L'article discute des généalogies de Jésus dans Matthieu et Luc, essentielles pour établir son identité messianique. Matthieu souligne l'héritage royal de Joseph, tandis que Luc s'étend jusqu'à Adam via Marie, soulignant la mission universelle de Jésus.
Matthieu 1.1-17 (Louis Segond S21) :
Voici la généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham.Abraham eut pour fils Isaac; Isaac eut Jacob; Jacob eut Juda et ses frères;Juda eut Pérets et Zérach de Tamar; Pérets eut Hetsrom; Hetsrom eut Aram;Aram eut pour fils Aminadab; Aminadab eut Nachshon; Nachshon eut Salmon;Salmon eut Boaz de Rahab; Boaz eut Obed de Ruth;Obed eut pour fils Isaï; Isaï eut David.Salomon eut pour fils Roboam; Roboam eut Abija; Abija eut Asa;Asa eut pour fils Josaphat; Josaphat eut Joram; Joram eut Ozias;Ozias eut pour fils Jotham; Jotham eut Achaz; Achaz eut Ezéchias;Ezéchias eut pour fils Manassé; Manassé eut Amon; Amon eut Josias;Josias eut pour descendants Jéconias et ses frères, à l'époque de la déportation à Babylone.Après la déportation à Babylone, Jéconias eut pour fils Shealthiel; Shealthiel eut Zorobabel;Zorobabel eut pour fils Abiud; Abiud eut Eliakim; Eliakim eut Azor;Azor eut pour fils Sadok; Sadok eut Achim; Achim eut Eliud;Eliud eut pour fils Eléazar; Eléazar eut Matthan; Matthan eut Jacob;Jacob eut pour fils Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qu'on appelle le Christ.Il y a donc en tout 14 générations depuis Abraham jusqu'à David, 14 générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone et 14 générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.
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L'article "ANN010 - Les deux généalogies du Messie Jésus" explore les raisons théologiques et historiques des différences entre les généalogies de Jésus Christ présentées dans les Évangiles selon Matthieu et Luc. Les généalogies étaient cruciales au 1er siècle pour établir l'ascendance royale ou sacerdotale d'une personne en Israël. Matthieu et Luc présentent tous deux des lignées pour légitimer la revendication de Jésus en tant que Messie.
Luc 3.23-38 (Louis Segond S21) :
Jésus avait environ 30 ans lorsqu'il commença son ministère. Il était, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli,fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph,fils de Mattathias, fils d'Amos, fils de Nahum, fils d'Esli, fils de Naggaï,fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Sémeï, fils de Josech, fils de Joda,fils de Joanan, fils de Rhésa, fils de Zorobabel, fils de Shealthiel, fils de Néri,fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils d'Er,fils de Joses, fils d'Eliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi,fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Eliakim,fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David,fils d'Isaï, fils d'Obed, fils de Booz, fils de Salmon, fils de Nachshon,fils d'Aminadab, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Hetsrom, fils de Pérets, fils de Juda,fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor,fils de Seruch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala,fils de Kaïnam, fils d'Arpacshad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech,fils de Mathusala, fils d'Hénoc, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan,fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.
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II
Matthieu adresse sa généalogie aux Juifs et met l'accent sur l'héritage royal de Joseph, partant d'Abraham jusqu'à David, puis jusqu'à Joseph, légitimant le titre de Messie de Jésus par l'intermédiaire de son père légal. Luc, pour sa part, pourrait se baser sur une lignée différente qui aurait pu être partagée par Marie, élaborant une généalogie qui s'étend jusqu'à Adam, soulignant ainsi l'universalité de la mission de Jésus. Ces différences illustrent l'importance des rôles des lignées dans la société juive de l'époque et amplifient le message théologique sur l'identité messianique de Jésus.
L'article analyse l'étoile de Bethléem dans l'Évangile de Matthieu, questionnant sa nature symbolique ou réelle. Il décrit comment les Mages, grâce à leurs compétences astronomiques, pourraient avoir observé un phénomène discret. Le mouvement de l'étoile est interprété selon la vision antique du mouvement céleste, sans nécessiter d'interprétation surnaturelle.
Matthieu 2.9-11 (Louis Segond S21) :
Après avoir entendu le roi, ils partirent. L'étoile qu'ils avaient vue en Orient allait devant eux jusqu'au moment où, arrivée au-dessus de l'endroit où était le petit enfant, elle s'arrêta.Quand ils aperçurent l'étoile, ils furent remplis d'une très grande joie.Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent. Ensuite, ils ouvrirent leurs trésors et lui offrirent en cadeau de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
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L'article explore la signification et l'origine de l'étoile de Bethléem, mentionnée uniquement dans l'Évangile de Matthieu, en tant que signe céleste associé à la naissance de Jésus. Il commence par introduire l'idée que dans l'Antiquité, les phénomènes célestes étaient souvent vus comme des signes prophétiques, et examine si l'étoile de Bethléem pourrait être un phénomène réel ou une construction symbolique. L'article reconnaît que le terme grec pour étoile, «ἀστήρ», couvrait une large gamme de corps célestes et invite à une interprétation prudente.
Matthieu 2.9-11 (Louis Segond S21) :
Après avoir entendu le roi, ils partirent. L'étoile qu'ils avaient vue en Orient allait devant eux jusqu'au moment où, arrivée au-dessus de l'endroit où était le petit enfant, elle s'arrêta.Quand ils aperçurent l'étoile, ils furent remplis d'une très grande joie.Ils entrèrent dans la maison, virent le petit enfant avec Marie, sa mère, se prosternèrent et l'adorèrent. Ensuite, ils ouvrirent leurs trésors et lui offrirent en cadeau de l'or, de l'encens et de la myrrhe.
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II
Le récit de Matthieu est étudié; il mentionne des Mages qui voient l'étoile et l'interprètent comme un guide vers le lieu de naissance de Jésus. Les Mages observant ce phénomène suggèrent une compétence particulière en astronomie. L'article poursuit avec une analyse des faits rapportés, soulignant que le phénomène était probablement discret et nécessitait des compétences spécifiques pour être interprété.
Matthieu 2.1-2 (Louis Segond S21) :
Jésus naquit à Bethléhem en Judée, à l'époque du roi Hérode. Or, des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalemet dirent: «Où est le roi des Juifs qui vient de naître? En effet, nous avons vu son étoile en Orient et nous sommes venus pour l'adorer.»
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III
Le déplacement apparent de l'étoile, mentionné par Matthieu, est analysé comme un mouvement apparent des astres dû à la rotation de la Terre, plutôt qu'un mouvement autonome. L'article conclut que l'éventuel arrêt de l'étoile pourrait être lié à la manière dont les objets célestes semblent s'immobiliser à certains moments dans leur trajectoire apparente.
L'article analyse le voyage en Égypte de la Sainte Famille selon Matthieu, et son absence chez Luc. Il explore les implications théologiques et historiques de cette divergence et propose une complémentarité des récits évangéliques.
Matthieu 2.13-15 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils furent partis, un ange du Seigneur apparut dans un rêve à Joseph et dit: «Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu'à ce que je te parle, car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire mourir.»Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère et se retira en Egypte.Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: J'ai appelé mon fils à sortir d'Egypte.
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L'article "ANN016 - Le voyage en Egypte" explore le récit de la fuite en Égypte de Joseph, Marie et Jésus comme présenté dans l'Évangile selon Matthieu. Il met l'accent sur l'absence de ce récit dans les autres Évangiles, en particulier celui de Luc, qui rapporte un retour direct à Nazareth après les prescriptions légales. Le texte examine les implications historiques et théologiques de ces différences, tout en suggérant une possibilité de complémentarité plutôt que de contradiction entre les récits évangéliques.
Luc 2.39 (Louis Segond S21) :
Après avoir accompli tout ce que prescrivait la loi du Seigneur, Joseph et Marie retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville.
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II
L'étude se penche sur les motivations des évangélistes dans leur choix de contenu, considérant les besoins spécifiques de leurs publics respectifs, tels que le lien entre les événements et les Écritures prophétiques pour Matthieu et une narration synthétique et accessible pour Luc. En fin de compte, l'article appelle à une analyse approfondie pour comprendre les raisons et les circonstances de la fuite en Égypte, tout en soulignant la diversité rédactionnelle des évangiles.
L'article explore les divergences entre Matthieu, Marc et Luc sur la mission des apôtres, soulignant les nuances linguistiques et la différence d'audience. Matthieu déconseille l'acquisition de nouvelles possessions; Marc préconise de n'emporter que le strict nécessaire, clarifiant une contradiction apparente.
Marc 6.8 (Louis Segond S21) :
Il leur recommanda de ne rien prendre pour le voyage, sauf un bâton, de n'avoir ni pain, ni sac, ni argent dans la ceinture,
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L'article 'Le bâton et les sandales des apôtres' explore les instructions apparemment contradictoires de Jésus à ses apôtres, comme rapporté par les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Jésus envoie ses apôtres prêcher en Galilée, leur disant de ne pas s'encombrer de biens matériels. Matthieu 10,10 affirme que les apôtres ne doivent pas prendre de bâton ni de sandales, suggérant une confiance totale dans la providence de Dieu et le soutien des nouveaux convertis.
Matthieu 10.10 (Louis Segond S21) :
ni sac pour le voyage, ni deux chemises, ni sandales, ni bâton, car l'ouvrier mérite sa nourriture.
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II
Contradictoirement, Marc 6,8 les invite à emporter ces objets, une contradiction apparente mais clarifiée par les nuances linguistiques : le verbe grec utilisé par Matthieu signifie « acquérir », tandis que celui de Marc implique « emporter » ce qu'on possédait déjà. Ainsi, Matthieu conseille de ne pas acheter de nouvelles possessions, tandis que Marc se concentre sur le fait de voyager seulement avec l'essentiel. Les divergences sont attribuées aux destinataires distincts des Évangiles — juifs pour Matthieu, non-juifs pour Marc — influençant leur approche du message.
Marc 6.8 (Louis Segond S21) :
Il leur recommanda de ne rien prendre pour le voyage, sauf un bâton, de n'avoir ni pain, ni sac, ni argent dans la ceinture,
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III
L'article souligne l'évolution temporelle de la rédaction des Évangiles, Matthieu précédant Marc, et Luc compilant plus tard. Ces écritures, bien que divergentes, expriment un même appel à la foi et à la dépendance envers la communauté chrétienne naissante.
L'article analyse et harmonise les récits de la résurrection de Jésus dans les Évangiles, se concentrant sur Matthieu. Il explique les variations comme des différences de témoignages plutôt que de contradictions, et met en avant les aspects surnaturels et le rôle des femmes comme premiers témoins.
L'article "ANN107 - Harmonie des textes sur la résurrection" propose une harmonisation des récits évangéliques concernant la résurrection du Messie Jésus. Les Évangiles présentent le même événement sous différents points de vue, chacun mettant l'accent sur certains détails ou personnages. Cette variété de récits peut parfois donner l'impression de contradictions, mais elle reflète plutôt la diversité des témoignages et l'objectif propre à chaque évangéliste.
II
L'article cherche à reconstruire une chronologie cohérente à partir des faits évoqués dans les Évangiles. Un accent particulier est mis sur le récit de Matthieu, qui, selon l'auteur, met en avant les manifestations surnaturelles entourant la résurrection, comme le tremblement de terre, l'ange apparaissant aux femmes ou la tentative des autorités religieuses d'expliquer la disparition du corps. Matthieu valorise aussi le rôle des femmes en tant que premiers témoins de la résurrection.
III
L'étude analytique est appuyée par des références bibliques et d'autres documents pour offrir une vue d'ensemble rigoureuse des événements relatés.
L'article explore l'apparente contradiction sur le père de Joseph, le mari de Marie, entre Matthieu et Luc. Il propose que Matthieu présente la lignée de Joseph et Luc celle de Marie, résolvant ainsi la divergence. Cela montre la cohérence et la complémentarité des Évangiles.
Deutéronome 25.5-6 (Louis Segond S21) :
»*Lorsque des frères habiteront ensemble et que l'un d'eux mourra sans laisser d'enfant, la femme du défunt ne se mariera pas en dehors de la famille avec un étranger. C'est son beau-frère qui s'unira à elle, la prendra pour femme et l'épousera comme beau-frère.Le premier-né qu'elle mettra au monde succédera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d'Israël.
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L'article examiné se concentre sur une apparente contradiction biblique concernant l'identité du père de Joseph, l'époux de Marie. Selon l'Évangile de Matthieu (Matthieu 1.16), Joseph est le fils de Jacob, tandis que l'Évangile de Luc (Luc 3.23) le décrit comme le fils d'Héli. Cette divergence a suscité de nombreuses discussions parmi les théologiens et les érudits bibliques.
Luc 3.23 (Louis Segond S21) :
Jésus avait environ 30 ans lorsqu'il commença son ministère. Il était, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli,
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II
L'article propose une explication harmonieuse qui résout cette contradiction en considérant que Matthieu présente la généalogie de Joseph, et Luc celle de Marie. Jacob serait donc le père biologique de Joseph, tandis qu'Héli serait le père de Marie, faisant de lui le beau-père de Joseph. Cette interprétation repose sur le fait que dans les langues sémitiques anciennes, les termes de parenté avaient un sens plus large, incluant les relations par mariage.
Luc 3.23-38 (Louis Segond S21) :
Jésus avait environ 30 ans lorsqu'il commença son ministère. Il était, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli,fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph,fils de Mattathias, fils d'Amos, fils de Nahum, fils d'Esli, fils de Naggaï,fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Sémeï, fils de Josech, fils de Joda,fils de Joanan, fils de Rhésa, fils de Zorobabel, fils de Shealthiel, fils de Néri,fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils d'Er,fils de Joses, fils d'Eliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi,fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Eliakim,fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David,fils d'Isaï, fils d'Obed, fils de Booz, fils de Salmon, fils de Nachshon,fils d'Aminadab, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Hetsrom, fils de Pérets, fils de Juda,fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor,fils de Seruch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala,fils de Kaïnam, fils d'Arpacshad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech,fils de Mathusala, fils d'Hénoc, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan,fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.
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III
En outre, l'article souligne que la diversité des généalogies répond à des objectifs différents : Matthieu s'adresse principalement à un public juif et met en avant la lignée royale de Jésus par Salomon, alors que Luc montre l'enracinement universel de Jésus en remontant par une branche différente, celle de Nathan. En fin de compte, l'article conclut que malgré leurs apparentes différences, les deux généalogies sont complémentaires et cohérentes avec l'ensemble du message biblique.
Cet article explore la contradiction apparente entre Matthieu 1:8 et 2 Chroniques 26:1 concernant la paternité d'Osias. Bien que Matthieu nomme Joram comme père d'Osias, 2 Chroniques indique qu'il s'agit d'Amaziah. Le terme 'fils' peut désigner un descendant éloigné, et les généalogies de Matthieu sont abrégées pour des raisons théologiques.
Jean 17.17 (Louis Segond S21) :
Consacre-les par ta vérité! Ta parole est la vérité.
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L'article discute de la contradiction apparente dans les généalogies bibliques concernant la filiation d'Osias. Présentée sur le site Islamland, cette question aborde les différences entre l'Évangile de Matthieu et le livre des Chroniques. Matthieu 1:8 semble indiquer que Joram est le père d'Osias, tandis que 2 Chroniques 26:1 affirme qu'Amaziah est son père.
2 Chroniques 26.1 (Louis Segond S21) :
Tout le peuple de Juda prit Ozias, âgé de 16 ans, et le proclama roi à la place de son père Amatsia.
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II
Cependant, l'article explique que cette différence n'est pas une contradiction stricte. Le terme hébreu pour 'fils' peut désigner non seulement un descendant direct, mais aussi un descendant plus éloigné dans la même lignée. Les généalogies, en particulier celles de Matthieu, sont des représentations abrégées, omettant délibérément certaines générations pour des raisons théologiques et mnémotechniques.
Jean 17.17 (Louis Segond S21) :
Consacre-les par ta vérité! Ta parole est la vérité.
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III
Ainsi, Joram est un ancêtre de la lignée royale de Juda, et non pas nécessairement le père direct d'Osias. Cette approche est courante dans la construction des généalogies bibliques, qui utilisent souvent les conventions littéraires de leur temps. La fiabilité du texte biblique reste, selon cet article, intacte malgré les apparentes incohérences.
L'article explore une contradiction apparente dans la Bible concernant la paternité de Jéchonias entre Matthieu et les Chroniques. En analysant ces perspectives, il montre qu'il s'agit de différences dans la présentation des généalogies, sans véritables contradictions.
2 Rois 24.6 (Louis Segond S21) :
Jojakim se coucha avec ses ancêtres. Son fils Jojakin devint roi à sa place.
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Cet article examine une apparente contradiction dans la Bible concernant la paternité de Jéchonias, un sujet d'intérêt pour ceux qui étudient les généalogies bibliques. Selon l'Évangile selon Matthieu (Matthieu 1.8), Jéchonias est engendré par Joram, tandis que dans les Chroniques (1 Chroniques 3.16), son père est affiché comme Jojakim. L'auteur analyse ces passages pour déterminer s'ils se contredisent réellement ou s'ils représentent simplement deux perspectives différentes de la même lignée familiale.
1 Chroniques 3.16 (Louis Segond S21) :
Fils de Jojakim: Jéconias et Sédécias.
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II
Matthieu, en raison de son objectif théologique, présente une généalogie structurée en séries de quatorze générations, une méthode qui implique des omissions d'ancêtres intermédiaires non essentiels au message théologique. En revanche, les Chroniques offrent une généalogie historiquement exhaustive. Cette différence est expliquée par la flexibilité du mot 'engendrer', qui dans le cadre biblique peut être interprété comme 'être l'ancêtre de' plutôt que le père immédiat.
1 Chroniques 1.1 (Louis Segond S21) :
Il y eut Adam, Seth, Enosh,
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III
L'analyse conclut que ces deux perspectives sont complémentaires, illustrant un style littéraire varié qui enrichit la compréhension des Écritures sans contradiction véritable. Par cette approche détaillée des différences textuelles, l'article montre comment ces narrations distinctes peuvent coexister pour fournir une vue d'ensemble plus complète de la spiritualité et de l'héritage biblique.
L'article examine le décalage apparent entre treize et quatorze générations annoncées dans Matthieu 1.17, résolu par l'inclusion de Marie dans la généalogie. Cela reflète une intention théologique où le Messie n'est pas engendré par un homme mais conçu du Saint-Esprit, restaurant ainsi la cohérence des Écritures.
Matthieu 1.17 (Louis Segond S21) :
Il y a donc en tout 14 générations depuis Abraham jusqu'à David, 14 générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone et 14 générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.
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L'article explore la question du nombre exact de générations mentionnées par Matthieu dans l'Évangile, en particulier celles entre l'exil babylonien et le Christ. Matthieu 1.17 déclare quatorze générations, mais un décompte rigoureux en révèle seulement treize, suscitant une apparente contradiction. L'article clarifie cette confusion en soulignant que les généalogies bibliques sont souvent sélectives, omettant certains noms pour symboliser certains concepts ou figures-clés.
Matthieu 1.17 (Louis Segond S21) :
Il y a donc en tout 14 générations depuis Abraham jusqu'à David, 14 générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone et 14 générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.
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II
La généalogie structurée en trois séries de quatorze générations met en évidence une intention symbolique de Matthieu, avec le chiffre quatorze représentant plénitude et accomplissement. La clé réside dans la figure de Marie, qui, contrairement à la tradition d'engendrement, est présentée comme la mère de Jésus dans Matthieu 1.16. Son inclusion permet de restaurer le compte des quatorze générations, soulignant une orientation théologique où le Messie est conçu du Saint-Esprit, non engendré par Joseph.
Genèse 2.2-3 (Louis Segond S21) :
Le septième jour, Dieu mit un terme à son travail de création. *Il se reposa de toute son activité le septième jour.Dieu bénit le septième jour et en fit un jour saint, parce que ce jour-là il se reposa de toute son activité, de tout ce qu'il avait créé.
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III
Par conséquent, ce qui apparaît comme une lacune devient une démonstration de la cohérence et harmonie biblique, mettant en lumière le rôle unique de Marie dans ce récit généalogique.
L'article CTD011 répond à une prétendue contradiction sur le nombre d'animaux lors de l'entrée de Jésus à Jérusalem. Marc et Luc mentionnent un ânon, Matthieu une ânesse et son ânon. L'auteur montre qu'il ne s'agit pas d'une contradiction mais d'une différence de focalisation : Matthieu, écrivant pour un public juif, souligne l'accomplissement littéral de la prophétie de Zacharie 9.9. Jésus n'a monté qu'un seul animal, l'ânon, mais la présence de l'ânesse est mentionnée pour son contexte prophétique et pratique.
Jean 12.16 (Louis Segond S21) :
Sur le moment, ses disciples ne comprirent pas ce qui se passait, mais, lorsque Jésus fut dans sa gloire, ils se souvinrent que ces choses étaient écrites à son sujet et qu'on les avait faites pour lui.
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L'article CTD011 aborde une prétendue contradiction biblique soulevée par le site islamland.com (référence numéro 36), portant sur le nombre d'animaux utilisés lors de l'entrée triomphale de Jésus à Jérusalem. La question posée est la suivante : Jésus est-il monté sur un seul animal ou sur deux ? D'un côté, les évangiles de Marc (11.7) et de Luc (19.34-35) mentionnent un seul animal, un ânon, sur lequel les disciples placèrent leurs vêtements avant d'y faire monter Jésus. De l'autre côté, l'évangile de Matthieu (21.7) évoque deux animaux : une ânesse et son ânon, sur lesquels les disciples disposèrent également leurs vêtements. L'article démontre que cette divergence apparente n'est pas une véritable contradiction, mais une différence de focalisation narrative et théologique entre les évangélistes. Marc et Luc concentrent leur récit sur l'essentiel : Jésus monte sur un ânon pour entrer à Jérusalem, accomplissant ainsi la prophétie messianique. Leur objectif est de mettre en valeur cet accomplissement sans s'attarder sur des détails secondaires. Matthieu, quant à lui, écrit principalement pour un public juif et cherche à établir de manière explicite et littérale le lien avec les Écritures de l'Ancien Testament.
Esaïe 62.11 (Louis Segond S21) :
Voici ce que l'Eternel annonce aux extrémités de la terre:
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II
Il fait référence à la prophétie de Zacharie 9.9 (« Voici, ton roi vient à toi, monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse »), ainsi qu'à Ésaïe 62.11. En mentionnant les deux animaux, Matthieu rend compte de façon plus précise du contexte prophétique, incluant la présence de l'ânesse aux côtés de son petit. L'article précise que la mention des deux animaux chez Matthieu ne signifie aucunement que Jésus aurait monté les deux simultanément ou successivement. Le texte indique que les disciples placèrent leurs vêtements sur les deux animaux et « le firent asseoir dessus ». Cette expression, analysée avec soin, peut se référer aux vêtements placés sur les animaux plutôt qu'aux animaux eux-mêmes, indiquant que Jésus s'assit sur l'ânon recouvert de manteaux. Cette interprétation est cohérente avec les récits de Marc et de Luc. Un autre élément d'explication pratique est avancé : l'ânon, étant jeune et encore dépendant de sa mère, aurait été plus facilement guidé et conduit en étant accompagné de l'ânesse. La présence de l'ânesse répondait donc à une nécessité logistique, même si elle n'était pas la monture de Jésus.
Matthieu 21.7 (Louis Segond S21) :
Ils amenèrent l'ânesse et l'ânon, mirent leurs vêtements sur eux, et Jésus s'assit dessus.
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III
Ce détail concret est retenu par Matthieu précisément parce qu'il enrichit la correspondance avec la prophétie vétérotestamentaire. L'article souligne également que les disciples, en exécutant les instructions de Jésus, agissaient dans l'obéissance immédiate sans percevoir sur le moment la pleine portée prophétique de leurs actes. Ce n'est que plus tard qu'ils comprirent la signification de cet événement, comme le rapporte Jean 12.16. En conclusion, l'auteur établit clairement qu'il n'existe aucune contradiction entre les récits évangéliques. Jésus n'est monté que sur un seul animal, l'ânon, comme l'attestent Marc et Luc. La mention des deux animaux chez Matthieu constitue un apport complémentaire et théologiquement motivé, destiné à mettre en évidence l'accomplissement précis des prophéties messianiques. Chaque évangéliste présente le même événement avec des intentions narratives et théologiques qui lui sont propres, ce qui explique les différences de détail sans engendrer de contradiction réelle. L'article renvoie également à l'annexe ANN010 sur les deux généalogies pour des informations complémentaires, et s'inscrit dans une série consacrée à l'examen des prétendues contradictions bibliques.
L'article explore la supposée contradiction entre deux versions bibliques sur le figuier maudit par Jésus dans les Évangiles de Matthieu et Marc, trouvant une complémentarité dans leurs perspectives.
Marc 11.20-21 (Louis Segond S21) :
Le lendemain matin, en passant, les disciples virent le figuier: il était desséché jusqu'aux racines.Se rappelant ce qui s'était passé, Pierre dit à Jésus: «Maître, regarde, le figuier que tu as maudit est desséché.»
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L'article traite de la prétendue contradiction entre deux récits évangéliques concernant le figuier maudit par Jésus. Dans l'Évangile de Matthieu, le figuier se dessèche apparemment immédiatement après que Jésus le maudit, ce qui souligne la puissance instantanée de la parole de Jésus. Matthieu 21:19-20 indique que Jésus a maudit le figuier et que celui-ci s'est immédiatement desséché, ce qui a étonné les disciples.
Marc 11.12-14 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, comme ils quittaient Béthanie, Jésus eut faim.Il aperçut de loin un figuier qui avait des feuilles et alla voir s'il y trouverait quelque chose, mais quand il se fut approché, il ne trouva que des feuilles, car ce n'était pas la saison des figues.Alors Jésus prit la parole et lui dit: «Que plus jamais personne ne mange de ton fruit!» Et ses disciples l'entendirent.
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II
En revanche, l'Évangile de Marc présente un déroulement différent où la constatation du dessèchement par les disciples n'a lieu que le lendemain. Marc 11:12-14 et Marc 11:20-21 montrent comment Jésus a maudit le figuier un matin, mais la preuve visible n'a été observée que le lendemain. L'article conclut que ces deux récits ne sont pas contradictoires mais complémentaires.
Matthieu 21.18-20 (Louis Segond S21) :
Le lendemain matin, en retournant à la ville, il eut faim.Il vit un figuier sur le bord du chemin et s'en approcha, mais il n'y trouva que des feuilles. Il lui dit: «Que jamais plus tu ne portes de fruit!» Le figuier sécha immédiatement.Voyant cela, les disciples furent étonnés et dirent: «Comment ce figuier a-t-il pu devenir immédiatement sec?»
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III
Matthieu met l'accent sur la puissance immédiate de la parole de Jésus, tandis que Marc offre un aperçu chronologique des événements. L'article propose une analyse qui montre que le figuier a commencé à se dessécher dès que Jésus l'a maudit, mais l'état complet de dessèchement n'a été remarquée par les disciples que le jour suivant.
Cet article examine la mort de Judas Iscariote, décrite différemment dans Matthieu et les Actes. Bien que ces récits semblent contradictoires, une lecture combinée montre qu'ils se complètent. Matthieu parle de la pendaison de Judas, tandis que les Actes décrivent la chute de son corps, formant un récit cohérent.
Actes des apôtres 1.18 (Louis Segond S21) :
Cet homme a acheté un champ avec le salaire du crime; il y est tombé en avant, s'est éventré et toutes ses entrailles sont sorties.
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Cet article aborde la question de la mort de Judas Iscariote telle que décrite dans les Évangiles selon Matthieu et dans le livre des Actes des Apôtres. Les versets concernés semblent présenter une contradiction. Matthieu mentionne que Judas, pris de remords après sa trahison de Jésus, se pend après avoir jeté les pièces d'argent dans le temple.
Matthieu 27.5 (Louis Segond S21) :
Judas jeta les pièces d'argent dans le temple, se retira et alla se pendre.
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II
En revanche, le livre des Actes décrit sa mort comme une chute où il « tomba la tête la première et éclata au milieu ». Les auteurs de l'article s'efforcent d'expliquer cette apparente contradiction en suggérant une lecture harmonieuse des deux récits. Selon cette interprétation, Matthieu relate l'acte de suicide, tandis que Luc, l'auteur des Actes, décrit l'état et la découverte du corps après la pendaison, possiblement dans une vallée rocheuse proche de Jérusalem.
Actes des apôtres 1.18 (Louis Segond S21) :
Cet homme a acheté un champ avec le salaire du crime; il y est tombé en avant, s'est éventré et toutes ses entrailles sont sorties.
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III
Les auteurs soulignent l'usage fréquent dans la Bible de récits parallèles donnant des perspectives différentes sur le même événement, tout en restant cohérents lorsqu'ils sont analysés ensemble.
L'article analyse pourquoi "Le champ du sang" est nommé ainsi, se basant sur les récits de Matthieu et des Actes. Ces récits ne se contredisent pas mais offrent des perspectives théologiques et populaires: l'achat avec le "prix du sang" et la mort de Judas.
Marc 1.2-3 (Louis Segond S21) :
conformément à ce qui est écrit dans les prophètes: Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.C'est la voix de celui qui crie dans le désert: ‘Préparez le chemin du Seigneur, rendez ses sentiers droits.’
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L'article "CTD032 - Le champ du sang ?" explore les raisons derrière le nom "champ du sang" dans la Bible, se concentrant sur les deux explications apparemment contradictoires trouvées dans les Évangiles et le livre des Actes des Apôtres. Dans Matthieu 27:8, le champ est appelé ainsi parce qu'il a été acheté avec le "prix du sang", l'argent donné à Judas pour trahir Jésus. Actes 1:19, quant à lui, relie le nom au décès violent de Judas dans ce champ.
Matthieu 27.9-10 (Louis Segond S21) :
Alors s'accomplit ce que le prophète Jérémie avait annoncé: Ils ont pris les 30 pièces d'argent, la valeur à laquelle il a été estimé par les Israélites,et ils les ont données pour le champ du potier, comme le Seigneur me l'avait ordonné.
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II
L'auteur clarifie que ces explications ne se contredisent pas mais représentent des dimensions théologiques et populaires différentes de l'événement. L'achat du terrain avec l'argent impur de la trahison est vu comme un accomplissement prophétique associé à Jérémie et Zacharie, alors que pour le peuple de Jérusalem, la mort de Judas était une évidence plus immédiate. Ainsi, Matthieu et Luc offrent des perspectives complémentaires pour expliquer le nom du champ, enrichissant la compréhension globale de cet événement biblique.
L'article discute de l'identité du disciple Matthieu, également appelé Lévi dans certains Évangiles. Il explique que cette variation de nom est due aux pratiques onomastiques du 1er siècle, où les gens avaient souvent plusieurs noms selon les contextes sociaux et religieux.
Marc 2.14 (Louis Segond S21) :
En passant, il vit Lévi, fils d'Alphée, assis au bureau des taxes. Il lui dit: «Suis-moi.» Lévi se leva et le suivit.
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L'article "CTD037 - Le vrai nom de Matthieu ?" explore la question de l'identité du collecteur d'impôts appelé par Jésus à devenir son disciple. Selon l'Évangile de Matthieu, ce disciple est nommé Matthieu, tandis que dans les Évangiles de Marc et Luc, il est désigné sous le nom de Lévi. L'auteur argumente que cette différence n'est pas une contradiction mais un reflet des pratiques onomastiques du 1er siècle, où des individus pouvaient porter plusieurs noms selon les contextes.
Matthieu 9.9 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là. En passant, il vit un homme assis au bureau des taxes et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit: «Suis-moi.» Cet homme se leva et le suivit.
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II
Lévi, fils d'Alphée, serait son nom d'origine, tandis que Matthieu, signifiant "don de Dieu", serait le nom adopté après sa conversion, symbolisant sa nouvelle identité spirituelle. Le texte présente également les raisons pour lesquelles les différents Évangiles auraient utilisé l'un ou l'autre de ces noms. En conclusion, l'article souligne que Matthieu et Lévi sont la même personne, connue différemment selon les milieux culturels et les traditions orales circulant au sein des premières communautés chrétiennes.
L'article examine deux récits évangéliques de la deuxième prière de Jésus au jardin de Gethsémané. Matthieu détaille une formulation précise alors que Marc résume avec l'essence même de la prière. Les deux versions illustrent un message fondamental unique et complémentaire sur la volonté de Jésus de suivre la volonté de Dieu.
Marc 14.39 (Louis Segond S21) :
Il s'éloigna de nouveau et fit la même prière.
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Quels étaient les mots de la deuxième prière de Jésus ?
I
L'article aborde la quarantième question ou contradiction biblique du site Islamland. Cette interrogation concerne la deuxième prière de Jésus, décrite par deux Évangiles, Matthieu et Marc. On y découvre que Matthieu et Marc décrivent le même événement, mais avec des nuances distinctes dans leur narration.
Matthieu 26.42 (Louis Segond S21) :
Il s'éloigna une deuxième fois et fit cette prière: «Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne [de moi] sans que je la boive, que ta volonté soit faite!»
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II
Selon Marc, la deuxième prière de Jésus au jardin de Gethsémané n'est pas décrite avec des mots spécifiques, mais il précise qu'elle est similaire à sa première prière (Marc 14.33-36, Marc 14.39). Matthieu, cependant, fournit explicitement les paroles de cette prière : « Mon Père, s’il n’est pas possible que cette coupe s’éloigne sans que je la boive, que ta volonté soit faite » (Matthieu 26.42). L'article montre comment ces deux récits ne sont pas en contradiction.
Marc 14.39 (Louis Segond S21) :
Il s'éloigna de nouveau et fit la même prière.
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III
En fait, selon l'analyse fournie, Marc offre un résumé en montrant l'esprit de la prière de Jésus, centrée sur la soumission à la volonté divine, tandis que Matthieu donne une version plus détaillée. La divergence stylistique entre les deux apôtres met en lumière la richesse de leurs témoignages complémentaires, plutôt que des contradictions, se concentrant sur le même message fondamental de la mission de Jésus : son acceptation du sacrifice à venir et son obéissance divine.
L'article examine si les Évangiles de Matthieu et Jean se contredisent sur la rencontre de Marie de Magdala avec Jésus ressuscité. En réalité, ils rapportent deux épisodes distincts qui se complètent, enrichissant ainsi la compréhension de la résurrection.
Matthieu 28.9 (Louis Segond S21) :
Et voici que Jésus vint à leur rencontre et dit: «Je vous salue.» Elles s'approchèrent, s'agrippèrent à ses pieds et se prosternèrent devant lui.
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La première rencontre de Marie de Magdala avec Jésus ressuscité
I
L'article explore la supposée contradiction entre les récits évangéliques de la première rencontre entre Marie de Magdala et Jésus ressuscité. Selon Matthieu, Marie de Magdala et d'autres femmes rencontrent Jésus sur le chemin du retour après avoir quitté le tombeau, saisissant ses pieds et l'adorant. En revanche, l'Évangile de Jean présente un récit distinct où Marie ne reconnaît pas immédiatement Jésus, le prenant pour un jardinier, et c'est seulement lorsqu'il prononce son nom qu'elle le reconnaît.
Jean 20.14-17 (Louis Segond S21) :
En disant cela, elle se retourna et vit Jésus debout, mais elle ne savait pas que c'était lui.Jésus lui dit: «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?» Pensant que c'était le jardinier, elle lui dit: «Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis et j'irai le prendre.»Jésus lui dit: «Marie!» Elle se retourna et lui dit en hébreu: «Rabbouni!», c'est-à-dire maître.Jésus lui dit: «Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père, mais va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.»
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II
L'article souligne que ces récits ne sont pas contradictoires mais complémentaires, représentant deux rencontres distinctes qui enrichissent la compréhension de l'événement pascal. Matthieu décrit une rencontre collective et immédiate, tandis que Jean illustre une scène plus personnelle. La pluralité de témoignages est un enrichissement du message évangélique plutôt qu'une contradiction, offrant une profondeur historique et théologique au récit de la résurrection.
L'article explore le rêve de Joseph dans l'Évangile de Matthieu, révélant comment ses visions et décisions influencent la vie de Marie et la perception de Jésus. En accueillant Marie, Joseph légitime la naissance de Jésus, malgré les rumeurs délétères.
Luc 2.23 (Louis Segond S21) :
– suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur –
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Cet article de blogue discute du premier rêve de Joseph rapporté dans l'Évangile de Matthieu. Joseph reçoit des instructions par l'intermédiaire de rêves, contrairement à Marie ou Zacharie qui rencontrent un messager divin. Cet exemple montre comment Dieu adapte sa communication à la personnalité de l'individu.
Matthieu 1.18-25 (Louis Segond S21) :
Voici de quelle manière arriva la naissance de Jésus-Christ. Marie, sa mère, était fiancée à Joseph; or, avant qu'ils aient habité ensemble, elle se trouva enceinte par l'action du Saint-Esprit.Joseph, son fiancé, qui était un homme juste et qui ne voulait pas l'exposer au déshonneur, se proposa de rompre secrètement avec elle.Comme il y pensait, un ange du Seigneur lui apparut dans un rêve et dit: «Joseph, descendant de David, n'aie pas peur de prendre Marie pour femme, car l'enfant qu'elle porte vient du Saint-Esprit.Elle mettra au monde un fils et tu lui donneras le nom de Jésus car c'est lui qui sauvera son peuple de ses péchés.»Tout cela arriva afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète:La vierge sera enceinte, elle mettra au monde un fils et on l'appellera Emmanuel, ce qui signifie «Dieu avec nous».A son réveil, Joseph fit ce que l'ange du Seigneur lui avait ordonné et il prit sa femme chez lui,mais il n'eut pas de relations conjugales avec elle jusqu'à ce qu'elle ait mis au monde un fils [premier-né] auquel il donna le nom de Jésus.
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II
Le contexte est celui de Marie, enceinte de trois mois, et qui risque la lapidation si elle est publiquement répudiée par Joseph. En décidant de prendre Marie chez lui, Joseph assume publiquement un rôle protecteur et légitime la naissance de Jésus. Matthieu, seul parmi les évangélistes à mentionner ces détails, visait un public juif ayant besoin de clarification sur la conformité légale et prophétique de l'événement.
Luc 2.23 (Louis Segond S21) :
– suivant ce qui est écrit dans la loi du Seigneur: Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur –
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III
De plus, des rumeurs non fondées à propos de l'origine de Jésus ont émergé, suggérant même un père romain, mais avec les confidences de Marie à ses proches, la vérité sur la naissance de Jésus éclate et devient centrale pour la compréhension chrétienne.
L'article examine les généalogies de Jésus dans Matthieu et Luc, reflétant à la fois sa lignée royale via Joseph et son humanité à travers Marie. Ces récits complémentaires soulignent la dualité divine et humaine de Jésus, renforçant sa légitimité messianique.
Matthieu 1.1-17 (Louis Segond S21) :
Voici la généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham.Abraham eut pour fils Isaac; Isaac eut Jacob; Jacob eut Juda et ses frères;Juda eut Pérets et Zérach de Tamar; Pérets eut Hetsrom; Hetsrom eut Aram;Aram eut pour fils Aminadab; Aminadab eut Nachshon; Nachshon eut Salmon;Salmon eut Boaz de Rahab; Boaz eut Obed de Ruth;Obed eut pour fils Isaï; Isaï eut David.Salomon eut pour fils Roboam; Roboam eut Abija; Abija eut Asa;Asa eut pour fils Josaphat; Josaphat eut Joram; Joram eut Ozias;Ozias eut pour fils Jotham; Jotham eut Achaz; Achaz eut Ezéchias;Ezéchias eut pour fils Manassé; Manassé eut Amon; Amon eut Josias;Josias eut pour descendants Jéconias et ses frères, à l'époque de la déportation à Babylone.Après la déportation à Babylone, Jéconias eut pour fils Shealthiel; Shealthiel eut Zorobabel;Zorobabel eut pour fils Abiud; Abiud eut Eliakim; Eliakim eut Azor;Azor eut pour fils Sadok; Sadok eut Achim; Achim eut Eliud;Eliud eut pour fils Eléazar; Eléazar eut Matthan; Matthan eut Jacob;Jacob eut pour fils Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qu'on appelle le Christ.Il y a donc en tout 14 générations depuis Abraham jusqu'à David, 14 générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone et 14 générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.
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L'article explore la signification des généalogies de Jésus présentées dans les Évangiles de Matthieu et de Luc. Matthieu met l'accent sur l'ascendance de Jésus à travers Joseph, soulignant qu'il descend de la lignée royale de David, essentielle pour établir son rôle de Messie. Cette généalogie légitimise Jésus comme roi des Juifs.
Luc 3.23-38 (Louis Segond S21) :
Jésus avait environ 30 ans lorsqu'il commença son ministère. Il était, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli,fils de Matthat, fils de Lévi, fils de Melchi, fils de Jannaï, fils de Joseph,fils de Mattathias, fils d'Amos, fils de Nahum, fils d'Esli, fils de Naggaï,fils de Maath, fils de Mattathias, fils de Sémeï, fils de Josech, fils de Joda,fils de Joanan, fils de Rhésa, fils de Zorobabel, fils de Shealthiel, fils de Néri,fils de Melchi, fils d'Addi, fils de Kosam, fils d'Elmadam, fils d'Er,fils de Joses, fils d'Eliézer, fils de Jorim, fils de Matthat, fils de Lévi,fils de Siméon, fils de Juda, fils de Joseph, fils de Jonam, fils d'Eliakim,fils de Méléa, fils de Menna, fils de Mattatha, fils de Nathan, fils de David,fils d'Isaï, fils d'Obed, fils de Booz, fils de Salmon, fils de Nachshon,fils d'Aminadab, fils d'Admin, fils d'Arni, fils d'Hetsrom, fils de Pérets, fils de Juda,fils de Jacob, fils d'Isaac, fils d'Abraham, fils de Thara, fils de Nachor,fils de Seruch, fils de Ragau, fils de Phalek, fils d'Eber, fils de Sala,fils de Kaïnam, fils d'Arpacshad, fils de Sem, fils de Noé, fils de Lamech,fils de Mathusala, fils d'Hénoc, fils de Jared, fils de Maléléel, fils de Kaïnan,fils d'Enos, fils de Seth, fils d'Adam, fils de Dieu.
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II
Luc, quant à lui, propose une généalogie différente, celle de Marie, destinant sa narration à un public non-juif. Cette perspective maternelle atteste de l'humanité de Jésus, tout en confirmant sa naissance miraculeuse et divine. La convergence des récits de Matthieu et Luc témoigne de la complexité de représenter la filiation de Jésus, essentielle pour comprendre son rôle messianique dans le contexte culturel et religieux de l'époque.
Matthieu 1.1-17 (Louis Segond S21) :
Voici la généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d'Abraham.Abraham eut pour fils Isaac; Isaac eut Jacob; Jacob eut Juda et ses frères;Juda eut Pérets et Zérach de Tamar; Pérets eut Hetsrom; Hetsrom eut Aram;Aram eut pour fils Aminadab; Aminadab eut Nachshon; Nachshon eut Salmon;Salmon eut Boaz de Rahab; Boaz eut Obed de Ruth;Obed eut pour fils Isaï; Isaï eut David.Salomon eut pour fils Roboam; Roboam eut Abija; Abija eut Asa;Asa eut pour fils Josaphat; Josaphat eut Joram; Joram eut Ozias;Ozias eut pour fils Jotham; Jotham eut Achaz; Achaz eut Ezéchias;Ezéchias eut pour fils Manassé; Manassé eut Amon; Amon eut Josias;Josias eut pour descendants Jéconias et ses frères, à l'époque de la déportation à Babylone.Après la déportation à Babylone, Jéconias eut pour fils Shealthiel; Shealthiel eut Zorobabel;Zorobabel eut pour fils Abiud; Abiud eut Eliakim; Eliakim eut Azor;Azor eut pour fils Sadok; Sadok eut Achim; Achim eut Eliud;Eliud eut pour fils Eléazar; Eléazar eut Matthan; Matthan eut Jacob;Jacob eut pour fils Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qu'on appelle le Christ.Il y a donc en tout 14 générations depuis Abraham jusqu'à David, 14 générations depuis David jusqu'à la déportation à Babylone et 14 générations depuis la déportation à Babylone jusqu'au Christ.
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III
Les deux généalogies offrent des perspectives complémentaires sur la nature divine et humaine de Jésus, soulignant son droit au titre de Messie à travers différentes traditions et exigences légales de son temps.
L'article traite du second rêve de Joseph relaté dans Matthieu (Mt 2,13-15), où un ange l'ordonne de fuir en Égypte avec Marie et Jésus. Ce récit souligne la protection divine et le rôle crucial de Joseph. Il examine les différences entre Matthieu et Luc, offrant des insights historiques et théologiques.
Matthieu 2.13-15 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils furent partis, un ange du Seigneur apparut dans un rêve à Joseph et dit: «Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu'à ce que je te parle, car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire mourir.»Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère et se retira en Egypte.Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: J'ai appelé mon fils à sortir d'Egypte.
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L'article explore le second songe de Joseph relaté dans l'Évangile selon Matthieu (Mt 2,13-15), où un ange ordonne à Joseph de fuir en Égypte avec Marie et Jésus pour échapper à la fureur d'Hérode. Ce passage est crucial pour comprendre la protection divine entourant l'enfance de Jésus et la manière dont la famille sacrée échappe à un danger imminent. L'article en question examine également les contributions des évangélistes Matthieu et Luc, notant les différences dans leurs récits.
Matthieu 2.13-15 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils furent partis, un ange du Seigneur apparut dans un rêve à Joseph et dit: «Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu'à ce que je te parle, car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire mourir.»Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère et se retira en Egypte.Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: J'ai appelé mon fils à sortir d'Egypte.
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II
Matthieu est le seul à évoquer ce songe, soulignant le rôle protecteur de Joseph. Le contexte historique de l'époque est abordé, avec mention de la date approximative des événements (fin novembre -2 av JC) et du lieu (Bethléem en Judée). Les annexes recommandées fournissent un éclairage supplémentaire sur des personnages et des événements contemporains, comme la naissance de Jésus, les mages d'Orient, et la mort d'Hérode le Grand.
III
L'article considère également l'implication financière pour la famille de Jésus et mentionne l'assistance apportée par les mages d'Orient, rendant possible leur voyage et leur séjour en Égypte. La cohérence entre les récits de Matthieu et de Luc est soulignée, même si leurs approches diffèrent, avec Luc s'appuyant sur les témoignages de Marie. L'article se destine principalement à un public ayant un intérêt pour l'analyse théologique et historique des Évangiles, fournissant une compréhension enrichie de cette période charnière de la vie de Jésus.
L'article explore le massacre des enfants à Bethléem par Hérode après la visite des mages, comme décrit dans Matthieu 2:16-18. Ce récit soulève des questions sur l'ignorance des chefs religieux et l'impact des décisions d'Hérode. Il aborde aussi le contexte politique tendu de l'époque.
Matthieu 2.16-18 (Louis Segond S21) :
Quand Hérode vit que les mages l'avaient trompé, il se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date qu'il s'était fait préciser par les mages.Alors s'accomplit ce que le prophète Jérémie avait annoncé:On a entendu des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations: c'est Rachel qui pleure ses enfants et n'a pas voulu être consolée, parce qu'ils ne sont plus là.
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Cet article traite de l'épisode biblique connu sous le nom du Massacre des Innocents, rapporté principalement dans l'évangile de Matthieu (Matthieu 2:16-18). Cet événement se serait produit à Bethléem, peu après la naissance de Jésus. Selon le récit, après la visite des mages venus d'Orient, le roi Hérode, inquiet de l'annonce de la naissance d'un nouveau roi des Juifs, ordonne l'exécution de tous les garçons âgés de deux ans et moins à Bethléem et dans ses environs. Ce passage est souvent vu comme une illustration de la cruauté d'Hérode, qui n'hésite pas à tuer des innocents pour éliminer une menace potentielle à son trône.
Matthieu 2.16-18 (Louis Segond S21) :
Quand Hérode vit que les mages l'avaient trompé, il se mit dans une grande colère, et il envoya tuer tous les enfants de deux ans et au-dessous qui étaient à Bethléhem et dans tout son territoire, selon la date qu'il s'était fait préciser par les mages.Alors s'accomplit ce que le prophète Jérémie avait annoncé:On a entendu des cris à Rama, des pleurs et de grandes lamentations: c'est Rachel qui pleure ses enfants et n'a pas voulu être consolée, parce qu'ils ne sont plus là.
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II
L'article soulève aussi le manque de preuves historiques concernant cet événement, suggérant que l'on ne sait pas comment Hérode a envisagé son acte pour éviter toute révolte populaire. Le contexte politique de l'époque, marqué par les tensions et les imminences de succession en raison de la santé fragile d'Hérode, est également évoqué. C'est Matthieu qui est l'unique rédacteur de cet épisode, ce qui suscite des débats sur sa véracité historique. L'article propose une réflexion sur l'ignorance et l'inaction des chefs religieux de l'époque face aux mages, et comment leur retour aurait pu informer davantage Hérode.
III
Enfin, il examine l'impact de la colère et de la peur sur les dirigeants et les décisions destructrices qui en découlent, faisant un lien avec d'autres événements tragiques. Le documentaire met en lumière l'importance des récits prophétiques sur la perception de cet événement et l'attente d'un messie en Israël.
Joseph reçoit une instruction divine en rêve, l'amenant à retourner à Nazareth avec sa famille au lieu de Bethléem. Matthieu souligne que cette décision accomplit la prophétie selon laquelle Jésus sera appelé Nazaréen.
Matthieu 2.22-23 (Louis Segond S21) :
Cependant, quand il apprit qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti dans un rêve, il se retira dans le territoire de la Galiléeet vint habiter dans une ville appelée Nazareth, afin que s'accomplisse ce que les prophètes avaient annoncé: «Il sera appelé nazaréen.»
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L'article explore le quatrième et dernier songe de Joseph, tel que rapporté par Matthieu dans la Bible chrétienne. Après la mort d'Hérode le grand, Joseph, averti en songe, décide de s'installer à Nazareth plutôt qu'à Bethléem. Ce rêve constitue un tournant décisif pour la famille de Jésus, car il change leur destination initiale en raison des conseils divins.
Matthieu 2.22-23 (Louis Segond S21) :
Cependant, quand il apprit qu'Archélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti dans un rêve, il se retira dans le territoire de la Galiléeet vint habiter dans une ville appelée Nazareth, afin que s'accomplisse ce que les prophètes avaient annoncé: «Il sera appelé nazaréen.»
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II
Matthieu souligne que Jésus sera appelé 'Nazaréen', ce qui, selon certaines interprétations, trouve son fondement dans l'Ancien Testament. La parole prophétique est mentionnée indirectement, avec Matthieu utilisant le pluriel pour désigner les prophètes. Le contexte politique, marqué par le règne d'Archélaüs en Judée et d'Hérode Antipas en Galilée, est également abordé.
III
Enfin, l'article mentionne que Matthieu est le seul évangéliste à mentionner ce passage, insistant sur la fidélité de Joseph aux instructions célestes et leur rôle crucial dans la vie de Jésus.
L'article analyse le retour de Jésus à Nazareth, mettant en contraste les récits de Matthieu et de Luc, reflétant leurs objectifs distincts. Matthieu, s'adressant aux Juifs, mentionne le séjour en Égypte pour souligner une prophétie, tandis que Luc n'en parle pas, visant plutôt un public non-juif.
Matthieu 2.13-15 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils furent partis, un ange du Seigneur apparut dans un rêve à Joseph et dit: «Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu'à ce que je te parle, car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire mourir.»Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère et se retira en Egypte.Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: J'ai appelé mon fils à sortir d'Egypte.
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L'article 'PER027 - Le retour à Nazareth' explore les événements entourant le retour de la famille de Jésus à Nazareth selon les récits évangéliques. Il met en lumière les différences entre les Évangiles de Matthieu et de Luc. Selon Luc, après la naissance de Jésus, la famille retourne rapidement à Nazareth, sans mentionner le séjour en Égypte.
Matthieu 2.13-15 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils furent partis, un ange du Seigneur apparut dans un rêve à Joseph et dit: «Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, fuis en Egypte et restes-y jusqu'à ce que je te parle, car Hérode va rechercher le petit enfant pour le faire mourir.»Joseph se leva, prit de nuit le petit enfant et sa mère et se retira en Egypte.Il y resta jusqu'à la mort d'Hérode, afin que s'accomplisse ce que le Seigneur avait annoncé par le prophète: J'ai appelé mon fils à sortir d'Egypte.
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II
Matthieu, en revanche, décrit un séjour en Égypte, mettant en avant la prophétie d'Osée pour souligner la messianité de Jésus. Ces deux récits complémentaires reflètent les intentions distinctes des évangélistes : Matthieu s'adresse principalement à un public juif, tandis que Luc vise des non-Juifs. L'article souligne que les différences apparentes ne sont pas des contradictions, mais des choix narratifs pour convaincre des audiences spécifiques.
Osée 11.1 (Louis Segond S21) :
Quand Israël était jeune, je l'aimais,
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III
En combinant les récits de Matthieu et de Luc, ainsi que ceux de Marc et Jean, on obtient une vision plus complète des débuts de la vie de Jésus, montrant comment chaque évangéliste utilise ses sources pour adapter son message au contexte culturel et religieux de son audience.
Matthieu 4.13-16 rapporte le retour de Jésus à Capernaüm en Galilée et l'interprète comme l'accomplissement de la prophétie d'Ésaïe sur la lumière brillant dans les territoires de Zabulon et Nephthali. Matthieu, seul évangéliste à établir ce lien, démontre que Jésus est bien le Messie annoncé. Le thème de la lumière sera repris par Jean dans son prologue. Cet épisode est daté de février-mars 31.
Jean 1.9 (Louis Segond S21) :
Cette lumière était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout être humain.
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La péricope PER051 s'inscrit dans la série synoptique consacrée au début du ministère de Jésus en Galilée. Elle porte sur un passage exclusif à l'évangile de Matthieu (Matthieu 4.13-16), dans lequel l'évangéliste établit un lien théologique fort entre l'installation de Jésus à Capernaüm et une prophétie du livre d'Ésaïe (Ésaïe 8.23 et 9.1). Ce passage constitue l'une des citations d'accomplissement caractéristiques du style rédactionnel de Matthieu, qui cherche tout au long de son évangile à démontrer que Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes de l'Ancien Testament. Le contexte géographique est précis : après sa visite difficile à Nazareth (péricope PER050), Jésus revient à Capernaüm, ville située sur les rives du lac de Tibériade, en pleine région de Galilée. Cette région est historiquement celle où s'étaient établies les tribus de Zabulon et de Nephthali après la conquête de Canaan sous la conduite de Josué (Josué 19.27 et 19.34). Ces deux tribus occupaient donc un territoire qui correspond à la Galilée du temps de Jésus, et c'est précisément dans cette zone géographique que le prophète Ésaïe avait annoncé que la lumière brillerait pour un peuple marchant dans les ténèbres. Matthieu est le seul évangéliste à opérer ce rapprochement entre la venue du Messie Jésus en Galilée et les paroles prophétiques d'Ésaïe. Ce faisant, il s'inscrit pleinement dans sa démarche rédactionnelle : montrer à ses lecteurs, essentiellement juifs, que chaque étape de la vie et du ministère de Jésus s'inscrit dans l'accomplissement des Écritures hébraïques.
Jean 4.4 (Louis Segond S21) :
Comme il devait traverser la Samarie,
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II
L'auteur de l'article souligne d'ailleurs que Matthieu connaissait visiblement très bien les textes prophétiques et qu'il les mobilise avec précision pour appuyer sa démonstration christologique. La figure de la lumière est au cœur de ce passage. Matthieu identifie implicitement Jésus à cette lumière annoncée par Ésaïe. Ce thème sera repris et développé de façon majestueuse par l'apôtre Jean dans le prologue de son évangile (Jean 1.9) ainsi qu'en Jean 12.46, où Jésus se désigne lui-même comme la lumière venue dans le monde. L'auteur pose alors une question herméneutique intéressante : Jean s'est-il inspiré du récit matthéen pour rédiger son prologue ? Cette question, sans réponse définitive, invite à réfléchir aux interactions entre les différents témoignages évangéliques. Une autre dimension importante abordée dans le commentaire est celle de la conscience messianique de Jésus et de son obéissance à une direction divine. L'auteur cite Jean 4.4 — « comme il devait traverser la Samarie » — pour illustrer le fait que les déplacements géographiques de Jésus ne sont pas anodins mais semblent répondre à une nécessité théologique.
Jean 12.46 (Louis Segond S21) :
Moi, la lumière, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne reste pas dans les ténèbres.
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III
Ce principe avait déjà été observé lors de la tentation dans le désert (PER031), et il se confirme ici : Jésus se rend en Galilée non par hasard, mais en accomplissement d'un plan divin préétabli. L'auteur anticipe également une objection possible : si la lumière est le Messie Jésus, pourquoi limiter son rayonnement à la seule région de Galilée, alors qu'il a aussi ministèré ailleurs en Israël ? La réponse proposée est factuelle et statistique : en étudiant l'ensemble du ministère de Jésus, on constate que celui-ci se déroule principalement en Galilée, précisément dans les territoires de Zabulon et de Nephthali. La prophétie d'Ésaïe trouve donc son accomplissement privilégié dans cette région, sans pour autant exclure d'autres lieux. L'article est daté avec précision : février ou mars de l'an 31, ce qui permet de situer cet épisode dans une chronologie évangélique détaillée propre à l'approche synoptique du site. La ville de Capernaüm, lieu principal de l'action, est mentionnée comme point de repère géographique central du ministère galiléen de Jésus. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir le contexte : la formation du groupe des disciples (ANN061), la ville de Sépphoris (ANN060), Enon et Béthanie de l'autre côté du Jourdain (ANN063), et la ville de Capernaüm (ANN071). Ces ressources permettent d'enrichir la compréhension du passage dans son contexte historique, géographique et sociologique.
L'article examine l'appel de Matthieu par Jésus, soulignant son rôle unique parmi les disciples en tant que futur rédacteur de l'Évangile. Matthieu laisse derrière lui son métier de collecteur d'impôts pour suivre le Christ après une connaissance préalable, probablement à travers Jean le Baptiste. Cet appel est significatif car il fait de Matthieu un porte-parole crucial pour les apôtres.
Actes des apôtres 1.21-22 (Louis Segond S21) :
»Il faut donc choisir un homme parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu avec nous,depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il a été enlevé du milieu de nous. Il nous sera associé comme témoin de sa résurrection.»
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L'article 'PER066 - L’appel d’un autre disciple, Matthieu' explore l'événement de l'appel de Matthieu, également connu comme Lévi, à devenir un disciple de Jésus. Matthieu, qui travaillait comme collecteur d'impôts à Capernaüm, est invité par le Messie à le suivre, rejoignant ainsi un groupe déjà constitué des disciples Simon-Pierre, André, Jacques et Jean. Bien que l’Évangile de Jean mentionne les disciples Philippe et Nathanaël, Matthieu est perçu comme unique, principalement en raison de son rôle à venir en tant que rédacteur du témoignage apostolique. L'article souligne que cet appel ne s'est pas produit dans l'isolement, mais qu'il est le fruit d'une connaissance préalable avec Jésus, peut-être via Jean le Baptiste.
Marc 2.13-14 (Louis Segond S21) :
Jésus sortit de nouveau du côté du lac. Toute la foule venait à lui et il l'enseignait.En passant, il vit Lévi, fils d'Alphée, assis au bureau des taxes. Il lui dit: «Suis-moi.» Lévi se leva et le suivit.
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II
Matthieu organise un banquet en l'honneur de Jésus, marquant son engagement et l'abandon de son ancien métier. Il est intéressant de noter que les trois Évangiles synoptiques sont unanimes sur l'origine de Matthieu et la transition vers son nouveau rôle de disciple. Cela pose la question de savoir pourquoi tant d'importance est accordée à cet événement particulier. La réponse semble résider dans le fait que Matthieu, à travers son écriture, devient un porte-parole essentiel pour les douze apôtres.
Actes des apôtres 1.21-22 (Louis Segond S21) :
»Il faut donc choisir un homme parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu avec nous,depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il a été enlevé du milieu de nous. Il nous sera associé comme témoin de sa résurrection.»
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III
Contrairement aux autres disciples, qui ont des rôles plus immédiats, Matthieu se distingue par son intellect et sa capacité à articuler la mission du Christ par écrit. Cet épisode est un rappel que le choix des disciples par Jésus ne se basait pas uniquement sur leurs capacités actuelles, mais aussi sur le potentiel qu'ils représentaient pour le message de l'Évangile.
Matthieu, aussi appelé Lévi, organise un festin pour marquer son appel par Jésus. Ce banquet souligne la mission inclusive de Jésus, accueilli par ceux souvent rejetés. L'événement est relaté dans les Évangiles synoptiques et symbolise l'impact de Matthieu sur son entourage.
Matthieu 9.10 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était à table dans la maison, beaucoup de collecteurs d'impôts et de pécheurs vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.
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L'article intitulé 'PER067 - Le festin donné par Lévi' explore un événement significatif dans le début du ministère en Galilée de Jésus, tel que raconté dans les Évangiles synoptiques. Matthieu, également connu sous le nom de Lévi, organise un grand banquet chez lui à Capernaüm pour marquer son engagement à suivre Jésus. Ce repas symbolise la mission inclusive de Jésus qui mange avec ceux qui sont souvent rejetés par la société juive, comme les collecteurs d'impôts.
Matthieu 9.10 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était à table dans la maison, beaucoup de collecteurs d'impôts et de pécheurs vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.
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II
Le texte met en lumière l'appel de Matthieu comme apôtre, malgré son statut social qui ne le prédestinait pas à ce rôle. Ce banquet témoigne de la capacité de Matthieu à influencer son entourage en les rapprochant du message de Jésus. Les récits de l'appel de Lévi par Jésus et du banquet sont rapportés dans Matthieu 9.10, Marc 2.15 et Luc 5.29, soulignant l'importance de Matthieu comme l'auteur présumé du premier Évangile.
Marc 2.15 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de collecteurs d'impôts et de pécheurs se mirent aussi à table avec lui et avec ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre.
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III
Le texte offre également un aperçu des compétences intellectuelles de Matthieu.
L'article "PER082 - Proclamation de l’Evangile" explore les instructions prophétiques de Jésus à ses disciples, leur annonçant des persécutions futures. Basé sur Matthieu 10.16-23, il met en lumière le rôle du Saint Esprit. Située en Galilée, cette formation prépare les apôtres pour les défis à venir.
Matthieu 10.16-23 (Louis Segond S21) :
»Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes.Méfiez-vous des hommes, car ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront dans leurs synagogues.A cause de moi vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois pour leur apporter votre témoignage, à eux et aux non-Juifs.Mais, quand on vous fera arrêter, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné au moment même.En effet, ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.»Le frère livrera son frère à la mort et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir.Vous serez détestés de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas fini de parcourir les villes d'Israël avant que le Fils de l'homme ne vienne.
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L'article intitulé "PER082 - Proclamation de l’Evangile" s'inscrit dans une série d'études bibliques centrées sur la période de la Pâque. Il présente les enseignements de Jésus à ses disciples concernant les défis qu'ils rencontreront lorsqu'ils proclameront l'Évangile. Le passage principal vient de l'Évangile de Matthieu 10.16-23, où Jésus prévient ses apôtres des persécutions futures. L'article souligne la perspective prophétique de ces instructions, données deux ans avant la Pentecôte, et met en avant le rôle du Saint Esprit comme soutien des disciples.
Matthieu 10.16-23 (Louis Segond S21) :
»Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes.Méfiez-vous des hommes, car ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront dans leurs synagogues.A cause de moi vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois pour leur apporter votre témoignage, à eux et aux non-Juifs.Mais, quand on vous fera arrêter, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné au moment même.En effet, ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.»Le frère livrera son frère à la mort et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir.Vous serez détestés de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas fini de parcourir les villes d'Israël avant que le Fils de l'homme ne vienne.
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II
À ce moment de l'histoire, Jésus se trouve en Galilée, une région relativement accueillante par rapport à Jérusalem. Les apôtres, bien que confrontés à des difficultés, reçoivent l'assurance que le Saint Esprit sera avec eux pour les guider. En outre, l'article fournit des références aux annexes qui détaillent des aspects clés comme le choix des disciples et les objets symboliques tels que le bâton et les sandales des apôtres. Le contexte géographique place la scène sur une montagne près de Capernaüm, illustrant l'impact de l'environnement sur la transmission de l'Évangile.
III
L'analyse propose que cette formation précoce de Jésus vise à préparer les disciples pour les épreuves à venir, renforçant ainsi leur résilience et leur foi. Les annexes recommandées enrichissent cette étude, en offrant des détails supplémentaires sur les Evangiles et les profils des disciples.
L'article analyse le Sermon sur la Montagne, soulignant les différences entre les versions de Matthieu et Luc. Il explique comment ces enseignements de Jésus, adressés principalement aux disciples, ont été souvent répétés et compilés. Un accent particulier est mis sur les Béatitudes et leur portée spirituelle.
Luc 6.20-26 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus leva les yeux sur ses disciples et dit: «Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous!Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez!Heureux serez-vous lorsque les hommes vous détesteront, lorsqu'ils vous chasseront, vous insulteront et vous rejetteront comme des êtres infâmes à cause du Fils de l'homme!Réjouissez-vous, ce jour-là, et sautez de joie, parce que votre récompense sera grande dans le ciel. En effet, c'est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prophètes.»Mais malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation!Malheur à vous qui êtes comblés [maintenant], car vous aurez faim! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes!Malheur lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prétendus prophètes!
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Cet article aborde le Sermon sur la Montagne, en particulier les Béatitudes, un enseignement essentiel de Jésus relaté principalement dans les Évangiles selon Matthieu et Luc. Le texte débute par une introduction mentionnant la localisation géographique de cet événement près de Capernaüm, en Galilée, après la fête de Pâque en 31 apr. J.-C. Le récit juxtapose les versions de Matthieu et Luc, soulignant les différences significatives entre les deux.
Matthieu 5.2-12 (Louis Segond S21) :
Puis il prit la parole pour les enseigner; il dit:«Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient!Heureux ceux qui pleurent, car ils seront consolés!Heureux ceux qui sont doux, car ils hériteront la terre!Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!Heureux ceux qui font preuve de bonté, car on aura de la bonté pour eux!Heureux ceux qui ont le cœur pur, car ils verront Dieu!Heureux ceux qui procurent la paix, car ils seront appelés fils de Dieu!Heureux ceux qui sont persécutés pour la justice, car le royaume des cieux leur appartient!Heureux serez-vous lorsqu'on vous insultera, qu'on vous persécutera et qu'on dira faussement de vous toute sorte de mal à cause de moi.Réjouissez-vous et soyez dans l'allégresse, parce que votre récompense sera grande au ciel. En effet, c'est ainsi qu'on a persécuté les prophètes qui vous ont précédés.
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II
Matthieu est connu pour sa version longue utilisant fréquemment le terme « Heureux » et ne mentionnant aucun « Malheur ». Luc, en revanche, présente un discours plus concis, contenant moins de « Heureux » mais introduisant plusieurs « Malheur ». L'article explore comment ces enseignements ont pu être une compilation de plusieurs discours donnés par Jésus à divers moments, plutôt qu'un événement unique. L'accent est mis sur le fait que le message s'adresse plus particulièrement aux disciples, bien qu'une foule plus large ait également entendu ces paroles.
Luc 6.20-26 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus leva les yeux sur ses disciples et dit: «Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous!Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous rirez!Heureux serez-vous lorsque les hommes vous détesteront, lorsqu'ils vous chasseront, vous insulteront et vous rejetteront comme des êtres infâmes à cause du Fils de l'homme!Réjouissez-vous, ce jour-là, et sautez de joie, parce que votre récompense sera grande dans le ciel. En effet, c'est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prophètes.»Mais malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation!Malheur à vous qui êtes comblés [maintenant], car vous aurez faim! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes!Malheur lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prétendus prophètes!
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III
Les qualités de mémorisation contemporaines étant inférieures à celles de l'époque, il est postulé que ces enseignements ont été souvent répétés. L'article indique aussi qu'une analyse approfondie des Béatitudes est disponible dans une annexe, ANN097. Au-delà des textes bibliques, l'analyse historique et littéraire vise à faciliter la compréhension de ces enseignements, soulignant le bonheur qui provient des promesses de récompenses futures évoquées par Jésus.
Cet article explore l'enseignement de Jésus sur les dons lors du sermon sur la montagne. En insistant sur une relation personnelle avec Dieu, il critique les pratiques ostentatoires des pharisiens. Le cadre est la Galilée, peu après la Pâque de l'an 31, soulignant un moment crucial du ministère de Jésus.
Matthieu 6.6 (Louis Segond S21) :
Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [ouvertement].
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L'article "Le sermon sur la montagne (11), Les dons" traite d'un passage clé du ministère de Jésus, tel que présenté dans l'Évangile de Matthieu, centré sur la critique du formalisme religieux et l'importance d'une relation personnelle avec Dieu. Le cœur du message réside dans le fait que les dons à Dieu doivent être faits en secret et non pour impressionner les hommes, une idée fortement opposée aux pratiques ostentatoires des pharisiens et des riches de l'époque. Matthieu est le seul évangéliste à aborder directement ce sujet, soulignant une critique des récompenses terrestres comparée aux récompenses divines.
Luc 6.26 (Louis Segond S21) :
Malheur lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est de la même manière que leurs ancêtres traitaient les prétendus prophètes!
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II
Cela est également illustré dans la prière, où le véritable disciple sert Dieu sans chercher l'approbation publique. Le cadre est situé à proximité de Capernaüm, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem en l'an 31. Ce passage marque un tournant dans le ministère de Jésus, provoquant des réactions hostiles parmi les religieux et les riches.
Matthieu 6.6 (Louis Segond S21) :
Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [ouvertement].
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III
Bien que Luc n'aborde pas ce contexte social spécifique, il reprend certains thèmes plus tard pour son propre public. L'article conseille de se référer à des annexes sur les Béatitudes et les appels des disciples pour un approfondissement, ainsi que des commentaires sur l'opposition entre la loi divine et les pratiques religieuses dominantes.
Cet article examine l'enseignement de Jésus sur la prière dans le sermon sur la montagne, soulignant l'appel à une piété authentique, loin du formalisme. Il se base sur les Évangiles de Matthieu et Luc, expliquant la signification et le contexte de la prière.
Matthieu 6.5-15 (Louis Segond S21) :
»Lorsque tu pries, ne sois pas comme les hypocrites: ils aiment prier debout dans les synagogues et aux coins des rues pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense.Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [ouvertement].»En priant, ne multipliez pas les paroles comme les membres des autres peuples: ils s'imaginent en effet qu'à force de paroles ils seront exaucés.Ne les imitez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez.»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée,que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!]’»Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi;mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.
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Le sermon sur la montagne (12), une instruction sur la prière
I
Cet article WordPress explore la douzième partie du sermon sur la montagne, un enseignement central de Jésus qui se concentre sur l'importance de la prière personnelle et authentique. L'article passe en revue les passages bibliques de Matthieu 6:5-15 et Luc 11:1-4, mettant en évidence comment Jésus critique le formalisme religieux et encourage une approche intime de la prière. Matthieu et Luc servent de sources pour l'analyse de ce texte, bien que la perspective de Luc soit plus concise.
Matthieu 6.5-15 (Louis Segond S21) :
»Lorsque tu pries, ne sois pas comme les hypocrites: ils aiment prier debout dans les synagogues et aux coins des rues pour être vus des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense.Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [ouvertement].»En priant, ne multipliez pas les paroles comme les membres des autres peuples: ils s'imaginent en effet qu'à force de paroles ils seront exaucés.Ne les imitez pas, car votre Père sait de quoi vous avez besoin avant que vous le lui demandiez.»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée,que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!]’»Si vous pardonnez aux hommes leurs fautes, votre Père céleste vous pardonnera aussi;mais si vous ne pardonnez pas aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus vos fautes.
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II
L'article décrit comment ce discours de Jésus a été prononcé sur un plateau près de Capernaüm en Galilée, ayant lieu après le pèlerinage de Pâque en 31. L'accent est mis sur la nécessité de se tourner vers Dieu plutôt que de se conformer à des démonstrations publiques de piété. L'article souligne également les éléments essentiels de la prière du Seigneur, qui se concentre sur la sanctification du nom de Dieu, l'arrivée de son royaume, le pardon des péchés, et la demande de protection contre la tentation.
Cet article explore l'enseignement de Jésus sur les esprits impurs, mettant en avant l'importance d'une véritable conversion et la présence du Saint-Esprit pour éviter une rechute spirituelle après la délivrance.
Luc 11.24-26 (Louis Segond S21) :
»Lorsqu'un esprit impur est sorti d'un homme, il va dans des endroits arides pour chercher du repos. Comme il n'en trouve pas, il dit: ‘Je retournerai dans ma maison, d'où je suis sorti.’A son arrivée, il la trouve balayée et bien rangée.Alors il s'en va prendre sept autres esprits plus mauvais que lui; ils entrent dans la maison, s'y installent, et la dernière condition de cet homme est pire que la première.»
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L'article "PER126 - Les esprits impurs" aborde la question des esprits impurs selon les évangiles, notamment à travers les textes de Matthieu 12.43-45 et Luc 11.24-26. Le Messie Jésus livre un enseignement sur ces esprits, expliquant la dynamique spirituelle impliquée lorsqu'une personne est libérée d'un démon. L'article souligne que ces récupérations ne sont que temporaires, car les esprits cherchent à revenir, rendant ainsi la conversion et la présence du Saint-Esprit essentielles pour éviter la rechute.
Luc 4.41 (Louis Segond S21) :
Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes en criant et en disant: «Tu es [le Messie,] le Fils de Dieu.» Mais il les reprenait sévèrement et ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Messie.
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II
Le texte illustre également comment la religion traditionnelle, qui se contente de rituels superficiels de purification, est insuffisante sans une véritable conversion. En se basant sur des exemples scripturaires, l'article met en garde la génération actuelle contre l'incrédulité et le rejet du plan de salut divin offert par le Messie Jésus. Il conclut que les individus doivent pleinement accueillir le Saint-Esprit afin de se protéger contre les influences démoniaques.
Jésus enseigne à ne pas s'inquiéter pour les besoins matériels, illustrant la providence divine à travers des exemples naturels et en insistant sur la priorité du Royaume de Dieu.
Matthieu 6.25-34 (Louis Segond S21) :
»C'est pourquoi je vous dis: Ne vous inquiétez pas de ce que vous mangerez [et boirez] pour vivre, ni de ce dont vous habillerez votre corps. La vie n'est-elle pas plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement?Regardez les oiseaux du ciel: ils ne sèment pas et ne moissonnent pas, ils n'amassent rien dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux?Qui de vous, par ses inquiétudes, peut ajouter un instant à la durée de sa vie?Et pourquoi vous inquiéter au sujet du vêtement? Etudiez comment poussent les plus belles fleurs des champs: elles ne travaillent pas et ne tissent pas;cependant je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas eu d'aussi belles tenues que l'une d'elles.Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui existe aujourd'hui et qui demain sera jetée au feu, ne le fera-t-il pas bien plus volontiers pour vous, gens de peu de foi?Ne vous inquiétez donc pas et ne dites pas: ‘Que mangerons-nous? Que boirons-nous? Avec quoi nous habillerons-nous?’En effet, tout cela, ce sont les membres des autres peuples qui le recherchent. Or, votre Père céleste sait que vous en avez besoin.Recherchez d'abord le royaume et la justice de Dieu, et tout cela vous sera donné en plus.Ne vous inquiétez donc pas du lendemain, car le lendemain prendra soin de lui-même. A chaque jour suffit sa peine.
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L'article explore en profondeur l'enseignement de Jésus sur le thème de l'inquiétude à travers des passages bibliques choisis, notamment ceux de Matthieu 6 et Luc 12. Il met en évidence l'approche de Jésus qui déconseille de s'inquiéter pour les besoins matériels comme la nourriture et le vêtement, en soulignant la providence divine qui garantit que ces besoins seront satisfaits pour ceux qui recherchent d'abord le royaume de Dieu. Le texte argumente que l'inquiétude est illogique aux yeux de Jésus, car la vie elle-même, donnée par Dieu, est plus importante que les nécessités matérielles.
Luc 12.22-34 (Louis Segond S21) :
Jésus dit ensuite à ses disciples: «C'est pourquoi je vous le dis: ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de ce dont vous serez habillés.La vie est plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement.Observez les corbeaux: ils ne sèment pas et ne moissonnent pas, ils n'ont ni cave ni grenier, et Dieu les nourrit. Vous valez beaucoup plus que les oiseaux!Qui de vous peut, par ses inquiétudes, ajouter un instant à la durée de sa vie?Si donc vous ne pouvez rien faire, même pour si peu, pourquoi vous inquiétez-vous du reste?Observez comment poussent les plus belles fleurs: elles ne travaillent pas et ne tissent pas; cependant je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas eu d'aussi belles tenues que l'une d'elles.Si Dieu habille ainsi l'herbe qui est aujourd'hui dans les champs et qui demain sera jetée au feu, il le fera d'autant plus volontiers pour vous, gens de peu de foi!Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez ni ce que vous boirez et ne soyez pas inquiets.En effet, tout cela, ce sont les membres des autres peuples du monde qui le recherchent. Votre Père sait que vous en avez besoin.Recherchez plutôt le royaume de Dieu et [tout] cela vous sera donné en plus.N'aie pas peur, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.»Vendez ce que vous possédez et faites don de l'argent. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans le ciel, où le voleur n'approche pas et où la mite ne détruit pas.En effet, là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
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II
L'exemple des corbeaux, espèce impure selon la législation mosaïque, et des lys des champs est utilisé pour illustrer comment Dieu prend soin de la création. Les parallèles entre les récits de Matthieu et de Luc révèlent les possibles réitérations de Jésus dans différents contextes, ce qui présente un enseignement constant sur la hiérarchie des valeurs entre le matériel et le spirituel. Cet article s'adresse principalement à un public déjà familiarisé avec les textes bibliques mais qui souhaite approfondir sa compréhension théologique des enseignements de Jésus sur les préoccupations quotidiennes.
Lévitique 11.13-19 (Louis Segond S21) :
»Voici, parmi les oiseaux, ceux que vous considérerez comme abominables et dont on ne mangera pas: l'aigle, l'orfraie, l'aigle de mer,le milan, les diverses espèces de vautours,toutes les espèces de corbeaux,l'autruche, le hibou, la mouette, les diverses espèces d'éperviers,le chat-huant, le plongeon, la chouette,le cygne, le pélican, le cormoran,la cigogne, les diverses espèces de hérons, la huppe et la chauve-souris.
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III
La période considérée pour cet enseignement se situe autour d'octobre ou novembre 31, près de Capernaüm en Galilée, et souligne la cohérence des messages de Jésus sur la priorité spirituelle comme moyen d'assurer le bien-être matériel.
La parabole de l'ivraie et du froment (Matthieu 13.24-30), exclusive à Matthieu, enseigne la coexistence du bien et du mal dans le monde jusqu'au jugement final. Jésus y illustre la patience de Dieu qui diffère le tri entre justes et méchants jusqu'à la moisson eschatologique, confiée aux anges. Cette parabole s'inscrit dans une réflexion biblique profonde sur la prospérité apparente des méchants, partagée par Habacuc, Asaph, Jérémie et Job.
Matthieu 25.1-13 (Louis Segond S21) :
»Alors le royaume des cieux ressemblera à dix jeunes filles qui ont pris leurs lampes pour aller à la rencontre du marié.Cinq d'entre elles étaient folles et cinq étaient sages.Celles qui étaient folles ne prirent pas d'huile avec elles en emportant leurs lampes,tandis que les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases.Comme le marié tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent.Au milieu de la nuit, on cria: ‘Voici le marié, allez à sa rencontre!’Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leurs lampes.Les folles dirent aux sages: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.’Les sages répondirent: ‘Non, il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous. Allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous.’Pendant qu'elles allaient en acheter, le marié arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et la porte fut fermée.Plus tard, les autres jeunes filles vinrent et dirent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’mais il répondit: ‘Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.’Restez donc vigilants, puisque vous ne savez ni le jour ni l'heure [où le Fils de l'homme viendra].
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La péricope 141 de la Synopse présente la parabole de l'ivraie et du froment, un enseignement exclusif à l'Évangile de Matthieu (Matthieu 13.24-30), prononcé par Jésus aux abords du lac de Tibériade, près de Capharnaüm en Galilée, vraisemblablement en novembre ou décembre de l'an 31. Il s'agit de la deuxième parabole rapportée par Matthieu dans ce grand discours parabolique, après celle du semeur (PER138). Dans cette parabole, un agriculteur sème de bon grain dans son champ. Pendant la nuit, un ennemi vient y semer de l'ivraie, une mauvaise herbe difficile à distinguer du froment dans ses premières phases de croissance. Lorsque les serviteurs découvrent la situation, ils demandent au maître s'ils doivent arracher l'ivraie. Celui-ci répond par la négative, craignant qu'en arrachant l'ivraie, ils n'endommagent aussi le froment. Il préconise d'attendre la moisson pour effectuer le tri : l'ivraie sera liée en bottes et brûlée, tandis que le froment sera rassemblé dans le grenier. Cette parabole est remarquable car elle est accompagnée de son interprétation explicite par Jésus lui-même, ce qui en facilite la compréhension théologique. Elle s'articule autour de trois grands thèmes fondamentaux. Le premier thème est la coexistence du bien et du mal dans le monde.
Matthieu 25.1-13 (Louis Segond S21) :
»Alors le royaume des cieux ressemblera à dix jeunes filles qui ont pris leurs lampes pour aller à la rencontre du marié.Cinq d'entre elles étaient folles et cinq étaient sages.Celles qui étaient folles ne prirent pas d'huile avec elles en emportant leurs lampes,tandis que les sages prirent, avec leurs lampes, de l'huile dans des vases.Comme le marié tardait, toutes s'assoupirent et s'endormirent.Au milieu de la nuit, on cria: ‘Voici le marié, allez à sa rencontre!’Alors toutes ces jeunes filles se réveillèrent et préparèrent leurs lampes.Les folles dirent aux sages: ‘Donnez-nous de votre huile, car nos lampes s'éteignent.’Les sages répondirent: ‘Non, il n'y en aurait pas assez pour nous et pour vous. Allez plutôt chez ceux qui en vendent et achetez-en pour vous.’Pendant qu'elles allaient en acheter, le marié arriva. Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces et la porte fut fermée.Plus tard, les autres jeunes filles vinrent et dirent: ‘Seigneur, Seigneur, ouvre-nous!’mais il répondit: ‘Je vous le dis en vérité, je ne vous connais pas.’Restez donc vigilants, puisque vous ne savez ni le jour ni l'heure [où le Fils de l'homme viendra].
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II
La parabole illustre de manière saisissante la réalité de la création où les justes et les méchants cohabitent jusqu'au temps du jugement. Cette coexistence n'est pas un accident ni un échec divin, mais une réalité acceptée dans le cadre du plan de Dieu pour l'humanité. Le champ représente le monde, le bon grain symbolise les enfants du Royaume, et l'ivraie représente les enfants du Malin. L'ennemi qui sème l'ivraie est le diable lui-même. Le deuxième thème est celui de la patience divine et du jugement différé. Le maître du champ fait preuve d'une patience remarquable en refusant d'agir précipitamment. Cette patience reflète celle de Dieu qui, dans sa sagesse, retarde le jugement final pour permettre à chacun de parcourir son chemin et, potentiellement, de se repentir. Cette notion rejoint celle développée par l'apôtre Pierre dans sa deuxième épître, soulignant que Dieu ne veut pas qu'aucun périsse. Le troisième thème central est celui du jugement final et de la séparation eschatologique. À la fin des temps, une séparation nette sera opérée entre les justes et les méchants.
Habakuk 1.2-13 (Louis Segond S21) :
Jusqu'à quand, Eternel, vais-je crier à toi?Pourquoi me fais-tu voir le malAussi, la loi est sans vie,*Jetez les yeux parmi les nations, regardezJe vais faire surgir les Babyloniens.Il est terrible et redoutable,Ses chevaux sont plus rapides que les léopards,Tout ce peuple vient pour se livrer au pillage,Il se moque des rois,Alors il change d'avisN'es-tu pas depuis toujours,Tes yeux sont trop purs pour voir le mal,
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III
Les moissonneurs, identifiés aux anges, procéderont à ce tri définitif. Les méchants seront jetés dans la fournaise ardente, tandis que les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Mathieu, en rapportant cette parabole, s'inscrit dans une longue tradition de questionnement théologique sur la cohabitation du bien et du mal. Ce questionnement est partagé par de grandes figures bibliques : le prophète Habacuc qui ne comprenait pas cette cohabitation apparente, le psalmiste Asaph dans le Psaume 73 exprimant son trouble devant la prospérité des méchants, le prophète Jérémie qui interpellait Dieu sur ce sujet (Jérémie 12.1-2), et Job qui s'interrogeait sur la puissance et la prospérité des impies (Job 21.7-13). Cette parabole est étroitement liée à d'autres enseignements de Jésus rapportés par Matthieu, notamment la parabole du filet (Matthieu 13.47-50, PER149) qui utilise l'image de la pêche pour illustrer la même séparation eschatologique, et la parabole des dix vierges (Matthieu 25.1-13, PER287) qui insiste sur l'importance de la préparation face au retour du Seigneur. D'un point de vue synoptique, cette péricope est propre à Matthieu : Marc et Luc ne rapportent pas cet enseignement. Cela souligne l'intérêt particulier de Matthieu pour les thèmes du jugement, de la distinction entre vrais et faux disciples, et de la croissance du Royaume de Dieu dans un monde où le mal est encore actif. La parabole invite ainsi les auditeurs, dans leur majorité agriculteurs, à une réflexion profonde sur leur propre condition face à Dieu et sur l'espérance du jugement juste qui viendra en son temps.
La parabole de la perle de très grand prix (Mt 13,45-46), rapportée uniquement par Matthieu, présente un marchand qui vend tout pour acquérir une perle rare. Elle enseigne que le royaume des cieux surpasse en valeur tout bien terrestre et appelle à un sacrifice librement consenti, vécu dans la joie de la découverte spirituelle.
Matthieu 13.45-46 (Louis Segond S21) :
»Le royaume des cieux ressemble encore à un marchand qui cherche de belles perles.Lorsqu'il a trouvé une perle de grande valeur, il est allé vendre tout ce qu'il possédait et l'a achetée.
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La péricope 148 de la synopse biblique traite de la parabole de la perle de très grand prix, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangéliste Matthieu dans son évangile, aux versets 13.45-46. Cette parabole s'inscrit dans une série d'enseignements de Jésus sur le royaume des cieux, prononcés vraisemblablement en novembre ou décembre de l'an 31, au bord du lac de Tibériade, près de Capernaüm en Galilée, dans une petite baie longeant les rives du lac. Le récit est bref mais profondément symbolique : un marchand qui cherche de belles perles découvre une perle d'une valeur exceptionnelle. Reconnaissant immédiatement sa rareté et son importance, il prend la décision radicale de vendre tout ce qu'il possède afin de pouvoir l'acquérir. Ce geste de dépouillement total, motivé par la découverte d'un bien inestimable, constitue le cœur de l'enseignement. Matthieu est le seul évangéliste à consigner cette parabole, ce qui est notable dans le cadre d'une lecture synoptique. Marc, Luc et Jean ne la rapportent pas. Cette exclusivité matthéenne est interprétée non pas comme une simple curiosité rédactionnelle, mais comme le reflet d'une expérience personnelle profonde de l'apôtre. Matthieu ne décrit pas cet événement à la manière d'un historien objectif et détaché ; il témoigne de sa propre expérience intérieure, de la valeur concrète et tangible que revêt pour lui le royaume des cieux. La répétition de ce type d'enseignement — puisque Jésus avait déjà abordé le thème du sacrifice joyeux dans la parabole précédente du trésor caché (PER147) — semble avoir été pour Matthieu une source de grande joie et de souvenirs marquants.
Matthieu 13.45-46 (Louis Segond S21) :
»Le royaume des cieux ressemble encore à un marchand qui cherche de belles perles.Lorsqu'il a trouvé une perle de grande valeur, il est allé vendre tout ce qu'il possédait et l'a achetée.
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II
Sur le plan théologique, la parabole de la perle de très grand prix enseigne que le royaume des cieux est d'une valeur absolument incomparable. Il dépasse en importance tout ce que l'être humain peut posséder ou désirer dans ce monde. La parabole illustre plusieurs vérités fondamentales : Premièrement, la valeur inestimable du royaume : comme la perle rare, le royaume de Dieu est un bien qui surpasse tous les autres biens. Il ne peut être comparé à rien de ce que le monde offre. Deuxièmement, la nécessité de la reconnaissance : le marchand ne vend pas tout par contrainte, mais parce qu'il a reconnu la valeur de ce qu'il a trouvé. Cette reconnaissance est la première étape de la foi. Celui qui perçoit vraiment la valeur du royaume est prêt à tout abandonner pour y entrer. Troisièmement, le sacrifice librement consenti : le dépouillement total de l'homme n'est pas vécu comme une perte douloureuse, mais comme un échange pleinement consenti et joyeux. C'est le paradoxe évangélique : perdre tout pour gagner infiniment plus. Quatrièmement, le lien avec la parabole du trésor caché : ces deux paraboles forment un diptyque thématique.
III
Toutes deux insistent sur le coût du royaume et sur la joie qui accompagne sa découverte. Elles se complètent mutuellement pour présenter une vision cohérente de ce que signifie entrer dans le royaume des cieux. D'un point de vue historique et culturel, les perles occupaient une place de premier plan dans la société de l'époque de Jésus. Très recherchées et prisées en Israël comme dans tout le monde méditerranéen, elles étaient considérées comme des objets de grande valeur et de beauté exceptionnelle. Utilisées dans la fabrication de bijoux et d'ornements, leur rareté et leur éclat particulier en faisaient des biens extrêmement convoités. Le choix de la perle comme symbole n'est donc pas anodin : il parle directement à l'auditoire de Jésus dans un langage immédiatement compréhensible et évocateur. En conclusion, la parabole de la perle de très grand prix est un enseignement concis mais d'une profondeur remarquable sur la nature du royaume des cieux et sur la réponse qu'il appelle de la part de celui qui le découvre. Elle invite chaque croyant à évaluer avec lucidité ce qui a véritablement de la valeur dans sa vie et à poser un acte de foi courageux et joyeux en faisant du royaume de Dieu sa priorité absolue.
La guérison de deux aveugles à Capernaüm, rapportée uniquement par Matthieu (Mt 9.27-31), illustre la foi messianique : les deux hommes reconnaissent Jésus comme 'Fils de David'. Jésus les guérit selon leur foi et leur demande le silence, souhaitant orienter les foules vers le salut éternel plutôt que vers les guérisons physiques. Ce récit prépare la réponse de Jésus à Jean le Baptiste en Matthieu 11.5.
Matthieu 9.27-31 (Louis Segond S21) :
Quand Jésus partit de là, il fut suivi par deux aveugles qui criaient: «Aie pitié de nous, Fils de David!»Lorsqu'il fut arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je puisse faire cela?» «Oui, Seigneur», lui répondirent-ils.Alors il toucha leurs yeux en disant: «Soyez traités conformément à votre foi»,et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus leur recommanda avec sévérité: «Faites bien attention que personne ne le sache!»mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.
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La péricope PER156 traite de la guérison de deux aveugles par Jésus, un récit rapporté exclusivement par l'évangéliste Matthieu dans son chapitre 9, versets 27 à 31. Cet épisode se déroule à Capernaüm en Galilée, vraisemblablement en février ou mars de l'an 32, durant la période située entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. Le récit débute par deux aveugles qui suivent Jésus en criant : 'Aie pitié de nous, Fils de David !' Cette interpellation est théologiquement significative, car le titre 'Fils de David' est un titre messianique fort dans la tradition juive. En reconnaissant Jésus sous ce titre, les deux hommes affirment publiquement leur conviction qu'il est le Messie attendu, le Sauveur promis par les Écritures. Ils parviennent jusqu'à la maison où Jésus se trouve, témoignant d'une détermination remarquable malgré leur cécité, peut-être aidés par une tierce personne. Jésus, face à leur démarche, leur pose une question décisive : 'Croyez-vous que je puisse faire cela ?' Ils répondent affirmativement, et Jésus touche leurs yeux en déclarant : 'Qu'il vous soit fait selon votre foi.' Leur vue est aussitôt et complètement rétablie. Ce geste et ces paroles mettent en lumière le rôle central de la foi dans l'économie du salut telle que Matthieu la présente. La guérison n'est pas présentée comme un simple acte de puissance miraculeuse, mais comme la réponse divine à une foi sincère et déclarée.
Matthieu 11.5 (Louis Segond S21) :
les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
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II
Il convient de distinguer cet épisode de la guérison de l'aveugle Bartimée, relatée en Marc 10.46-52 et Luc 18.35-43, qui se déroule près de Jéricho. Matthieu mentionne lui-même une guérison similaire en Matthieu 20.29-34, où deux aveugles sont également présents, sans que Bartimée soit nommé. Ces parallèles invitent à une lecture attentive et différenciée des récits synoptiques, chaque évangéliste ayant ses propres intentions théologiques et narratives. Pour Matthieu, la mention de cette guérison à Capernaüm n'est pas anodine. Elle s'inscrit dans une démonstration progressive de l'identité messianique de Jésus, destinée à préparer la réponse que Jésus adressera à Jean le Baptiste (Matthieu 11.5), où il cite explicitement la guérison des aveugles comme signe de son ministère messianique. Matthieu construit ainsi une cohérence narrative et théologique entre les différents épisodes de guérisons. Après la guérison, Jésus recommande strictement aux deux hommes de ne rien dire à personne. Cependant, ils répandent la nouvelle dans toute la région, illustrant la difficulté humaine de contenir l'annonce d'un tel événement.
Luc 18.35-43 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était près de Jéricho, un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait.Il entendit la foule passer et demanda ce qui se passait.On lui dit: «C'est Jésus de Nazareth qui passe.»Alors il cria: «Jésus, Fils de David, aie pitié de moi!»Ceux qui marchaient devant le reprenaient pour le faire taire, mais il criait beaucoup plus fort: «Fils de David, aie pitié de moi!»Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène; quand il fut près de lui, il lui demanda:«Que veux-tu que je fasse pour toi?» Il répondit: «Seigneur, que je retrouve la vue.»Jésus lui dit: «Retrouve la vue, ta foi t'a sauvé.»Il retrouva immédiatement la vue et suivit Jésus en célébrant la gloire de Dieu. Voyant cela, tout le peuple se mit à adresser des louanges à Dieu.
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III
Cette injonction au silence, que l'on retrouve dans plusieurs récits évangéliques, est interprétée ici comme le désir de Jésus de ne pas être réduit au rôle de thaumaturge ou de guérisseur populaire. Il ne cherchait ni gloire personnelle ni renommée, mais souhaitait orienter les foules vers l'essentiel : le royaume de Dieu et le salut de l'âme. Cette perspective est fondamentale dans la théologie du passage. La guérison physique de la cécité, aussi spectaculaire soit-elle, reste temporaire et limitée à l'existence terrestre des individus concernés. Elle constitue un signe, une illustration visible d'une réalité spirituelle plus profonde. Le salut que Jésus est venu apporter touche à la vie éternelle et dépasse infiniment la valeur de toute guérison physique, y compris la résurrection corporelle. Le message central de cette péricope est donc double : d'une part, la foi authentique en Jésus comme Messie ouvre la voie à la guérison et au salut ; d'autre part, le ministère de Jésus vise prioritairement à conduire les hommes vers le royaume des cieux, et non à satisfaire des attentes purement matérielles ou physiques. Ce récit invite le lecteur à s'interroger sur la nature de sa propre foi et sur les motivations qui le conduisent à s'approcher du Christ.
La péricope 157 relate la guérison d'un démoniaque muet par Jésus à Capernaüm, rapportée uniquement par Matthieu (Mt 9,32-33). Cet épisode met en lumière l'autorité de Jésus sur les forces démoniaques, le rôle de la foi intercessive et le contraste entre l'émerveillement de la foule et l'incrédulité des pharisiens. Matthieu construit ici une argumentation messianique progressive, présentant Jésus comme celui dont les miracles n'ont aucun précédent en Israël.
Matthieu 9.32-33 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, on amena à Jésus un démoniaque muet.Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,
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La péricope 157 de la Synopse biblique du site Schilo traite de la guérison d'un démoniaque muet, un épisode rapporté exclusivement par l'évangéliste Matthieu dans son Évangile, au chapitre 9, versets 32 à 33. Cet événement s'inscrit dans une séquence narrative où Matthieu regroupe plusieurs miracles accomplis par Jésus, notamment la guérison des deux aveugles qui précède immédiatement cet épisode (péricope 156). La scène se déroule à Capernaüm en Galilée, vraisemblablement en février ou mars de l'an 32, pendant la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère public de Jésus. L'épisode décrit un homme à la fois possédé par un démon et incapable de parler, que des proches ou des inconnus amènent devant Jésus. Sans que Matthieu entre dans les détails de la procédure de guérison, le Messie Jésus chasse le démon, et l'homme recouvre immédiatement la parole. La foule présente réagit avec un émerveillement profond, déclarant qu'on n'a jamais rien vu de pareil en Israël, reconnaissant ainsi le caractère absolument inédit et exceptionnel de ces miracles. Cette affirmation populaire souligne que les signes accomplis par Jésus dépassaient tout ce que le peuple avait pu observer jusqu'alors, même de la part des prophètes ou des guérisseurs reconnus dans la tradition juive.
Matthieu 9.32-33 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, on amena à Jésus un démoniaque muet.Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,
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II
L'article met en avant plusieurs axes théologiques essentiels. Premièrement, Matthieu cherche délibérément à démontrer l'autorité de Jésus non seulement sur les maladies physiques, mais aussi sur les forces spirituelles mauvaises, les démons. En regroupant plusieurs miracles dans un ensemble cohérent, il construit une argumentation progressive sur la puissance et la légitimité messianique de Jésus. Deuxièmement, la question de la foi est soulevée de manière indirecte : bien que l'homme démoniaque muet soit dans l'incapacité d'exprimer lui-même une confession de foi ou une demande explicite, ceux qui l'ont conduit à Jésus témoignent par leur démarche d'une conviction profonde quant à sa capacité de guérir. La foi peut donc être intercessive et agir au bénéfice de celui qui est dans l'impossibilité de l'exprimer directement. Troisièmement, l'article souligne le contraste frappant entre la réaction de la foule et celle des pharisiens. Là où le peuple ordinaire s'émerveille et reconnaît la main de Dieu dans ces événements, les pharisiens refuseront de partager cet émerveillement, choisissant l'incrédulité et l'opposition.
III
Cette dichotomie est fondamentale dans la structure narrative de Matthieu et prépare le lecteur à comprendre le jugement théologique qui va s'opérer dans la péricope suivante (PER158 - Le jugement des pharisiens). Le commentaire souligne que refuser de croire face à de tels signes évidents devenait, selon Matthieu, une position intellectuellement et spirituellement indéfendable. Enfin, l'article suggère une dimension paradigmatique dans le récit matthéen : Matthieu ne se contente pas de rapporter des faits historiques, il présente également un modèle ou un guide pour comprendre comment la délivrance divine peut être obtenue. L'acte de conduire quelqu'un vers Jésus, même sans parole ni demande explicite de la part du malade, suffit à ouvrir la voie au miracle. Cette lecture invite le croyant contemporain à considérer l'intercession comme une forme valide et puissante d'expression de la foi. Les annexes mentionnées dans l'article (ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont Jésus se faisait entendre) permettent d'approfondir le contexte communicationnel et pédagogique du ministère de Jésus, offrant ainsi une lecture plus complète et contextualisée de cet épisode. La péricope 157 s'insère donc dans une vision globale du ministère messianique de Jésus, marqué par une autorité sans précédent sur toutes les formes de souffrance humaine, qu'elles soient physiques ou spirituelles.
La péricope 160 analyse Matthieu 9.36-38, où Jésus, à Capernaüm, est profondément ému de compassion pour la foule 'harassée et abattue comme des brebis sans berger'. Le terme grec 'splagchnizomai' exprime une compassion viscérale qui motive Jésus à enseigner, guérir et nourrir, contrastant avec l'indifférence des chefs religieux. Cette compassion devient un modèle pour les disciples.
Matthieu 9.36 (Louis Segond S21) :
A la vue des foules, il fut rempli de compassion pour elles, car elles étaient blessées et abattues, comme des brebis qui n'ont pas de berger.
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La péricope 160 de la synopse biblique proposée par le site Schilo se concentre sur un passage particulièrement révélateur du caractère du Messie Jésus : sa compassion profonde pour la foule. Ce passage, tiré uniquement de l'évangile de Matthieu (9.36-38), a été délibérément isolé par les auteurs afin de mettre en lumière l'état d'esprit intérieur de Jésus vis-à-vis des personnes qui le suivaient et l'écoutaient. L'action se situe à Capernaüm en Galilée, aux alentours de février ou mars de l'an 32. Dans le cadre de la synopse, cette péricope s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère public de Jésus. C'est Matthieu seul qui relate cet épisode, et les auteurs soulignent que ses écrits révèlent avec une profonde acuité la sensibilité du Messie face aux souffrances humaines. Le cœur théologique de cette péricope repose sur le terme grec 'splagchnizomai', traduit en français par 'ému de compassion' ou 'rempli de compassion' selon les versions bibliques. Ce mot grec est d'une richesse sémantique exceptionnelle : il désigne une émotion ressentie au plus profond des entrailles, une compassion viscérale et intense qui dépasse le simple sentiment de pitié superficielle. Jésus ne regarde pas la foule de loin avec indifférence ou condescendance ; il est intérieurement touché et bouleversé par ce qu'il voit. Ce que Jésus perçoit lorsqu'il observe la foule, c'est une communauté humaine 'harassée et abattue, comme des brebis sans berger'.
Matthieu 9.36 (Louis Segond S21) :
A la vue des foules, il fut rempli de compassion pour elles, car elles étaient blessées et abattues, comme des brebis qui n'ont pas de berger.
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II
Cette image pastorale est particulièrement parlante dans le contexte culturel et religieux de l'époque : elle évoque l'abandon, la vulnérabilité, le manque de guidance spirituelle. Le peuple est perdu non seulement matériellement, mais aussi et surtout spirituellement. Jésus est profondément conscient de cet état de perdition, et c'est pourquoi son ministère se concentre en priorité sur l'annonce du Royaume de Dieu et le salut de l'âme. La compassion de Jésus, telle qu'elle est décrite dans ce passage, n'est pas passive. Elle est un moteur d'action. Le terme 'splagchnizomai' implique non seulement une émotion, mais aussi une volonté déterminée d'agir pour soulager la souffrance. C'est cet amour actif qui pousse Jésus à enseigner les foules, à les guérir de leurs maladies, à les nourrir, répondant ainsi à la fois à leurs besoins physiques et spirituels. La compassion devient ainsi le fondement et la motivation de tout son ministère terrestre. Un contraste saisissant est mis en évidence dans cet article : celui qui oppose Jésus aux dirigeants religieux de son époque, notamment les pharisiens.
Matthieu 9.38 (Louis Segond S21) :
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.»
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III
Là où ces derniers négligeaient fréquemment les besoins spirituels et matériels du peuple, parfois avec mépris ou indifférence, Jésus se montre profondément attentif et réactif. Ce contraste souligne la nouveauté radicale de son approche pastorale et révèle la nature authentique du berger que le Messie incarne. Une dimension pédagogique importante est également présente dans ce passage : Jésus montre à ses disciples l'importance de la compassion dans leur propre ministère. En voyant leur maître agir avec une telle sollicitude envers la foule, les disciples sont appelés à imiter cette attitude dans leur service quotidien aux autres. La compassion n'est donc pas réservée au seul Messie ; elle devient un modèle de conduite pour tous ceux qui le suivent et qui sont appelés à continuer son œuvre. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, ce qui situe cette péricope dans un contexte pédagogique et homilétique plus large. Cette péricope 160 est encadrée par la PER159 qui traite de la continuation de l'œuvre du Messie, et la PER161 consacrée au retour à Nazareth, permettant ainsi une lecture continue et cohérente du ministère de Jésus en Galilée.
Le second retour de Jésus à Nazareth (mars 32) est relaté par Matthieu et Marc. Malgré ses enseignements dans la synagogue, les habitants le rejettent en raison de leur familiarité avec lui et sa famille. Le manque de foi limite ses miracles. Jésus prononce la célèbre parole : 'Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie.' Marc ajoute des détails absents chez Matthieu : la présence des disciples et l'étonnement de Jésus face à l'incrédulité.
Marc 6.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là et se rendit dans sa patrie. Ses disciples le suivirent.Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens l'entendirent; ils étaient étonnés et disaient: «D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée? Et comment de tels miracles se font-ils par son intermédiaire?N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous?» Et il représentait un obstacle pour eux.Mais Jésus leur dit: «Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents et dans sa famille.»Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.Et il s'étonnait de leur incrédulité.
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La péricope 161 intitulée 'Retour à Nazareth' s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque dans la vie publique du Messie Jésus. Cet épisode, daté de mars 32, se déroule à Nazareth en Galilée et est relaté principalement par Matthieu (13.54-58) et Marc (6.1-6), tandis que Luc et Jean n'en font pas mention dans ce contexte synoptique particulier. Il s'agit du second retour documenté du Messie Jésus dans sa ville natale. Le premier séjour (référencé comme PER050) s'était conclu de façon dramatique par une tentative d'assassinat déjouée de manière inattendue. Cette seconde visite, bien que moins violente, ne se déroule pas non plus sous le signe de l'accueil chaleureux. Jésus peut néanmoins prendre la parole dans la synagogue le jour du sabbat, ce qui représente une différence notable par rapport à sa première venue. Le cœur théologique de cet épisode réside dans la tension entre la connaissance familière que les habitants de Nazareth ont de Jésus et la foi nécessaire pour reconnaître en lui le Messie. Les Nazaréens sont étonnés par sa sagesse et les miracles dont ils ont entendu parler, mais leur familiarité avec lui — ils le connaissent comme le fils du charpentier et connaissent sa famille — devient paradoxalement un obstacle à la foi. Cette familiarité engendre un scandale au sens biblique du terme, c'est-à-dire une pierre d'achoppement.
Marc 6.2 (Louis Segond S21) :
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens l'entendirent; ils étaient étonnés et disaient: «D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée? Et comment de tels miracles se font-ils par son intermédiaire?
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II
L'un des versets les plus intrigants de cette péricope est Marc 6.5 : 'Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.' L'auteur de l'analyse propose une lecture nuancée de cette affirmation : Jésus a bien accompli certaines guérisons, mais pas autant qu'il l'aurait souhaité. Le manque de foi des habitants a constitué un frein réel à l'action miraculeuse. Cette situation devait profondément affecter le Messie Jésus, d'autant plus que ces personnes avaient réellement besoin de délivrance. Il est également précisé que les miracles évoqués en Marc 6.2 devaient avoir été accomplis à Capharnaüm et non à Nazareth, ce qui ajoute une dimension contextuelle importante à la compréhension du texte. La parole célèbre prononcée par Jésus — 'Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa famille' — trouve ici son accomplissement direct. L'auteur souligne que cette expression, entrée dans le langage courant, est souvent citée sans que l'on sache qu'elle provient du Messie Jésus lui-même, ce qui témoigne de l'influence culturelle profonde des Évangiles. L'analyse propose ensuite une comparaison détaillée entre les récits de Matthieu et de Marc. Les deux évangélistes s'accordent sur les points essentiels : l'étonnement initial des habitants, leur rejet fondé sur la connaissance qu'ils ont de Jésus et de sa famille, et la limitation des miracles en raison du manque de foi. Marc apporte cependant des éléments supplémentaires : il précise que Jésus était accompagné de ses disciples, détail absent chez Matthieu.
Marc 6.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là et se rendit dans sa patrie. Ses disciples le suivirent.Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens l'entendirent; ils étaient étonnés et disaient: «D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée? Et comment de tels miracles se font-ils par son intermédiaire?N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous?» Et il représentait un obstacle pour eux.Mais Jésus leur dit: «Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie, parmi ses parents et dans sa famille.»Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.Et il s'étonnait de leur incrédulité.
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III
Il mentionne également que Jésus lui-même fut étonné de leur incrédulité, ajoutant une dimension émotionnelle et humaine à la narration. Marc indique aussi que Jésus visita d'autres villages des environs après cet épisode. D'un point de vue méthodologique, l'auteur précise que la chronologie suivie est celle de Marc, considérée comme la plus réaliste pour cette période du ministère de Jésus. Il est également noté que Marc et l'apôtre Pierre ont repris l'Évangile de Matthieu pour l'adapter aux non-Juifs, ce qui explique les convergences et les légères divergences entre les deux récits. En conclusion, cet épisode du retour à Nazareth illustre une vérité fondamentale de la foi chrétienne : la proximité et la familiarité ne garantissent pas la foi, et peuvent même l'entraver. Le rejet de Jésus par les siens à Nazareth préfigure le rejet plus large qu'il subira et s'inscrit dans la logique prophétique de sa mission. La péricope invite le lecteur à s'interroger sur la nature de sa propre foi et sur les obstacles que la familiarité peut dresser face à la reconnaissance du divin.
La péricope PER164 rappelle les circonstances de l'arrestation de Jean le Baptiste, relatées par Matthieu (14.3-5) et Marc (6.17-20). Jean fut emprisonné pour avoir dénoncé publiquement le mariage illicite d'Hérode Antipas avec Hérodiade, ex-femme de son frère. Marc offre un portrait nuancé d'Hérode, ambigu et fasciné par Jean, tandis que Matthieu insiste sur sa crainte de la foule. C'est Hérodiade qui pousse à la mort du prophète, détenu à Macheronte en mars 32.
Deutéronome 24.1-4 (Louis Segond S21) :
»Lorsqu'un homme a pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux parce qu'il a découvert en elle quelque chose de honteux, il *écrit pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui.Elle sort alors de chez lui, s'en va et peut devenir la femme d'un autre homme.Supposons que ce dernier homme la prenne en haine, écrive pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui, ou bien que le dernier homme qui l'a prise pour femme vienne à mourir.Alors le premier mari qui l'avait renvoyée ne pourra pas la reprendre pour femme après qu'elle a ainsi été rendue impure, car ce serait une pratique abominable devant l'Eternel, et tu ne chargeras pas d'un péché le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne en héritage.
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La péricope PER164 s'inscrit dans la période allant de la deuxième à la troisième fête de Pâque et traite du rappel de l'arrestation de Jean le Baptiste, tel que relaté par Matthieu et Marc. Situé en Galilée, en mars de l'an 32, cet épisode constitue un moment charnière dans le récit évangélique, éclairant les circonstances politiques et religieuses qui ont conduit à l'emprisonnement puis à la mort de Jean le Baptiste. Matthieu (14.3-5) et Marc (6.17-20) sont les deux évangélistes qui relatent cet épisode. L'Évangile de Luc et celui de Jean n'y font pas référence dans ce passage synoptique. L'absence de l'apôtre Jean dans le récit de l'arrestation est interprétée comme un choix délibéré : ayant personnellement connu Jean le Baptiste, il préfère apporter des informations complémentaires plutôt que de reprendre ce que ses collègues avaient déjà consigné. Pierre, quant à lui, ayant été disciple de Jean le Baptiste et vraisemblablement baptisé par lui, aurait influencé Marc dans la rédaction de son Évangile, ce qui expliquerait le niveau de détail plus élevé que l'on trouve chez Marc concernant ce grand prophète. La raison officielle de l'arrestation de Jean le Baptiste est clairement identifiée : il avait publiquement dénoncé le mariage d'Hérode Antipas avec Hérodiade comme étant illicite selon la loi juive. En effet, Hérodiade était l'épouse divorcée d'Hérode Philippe, le frère d'Antipas, et la loi du Deutéronome (24.1-4) interdisait à un homme d'épouser la femme divorcée de son frère. Jean le Baptiste s'est fait le porte-voix d'une indignation populaire largement partagée, mais exprimée jusqu'alors uniquement en privé.
Marc 6.17-20 (Louis Segond S21) :
En effet, Hérode lui-même avait fait arrêter Jean et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, qu'il avait épousée,car Jean lui disait: «Il ne t'est pas permis d'avoir pour femme l'épouse de ton frère.»Furieuse contre Jean, Hérodiade voulait le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas,car Hérode redoutait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait. Après l'avoir entendu, il était souvent perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
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II
L'analyse comparée des deux récits révèle des différences significatives dans le portrait dressé d'Hérode Antipas. Chez Marc, Hérode est présenté comme un personnage complexe et ambivalent : il craint Jean, le protège contre les desseins d'Hérodiade, et prend même un certain plaisir à l'écouter, bien qu'il soit souvent troublé par ses paroles. Ce portrait nuancé met en lumière les tensions intérieures d'un tétrarque tiraillé entre son respect pour le prophète et les pressions de son entourage. Chez Matthieu, le traitement est plus succinct : Hérode hésite à faire mourir Jean principalement par crainte de la réaction de la foule qui le considère comme un prophète. Le rôle d'Hérodiade y est moins explicitement développé, bien qu'elle soit identifiée comme la cause première de l'emprisonnement. C'est donc Hérodiade, et non Hérode lui-même, qui est le moteur de la haine envers Jean le Baptiste. Marc insiste sur ce point : Hérodiade lui en voulait profondément et cherchait à le faire mourir, mais elle se heurtait à la résistance d'Hérode qui protégeait le prophète. Ce contraste entre la rancœur tenace d'Hérodiade et l'ambivalence d'Hérode donne au récit de Marc une profondeur psychologique absente de la version matthéenne. Sur le plan méthodologique, l'article précise que la chronologie de Marc est suivie comme fil directeur, étant jugée la plus réaliste.
Matthieu 14.3-5 (Louis Segond S21) :
En effet, Hérode avait fait arrêter Jean; il l'avait enchaîné et mis en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe,car Jean lui disait: «Il ne t'est pas permis de l'avoir pour femme.»Il voulait le faire mourir, mais il redoutait les réactions de la foule parce qu'elle considérait Jean comme un prophète.
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III
Jean le Baptiste aurait été détenu dans la forteresse de Macheronte pendant plusieurs mois avant d'être exécuté. Cet épisode s'inscrit dans un contexte plus large du ministère de Jésus, entre la deuxième et la troisième Pâque, période durant laquelle Jésus intensifie son enseignement en Galilée. Cet article fait partie d'un ensemble synoptique qui invite le lecteur à consulter plusieurs annexes complémentaires : ANN003 sur la naissance et le ministère de Jean le Baptiste, ANN078 sur les paraboles, et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre. Ces ressources permettent de replacer l'épisode dans son contexte théologique et historique plus large. En conclusion, cette péricope illustre la tension entre le pouvoir politique et la parole prophétique, entre la loi divine et les compromis humains. Jean le Baptiste paie de sa liberté, puis de sa vie, sa fidélité à proclamer la vérité, même face aux puissants. Marc offre le récit le plus riche en nuances, tandis que Matthieu en donne une version plus condensée orientée vers la peur sociale d'Hérode.
La péricope 165 analyse les circonstances de l'assassinat de Jean le Baptiste selon Matthieu (14.6-12) et Marc (6.21-29). En Galilée, en mars 32, Hérode Antipas cède à la manipulation d'Hérodiade via la danse de Salomé et fait décapiter le prophète. L'article souligne le parallèle entre le martyre de Jean et celui de Jésus, deux figures messianiques injustement condamnées et ensevelies dans un tombeau.
Matthieu 14.6-12 (Louis Segond S21) :
Or, lorsqu'on célébra l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa au milieu des invités et plut à Hérode,de sorte qu'il promit avec serment de lui donner ce qu'elle demanderait.A l'instigation de sa mère, elle dit: «Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste.»Le roi fut attristé, mais, à cause de ses serments et des invités, il ordonna de la lui donneret il envoya décapiter Jean dans la prison.Sa tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.Les disciples de Jean vinrent prendre son corps et l'ensevelirent. Puis ils allèrent l'annoncer à Jésus.
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Rappel des conditions de l’assassinat de Jean le baptiste
I
La péricope 165 s'inscrit dans le cadre de la synopse évangélique et traite du rappel des conditions de l'assassinat de Jean le Baptiste, tel que rapporté par Matthieu (14.6-12) et Marc (6.21-29). Cet épisode se situe en Galilée, en mars de l'an 32, et constitue un moment charnière dans la narration évangélique, révélant la brutalité du pouvoir politique face à la parole prophétique. L'article commence par souligner le rôle particulier de Marc dans la transmission de ce récit. Marc, qui travaillait en étroite collaboration avec Pierre, lui-même disciple et probablement baptisé par Jean le Baptiste, apporte des détails supplémentaires au récit de Matthieu. Cette proximité avec Jean le Baptiste explique la volonté de Marc de souligner le rôle prophétique de Jean et son statut de précurseur du Messie. L'auteur met en évidence un parallèle théologique fort : Jean le Baptiste, figure messianique sacerdotale, et Jésus, figure messianique royale, ont tous deux été victimes d'une injustice similaire, condamnés pour des motifs futiles, et tous deux ont été ensevelis dans un tombeau après leur mort. La structure narrative des deux évangiles est analysée en détail. Chez Marc (6.14-29), le récit s'ouvre sur la réaction d'Hérode Antipas face aux miracles de Jésus, certains supposant qu'il pourrait être Jean le Baptiste ressuscité.
Marc 6.14-20 (Louis Segond S21) :
Le roi Hérode entendit parler de Jésus, car son nom était devenu célèbre. Il disait: «Jean-Baptiste est ressuscité, et c'est pour cela qu'il a le pouvoir de faire des miracles.»D'autres disaient: «C'est Elie.» Et d'autres disaient: «C'est un prophète comme l'un de nos prophètes.»Mais Hérode, en apprenant cela, disait: «Ce Jean que j'ai fait décapiter, c'est lui, il est ressuscité.»En effet, Hérode lui-même avait fait arrêter Jean et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, qu'il avait épousée,car Jean lui disait: «Il ne t'est pas permis d'avoir pour femme l'épouse de ton frère.»Furieuse contre Jean, Hérodiade voulait le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas,car Hérode redoutait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait. Après l'avoir entendu, il était souvent perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
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II
Marc retrace ensuite l'emprisonnement de Jean, motivé par les critiques de ce dernier envers le mariage d'Hérode avec Hérodiade, l'ex-femme de son frère Philippe. Le récit culmine avec le banquet d'anniversaire d'Hérode, la danse de Salomé, la promesse imprudente du tétrarque et la demande macabre d'Hérodiade transmise par sa fille : la tête de Jean le Baptiste sur un plat. Chez Matthieu (14.1-12), la trame narrative est similaire mais plus condensée, sans les détails supplémentaires que Marc introduit, comme la mention des invités prestigieux du banquet. Les personnages principaux sont présentés avec soin. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, est décrit comme un homme faible, contraint par sa propre promesse publique imprudente. Hérodiade incarne la rancœur et la manipulation, cherchant depuis longtemps à se débarrasser de Jean le Baptiste dont les accusations morales menaçaient sa position. Salomé, fille d'Hérodiade non nommée dans les Évangiles mais identifiée par la tradition, joue un rôle d'instrument dans la machination de sa mère. Jean le Baptiste apparaît comme le prophète intègre, victime d'un système politique corrompu.
Marc 6.21-29 (Louis Segond S21) :
Cependant, un jour propice arriva lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux personnalités de la Galilée.La fille d'Hérodiade entra dans la salle, elle dansa et plut à Hérode et à ses invités. Le roi dit à la jeune fille: «Demande-moi ce que tu veux, et je te le donnerai.»Il ajouta avec serment: «Ce que tu me demanderas, je te le donnerai, même si c'était la moitié de mon royaume.»Elle sortit et dit à sa mère: «Que demanderai-je?» Sa mère répondit: «La tête de Jean-Baptiste.»Elle s'empressa aussitôt de rentrer vers le roi et lui fit cette demande: «Je veux que tu me donnes à l'instant, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste.»Le roi fut attristé, mais, à cause de ses serments et des invités, il ne voulut pas refuser.Il envoya sur-le-champ un garde, avec ordre d'apporter la tête de Jean-Baptiste. Le garde alla décapiter Jean dans la prisonet apporta la tête sur un plat. Il la donna à la jeune fille et la jeune fille la donna à sa mère.Quand les disciples de Jean apprirent cette nouvelle, ils vinrent prendre son corps et le mirent dans un tombeau.
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III
L'analyse thématique met en lumière plusieurs dimensions importantes. Le banquet d'Hérode, cadre symbolique du pouvoir et de ses excès, est le lieu où une décision fatale est prise. La danse de Salomé, détail narratif marquant, est le déclencheur de la promesse irréfléchie d'Hérode. Ce moment illustre comment le pouvoir politique, mêlé à la séduction et à la vengeance personnelle, peut conduire à des actes d'une injustice criante. L'article invite également le lecteur à consulter plusieurs annexes complémentaires, notamment sur la naissance et le ministère de Jean le Baptiste (ANN003), sur les paraboles (ANN078), et sur la manière dont Jésus se faisait entendre (ANN050), ce qui inscrit cet épisode dans un ensemble pédagogique plus large. En définitive, cette péricope offre une réflexion profonde sur le martyre du précurseur du Messie, sur les mécanismes du pouvoir oppresseur, et sur le parallèle établi entre le destin de Jean le Baptiste et celui de Jésus. Elle constitue une étape importante dans la compréhension de la mission et du contexte historico-religieux dans lequel Jésus accomplit son ministère, entre la deuxième et la troisième fête de Pâque.
La péricope 172 relate la réaction des apôtres après que Jésus a marché sur les eaux et calmé la tempête. Situé à Génésareth en avril 32, l'épisode est rapporté par Matthieu et Marc. Les disciples se prosternent et proclament : 'Tu es véritablement le Fils de Dieu', marquant une étape décisive dans leur foi et dans la révélation christologique progressive des Évangiles.
Marc 8.29 (Louis Segond S21) :
«Et d'après vous, qui suis-je?» leur demanda-t-il. Pierre lui répondit: «Tu es le Messie.»
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La péricope 172, intitulée 'La réaction des apôtres', s'inscrit dans la séquence narrative de la troisième Pâque jusqu'au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Elle fait suite immédiatement au récit de Jésus marchant sur les eaux et calmant la tempête (PER171), et se situe géographiquement à Génésareth en Galilée, en avril 32, peu avant la Pâque du lundi 12 avril 32. Les textes bibliques convoqués pour cette péricope sont principalement Matthieu 14.34-36 et Marc 6.53-56, tandis que Luc et Jean ne rapportent pas cet épisode spécifique. Cette double attestation matthéenne et marcienne confère à l'événement une solidité synoptique, même si les deux évangélistes présentent des nuances dans leur récit. Le cœur de cette péricope repose sur la réaction des apôtres face aux miracles accomplis par Jésus. Après avoir assisté à la marche de Jésus sur les eaux, au sauvetage de Pierre qui s'enfonçait, et à l'apaisement de la tempête, les disciples manifestent une réaction de stupéfaction profonde qui se traduit par un acte de prosternation et une déclaration christologique majeure : 'Tu es véritablement le Fils de Dieu' (Matthieu 14.33). Ce geste de prosternation est fondamental dans le contexte biblique, car il constitue un acte de vénération et de soumission habituellement réservé à Dieu seul. Sur le plan christologique, cette déclaration représente une étape décisive dans la compréhension progressive qu'ont les disciples de l'identité de Jésus.
Marc 6.51-52 (Louis Segond S21) :
Puis il monta près d'eux dans la barque, et le vent tomba. Ils étaient en eux-mêmes extrêmement stupéfaits [et étonnés]car ils n'avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci.
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II
Tout au long des Évangiles, cette révélation se construit graduellement. La confession des apôtres dans la barque anticipe celle que Pierre formulera ultérieurement à Césarée de Philippe : 'Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant' (Matthieu 16.16 ; Marc 8.29). De même, Nathanaël avait déjà proclamé : 'Rabbi, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël.' Ces déclarations successives témoignent d'une foi en maturation constante parmi les proches de Jésus. L'article souligne la portée particulièrement surprenante de ces confessions dans un contexte juif. En effet, pour un Juif du premier siècle, l'idée que Dieu puisse avoir un fils est théologiquement étrangère et même potentiellement scandaleuse. Ces affirmations répétées signalent donc un bouleversement profond dans la foi de ces hommes, qui transcende le cadre religieux dans lequel ils ont été éduqués. L'analyse comparative des Évangiles synoptiques révèle une particularité matthéenne importante. Là où Marc (6.51-52) note l'étonnement des disciples mais sans prosternation ni déclaration explicite de la divinité de Jésus, et où Jean (6.21) mentionne simplement que le vent se calma, Matthieu insiste sur la reconnaissance formelle de la divinité de Jésus par ses disciples.
Marc 6.53-56 (Louis Segond S21) :
Après avoir traversé le lac, ils arrivèrent dans la région de Génésareth et y abordèrent.Dès qu'ils furent sortis de la barque, les gens reconnurent Jésuset parcoururent tous les environs; ils se mirent à apporter les malades sur des brancards là où ils apprenaient sa présence.Partout où il arrivait, dans les villages, dans les villes ou dans les campagnes, on mettait les malades sur les places publiques et on le suppliait de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Tous ceux qui le touchaient étaient guéris.
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III
Cette emphase est cohérente avec la visée théologique propre à l'Évangile de Matthieu, qui met régulièrement en avant la reconnaissance de Jésus comme Fils de Dieu. Sur le plan herméneutique et pastoral, ce passage offre plusieurs niveaux de lecture. Pour les premiers lecteurs de Matthieu, majoritairement issus d'un milieu judéo-chrétien, cette scène constitue une affirmation forte de la divinité du Messie Jésus, en rupture avec les catégories religieuses juives traditionnelles. Pour les croyants contemporains, ce texte est souvent interprété comme une invitation à reconnaître la seigneurie de Jésus et à lui faire confiance au cœur des épreuves et des 'tempêtes' de l'existence. Enfin, l'article mentionne qu'à Génésareth, le Messie Jésus attire de nombreux malades qui viennent chercher une guérison auprès de lui, ce qui confirme que son ministère de guérison accompagne et amplifie l'impact de ses miracles sur l'eau. Cette attractivité des foules en quête de guérison s'inscrit dans le cadre plus large du ministère galiléen de Jésus et prépare les événements qui conduiront à la dernière semaine de sa vie. En conclusion, la péricope 172 est une étape théologique et narrative fondamentale dans la Synopse, car elle articule foi, christologie et révélation progressive dans un moment de rencontre entre le divin et l'humain au bord du lac de Galilée.
La péricope 173 relate les nombreuses guérisons accomplies par Jésus à Génésareth (Galilée) en avril 32, selon Matthieu 14.34-36 et Marc 6.53-56. À son arrivée, Jésus est immédiatement reconnu et des foules de malades accourent pour toucher la frange de son manteau, obtenant ainsi leur guérison. L'analyse synoptique révèle des convergences majeures entre les deux évangélistes et des nuances complémentaires. Cet épisode illustre la foi populaire, la puissance divine de Jésus et annonce les tensions croissantes avec les autorités religieuses.
Marc 6.53 (Louis Segond S21) :
Après avoir traversé le lac, ils arrivèrent dans la région de Génésareth et y abordèrent.
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La péricope 173 de la Synopse traite des nombreuses guérisons accomplies par le Messie Jésus dans la région de Génésareth, en Galilée, telles que relatées par Matthieu (14.34-36) et Marc (6.53-56). Cet épisode se situe chronologiquement dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus, plus précisément en avril 32, peu avant la Pâque du lundi 12 avril 32. Après avoir traversé le lac de Génésareth avec ses disciples, Jésus accoste dans cette région de Galilée. Sa reconnaissance est immédiate : les habitants l'identifient dès son arrivée et réagissent avec une ferveur remarquable. Des messagers sont dépêchés dans toute la région pour annoncer sa présence et rassembler les malades, tandis que des gens parcourent les villages, les villes et les campagnes pour amener ceux qui souffrent, parfois portés sur des lits. L'afflux est massif et témoigne d'une réputation déjà bien établie du Messie Jésus comme thaumaturge. Le signe distinctif de cet épisode est la guérison par le toucher de la frange du manteau de Jésus. Les malades supplient de pouvoir seulement effleurer ce bord de vêtement, et tous ceux qui y parviennent sont guéris. Ce geste s'inscrit dans une croyance répandue à cette époque concernant le pouvoir de contact physique avec des personnes saintes ou des objets sacrés.
Marc 6.54 (Louis Segond S21) :
Dès qu'ils furent sortis de la barque, les gens reconnurent Jésus
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II
Il illustre la foi populaire en la puissance divine manifestée à travers Jésus. L'analyse synoptique de ce passage révèle de nombreux points de convergence entre Matthieu et Marc. Les deux évangélistes s'accordent sur le lieu d'arrivée (Génésareth), sur la reconnaissance immédiate de Jésus par les habitants, et sur le fait que toucher la frange de son manteau entraîne des guérisons miraculeuses. Ces convergences renforcent la fiabilité historique du récit et montrent que les deux traditions évangéliques s'appuient sur des sources communes ou parallèles solides. Cependant, des divergences mineures enrichissent la compréhension globale de l'événement. Matthieu insiste particulièrement sur l'envoi de messagers chargés de rassembler les malades de toute la région, soulignant ainsi l'organisation et la mobilisation collective que provoque la présence de Jésus. Marc, de son côté, met davantage l'accent sur la mobilité des gens eux-mêmes, qui parcourent la région entière pour trouver Jésus, et précise que les guérisons ont lieu dans des contextes variés : villages, villes et campagnes. Cette précision marcienne offre une image plus détaillée et géographiquement élargie de la portée du ministère de guérison. Sur le plan théologique, cet épisode met en lumière plusieurs dimensions fondamentales du ministère de Jésus.
Matthieu 14.34 (Louis Segond S21) :
Après avoir traversé le lac, ils arrivèrent dans la région de Génésareth.
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III
D'abord, la foi comme condition et expression de la guérison : la démarche des malades et de leur entourage traduit une reconnaissance de Jésus comme source de salut et de délivrance. Ensuite, la puissance divine accessible par le contact physique avec Jésus, thème qui rappelle d'autres épisodes évangéliques comme la guérison de la femme hémorroïsse. Enfin, la popularité croissante de Jésus, qui dépasse les cadres géographiques et sociaux, atteignant indistinctement villages, villes et campagnes. Cet épisode n'est pas sans conséquences pour la suite du ministère de Jésus. Sa notoriété grandissante dans les régions de Galilée attire l'attention des autorités religieuses de Jérusalem. Les pharisiens, inquiets de cette figure populaire susceptible de bouleverser l'ordre établi et de menacer leur autorité, se déplacent pour rencontrer Jésus lors de son retour à Capernaüm. La popularité de Jésus commence donc à représenter un risque politique et religieux réel, annonçant les tensions croissantes qui mèneront aux événements de la Passion. En conclusion, la péricope 173 présente un moment charnière du ministère de Jésus, où la puissance guérissante du Messie se manifeste de manière éclatante et suscite une réponse de foi massive de la population. L'accord entre Matthieu et Marc, malgré leurs nuances respectives, fournit une image complète et cohérente de cet accueil populaire à Génésareth, tout en annonçant les tensions à venir avec les autorités religieuses.
L'article discute de l'enseignement de Jésus sur la pureté véritable, basé sur Matthieu et Marc. Il révèle que l'impureté naît du cœur humain, pas des règles alimentaires, en soulignant un changement important dans l'enseignement chrétien.
Matthieu 15.10-20 (Louis Segond S21) :
Jésus appela la foule à lui et dit: «Ecoutez-moi et comprenez bien:ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur, mais ce qui sort de la bouche. Voilà ce qui rend l'homme impur.»Alors ses disciples s'approchèrent et lui dirent: «Sais-tu que les pharisiens ont été scandalisés d'entendre ces paroles?»Il répondit: «Toute plante que n'a pas plantée mon Père céleste sera déracinée.Laissez-les: ce sont des aveugles qui conduisent des aveugles; si un aveugle conduit un aveugle, ils tomberont tous les deux dans un fossé.»Pierre prit la parole et lui dit: «Explique-nous cette parabole.»Jésus dit: «Vous aussi, vous êtes encore sans intelligence?Ne comprenez-vous pas encore que tout ce qui entre dans la bouche va dans le ventre, puis est évacué dans les toilettes?Mais ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c'est ce qui rend l'homme impur.En effet, c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, l'immoralité sexuelle, les vols, les faux témoignages, les calomnies.Voilà ce qui rend l'homme impur; mais manger sans s'être lavé les mains, cela ne rend pas l'homme impur.»
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L'article "PER179 - Verdict sur le cœur humain" explore l'enseignement du Messie Jésus sur la pureté véritable et critique les conceptions rituelles de la pureté dans les traditions juives. En se basant sur les récits de Matthieu 15.10-20 et Marc 7.14-23, l'article examine comment ces écrivains synoptiques décrivent Jésus enseignant que l'impureté provient du cœur humain et non des aliments consommés. Matthieu et Marc, bien que présentant des similitudes, s'adressent à des publics différents : Matthieu met l'accent sur les interactions avec les disciples qui peinent à comprendre, tandis que Marc introduit l'idée révolutionnaire que tous les aliments sont purs, préfigurant un changement doctrinal majeur dans l'Église primitive.
Jean 7.1 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus continua de parcourir la Galilée; il ne voulait pas séjourner en Judée car les Juifs cherchaient à le faire mourir.
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II
Cette perspective marque une rupture avec les lois alimentaires juives et prépare les nouveaux convertis, en particulier les non-juifs, à embrasser une foi dépouillée des traditions prescriptives concernant la pureté. Ainsi, ces passages soulignent un tournant radical dans le message de Jésus, affirmant que la véritable corruption et impureté résident dans les intentions du cœur humain plutôt que dans les pratiques extérieures.
L'article explore les guérisons de Jésus, notamment en Galilée après son retour de Phénicie. Matthieu décrit les nombreux miracles réalisés, tandis que Marc se concentre sur un cas singulier impliquant un homme sourd, démontrant la méthode unique de Jésus déjà observée ailleurs dans les Évangiles.
Marc 7.31-37 (Louis Segond S21) :
Jésus quitta le territoire de Tyr et revint par Sidon vers le lac de Galilée en traversant la région de la Décapole.On lui amena un sourd qui avait de la difficulté à parler et on le supplia de poser la main sur lui.Il le prit à part loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et lui toucha la langue avec sa propre salive.Puis il leva les yeux au ciel, soupira et dit: «Ephphatha» – c'est-à-dire «Ouvre-toi».Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa langue se délia et il se mit à parler correctement.Jésus leur recommanda de n'en parler à personne, mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient.Remplis d'étonnement, ils disaient: «Il fait tout à merveille; il fait même entendre les sourds et parler les muets.»
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L'article "PER181 - Nombreuses guérisons en soirée" explore un épisode dans la vie de Jésus rapporté par les Évangiles, focalisé sur les multiples guérisons qu'il réalise en Galilée, près du lac de Tibériade, après son retour de Phénicie. Les récits de Matthieu et Marc relatent cet événement, soulignant différentes nuances : Matthieu met l'accent sur l'ampleur des guérisons pour diverses afflictions alors que Marc se concentre sur un miracle particulier où Jésus guérit un homme sourd ayant des difficultés à parler. Ce dernier miracle fait partie d'une série où Jésus utilise sa salive pour guérir, une méthode singulière déjà observée dans d'autres passages bibliques tels que les guérisons rapportées dans Marc 8 et Jean 9.
Marc 7.31-37 (Louis Segond S21) :
Jésus quitta le territoire de Tyr et revint par Sidon vers le lac de Galilée en traversant la région de la Décapole.On lui amena un sourd qui avait de la difficulté à parler et on le supplia de poser la main sur lui.Il le prit à part loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et lui toucha la langue avec sa propre salive.Puis il leva les yeux au ciel, soupira et dit: «Ephphatha» – c'est-à-dire «Ouvre-toi».Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa langue se délia et il se mit à parler correctement.Jésus leur recommanda de n'en parler à personne, mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient.Remplis d'étonnement, ils disaient: «Il fait tout à merveille; il fait même entendre les sourds et parler les muets.»
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II
L'analyse suggère que bien qu'il y ait diversité dans les approches des évangélistes, l'impact de Jésus sur la foule et son mode opératoire sont mis en lumière. L'absence d'hostilité de la part des pharisiens, qui s'étaient auparavant opposés à lui, est aussi soulignée, marquant une transition dans l'accueil que Jésus reçoit en Galilée. L'article inclut aussi une étude comparative montrant les similitudes et les nuances des récits bibliques afin de donner une vision plus complète de cet événement et suggérer la pertinence de ces épisodes aux lecteurs cherchant une compréhension plus profonde des écritures.
L'article souligne l'importance de la reconnaissance de Jésus comme le Messie par Pierre, survenue à Césarée de Philippe, et l'expression de cette vérité divine inspirée, plutôt qu'une révélation humaine, basée sur le texte de Matthieu 16:17-20.
Jean 15.5 (Louis Segond S21) :
Je suis le cep, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en moi et en qui je demeure porte beaucoup de fruit, car sans moi vous ne pouvez rien faire.
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L'article "PER189: Eloge de Pierre par le Messie Jésus" explore un moment crucial où Jésus s'adresse à Pierre, disciple clé du christianisme, pour exalter sa foi et sa compréhension spirituelle. Ce passage, situé à Césarée de Philippe, est daté d'août 32 et met en lumière la déclaration de Jésus selon laquelle Pierre est béni par la révélation divine plutôt que par une compréhension humaine. Jésus affirme ainsi son identité comme Christ, le Fils du Dieu vivant, une compréhension qui vient progressivement aux apôtres, illustrée par la guérison de l'aveugle à Bethsaïda.
Matthieu 16.17-20 (Louis Segond S21) :
Jésus reprit la parole et lui dit: «Tu es heureux, Simon, fils de Jonas, car ce n'est pas une pensée humaine qui t'a révélé cela, mais c'est mon Père céleste.Et moi, je te dis que tu es Pierre et que sur ce rocher je construirai mon Eglise, et les portes du séjour des morts ne l'emporteront pas sur elle.Je te donnerai les clés du royaume des cieux: ce que tu lieras sur la terre aura été lié au ciel et ce que tu délieras sur la terre aura été délié au ciel.»Alors il ordonna aux disciples de ne dire à personne qu'il était le Messie.
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II
Le texte se base principalement sur les versets Matthieu 16:17-20 et il est suggéré que les Juifs contemporains auraient dû reconnaître Jésus comme le Messie annoncé, un sujet exploré plus en détail dans l'annexe "Je bâtirai mon Eglise". Bien que Marc et Luc ne rapportent pas cette déclaration, Matthieu le fait, soulignant l'importance de cette révélation progressive et sa signification spirituelle profonde.
La péricope PER224 présente l'instruction de Jésus sur la prière, donnée au mont des Oliviers en décembre 32. S'appuyant sur Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, elle examine le Notre Père dans deux contextes distincts. Luc situe l'épisode près de Jérusalem, après la visite à Béthanie et avant la guérison d'un possédé. Les disciples, dont certains avaient suivi Jean-Baptiste, demandent à Jésus de leur enseigner à prier.
Matthieu 6.9-13 (Louis Segond S21) :
»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée,que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!]’
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La péricope PER224 traite de l'instruction que le Messie Jésus donne à ses disciples sur la manière de prier. Cet épisode s'inscrit dans une séquence chronologique précise du ministère de Jésus, située entre sa visite à Béthanie chez Marthe et Marie (PER223) et la guérison d'un homme possédé et muet à Jérusalem (PER226). L'événement se déroule au mont des Oliviers, face à Jérusalem, à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre de l'an 32. Les textes bibliques de référence pour cette péricope sont Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, deux passages qui présentent tous deux la célèbre prière du 'Notre Père'. Cependant, les spécialistes et exégètes s'accordent à dire que ces deux récits ne décrivent probablement pas le même événement historique. Chaque évangéliste a adapté la transmission de cet enseignement à son contexte propre et à son auditoire spécifique, ce qui confère à la prière du Notre Père une richesse particulière dans la tradition chrétienne. Il est en effet probable que Jésus ait enseigné cette prière à différentes reprises au cours de son ministère, et que Luc et Matthieu en rapportent deux occurrences distinctes. L'analyse du récit de Luc soulève plusieurs interrogations.
Luc 11.1 (Louis Segond S21) :
Jésus priait un jour dans un certain endroit. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit: «Seigneur, enseigne-nous à prier, tout comme Jean l'a enseigné à ses disciples.»
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II
Luc 11.1 manque de précision quant au moment exact et au lieu de l'événement. Cette imprécision pourrait être volontaire de la part de l'évangéliste, qui aurait ainsi voulu suggérer que Jésus a abordé le thème de la prière à plusieurs reprises durant son ministère, et non lors d'un seul et unique enseignement. Ce verset mentionne également que certains des disciples présents avaient auparavant suivi Jean le Baptiste, ce qui éclaire leur demande d'un enseignement sur la prière, Jean ayant lui-même enseigné à prier à ses propres disciples. Concernant le cadre géographique, l'analyse contextuelle de Luc indique que le discours ne se tient pas en Galilée, contrairement à la version de Matthieu qui s'inscrit dans le Sermon sur la montagne. Les indices textuels de Luc 11.37 et Luc 11.15 permettent de situer l'action dans la région de Jérusalem. Le premier passage suggère indirectement que l'invitation d'un pharisien se déroule à Jérusalem, car les pharisiens locaux étaient tenus de posséder une résidence sur les hauteurs de la ville, à proximité du Temple. Le second passage mentionne une réaction négative d'une partie de la foule, ce qui laisse entendre que Jésus et ses disciples se trouvent alors dans un environnement urbain marqué par la présence des autorités religieuses, en l'occurrence Jérusalem. Le Temple de Jérusalem constituait un lieu habituel de rassemblement des foules, souvent influencées par les pharisiens qui cherchaient à recueillir des éléments pouvant être présentés devant le Sanhédrin pour accuser Jésus.
Matthieu 6.9-13 (Louis Segond S21) :
»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée,que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!]’
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III
Ce contexte de tension religieuse et politique est important pour comprendre la portée de l'enseignement de Jésus sur la prière dans ce cadre précis. La chronologie proposée dans la péricope est la suivante : après avoir quitté Béthanie suite à sa rencontre avec Marthe et Marie, Jésus s'arrête au mont des Oliviers pour prier. C'est à cet endroit que ses disciples lui demandent de leur enseigner comment prier, ce qui donne lieu à la transmission du Notre Père dans la version lucanienne. Jésus se rend ensuite à Jérusalem, où il procède à la guérison d'un homme possédé et muet (PER226). Cet article fait partie d'une synopse évangélique structurée, et s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Il invite le lecteur à consulter des annexes complémentaires, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, afin d'approfondir la compréhension du passage dans son ensemble. La péricope suivante, PER225, traite de la parabole de l'ami importun, qui prolonge directement cet enseignement sur la prière.
Cet article explore la parabole de Matthieu 20:1-16, décrivant l'égalité des salaires accordée par un maître aux ouvriers engagés à différentes heures, symbolisant la grâce divine.
Jean 10.22-23 (Louis Segond S21) :
On célébrait alors à Jérusalem la fête de la dédicace. C'était l'hiver.Jésus marchait dans le temple, sous le portique de Salomon.
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L'article "PER267 - La parabole des ouvriers de la onzième heure" explore la parabole racontée par Jésus et consignée exclusivement dans l'Évangile de Matthieu, notamment dans les versets 20:1-16. Cette parabole se déroule à Jéricho, aux environs de février 33, alors que Jésus se dirige vers Jérusalem. Les réflexions portent sur le royaume des cieux comparé à un maître de maison engageant des ouvriers à différentes heures mais les payant de manière égale, symbolisant la générosité et la souveraineté divine.
Matthieu 20.1-16 (Louis Segond S21) :
»En effet, le royaume des cieux ressemble à un propriétaire qui sortit dès le matin afin d'embaucher des ouvriers pour sa vigne.Il se mit d'accord avec eux pour un salaire d'une pièce d'argent par jour et les envoya dans sa vigne.Il sortit vers neuf heures du matin et en vit d'autres qui étaient sur la place, sans travail.Il leur dit: ‘Allez aussi à ma vigne et je vous donnerai ce qui sera juste.’Et ils y allèrent. Il sortit de nouveau vers midi et vers trois heures de l'après-midi et il fit de même.Il sortit enfin vers cinq heures de l'après-midi et en trouva d'autres qui étaient là, [sans travail]. Il leur dit: ‘Pourquoi vous tenez-vous ici toute la journée sans travailler?’Ils lui répondirent: ‘C'est que personne ne nous a embauchés.’ ‘Allez aussi à ma vigne, leur dit-il, [et vous recevrez ce qui sera juste].’Le soir venu, le maître de la vigne dit à son intendant: ‘Appelle les ouvriers et paie-leur le salaire, en allant des derniers aux premiers.’Ceux de cinq heures de l'après-midi vinrent et reçurent chacun une pièce d'argent.Quand les premiers vinrent à leur tour, ils pensèrent recevoir davantage, mais ils reçurent aussi chacun une pièce d'argent.En la recevant, ils murmurèrent contre le propriétaireen disant: ‘Ces derniers arrivés n'ont travaillé qu'une heure et tu les as traités comme nous, qui avons supporté la fatigue du jour et de la chaleur!’Il répondit à l'un d'eux: ‘Mon ami, je ne te fais pas de tort. N'as-tu pas été d'accord avec moi pour un salaire d'une pièce d'argent?Prends ce qui te revient et va-t'en. Je veux donner à ce dernier arrivé autant qu'à toi.Ne m'est-il pas permis de faire ce que je veux de mes biens? Ou vois-tu d'un mauvais œil que je sois bon?’Ainsi les derniers seront les premiers et les premiers seront les derniers. [Beaucoup sont invités mais peu sont choisis.]»
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II
L'article s'inscrit dans le contexte plus large du ministère de Jésus, structurant un récit conformément aux événements entre Hanoucca et Pessa’h, vers la fin de sa vie publique. L'auteur retrace minutieusement les déplacements et activités de Jésus, approfondissant divers aspects chronologiques et théologiques associés à ce passage biblique. Ainsi, la parabole devient une occasion d'examiner les préceptes de la grâce divine et les attentes eschatologiques du Christ envers l'humanité.
Après son entrée triomphale à Jérusalem, Jésus quitte la ville le soir venu pour regagner Béthanie avec ses douze disciples, dont Judas. Relaté principalement par Marc (11.11) et Matthieu (21.17), cet épisode situé le dimanche 27 mars 33 illustre le rythme de la dernière semaine : journées au Temple, nuits près de Béthanie. Les disciples profitent de ces trajets pour interroger leur Maître sur la signification de ses actes messianiques.
Marc 11.11 (Louis Segond S21) :
Jésus entra à Jérusalem et se rendit au temple. Après avoir tout regardé autour de lui, comme il était déjà tard, il sortit pour aller à Béthanie avec les douze.
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La péricope PER281 traite du retour à Béthanie de Jésus et de ses disciples après une journée marquante à Jérusalem. Cet épisode, brièvement relaté dans les Évangiles synoptiques, se situe dans le cadre de la dernière semaine de la vie terrestre de Jésus, juste après son entrée triomphale à Jérusalem (PER280). Les textes de référence sont Matthieu 21.17 et Marc 11.11, tandis que Luc et Jean ne rapportent pas cet épisode spécifique, soulignant ainsi la particularité du témoignage de Marc dans la narration de ces événements. Le contexte immédiat est celui d'une journée intense : Jésus vient d'entrer à Jérusalem d'une manière spectaculaire, provoquant une grande agitation parmi la population et faillit même déclencher une sédition. Il a également visité le Temple, entouré d'une foule nombreuse venue assister à cet événement historique. Mais à mesure que la nuit tombe, la foule se disperse progressivement, et Jésus, accompagné de ses douze disciples, quitte la ville sainte pour rejoindre Béthanie, à environ deux heures de marche lente du Temple. La question du lieu précis de résidence de Jésus durant cette semaine est abordée avec nuance. Si une tradition veut qu'il ait pu loger chez Marthe, Marie et Lazare — des proches bien connus à Béthanie — l'analyse contextuelle suggère qu'il est plus vraisemblable qu'il séjourne dans un campement de fortune avec ses apôtres, maintenant ainsi la cohésion du groupe et la dynamique communautaire qui le caractérise tout au long de son ministère.
Marc 11.11 (Louis Segond S21) :
Jésus entra à Jérusalem et se rendit au temple. Après avoir tout regardé autour de lui, comme il était déjà tard, il sortit pour aller à Béthanie avec les douze.
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II
Un élément significatif de cette péricope est la mention explicite des douze disciples, y compris Judas Iscariote. Marc, dans son témoignage, continue de compter Judas parmi les douze, soulignant que malgré sa future trahison — dont les négociations avec les chefs religieux sont déjà en cours ou imminentes — il demeure intégré au groupe des disciples. Cette observation est théologiquement importante car elle illustre la manière dont les événements de la Passion se tissent progressivement, dans un apparent calme de surface, alors que la tragédie se prépare en coulisses. Durant cette semaine pascale, le rythme de Jésus est bien établi selon les Évangiles : chaque jour, il monte au Temple pour enseigner ceux qui souhaitent l'entendre, et chaque soir, il retourne aux environs de Béthanie pour y passer la nuit. Ce schéma quotidien révèle à la fois la détermination de Jésus à accomplir sa mission d'enseignement jusqu'au bout, et sa prudence stratégique de ne pas demeurer à Jérusalem la nuit, où les autorités religieuses cherchent à l'arrêter. Les moments de marche entre Jérusalem et Béthanie constituent également des temps privilégiés d'échange entre Jésus et ses apôtres. L'article souligne que ces instants de calme sont probablement mis à profit par les disciples pour interroger leur Maître sur la signification des événements récents. En particulier, ils cherchent à comprendre pourquoi Jésus a choisi d'entrer à Jérusalem monté sur un ânon.
Matthieu 21.17 (Louis Segond S21) :
Puis il les laissa et sortit de la ville pour aller à Béthanie où il passa la nuit.
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III
L'article note avec perspicacité qu'il n'est pas certain que Matthieu lui-même ait immédiatement établi le lien entre cet acte et la prophétie de Zacharie 9.9, ce qui humanise la compréhension progressive des disciples face aux gestes messianiques de Jésus. D'un point de vue synoptique, cette péricope illustre parfaitement la méthode comparative propre à la Synopse : certains évangélistes choisissent de rapporter des détails que d'autres omettent, et c'est Marc qui, ici, offre l'information essentielle sur ce retour à Béthanie. Cette approche synoptique enrichit la compréhension globale de la Passion et permet de reconstituer avec plus de précision le déroulement chronologique des événements. La datation proposée — le dimanche 27 mars 33, en soirée — s'inscrit dans une reconstitution historique rigoureuse de la chronologie de la Passion. En définitive, bien que brève, cette péricope est un maillon essentiel dans la chaîne narrative de la dernière semaine de Jésus. Elle témoigne de la tension croissante entre l'enseignement public de Jésus au Temple et les forces qui cherchent à le faire taire, tout en révélant la fidélité du groupe apostolique — même imparfaite — qui l'accompagne jusqu'aux portes de la Passion.
Après la purification du Temple, Jésus guérit des aveugles et des boiteux sur le parvis, le lundi 28 mars 33. Seul Matthieu rapporte cet épisode. La foule et les enfants l'acclament comme Fils de David, tandis que les chefs des prêtres et les scribes, de plus en plus hostiles, s'indignent de ces manifestations messianiques. Cet épisode illustre le contraste entre la foi du peuple simple et le rejet des autorités religieuses.
Psaumes 8.3 (Louis Segond S21) :
*Par la bouche des enfants et des nourrissons,tu as fondé ta gloire pour confondre tes adversaires,pour réduire au silence l'ennemi, l'homme avide de vengeance.1Note8.3 Par la bouche… gloire: cité par Jésus aux autorités religieuses dans le temple en Matthieu 21.16.
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La péricope PER285 s'inscrit dans la séquence des événements de la dernière semaine de Jésus avant son arrestation, et plus précisément dans le contexte agité qui suit la purification du Temple de Jérusalem. Selon le récit synoptique, ces événements se déroulent le lundi 28 mars 33, sur le parvis du Temple de Jérusalem. L'épisode de la guérison des aveugles et des boiteux est rapporté exclusivement par l'évangéliste Matthieu (21.14-16), ce qui en fait un témoignage singulier au sein de la tradition synoptique. Après avoir chassé les marchands et les changeurs du Temple (PER284), Jésus ne quitte pas les lieux. Au contraire, il y demeure et accueille ceux qui souffrent : des aveugles et des boiteux s'approchent de lui sur le parvis, et il les guérit. Ces miracles de guérison, accomplis dans l'enceinte sacrée du Temple, revêtent une signification théologique profonde. Ils manifestent la nature messianique de Jésus : celui qui purifie la maison de Dieu est aussi celui qui restaure les corps brisés, accomplissant ainsi les prophéties de l'Ancien Testament concernant le Messie attendu d'Israël. L'enthousiasme populaire atteint alors un point culminant. De nombreux habitants de Jérusalem, témoins de ces signes extraordinaires, reconnaissent en Jésus le Messie.
Matthieu 21.15-16 (Louis Segond S21) :
Mais les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi furent indignés à la vue des choses merveilleuses qu'il avait faites et des enfants qui criaient dans le temple: «Hosanna au Fils de David!»Ils lui dirent: «Entends-tu ce qu'ils disent?» «Oui, leur répondit Jésus. N'avez-vous jamais lu ces paroles: Tu as tiré des louanges de la bouche des enfants et des nourrissons?»
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II
La foule est transportée par une joie intense, car jamais de tels prodiges n'avaient été vus en Israël. Cette reconnaissance populaire s'exprime de manière particulièrement éloquente à travers les acclamations des enfants présents dans le Temple, qui proclament Jésus comme le Fils de David, titre messianique par excellence dans la tradition juive. Ces acclamations enfantines constituent précisément le point de friction avec les autorités religieuses. Les chefs des prêtres et les scribes, déjà irrités par la purification du Temple qui remettait en cause leur autorité et leurs intérêts, sont désormais profondément exaspérés par ce qu'ils entendent. Voir Jésus recevoir un tel hommage messianique dans l'enceinte même du Temple représente pour eux une provocation insupportable. Ils interpellent Jésus à ce sujet, mais celui-ci répond en citant le Psaume 8.3, légitimant ainsi la louange spontanée des enfants. La péricope met ainsi en lumière un contraste saisissant entre deux réactions diamétralement opposées face aux œuvres de Jésus. D'un côté, le peuple simple, les malades guéris et les enfants qui reconnaissent et proclament la gloire de Dieu à travers les actes du Maître. De l'autre, les élites religieuses, pharisiens et sadducéens confondus, qui malgré leurs divergences doctrinales habituelles, s'unissent dans un même refus et une même hostilité croissante envers Jésus.
Psaumes 8.3 (Louis Segond S21) :
*Par la bouche des enfants et des nourrissons,tu as fondé ta gloire pour confondre tes adversaires,pour réduire au silence l'ennemi, l'homme avide de vengeance.1Note8.3 Par la bouche… gloire: cité par Jésus aux autorités religieuses dans le temple en Matthieu 21.16.
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III
Cette coalition contre nature entre deux groupes théologiquement opposés témoigne de l'intensité de la menace que représente Jésus à leurs yeux. Dans la logique narrative de la Passion, cet épisode s'intègre comme une étape supplémentaire dans l'escalade du conflit entre Jésus et les autorités juives. Tout ce que fait le Maître — purifier le Temple, guérir les malades, accepter les hommages messianiques — est systématiquement interprété de manière négative par ses adversaires. La référence à Jean 11.47-53 rappelle que cette opposition a déjà abouti à une décision formelle de faire mourir Jésus, décision prise lors du conseil des grands prêtres après la résurrection de Lazare. D'un point de vue synoptique, il est notable que Marc (11.15-18) et Luc (19.45-46) rapportent la purification du Temple sans mentionner les guérisons qui suivent. Matthieu est donc le seul évangéliste à conserver ce détail, ce qui souligne son intérêt particulier pour les accomplissements messianiques de Jésus et pour la réaction des autorités religieuses face à ces signes. Cette spécificité matthéenne invite le lecteur à considérer les guérisons non pas comme un simple appendice anecdotique, mais comme un élément délibérément intégré dans la composition théologique de l'évangéliste pour démontrer que Jésus est bien le Messie promis, actif et présent au cœur même de la maison de Dieu.
Le lendemain de la malédiction du figuier, les disciples découvrent l'arbre entièrement desséché. Jésus en profite pour enseigner la puissance de la foi et l'importance du pardon. Au-delà de cet enseignement, le figuier symbolise Israël dans les Écritures, et son dessèchement préfigure le jugement qui s'abattra sur la nation quarante ans plus tard avec la destruction du Temple. Foi et pardon demeurent les valeurs inébranlables que Jésus met en avant.
Matthieu 21.20-22 (Louis Segond S21) :
Voyant cela, les disciples furent étonnés et dirent: «Comment ce figuier a-t-il pu devenir immédiatement sec?»Jésus leur dit alors: «Je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi et que vous ne doutez pas, non seulement vous ferez ce qui a été fait à ce figuier, mais même si vous dites à cette montagne: ‘Retire-toi de là et jette-toi dans la mer’, cela arrivera.Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.»
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La péricope PER288 intitulée 'Le figuier est sec' s'inscrit dans la séquence narrative de la dernière semaine de Jésus avant son arrestation, telle que rapportée par les évangiles synoptiques, principalement Matthieu et Marc. L'épisode se déroule le matin du mardi 11 nissan 3793, soit le 29 mars 33 de notre ère, sur la route reliant le village de Béthanie à Jérusalem, un trajet d'environ deux heures de marche. Le récit s'inscrit dans la continuité directe de la malédiction du figuier par Jésus, survenue la veille au soir. C'est au matin suivant que les disciples constatent avec stupéfaction que l'arbre est entièrement desséché. Cette découverte provoque une vive réaction, notamment de la part de Pierre, dont les questions et l'étonnement sont rapportés avec précision par Marc, évangile dans lequel l'apôtre Pierre joue un rôle de témoin privilegié et de co-auteur indirect. L'article souligne une nuance importante entre les deux récits évangéliques : Matthieu indique que le figuier sécha immédiatement après la malédiction, tandis que Marc précise que les disciples ne remarquèrent cet effet que le lendemain matin. Cette apparente contradiction s'explique par le fait que l'obscurité du soir précédent avait masqué aux yeux des disciples l'accomplissement immédiat du jugement prononcé par Jésus.
Osée 9.10 (Louis Segond S21) :
J'ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert,
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II
Face à l'étonnement des disciples, Jésus saisit cette occasion pour délivrer un enseignement profond sur deux thèmes fondamentaux : la puissance de la foi et l'importance du pardon. Il évoque la possibilité pour celui qui croit de déplacer des montagnes, référence qui désigne vraisemblablement le mont des Oliviers, que Jésus et ses disciples traversaient quotidiennement en venant de Béthanie et de Bethphagé — dont le nom signifie précisément 'la maison des figues' — vers Jérusalem. L'article insiste sur un principe herméneutique central dans la compréhension des miracles de Jésus : le Messie n'accomplit jamais de signe miraculeux dans le seul but de démontrer sa puissance. Chaque miracle est porteur d'un sens spirituel plus profond. La malédiction du figuier constitue un cas exceptionnel, étant l'un des rares miracles de destruction accomplis par Jésus, ce qui lui confère une portée symbolique et prophétique particulièrement significative. Cette portée symbolique est explicitée à travers la lecture des Écritures hébraïques : dans la tradition prophétique, le figuier est une image classique représentant Israël comme peuple et comme nation. L'auteur renvoie aux textes d'Osée 9.10 et de Joël 1.7 pour illustrer cette dimension symbolique.
Matthieu 21.20-22 (Louis Segond S21) :
Voyant cela, les disciples furent étonnés et dirent: «Comment ce figuier a-t-il pu devenir immédiatement sec?»Jésus leur dit alors: «Je vous le dis en vérité, si vous avez de la foi et que vous ne doutez pas, non seulement vous ferez ce qui a été fait à ce figuier, mais même si vous dites à cette montagne: ‘Retire-toi de là et jette-toi dans la mer’, cela arrivera.Tout ce que vous demanderez avec foi par la prière, vous le recevrez.»
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III
Ainsi, le dessèchement du figuier ne saurait se limiter à un enseignement sur la foi : il constitue également un avertissement prophétique adressé à la nation d'Israël, annonçant le jugement qui s'accomplira environ quarante ans plus tard avec la destruction du Temple de Jérusalem en 70 après J.-C. et la chute de la forteresse de Massada. La conclusion de l'article met en lumière le message d'espérance qui traverse ce récit de jugement : même lorsque tout serait détruit, deux réalités demeureraient inébranlables selon l'enseignement du Messie Jésus — la foi et le pardon. Ces deux piliers constituent le cœur de l'enseignement délivré à l'occasion de cet épisode, et c'est Marc, guidé par le témoignage de Pierre, qui en conserve la formulation la plus développée. L'article s'inscrit dans une série synoptique (Synopse) qui accompagne le lecteur pas à pas à travers les événements de la Passion, en comparant les témoignages des différents évangélistes et en restituant le contexte historique et géographique précis de chaque péricope. Il renvoie également à des ressources complémentaires telles que l'annexe ANN072 sur les miracles et l'étude PAR000 sur les paraboles, permettant ainsi un approfondissement thématique de la réflexion. La péricope précédente (PER287) traite du retour à Béthanie, et la suivante (PER289) aborde la contestation de l'autorité du Messie Jésus.
L'article analyse le jugement des nations en Matthieu 25:31-46, où le Fils de l'Homme sépare les brebis des boucs selon leurs actions. Il met l'accent sur la responsabilité, la justice divine et appelle à des actions concrètes d'amour.
Romains 2.6-8 (Louis Segond S21) :
Il traitera chacun conformément à ses actes:à ceux qui, par leur persévérance à faire le bien, recherchent l'honneur, la gloire et l'incorruptibilité, il donnera la vie éternelle;mais il réserve son indignation et sa colère à ceux qui, par esprit de révolte, rejettent la vérité et obéissent à l'injustice.
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Cet article explore le discours eschatologique du Mont des Oliviers, tel que rapporté dans Matthieu 25:31-46. Il aborde le thème du jugement dernier, où le Fils de l'Homme sépare les nations comme un berger sépare les brebis des boucs. L'article met l'accent sur la responsabilité personnelle et la nécessité des actes concrets d'amour envers les autres, reflétant notre relation avec Dieu.
Jean 3.16-17 (Louis Segond S21) :
En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
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II
Matthieu est le seul évangéliste à rapporter cette parabole exacte, soulignant ainsi son importance unique dans le récit biblique. Le jugement est présenté non seulement comme un événement moral mais eschatologique, avec une répartition claire entre les sauvés et les perdus, chacun bâtissant son propre avenir spirituel. Le texte met en évidence la réalité implacable du feu éternel, destiné à ceux qui se tiennent dans une position de rejet de l'amour divin.
Matthieu 25.31-46 (Louis Segond S21) :
»Lorsque le Fils de l'homme viendra dans sa gloire avec tous les [saints] anges, il s'assiéra sur son trône de gloire.Toutes les nations seront rassemblées devant lui. Il séparera les uns des autres, comme le berger sépare les brebis des boucs;il mettra les brebis à sa droite et les boucs à sa gauche.Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: ‘Venez, vous qui êtes bénis par mon Père, prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la création du monde!En effet, j'ai eu faim et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger et vous m'avez accueilli;j'étais nu et vous m'avez habillé; j'étais malade et vous m'avez rendu visite; j'étais en prison et vous êtes venus vers moi.’Les justes lui répondront: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu affamé et t'avons-nous donné à manger, ou assoiffé et t'avons-nous donné à boire?Quand t'avons-nous vu étranger et t'avons-nous accueilli, ou nu et t'avons-nous habillé?Quand t'avons-nous vu malade ou en prison et sommes-nous allés vers toi?’Et le roi leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait cela à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait.’Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche: ‘Eloignez-vous de moi, maudits, allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges!En effet, j'ai eu faim et vous ne m'avez pas donné à manger; j'ai eu soif et vous ne m'avez pas donné à boire;j'étais étranger et vous ne m'avez pas accueilli; j'étais nu et vous ne m'avez pas habillé; j'étais malade et en prison et vous ne m'avez pas rendu visite.’Ils répondront aussi: ‘Seigneur, quand t'avons-nous vu affamé, ou assoiffé, ou étranger, ou nu, ou malade ou en prison et ne t'avons-nous pas servi?’Et il leur répondra: ‘Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n'avez pas fait cela à l'un de ces plus petits, c'est à moi que vous ne l'avez pas fait.’Et ils iront à la peine éternelle, tandis que les justes iront à la vie éternelle.»
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III
Le contraste entre le Christ miséricordieux et le Juge droit est également souligné, affirmant qu'il incarne à la fois la grâce et la justice. Finalement, le passage appelle à la vigilance et à une compassion active, en vivant une foi manifestée par des actes d'amour concrets. L'article se termine sur un avertissement solennel : le choix de notre conduite spirituelle a des conséquences éternelles, chacun étant invité à choisir la lumière et à manifester sa foi à travers des actes de miséricorde.
La péricope PER366 analyse le message des anges aux femmes au tombeau, le dimanche matin de la résurrection. Comparant Matthieu, Marc et Luc, elle examine les différences sur le nombre d'anges, le vocabulaire employé et la place des femmes comme premières témoins. Ces variations reflètent la liberté rédactionnelle des évangélistes et constituent des indices d'authenticité historique du récit de la résurrection.
Luc 24.4-8 (Louis Segond S21) :
Comme elles ne savaient que penser de cela, voici que deux hommes leur apparurent, habillés de vêtements resplendissants.Saisies de frayeur, elles tenaient le visage baissé vers le sol. Les hommes leur dirent: «Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant?Il n'est pas ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de ce qu'il vous a dit, lorsqu'il était encore en Galilée:‘Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié et qu'il ressuscite le troisième jour.’»Elles se souvinrent alors des paroles de Jésus.
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La péricope PER366, intitulée 'Le message des anges', constitue un moment charnière dans le récit de la résurrection de Jésus. Elle s'inscrit dans le cadre d'une synopse comparant les trois évangiles synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — sur l'épisode où des messagers célestes annoncent aux femmes venues au tombeau que Jésus est ressuscité. L'évangile de Jean n'est pas mentionné dans cette péricope. L'article situe précisément cet événement dans le temps et dans l'espace : le tombeau se trouve près de Jérusalem, et la scène se déroule le dimanche 3 avril, très tôt le matin, au lever de l'aube. Cette datation s'inscrit dans une chronologie précise qui respecte le comptage inclusif juif des trois jours et trois nuits évoqués par Jésus lui-même, incluant la 'nuit en plein midi' de la crucifixion. Un premier point d'analyse porte sur les premières témoins de la résurrection. Les trois évangiles synoptiques s'accordent à rapporter l'apparition de messagers célestes auprès de femmes venues au tombeau. Matthieu parle explicitement d'un 'ange du Seigneur', tandis que Marc et Luc utilisent le terme plus neutre d''hommes'. Cette différence lexicale n'est pas considérée comme une contradiction, car dans les Écritures hébraïques, les anges apparaissent souvent sous forme humaine, comme en témoignent des passages de la Genèse et de l'épître aux Hébreux.
Hébreux 13.2 (Louis Segond S21) :
N'oubliez pas l'hospitalité, car en l'exerçant certains ont sans le savoir logé des anges.
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II
La réaction de profonde crainte des femmes confirme la nature surnaturelle de ces apparitions. Un deuxième axe s'intéresse à la fidélité des femmes. Ces femmes sont les mêmes qui avaient accompagné Jésus durant son ministère, assisté à sa crucifixion et observé sa mise au tombeau. Alors que la plupart des disciples s'étaient dispersés après l'arrestation de Jésus, elles sont restées présentes dans les moments les plus sombres. L'article souligne l'importance historique et théologique de ce fait : dans le judaïsme du Ier siècle, le témoignage féminin n'avait pas la même valeur juridique que celui des hommes. Le fait que les évangélistes placent précisément ces femmes au cœur du récit de la résurrection est souvent interprété comme un indice d'authenticité historique, puisque des auteurs cherchant à maximiser la crédibilité de leur récit auraient logiquement choisi des témoins masculins. Un troisième point aborde la question du nombre d'anges : un ou deux ? Matthieu et Marc mettent l'accent sur un seul ange qui prend la parole, tandis que Luc précise qu'ils étaient deux. L'article clarifie qu'il ne s'agit pas là d'une contradiction mais d'une différence de focalisation narrative : la présence de deux anges n'exclut pas qu'un seul ait pris l'initiative de parler.
Marc 16.5-8 (Louis Segond S21) :
Elles pénétrèrent dans le tombeau, virent un jeune homme assis à droite, habillé d'une robe blanche, et elles furent épouvantées.Il leur dit: «N'ayez pas peur. Vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qui a été crucifié. Il est ressuscité, il n'est pas ici! Voici l'endroit où on l'avait déposé.Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée: c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit.»Elles sortirent du tombeau et s'enfuirent, toutes tremblantes et bouleversées, et elles ne dirent rien à personne car elles étaient effrayées.
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III
Ces variations sont présentées comme des témoignages de la liberté rédactionnelle des évangélistes, reflet habituel de récits de témoins multiples. Enfin, l'article aborde l'annonce centrale de la résurrection. Les femmes constatent d'abord que le tombeau est vide, et ce vide est ensuite interprété par les paroles des anges. Cette double dimension — constat empirique et interprétation révélée — constitue le cœur du message pascal. Les anges renvoient également les femmes aux paroles que Jésus avait prononcées avant sa mort, invitant ainsi à une relecture de tout son enseignement à la lumière de l'événement de la résurrection. L'article s'appuie sur plusieurs annexes complémentaires, notamment sur le dernier repas de Pâque, la journée juive au temps de Jésus, l'heure de la crucifixion et les Souverains Sacrificateurs, montrant ainsi que cette péricope s'intègre dans un ensemble pédagogique cohérent et structuré. L'ensemble de l'analyse vise à mettre en lumière la cohérence interne des évangiles synoptiques tout en respectant leurs différences rédactionnelles propres.
La péricope PER371 analyse la seconde apparition de Jésus ressuscité aux femmes (Mt 28.9-10), le dimanche matin près du tombeau à Jérusalem. L'article harmonise la tension apparente entre Marc (silence et frayeur des femmes) et Matthieu (rencontre avec Jésus), montrant que ces récits sont complémentaires : Marc décrit la réaction immédiate de stupeur, Matthieu y ajoute la joie. Seul Matthieu rapporte cette apparition spécifique.
Jean 20.26-31 (Louis Segond S21) :
Huit jours après, les disciples de Jésus étaient de nouveau dans la maison et Thomas se trouvait avec eux. Jésus vint alors que les portes étaient fermées, se tint au milieu d'eux et dit: «Que la paix soit avec vous!»Puis il dit à Thomas: «Avance ton doigt ici et regarde mes mains. Avance aussi ta main et mets-la dans mon côté. Ne sois pas incrédule, mais crois!»Thomas lui répondit: «Mon Seigneur et mon Dieu!» Jésus lui dit:«Parce que tu m'as vu, tu as cru. Heureux ceux qui n'ont pas vu et qui ont cru!»Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.Mais ceux-ci ont été décrits afin que vous croyiez que Jésus est le Messie, le Fils de Dieu, et qu'en croyant vous ayez la vie en son nom.
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Seconde apparition du Messie Jésus aux autres femmes
I
La péricope PER371 traite de la seconde apparition du Messie Jésus ressuscité aux femmes, telle qu'elle est rapportée principalement par l'évangile de Matthieu (Mt 28.9-10) et mise en perspective avec le récit de Marc (Mc 16.8). Cet épisode se situe le dimanche 3 avril 33, tôt le matin, à proximité du tombeau situé près du mont Golgotha à Jérusalem, dans la continuité immédiate de la découverte du sépulcre vide. L'article s'inscrit dans une approche synoptique rigoureuse qui cherche à harmoniser les différents témoignages évangéliques sur les apparitions post-résurrection. Après avoir quitté le tombeau, les femmes s'éloignent dans un état de trouble profond et d'affliction. C'est sur ce chemin que Jésus ressuscité leur apparaît et vient à leur rencontre, constituant ainsi la seconde apparition documentée après celle à Marie-Madeleine. Une des questions centrales abordées dans cette péricope est la difficulté apparente entre les récits de Marc et de Matthieu. Marc indique que les femmes 'sortirent du sépulcre et s'enfuirent, saisies de tremblement et de frayeur, et elles ne dirent rien à personne, à cause de leur peur' (Mc 16.8), ce qui pourrait sembler incompatible avec le fait que Matthieu rapporte ensuite leur rencontre avec Jésus (Mt 28.9-10).
Marc 16.8 (Louis Segond S21) :
Elles sortirent du tombeau et s'enfuirent, toutes tremblantes et bouleversées, et elles ne dirent rien à personne car elles étaient effrayées.
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II
L'article démontre que cette tension n'est qu'apparente : les deux évangélistes décrivent des moments différents d'une même séquence d'événements et mettent en lumière des aspects complémentaires de l'expérience vécue par les femmes. L'analyse propose trois niveaux de lecture pour résoudre cette difficulté. Premièrement, Marc décrit la réaction spontanée et immédiate des femmes au moment précis où elles quittent le tombeau, après avoir entendu l'annonce extraordinaire du jeune homme vêtu de blanc : 'Il est ressuscité, il n'est point ici' (Mc 16.5-7). La crainte et le tremblement qui les saisissent correspondent à une réaction bibliquement attestée face aux manifestations de la puissance divine, comme en témoignent plusieurs autres passages (Lc 1.12 ; Lc 2.9 ; Lc 24.37). L'expression 'elles ne dirent rien à personne' est donc interprétée comme décrivant leur réaction immédiate sur le chemin, et non comme un silence définitif et absolu. Deuxièmement, Matthieu précise que les femmes quittèrent le tombeau 'avec crainte et avec une grande joie' (Mt 28.8). Loin de contredire Marc, Matthieu complète son témoignage en révélant que cette crainte était mêlée d'une joie profonde.
Matthieu 28.8 (Louis Segond S21) :
Elles s'éloignèrent rapidement du tombeau, avec crainte et une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.
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III
Les deux évangélistes décrivent donc la même réalité émotionnelle sous des angles différents, l'un insistant sur la dimension de stupeur et de frayeur, l'autre ajoutant la dimension de joie et d'espérance. Troisièmement, l'article souligne que seul Matthieu rapporte explicitement cette apparition aux autres femmes, ce qui en fait un témoignage unique et précieux dans la construction de la chronologie des apparitions post-résurrection. Cette exclusivité matthéenne ne remet pas en cause l'historicité de l'événement, mais reflète les choix rédactionnels propres à chaque évangéliste. L'article s'appuie également sur une chronologie détaillée des événements de la Passion et de la Résurrection, intégrant des considérations sur le comptage inclusif juif des trois jours et trois nuits, la date précise de la résurrection au dimanche matin, et l'ordre des différentes apparitions du Messie ressuscité. Des références aux annexes complémentaires (ANN026 sur l'heure de la crucifixion, ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive, ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs) permettent au lecteur d'approfondir le contexte historique et liturgique. En conclusion, cette péricope illustre la complémentarité des évangiles synoptiques dans leur témoignage sur la résurrection. Elle montre que les apparentes contradictions entre les récits évangéliques peuvent être résolues par une lecture attentive et contextuelle, tenant compte à la fois des réactions humaines face au divin et des intentions théologiques propres à chaque évangéliste.
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