Attention, méfiez-vous du levain des pharisiens et du levain d'Hérode.»Les disciples raisonnaient entre eux [et disaient]: «C'est parce que nous n'avons pas de pains.»Jésus, le sachant, leur dit: «Pourquoi raisonnez-vous sur le fait que vous n'avez pas de pains? Ne comprenez-vous pas et ne saisissez-vous pas encore?Avez-vous [encore] le cœur endurci? Vous avez des yeux et vous ne voyez pas? Vous avez des oreilles et vous n'entendez pas? Ne vous rappelez-vous pas?Quand j'ai rompu les cinq pains pour les 5000 hommes, combien de paniers pleins de morceaux avez-vous emportés?» «Douze», lui répondirent-ils.«Et quand j'ai rompu les sept [pains] pour les 4000 hommes, combien de corbeilles pleines de morceaux avez-vous emportées?» «Sept», répondirent-ils.Et il leur dit: «[Comment] se fait-il que vous ne compreniez pas [encore]?»
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III
Cet enseignement met en lumière l'incapacité des disciples à appréhender pleinement la portée spirituelle du message du Christ, soulignant leur besoin de dépasser les inquiétudes matérielles pour saisir les vérités divines.
Lors de la fête des Tabernacles en octobre 32, le Messie Jésus enseigne au temple de Jérusalem avec une autorité qui étonne la foule et indigne les pharisiens. Jean 7.14-24 rapporte cet épisode unique où Jésus affirme que son enseignement vient de Dieu et défend une guérison sabbatique par une argumentation scripturaire rigoureuse. L'hostilité des autorités religieuses s'intensifie.
Marc 3.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée.Ils observaient Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat: c'était afin de pouvoir l'accuser.Jésus dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, là au milieu.»Puis il leur dit: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer?» Mais ils gardèrent le silence.Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme: «Tends ta main.» Il la tendit, et sa main fut guérie.Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
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La péricope PER213 traite de l'enseignement du Messie Jésus au temple de Jérusalem, tel que rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean dans son chapitre 7, versets 14 à 24. Cet épisode se situe dans le contexte de la fête des Tabernacles, connue en hébreu sous le nom de Souccot, qui débute le 15 tischri 3793, soit le jeudi 7 octobre de l'an 32. Le Messie Jésus arrive à Jérusalem le samedi 9 octobre, au milieu de la fête, et commence à enseigner dans le temple, provoquant immédiatement l'étonnement et la controverse parmi la population judéenne et les autorités religieuses. L'un des points centraux de cet enseignement réside dans la réaction de la foule face à la maîtrise scripturaire du Messie Jésus. Jean souligne que les Judéens s'étonnaient de sa connaissance approfondie des Écritures, d'autant plus qu'il n'avait pas fréquenté les grandes écoles rabbiniques de Jérusalem. Sa formation avait eu lieu à Nazareth, en Galilée, région souvent méprisée par les élites religieuses de la capitale. Cet étonnement révèle un préjugé culturel et social fort : pour les Judéens de Jérusalem, seul un enseignement reçu dans les grandes académies de la ville pouvait être considéré comme légitime et reconnu. Face à cette incompréhension, le Messie Jésus affirme que son enseignement ne provient pas d'une école humaine, mais directement de Dieu qui l'a envoyé.
Jean 7.21-24 (Louis Segond S21) :
Jésus leur répondit: «Pour une seule œuvre que j'ai faite, vous êtes tous étonnés.Moïse vous a donné la circoncision - qui ne vient du reste pas de lui, mais des patriarches - et vous circoncisez un homme le jour du sabbat.Si pour respecter la loi de Moïse un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, pourquoi vous irritez-vous contre moi parce que j'ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat?Ne jugez pas d'après l'apparence, mais portez un jugement juste.»
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II
Cette affirmation ne doit pas être interprétée comme l'exclusion de tout processus d'apprentissage humain, mais plutôt comme l'expression d'une relation intime et unique avec le Père. Il semble en effet raisonnable de considérer qu'il avait étudié, qu'il possédait des capacités intellectuelles et spirituelles exceptionnelles, et que cette communion profonde avec Dieu lui permettait de comprendre parfaitement l'esprit dans lequel la Loi avait été transmise à Moïse. C'est pourquoi son interprétation des Écritures était à la fois juste, cohérente et dotée d'une autorité qui dépassait celle des scribes et des pharisiens. Un autre élément fondamental de cet épisode concerne une guérison effectuée le jour du sabbat, le samedi 9 octobre. Bien que le texte de Jean 7.21-24 ne décrive pas directement la guérison en question, il y fait clairement référence comme à un acte récent qui a suscité l'indignation des autorités religieuses. Le Messie Jésus utilise cet épisode pour développer une argumentation théologique solide : si la circoncision peut être pratiquée le jour du sabbat pour ne pas enfreindre la loi de Moïse, à plus forte raison la guérison complète d'un homme ne saurait-elle être considérée comme une transgression. Il invite son auditoire à ne pas juger selon les apparences, mais selon un jugement juste. Cet épisode s'inscrit dans une série de controverses sabbatiques présentes tout au long des Évangiles.
Jean 7.15 (Louis Segond S21) :
Les Juifs s'étonnaient et disaient: «Comment connaît-il les Ecritures, lui qui n'a pas étudié?»
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III
Parmi les exemples cités dans le commentaire, on trouve la guérison de l'homme à la main sèche en Marc 3.1-6, la femme courbée depuis dix-huit ans en Luc 13.10-17, l'aveugle-né en Jean 9.1-16, et l'homme souffrant d'hydropisie en Luc 14.1-6. Ces récits illustrent la tension permanente entre une observance rigide et formaliste du sabbat par les pharisiens et une conception du sabbat centrée sur la miséricorde et le service de Dieu défendue par le Messie Jésus. Malgré la clarté et la cohérence de l'argumentation du Messie Jésus, les pharisiens refusent d'accepter ses explications. Au contraire, cet enseignement public et l'enthousiasme qu'il suscite dans la foule aggravent leur hostilité. Le fossé se creuse davantage entre le Messie et les autorités religieuses, qui commencent à envisager des mesures pour l'arrêter et le supprimer. Cet épisode constitue ainsi une étape importante dans la montée des tensions qui mèneront à la Passion. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, offrant au lecteur des ressources pour approfondir sa compréhension du contexte plus large du ministère de Jésus.
Lors du dernier jour d'une fête à Jérusalem (13 octobre 32), les pharisiens tentent de lapider le Messie Jésus après ses proclamations sur son origine divine. Jésus échappe à la mort en se cachant parmi ses disciples et quitte la ville. Il se retire probablement à Béthanie au-delà du Jourdain. Seul Jean rapporte cet épisode, fondé sur Jean 8,59.
Jean 8.59 (Louis Segond S21) :
Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui, mais Jésus se cacha et sortit du temple [en passant au milieu d'eux. C'est ainsi qu'il s'en alla].
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La péricope 219, intitulée 'Tentative d'assassinat', s'inscrit dans la continuité du ministère du Messie Jésus à Jérusalem, plus précisément lors des événements relatés par l'évangéliste Jean au chapitre 8, verset 59. Cet épisode se déroule le mercredi 13 octobre de l'an 32, lors du dernier jour d'une fête célébrée à Jérusalem, sur l'Esplanade du Temple. Il est important de noter que Jean est le seul évangéliste à rapporter cette fête à Jérusalem, ce qui en fait un témoignage unique et précieux pour la compréhension chronologique du ministère de Jésus. Cet article s'inscrit dans une série de péricopes décrivant la montée des tensions entre le Messie Jésus et les autorités religieuses, notamment les pharisiens. Ces dernières ne peuvent supporter d'entendre Jésus proclamer son origine divine, et leur hostilité atteint ici un point culminant avec une tentative de lapidation. Seul l'épisode de la femme adultère constitue une parenthèse plus apaisée dans ce climat de plus en plus délétère décrit par Jean. Face à la violence des pharisiens, le Messie Jésus est contraint de se cacher pour éviter la lapidation. L'article souligne que ce n'est pas encore le moment de sa mort, et que celle-ci ne devait de toute façon pas survenir par ce mode d'exécution.
Jean 10.22 (Louis Segond S21) :
On célébrait alors à Jérusalem la fête de la dédicace. C'était l'hiver.
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II
Les pharisiens, aveuglés par la colère, auraient attendu que Jésus sorte du Temple pour le lapider. Ils auraient posté des gardes aux différentes portes de la ville et soudoyé un groupe d'individus prêts à agir pour quelques pièces. La foule, quant à elle, n'avait aucun intérêt à voir mourir un homme comme Jésus, ce qui explique qu'elle ne participe pas à cette tentative d'élimination. C'est protégé par ses nombreux disciples que le Messie Jésus parvient à quitter Jérusalem discrètement, se dissimulant au milieu d'eux pour passer les gardes postés aux portes de la ville. Ce détail illustre la dimension humaine et concrète de la fuite, tout en mettant en valeur la solidarité et la protection que représentent les disciples autour de leur Maître. Après cette fuite, l'article propose une reconstruction géographique du parcours suivi par Jésus et ses disciples. Il est suggéré qu'ils se sont dirigés vers Béthanie au-delà du Jourdain, un endroit considéré comme plus sûr que le mont des Oliviers, qui était trop proche de Jérusalem et donc trop exposé. Jésus serait parti rapidement avec un premier groupe, tandis que d'autres disciples auraient pris le temps de récupérer les affaires laissées sur place avant de les rejoindre.
Jean 8.59 (Louis Segond S21) :
Là-dessus, ils prirent des pierres pour les jeter contre lui, mais Jésus se cacha et sortit du temple [en passant au milieu d'eux. C'est ainsi qu'il s'en alla].
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III
L'article met également en perspective les événements à venir. Il rappelle que Jésus prendra le risque de revenir à Jérusalem pour la fête de Hanoucca, également appelée fête de la Dédicace ou fête des Lumières, le mercredi 15 décembre 32, comme en témoigne Jean 10,22. Ce retour confirme que les six derniers mois du ministère de Jésus se dérouleront principalement en Judée, dans la région de Jérusalem. Durant cette période, Jésus se rendra notamment à Béthanie au-delà du Jourdain ainsi qu'à Éphraïm en Samarie. L'ensemble de cet épisode illustre la tension croissante qui caractérise la fin du ministère public de Jésus. La tentative de lapidation n'est pas un événement isolé, mais le symptôme d'un rejet systématique de la part des autorités religieuses face aux affirmations divines du Messie. La péricope 219 constitue ainsi un moment charnière dans la narration synoptique et johannique, marquant le passage vers une phase encore plus dangereuse du ministère de Jésus, qui mènera inévitablement vers son arrestation et sa mise à mort lors de la Pâque suivante. Des annexes complémentaires sont recommandées, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, pour enrichir la lecture de cet épisode.
Luc 10.38-42 relate la visite du Messie Jésus à Béthanie, chez Marthe et Marie, vers fin novembre ou début décembre 32. Situé à 3 km de Jérusalem, ce village accueille Jésus dans un contexte de relative accalmie : les pharisiens ont changé de stratégie, préférant collecter des témoignages à charge plutôt qu'agir violemment. Luc est le seul évangéliste à mentionner cet épisode.
Luc 10.38-42 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme du nom de Marthe l'accueillit dans sa maison.Elle avait une sœur appelée Marie, qui s'assit aux pieds de Jésus et écoutait ce qu'il disait.Marthe était affairée aux nombreuses tâches du service. Elle survint et dit: «Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de venir m'aider.»Jésus lui répondit: «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses,mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, elle ne lui sera pas enlevée.»
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La péricope 223 de la Synopse traite de l'épisode du Messie Jésus à Béthanie, chez Marthe et Marie, tel que rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 10.38-42). Cet article s'inscrit dans la période chronologique située entre la troisième Pâque et le début de la dernière semaine du ministère de Jésus, plus précisément à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre de l'an 32. Béthanie est un village situé à environ 15 stades de Jérusalem, soit approximativement 3 kilomètres, ce qui correspond à une trentaine de minutes de marche selon les standards de l'époque. Cette information est corroborée par l'Évangile de Jean (Jean 11.18). C'est dans ce village que résident Marthe, Marie et leur frère Lazare, des personnages qui entretiennent manifestement une relation préexistante avec le Messie Jésus, comme l'indiquent plusieurs indices présents dans le texte de Luc. L'article souligne le contexte particulier dans lequel se déroule cette visite. Entre la fête des Tabernacles, célébrée le 7 octobre, et la fête de la Dédicace, prévue le 15 décembre, il n'existe pas de fête religieuse majeure. Cette période de deux mois laisse donc une relative liberté de déplacement dans la région.
Jean 11.18 (Louis Segond S21) :
Béthanie était près de Jérusalem, à moins de trois kilomètres,
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II
L'auteur de l'article envisage différentes hypothèses concernant l'itinéraire du Messie Jésus et la finalité de son déplacement : se rendait-il spécifiquement à Béthanie ou plutôt à Jérusalem, avec une halte dans ce village ? Un élément central de l'analyse concerne le contexte politique et religieux. Les autorités religieuses, en particulier les pharisiens, avaient modifié leur stratégie à l'égard de Jésus. Conscients qu'un assassinat arbitraire risquait de provoquer la colère de la foule qui lui était favorable, ils préféraient désormais recueillir des témoignages à charge afin de le faire comparaître officiellement devant le Sanhédrin, le tribunal juif suprême. Cette évolution de la menace permettait au Messie Jésus de se déplacer à nouveau avec moins de risques immédiats, bien qu'il demeurât pleinement conscient que ses paroles et ses actions faisaient l'objet d'une surveillance constante. Dans ce contexte de relative accalmie, l'arrêt à Béthanie chez Marthe, Marie et Lazare apparaît comme une option tout à fait plausible. L'article insiste sur le fait que le Messie Jésus connaissait vraisemblablement ces personnages bien avant cet épisode, s'appuyant sur des indices textuels présents dans le récit de Luc. Cette familiarité expliquerait la naturalité de l'accueil et la liberté avec laquelle se déroule l'interaction entre Jésus et les deux sœurs.
Luc 10.38-42 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme du nom de Marthe l'accueillit dans sa maison.Elle avait une sœur appelée Marie, qui s'assit aux pieds de Jésus et écoutait ce qu'il disait.Marthe était affairée aux nombreuses tâches du service. Elle survint et dit: «Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de venir m'aider.»Jésus lui répondit: «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses,mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, elle ne lui sera pas enlevée.»
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III
L'article mentionne également que Luc est le seul évangéliste à rapporter cet événement, ce qui lui confère une valeur documentaire particulière. Les autres évangiles synoptiques, Matthieu et Marc, ainsi que l'Évangile de Jean, ne font pas mention de cet épisode spécifique, même si Jean évoque à plusieurs reprises la famille de Béthanie dans d'autres contextes. Enfin, l'auteur rappelle que l'unité au sein des autorités religieuses n'était pas totale. Parmi les pharisiens et les membres du Sanhédrin, des divergences existaient quant à la nature et au rôle du Messie Jésus. Cette division interne constituait un facteur important dans la dynamique des tensions qui entouraient le ministère de Jésus à cette période de sa vie publique. Cet article s'inscrit dans une démarche synoptique rigoureuse, cherchant à contextualiser chaque péricope dans son environnement historique, géographique et théologique précis. Il constitue une étape dans la progression narrative du ministère de Jésus, entre la péricope 222 consacrée au Bon Samaritain et la péricope 224 portant sur l'instruction sur la prière.
La péricope PER224 présente l'instruction de Jésus sur la prière, donnée au mont des Oliviers en décembre 32. S'appuyant sur Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, elle examine le Notre Père dans deux contextes distincts. Luc situe l'épisode près de Jérusalem, après la visite à Béthanie et avant la guérison d'un possédé. Les disciples, dont certains avaient suivi Jean-Baptiste, demandent à Jésus de leur enseigner à prier.
Luc 11.15 (Louis Segond S21) :
Cependant, quelques-uns dirent: «C'est par Béelzébul, le prince des démons, qu'il chasse les démons.»
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La péricope PER224 traite de l'instruction que le Messie Jésus donne à ses disciples sur la manière de prier. Cet épisode s'inscrit dans une séquence chronologique précise du ministère de Jésus, située entre sa visite à Béthanie chez Marthe et Marie (PER223) et la guérison d'un homme possédé et muet à Jérusalem (PER226). L'événement se déroule au mont des Oliviers, face à Jérusalem, à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre de l'an 32. Les textes bibliques de référence pour cette péricope sont Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, deux passages qui présentent tous deux la célèbre prière du 'Notre Père'. Cependant, les spécialistes et exégètes s'accordent à dire que ces deux récits ne décrivent probablement pas le même événement historique. Chaque évangéliste a adapté la transmission de cet enseignement à son contexte propre et à son auditoire spécifique, ce qui confère à la prière du Notre Père une richesse particulière dans la tradition chrétienne. Il est en effet probable que Jésus ait enseigné cette prière à différentes reprises au cours de son ministère, et que Luc et Matthieu en rapportent deux occurrences distinctes. L'analyse du récit de Luc soulève plusieurs interrogations.
Matthieu 6.9-13 (Louis Segond S21) :
»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée,que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!]’
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II
Luc 11.1 manque de précision quant au moment exact et au lieu de l'événement. Cette imprécision pourrait être volontaire de la part de l'évangéliste, qui aurait ainsi voulu suggérer que Jésus a abordé le thème de la prière à plusieurs reprises durant son ministère, et non lors d'un seul et unique enseignement. Ce verset mentionne également que certains des disciples présents avaient auparavant suivi Jean le Baptiste, ce qui éclaire leur demande d'un enseignement sur la prière, Jean ayant lui-même enseigné à prier à ses propres disciples. Concernant le cadre géographique, l'analyse contextuelle de Luc indique que le discours ne se tient pas en Galilée, contrairement à la version de Matthieu qui s'inscrit dans le Sermon sur la montagne. Les indices textuels de Luc 11.37 et Luc 11.15 permettent de situer l'action dans la région de Jérusalem. Le premier passage suggère indirectement que l'invitation d'un pharisien se déroule à Jérusalem, car les pharisiens locaux étaient tenus de posséder une résidence sur les hauteurs de la ville, à proximité du Temple. Le second passage mentionne une réaction négative d'une partie de la foule, ce qui laisse entendre que Jésus et ses disciples se trouvent alors dans un environnement urbain marqué par la présence des autorités religieuses, en l'occurrence Jérusalem. Le Temple de Jérusalem constituait un lieu habituel de rassemblement des foules, souvent influencées par les pharisiens qui cherchaient à recueillir des éléments pouvant être présentés devant le Sanhédrin pour accuser Jésus.
Luc 11.1 (Louis Segond S21) :
Jésus priait un jour dans un certain endroit. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit: «Seigneur, enseigne-nous à prier, tout comme Jean l'a enseigné à ses disciples.»
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III
Ce contexte de tension religieuse et politique est important pour comprendre la portée de l'enseignement de Jésus sur la prière dans ce cadre précis. La chronologie proposée dans la péricope est la suivante : après avoir quitté Béthanie suite à sa rencontre avec Marthe et Marie, Jésus s'arrête au mont des Oliviers pour prier. C'est à cet endroit que ses disciples lui demandent de leur enseigner comment prier, ce qui donne lieu à la transmission du Notre Père dans la version lucanienne. Jésus se rend ensuite à Jérusalem, où il procède à la guérison d'un homme possédé et muet (PER226). Cet article fait partie d'une synopse évangélique structurée, et s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Il invite le lecteur à consulter des annexes complémentaires, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, afin d'approfondir la compréhension du passage dans son ensemble. La péricope suivante, PER225, traite de la parabole de l'ami importun, qui prolonge directement cet enseignement sur la prière.
À Jérusalem, après avoir guéri un démoniaque muet, le Messie Jésus est contesté par des adversaires qui attribuent son pouvoir à Béelzébul et réclament un nouveau signe. Il répond par des arguments logiques et spirituels, cite le signe de Jonas, réoriente une louange vers l'obéissance à la Parole, et conclut par une métaphore sur la lumière intérieure. Ce discours, rapporté uniquement par Luc (11.14-36), illustre deux attitudes opposées face au Messie : la foi authentique et le rejet incrédule.
Luc 11.14-36 (Louis Segond S21) :
Jésus chassa un démon qui était muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration.Cependant, quelques-uns dirent: «C'est par Béelzébul, le prince des démons, qu'il chasse les démons.»D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe venant du ciel.Comme Jésus connaissait leurs pensées, il leur dit: «Tout royaume confronté à des luttes internes est dévasté et les maisons s'écroulent l'une sur l'autre.Si donc Satan lutte contre lui-même, comment son royaume subsistera-t-il, puisque vous dites que je chasse les démons par Béelzébul?Et si moi, je chasse les démons par Béelzébul, vos disciples, par qui les chassent-ils? C'est pourquoi ils seront eux-mêmes vos juges.Mais si c'est par le doigt de Dieu que je chasse les démons, alors le royaume de Dieu est venu jusqu'à vous.Lorsqu'un homme fort et bien armé garde sa maison, ce qu'il possède est en sécurité.Mais, si un autre plus fort que lui survient et le maîtrise, il lui enlève toutes les armes sur lesquelles il comptait et distribue ses biens à d'autres.Celui qui n'est pas avec moi est contre moi et celui qui ne rassemble pas avec moi disperse.»Lorsqu'un esprit impur est sorti d'un homme, il va dans des endroits arides pour chercher du repos. Comme il n'en trouve pas, il dit: ‘Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti.’A son arrivée, il la trouve balayée et bien rangée.Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui; ils entrent dans la maison, s'y installent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première.»Jésus parlait encore quand une femme se mit à lui dire, du milieu de la foule: «Heureux le ventre qui t'a porté! Heureux les seins qui t'ont allaité!»Il répondit: «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent!»Comme la foule s'amassait, il se mit à dire: «Cette génération est une génération mauvaise; elle réclame un signe miraculeux, il ne lui sera pas donné d'autre signe que celui de Jonas [le prophète].En effet, de même que Jonas a été un signe pour les Ninivites, de même le Fils de l'homme en sera un pour cette génération.Lors du jugement, la reine du Midi se lèvera avec les hommes de cette génération et les condamnera, parce qu'elle est venue des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon. Or, il y a ici plus que Salomon.Lors du jugement, les habitants de Ninive se lèveront avec cette génération et la condamneront, parce qu'ils ont changé d'attitude à la prédication de Jonas. Or, il y a ici plus que Jonas.»Personne n'allume une lampe pour la mettre dans un endroit caché ou sous un seau, mais on la met sur son support, afin que ceux qui entrent voient la lumière.Ton œil est la lampe de ton corps. Lorsque ton œil est en bon état, tout ton corps est éclairé; mais lorsque ton œil est en mauvais état, ton corps aussi est dans les ténèbres.Veille donc à ce que la lumière qui est en toi ne soit pas ténèbres.Si donc ton corps tout entier est éclairé, sans aucune partie dans les ténèbres, il sera entièrement éclairé comme lorsque la lampe t'éclaire de sa lueur.»
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La péricope PER226 s'inscrit dans le contexte du ministère public du Messie Jésus à Jérusalem, vraisemblablement sur l'esplanade du Temple, vers la fin novembre ou le début décembre de l'an 32. Cet épisode, rapporté exclusivement par Luc (11.14-36), constitue un moment charnière où le Messie Jésus est mis en cause par une partie de la foule après avoir accompli un miracle éclatant : la guérison d'un démoniaque muet. L'épisode s'ouvre sur ce miracle qui provoque l'émerveillement de la foule. Cependant, une minorité influente, guidée par les pharisiens, refuse d'accepter l'évidence et cherche à discréditer le Messie Jésus en attribuant son pouvoir à Béelzébul, le prince des démons. Cette accusation révèle une stratégie délibérée de déstabilisation : plutôt que de reconnaître la dimension spirituelle et messianique du miracle accompli sous leurs yeux, ces opposants choisissent de semer le doute dans l'esprit de la foule. Dans un second temps, cette même minorité formule une demande de signe miraculeux (Luc 11.16). Cette requête n'est pas sincère : elle vise non pas à nourrir une démarche de foi authentique, mais à piéger le Messie Jésus. En effet, un miracle vient d'être accompli devant eux ; leur demande d'un signe supplémentaire trahit leur mauvaise foi. Ils espèrent que Jésus refusera, ce qui leur permettrait de contester sa légitimité prophétique et messianique.
Luc 11.28 (Louis Segond S21) :
Il répondit: «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent!»
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II
Cette attitude révèle une fermeture totale à la foi, motivée par la volonté de préserver leur autorité religieuse. Face à ces accusations, le Messie Jésus répond avec une série d'arguments logiques et spirituels (Luc 11.18-27). Il démontre l'absurdité de l'accusation de collusion avec Satan en s'appuyant sur le raisonnement suivant : un royaume divisé contre lui-même ne peut subsister. Si Jésus chassait les démons par le pouvoir de Béelzébul, Satan travaillerait contre lui-même. Jésus retourne ainsi l'argument contre ses accusateurs et affirme que ses miracles témoignent au contraire de l'avènement du Royaume de Dieu parmi eux. Une parenthèse significative vient interrompre ce discours lorsqu'une femme dans la foule exprime une louange spontanée en glorifiant la mère de Jésus (Luc 11.27). Le Messie Jésus accueille cette louange sans la rejeter, mais il la redirige vers une vérité plus universelle (Luc 11.28) : le véritable bonheur et la vraie bénédiction ne proviennent pas des liens biologiques ou de la maternité, mais de l'écoute et de la mise en pratique de la Parole de Dieu. Ce passage élargit la notion de proximité avec le Messie à tous ceux qui obéissent à Dieu, indépendamment de leur naissance ou de leur appartenance familiale. Le Messie Jésus répond ensuite directement à ceux qui réclament encore un signe (Luc 11.29-32).
Luc 11.27 (Louis Segond S21) :
Jésus parlait encore quand une femme se mit à lui dire, du milieu de la foule: «Heureux le ventre qui t'a porté! Heureux les seins qui t'ont allaité!»
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III
Il qualifie cette génération de génération mauvaise, car elle cherche un signe alors que le signe par excellence — le signe de Jonas — lui est donné. Cette référence au prophète Jonas anticipe la mort et la résurrection du Messie Jésus. Il cite également la reine du Midi et les habitants de Ninive comme exemples de personnes qui ont répondu favorablement à un message divin avec bien moins de preuves que ce que cette génération a eu sous les yeux. Le discours se conclut par une métaphore sur la lumière (Luc 11.33-36), qui fait écho à l'enseignement du sermon sur la montagne (Matthieu 5.14-16), prononcé environ un an et demi auparavant en Galilée. Cette métaphore invite chaque auditeur à examiner l'état intérieur de son cœur : si l'œil est sain, tout le corps est dans la lumière ; si l'œil est mauvais, les ténèbres envahissent l'être tout entier. Cette image illustre la disposition intérieure nécessaire pour recevoir la révélation apportée par le Messie Jésus. L'auteur souligne enfin le lien organique entre ce discours et l'enseignement sur la prière qui le précède immédiatement (Luc 11.1-13). L'argumentation du Messie Jésus progresse ainsi logiquement : la prière ouvre le cœur à Dieu, tandis que la fermeture à la foi — illustrée par les pharisiens et leurs alliés — conduit au rejet du Messie et à la condamnation. Cette péricope met ainsi en lumière deux attitudes fondamentales face au Messie Jésus : l'accueil dans la foi ou le rejet dans l'incrédulité.
Lors d'un repas chez un pharisien à Jérusalem (fin 32), Jésus prononce des reproches sévères contre les pharisiens et les docteurs de la loi. Luc 11.38-54, seul évangile à relater cet épisode, décrit une atmosphère hostile où les autorités religieuses cherchent des preuves pour condamner Jésus. Ses paroles tranchantes sont en réalité un appel à la conversion, ignoré par des hommes aveuglés par l'orgueil.
Jean 7.51 (Louis Segond S21) :
«Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait?»
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Le jugement des religieux et les reproches du Messie Jésus
I
La péricope 228 de la Synopse traite d'un épisode crucial du ministère du Messie Jésus, situé lors d'un repas chez un pharisien à Jérusalem, daté de fin novembre ou début décembre de l'an 32. Cet épisode, rapporté uniquement par l'évangéliste Luc (Luc 11.38-54), s'inscrit dans le contexte particulier du voyage de Jésus à Jérusalem, un voyage que seul Luc mentionne dans ses écrits. Le récit s'ouvre dans une atmosphère de tension palpable. Les autorités religieuses juives, notamment les pharisiens et les docteurs de la loi, ont modifié leur stratégie à l'égard du Messie Jésus. Plutôt que de viser un lynchage populaire comme cela avait pu être envisagé précédemment, elles cherchent désormais à obtenir des preuves solides permettant une arrestation légale, un jugement formel et une condamnation à mort en bonne et due forme. Cette évolution stratégique est significative : elle révèle la volonté de certains chefs religieux de respecter, au moins en apparence, le cadre légal de la loi juive. Il convient cependant de nuancer ce tableau en rappelant que tous les pharisiens ne partageaient pas les mêmes intentions. Comme en témoigne Jean 7.51, un nombre important d'entre eux tenait à l'application correcte de la loi, et certains étaient peut-être sincèrement troublés par l'enseignement de Jésus. Le repas chez ce pharisien n'a donc rien d'une réunion conviviale. Chaque parole du Messie Jésus est scrutée, analysée et potentiellement retournée contre lui.
Jean 7.46 (Louis Segond S21) :
Les gardes répondirent: «Jamais personne n'a parlé comme cet homme.»
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II
Le moindre détail devient prétexte à accusation. Les pharisiens et les docteurs de la loi cherchent activement des éléments pouvant servir de preuves à charge. C'est dans ce contexte hostile que Jésus prononce des reproches directs et sévères à l'encontre de ses hôtes et de leurs semblables. Ces paroles, bien que tranchantes en apparence, sont présentées dans le commentaire comme un appel sincère à la conversion et au changement de cœur, une ultime opportunité offerte à ces hommes d'entendre un message qu'ils n'entendraient peut-être jamais autrement. Le ton du dialogue devient rapidement accusateur. Certains participants réagissent vivement aux propos du Maître, se sentant directement visés et interpellés par ses mots (Luc 7.45). Jésus n'hésite pas à dénoncer l'hypocrisie religieuse, l'attachement aux apparences extérieures de la piété au détriment de la justice et de l'amour de Dieu, ainsi que l'orgueil spirituel qui aveugle ces chefs religieux. Ces hommes se considèrent en effet comme les gardiens atttitrés du savoir et de la sagesse spirituelle d'Israël. Dès lors, comment un homme comme Jésus, d'apparence humble et sans titre officiel reconnu par les institutions religieuses, pouvait-il se permettre de les instruire et de les corriger ? Luc 11.53 décrit précisément comment l'atmosphère s'envenime au fil du repas.
Luc 11.53 (Louis Segond S21) :
Comme il leur disait cela, les spécialistes de la loi et les pharisiens commencèrent à s'acharner contre lui et à le faire parler sur bien des sujets;
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III
Incapables de trouver les preuves qu'ils recherchent pour l'accuser formellement, les pharisiens et les docteurs de la loi laissent transparaître leur frustration et leur hostilité croissante. La fin du repas révèle sans détour les véritables sentiments qui animent ces hommes : une haine aveuglée par l'orgueil, une haine qui les empêche d'entendre l'appel à la repentance que leur adresse pourtant le Messie. Le commentaire soulève une question fondamentale quant à l'objectif du Maître lors de cet épisode : Jésus savait-il que certains de ces auditeurs entendaient son message pour la première et peut-être la dernière fois ? Cette perspective éclaire différemment la dureté apparente de ses propos. Loin d'être des attaques gratuites, ses reproches constituent un ultime avertissement prophétique, une main tendue vers des hommes que l'orgueil et la haine risquaient d'entraîner vers leur propre perte spirituelle. Cet épisode s'inscrit dans la série synoptique centrée sur la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus, et fait suite à la péricope 227 consacrée à l'invitation chez un pharisien. Il est suivi de la péricope 229 qui rappelle le massacre des Galiléens par Pilate. L'annexe ANN078 sur les paraboles et l'annexe ANN072 sur les miracles du Messie Jésus sont proposées comme ressources complémentaires pour approfondir le contexte de cet enseignement.
La péricope PER233 relate les enseignements de Jésus lors de son voyage vers Jérusalem, rapportés uniquement par Luc (Lc 13.22-33), en décembre 32. Jésus traverse villes et villages, enseignant sur la porte étroite et le Royaume de Dieu. L'article contextualise ces voyages multiples entre Béthanie et Jérusalem, dans un climat de tension croissante avec les pharisiens et Hérode Antipas.
Luc 13.32 (Louis Segond S21) :
Il leur répondit: «Allez dire à ce renard: ‘Voici, je chasse les démons et je fais des guérisons aujourd'hui et demain, et le troisième jour j'aurai fini.
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Enseignements du Messie Jésus sur la route de Jérusalem
I
La péricope PER233 traite des enseignements du Messie Jésus dispensés lors de son voyage vers Jérusalem, tels que rapportés exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 13.22-33). Cet épisode s'inscrit dans une période charnière du ministère de Jésus, située entre la troisième Pâque et le début de la dernière semaine, plus précisément aux alentours de décembre 32 de notre ère. Luc présente ces récits non pas selon une chronologie strictement linéaire, mais selon une logique argumentative structurée qui lui est propre, développée dans les chapitres 13 à 19 de son évangile. Cette approche narrative vise un objectif théologique précis que l'auteur de l'article invite à garder à l'esprit lors de l'étude de ces chapitres. Le contexte géographique et historique est soigneusement reconstitué. Jésus se trouve sur la route menant à Jérusalem, traversant villes et villages pour enseigner les foules. L'itinéraire probable emprunte la route du Nord, passant par Micmash et Adasa (Khirbet Adasé), avant d'arriver à Jérusalem par Bethphagé.
Luc 13.31 (Louis Segond S21) :
Ce même jour, des pharisiens vinrent lui dire: «Va-t'en, pars d'ici, car Hérode veut te faire mourir.»
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II
Ce trajet depuis Béthanie au-delà du Jourdain aurait duré plusieurs jours. L'article situe cet épisode dans le cadre d'une série de voyages multiples entre Béthanie au-delà du Jourdain et Jérusalem, effectués d'octobre à décembre 32. Après la tentative d'assassinat du 13 octobre 32 (PER219), à la fin de la fête de Souccot, plusieurs déplacements sont identifiés : une visite à Marthe et Marie près de Jérusalem (PER223, novembre 32), un repas chez des pharisiens le samedi 27 novembre 32 (PER227), un second sabbat chez un pharisien le 4 décembre 32 (PER235), et enfin la fête de la Dédicace le 15 décembre 32 (PER258), attestée par Jean 10.22-23. L'auteur souligne que la posture des pharisiens avait évolué : abandonnant les velléités de violence directe, ils cherchaient désormais une procédure légale pour éliminer Jésus. Cette évolution lui accordait paradoxalement une liberté de mouvement plus grande, bien que Jésus restât pleinement conscient qu'ils espionnaient ses paroles pour constituer un dossier à charge. L'enseignement central de ce passage porte sur la porte étroite (Luc 13.24). Le verbe grec agonizesthe, traduit par 'efforcez-vous', évoque une lutte intense, presque athlétique.
Luc 13.22-33 (Louis Segond S21) :
Jésus traversait les villes et les villages, et il enseignait en faisant route vers Jérusalem.Quelqu'un lui dit: «Seigneur, n'y a-t-il que peu de gens qui soient sauvés?» Il leur répondit:«Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. En effet, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas.Quand le maître de la maison se sera levé et aura fermé la porte, vous qui êtes dehors, vous commencerez à frapper à la porte en disant: ‘Seigneur, [Seigneur,] ouvre-nous!’ Il vous répondra: ‘Je ne sais pas d'où vous êtes.’Alors vous vous mettrez à dire: ‘Nous avons mangé et bu devant toi, et tu as enseigné dans nos rues.’Il répondra: ‘Je vous le dis, je ne sais pas d'où vous êtes; éloignez-vous de moi, vous tous qui commettez l'injustice.’C'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents, quand vous verrez Abraham, Isaac, Jacob et tous les prophètes dans le royaume de Dieu et que vous, vous serez jetés dehors.On viendra de l'est et de l'ouest, du nord et du sud, et l'on se mettra à table dans le royaume de Dieu.Certains parmi les derniers seront les premiers, et d'autres parmi les premiers seront les derniers.»Ce même jour, des pharisiens vinrent lui dire: «Va-t'en, pars d'ici, car Hérode veut te faire mourir.»Il leur répondit: «Allez dire à ce renard: ‘Voici, je chasse les démons et je fais des guérisons aujourd'hui et demain, et le troisième jour j'aurai fini.Mais il faut que je poursuive ma route aujourd'hui, demain et le jour suivant, car il ne convient pas qu'un prophète meure ailleurs qu'à Jérusalem.’
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III
La porte étroite symbolise l'accès au Royaume de Dieu, un accès exigeant engagement, renoncement et sincérité. Jésus avertit que beaucoup chercheront à entrer sans y parvenir, signifiant ainsi que le salut ne peut être présumé ni acquis superficiellement. Cette péricope reflète la tension croissante entre Jésus et les autorités religieuses juives, notamment les pharisiens et Hérode Antipas mentionné en Luc 13.31, qui cherche à le faire tuer. Malgré ces menaces, Jésus poursuit résolument sa route vers Jérusalem, accomplissant sa mission d'enseignement et annonçant le Royaume de Dieu aux foules qui l'écoutent dans les villages traversés. L'article se présente comme une pièce d'une synopse évangélique, soulignant que seul Luc rapporte cet épisode particulier, Matthieu, Marc et Jean n'y faisant pas référence dans ce contexte. Cette exclusivité lucanienne renforce l'intérêt théologique et historique du passage, invitant le lecteur à percevoir la singularité du regard de Luc sur le ministère itinérant de Jésus en route vers sa passion. En somme, PER233 offre une fenêtre précieuse sur la pédagogie de Jésus en chemin, son enseignement sur le salut et la nécessité d'un engagement sincère, tout en restituant avec précision le contexte historique et géographique de ses derniers mois de ministère public.
La péricope PER235 relate le repas de Jésus chez un chef des pharisiens un samedi (Luc 14.1), dans un contexte de confrontation croissante. Les pharisiens cherchent à rassembler des preuves contre lui pour le Sanhédrin. Malgré les tensions, Jésus accepte l'invitation, maintient ses positions et corrige leurs enseignements. Luc est le seul évangéliste à rapporter cet épisode, vraisemblablement situé au repas du samedi midi.
Luc 11.37 (Louis Segond S21) :
Pendant que Jésus parlait, un pharisien l'invita à dîner chez lui. Il entra et se mit à table.
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La péricope PER235 traite d'un épisode rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 14.1), situant le repas chez un pharisien un samedi 4 décembre 32, dans la maison d'un chef des pharisiens à Jérusalem. Cet épisode s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus, et constitue un moment clé pour comprendre les relations tendues entre Jésus et les autorités religieuses de son temps. Le contexte général de ce repas est celui d'une opposition croissante des pharisiens envers le Messie Jésus. Après avoir tenté de le faire assassiner par des fanatiques (PER219), les pharisiens ont modifié leur stratégie, poussés notamment par certains membres de leur propre groupe qui refusaient de juger un homme sans l'avoir d'abord entendu, conformément au principe exprimé en Jean 7.51. Désormais, leur démarche consiste à rassembler des preuves suffisantes pour le traduire devant le Sanhédrin. C'est dans cette optique qu'il faut comprendre les invitations répétées adressées à Jésus lors de repas pharisaïques. Conscient des intentions réelles de ses hôtes, Jésus accepte néanmoins ces invitations. Il ne se dérobe pas aux confrontations mais maintient fermement ses positions et corrige les enseignements qu'il juge néfastes pour le peuple.
Deutéronome 17.6 (Louis Segond S21) :
*C'est sur la déposition de 2 ou de 3 témoins que l'on fera mourir quelqu'un; la déposition d'un seul témoin ne suffira pas.
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II
Cette attitude témoigne d'un courage remarquable, d'autant que Jésus sait que la situation ne s'améliorera pas et que sa mort est désormais inévitable. L'article souligne que ces repas n'avaient rien de convivial au sens moderne du terme. Ils constituaient de véritables joutes verbales, des arènes de débat où différents pharisiens tentaient tour à tour de déstabiliser Jésus, de mettre en évidence des contradictions dans ses propos, afin de trouver des motifs légaux de le condamner. La présence de plusieurs pharisiens simultanément n'était pas anodine : elle répondait à l'exigence légale du double témoignage, telle qu'établie dans la Torah (Deutéronome 19.15, Deutéronome 17.6) et rappelée dans le Nouveau Testament (Matthieu 18.16, 2 Corinthiens 13.1, Jean 8.17). Le fait que Caïphe ait finalement dû recourir à de faux témoins pour obtenir une condamnation devant le Sanhédrin illustre l'échec de cette stratégie. L'hôte est identifié comme l'un des chefs des pharisiens, sans que son nom soit précisé. L'article exclut qu'il s'agisse de Caïphe, d'une part parce que Luc aurait mentionné son nom, et d'autre part parce que Caïphe était sadducéen et non pharisien. Une attention particulière est portée à la question du moment de la journée où se déroule ce repas.
Jean 8.17 (Louis Segond S21) :
Il est écrit dans votre loi que le témoignage de deux personnes est vrai.
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III
Le sabbat commence le vendredi soir au coucher du soleil et comprend plusieurs repas : le dîner du vendredi soir, considéré comme le plus solennel, le déjeuner du samedi midi, et parfois un repas en fin d'après-midi. L'article conclut, à partir de plusieurs indices textuels, qu'il s'agit vraisemblablement du repas du samedi midi. En effet, le récit de Luc laisse entendre que le sabbat est déjà bien engagé, et la succession d'enseignements, d'une guérison et de plusieurs paraboles suppose une durée importante, davantage compatible avec le déjeuner du samedi qu'avec le dîner cérémoniel du vendredi soir. Luc est présenté comme le seul évangéliste à transmettre cette invitation, ce qui confère à son récit une valeur documentaire unique. Le repas est comparé à un épisode similaire mentionné en Luc 11.37 (PER227), bien que l'atmosphère de cette nouvelle invitation semble plus sereine que la précédente. L'article renvoie également aux annexes ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, suggérant que cet épisode est riche en enseignements et en gestes significatifs. En résumé, PER235 offre une lecture approfondie d'un repas sabbatique qui, derrière une apparence sociale, cache une confrontation théologique et juridique majeure entre Jésus et les représentants du judaïsme institutionnel de son époque. Cet épisode illustre la tension croissante qui mènera à l'arrestation et au procès de Jésus, tout en révélant la liberté et la lucidité avec lesquelles il affronte ses adversaires.
Cet article traite de la parabole de la brebis perdue dans l'Evangile de Luc, soulignant la joie divine pour le salut d'un pécheur. Il s'intègre dans trois récits paraboliques, illustrant différentes nuances de recherche et de salut.
Luc 15.3-7 (Louis Segond S21) :
Alors il leur dit cette parabole:«Si l'un de vous a 100 brebis et qu'il en perde une, ne laisse-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller à la recherche de celle qui est perdue jusqu'à ce qu'il la retrouve?Lorsqu'il l'a retrouvée, il la met avec joie sur ses épauleset, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.’De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n'ont pas besoin de changer d'attitude.
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L'article explore en profondeur la parabole de la brebis perdue et retrouvée, ressortant principalement du chapitre 15 de l'Evangile de Luc. Cette parabole met en avant la joie divine pour le salut d'un pécheur perdu qui est retrouvé. Luc intègre cette parabole dans une série de douze récits destinés à illustrer les enseignements concernant le royaume des cieux.
Luc 15.11-32 (Louis Segond S21) :
Il dit encore: «Un homme avait deux fils.Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de l'héritage qui doit me revenir.’ Le père leur partagea alors ses biens.Peu de jours après, le plus jeune fils ramassa tout et partit pour un pays éloigné, où il gaspilla sa fortune en vivant dans la débauche.Alors qu'il avait tout dépensé, une importante famine survint dans ce pays et il commença à se trouver dans le besoin.Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les porcs.Il aurait bien voulu se nourrir des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait.Il se mit à réfléchir et se dit: ‘Combien d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim!Je vais retourner vers mon père et je lui dirai: Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,je ne suis plus digne d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes ouvriers.’Il se leva et alla vers son père. Alors qu'il était encore loin, son père le vit et fut rempli de compassion, il courut se jeter à son cou et l'embrassa.Le fils lui dit: ‘Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.’Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez [vite] le plus beau vêtement et mettez-le-lui; passez-lui un anneau au doigt et mettez-lui des sandales aux pieds.Amenez le veau qu'on a engraissé et tuez-le! Mangeons et réjouissons-nous,car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à faire la fête.»Or le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.Il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait.Le serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour et ton père a tué le veau engraissé parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé.’Le fils aîné se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit le supplier d'entrer,mais il répondit à son père: ‘Voilà tant d'années que je suis à ton service sans jamais désobéir à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis.Mais quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé tes biens avec des prostituées, pour lui tu as tué le veau engraissé!’‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi et tout ce que j'ai est à toi,mais il fallait bien faire la fête et nous réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’»
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II
Il s'agit du premier récit d'un triptyque qui inclut également la parabole de la drachme perdue et celle du fils prodigue. Chaque parabole présente une nuance différente dans l'expression de la recherche et du salut : la recherche extérieure avec la brebis, intérieure avec la drachme, et l'attente avec le fils prodigue. L'analyse fournit également un aperçu contextuel, notant que Luc ne suit pas une chronologie stricte, choisissant plutôt de regrouper ces enseignements pour une plus grande clarté narrative.
Luc 15.8-10 (Louis Segond S21) :
»Ou bien, si une femme a 10 pièces d'argent et qu'elle en perde une, ne va-t-elle pas allumer une lampe, balayer la maison et chercher avec soin jusqu'à ce qu'elle la retrouve?Lorsqu'elle l'a retrouvée, elle appelle ses amies et ses voisines et dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé la pièce que j'avais perdue.’De même, je vous le dis, il y a de la joie parmi les anges de Dieu pour un seul pécheur qui se repent.»
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III
Le cadre temporel de cette parabole précéderait la fête de la dédicace de 32, et la présentation fait allusion à l'auditoire varié comprenant pharisiens, docteurs de la loi, et disciples, avec un point d'intérêt particulier sur le message spirituel que le Messie Jésus voulait transmettre à travers cette image du berger prêt à rechercher une seule brebis égarée parmi un grand troupeau.
L'article explore l'interprétation du royaume de Dieu selon Luc, soulignant une interrogation des pharisiens à Jésus, sur son avènement. Contrairement à une perception conditionnelle, le texte grec indique une question au présent. Jésus explicite que le royaume s'établit discrètement et n'est perceptible qu'aux réceptifs spirituellement.
Luc 17.20-21 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: «Le royaume de Dieu ne vient pas en se faisant remarquer.On ne dira pas: ‘Il est ici’, ou: ‘Il est là.’ En effet, le royaume de Dieu est au milieu de vous.»
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L'article "PER251 - L'aspect spirituel du royaume" se concentre sur une analyse des enseignements de Luc concernant le royaume de Dieu, tel que décrit dans le Nouveau Testament. Luc rapporte une interaction où les pharisiens questionnent Jésus sur l'avènement du royaume de Dieu. Contrairement à la formulation conditionnelle, souvent traduite ainsi, le texte grec original suggère une question posée au présent, indiquant une interrogation actuelle plutôt qu'hypothétique.
Luc 17.20-21 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens demandèrent à Jésus quand viendrait le royaume de Dieu. Il leur répondit: «Le royaume de Dieu ne vient pas en se faisant remarquer.On ne dira pas: ‘Il est ici’, ou: ‘Il est là.’ En effet, le royaume de Dieu est au milieu de vous.»
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II
Cet échange pourrait dater du début du ministère de Jésus, période où ses relations avec les autorités religieuses n'étaient pas encore hostiles. Les pharisiens, dont les objectifs principaux incluaient la mise en défaut de Jésus pour affaiblir son influence, semblent ici exprimer une curiosité authentique, ce qui est rare dans le contexte biblique. Jésus répond en mentionnant que le royaume n'apparaît pas de manière spectaculaire mais plutôt discrètement, et il ne peut être perçu que par ceux qui sont spirituellement réceptifs, révélant ainsi l'absence de disposition spirituelle adéquate chez les pharisiens.
III
Par ailleurs, l'article mentionne divers textes bibliques parallèles et références à consulter pour approfondir la compréhension des paraboles, miracles, et enseignements de Jésus. Il décompose également l'événement avec précision, détaillant le lieu (sur la route de Béthanie au-delà du Jourdain) et la période historique (avant la fête de la dédicace vers le 15 décembre 32). Finalement, cette analyse vise à éclairer la nature spirituelle et subtile du royaume de Dieu, soulignant son caractère intérieur qui échappe à ceux qui ne sont pas intérieurement disposés à le reconnaître.
L'article discute de la guérison par Jésus d'un homme né aveugle, seulement mentionnée dans l'Évangile de Jean. L'homme est spirituellement transformé en reconnaissant Jésus comme le Messie. Les pharisiens, en revanche, demeurent dans leur cécité spirituelle en refusant la lumière de Jésus. Ce contraste souligne que la vraie vision découle de l'humilité et de l'ouverture à la vérité divine.
Jean 9.35-41 (Louis Segond S21) :
Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé. L'ayant rencontré, il [lui] dit: «Crois-tu au Fils de Dieu?»Il répondit: «Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui?»«Tu l'as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c'est lui.»Alors il dit: «Je crois, Seigneur.» Et il se prosterna devant lui.Puis Jésus dit: «Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient pas voient et pour que ceux qui voient deviennent aveugles.»Quelques pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent: «Nous aussi, sommes-nous aveugles?»Jésus leur répondit: «Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais en réalité, vous dites: ‘Nous voyons.’ [Ainsi donc,] votre péché reste.
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L'article "PER256 - Le Messie Jésus affirme sa Divinité" explore un événement crucial dans le ministère de Jésus, centré sur la guérison d'un homme né aveugle, rapportée uniquement dans l'Évangile de Jean. Lors de la fête de la Dédicace à Jérusalem, Jésus accomplit un miracle en rendant la vue à cet homme. Les pharisiens, perplexes et défiants, lancent une enquête approfondie pour comprendre cet acte extraordinaire. Ils interrogent non seulement l'homme guéri, mais aussi ses parents, espérant obtenir des aveux qui soutiendraient leur scepticisme.
Jean 9.25 (Louis Segond S21) :
Il répondit: «S'il est un pécheur, je n'en sais rien. Je sais une chose: c'est que j'étais aveugle et maintenant je vois.»
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II
Cependant, l'homme guéri maintient son témoignage simple : "Je sais une chose, c'est que j'étais aveugle et maintenant je vois" (Jean 9,25). Malgré l'exclusion de cet homme par les dirigeants religieux, Jésus revient vers lui, révélant sa véritable identité en tant que Fils de l'homme. Ce moment marque une conversion spirituelle profonde pour l'homme, passant de la reconnaissance du miracle à une foi personnelle en Jésus. L'auteur Jean met en contraste la cécité physique initiale de l'homme et sa nouvelle vision spirituelle, par rapport à la cécité spirituelle persistante des pharisiens, qui, bien qu'ils se croient éclairés, restent aveugles face à la vérité divine.
Jean 9.18-21 (Louis Segond S21) :
Les Juifs ne voulurent pas croire qu'il avait été aveugle et qu'il voyait désormais, avant d'avoir fait venir ses parents.Ils les interrogèrent en disant: «Est-ce bien votre fils, que vous dites être né aveugle? Comment donc se fait-il qu'il voie maintenant?»Ses parents leur répondirent: «Nous savons que c'est bien notre fils et qu'il est né aveugle,mais nous ne savons pas comment il se fait qu'il voie maintenant, ni qui lui a ouvert les yeux. Interrogez-le lui-même, il est assez grand pour parler de ce qui le concerne.»
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III
Jésus utilise ce récit pour enseigner que la vraie vision spirituelle nécessite humilité et ouverture, tandis que l'orgueil et l'autosuffisance conduisent à l'obscurité spirituelle. En fin de compte, l'article souligne que la guérison physique de l'homme n'était que le début de sa transformation, illustrant Jésus comme la lumière du monde qui révèle la vérité à ceux qui sont disposés à l'accepter.
Après la purification du Temple, Jésus guérit des aveugles et des boiteux sur le parvis, le lundi 28 mars 33. Seul Matthieu rapporte cet épisode. La foule et les enfants l'acclament comme Fils de David, tandis que les chefs des prêtres et les scribes, de plus en plus hostiles, s'indignent de ces manifestations messianiques. Cet épisode illustre le contraste entre la foi du peuple simple et le rejet des autorités religieuses.
Matthieu 21.14 (Louis Segond S21) :
Des aveugles et des boiteux s'approchèrent de lui dans le temple, et il les guérit.
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La péricope PER285 s'inscrit dans la séquence des événements de la dernière semaine de Jésus avant son arrestation, et plus précisément dans le contexte agité qui suit la purification du Temple de Jérusalem. Selon le récit synoptique, ces événements se déroulent le lundi 28 mars 33, sur le parvis du Temple de Jérusalem. L'épisode de la guérison des aveugles et des boiteux est rapporté exclusivement par l'évangéliste Matthieu (21.14-16), ce qui en fait un témoignage singulier au sein de la tradition synoptique. Après avoir chassé les marchands et les changeurs du Temple (PER284), Jésus ne quitte pas les lieux. Au contraire, il y demeure et accueille ceux qui souffrent : des aveugles et des boiteux s'approchent de lui sur le parvis, et il les guérit. Ces miracles de guérison, accomplis dans l'enceinte sacrée du Temple, revêtent une signification théologique profonde. Ils manifestent la nature messianique de Jésus : celui qui purifie la maison de Dieu est aussi celui qui restaure les corps brisés, accomplissant ainsi les prophéties de l'Ancien Testament concernant le Messie attendu d'Israël. L'enthousiasme populaire atteint alors un point culminant. De nombreux habitants de Jérusalem, témoins de ces signes extraordinaires, reconnaissent en Jésus le Messie.
Marc 11.15-18 (Louis Segond S21) :
Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs de monnaie et les sièges des vendeurs de pigeons.Il ne laissait personne transporter un objet à travers le templeet il les enseignait en disant: «N'est-il pas écrit: Mon temple sera appelé une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.»Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi l'entendirent, et ils cherchaient les moyens de le faire mourir; ils le redoutaient en effet, parce que toute la foule était frappée par son enseignement.
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II
La foule est transportée par une joie intense, car jamais de tels prodiges n'avaient été vus en Israël. Cette reconnaissance populaire s'exprime de manière particulièrement éloquente à travers les acclamations des enfants présents dans le Temple, qui proclament Jésus comme le Fils de David, titre messianique par excellence dans la tradition juive. Ces acclamations enfantines constituent précisément le point de friction avec les autorités religieuses. Les chefs des prêtres et les scribes, déjà irrités par la purification du Temple qui remettait en cause leur autorité et leurs intérêts, sont désormais profondément exaspérés par ce qu'ils entendent. Voir Jésus recevoir un tel hommage messianique dans l'enceinte même du Temple représente pour eux une provocation insupportable. Ils interpellent Jésus à ce sujet, mais celui-ci répond en citant le Psaume 8.3, légitimant ainsi la louange spontanée des enfants. La péricope met ainsi en lumière un contraste saisissant entre deux réactions diamétralement opposées face aux œuvres de Jésus. D'un côté, le peuple simple, les malades guéris et les enfants qui reconnaissent et proclament la gloire de Dieu à travers les actes du Maître. De l'autre, les élites religieuses, pharisiens et sadducéens confondus, qui malgré leurs divergences doctrinales habituelles, s'unissent dans un même refus et une même hostilité croissante envers Jésus.
Luc 19.45-46 (Louis Segond S21) :
Jésus entra dans le temple et se mit à en chasser les marchands.Il leur dit: «Il est écrit: Mon temple sera une maison de prière, mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.»
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III
Cette coalition contre nature entre deux groupes théologiquement opposés témoigne de l'intensité de la menace que représente Jésus à leurs yeux. Dans la logique narrative de la Passion, cet épisode s'intègre comme une étape supplémentaire dans l'escalade du conflit entre Jésus et les autorités juives. Tout ce que fait le Maître — purifier le Temple, guérir les malades, accepter les hommages messianiques — est systématiquement interprété de manière négative par ses adversaires. La référence à Jean 11.47-53 rappelle que cette opposition a déjà abouti à une décision formelle de faire mourir Jésus, décision prise lors du conseil des grands prêtres après la résurrection de Lazare. D'un point de vue synoptique, il est notable que Marc (11.15-18) et Luc (19.45-46) rapportent la purification du Temple sans mentionner les guérisons qui suivent. Matthieu est donc le seul évangéliste à conserver ce détail, ce qui souligne son intérêt particulier pour les accomplissements messianiques de Jésus et pour la réaction des autorités religieuses face à ces signes. Cette spécificité matthéenne invite le lecteur à considérer les guérisons non pas comme un simple appendice anecdotique, mais comme un élément délibérément intégré dans la composition théologique de l'évangéliste pour démontrer que Jésus est bien le Messie promis, actif et présent au cœur même de la maison de Dieu.
La péricope 286 décrit l'enseignement quotidien de Jésus au Temple de Jérusalem durant la semaine pascale (lundi 28 mars 33). Basée principalement sur Luc 19,47-48, elle présente l'opposition croissante entre les foules admiratives et les autorités religieuses hostiles — scribes, chefs des prêtres, sadducéens et pharisiens — qui cherchent à faire taire Jésus, dont le message du Royaume de Dieu menace leur pouvoir établi.
Luc 19.47-48 (Louis Segond S21) :
Il enseignait tous les jours dans le temple. Les chefs des prêtres, les spécialistes de la loi et les chefs du peuple cherchaient à le faire mourir;mais ils ne savaient pas comment s'y prendre, car tout le peuple l'écoutait, suspendu à ses lèvres.
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La péricope 286, intitulée 'Enseignement journalier dans le Temple', s'inscrit dans la séquence narrative de la dernière semaine de Jésus avant son arrestation. Elle se situe chronologiquement le lundi 28 mars 33, dans le cadre de la semaine pascale à Jérusalem. Le texte biblique de référence principal est Luc 19,47-48, Matthieu étant le seul évangéliste à noter ces enseignements dans le Temple, même si son texte n'est pas explicitement cité dans cette péricope. Le contexte géographique est celui du parvis du Temple de Jérusalem, lieu de rencontre entre Jésus et les foules venues de toutes les régions pour célébrer la Pâque. Ce cadre n'est pas anodin : le Temple est au cœur de la vie religieuse, sociale et politique du judaïsme du premier siècle. C'est là que se concentre l'autorité sacerdotale, mais c'est aussi là que le peuple afflue, rendant le lieu idéal pour une annonce publique du message de Jésus. La péricope décrit une pratique régulière : Jésus et ses disciples se rendaient chaque jour au Temple pour y enseigner. Bien que les événements décrits se situent un lundi, le texte insiste sur le caractère quotidien de ces visites. Jésus y profite de la présence massive des pèlerins pour proclamer la bonne nouvelle du Royaume de Dieu. Sa parole est présentée comme vivante, touchant les âmes et suscitant une espérance nouvelle parmi les foules.
Luc 19.47-48 (Louis Segond S21) :
Il enseignait tous les jours dans le temple. Les chefs des prêtres, les spécialistes de la loi et les chefs du peuple cherchaient à le faire mourir;mais ils ne savaient pas comment s'y prendre, car tout le peuple l'écoutait, suspendu à ses lèvres.
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II
Les gens viennent pour l'écouter, et son influence s'étend visiblement. Face à cette popularité grandissante, Luc souligne la réaction hostile des autorités religieuses. Les chefs des prêtres, les scribes et les anciens sont profondément troublés. Leur colère monte à mesure que l'ascendant de Jésus sur le peuple se renforce. Ils cherchent activement un moyen de le neutraliser, allant jusqu'à envisager sa mort. Cependant, ils sont freinés par la crainte du peuple : toute tentative d'arrestation brutale pourrait déclencher une révolte, tant les foules sont captivées par cet enseignant hors du commun que beaucoup reconnaissent comme un prophète. Le commentaire de cette péricope met en lumière un aspect pédagogique important de l'évangile de Luc : l'évangéliste prend soin d'identifier et de distinguer les différents groupes religieux impliqués. Les scribes sont présentés comme les spécialistes de la Loi, les docteurs comme les gardiens de la tradition, les sadducéens comme représentants de l'aristocratie sacerdotale, et les pharisiens comme les défenseurs zélés de la pureté rituelle. Cette précision s'explique par le public cible de Luc : des lecteurs non juifs, peu familiers de ces distinctions internes au judaïsme du Second Temple. La péricope fait ainsi apparaître clairement deux camps antagonistes.
III
D'un côté, le peuple, émerveillé par l'enseignement de Jésus, y trouvant une lumière nouvelle et une espérance spirituelle authentique. De l'autre, les autorités religieuses, qui perçoivent en Jésus une menace directe pour leur pouvoir, leur influence et leurs privilèges. Cette polarisation croissante crée une tension dramatique qui annonce les événements tragiques à venir : la Passion et la mort de Jésus. Théologiquement, cette péricope illustre le conflit fondamental entre l'annonce du Royaume de Dieu et les structures de pouvoir religieux établies. Elle montre que l'enseignement de Jésus ne se limite pas à une activité spirituelle neutre, mais qu'il a des implications sociales et politiques profondes. La bonne nouvelle du Règne de Dieu bouleverse l'ordre établi et remet en question les hiérarchies en place. Dans le cadre de la synopse évangélique, cette péricope s'insère entre la guérison d'aveugles et de boiteux (PER285) et le retour à Béthanie (PER287), suivant ainsi le fil chronologique de la semaine de la Passion. Elle constitue un maillon essentiel pour comprendre la montée des tensions qui mèneront à l'arrestation de Jésus et à sa condamnation.
Au Temple de Jérusalem, les chefs religieux contestent publiquement l'autorité de Jésus. Par une contre-question habile sur le baptême de Jean, il les réduit au silence et dévoile leur mauvaise foi. Cet épisode synoptique (Mt 21.23-27 ; Mc 11.27-33 ; Lc 20.1-8) illustre l'opposition croissante des autorités face au Messie durant sa dernière semaine avant l'arrestation.
Jean 7.46 (Louis Segond S21) :
Les gardes répondirent: «Jamais personne n'a parlé comme cet homme.»
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La péricope 289 de la Synopse biblique traite d'un épisode fondamental de la dernière semaine de Jésus avant son arrestation : la contestation publique de son autorité par les chefs religieux de Jérusalem. Cette confrontation se déroule dans le parvis du Temple de Jérusalem, le mardi 29 mars de l'an 33, selon les détails techniques fournis par l'article. L'événement est rapporté de manière synoptique par Matthieu (21.23-27), Marc (11.27-33) et Luc (20.1-8), l'Évangile de Jean ne mentionnant pas cet épisode spécifique. Chaque jour, Jésus se rendait au Temple accompagné de ses disciples. Ce lieu saint, censé être une maison de prière, était devenu le théâtre d'affrontements spirituels intenses. Les autorités religieuses de l'époque — pharisiens, grands prêtres, scribes — ne cachaient pas leurs intentions : discréditer Jésus, le piéger par ses propres paroles, et ainsi ruiner son crédit auprès du peuple qui l'écoutait avec admiration et respect. Le cœur de cet épisode tourne autour d'une question posée à Jésus par les chefs religieux : de quelle autorité agit-il ainsi ? Cette interrogation fait directement référence aux actes récents de Jésus, notamment la purification du Temple et la chasse des marchands et changeurs de monnaie qu'il en avait chassés. Plutôt que de répondre directement à cette question, Jésus retourne l'interrogation en leur posant lui-même une question sur l'origine du baptême de Jean : était-il d'origine divine ou humaine ? Cette contre-question place ses adversaires dans une impasse totale.
Marc 11.27-33 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent de nouveau à Jérusalem et, pendant que Jésus se promenait dans le temple, les chefs des prêtres, les spécialistes de la loi et les anciens vinrent vers luiet lui dirent: «Par quelle autorité fais-tu ces choses et qui t'a donné l'autorité de les faire?»Jésus leur répondit: «Je vous poserai [moi aussi] une question; répondez-moi, et je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.Le baptême de Jean venait-il du ciel ou des hommes? Répondez-moi.»Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux: «Si nous répondons: ‘Du ciel’, il dira: ‘Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui?’Et si nous répondons: ‘Des hommes…’» Ils redoutaient les réactions du peuple, car tous considéraient réellement Jean comme un prophète.Alors ils répondirent à Jésus: «Nous ne savons pas.» Jésus leur répondit: «Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.»
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II
S'ils reconnaissent que le baptême de Jean était d'origine divine, ils s'exposent à la question évidente : pourquoi alors n'ont-ils pas cru en lui ? S'ils nient son origine divine, ils risquent la colère du peuple qui vénérait Jean comme un prophète. Pris dans ce dilemme, ils choisissent de répondre qu'ils ne savent pas. Jésus, logiquement et avec une parfaite cohérence, refuse alors de leur révéler par quelle autorité il agit. L'article souligne la sagesse inégalée de Jésus dans cette confrontation. Sa parole possédait une force et une pureté qui dépassaient tout discours humain, ce que même ses adversaires devaient reconnaître tacitement. La citation de Jean 7.46 est évoquée pour illustrer cette réalité : jamais homme n'a parlé comme cet homme. L'auteur met en lumière un fait révélateur : les chefs religieux ne s'attardent pas sur les faits eux-mêmes — la purification du Temple était en réalité un acte prophétique légitime — mais uniquement sur la question de l'autorité de Jésus. Ce détail révèle leur mauvaise foi profonde. Au fond, ils savaient que les pratiques commerciales tolérées dans le Temple constituaient un abus grave.
Matthieu 21.23-27 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit dans le temple et, pendant qu'il enseignait, les chefs des prêtres et les anciens du peuple vinrent lui dire: «Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t'a donné cette autorité?»Jésus leur répondit: «Je vous poserai moi aussi une question et, si vous m'y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.Le baptême de Jean, d'où venait-il? Du ciel ou des hommes?» Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux: «Si nous répondons: ‘Du ciel’, il nous dira: ‘Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui?’Et si nous répondons: ‘Des hommes’, nous avons à redouter les réactions de la foule, car tous considèrent Jean comme un prophète.»Alors ils répondirent à Jésus: «Nous ne savons pas.» Il leur dit à son tour: «Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.
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III
Le lieu de prière était devenu un centre de transactions financières florissantes, où la conscience spirituelle s'était endormie au profit des intérêts matériels et du pouvoir institutionnel. Ces hommes religieux n'étaient pas animés par une recherche sincère de la vérité. Leur motivation première était la préservation de leur position, de leur pouvoir et des privilèges que leur conférait le système religieux en place. En évoquant Jean-Baptiste, Jésus leur rappelle leur pattern de rejet : ils ont refusé le prophète envoyé pour préparer la voie, et ils rejettent maintenant le Messie lui-même. Ce parallèle entre le rejet de Jean et le rejet de Jésus constitue un avertissement solennel sur l'aveuglement spirituel volontaire. L'article s'inscrit dans une série synoptique numérotée (PER289), faisant suite à la péricope PER288 sur le figuier desséché et précédant la PER290 consacrée à la parabole des deux fils. Ces trois péricopes forment un ensemble narratif cohérent dans le cadre des enseignements de Jésus durant sa dernière semaine à Jérusalem. Des ressources complémentaires sont suggérées : l'annexe ANN072 sur les miracles et l'étude PAR000 sur les paraboles. Cet article s'adresse à un public intermédiaire souhaitant approfondir sa compréhension des tensions entre Jésus et les autorités religieuses dans le contexte du ministère messianique.
La parabole des deux fils (Mt 21,28-32), rapportée uniquement par Matthieu, se déroule au Temple de Jérusalem lors de la dernière semaine de Jésus. Elle oppose deux attitudes : promettre sans agir versus refuser puis obéir. Jésus y démasque l'hypocrisie des chefs religieux et annonce que les pécheurs repentants entrent avant eux dans le Royaume. Un appel universel à l'humilité et à la repentance sincère.
Matthieu 13.3-23 (Louis Segond S21) :
Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses. Il dit:«Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin; les oiseaux vinrent et la mangèrent.Une autre partie tomba dans un sol pierreux où elle n'avait pas beaucoup de terre; elle leva aussitôt, parce qu'elle ne trouva pas un terrain profond,mais quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.Une autre partie tomba parmi les ronces; les ronces poussèrent et l'étouffèrent.Une autre partie tomba dans la bonne terre; elle donna du fruit avec un rapport de 100, 60 ou 30 pour 1.Que celui qui a des oreilles [pour entendre] entende.»Les disciples s'approchèrent et lui dirent: «Pourquoi leur parles-tu en paraboles?»Jésus [leur] répondit: «Parce qu'il vous a été donné, à vous, de connaître les mystères du royaume des cieux, mais qu'à eux cela n'a pas été donné.En effet, on donnera à celui qui a et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on enlèvera même ce qu'il a.C'est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu'en voyant ils ne voient pas et qu'en entendant ils n'entendent pas et ne comprennent pas.Pour eux s'accomplit cette prophétie d'Esaïe: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas, vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.En effet, le cœur de ce peuple est devenu insensible; ils se sont bouché les oreilles et ils ont fermé les yeux de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur cœur ne comprenne, qu'ils ne se convertissent et que je ne les guérisse.Mais heureux sont vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu.»Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur.Lorsqu'un homme entend la parole du royaume et ne la comprend pas, le mauvais vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.Celui qui a reçu la semence dans le sol pierreux, c'est celui qui entend la parole et l'accepte aussitôt avec joie;mais il n'a pas de racines en lui-même, il est l'homme d'un moment et, dès que surviennent les difficultés ou la persécution à cause de la parole, il trébuche.Celui qui a reçu la semence parmi les ronces, c'est celui qui entend la parole, mais les préoccupations de ce monde et l'attrait trompeur des richesses étouffent cette parole et la rendent infructueuse.Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit avec un rapport de 100, 60 ou 30 pour 1.»
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La péricope PER290 présente et analyse la parabole des deux fils, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangéliste Matthieu (Mt 21,28-32). Cette parabole se déroule dans un contexte très précis : le parvis du Temple de Jérusalem, lors de la dernière semaine de la vie publique de Jésus, plus précisément le mardi 29 mars de l'an 33. Elle s'inscrit dans la série des confrontations entre Jésus et les autorités religieuses juives, notamment les pharisiens et les docteurs de la Loi, durant cette période charnière précédant son arrestation. La parabole elle-même met en scène un père qui demande à ses deux fils d'aller travailler dans sa vigne. Le premier fils refuse d'abord, puis se ravise et obéit. Le second accepte immédiatement, mais ne tient pas sa promesse. À travers cette courte histoire, Jésus interpelle directement ses interlocuteurs en leur posant la question de savoir lequel des deux fils a accompli la volonté du père. La réponse est évidente : celui qui a agi, même après un refus initial, vaut mieux que celui qui promet sans jamais agir.
Marc 12.37 (Louis Segond S21) :
David lui-même l'appelle Seigneur. Comment peut-il donc être son fils?» Et une grande foule l'écoutait avec plaisir.
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II
L'article souligne la portée théologique profonde de cette parabole. Matthieu, seul parmi les quatre évangélistes à relater cet épisode, met en lumière une vérité dérangeante pour les gardiens de la Loi : le message du Royaume de Dieu n'est pas une récompense accordée aux apparences de piété, mais un appel à la repentance sincère et à l'obéissance concrète. Les publicains et les prostituées, figures méprisées de la société juive de l'époque, ont répondu à l'appel de Jean-Baptiste et se sont repentis. En ce sens, ils entrent dans le Royaume avant ceux qui se croyaient les plus proches de Dieu. Le commentaire de l'article insiste sur la miséricorde de Jésus : il ne condamne pas définitivement les pharisiens, mais les avertit. La porte du Royaume reste ouverte, à condition d'emprunter le chemin de l'humilité et de la repentance. Le second fils de la parabole représente symboliquement ces chefs religieux qui ont professé leur attachement à Dieu tout en refusant de reconnaître en Jésus le Fils envoyé par le Père. L'article élargit ensuite la réflexion en faisant le lien avec les six paraboles du chapitre 13 de Matthieu, présentées comme des joyaux complémentaires pour comprendre la nature du Royaume de Dieu : la parabole du semeur (Mt 13,3-23), l'ivraie parmi le blé (Mt 13,24-30), le grain de sénevé et le levain (Mt 13,31-33), le trésor caché et la perle de grand prix (Mt 13,44-46), et le filet jeté dans la mer (Mt 13,47-50).
Luc 18.9-14 (Louis Segond S21) :
Il dit encore cette parabole, à l'intention de certaines personnes qui étaient convaincues d'être justes et qui méprisaient les autres:«Deux hommes montèrent au temple pour prier; l'un était un pharisien, l'autre un collecteur d'impôts.Le pharisien, debout, faisait cette prière en lui-même: ‘O Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme les autres hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ou même comme ce collecteur d'impôts.Je jeûne deux fois par semaine et je donne la dîme de tous mes revenus.’Le collecteur d'impôts, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant: ‘O Dieu, aie pitié de moi, qui suis un pécheur.’Je vous le dis, lorsque ce dernier descendit chez lui, il était considéré comme juste, mais pas le pharisien. En effet, toute personne qui s'élève sera abaissée, et celle qui s'abaisse sera élevée.»
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III
Ces paraboles convergent vers un même enseignement fondamental : le salut ne s'acquiert ni par la naissance, ni par le savoir religieux, ni par une perfection extérieure, mais par l'humilité, la foi et l'écoute du Maître. Des références transversales viennent enrichir l'analyse : la parabole du pharisien et du publicain en Luc 18,9-14 résonne fortement avec le message de Mt 21,28-32, tout comme la foule populaire qui entend Jésus avec joie selon Marc 12,37. Les grands textes pauliniens sur la foi (Rm 10,9-10) et les paroles fondatrices de l'Évangile de Jean (Jn 3,16-17) apportent une dimension universelle à cette péricope centrée sur la conversion du cœur. En définitive, la parabole des deux fils est une invitation pressante à l'authenticité spirituelle. Elle rappelle que l'appartenance au peuple de Dieu ne se mesure pas à la conformité extérieure aux rites ou aux discours, mais à la disposition intérieure du cœur à obéir réellement à la volonté divine. C'est dans le silence du cœur repentant, comme le dit la conclusion de l'article en citant Mt 5,3, que commence le véritable voyage vers le Royaume.
Pharisiens et hérodiens tentent de piéger Jésus en lui demandant s'il faut payer l'impôt à César. Sa réponse — « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu » — déjoue le piège et pose la distinction fondamentale entre autorité civile et souveraineté divine, rappelant que l'homme, portant l'image de Dieu, lui appartient tout entier.
Marc 12.13-17 (Louis Segond S21) :
Ils envoyèrent auprès de Jésus quelques pharisiens et des hérodiens, afin de le prendre au piège de ses propres paroles.Ils vinrent lui dire: «Maître, nous savons que tes paroles sont vraies et que tu ne te laisses influencer par personne, car tu ne regardes pas à l'apparence des gens et tu enseignes le chemin de Dieu en toute vérité. Est-il permis, ou non, de payer l'impôt à l'empereur? Devons-nous payer ou ne pas payer?»Mais Jésus, connaissant leur hypocrisie, leur répondit: «Pourquoi me tendez-vous un piège? Apportez-moi une pièce de monnaie afin que je la voie.»Ils en apportèrent une. Jésus leur demanda: «De qui porte-t-elle l'effigie et l'inscription?» «De l'empereur», lui répondirent-ils.Alors il leur dit: «Rendez à l'empereur ce qui est à l'empereur et à Dieu ce qui est à Dieu.» Et ils furent dans l'étonnement à son sujet.
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La péricope PER294 s'inscrit dans le cadre de la dernière semaine avant l'arrestation de Jésus et traite d'un épisode majeur rapporté par trois évangélistes synoptiques : Matthieu (22.15-22), Marc (12.13-17) et Luc (20.20-26). La scène se déroule dans le parvis du Temple de Jérusalem, le mardi 29 mars de l'an 33, et met en scène une coalition inattendue entre pharisiens et hérodiens, deux groupes pourtant diamétralement opposés dans leurs convictions et leur mode de vie. Les pharisiens sont des religieux conservateurs, attachés à la Loi de Moïse et à la tradition juive, tandis que les hérodiens sont des partisans mondains et matérialistes du régime hérodien, proches des intérêts romains. Ce qui les réunit ici, c'est une haine commune envers Jésus et la volonté de le compromettre publiquement. Leur alliance révèle déjà la gravité de la menace qui pèse sur le Messie à l'approche de sa Passion. Leur stratagème consiste à poser à Jésus une question apparemment simple mais politiquement explosive : est-il permis de payer l'impôt à César ? Le piège est habilement conçu : si Jésus répond par l'affirmative, il s'aliène le peuple juif qui supporte mal la domination romaine et le poids fiscal qu'elle impose. Si en revanche il répond par la négative, il s'expose à une accusation de sédition devant les autorités impériales.
Luc 20.20-26 (Louis Segond S21) :
Ils se mirent à observer Jésus et ils envoyèrent des hommes qui faisaient semblant d'être des justes pour le prendre au piège de ses propres paroles, afin de le livrer au pouvoir et à l'autorité du gouverneur.Ils lui posèrent cette question: «Maître, nous savons que tu parles et enseignes avec droiture et que tu ne tiens pas compte de l'apparence, mais que tu enseignes le chemin de Dieu en toute vérité.Nous est-il permis, ou non, de payer l'impôt à l'empereur?»Jésus discerna leur ruse et leur répondit: «[Pourquoi me tendez-vous un piège?]Montrez-moi une pièce de monnaie. De qui porte-t-elle l'effigie et l'inscription?» «De l'empereur», répondirent-ils.Alors il leur dit: «Rendez donc à l'empereur ce qui est à l'empereur et à Dieu ce qui est à Dieu.»Ils ne purent pas le prendre en défaut dans ce qu'il disait devant le peuple; étonnés de sa réponse, ils gardèrent le silence.
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II
Dans les deux cas, ses adversaires espèrent le faire tomber. Mais Jésus, conscient de leur hypocrisie, retourne la situation avec une sagesse déconcertante. Il demande qu'on lui montre un denier, la pièce romaine servant au paiement de l'impôt. Ce geste est lui-même révélateur : les religieux orthodoxes, qui s'opposaient en principe à l'introduction dans l'enceinte du Temple de pièces portant l'effigie d'un souverain étranger — d'où la présence indispensable des changeurs de monnaie — produisent immédiatement ce denier, montrant ainsi que leurs convictions religieuses s'effacent devant leurs intérêts matériels. L'ironie est cinglante. Devant l'effigie et l'inscription de César gravées sur la pièce, Jésus prononce alors sa réponse célèbre : « Rendez à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. » Cette formule, d'une densité théologique remarquable, déjoue le piège en opérant une distinction essentielle entre les domaines temporel et spirituel, sans les opposer artificiellement. D'un côté, Jésus reconnaît la légitimité de l'autorité civile et les obligations qui en découlent pour le croyant vivant dans le monde. De l'autre, et surtout, il rappelle que l'être humain lui-même, créé à l'image de Dieu selon Genèse 1.26-27, appartient totalement à son Créateur.
Matthieu 22.15-22 (Louis Segond S21) :
Alors les pharisiens allèrent tenir conseil sur les moyens de prendre Jésus au piège de ses propres paroles.Ils envoyèrent vers lui leurs disciples avec les hérodiens. Ils lui dirent: «Maître, nous savons que tes paroles sont vraies et que tu enseignes le chemin de Dieu en toute vérité, sans te laisser influencer par personne, car tu ne regardes pas à l'apparence des personnes.Dis-nous donc ce que tu en penses: est-il permis, ou non, de payer l'impôt à l'empereur?»Mais Jésus, connaissant leur méchanceté, répondit: «Pourquoi me tendez-vous un piège, hypocrites?Montrez-moi la monnaie avec laquelle on paie l'impôt.» Ils lui présentèrent une pièce de monnaie.Il leur demanda: «De qui porte-t-elle l'effigie et l'inscription?»«De l'empereur», lui répondirent-ils. Alors il leur dit: «Rendez donc à l'empereur ce qui est à l'empereur et à Dieu ce qui est à Dieu.»Etonnés de ce qu'ils entendaient, ils le quittèrent et s'en allèrent.
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III
Si la pièce porte l'image de César et doit lui être rendue, l'homme porte l'image de Dieu et doit s'offrir entièrement à Lui. Le débat est ainsi déplacé du terrain politique vers celui de la fidélité du cœur et de l'appartenance spirituelle. Cet enseignement pose les fondements d'une réflexion chrétienne sur les rapports entre foi et citoyenneté, entre autorité divine et autorité humaine. Toute autorité terrestre est subordonnée à la volonté de Dieu et n'a de légitimité que dans cet ordre. Le croyant peut et doit s'acquitter de ses devoirs civiques, mais sans jamais perdre de vue que son appartenance première et ultime est à Dieu. La péricope s'inscrit ainsi dans le fil des affrontements qui jalonnent cette semaine pascale, où les différents groupes religieux et politiques multiplient les tentatives pour discréditer Jésus avant son arrestation. La réponse du Messie ne fait qu'approfondir l'admiration de la foule et l'impuissance de ses adversaires, incapables de le prendre en défaut.
Durant la dernière semaine avant sa Passion, Jésus est interrogé par des docteurs de la Loi sur le plus grand commandement. Il résume toute la Loi en deux principes : aimer Dieu et aimer son prochain. Un scribe sincère reconnaît la justesse de cette réponse, et Jésus lui déclare qu'il n'est pas loin du Royaume. L'article nuance la vision du pharisaïsme et invite à une foi vécue dans l'amour plutôt que dans le légalisme.
Marc 15.43 (Louis Segond S21) :
Joseph d'Arimathée arriva. C'était un membre éminent du conseil, qui attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate pour demander le corps de Jésus.
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La péricope PER296 traite de l'épisode évangélique dans lequel les docteurs de la Loi interrogent Jésus sur le plus grand commandement, un événement situé durant la dernière semaine de la vie publique de Jésus, le mardi 29 mars 33, dans le parvis du Temple de Jérusalem. Cet épisode est rapporté principalement par Matthieu (22.34-40) et Marc (12.28-34), Luc et Jean ne couvrant pas ce passage dans cette synopse particulière. L'article commence par contextualiser les acteurs de cet échange : les docteurs de la Loi, également appelés scribes ou pharisiens. Contrairement aux sadducéens, qui s'étaient montrés davantage hostiles, ces docteurs se présentent comme plus ouverts au dialogue intellectuel. Leur curiosité pour Jésus est suscitée par ses réponses empreintes de sagesse et d'autorité, qui les touchent tout en les déconcertant. L'article souligne une nuance importante entre ces hommes : certains cherchent à mettre Jésus à l'épreuve (comme le précise Matthieu 22.35), tandis que d'autres semblent animés d'une curiosité sincère et d'un désir authentique de comprendre l'enseignement du Messie. Jésus, pleinement conscient de leurs intentions diverses, ne rejette pas leur question mais l'utilise comme une opportunité pour révéler le cœur même de la Loi divine. Il répond en énonçant les deux commandements fondamentaux qui résument toute la Loi et les Prophètes : aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa pensée, et aimer son prochain comme soi-même (Matthieu 22.37-40).
Marc 12.28-34 (Louis Segond S21) :
Un des spécialistes de la loi, qui les avait entendus discuter, vit que Jésus avait bien répondu aux sadducéens. Il s'approcha et lui demanda: «Quel est le premier de tous les commandements?»Jésus répondit: «Voici le premier: Ecoute, Israël, le Seigneur, notre Dieu, est l'unique Seigneuret tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée et de toute ta force.Voici le deuxième: Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n'y a pas d'autre commandement plus grand que ceux-là.»Le spécialiste de la loi lui dit: «Bien, maître. Tu as dit avec vérité que Dieu est unique, qu'il n'y en a pas d'autre que luiet que l'aimer de tout son cœur, de toute son intelligence, [de toute son âme] et de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, c'est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices.»Voyant qu'il avait répondu avec intelligence, Jésus lui dit: «Tu n'es pas loin du royaume de Dieu.» Personne n'osa plus lui poser de questions.
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II
Par cette réponse, Jésus ne conteste pas la validité de la Loi mosaïque mais en révèle l'essence profonde : la véritable piété n'est pas une obéissance mécanique aux préceptes religieux, mais une relation d'amour vivante avec Dieu qui se manifeste nécessairement dans l'amour concret du prochain. L'article met particulièrement en valeur la figure d'un scribe pharisien qui, selon Marc 12.28-34, écoute Jésus avec une sincérité remarquable. Ce docteur reconnaît la justesse des paroles de Jésus et atteste que l'amour surpasse tous les sacrifices et offrandes rituels. En réponse à cette ouverture de cœur, Jésus lui déclare qu'il n'est pas loin du Royaume de Dieu, ce qui constitue une reconnaissance rare et significative de la part du Messie envers un membre des autorités religieuses. Cet épisode offre également l'occasion à l'auteur de nuancer la perception généralement négative du pharisaïsme. L'article rappelle que le terme « pharisien » ne désigne pas nécessairement l'hypocrisie, même si Jésus a souvent dénoncé les dérives de ce groupe. Des figures comme Nicodème, pharisien et membre du Sanhédrin qui dialogua de nuit avec Jésus (Jean 3.1 ; Jean 7.50-51) et participa à sa mise au tombeau (Jean 19.39), ou encore Joseph d'Arimathée, également membre du Sanhédrin et disciple secret de Jésus (Luc 23.50-51 ; Marc 15.43), illustrent qu'au sein même des structures religieuses officielles se trouvaient des âmes ouvertes à la lumière du Messie. Sur le plan théologique, l'article insiste sur le fait que l'enseignement de Jésus place l'amour au centre de toute vie spirituelle authentique.
Matthieu 22.34-40 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens apprirent qu'il avait réduit au silence les sadducéens. Ils se rassemblèrentet l'un d'eux, professeur de la loi, lui posa cette question pour le mettre à l'épreuve:«Maître, quel est le plus grand commandement de la loi?»Jésus lui répondit: «Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toute ta pensée.C'est le premier commandement et le plus grand.Et voici le deuxième, qui lui est semblable: Tu aimeras ton prochain comme toi-même.De ces deux commandements dépendent toute la loi et les prophètes.»
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III
La Loi n'est pas présentée comme une contrainte extérieure mais comme une orientation vers la communion avec Dieu et avec autrui. Aimer Dieu conduit naturellement à aimer l'autre, et l'amour du prochain est la preuve concrète et vérifiable de l'amour de Dieu. En reconnaissant cette vérité, le scribe bienveillant s'approche déjà du Royaume des cieux. L'article conclut en invitant le lecteur à dépasser la simple connaissance religieuse intellectuelle pour entrer dans l'expérience vivante d'un cœur transformé par l'amour divin. Ce passage constitue ainsi non seulement un enseignement sur la Loi, mais un appel à une conversion intérieure profonde, seul véritable accomplissement de la Loi selon le Messie Jésus. La péricope PER296 s'inscrit dans le cadre plus large de la semaine de la Passion, une période de confrontations successives entre Jésus et les différents groupes religieux juifs, chacun cherchant à le prendre en défaut, mais certains trouvant finalement dans ses paroles une lumière inattendue.
Au parvis du Temple de Jérusalem, le mardi avant sa Passion, Jésus interroge les pharisiens sur l'identité du Messie. En citant le Psaume 110, il révèle que le Messie est à la fois Fils de David selon la chair et Seigneur éternel selon sa divinité, confondant ses adversaires qui restent sans réponse. Une affirmation christologique fondamentale sur la double nature de Jésus.
Luc 20.45-47 (Louis Segond S21) :
Tandis que tout le peuple l'écoutait, il dit à ses disciples:«Méfiez-vous des spécialistes de la loi qui aiment se promener en longues robes et être salués sur les places publiques; ils recherchent les sièges d'honneur dans les synagogues et les meilleures places dans les festins;ils dépouillent les veuves de leurs biens tout en faisant pour l'apparence de longues prières. Ils seront jugés plus sévèrement.»
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La péricope 297 intitulée 'La Messianité de Jésus' s'inscrit dans le cadre de la dernière semaine de la vie publique de Jésus, plus précisément le mardi 29 mars 33, au parvis du Temple de Jérusalem. Cette étude synoptique s'appuie principalement sur les textes de Matthieu 23.1-39, Marc 12.38-40 et Luc 20.45-47, tout en intégrant les passages parallèles de Matthieu 22.41-46, Marc 12.35-37 et Luc 20.41-44 pour éclairer la question centrale posée par Jésus sur l'identité du Messie. Depuis plusieurs jours, Jésus enseigne quotidiennement dans le Temple. Les chefs religieux, scribes et pharisiens, animés de jalousie et d'hostilité, tentent à plusieurs reprises de le piéger par des questions destinées à le discréditer aux yeux du peuple. Pourtant, le peuple admire Jésus : il a été témoin de ses miracles, de ses guérisons et des délivrances qu'il accomplit. La foule est également frappée par la manière dont cet homme du peuple, plein d'autorité et dépourvu d'arrogance, répond avec sagesse aux érudits de la Loi sans jamais être mis en défaut. La scène bascule alors : après avoir été longuement interrogé, Jésus prend l'initiative de poser lui-même une question fondamentale.
Jean 8.58 (Louis Segond S21) :
Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham soit né, je suis.»
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II
Matthieu 22.41 souligne explicitement que c'est Jésus qui interpelle les pharisiens devant tout le peuple rassemblé. Sa question est simple mais redoutable : 'Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il fils ?' Les pharisiens répondent sans hésiter : 'De David.' C'est précisément cette réponse que Jésus va retourner contre eux en citant le Psaume 110.1 (ou Psaume 109.1 selon la numérotation grecque) : 'L'Éternel a dit à mon Seigneur : Assis à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.' Jésus soulève alors une tension théologique profonde : si David lui-même appelle le Messie 'mon Seigneur', comment le Messie peut-il être en même temps son descendant ? Cette question révèle une incompréhension fondamentale chez les docteurs de la Loi, qui réduisaient la figure messianique à un héritier royal davidique, un libérateur politique destiné à affranchir Israël du joug romain. Jésus leur dévoile une réalité bien plus haute : le Messie est à la fois Fils de David selon la chair et Seigneur de David par sa nature divine. Cette dualité est explicitement formulée par Paul dans Romains 1.3-4, où il affirme que Jésus est né de la descendance de David selon la chair, mais établi Fils de Dieu avec puissance selon l'Esprit de sainteté. Cette révélation met en lumière la limite de la conception purement terrestre et nationaliste que les autorités religieuses se faisaient du Royaume de Dieu et de son Messie.
Hébreux 1.3-4 (Louis Segond S21) :
Le Fils est le reflet de sa gloire et l'expression de sa personne, il soutient tout par sa parole puissante. Après avoir accompli [au travers de lui-même] la purification de nos péchés, il s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts.Il est ainsi devenu d'autant supérieur aux anges qu'il a hérité d'un nom bien plus remarquable encore que le leur.
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III
Jésus ne vient pas instaurer un royaume politique, mais un règne spirituel dans les cœurs des hommes, comme il l'affirmera lui-même devant Pilate en Jean 18.36 : 'Mon royaume n'est pas de ce monde.' La réaction des adversaires est éloquente : ils restent sans voix. Matthieu 22.46 rapporte que 'nul ne put lui répondre un mot, et depuis ce jour, personne n'osa plus lui proposer de question.' Ce silence collectif des plus grands érudits religieux d'Israël constitue en lui-même un témoignage de la sagesse divine qui transcende toute intelligence humaine. L'article affirme ainsi avec force la doctrine de la double nature du Messie Jésus : pleinement homme en tant qu'héritier de David, et pleinement Dieu en tant que Seigneur éternel assis à la droite du Père, comme l'atteste Hébreux 1.3-4. Cette messianité ne se comprend pas dans les catégories humaines ordinaires. Jésus existe avant Abraham, avant David, de toute éternité, comme il le déclare lui-même en Jean 8.58 : 'Avant qu'Abraham fût, je suis.' La péricope se clôt sur cette affirmation christologique décisive : par cette dernière question adressée aux pharisiens, Jésus ne cherche plus à débattre ni à se défendre — il révèle son identité véritable en tant que Fils de Dieu incarné, Messie souffrant et Seigneur glorifié.
Sur le parvis du Temple de Jérusalem, le mercredi précédant sa Passion, Jésus prononce un sévère réquisitoire contre les scribes et les pharisiens. À travers huit proclamations de 'Malheur à vous !', il dénonce leur hypocrisie, leur orgueil et leur religion de façade, tout en exprimant une profonde douleur pour Jérusalem. Il appelle ses disciples à une foi authentique, humble et au service des autres.
Matthieu 23.1-39 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus s'adressa à la foule et à ses disciplesen disant: «Les spécialistes de la loi et les pharisiens se sont faits les interprètes de Moïse.Tout ce qu'ils vous disent [de respecter], faites-le donc et respectez-le, mais n'agissez pas comme eux, car ils disent et ne font pas.Ils lient des fardeaux pesants et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.Toutes leurs actions, ils les font pour se faire remarquer des hommes. Ainsi, ils portent de grands phylactères et allongent les franges [de leurs vêtements].Ils aiment occuper la meilleure place dans les festins et les sièges d'honneur dans les synagogues.Ils aiment être salués sur les places publiques et être appelés par les hommes ‘Maître, [Maître]’.Mais vous, ne vous faites pas appeler maîtres, car un seul est votre maître, [c'est le Christ,] et vous êtes tous frères.N'appelez personne sur la terre votre père, car un seul est votre Père, c'est celui qui est au ciel.Ne vous faites pas appeler chefs, car un seul est votre chef, c'est le Christ.Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.Celui qui s'élèvera sera abaissé et celui qui s'abaissera sera élevé.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes l'accès au royaume des cieux; vous n'y entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient.»[Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous dépouillez les veuves de leurs biens tout en faisant pour l'apparence de longues prières; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement.]»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un converti et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de l'enfer deux fois pire que vous.»Malheur à vous, conducteurs aveugles! Vous dites: ‘Si quelqu'un jure par le temple, cela ne compte pas, mais si quelqu'un jure par l'or du temple, il est engagé.’Espèces de fous aveugles! Lequel est le plus grand: l'or ou le temple qui consacre l'or?Vous dites encore: ‘Si quelqu'un jure par l'autel, cela ne compte pas, mais si quelqu'un jure par l'offrande qui est sur l'autel, il est engagé.’Espèces de fous aveugles! Lequel est le plus grand: l'offrande ou l'autel qui consacre l'offrande?Celui qui jure par l'autel jure par l'autel et par tout ce qui est dessus,celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui l'habite,et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous versez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin et que vous laissez ce qu'il y a de plus important dans la loi: la justice, la bonté et la fidélité. C'est cela qu'il fallait pratiquer, sans négliger le reste.Conducteurs aveugles! Vous filtrez vos boissons pour éliminer le moucheron, mais vous avalez le chameau.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous nettoyez l'extérieur de la coupe et du plat, alors qu'à l'intérieur ils sont pleins du produit de vos vols et de vos excès.Pharisien aveugle! Nettoie d'abord l'intérieur de la coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne pur.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis qui paraissent beaux de l'extérieur et qui, à l'intérieur, sont pleins d'ossements de morts et de toutes sortes d'impuretés.Vous de même, de l'extérieur, vous paraissez justes aux hommes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et d'injustice.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous construisez les tombeaux des prophètes et que vous décorez les tombes des justes,et vous dites: ‘Si nous avions vécu à l'époque de nos ancêtres, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes.’Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les descendants de ceux qui ont tué les prophètes.Portez donc à son comble la mesure de vos ancêtres!Serpents, race de vipères! Comment échapperez-vous au jugement de l'enfer?C'est pourquoi, je vous envoie des prophètes, des sages et des spécialistes de la loi. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous fouetterez les autres dans vos synagogues et vous les persécuterez de ville en ville,afin que retombe sur vous tout le sang innocent versé sur la terre, depuis le sang d'Abel le juste jusqu'au sang de Zacharie, fils de Bérékia, que vous avez tué entre le temple et l'autel.En vérité je vous le dis, tout cela retombera sur cette génération.»Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés! Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu!Voici que votre maison vous sera laissée désertecar, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez: ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!’»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La péricope PER298 intitulée 'Réquisitoire contre les responsables religieux' constitue un moment charnière de la dernière semaine de Jésus avant son arrestation. Située dans le contexte des affrontements répétés entre le Messie Jésus et les autorités religieuses juives, cette péricope prend place sur le parvis du Temple de Jérusalem, le mercredi 30 mars 33. Elle est attestée principalement dans trois évangiles synoptiques : Matthieu 23.1-39, qui en offre la version la plus complète et détaillée, Marc 12.38-40 et Luc 20.45-47, qui en donnent des versions plus condensées. L'évangile de Jean n'a pas de parallèle direct pour ce passage. Après avoir répondu aux multiples attaques et questions pièges tendus par les chefs religieux, Jésus se retourne vers le peuple et ses disciples pour leur adresser un avertissement solennel : ne pas placer une confiance aveugle dans les responsables religieux, fussent-ils docteurs de la Loi. Ce discours, parfois appelé 'les sept ou huit malheurs', se structure autour de proclamations répétées introduites par la formule : 'Malheur à vous, spécialistes de la Loi !' avec une variation notable : 'Malheur à vous, conducteurs aveugles !'. Ce procédé rhétorique donne au discours une force accusatoire remarquable et solennelle.
Matthieu 23.39 (Louis Segond S21) :
car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez: ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!’»
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II
Jésus cible particulièrement les pharisiens, non par hasard, mais parce que ces derniers auraient dû, en théorie, être les plus proches de l'idéal spirituel qu'il incarne : gardiens de la Loi, défenseurs de la foi, ils étaient censés guider le peuple vers Dieu. Or, au fil des générations, l'accumulation de traditions humaines et d'interprétations secondaires a fini par dénaturer la Parole divine, l'enfermant sous des fardeaux que les maîtres eux-mêmes refusaient de porter. Leur orgueil intellectuel et leur incapacité à se remettre en question les ont conduits à s'opposer de plus en plus violemment à Jésus, jusqu'à conspirer pour le faire mourir. Le Messie Jésus reconnaît néanmoins leur autorité légitime d'enseignants, puisqu'ils siègent dans la chaire de Moïse, et il enjoint le peuple à suivre leur enseignement tout en refusant d'imiter leurs comportements. Car le problème central n'est pas doctrinal mais existentiel : les pharisiens pratiquent une religion de façade, orientée vers la reconnaissance sociale et les honneurs humains. Ils recherchent les premières places dans les synagogues, les salutations publiques et les titres honorifiques, tout en négligeant les fondements essentiels de la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité, selon Matthieu 23.23. Dans les versions plus brèves de Marc et de Luc, Jésus ajoute une accusation particulièrement grave : les scribes 'dévorent les maisons des veuves', c'est-à-dire qu'ils profitent de leur position d'autorité spirituelle pour s'approprier les biens des plus vulnérables, tout en affichant une piété ostentatoire à travers de longues prières publiques.
Matthieu 23.37 (Louis Segond S21) :
»Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés! Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu!
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III
Cette hypocrisie constitue, aux yeux de Jésus, une faute d'autant plus sérieuse qu'elle est commise au nom de Dieu. Le discours se clôt sur une lamentation poignante de Jésus sur Jérusalem, révélant la profondeur de son amour pour son peuple malgré l'incrédulité persistante de ses chefs. Il pleure sur la ville, évoque sa tendresse maternelle à son égard, et annonce à la fois le jugement à venir et une espérance future : 'Vous ne me verrez plus jusqu'à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur' (Matthieu 23.39). Cette tension entre jugement et grâce constitue le cœur théologique de ce passage. Au total, cette péricope délivre un enseignement intemporel : l'appel à une foi authentique, vécue dans l'humilité et le service des autres, par opposition à une religiosité de façade centrée sur l'apparence et la reconnaissance humaine. Jésus ne condamne pas la Loi, mais ceux qui la détournent pour asseoir leur pouvoir. Il appelle ses disciples à la vraie grandeur, celle du service humble : 'Le plus grand parmi vous sera votre serviteur' (Matthieu 23.11).
Le matin de Pâques, des femmes fidèles se rendent au tombeau de Jésus pour compléter les soins funéraires. Elles découvrent la pierre roulée et le tombeau vide. L'article analyse leur fidélité contrastant avec la fuite des apôtres, leur attachement à Jésus, et l'incompréhension générale face aux annonces de résurrection. Une approche synoptique compare Matthieu, Marc, Luc et Jean sur cet événement fondateur.
Matthieu 17.22-23 (Louis Segond S21) :
Pendant qu'ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: «Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes;ils le feront mourir et le troisième jour il ressuscitera.» Ils furent profondément attristés.
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La péricope 365, intitulée 'La pierre est roulée, le tremblement de terre', s'inscrit dans le cadre de la synopse des évangiles et traite du matin de la résurrection de Jésus, tel qu'il est rapporté par les quatre évangélistes : Matthieu (28.1), Marc (16.1-3), Luc (24.1) et Jean (20.1). L'événement se déroule le dimanche 3 avril, très tôt le matin, au tombeau situé près de Jérusalem. L'article commence par replacer cet épisode dans sa continuité chronologique. Après la crucifixion et la mise au tombeau de Jésus, les autorités religieuses, soucieuses d'éviter toute récupération de l'affaire par les partisans de Jésus, avaient demandé à Pilate le placement d'une garde devant le sépulcre — et ce, le jour même du sabbat. Cette décision témoigne de leur préoccupation face aux annonces de résurrection faites par Jésus. La résurrection a lieu le troisième jour selon le comptage inclusif juif, conformément aux Écritures. Le commentaire développe plusieurs thèmes théologiques et historiques essentiels.
Matthieu 27.62-66 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, qui était le jour après la préparation du sabbat, les chefs des prêtres et les pharisiens allèrent ensemble chez Pilateet dirent: «Seigneur, nous nous souvenons que cet imposteur a dit, quand il vivait encore: ‘Après trois jours je ressusciterai.’Ordonne donc que le tombeau soit gardé jusqu'au troisième jour, afin que ses disciples ne viennent pas voler le corps et dire au peuple: ‘Il est ressuscité.’ Cette dernière imposture serait pire que la première.»Pilate leur dit: «Vous avez une garde. Allez-y, gardez-le comme vous le souhaitez!»Ils s'en allèrent et firent surveiller le tombeau par la garde après avoir scellé la pierre.
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II
En premier lieu, la fidélité des femmes est mise en exergue : alors que la majorité des apôtres s'étaient dispersés après l'arrestation de Jésus (Mt 26.56), plusieurs femmes étaient demeurées présentes jusqu'à la crucifixion et à la mise au tombeau (Mt 27.55-56 ; Mc 15.40-41 ; Lc 23.49). Leur comportement contraste fortement avec la défaillance des disciples masculins et souligne leur place centrale parmi les proches de Jésus durant sa Passion. En second lieu, la démarche des femmes au matin de Pâques est présentée comme un acte d'attachement profond plutôt que comme un simple accomplissement d'un rite funéraire. Elles se rendent au tombeau pour apporter des aromates destinés à compléter les soins funèbres du corps (Mc 16.1-2 ; Lc 24.1 ; Jn 20.1). Marie de Magdala, délivrée par Jésus de plusieurs démons (Lc 8.2), figure parmi celles qui l'ont accompagné fidèlement jusqu'à la croix et au tombeau, illustrant une transformation personnelle radicale. Troisièmement, l'article souligne que la résurrection était encore incomprise par les disciples, y compris les femmes. Jésus avait pourtant annoncé à plusieurs reprises sa mort et sa résurrection (Mt 16.21 ; Mt 17.22-23 ; Mt 20.18-19), mais Luc précise que le sens de ces paroles demeurait caché à ses auditeurs (Lc 18.31-34).
Luc 18.31-34 (Louis Segond S21) :
Jésus prit les douze avec lui et leur dit: «Nous montons à Jérusalem et tout ce qui a été écrit par les prophètes au sujet du Fils de l'homme va s'accomplir.En effet, il sera livré aux non-Juifs, on se moquera de lui, on l'insultera, on crachera sur luiet, après l'avoir fouetté, on le fera mourir; le troisième jour il ressuscitera.»Mais les disciples ne comprirent rien à cela: c'était pour eux un langage obscur, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens.
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III
La preuve en est la question que les femmes se posent en chemin : 'Qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du tombeau ?' (Mc 16.3). Cette interrogation révèle qu'elles s'attendaient simplement à trouver le corps de Jésus à l'intérieur du sépulcre, sans anticiper une quelconque résurrection. Quatrièmement, la question de la pierre et de la présence des gardes est abordée. Les femmes semblent ignorer les dispositions prises par les principaux sacrificateurs et les pharisiens. Matthieu mentionne qu'une garde avait été placée devant le tombeau, ce qui soulignera d'autant plus le caractère extraordinaire et surnaturel de la résurrection lorsqu'elles constateront que la pierre a été roulée et que le corps de Jésus a disparu. L'article s'appuie sur une méthodologie synoptique rigoureuse, comparant les récits des quatre évangiles et renvoyant à plusieurs annexes complémentaires : ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN026 sur l'heure de la crucifixion et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Cette approche permet d'ancrer l'événement dans son contexte historique, culturel et chronologique précis, tout en dégageant la signification théologique profonde de la résurrection comme accomplissement des promesses de Jésus et fondement de la foi chrétienne.
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