Annexe consacrée à l'Évangile de Matthieu, cet article présente le profil biographique de l'apôtre-collecteur d'impôts de Capernaüm, ses compétences linguistiques et intellectuelles, et les conditions de rédaction de son Évangile. Matthieu, désigné par les Douze pour consigner leur témoignage collectif, vise à démontrer aux Juifs que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, en établissant des liens précis entre les Écritures et les actes de Jésus.
Matthieu 9.9 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là. En passant, il vit un homme assis au bureau des taxes et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit: «Suis-moi.» Cet homme se leva et le suivit.
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Cet article (ANN008) constitue une annexe dédiée à l'Évangile de Matthieu, s'inscrivant dans une série plus large consacrée aux quatre Évangiles. L'auteur propose une approche à la fois historique, biographique et théologique pour mieux comprendre qui était Matthieu, pourquoi il a rédigé son Évangile, et quelles étaient ses intentions littéraires et spirituelles. L'article commence par situer Matthieu parmi les douze apôtres. Contrairement à Pierre ou Jean, qui occupent une place centrale dans les récits néotestamentaires, Matthieu n'apparaît que de manière épisodique dans les textes bibliques. Sa conversion, relatée brièvement dans les Évangiles synoptiques, ainsi que le banquet qu'il offrit à Capernaüm après son appel, sont présentés non pas comme des événements majeurs en eux-mêmes, mais comme des éléments visant à établir l'autorité de celui qui allait mettre par écrit le témoignage apostolique sur Jésus le Messie. L'auteur insiste sur le fait que l'intention de l'article n'est pas de mener une analyse académique exhaustive, mais plutôt de mettre en lumière certains aspects encore débattus, notamment ceux liés aux conditions de rédaction de l'Évangile. Selon l'analyse proposée, la rédaction de l'Évangile de Matthieu serait le fruit d'un travail collaboratif entre les apôtres. Matthieu, perçu comme l'intellectuel du groupe, aurait été désigné pour consigner par écrit les souvenirs collectifs des Douze.
Matthieu 9.9 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là. En passant, il vit un homme assis au bureau des taxes et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit: «Suis-moi.» Cet homme se leva et le suivit.
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II
Il aurait utilisé ses propres notes ainsi que celles de ses compagnons pour composer ce récit structuré et argumenté. La section consacrée à Matthieu en tant qu'homme offre un portrait socio-culturel intéressant. Matthieu était collecteur d'impôts à Capernaüm, en Galilée, travaillant vraisemblablement pour les autorités romaines et peut-être également pour Hérode Antipas, qui taxait notamment la pêche sur le lac de Tibériade. Ce poste impliquait une relation de confiance avec l'occupant romain, suggérant que Matthieu provenait d'une famille bien établie, entretenant des liens avec les autorités en place. Cette origine aisée lui aurait permis de bénéficier d'une éducation soignée. Sur le plan linguistique, Matthieu maîtrisait l'araméen, probablement l'hébreu, et certainement le grec, langue indispensable pour exercer ses fonctions de percepteur dans un environnement multiculturel. Cette maîtrise des langues, combinée à une habitude naturelle d'écrire et de documenter, faisait de lui le candidat idéal pour entreprendre la rédaction d'un Évangile destiné à convaincre. L'axe central de la démarche rédactionnelle de Matthieu est clairement identifié par l'auteur : il s'agissait d'établir un lien explicite entre les prophéties de l'Ancien Testament et les actes accomplis par Jésus.
III
L'Évangile de Matthieu se présente ainsi comme une démonstration argumentée, destinée en priorité au peuple juif, pour prouver que Jésus est bien le roi Messie annoncé par les Écritures. Ce positionnement explique la structure particulière de cet Évangile, avec ses nombreuses citations prophétiques et sa généalogie davidique en ouverture. L'article renvoie également à d'autres ressources disponibles sur le site, notamment le chapitre général sur les Évangiles, l'annexe ANN049 sur les objectifs des apôtres, ainsi que les annexes consacrées aux Évangiles de Marc, Luc et Jean. Cette interconnexion entre les ressources témoigne d'une approche pédagogique structurée et progressive, visant à accompagner le lecteur dans une compréhension globale et cohérente des textes évangéliques. En conclusion, cet article offre une introduction accessible et bien documentée à l'Évangile de Matthieu, en combinant des éléments biographiques sur l'auteur, une réflexion sur le contexte de rédaction, et une mise en perspective théologique de l'intention de l'œuvre. Il s'adresse à un public désireux de mieux comprendre les fondements historiques et spirituels du premier Évangile canonique.
L'article explore Capernaüm, ville de Galilée établie sur les rives du Lac de Tibériade, connue pour avoir été le "quartier général" de Jésus après Nazareth. Elle joue un rôle central dans les Évangiles, précisément là où Jésus réalisa des miracles. L'analyse examine son rôle historique, stratégique, commercial et religieux, s'appuyant sur des fouilles archéologiques importantes. Abandonnée au VIIe siècle et redécouverte plus tard, Capernaüm demeure aujourd'hui un site archéologique et de pèlerinage.
Josué 19.32-39 (Louis Segond S21) :
La sixième part fut attribuée par tirage au sort aux clans des Nephthalites.Leur frontière s'étendait depuis Héleph, depuis le chêne de Tsaanannim, passait par Adami-Nékeb et Jabneel jusqu'à Lakkum et débouchait sur le Jourdain.Elle tournait vers l'ouest à Aznoth-Thabor et de là continuait à Hukkok. Elle touchait Zabulon du côté du sud, Aser du côté de l'ouest et Juda. Le Jourdain était du côté de l'est.Les villes fortifiées étaient Tsiddim, Tser, Hammath, Rakkath, Génésareth,Adama, Rama, Hatsor,Kédesh, Edreï, En-Hatsor,Jireon, Migdal-El, Horem, Beth-Anath et Beth-Shémesh. Il y avait 19 villes avec leurs villages.Tel fut l'héritage des clans de la tribu de Nephthali. C'étaient ces villes-là et leurs villages.
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L'article "ANN071 - La ville de Capernaüm" explore la ville de Capernaüm, un lieu significatif du Nouveau Testament situé en Galilée, sur les rives du lac de Tibériade. Capernaüm est connue pour avoir été le "quartier général" de Jésus après son départ de Nazareth, et elle figure de manière proéminente dans les Évangiles où plusieurs de ses miracles ont eu lieu. L'article examine son histoire, des origines incertaines à son rôle sous diverses dominations, y compris les Séleucides, Hasmonéens et Romains.
Josué 19.32-39 (Louis Segond S21) :
La sixième part fut attribuée par tirage au sort aux clans des Nephthalites.Leur frontière s'étendait depuis Héleph, depuis le chêne de Tsaanannim, passait par Adami-Nékeb et Jabneel jusqu'à Lakkum et débouchait sur le Jourdain.Elle tournait vers l'ouest à Aznoth-Thabor et de là continuait à Hukkok. Elle touchait Zabulon du côté du sud, Aser du côté de l'ouest et Juda. Le Jourdain était du côté de l'est.Les villes fortifiées étaient Tsiddim, Tser, Hammath, Rakkath, Génésareth,Adama, Rama, Hatsor,Kédesh, Edreï, En-Hatsor,Jireon, Migdal-El, Horem, Beth-Anath et Beth-Shémesh. Il y avait 19 villes avec leurs villages.Tel fut l'héritage des clans de la tribu de Nephthali. C'étaient ces villes-là et leurs villages.
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II
La ville bénéficia d'une position stratégique sur une route commerciale majeure, influencée par des interactions culturelles et économiques variées, allant de la Galilée à la Syrie, et de la Phénicie à la Décapole. L'analyse se base sur des sources archéologiques, historiques et bibliques pour mieux comprendre les dynamiques religieuses, culturelles et économiques qui ont marqué Capernaüm à l'époque de Jésus. Elle abritait une synagogue importante, des structures de douane sous Hérode Antipas, et sa renommée archéologique a été établie notamment par des fouilles conduites par des franciscains au XXe siècle.
Matthieu 11.23 (Louis Segond S21) :
Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu'au ciel? Non. Tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts, car si les miracles accomplis au milieu de toi l'avaient été dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd'hui.
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III
Malgré son importance, Jésus a prononcé un jugement sévère sur la ville en raison du manque de foi de ses habitants. Le site, abandonné au VIIe siècle, est devenu un lieu de pèlerinage populaire à notre époque.
L'article analyse les passages des Évangiles de Matthieu, Marc, et Luc où Jésus Messie guérit et chasse des démons après le sabbat, accomplissant des prophéties et révélant son identité divine.
Marc 1.32-34 (Louis Segond S21) :
Le soir, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et les démoniaques.Toute la ville était rassemblée devant la porte.Il guérit beaucoup de personnes qui souffraient de diverses maladies; il chassa aussi beaucoup de démons, et il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils le connaissaient.
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L'article "Exorcisme à Capernaüm" explore les récits parallèles des Évangiles de Matthieu, Marc, et Luc décrivant les événements où Jésus Messie guérit de nombreuses personnes et exorcise des démons après le coucher du soleil, signalant la fin du sabbat. Ces récits illustrent la manifestation du pouvoir divin de Jésus Messie qui, selon Matthieu, accomplit une prophétie d'Ésaïe. À travers une comparaison rigoureuse des textes, il est démontré que Jésus Messie guérit par sa parole ou l'imposition des mains.
Matthieu 8.16-17 (Louis Segond S21) :
Le soir venu, on amena vers Jésus de nombreux démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole et guérit tous les malades.Ainsi s'accomplit ce que le prophète Esaïe avait annoncé: Il a pris nos faiblesses et il s'est chargé de nos maladies.
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II
Matthieu met en avant l'accomplissement des Écritures par Jésus Messie, tandis que Marc souligne l'ampleur des foules et l'interdiction faite aux démons de parler, ce qui manifeste l'identité messianique de Jésus Messie. Luc décrit davantage l'interaction avec les démons, soulignant qu'ils déclarent Jésus Messie comme le Fils de Dieu avant d'être réduits au silence. Cette exposition met en lumière l'autorité de Jésus Messie, sa compassion et l'affirmation de son identité divine dans ses actes de guérison et de lutte contre les forces du mal.
Après les noces de Cana, le Messie Jésus rend visite à Capernaüm avec sa famille, aux alentours du 1er décembre 29. Seul Jean rapporte cet épisode (Jean 2.12). Il y retrouve ses disciples Pierre, André, Jacques et Jean, et se lie avec Zébédée et Salomé. Cette ville deviendra plus tard le quartier général de son ministère galiléen. Après ce passage, il retourne à Nazareth avant de rejoindre Jean le Baptiste à Enon.
Luc 23.49 (Louis Segond S21) :
Tous ceux qui connaissaient Jésus, et en particulier les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, étaient restés à distance et regardaient ce qui se passait.
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La péricope 37 de la synopse biblique traite d'un passage du Messie Jésus à Capernaüm, événement situé aux alentours du 1er décembre de l'an 29. Cet épisode est rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean (Jean 2.12), les trois autres évangiles synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — ne mentionnant pas cet épisode particulier. Cette exclusivité johannique est significative car elle confirme que Jean, témoin direct des événements, est la seule source disponible pour cette période de la vie du Messie Jésus qui précède l'arrestation de Jean le Baptiste. Après les célèbres noces de Cana, le Messie Jésus, accompagné de sa famille, se rend à Capernaüm, ville située à environ 30 kilomètres de Cana, soit une journée de marche. Ce voyage a vraisemblablement eu lieu le dimanche 2 décembre 29. Capernaüm est une ville de Galilée au bord du lac de Tibériade, dans laquelle résidaient déjà plusieurs des disciples du Messie Jésus, notamment Pierre et André, originaires de Bethsaïda (Jean 1.44), qui s'y étaient installés pour des raisons professionnelles liées à leur activité de pêcheurs. Zébédée et Salomé, parents de Jacques et de Jean l'évangéliste, possédaient également une maison dans cette région.
Luc 23.49 (Louis Segond S21) :
Tous ceux qui connaissaient Jésus, et en particulier les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, étaient restés à distance et regardaient ce qui se passait.
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II
La visite à Capernaüm revêt un caractère relationnel et communautaire important. Les disciples souhaitaient présenter le Messie Jésus à leurs proches, familles et amis de la région. C'est très probablement lors de ce séjour que le Messie Jésus noue des liens d'amitié avec Zébédée et Salomé, un lien que l'on retrouve plus tard dans les récits évangéliques, notamment en Luc 23.49 où Salomé est mentionnée parmi les femmes qui suivaient Jésus depuis la Galilée. Ce passage à Capernaüm représente donc une étape préparatoire importante dans la constitution du cercle des proches du Messie. Cet épisode prend une dimension stratégique supplémentaire lorsque l'on considère le rôle futur de Capernaüm dans le ministère du Messie Jésus. La ville deviendra en effet le quartier général de son activité publique et de ses disciples, probablement à partir de l'automne de l'an 30, après l'arrestation de Jean le Baptiste. Ainsi, ce premier contact avec Capernaüm peut être compris comme une reconnaissance préalable des lieux et des personnes qui constitueront le cadre central de son ministère galiléen.
Jean 1.44 (Louis Segond S21) :
Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.
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III
Après ce bref séjour, le Messie Jésus repart avec sa famille en direction de Nazareth, avec probablement une étape intermédiaire à Cana pour la nuit. À Nazareth, il retrouve sa famille — sa mère Marie ainsi que ses frères et sœurs — avant de repartir seul vers les lieux où Jean le Baptiste exerçait son ministère. L'analyse de Jean 3.22-24 conduit les commentateurs à penser que le Messie Jésus s'est dirigé vers Enon près de Salim plutôt que vers Béthanie au-delà du Jourdain, la précision géographique de Jean étant ici déterminante. Du point de vue chronologique, entre ce passage à Capernaüm en décembre 29 et la première fête de Pâque mentionnée en avril 30, peu de détails nous sont fournis par les textes. Néanmoins, il semble que le Messie Jésus ait maintenu un contact régulier avec ses disciples pendant cette période, puisque c'est avec eux qu'il se rendra à Jérusalem pour la Pâque, selon le récit de Jean. Cette péricope, bien que brève et constituée essentiellement d'un seul verset (Jean 2.12), est riche d'enseignements sur les dynamiques relationnelles du Messie Jésus avec ses proches et ses disciples, sur sa connaissance préalable du territoire galiléen, et sur la préparation progressive de ce qui deviendra le cœur géographique et communautaire de son ministère public. Elle s'inscrit dans une séquence narrative qui va des noces de Cana à la première Pâque à Jérusalem, révélant une progression méthodique dans la mission du Messie Jésus.
L'article détaille le retour de Jésus en Galilée, en s'appuyant sur les Évangiles et les lieux clés comme Capernaüm et Nazareth. Il explique comment ces déplacements ont marqué le début d'un ministère plus stratégique et impactant.
Jean 4.43-45 (Louis Segond S21) :
Après ces deux jours, Jésus partit de là pour se rendre en Galilée,car il avait déclaré lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie.Lorsqu'il arriva en Galilée, il fut bien accueilli par les Galiléens qui avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête. En effet, eux aussi étaient allés à la fête.
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Cet article explore le retour de Jésus en Galilée, une étape cruciale dans son ministère, analysée à travers les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Après avoir séjourné à Sychar en Samarie, Jésus entreprend un voyage complexe vers la Galilée, une région intimement liée à ses premiers disciples. Les récits bibliques indiquent qu'il se déplace de Nazareth à Capernaüm, une ville significative pour sa communauté de disciples. Capernaüm devient l'épicentre de son activité, marquant un lieu stratégique où il réalise divers miracles et enseigne aux foules.
Jean 4.44 (Louis Segond S21) :
car il avait déclaré lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie.
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II
L'article discute du rôle de Capernaüm dans l'établissement de Jésus en tant que leader religieux et de l'impact de ses déplacements sur ses enseignements. Des références bibliques telles que Jean 4.44 et Luc 4.23 facilitent la compréhension de l'enchaînement des événements. Jésus séjourne également à Cana, avant d'établir Capernaüm comme sa résidence principale, souvent chez Pierre. Cette période marque le début d'une efficacité accrue dans son ministère, alors que les Évangiles recensent ses actes et enseignements dans cette région clé.
Jean 4.43-45 (Louis Segond S21) :
Après ces deux jours, Jésus partit de là pour se rendre en Galilée,car il avait déclaré lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie.Lorsqu'il arriva en Galilée, il fut bien accueilli par les Galiléens qui avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête. En effet, eux aussi étaient allés à la fête.
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III
L'article invite à consulter divers documents annexes pour approfondir la compréhension de ces événements bibliques déterminants. L'analyse propose une chronologie qui reflète comment Jésus structura stratégiquement son ministère pour maximiser son impact spirituel et social.
L'article explore le ministère de Jésus à Capernaüm, son port d'attache en Galilée, mentionné fréquemment dans les Évangiles. La ville, où résidaient plusieurs disciples, servait de base pour ses activités évangéliques.
Marc 1.29-31 (Louis Segond S21) :
En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d'André.La belle-mère de Simon était couchée avec de la fièvre; aussitôt on parla d'elle à Jésus.Il s'approcha, la fit lever en lui prenant la main, et [à l'instant] la fièvre la quitta. Puis elle se mit à les servir.
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L'article "PER049 - Arrivé à Capernaüm en Galilée" traite du début du ministère de Jésus en Galilée, en mettant l'accent sur son temps passé à Capernaüm. Cette ville est décrite comme le port d'attache de Jésus, étant un lieu favorable où il pouvait se ressourcer et où ses disciples principaux résidaient, notamment ceux ayant des occupations autour de la pêche. Le texte explore plusieurs passages bibliques, incluant ceux de Matthieu, Marc et Luc, qui mentionnent Capernaüm à de nombreuses reprises.
Marc 1.29-31 (Louis Segond S21) :
En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d'André.La belle-mère de Simon était couchée avec de la fièvre; aussitôt on parla d'elle à Jésus.Il s'approcha, la fit lever en lui prenant la main, et [à l'instant] la fièvre la quitta. Puis elle se mit à les servir.
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II
L'article indique que Jésus a probablement habité dans cette ville pendant de longues périodes et l'a utilisée comme base pour évangéliser la région environnante. L'histoire archéologique de la synagogue de Capernaüm, potentiellement le site où Jésus a prêché, est également abordée. Les allées et venues de Jésus entre Capernaüm et d'autres localités régionales sont soulignées, ce qui met en lumière l'importance de cette ville dans son ministère.
Matthieu 4.13-16 rapporte le retour de Jésus à Capernaüm en Galilée et l'interprète comme l'accomplissement de la prophétie d'Ésaïe sur la lumière brillant dans les territoires de Zabulon et Nephthali. Matthieu, seul évangéliste à établir ce lien, démontre que Jésus est bien le Messie annoncé. Le thème de la lumière sera repris par Jean dans son prologue. Cet épisode est daté de février-mars 31.
Matthieu 4.13-16 (Louis Segond S21) :
Il quitta Nazareth et vint habiter à Capernaüm, ville située près du lac, dans le territoire de Zabulon et de Nephthali,afin que s'accomplisse ce qu'avait annoncé le prophète Esaïe:Territoire de Zabulon et de Nephthali, route de la mer, région située de l'autre côté du Jourdain, Galilée à la population étrangère!Le peuple assis dans les ténèbres a vu une grande lumière, et sur ceux qui se trouvaient dans le pays de l'ombre de la mort une lumière s'est levée.
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La péricope PER051 s'inscrit dans la série synoptique consacrée au début du ministère de Jésus en Galilée. Elle porte sur un passage exclusif à l'évangile de Matthieu (Matthieu 4.13-16), dans lequel l'évangéliste établit un lien théologique fort entre l'installation de Jésus à Capernaüm et une prophétie du livre d'Ésaïe (Ésaïe 8.23 et 9.1). Ce passage constitue l'une des citations d'accomplissement caractéristiques du style rédactionnel de Matthieu, qui cherche tout au long de son évangile à démontrer que Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes de l'Ancien Testament. Le contexte géographique est précis : après sa visite difficile à Nazareth (péricope PER050), Jésus revient à Capernaüm, ville située sur les rives du lac de Tibériade, en pleine région de Galilée. Cette région est historiquement celle où s'étaient établies les tribus de Zabulon et de Nephthali après la conquête de Canaan sous la conduite de Josué (Josué 19.27 et 19.34). Ces deux tribus occupaient donc un territoire qui correspond à la Galilée du temps de Jésus, et c'est précisément dans cette zone géographique que le prophète Ésaïe avait annoncé que la lumière brillerait pour un peuple marchant dans les ténèbres. Matthieu est le seul évangéliste à opérer ce rapprochement entre la venue du Messie Jésus en Galilée et les paroles prophétiques d'Ésaïe. Ce faisant, il s'inscrit pleinement dans sa démarche rédactionnelle : montrer à ses lecteurs, essentiellement juifs, que chaque étape de la vie et du ministère de Jésus s'inscrit dans l'accomplissement des Écritures hébraïques.
Esaïe 9.1 (Louis Segond S21) :
Le peuple qui marchait dans les ténèbres
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II
L'auteur de l'article souligne d'ailleurs que Matthieu connaissait visiblement très bien les textes prophétiques et qu'il les mobilise avec précision pour appuyer sa démonstration christologique. La figure de la lumière est au cœur de ce passage. Matthieu identifie implicitement Jésus à cette lumière annoncée par Ésaïe. Ce thème sera repris et développé de façon majestueuse par l'apôtre Jean dans le prologue de son évangile (Jean 1.9) ainsi qu'en Jean 12.46, où Jésus se désigne lui-même comme la lumière venue dans le monde. L'auteur pose alors une question herméneutique intéressante : Jean s'est-il inspiré du récit matthéen pour rédiger son prologue ? Cette question, sans réponse définitive, invite à réfléchir aux interactions entre les différents témoignages évangéliques. Une autre dimension importante abordée dans le commentaire est celle de la conscience messianique de Jésus et de son obéissance à une direction divine. L'auteur cite Jean 4.4 — « comme il devait traverser la Samarie » — pour illustrer le fait que les déplacements géographiques de Jésus ne sont pas anodins mais semblent répondre à une nécessité théologique.
Josué 19.34 (Louis Segond S21) :
Elle tournait vers l'ouest à Aznoth-Thabor et de là continuait à Hukkok. Elle touchait Zabulon du côté du sud, Aser du côté de l'ouest et Juda. Le Jourdain était du côté de l'est.
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III
Ce principe avait déjà été observé lors de la tentation dans le désert (PER031), et il se confirme ici : Jésus se rend en Galilée non par hasard, mais en accomplissement d'un plan divin préétabli. L'auteur anticipe également une objection possible : si la lumière est le Messie Jésus, pourquoi limiter son rayonnement à la seule région de Galilée, alors qu'il a aussi ministèré ailleurs en Israël ? La réponse proposée est factuelle et statistique : en étudiant l'ensemble du ministère de Jésus, on constate que celui-ci se déroule principalement en Galilée, précisément dans les territoires de Zabulon et de Nephthali. La prophétie d'Ésaïe trouve donc son accomplissement privilégié dans cette région, sans pour autant exclure d'autres lieux. L'article est daté avec précision : février ou mars de l'an 31, ce qui permet de situer cet épisode dans une chronologie évangélique détaillée propre à l'approche synoptique du site. La ville de Capernaüm, lieu principal de l'action, est mentionnée comme point de repère géographique central du ministère galiléen de Jésus. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir le contexte : la formation du groupe des disciples (ANN061), la ville de Sépphoris (ANN060), Enon et Béthanie de l'autre côté du Jourdain (ANN063), et la ville de Capernaüm (ANN071). Ces ressources permettent d'enrichir la compréhension du passage dans son contexte historique, géographique et sociologique.
La péricope PER052 marque le début officiel de la prédication de Jésus en Galilée, après l'arrestation de Jean le Baptiste. Matthieu souligne la continuité entre le message de Jean et celui de Jésus, tous deux appelant à la repentance. Ce tournant décisif, situé à Capernaüm vers février-mars 31, confirme l'accomplissement des prophéties messianiques et l'entrée pleine de Jésus dans son ministère public.
Matthieu 4.17 (Louis Segond S21) :
Dès ce moment, Jésus commença à prêcher et à dire: «Changez d'attitude, car le royaume des cieux est proche.»
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La péricope PER052 traite du début de la prédication publique de Jésus en Galilée, un moment charnière dans le récit synoptique qui marque l'entrée officielle du Messie dans son ministère actif. Cette section s'appuie principalement sur le texte de Matthieu 4.17, qui rapporte les premières paroles de prédication de Jésus avec une formule solennelle : 'dès ce moment, Jésus commença à prêcher et à dire'. Cette formulation indique clairement une rupture dans la chronologie narrative et le début d'une nouvelle phase dans l'histoire du salut. Le contexte immédiat de ce début de ministère est l'arrestation de Jean le Baptiste, emprisonné dans la forteresse de Machéronte, près de la mer Morte. C'est précisément à ce moment que Jésus entre pleinement dans son rôle de Messie et commence à proclamer son message en Galilée. Il ne s'agit pas d'une coïncidence fortuite, mais d'un enchaînement théologique significatif : le précurseur ayant accompli sa mission de préparation, celui qu'il annonçait peut désormais prendre la relève et illuminer la région de sa présence et de son enseignement. L'un des aspects les plus remarquables souligné par l'auteur est la continuité entre le message de Jean le Baptiste et celui de Jésus. Matthieu insiste sur la similarité de leur prédication, suggérant que Jésus reprend essentiellement le même appel à la repentance que celui de son précurseur.
Matthieu 4.17 (Louis Segond S21) :
Dès ce moment, Jésus commença à prêcher et à dire: «Changez d'attitude, car le royaume des cieux est proche.»
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II
Cette continuité n'est pas anodine : elle permet de comprendre que le ministère de Jésus s'inscrit dans une ligne prophétique cohérente, et non comme une rupture radicale avec ce qui précède. C'est d'ailleurs ce qui explique pourquoi Hérode Antipas, selon Luc 9.7, croira que Jean le Baptiste est ressuscité lorsqu'il entendra parler de Jésus : la ressemblance entre leurs messages est si forte qu'elle crée une confusion dans l'esprit du tétrarque. Cette similitude de message a également des implications importantes pour les disciples de Jean le Baptiste. Initialement surpris par le manque d'ascétisme dans la vie de Jésus — Jean vivait dans le désert, jeûnait et s'habillait de façon rudimentaire, tandis que Jésus participait à des repas et fréquentait des personnes variées — ces disciples devaient néanmoins être rassurés par la cohérence du message proclamé. De plus, les prodiges et miracles accomplis par ce nouveau Maître venaient confirmer son identité messianique d'une manière que Jean n'avait jamais manifestée, ce qui aurait dû achever de convaincre les plus hésitants. Du côté de la population générale, la situation était également propice à une reconnaissance messianique. Les Juifs du premier siècle savaient, grâce aux prophètes, que le véritable Messie devait être précédé d'un précurseur. Jean ayant joué ce rôle de manière évidente, l'apparition de Jésus prêchant le même message de repentance et accomplissant des miracles extraordinaires devait permettre à ceux qui méditaient les Écritures de réaliser que les promesses ancestrales s'accomplissaient sous leurs yeux.
Luc 9.7 (Louis Segond S21) :
Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait; il ne savait que penser, car les uns disaient que Jean était ressuscité,
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III
La situation se précisait donc considérablement à ce moment de l'histoire. Géographiquement, c'est en Galilée que se déploie ce début de ministère, avec Capernaüm comme centre d'activité. Cette localisation n'est pas neutre : la Galilée était une région à la frontière des nations, méprisée par certains milieux religieux juifs de Jérusalem, mais désignée par le prophète Ésaïe comme le lieu où la lumière brillerait pour le peuple qui marchait dans les ténèbres. Matthieu voit dans ce choix géographique l'accomplissement direct de cette prophétie, soulignant ainsi la dimension messianique et scripturaire du ministère de Jésus dès ses premiers pas. L'article signale également plusieurs annexes utiles pour approfondir le contexte : la formation du groupe des disciples, la ville de Sépphoris, la localisation d'Ænon et Béthanie de l'autre côté du Jourdain, ainsi que la ville de Capernaüm. Ces ressources complémentaires permettent de mieux situer historiquement et géographiquement les événements décrits. Des références croisées vers les péricopes PER163, PER164 et PER165 concernant la mort et l'arrestation de Jean le Baptiste permettent également de compléter la compréhension du contexte politique et religieux de cette période, datée de février ou mars 31 de notre ère.
La péricope 53 relate le miracle accompli par Jésus à Cana en Galilée en faveur d'un officier du roi venu de Capernaüm pour son fils malade (Jean 4.46-54). Daté de février-mars 31, cet épisode constitue le deuxième signe johannique accompli à Cana. L'identité de l'officier reste incertaine, mais l'auteur penche pour une origine romaine, illustrant l'universalité du salut dans la théologie de Jean. Il ne faut pas confondre ce personnage avec le centurion de la péricope 110.
Jean 4.46-54 (Louis Segond S21) :
Jésus retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi dont le fils était malade.Quand il apprit que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla le trouver et le pria de descendre guérir son fils, car il était sur le point de mourir.Jésus lui dit: «Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez donc pas?»L'officier du roi lui dit: «Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure!»«Vas-y, lui dit Jésus, ton fils vit.» Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et s'en alla.Il était déjà en train de redescendre lorsque ses serviteurs vinrent à sa rencontre et lui dirent: «Ton enfant vit.»Il leur demanda à quelle heure il était allé mieux et ils lui dirent: «C'est hier, à une heure de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté.»Le père reconnut que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: «Ton fils vit.» Alors il crut, lui et toute sa famille.Jésus fit ce deuxième signe miraculeux après être revenu de Judée en Galilée.
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La péricope 53 (PER053) s'inscrit dans la séquence narrative du début du ministère de Jésus en Galilée et relate l'épisode de l'officier du roi à Cana, tel que rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean (Jean 4.46-54). Cet événement se situe chronologiquement en février ou mars de l'an 31, et constitue le deuxième signe miraculeux accompli par Jésus à Cana en Galilée. L'article commence par replacer l'épisode dans son contexte narratif. L'expression 'après ces deux jours' renvoie au séjour à Sychar (PER047), après lequel Jésus et ses disciples remontent en Galilée. Jean mentionne que certains Galiléens avaient été témoins des miracles accomplis par Jésus lors de la fête de Pâques à Jérusalem, ce qui prépare le terrain pour la réception qui lui est réservée en Galilée. L'évangéliste aborde rapidement la chronologie des événements en précisant que Jésus est passé par Nazareth (PER050), confirmé par la remarque 'qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie'. Le récit se déroule dans le village de Cana (déjà mentionné en PER036, lors du miracle de l'eau changée en vin), où un officier du roi vient trouver Jésus depuis Capernaüm.
Jean 4.46-54 (Louis Segond S21) :
Jésus retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi dont le fils était malade.Quand il apprit que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla le trouver et le pria de descendre guérir son fils, car il était sur le point de mourir.Jésus lui dit: «Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez donc pas?»L'officier du roi lui dit: «Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure!»«Vas-y, lui dit Jésus, ton fils vit.» Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et s'en alla.Il était déjà en train de redescendre lorsque ses serviteurs vinrent à sa rencontre et lui dirent: «Ton enfant vit.»Il leur demanda à quelle heure il était allé mieux et ils lui dirent: «C'est hier, à une heure de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté.»Le père reconnut que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: «Ton fils vit.» Alors il crut, lui et toute sa famille.Jésus fit ce deuxième signe miraculeux après être revenu de Judée en Galilée.
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II
L'article soulève une question identitaire importante concernant cet officier : s'agit-il d'un serviteur d'Hérode Antipas ou d'un représentant de l'empereur romain Tibère ? Jean ne donne pas de précision sur la nationalité ou la religion de cet homme, laissant ouverte la question de savoir s'il était juif ou romain. L'auteur de l'article penche pour l'hypothèse romaine, en s'appuyant sur la perspective théologique de Jean qui, rédigeant son Évangile en dernier, met en lumière l'universalité du salut : celui-ci ne s'adresse pas uniquement aux Juifs mais à tous les hommes, toutes origines confondues. Cet officier étranger représenterait ainsi, dès les débuts du ministère de Jésus, l'ouverture du salut aux non-Juifs. L'article précise également que lorsque Jean qualifie ce miracle de 'deuxième signe', il se réfère géographiquement à Cana uniquement, et non à l'ensemble du ministère de Jésus. En effet, de nombreux autres miracles avaient déjà été accomplis, notamment à Capernaüm, ville qui jouait un rôle central dans l'activité de Jésus en Galilée et qui est décrite comme son 'port d'attache'. Une mise en garde exégétique importante est également formulée : il ne faut pas confondre cet officier du roi avec le centurion romain qui interviendra plus tard pour son serviteur (PER110).
III
Ces deux récits, bien que présentant des similitudes de surface, correspondent à des événements distincts impliquant des personnages différents. L'article mentionne aussi que lors de son séjour à Cana, Jésus était probablement hébergé par la famille de Nathanaël, dont Cana était la ville d'origine, avant de retourner à Capernaüm. Ce détail renforce la cohérence géographique et relationnelle du récit johannique. Des ressources complémentaires sont proposées pour approfondir le sujet : l'annexe ANN061 sur la formation du groupe des disciples, l'annexe ANN060 sur la ville de Sépphoris, et l'annexe ANN071 sur la ville de Capernaüm. Ces annexes permettent de contextualiser davantage les événements narrés dans cette péricope. Cet épisode s'insère dans la dynamique plus large du début du ministère galiléen de Jésus, entre la péricope 52 consacrée au début de la prédication en Galilée et la péricope 54 relative à la confirmation de l'appel des disciples. Il illustre la progression du témoignage de Jésus, son retour dans des lieux déjà visités, et l'élargissement progressif du cercle de ceux qui reconnaissent en lui le Messie, au-delà des frontières ethniques et religieuses d'Israël.
Cet article relate la prédication de Jésus à la synagogue de Capernaüm, décrivant l'impact de son enseignement et la réaction des auditeurs. Il souligne comment Jésus intègre ses discours dans le cadre judaïque sans provoquer de rejet.
Marc 1.21-22 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent à Capernaüm. Dès le jour du sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner.On était frappé par son enseignement, car il enseignait avec autorité, et non pas comme les spécialistes de la loi.
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L'article 'PER056 - La prédication à la synagogue de Capernaüm' explore un épisode clé du ministère de Jésus en Galilée. Jésus enseigne dans la synagogue de Capernaüm, une pratique courante pour un maître reconnu. L'événement est contextualisé bibliquement par l'Évangile de Marc 1.21-22 et Luc 4.31-32, et il est associé à une période précise: le sabbat du 9 mars 31.
Luc 4.31-32 (Louis Segond S21) :
Il descendit à Capernaüm, ville de la Galilée, et il les enseignait le jour du sabbat.On était frappé par son enseignement, car il parlait avec autorité.
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II
La foule est impressionnée par son autorité et son ton distinct des discours habituels, ce qui provoque des réactions de surprise et de jalousie parmi les dirigeants locaux. Le discours de Jésus respecte les conventions juives, ce qui lui permet de s'exprimer dans les synagogues sans provoquer d'opposition de la part des responsables. Le passage illustre la popularité grandissante de Jésus et son acceptation grandissante par le peuple, qui sera plus tard prêt à le suivre dans des espaces ouverts pour l'écouter.
Marc 1.21-22 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent à Capernaüm. Dès le jour du sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner.On était frappé par son enseignement, car il enseignait avec autorité, et non pas comme les spécialistes de la loi.
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III
L'article mentionne également des annexes à consulter pour approfondir le contexte, notamment sur les disciples et la réglementation de la pêche.
L'article examine l'épisode où Jésus rencontre un homme possédé dans la synagogue de Capernaüm. Par sa parole, il libère l'homme, ce qui choque les témoins et renforce la reconnaissance de son autorité divine. L'événement marque un tournant pour sa notoriété dans la région, illustrant sa domination sur les esprits impurs.
Marc 1.23-28 (Louis Segond S21) :
Il y avait dans leur synagogue un homme qui avait un esprit impur. Il s'écria:«[Ah!] Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais qui tu es: le Saint de Dieu.»Jésus le menaça en disant: «Tais-toi et sors de cet homme.»L'esprit impur sortit de cet homme en le secouant violemment et en poussant un grand cri.Tous furent si effrayés qu'ils se demandaient les uns aux autres: «Qu'est-ce que ceci? Quel est ce nouvel enseignement? Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent!»Et sa réputation gagna aussitôt toute la région de la Galilée.
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L'article "L’homme à l’esprit impur" explore un épisode biblique significatif du ministère de Jésus en Galilée, tel que relaté dans les Évangiles selon Marc et Luc. Il décrit un événement marquant où Jésus fait face à un homme possédé par un esprit impur lors de son enseignement dans la synagogue de Capernaüm. Ce miracle met en lumière son pouvoir divin et sa capacité unique à libérer cet homme par la simple parole, une prouesse qui stupéfait les témoins.
Luc 4.33-36 (Louis Segond S21) :
Dans la synagogue se trouvait un homme qui avait un esprit démoniaque impur. Il s'écria d'une voix forte:«Ah! Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais qui tu es: le Saint de Dieu.»Jésus le menaça en disant: «Tais-toi et sors de cet homme.» Le démon jeta l'homme au milieu de l'assemblée et sortit de lui sans lui faire aucun mal.Tous furent saisis de frayeur, et ils se disaient les uns aux autres: «Quelle est cette parole? Il commande avec autorité et puissance aux esprits impurs, et ils sortent!»
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II
Ce récit met en avant les réactions de la population qui commencent à s'interroger sur l'identité de Jésus, leur émerveillement devant ses actions et ses enseignements. Les démons reconnaissent Jésus comme le Fils de Dieu, ce qui ajoute une dimension spirituelle à l'événement. La présence de Jésus et ses actions dans cette région commencent à propager sa notoriété, amorçant un impact significatif sur les habitants de Capernaüm.
Marc 1.23-28 (Louis Segond S21) :
Il y avait dans leur synagogue un homme qui avait un esprit impur. Il s'écria:«[Ah!] Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais qui tu es: le Saint de Dieu.»Jésus le menaça en disant: «Tais-toi et sors de cet homme.»L'esprit impur sortit de cet homme en le secouant violemment et en poussant un grand cri.Tous furent si effrayés qu'ils se demandaient les uns aux autres: «Qu'est-ce que ceci? Quel est ce nouvel enseignement? Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent!»Et sa réputation gagna aussitôt toute la région de la Galilée.
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III
Cet épisode illustre la puissance et l'autorité de Jésus sur les forces démoniaques, renforçant sa reconnaissance comme le Messie. L'article aborde également la signification théologique de ce miracle dans le contexte des premiers pas de son ministère et son impact sur les communautés juives de l'époque.
Cet article examine la guérison de la belle-mère de Pierre par Jésus, dans la ville de Capernaüm, en Galilée. Ce miracle, rapporté par trois évangiles, met en lumière le contexte familial et social autour de Simon-Pierre, illustrant la puissance de Jésus sur les maladies et sa cohérence avec les pratiques religieuses juives.
Luc 4.38-39 (Louis Segond S21) :
En sortant de la synagogue, il se rendit à la maison de Simon. La belle-mère de Simon avait une forte fièvre et on lui demanda d'intervenir en sa faveur.Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. Elle se leva immédiatement et se mit à les servir.
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L'article traite de la guérison de la belle-mère de l'apôtre Pierre par Jésus-Christ, un événement relaté dans les évangiles de Matthieu, Marc, et Luc. Selon le texte, cet événement se déroule à Capernaüm, en Galilée, et illustre l'autorité de Jésus sur les maladies par un simple geste et ordre verbal. L'article souligne les dynamiques familiales de Simon-Pierre, qui vivait avec son frère André et sa belle-mère dans une maison capable d'accueillir des invités.
Matthieu 8.14-15 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre. Il vit la belle-mère de celui-ci couchée, avec de la fièvre.Il lui toucha la main et la fièvre la quitta; puis elle se leva et le servit.
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II
Cela reflète les pratiques d'hébergement de l'époque, favorisant la solidarité dans un contexte de pauvreté. La guérison intervient après que Jésus ait quitté la synagogue, démontrant la continuité de sa mission de guérison et d'enseignement. Pierre, ici nommé Simon, est présenté comme un disciple actif sans rupture avec ses pratiques juives culturelles et religieuses.
Marc 1.29-31 (Louis Segond S21) :
En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d'André.La belle-mère de Simon était couchée avec de la fièvre; aussitôt on parla d'elle à Jésus.Il s'approcha, la fit lever en lui prenant la main, et [à l'instant] la fièvre la quitta. Puis elle se mit à les servir.
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III
L'article mentionne des annexes pour approfondir le contexte social et géographique de l'événement. Ainsi, cette guérison, bien que miraculeuse, s'inscrit dans le cadre quotidien des premiers disciples du Christ et renvoie à une période charnière du ministère galiléen de Jésus.
Cet article explique un épisode des Évangiles où Jésus guérit plusieurs personnes à Capernaüm, illustrant sa puissance et son autorité divines. Cet événement a lieu après le sabbat, attirant une foule admirative et intriguée par ses actes.
Marc 1.32-34 (Louis Segond S21) :
Le soir, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et les démoniaques.Toute la ville était rassemblée devant la porte.Il guérit beaucoup de personnes qui souffraient de diverses maladies; il chassa aussi beaucoup de démons, et il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils le connaissaient.
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L'article intitulé 'Nombreuses guérisons en soirée' décrit un événement biblique situé à Capernaüm, où Jésus guérit de nombreuses personnes après le sabbat. Le récit est principalement basé sur les Évangiles de Marc, Matthieu et Luc, qui décrivent cet épisode de manière variée mais complémentaire. À Capernaüm, la guérison dans la synagogue a attiré une foule qui s'est pressée devant la maison de Simon et André.
Matthieu 8.16-17 (Louis Segond S21) :
Le soir venu, on amena vers Jésus de nombreux démoniaques. Il chassa les esprits par sa parole et guérit tous les malades.Ainsi s'accomplit ce que le prophète Esaïe avait annoncé: Il a pris nos faiblesses et il s'est chargé de nos maladies.
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II
Les Évangiles soulignent la capacité de Jésus à guérir et à exercer une autorité divine sur les démons, lesquels reconnaissent sa nature messianique. Cet événement marque le début d'un mouvement important autour de Jésus, suscitant étonnement et admiration parmi les habitants. Les guérisons, intervenant après le crépuscule, témoignent de son pouvoir spirituel et soulignent l'idée que Jésus était perçu comme un libérateur des maux physiques et spirituels.
Marc 1.32-34 (Louis Segond S21) :
Le soir, après le coucher du soleil, on lui amena tous les malades et les démoniaques.Toute la ville était rassemblée devant la porte.Il guérit beaucoup de personnes qui souffraient de diverses maladies; il chassa aussi beaucoup de démons, et il ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils le connaissaient.
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III
Le texte se réfère à des passages bibliques clés pour renforcer l'autorité de Jésus et sa reconnaissance messianique dans la région de Galilée, ce qui contribuera à sa renommée croissante.
L'article traite de l'isolement de Jésus pour prier, soulignant l'équilibre entre son message spirituel et les attentes de guérison de la foule. Le récit de Marc et Luc montre l'importance de la prière pour Jésus, face aux pressions extérieures. La mission spirituelle restait centrale.
Marc 1.35-37 (Louis Segond S21) :
Vers le matin, alors qu'il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un endroit désert où il pria.Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa recherche;quand ils l'eurent trouvé, ils lui dirent: «Tout le monde te cherche.»
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L'article "PER060 - Le Messie Jésus s’isole pour prier" explore un moment clé du ministère de Jésus, où il choisit de s'éloigner de la foule pour se consacrer à la prière. Le récit se situe près de Capernaüm en Galilée, le dimanche 10 mars 31. Les Évangiles de Marc et Luc rapportent cet épisode, soulignant l'importance pour Jésus de s'isoler afin de prier Dieu, loin de l'agitation des sollicitations constantes pour guérisons et enseignements.
Luc 4.42 (Louis Segond S21) :
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Une foule de gens se mirent à sa recherche et arrivèrent jusqu'à lui; ils voulaient le retenir afin qu'il ne les quitte pas,
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II
Ce récit met en lumière la tension entre le besoin de Jésus de communiquer son message spirituel et les attentes matérielles du public. Jésus souhaitait que sa mission ne soit pas perçue uniquement à travers des actes de guérison. L'article commente la pression exercée sur Jésus par la foule de Capernaüm, qui assistait à des événements extraordinaires, et insiste sur le fait que l'annonce du royaume des cieux restait la priorité de Jésus.
Marc 1.35-37 (Louis Segond S21) :
Vers le matin, alors qu'il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un endroit désert où il pria.Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa recherche;quand ils l'eurent trouvé, ils lui dirent: «Tout le monde te cherche.»
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III
L'article est accompagné de renvois à des annexes sur la formation des disciples et à d'autres narrations bibliques de l'époque.
Cet article explore la guérison d'un lépreux par Jésus, illustrant sa compassion et autorité messianique, et soulève les tensions avec les autorités religieuses en Galilée.
Daniel 9.24-27 (Louis Segond S21) :
Ce sont 70 semaines qui ont été fixées pour ton peuple et pour ta ville sainte pour faire cesser la révolte et mettre un terme aux péchés, pour expier la faute et amener la justice éternelle, pour marquer d'un sceau la vision et le prophète et pour consacrer par onction le lieu très saint.»Sache-le donc et sois attentif! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem serait restaurée et reconstruite jusqu'au Messie, au conducteur, il y a 7 semaines et 62 semaines. Les places et les fossés seront restaurés et reconstruits, mais ce sera une période de détresse.Après les 62 semaines, le Messie sera exclu et il n'y aura personne pour lui venir en aide. Le peuple d'un prince qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, puis sa fin arrivera comme par une inondation. Il est décidé que les dévastations dureront jusqu'au terme de la guerre.Il imposera une alliance d'une semaine à beaucoup, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande. Le dévastateur commettra les pires monstruosités jusqu'à ce que l'anéantissement et ce qui a été décidé se déversent sur lui.»
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L'article analyse en profondeur la guérison d'un lépreux par Jésus, un événement relaté dans les Évangiles synoptiques, notamment en Marc 1.40-44 et Luc 5.12-14. Cela se déroule dans la région de Capernaüm, peu après la fête de Pâque en 31 ap. J.-C.
Luc 7.22 (Louis Segond S21) :
Puis il leur répondit: «Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
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II
L'isolement lié à la lèpre, alors une maladie considérée comme incurable, a été brisé par le geste inédit de Jésus qui ose toucher le lépreux. Cela marque non seulement la compassion de Jésus mais démontre aussi son autorité et sa messianité. Bien que guéri, l'homme est chargé de rester discret, ce qui témoigne d'une stratégie pour éviter que les foules cherchent uniquement des miracles et non un enseignement spirituel.
Daniel 9.24-27 (Louis Segond S21) :
Ce sont 70 semaines qui ont été fixées pour ton peuple et pour ta ville sainte pour faire cesser la révolte et mettre un terme aux péchés, pour expier la faute et amener la justice éternelle, pour marquer d'un sceau la vision et le prophète et pour consacrer par onction le lieu très saint.»Sache-le donc et sois attentif! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem serait restaurée et reconstruite jusqu'au Messie, au conducteur, il y a 7 semaines et 62 semaines. Les places et les fossés seront restaurés et reconstruits, mais ce sera une période de détresse.Après les 62 semaines, le Messie sera exclu et il n'y aura personne pour lui venir en aide. Le peuple d'un prince qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, puis sa fin arrivera comme par une inondation. Il est décidé que les dévastations dureront jusqu'au terme de la guerre.Il imposera une alliance d'une semaine à beaucoup, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande. Le dévastateur commettra les pires monstruosités jusqu'à ce que l'anéantissement et ce qui a été décidé se déversent sur lui.»
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III
L'observation des prescriptions lévitiques par le lépreux guéris est soulignée, forçant une réflexion chez les prêtres sur la nature messianique de Jésus comme annoncé par les prophéties. L'article met également en lumière les tensions croissantes avec les autorités religieuses de l'époque, une dynamique qui annonce le dénouement tragique de l'existence publique du Christ. Ces événements sont contextualisés dans le début du ministère en Galilée, reflétant un moment clé dans l'affirmation de Jésus en tant que Messie, confrontant ainsi continuellement les autorités juives et marquant une étape importante dans l'évolution du christianisme primitif.
L'article discute de la montée en popularité de Jésus en Galilée, accentuée par sa déclaration de pardonner les péchés à un paralytique, affirmant ainsi sa divinité et provoquant des tensions avec les autorités religieuses.
Marc 1.45 (Louis Segond S21) :
Cependant cet homme, une fois parti, se mit à proclamer partout la nouvelle et à la propager, de sorte que Jésus ne pouvait plus entrer publiquement dans une ville. Il se tenait dehors, dans des lieux déserts, et l'on venait à lui de partout.
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Cet article explore la renommée croissante de Jésus en Galilée, soulignant les événements entourant son retour à Capernaüm après une guérison miraculeuse. L'article détaille comment Jésus, en traversant la mer de Galilée, évite la foule tout en se rendant à Capernaüm, où il débat avec des spécialistes de la loi et des pharisiens. Un paralytique, porté par quatre hommes et incapable d'accéder à Jésus à cause de la foule, est descendu par le toit d'une maison.
Luc 5.15-16 (Louis Segond S21) :
On parlait de plus en plus de lui et les gens venaient en foule pour l'entendre et pour être guéris [par lui] de leurs maladies.Mais lui, il se retirait dans les déserts et priait.
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II
Jésus proclame alors : "Mon ami, tes péchés te sont pardonnés", suscitant la controverse parmi les spécialistes de la loi qui considèrent cette déclaration comme blasphématoire, puisque seul Dieu peut pardonner les péchés. Ce récit, qui figure dans les trois Évangiles synoptiques, vise à affirmer la divinité de Jésus plutôt que d'ajouter une guérison à son ministère. Cela met en lumière le conflit croissant entre Jésus et les autorités religieuses incrédules, accentuant le message central que Jésus est plus qu'un prophète guérisseur : il est divin.
L'article aborde la guérison d'un paralytique par Jésus à Capernaüm, soulignant sa divinité proclamée par le pardon des péchés, ce qui choque les spécialistes de la loi et creuse le fossé entre Jésus et les autorités religieuses.
Luc 5.17-26 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus enseignait. Des pharisiens et des professeurs de la loi, venus de tous les villages de la Galilée, de la Judée et de Jérusalem, étaient assis là et la puissance du Seigneur se manifestait par des guérisons.Et voici que des hommes qui portaient un paralysé sur une civière cherchaient à le faire entrer et à le placer devant Jésus.Comme ils n'avaient pas trouvé moyen de l'introduire à cause de la foule, ils montèrent sur le toit et, par une ouverture, ils le descendirent sur sa civière au milieu de l'assemblée, devant Jésus.Voyant leur foi, Jésus dit: «Mon ami, tes péchés te sont pardonnés.»Les spécialistes de la loi et les pharisiens se mirent à raisonner et à dire: «Qui est cet homme qui profère des blasphèmes? Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul?»Jésus connaissait leurs pensées; il prit la parole et leur dit: «Pourquoi raisonnez-vous ainsi dans vos cœurs?Qu'est-ce qui est le plus facile à dire: ‘Tes péchés [te] sont pardonnés’, ou: ‘Lève-toi et marche’?Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés, je te l'ordonne – dit-il au paralysé –, lève-toi, prends ta civière et rentre chez toi.»Celui-ci se leva immédiatement en leur présence, prit la civière sur laquelle il était couché et rentra chez lui en rendant gloire à Dieu.Tous étaient dans l'étonnement et célébraient la gloire de Dieu; remplis de crainte, ils disaient: «Nous avons vu aujourd'hui des choses extraordinaires.»
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L'article 'Guérison d’un paralytique' explore le récit biblique de la guérison d'un homme paralysé par Jésus, mettant en avant la chronologie de Marc et les éléments complémentaires de Matthieu et Luc. Située à Capernaüm, cette histoire se déroule peu avant la fête de Pâque et illustre non seulement une guérison physique, mais surtout une affirmation de la divinité de Jésus comme Messie. Lors de cet événement, Jésus annonce au paralytique : 'Mon ami, tes péchés te sont pardonnés,' une déclaration qui scandalise les spécialistes de la loi présents, car seul Dieu peut pardonner les péchés.
Matthieu 9.1-8 (Louis Segond S21) :
Jésus monta dans une barque, traversa le lac et se rendit dans sa ville.Des personnes lui amenèrent un paralysé couché sur une civière. Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Prends courage, mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.»Alors, quelques spécialistes de la loi se dirent en eux-mêmes: «Cet homme blasphème.»Mais Jésus connaissait leurs pensées; il dit: «Pourquoi avez-vous de mauvaises pensées en vous-mêmes?En effet, qu'est-ce qui est le plus facile à dire: ‘Tes péchés te sont pardonnés’, ou: ‘Lève-toi et marche’?Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés, lève-toi – dit-il alors au paralysé –, prends ta civière et retourne chez toi.»L'homme se leva et rentra chez lui.Quand la foule vit cela, elle fut émerveillée et célébra la gloire de Dieu, qui a donné un tel pouvoir aux hommes.
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II
Cet épisode accentue le fossé entre Jésus et les autorités religieuses, démontrant sa nature divine et suscitant l'émerveillement parmi les témoins de la scène. L'article situe cette péricope dans le cadre plus large du ministère galiléen de Jésus et invite le lecteur à consulter des annexes pour approfondir la formation du groupe des disciples et la ville de Capernaüm.
L'article examine l'appel de Matthieu par Jésus, soulignant son rôle unique parmi les disciples en tant que futur rédacteur de l'Évangile. Matthieu laisse derrière lui son métier de collecteur d'impôts pour suivre le Christ après une connaissance préalable, probablement à travers Jean le Baptiste. Cet appel est significatif car il fait de Matthieu un porte-parole crucial pour les apôtres.
Actes des apôtres 1.21-22 (Louis Segond S21) :
»Il faut donc choisir un homme parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu avec nous,depuis le baptême de Jean jusqu'au jour où il a été enlevé du milieu de nous. Il nous sera associé comme témoin de sa résurrection.»
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L'article 'PER066 - L’appel d’un autre disciple, Matthieu' explore l'événement de l'appel de Matthieu, également connu comme Lévi, à devenir un disciple de Jésus. Matthieu, qui travaillait comme collecteur d'impôts à Capernaüm, est invité par le Messie à le suivre, rejoignant ainsi un groupe déjà constitué des disciples Simon-Pierre, André, Jacques et Jean. Bien que l’Évangile de Jean mentionne les disciples Philippe et Nathanaël, Matthieu est perçu comme unique, principalement en raison de son rôle à venir en tant que rédacteur du témoignage apostolique. L'article souligne que cet appel ne s'est pas produit dans l'isolement, mais qu'il est le fruit d'une connaissance préalable avec Jésus, peut-être via Jean le Baptiste.
Marc 2.13-14 (Louis Segond S21) :
Jésus sortit de nouveau du côté du lac. Toute la foule venait à lui et il l'enseignait.En passant, il vit Lévi, fils d'Alphée, assis au bureau des taxes. Il lui dit: «Suis-moi.» Lévi se leva et le suivit.
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II
Matthieu organise un banquet en l'honneur de Jésus, marquant son engagement et l'abandon de son ancien métier. Il est intéressant de noter que les trois Évangiles synoptiques sont unanimes sur l'origine de Matthieu et la transition vers son nouveau rôle de disciple. Cela pose la question de savoir pourquoi tant d'importance est accordée à cet événement particulier. La réponse semble résider dans le fait que Matthieu, à travers son écriture, devient un porte-parole essentiel pour les douze apôtres.
Luc 5.27-28 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus sortit et il vit un collecteur d'impôts du nom de Lévi assis au bureau des taxes. Il lui dit: «Suis-moi.»Et laissant tout, il se leva et le suivit.
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III
Contrairement aux autres disciples, qui ont des rôles plus immédiats, Matthieu se distingue par son intellect et sa capacité à articuler la mission du Christ par écrit. Cet épisode est un rappel que le choix des disciples par Jésus ne se basait pas uniquement sur leurs capacités actuelles, mais aussi sur le potentiel qu'ils représentaient pour le message de l'Évangile.
L'article couvre la prédication de Jésus en Galilée, en 31, soulignant sa notoriété croissante malgré un rejet par les autorités religieuses. Les récits des Évangiles indiquent que Jésus opérait principalement à Capernaüm, prêchant dans les synagogues et effectuant de nombreux miracles. Ce ministère attire des foules au-delà de Galilée.
Matthieu 4.23-25 (Louis Segond S21) :
Jésus parcourait toute la Galilée; il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.Sa réputation gagna toute la Syrie et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des épileptiques, des paralysés; et il les guérissait.De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de l'autre côté du Jourdain.
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Cet article explore la période de prédication continue de Jésus en Galilée, focalisant sur l'année 31. Il prend en compte les récits des Évangiles de Matthieu, Marc et Luc qui relatent des événements s'étendant sur plusieurs mois. Jésus opère principalement dans la région de Capernaüm, facilement accessible grâce à la clémence du climat après le mois d’avril. Après son retour du pèlerinage à Jérusalem, son ministère s'intensifie dans cette région, contrastant avec le rejet qu'il affronte à Nazareth.
Matthieu 4.23-25 (Louis Segond S21) :
Jésus parcourait toute la Galilée; il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité parmi le peuple.Sa réputation gagna toute la Syrie et on lui amenait tous ceux qui souffraient de maladies et de douleurs de divers genres, des démoniaques, des épileptiques, des paralysés; et il les guérissait.De grandes foules le suivirent, venues de la Galilée, de la Décapole, de Jérusalem, de la Judée et de l'autre côté du Jourdain.
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II
L'article met en avant les méthodes de Jésus, notamment la prédication dans les synagogues, qui lui permettent de gagner l'attention des petites communautés locales. Fait intéressant, ces espaces ne sont pas conçus pour de grandes foules, mais pour des auditoires limités. Néanmoins, la notoriété de Jésus s'accroît et attire des foules au-delà de Galilée, même des Juifs de Jérusalem. Au travers de nombreux miracles, ce ministère en Galilée augmente l'intérêt populaire, bien qu'il intensifie aussi le rejet par les autorités religieuses.
Marc 1.38-39 (Louis Segond S21) :
Il leur répondit: «Allons [ailleurs,] dans les villages voisins, afin que j'y prêche aussi, car c'est pour cela que je suis sorti.»Et il prêchait dans leurs synagogues par toute la Galilée et chassait les démons.
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III
Cette tension entre succès populaire et opposition institutionnelle est récurrente dans le ministère de Jésus. Par ailleurs, d'autres péricopes liées aux événements discutés comprennent les paraboles et miracles qui se produisent à Capernaüm et les alentours, soulignant cette région comme un centre d'activité crucial durant cette période de l'histoire biblique.
Les paraboles du drap neuf et du vin nouveau illustrent la rupture radicale entre le Judaïsme et le Christianisme. Prononcées par Jésus en réponse aux disciples de Jean le Baptiste sur le jeûne, elles affirment qu'on ne peut mélanger l'ancien et le nouveau. Le changement exigé n'est pas une réforme mais une transformation complète, invitant chaque homme à choisir le Maître qu'il suivra.
Luc 5.36-39 (Louis Segond S21) :
Il leur dit aussi une parabole: «Personne ne déchire un morceau de tissu d'un habit neuf pour le mettre à un vieil habit, sinon il déchire l'habit neuf et le morceau qu'il en a pris n'est pas assorti avec le vieux.Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon le vin nouveau fait éclater les outres, il coule et les outres sont perdues.Mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves [et les deux se conservent].Et [aussitôt] après avoir bu du vin vieux, personne ne veut du nouveau, car il dit: ‘Le vieux est meilleur.’»
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La péricope 75 (PER075) présente les deux paraboles du drap neuf et du vin nouveau, prononcées par le Messie Jésus en réponse aux disciples de Jean le Baptiste qui l'interrogeaient sur la pratique du jeûne. Ces paraboles, rapportées par les évangélistes Matthieu (9.16-17), Marc (2.21-22) et Luc (5.36-39), se situent dans la ville de Capernaüm en Galilée et dans toute sa région, pendant l'année 31 après la Pâque du 6 avril 31. Ces deux illustrations constituent le prolongement et l'explication de la réponse que Jésus avait donnée concernant le jeûne. Luc les place à la suite du repas de Lévi (PER067), mais la présente péricope choisit de les regrouper conformément à l'ordre narratif de Marc et de Matthieu, ce qui semble plus cohérent sur le plan de la logique pédagogique du récit synoptique. La première parabole met en scène un drap neuf cousu sur un vieux vêtement. Le message est limpide : on ne peut pas rapiécer un vieux tissu avec un tissu neuf sans aggraver la déchirure. Le vieil habit représente le Judaïsme avec ses rites, ses pratiques et ses traditions, tandis que le vêtement neuf symbolise le Christianisme naissant. Le changement proposé par Jésus n'est pas une réforme partielle ou un simple amendement du système religieux existant : c'est une transformation radicale qui exige l'abandon complet de l'ancienne forme pour embrasser pleinement la nouvelle.
Marc 2.21-22 (Louis Segond S21) :
Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, sinon la pièce neuve ajoutée arrache une partie du vieux, et la déchirure devient pire.Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues; mais [il faut mettre] le vin nouveau dans des outres neuves.»
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II
La seconde parabole illustre le même principe avec l'image du vin nouveau versé dans de vieilles outres. Le vin nouveau, symbole de la vie nouvelle offerte aux hommes par le Messie, ne peut être contenu dans de vieilles outres devenues rigides et incapables de supporter la fermentation. Tenter ce mélange conduirait à la perte du vin et à la destruction des outres. Les vieilles outres du Judaïsme doivent donc être remplacées par les nouvelles outres du Christianisme. Il n'y a aucun compromis possible, aucune voie médiane envisageable. A travers ces deux images complémentaires, Jésus pointe une distinction fondamentale entre le ministère de Jean le Baptiste et le sien propre. Jean le Baptiste, en prêchant la repentance et le retour à la Loi, n'avait fait que rapiécer un vieux vêtement : il opérait dans le cadre du Judaïsme sans le transcender véritablement. Jésus, lui, propose quelque chose de radicalement nouveau : un vêtement entièrement neuf, des outres entièrement neuves, une relation avec Dieu en esprit et en vérité, qui dépasse et accomplit tout ce qu'annonçait l'ancienne Alliance.
Matthieu 9.16-17 (Louis Segond S21) :
Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, car la pièce ajoutée arrache une partie de l'habit et la déchirure devient pire.On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.»
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III
Ce message, bien que nécessaire, est présenté comme potentiellement périlleux à entendre pour des hommes encore profondément attachés au Judaïsme et à la figure de Jean le Baptiste. Remettre en question les rites et la Loi de Moïse était une démarche audacieuse, voire provocatrice aux yeux des auditeurs contemporains de Jésus. Pourtant, c'est précisément ce défi que le Maître lance à ces hommes sincères : choisir quel maître ils souhaitent suivre, dans quelle réalité spirituelle ils veulent s'inscrire. Le commentaire théologique de cette péricope souligne donc que le passage du Judaïsme au Christianisme ne relève pas d'une évolution progressive ou d'une amélioration incrémentale, mais d'une rupture et d'une conversion authentique. La vie nouvelle en Christ est incompatible avec les vieilles structures religieuses. Il ne s'agit pas de condamner le Judaïsme en tant que tel, mais de reconnaître que la révélation apportée par Jésus inaugure une ère nouvelle, une alliance nouvelle, qui demande une réceptivité et une disponibilité totales. L'article renvoie également à plusieurs ressources complémentaires : l'étude sur la parabole PAR003 consacrée au drap neuf et aux outres neuves, l'annexe ANN071 sur la ville de Capernaüm, les annexes ANN021 et ANN022 sur les appels et le choix des disciples, ainsi que l'annexe ANN038 sur le ministère du Messie Jésus. Ces ressources permettent d'approfondir le contexte géographique, historique et théologique dans lequel s'inscrivent ces paraboles fondamentales pour comprendre la transition entre les deux Alliances.
La péricope 77 relate la guérison d'un homme à la main paralysée dans la synagogue de Capernaüm, un jour de Sabbat, en l'an 31. Rapporté par Matthieu, Marc et Luc, cet épisode révèle la tension croissante entre Jésus et les Pharisiens. Ces derniers, cherchant à l'accuser, refusent de voir les miracles accomplis. L'année 31 s'achève sur une rupture entre Jésus et les autorités religieuses juives.
Matthieu 12.9-13 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là et entra dans la synagogue.Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée. Ils demandèrent à Jésus: «Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat?» C'était afin de pouvoir l'accuser.Il leur répondit: «Lequel de vous, s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans un trou le jour du sabbat, n'ira pas la retirer de là?Or, un homme vaut beaucoup plus qu'une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.»Alors il dit à l'homme: «Tends la main.» Il la tendit, et elle devint saine [comme l'autre].
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La péricope 77 (PER077) traite de l'épisode évangélique de la guérison d'un homme à la main paralysée, tel que rapporté en parallèle par les trois évangiles synoptiques : Matthieu (12.9-13), Marc (3.1-5) et Luc (6.6-10). L'évangile de Jean ne mentionne pas cet épisode. Cet événement s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus, et se situe chronologiquement en l'an 31 de notre ère, après la Pâque du 24 mars et le sabbat du 5 avril 31. Le cadre géographique de cet épisode est la synagogue de Capernaüm, en Galilée. Bien que Matthieu, Marc et Luc ne précisent pas explicitement le lieu, le contexte général de leur récit rend évidente cette localisation. La scène se déroule un jour de Sabbat, ce qui confère à cet épisode une dimension théologique et polémique particulière. Cet épisode illustre une fois de plus la pratique régulière du Messie Jésus de guérir les malades le jour du Sabbat, pratique qu'il considère en parfaite conformité avec la loi de Moïse. Contrairement aux épisodes où les fidèles venaient chercher une guérison par leur propre démarche, c'est ici Jésus lui-même qui prend l'initiative d'inviter l'homme à la main paralysée à s'approcher, soulignant ainsi la dimension volontaire et consciente de son acte.
Matthieu 12.9-13 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là et entra dans la synagogue.Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée. Ils demandèrent à Jésus: «Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat?» C'était afin de pouvoir l'accuser.Il leur répondit: «Lequel de vous, s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans un trou le jour du sabbat, n'ira pas la retirer de là?Or, un homme vaut beaucoup plus qu'une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.»Alors il dit à l'homme: «Tends la main.» Il la tendit, et elle devint saine [comme l'autre].
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II
L'article met en lumière la tension croissante entre Jésus et les autorités religieuses juives, principalement les Pharisiens. Ces derniers, présents dans la synagogue, ne viennent pas assister à l'enseignement ou à la guérison avec un esprit ouvert, mais cherchent délibérément des preuves pour accabler Jésus. Leur position s'ancre de plus en plus dans une opposition frontale au Messie, qu'ils perçoivent comme une menace pour leur système d'interprétation de la Loi et, par extension, pour l'ordre social, culturel et économique qu'ils ont établi et dont ils bénéficient. L'auteur souligne une contradiction fondamentale dans l'attitude des Pharisiens : bien qu'ils défendent avec rigidité le respect strict du Sabbat, Matthieu révèle qu'ils n'hésitent pas eux-mêmes à enfreindre leurs propres règles lorsque leurs besoins personnels l'exigent. Cette hypocrisie contraste avec la cohérence de l'action du Messie Jésus, qui agit selon une logique de compassion et de miséricorde, fidèle à l'esprit profond de la Loi plutôt qu'à sa lettre. L'analyse théologique proposée met en évidence que les Pharisiens sont aveuglés par leur haine envers Jésus, au point de ne pas percevoir les miracles qui s'accomplissent sous leurs yeux. Leur opposition n'est pas motivée par une recherche sincère de la vérité, mais par la défense de leur système religieux, socialement et économiquement prospère. Jésus représente pour eux une remise en cause fondamentale de leur autorité et de leurs privilèges.
Luc 6.6-10 (Louis Segond S21) :
Un autre jour de sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Là se trouvait un homme dont la main droite était paralysée.Les spécialistes de la loi et les pharisiens observaient Jésus pour voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat, afin d'avoir un motif pour l'accuser.Mais Jésus connaissait leurs pensées et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi et tiens-toi là au milieu.» Il se leva et se tint debout.Jésus leur dit: «Je vous demande s'il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer.»Alors il promena son regard sur eux tous et dit à l'homme: «Tends ta main.» Il le fit et sa main fut guérie, [elle fut saine comme l'autre].
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III
L'article souligne également la dynamique populaire : tandis que les autorités religieuses s'opposent à Jésus avec une hostilité croissante, le peuple l'admire et l'acclame. Cette popularité ne fait qu'exacerber la colère et la jalousie des Pharisiens, creusant davantage le fossé entre eux et ce nouveau Maître qui enseigne et agit en homme libre. Du point de vue rédactionnel, l'article précise que la narration suit principalement l'évangile de Marc, tout en notant que l'ordre chronologique n'est pas nécessairement respecté par cet évangéliste, qui pourrait avoir regroupé plusieurs faits liés au thème du Sabbat. Cela invite le lecteur à une lecture critique et nuancée des synoptiques. En conclusion, la guérison de l'homme à la main paralysée marque un tournant dans le ministère de Jésus en Galilée : l'an 31 s'achève sur une rupture consommée entre le Messie et les autorités religieuses juives. Cet épisode illustre la dynamique fondamentale du conflit entre la Loi vécue dans sa profondeur spirituelle, incarnée par Jésus, et la Loi réduite à un instrument de pouvoir et de contrôle social, défendue par les Pharisiens. Des annexes complémentaires sont proposées sur la ville de Capernaüm, les appels et le choix des disciples, ainsi que sur le ministère du Messie Jésus.
La péricope 78 relate la décision des pharisiens d'assassiner le Messie Jésus, suite à la guérison de l'homme à la main paralysée un jour de sabbat. En l'an 31, à Capernaüm, une fracture nette oppose les autorités religieuses hostiles au peuple admiratif. Des voix dissidentes comme Nicodème et Gamaliel témoignent d'une opposition interne au Sanhédrin. Malgré ce complot, Jésus poursuit son ministère avec détermination.
Matthieu 12.14-15 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens sortirent et tinrent conseil sur les moyens de le faire mourir.Jésus le sut et s'éloigna de là. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les malades
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Les pharisiens envisagent d’assassiner le Messie Jésus
I
La péricope 78 (PER078) s'inscrit dans la continuité de l'épisode de la guérison de l'homme à la main paralysée (PER077) et constitue la conclusion que tirent les trois évangélistes synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — de cet événement survenu un jour de sabbat dans la synagogue de Capernaüm, en Galilée. Cet épisode se situe durant la deuxième année du ministère du Messie Jésus, plus précisément après la Pâque du 24 mars et le sabbat du 5 avril de l'an 31. L'article met en lumière une fracture profonde et irréversible qui se dessine désormais au sein de la société juive de l'époque. D'un côté, les autorités religieuses — les pharisiens en premier lieu — qui, confrontées à l'enseignement et aux actes du Messie Jésus, perçoivent en lui une menace directe pour leur autorité, leur statut et la stabilité de l'ordre social et religieux qu'ils incarnent. De l'autre côté, le peuple ordinaire — les petits, les pauvres, ceux qui n'ont pas d'importance aux yeux des puissants — qui admire Jésus, le loue et le suit avec ferveur. La décision prise par les autorités religieuses est radicale : elles envisagent d'assassiner le Messie Jésus. Cette résolution est rapportée explicitement par Matthieu (12.14-15) et Marc (3.6), tandis que Luc (6.11) évoque la fureur et la perplexité des religieux face aux actes de Jésus. Matthieu précise que Jésus a été averti de ces intentions malveillantes, ce qui laisse supposer qu'au sein même du groupe des opposants, une minorité désapprouvait ce projet meurtrier.
Jean 18.14 (Louis Segond S21) :
Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: «Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple.»
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II
L'article établit des connexions significatives avec d'autres passages bibliques pour illustrer cette division interne au sein des autorités juives. Il cite notamment les paroles de Caïphe, souverain sacrificateur, qui affirmait qu'il était préférable qu'un seul homme meure pour le peuple (Jean 18.14), révélant ainsi une logique politique froide et calculatrice. En contraste, le sage Gamaliel, lors des débats du Sanhédrin au sujet des apôtres, exhortait à la prudence en affirmant qu'il ne fallait pas prendre le risque de s'opposer à Dieu (Actes 5.34-39). Deux figures emblématiques illustrent davantage encore cette opposition interne : Nicodème et Joseph d'Arimathée. Nicodème, membre du Sanhédrin, intervient pour rappeler qu'on ne condamne pas un homme sans l'avoir préalablement entendu (Jean 7.45-53), témoignant ainsi d'une conscience juridique et spirituelle que ses collègues semblent avoir mise de côté. Joseph d'Arimathée, lui aussi membre influent du Sanhédrin, sera celui qui demandera le corps de Jésus après la crucifixion pour lui accorder une sépulture digne. Ces deux personnages montrent que même au cœur de l'opposition institutionnelle, la figure du Messie Jésus suscitait un questionnement profond et des conversions authentiques. L'auteur de l'article souligne la raison théologique et narrative pour laquelle les trois synoptiques ont choisi de rapporter le miracle de l'homme à la main sèche guérie un jour de sabbat : ce n'est pas tant le miracle en lui-même qui les intéresse, mais bien la réaction qu'il provoque et le danger mortel qu'il révèle.
Actes des apôtres 5.34-39 (Louis Segond S21) :
Mais un pharisien du nom de Gamaliel, professeur de la loi estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et ordonna de faire sortir un instant les apôtres.Puis il leur dit: «Israélites, faites attention à ce que vous allez faire vis-à-vis de ces hommes.En effet, il y a quelque temps, Theudas est apparu; il prétendait être quelqu'un et environ 400 hommes se sont ralliés à lui. Il a été tué et tous ses partisans ont été mis en déroute, il n'en est rien resté.Après lui est apparu Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il a attiré du monde à sa suite. Lui aussi est mort et tous ses partisans ont été dispersés.Maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les faire. Si cette entreprise ou cette activité vient des êtres humains, elle se détruira;en revanche, si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque de combattre contre Dieu!»
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III
En présentant ce récit, ils souhaitent souligner que dès la deuxième année de son ministère public, le Messie Jésus faisait l'objet d'un complot visant à le supprimer. Un constat important est également mis en avant : il n'y a pas d'indifférence face au Messie Jésus. Chaque personne, chaque groupe social, chaque autorité religieuse est contraint de prendre position. Le clivage est total et sans nuance : soit on est du côté de ceux qui cherchent à le détruire, soit on est du côté de ceux qui le reconnaissent et l'accueillent. Malgré ce contexte hostile et menaçant, le Messie Jésus ne s'arrête pas. Il continue son œuvre avec détermination, poursuivant son ministère d'enseignement, de guérison et d'annonce du Royaume de Dieu. Cette péricope illustre ainsi non seulement l'opposition croissante que rencontre Jésus, mais aussi sa résolution inébranlable à accomplir la mission que le Père lui a confiée, quelles que soient les circonstances.
La péricope 79 relate les nombreuses guérisons accomplies par Jésus en Galilée, autour de Capernaüm, en l'an 31. Face à des foules venues de tout Israël, Jésus guérit les malades et annonce le salut, demandant la discrétion. Matthieu relie ces événements à la prophétie d'Ésaïe 42.1-4 et y voit une révélation trinitaire. Sa renommée croissante contraste avec l'opposition grandissante des pharisiens jaloux de son influence sur le peuple.
Esaïe 42.1-4 (Louis Segond S21) :
*Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai,Il ne criera pas, il ne haussera pas le tonIl ne cassera pas le roseau abîméIl ne faiblira pas et ne se relâchera pas
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La péricope 79 intitulée 'Nombreuses guérisons en Galilée' s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque, et se déroule dans la région de Capernaüm, au bord de la mer de Galilée, au cours de l'année 31 de notre ère. Cet épisode synoptique est principalement narré par Marc (3.7-12) et confirmé par Matthieu (12.15-21), tandis que Luc et Jean n'y contribuent pas directement dans cette péricope. Le récit décrit une période de grand succès pour le ministère public du Messie Jésus. Entouré de ses disciples, il se trouve sur les rives de la mer de Galilée, attirant des foules considérables venues non seulement de Galilée, mais aussi de toutes les régions d'Israël. La renommée de Jésus a largement dépassé les frontières de la Judée et de la Galilée, ce qui témoigne de l'ampleur extraordinaire de son ministère à ce stade de sa vie publique. Face à l'afflux massif de la foule, Marc rapporte que Jésus demande à ses disciples de maintenir une petite embarcation à sa disposition afin de ne pas être submergé par la multitude. Ce détail illustre à la fois la popularité croissante de Jésus et son organisation pratique dans l'exercice de son ministère. La foule voit en lui un grand libérateur, ce qui contraste fortement avec les conflits stériles et l'opposition délibérée que lui manifestent les autorités religieuses. L'article souligne la lourde responsabilité des chefs religieux de l'époque.
Esaïe 42.1-4 (Louis Segond S21) :
*Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai,Il ne criera pas, il ne haussera pas le tonIl ne cassera pas le roseau abîméIl ne faiblira pas et ne se relâchera pas
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II
Témoins directs des guérisons et de l'action de Dieu à travers Jésus, ils s'y opposent délibérément, alors même qu'ils sont censés promouvoir l'œuvre divine. Cette opposition est d'autant plus grave qu'elle est consciente et volontaire, et qu'elle conduit progressivement ces autorités vers des intentions meurtrières, comme le montrait la péricope précédente (PER078). Matthieu, fidèle à sa méthode d'écriture destinée à un public juif, établit un lien explicite avec la prophétie d'Ésaïe 42.1-4. Ce passage prophétique décrit le serviteur du Seigneur qui annonce la bonne nouvelle avec douceur et sans éclat. En citant ce texte, Matthieu montre que Jésus accomplit parfaitement les prophéties messianiques de l'Ancien Testament. Le commentaire relève également la présence de la Trinité dans cette citation : le Père qui parle, le Fils serviteur, et l'Esprit Saint. Cette argumentation trinitaire est pleinement adaptée aux lecteurs juifs de Matthieu, mais Marc, qui s'adresse plutôt à des Grecs et à des Gentils, a omis cette démonstration scripturaire, choisissant une narration plus directe et centrée sur les faits. Jésus, dans cet épisode, accomplit une double mission : il annonce le message du salut et guérit de nombreux malades. Cependant, il leur prescrit la discrétion.
Marc 3.7-12 (Louis Segond S21) :
Jésus se retira au bord du lac avec ses disciples. Une foule nombreuse le suivit, venue de la Galilée, de la Judée,de Jérusalem, de l'Idumée, de l'autre côté du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon; cette foule vint à lui car elle avait appris tout ce qu'il faisait.Il dit à ses disciples de tenir toujours à sa disposition une petite barque afin de ne pas être écrasé par la foule.En effet, comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher.Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui et s'écriaient: «Tu es le Fils de Dieu.»Mais il leur recommandait très sévèrement de ne pas le faire connaître.
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III
Cette injonction au silence s'explique par une préoccupation pastorale profonde : Jésus ne veut pas que la foule soit uniquement attirée par la dimension miraculeuse et temporaire des guérisons physiques, au détriment de la grâce éternelle du salut qu'il est venu apporter. Il cherche à orienter les cœurs vers l'essentiel, c'est-à-dire une relation authentique avec Dieu, plutôt que vers la recherche de bénédictions matérielles ou physiques. La célébrité grandissante du Messie Jésus a pour effet secondaire d'amplifier la jalousie et la haine des pharisiens. Ces derniers constatent avec amertume que le peuple, au lieu de se tourner vers eux, représentants légitimes de la Loi de Moïse, est irrésistiblement attiré par ce nouveau maître itinérant. Ce phénomène n'est pas nouveau : le ministère de Jean le Baptiste avait déjà ébranlé leur institution. Mais l'impact du ministère de Jésus prend une dimension sans précédent, que personne n'aurait pu anticiper, et qui va précipiter la confrontation entre Jésus et les autorités religieuses. En synthèse, cette péricope met en lumière plusieurs thèmes théologiques fondamentaux : l'accomplissement des prophéties messianiques, la nature trinitaire de l'œuvre de Dieu, la priorité du salut éternel sur les bénéfices temporels, et le contraste saisissant entre l'accueil populaire réservé à Jésus et le rejet institutionnel dont il est l'objet. Elle s'inscrit dans une dynamique narrative qui conduit progressivement vers l'intensification du conflit avec les autorités religieuses juives.
L'article explore la guérison par Jésus du serviteur d'un officier romain à Capernaüm, une démonstration de foi hors norme et de l'autorité de Jésus envers tous les peuples.
Luc 7.1-10 (Louis Segond S21) :
Après avoir prononcé toutes ces paroles devant le peuple qui l'écoutait, Jésus entra dans Capernaüm.Un officier romain avait un esclave auquel il était très attaché et qui était malade, sur le point de mourir.Il entendit parler de Jésus et il lui envoya quelques anciens des Juifs pour lui demander de venir guérir son esclave.Ils arrivèrent vers Jésus et le supplièrent avec insistance, disant: «Il mérite que tu lui accordes cela,car il aime notre nation et c'est lui qui a fait construire notre synagogue.»Jésus partit avec eux. Il n'était plus très loin de la maison quand l'officier envoya des amis [vers lui] pour lui dire: «Seigneur, ne prends pas tant de peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.C'est aussi pour cela que je n'ai pas jugé bon d'aller en personne vers toi. Mais dis un mot et mon serviteur sera guéri.En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs et j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Pars!’ et il part, à un autre: ‘Viens!’ et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci!’ et il le fait.»Lorsque Jésus entendit ces paroles, il admira l'officier et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit: «Je vous le dis, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.»De retour à la maison, les personnes envoyées par l'officier trouvèrent l'esclave [qui avait été malade] en bonne santé.
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L'article traite de la guérison du serviteur d'un officier romain, un récit relaté dans les Évangiles de Matthieu et de Luc. Ce miracle de Jésus, se déroulant à Capernaüm en Galilée peu après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem en 31, est notable pour plusieurs raisons. L'officier romain, un étranger et envahisseur, sollicite Jésus non pas pour lui-même mais pour son esclave, ce qui dénote une compassion inhabituelle pour un soldat de son rang.
Luc 7.1-10 (Louis Segond S21) :
Après avoir prononcé toutes ces paroles devant le peuple qui l'écoutait, Jésus entra dans Capernaüm.Un officier romain avait un esclave auquel il était très attaché et qui était malade, sur le point de mourir.Il entendit parler de Jésus et il lui envoya quelques anciens des Juifs pour lui demander de venir guérir son esclave.Ils arrivèrent vers Jésus et le supplièrent avec insistance, disant: «Il mérite que tu lui accordes cela,car il aime notre nation et c'est lui qui a fait construire notre synagogue.»Jésus partit avec eux. Il n'était plus très loin de la maison quand l'officier envoya des amis [vers lui] pour lui dire: «Seigneur, ne prends pas tant de peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.C'est aussi pour cela que je n'ai pas jugé bon d'aller en personne vers toi. Mais dis un mot et mon serviteur sera guéri.En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs et j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Pars!’ et il part, à un autre: ‘Viens!’ et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci!’ et il le fait.»Lorsque Jésus entendit ces paroles, il admira l'officier et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit: «Je vous le dis, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.»De retour à la maison, les personnes envoyées par l'officier trouvèrent l'esclave [qui avait été malade] en bonne santé.
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II
Cet acte, quoique risqué à mentionner dans un contexte juif, illustre l'autorité étendue de Jésus au-delà des frontières juives. Le centurion, reconnaissant son indignité, refuse qu'il entre chez lui; ce geste de foi impressionne profondément Jésus. Matthieu souligne cette foi, bien que Luc mentionne aussi l'admiration explicite de Jésus pour l'officier.
Matthieu 8.5-13 (Louis Segond S21) :
Alors que Jésus entrait dans Capernaüm, un officier romain l'aborda et le suppliaen disant: «Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, et il souffre beaucoup.»Jésus lui dit: «J'irai et je le guérirai.»L'officier répondit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri.En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l'un: ‘Pars!’ et il part, à un autre: ‘Viens!’ et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci!’ et il le fait.»Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient: «Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.Or, je vous le déclare, beaucoup viendront de l'est et de l'ouest et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux.Mais ceux à qui le royaume était destiné seront jetés dans les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.»Puis Jésus dit à l'officier: «Vas-y [et] sois traité conformément à ta foi.» Et au moment même le serviteur fut guéri.
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III
Ce récit soulève des questions sur les relations entre Jésus et les forces d'occupation romaine, ainsi que sur la portée universelle de son message.
La péricope 112 analyse le départ itinérant de Jésus vers les villes et villages de Galilée (Mt 11.1), situé en mai-juin 31. Contrairement à Jean le Baptiste qui restait fixe, Jésus parcourait activement la région pour annoncer le Royaume des Cieux, guidé par le Saint-Esprit, afin d'atteindre même les plus démunis qui ne pouvaient se déplacer jusqu'à lui.
Matthieu 11.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
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La péricope 112, intitulée 'Le départ du Messie Jésus vers d'autres villes', s'inscrit dans la série synoptique de l'œuvre de Schilo et constitue un épisode charnière dans la chronologie du ministère public de Jésus-Christ. Situé entre la péricope 111 relatant la résurrection du fils de la veuve de Naïm et la péricope 113 portant sur la question de Jean le Baptiste, cet article traite d'un verset unique extrait de l'Évangile de Matthieu (Matthieu 11.1), volontairement isolé de son contexte immédiat pour mettre en lumière une réalité ministérielle fondamentale : le déplacement itinérant du Messie à travers la région de Galilée. D'un point de vue chronologique, les auteurs situent cet événement en mai ou juin de l'an 31 de notre ère, avant l'arrivée des grandes chaleurs estivales, dans la région de Galilée. La note géographique précise qu'après son passage à Naïm, Jésus a parcouru l'ensemble de la région avant de retourner à Capernaüm, sa base d'opérations habituelle durant cette période de son ministère. L'analyse théologique développée dans cet article met en évidence une caractéristique essentielle du ministère de Jésus-Christ : son caractère proactif et itinérant. Contrairement à une posture passive qui consisterait à attendre que les foules viennent à lui — ce qu'elles faisaient déjà en grand nombre — Jésus choisit de se déplacer activement vers les villes et les villages de la région pour y annoncer la bonne nouvelle du Royaume des Cieux.
Matthieu 11.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
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II
Ce comportement illustre une démarche missionnaire délibérée et structurée, qui ne se limite pas aux centres névralgiques de population mais qui s'étend jusqu'aux communautés les plus périphériques. Un parallèle significatif est établi avec le ministère de Jean le Baptiste, qui, lui, était demeuré stationnaire, opérant depuis des lieux fixes comme Béthanie au-delà du Jourdain ou Énon, dictés par la nécessité de disposer d'eau en abondance pour les baptêmes. Ce contraste révèle deux approches radicalement différentes du service de Dieu : l'une centrée sur un lieu géographique déterminé par des contraintes rituelles, l'autre animée par une dynamique de mouvement et de rencontre active avec les populations. Les auteurs avancent une interprétation pneumatologique de ce comportement missionnaire : Jésus était guidé par le Saint-Esprit dans ces déplacements. Cette motivation spirituelle profonde répond à une préoccupation d'équité et d'inclusivité sociale. En effet, tous les habitants de la région ne pouvaient pas se permettre d'interrompre leur activité professionnelle ou économique pour se rendre jusqu'à Jésus.
III
Les plus pauvres, les travailleurs, ceux dont les obligations quotidiennes ne leur laissaient aucune liberté de déplacement, auraient été exclus du message du Royaume si Jésus n'était pas venu à eux. Son choix de voyager reflète donc une préoccupation pastorale pour les plus démunis et les plus marginalisés. L'article souligne également que ces voyages en Galilée ne constituent pas des événements isolés, mais s'inscrivent dans un schéma récurrent du ministère de Jésus : une fois l'hiver terminé et avec le retour de la belle saison, il organisait des tournées missionnaires accompagné de ses disciples et des femmes qui assuraient la logistique du groupe. Cette organisation révèle une structure de mission intentionnelle, planifiée selon les saisons, et témoigne de la dimension collective et communautaire du mouvement messianique autour de Jésus. Des annexes complémentaires sont proposées au lecteur pour approfondir la compréhension du contexte : l'annexe ANN021 sur les appels des disciples et l'annexe ANN022 sur le choix des disciples permettent de mieux situer le cercle de compagnons qui accompagnait Jésus lors de ces déplacements. En définitive, cette péricope, bien que fondée sur un seul verset biblique, offre une réflexion riche sur la nature du ministère messianique : un ministère en mouvement, guidé par l'Esprit, soucieux d'atteindre tous les hommes et toutes les femmes sans distinction, et qui constitue un modèle pour toute démarche missionnaire authentique.
Jésus rend hommage à Jean le Baptiste à Capernaüm (mai-juin 31), selon Matthieu 11.7-19 et Luc 7.24-35. Sans chercher à recruter ses disciples, il affirme la grandeur prophétique de Jean, l'identifie à l'Élie annoncé par Malachie, et signale la fin de l'ancienne alliance. Il oppose le royaume de Dieu au royaume construit par les pharisiens selon leurs propres règles.
Luc 7.24-35 (Louis Segond S21) :
Lorsque les messagers de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?Mais qu'êtes-vous allés voir? Un homme habillé de tenues élégantes? Ceux qui portent des tenues somptueuses et qui vivent dans le luxe se trouvent dans les maisons des rois.Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.C'est celui à propos duquel il est écrit: Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.»Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, aucun [prophète] n'est plus grand que Jean[-Baptiste]. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.Tout le peuple qui l'a entendu et même les collecteurs d'impôts ont reconnu la justice de Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean;mais les pharisiens et les professeurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rejeté le plan de Dieu pour eux.A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, à qui ressemblent-ils?Ils ressemblent à des enfants assis sur la place publique, qui se parlent les uns aux autres et disent: ‘Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé; nous avons entonné des chants funèbres et vous n'avez pas pleuré.’En effet, Jean-Baptiste est venu, il ne mange pas de pain et ne boit pas de vin, et vous dites: ‘Il a un démon.’Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’Mais la sagesse a été reconnue juste par tous ses enfants.»
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La péricope PER114 traite de l'éloge que le Messie Jésus rend à Jean le Baptiste, tel que relaté dans les évangiles de Matthieu (11.7-19) et de Luc (7.24-35). Cet épisode se déroule à Capernaüm, en mai ou juin de l'an 31, peu après le départ des envoyés de Jean le Baptiste qui étaient venus interroger Jésus sur sa messianité (voir PER113). L'article souligne d'emblée qu'il serait erroné d'interpréter cet éloge comme une tentative de Jésus de recruter les disciples de Jean. Au contraire, Jésus exprime simplement la vérité sur la personne et le ministère de Jean, sans arrière-pensée ni motivation personnelle. La preuve de sa propre messianité repose uniquement sur ses actes conformes aux prophéties d'Ésaïe (35.4-5), et non sur des stratégies humaines de persuasion. Le Messie Jésus reconnaît publiquement l'importance considérable du ministère de Jean le Baptiste. Les qualités exceptionnelles de ce grand prophète sont évidentes pour le peuple, même si les chefs religieux persistent à les nier.
Esaïe 35.4-5 (Louis Segond S21) :
Dites à ceux qui ont le cœur battant:Alors *les yeux des aveugles seront ouverts
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II
Jean a profondément marqué son époque, notamment en amenant de nombreuses personnes — y compris des collecteurs d'impôts — à se faire baptiser, ce que Luc souligne particulièrement. Cependant, la classe religieuse dominante n'a pas adhéré à ses enseignements, révélant une incrédulité persistante face au plan divin. L'article met en évidence une différence notable dans l'approche des deux évangélistes. Matthieu, fidèle à son habitude, établit des liens explicites avec les prophètes de l'Ancien Testament, notamment en citant Malachie 3.1, car son audience est familière avec ces textes. Luc, en revanche, se contente de rapporter les faits sans recourir aux prophéties juives, son lectorat étant vraisemblablement d'origine non juive et moins familier avec ces références. Un point théologique central de cet éloge est la parole quelque peu énigmatique de Matthieu 11.12 : « Depuis l'époque de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est assailli avec force, et des violents s'en emparent. » Cette déclaration est interprétée comme marquant un tournant historique et eschatologique majeur. Jean le Baptiste représente la fin de l'ancienne alliance et de la lignée prophétique qui la caractérise (Matthieu 11.13), tandis que sa venue inaugure le seuil d'une nouvelle alliance.
Matthieu 11.7-19 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?Mais qu'êtes-vous allés voir? Un homme habillé de [tenues] élégantes? Ceux qui portent des tenues élégantes sont dans les maisons des rois.Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète,[car] c'est celui à propos duquel il est écrit: Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.»Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'est venu personne de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.Depuis l'époque de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est assailli avec force, et des violents s'en emparent.En effet, tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean.Si vous voulez bien l'accepter, c'est lui l'Elie qui devait venir.Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.»A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis sur des places publiques et qui s'adressent à d'autres enfantsen disant: ‘Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé, nous [vous] avons entonné des chants funèbres et vous ne vous êtes pas lamentés.’En effet, Jean est venu, il ne mange pas et ne boit pas, et l'on dit: ‘Il a un démon.’Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’ Mais la sagesse a été reconnue juste par ses enfants.»
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III
La violence exercée contre le royaume des cieux ferait référence aux chefs religieux qui ont construit un système religieux selon leurs propres critères, proclamant un royaume conforme à leur vision personnelle, mais radicalement différent de celui annoncé par Jean et par Jésus. En identifiant Jean le Baptiste comme l'Élie qui devait venir, conformément à la prophétie de Malachie 3.1, Jésus valide la légitimité divine du ministère de Jean tout en condamnant implicitement l'aveuglement des pharisiens. Cette identification est théologiquement lourde de sens : elle inscrit Jean dans la continuité de la grande tradition prophétique d'Israël tout en marquant la clôture de cette ère. L'éloge permet ainsi au Messie Jésus de clarifier l'existence de deux royaumes distincts et opposés : celui des pharisiens, fondé sur leurs propres règles et interprétations religieuses, et celui de Dieu, annoncé par Jean et incarné par Jésus. Cette péricope invite le lecteur à une réflexion profonde sur la réception du message divin, sur les résistances institutionnelles à ce message, et sur la continuité du plan de salut à travers les figures de Jean le Baptiste et de Jésus. Elle illustre également la manière dont Dieu interpelle son peuple par des messagers successifs, et comment ces messagers peuvent être rejetés par ceux-là mêmes qui se prétendent gardiens de la foi.
Jésus blâme les villes de Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm pour leur manque de conversion malgré les nombreux miracles accomplis en leur sein. Il les compare défavorablement aux villes païennes de Tyr, Sidon et même Sodome, affirmant que celles-ci se seraient repentes. Ce passage souligne la responsabilité proportionnelle à la révélation reçue et l'enjeu éternel du rejet de l'Évangile.
Matthieu 11.20-24 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus se mit à faire des reproches aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles n'avaient pas changé d'attitude:«Malheur à toi, Chorazin, malheur à toi, Bethsaïda, car si les miracles accomplis au milieu de vous l'avaient été dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps que leurs habitants se seraient repentis, habillés d'un sac et assis dans la cendre.C'est pourquoi je vous le dis: le jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu'au ciel? Non. Tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts, car si les miracles accomplis au milieu de toi l'avaient été dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd'hui.C'est pourquoi je vous le dis: le jour du jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi.»
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La péricope 115 traite d'un épisode marquant du ministère de Jésus le Messie, dans lequel il blâme publiquement plusieurs villes de Galilée pour leur manque de conversion malgré les nombreux miracles et enseignements dont elles ont bénéficié. Cet épisode est relaté par Matthieu (11.20-24) et Luc (10.13-16), et se situe à Capernaüm, probablement en mai ou juin de l'an 31, avant les grandes chaleurs estivales. Les trois villes ciblées par ce blâme sont Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm. Concernant Chorazin, les Évangiles ne mentionnent aucun miracle spécifique réalisé dans cette localité, ce qui ne signifie pas qu'il n'en a jamais eu lieu, mais simplement que les évangélistes n'ont pas jugé utile d'en rendre compte. Cette absence de témoignages écrits n'exonère pas ses habitants, qui ont visiblement reçu une révélation suffisante pour être tenus responsables de leur incrédulité. Bethsaïda, en revanche, est le théâtre de miracles bien documentés. Jésus y guérit un aveugle de manière progressive et remarquable, en appliquant de la boue sur ses yeux et en priant à deux reprises (Marc 8.22-26). C'est également à Bethsaïda que se produit la multiplication des pains, lors de laquelle cinq mille personnes sont nourries avec cinq pains et deux poissons (Marc 6.30-44).
Matthieu 8.5-13 (Louis Segond S21) :
Alors que Jésus entrait dans Capernaüm, un officier romain l'aborda et le suppliaen disant: «Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, et il souffre beaucoup.»Jésus lui dit: «J'irai et je le guérirai.»L'officier répondit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri.En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l'un: ‘Pars!’ et il part, à un autre: ‘Viens!’ et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci!’ et il le fait.»Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient: «Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.Or, je vous le déclare, beaucoup viendront de l'est et de l'ouest et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux.Mais ceux à qui le royaume était destiné seront jetés dans les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.»Puis Jésus dit à l'officier: «Vas-y [et] sois traité conformément à ta foi.» Et au moment même le serviteur fut guéri.
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II
Pourtant, malgré ces signes extraordinaires, les habitants de Bethsaïda n'ont pas opéré de conversion véritable. L'article souligne que ce n'est pas tant une hostilité ouverte envers Jésus qui est dénoncée, à la différence de Nazareth, mais plutôt une indifférence spirituelle profonde : les gens ont apprécié les miracles sans pour autant accepter de se soumettre aux enseignements du Maître. Pour illustrer le caractère grave de cette situation, Jésus compare ces villes à Tyr et Sidon, des cités phéniciennes païennes situées sur la côte méditerranéenne de l'actuel Liban. Jésus affirme que si les miracles accomplis à Chorazin et Bethsaïda avaient eu lieu à Tyr et Sidon, ces villes se seraient repentis depuis longtemps, revêtant le sac et la cendre. Cette comparaison est d'autant plus frappante que Jésus s'est lui-même rendu à Tyr et Sidon, où une femme syro-phénicienne a obtenu la guérison de sa fille (Marc 7.24-31), démontrant ainsi la réceptivité des païens face à la Parole et aux actes du Messie. Le cas de Capernaüm est présenté comme particulièrement grave. Cette ville était la résidence principale de Jésus durant son ministère, et elle a été le témoin privilégié d'un nombre considérable de miracles : guérison du serviteur d'un centurion (Matthieu 8.5-13), guérison d'un paralytique (Marc 2.1-12), guérison de la belle-mère de Pierre (Matthieu 8.14-15), expulsion d'un esprit impur dans la synagogue (Marc 1.21-28), et bien d'autres encore. Malgré cette présence divine intense et ces manifestations de puissance, les habitants de Capernaüm ont persisté dans leur incrédulité.
Matthieu 8.14-15 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre. Il vit la belle-mère de celui-ci couchée, avec de la fièvre.Il lui toucha la main et la fièvre la quitta; puis elle se leva et le servit.
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III
Jésus déclare alors que cette ville sera abaissée jusqu'au séjour des morts, et que si les mêmes miracles avaient eu lieu à Sodome, cette ville notoirement pécheresse aurait renoncé à ses fautes. Ironiquement, l'ancienne Capernaüm n'est aujourd'hui plus que des ruines, alors qu'un panneau dans la ville moderne rappelle encore qu'elle fut autrefois 'la ville de Jésus'. L'article souligne l'importance théologique de ce passage en le reliant au principe de responsabilité proportionnelle à la révélation reçue, tel qu'exprimé en Luc 12.48 : 'À qui on a beaucoup donné, on demandera beaucoup.' Plus grande est la lumière reçue, plus lourde est la responsabilité en cas de rejet. Cette logique explique pourquoi des villes apparemment moins hostiles que Nazareth sont plus sévèrement condamnées : leur péché n'est pas la violence, mais l'indifférence face à une révélation exceptionnelle. Luc conclut cette section par une parole de Jésus adressée à ses disciples et, à travers eux, à tous les croyants : 'Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m'a envoyé.' Cette déclaration confère une autorité spirituelle considérable à la mission des disciples et souligne l'enjeu éternel du rejet ou de l'accueil de l'Évangile. Ce passage invite donc le lecteur à une sérieuse introspection sur sa propre réponse à la révélation divine qu'il a reçue.
L'article explore comment Jésus annonçait le royaume de Dieu avec ses disciples, soulignant l'importance des femmes qui soutenaient ces missions et la distinction entre prêcher et annoncer selon Luc.
Marc 15.40-41 (Louis Segond S21) :
Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, ainsi que Salomé,qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et beaucoup d'autres femmes qui étaient aussi montées avec lui à Jérusalem.
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Le Messie Jésus, avec ses disciples, annonce le royaume de Dieu
I
L'article explore comment Jésus, accompagné de ses disciples, a annoncé le royaume de Dieu dans la région de Capernaüm en Galilée. Jésus n'a pas restreint ses enseignements à cette ville, mais a également voyagé dans d'autres villes et villages. Cela a permis aux apôtres de voir comment il proclamait le royaume de Dieu.
Marc 15.40-41 (Louis Segond S21) :
Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, ainsi que Salomé,qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et beaucoup d'autres femmes qui étaient aussi montées avec lui à Jérusalem.
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II
L'article souligne l'importance des personnes qui soutenaient matériellement ces voyages, en particulier les femmes mentionnées dans les Évangiles de Luc et de Marc. Luc mentionne que ces femmes s'occupaient de tâches telles que la nourriture et les vêtements, ce qui permettait à Jésus de se concentrer sur son enseignement. Les récits de Marc confirment ce soutien féminin.
Luc 8.1-3 (Louis Segond S21) :
Ensuite, Jésus alla de ville en ville et de village en village. Il prêchait et annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze l'accompagnaient,avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies: Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons,Jeanne, femme de Chuza l'intendant d'Hérode, Susanne et beaucoup d'autres, qui le servaient en l'assistant de leurs biens.
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III
L'article explique en outre la distinction entre les termes « prêcher » et « annoncer » employés par Luc pour décrire l'activité de Jésus. Jésus prêchait avec autorité et annonçait une bonne nouvelle joyeuse, une double approche qui offrait espoir et transformation à ses auditeurs.
Cet article explore les relations tendues entre Jésus, sa famille et les autorités religieuses, en se basant principalement sur l'Évangile selon Marc. Tout en décrivant la perception initialement sceptique de sa famille, il souligne la dynamique avec les pharisiens et la conversion ultérieure de certains membres de sa famille après la résurrection.
Marc 3.20-21 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent à la maison, et la foule se rassembla de nouveau, de sorte qu'ils ne pouvaient même pas prendre leur repas.Lorsqu'ils l'apprirent, les membres de la famille de Jésus vinrent pour s'emparer de lui, car ils disaient: «Il a perdu la raison.»
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L'article intitulé "PER120 - Le témoignage de la famille du Messie Jésus" explore les interactions complexes entre Jésus, sa famille et les autorités religieuses de son époque. En se concentrant principalement sur le rôle de la famille de Jésus, notamment à travers le prisme de l'Évangile selon Marc, l'article examine la perception que certains membres de sa famille avaient de lui, le considérant comme mentalement instable. Cette perception pourrait avoir été influencée par les pressions externes exercées par les pharisiens, qui cherchaient à discréditer Jésus en raison de sa popularité croissante auprès des foules.
Marc 3.20-21 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent à la maison, et la foule se rassembla de nouveau, de sorte qu'ils ne pouvaient même pas prendre leur repas.Lorsqu'ils l'apprirent, les membres de la famille de Jésus vinrent pour s'emparer de lui, car ils disaient: «Il a perdu la raison.»
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II
Le texte se déroule principalement à Capernaüm, en Galilée, où Jésus résidait temporairement. Le contexte historique et religieux décrit dans l'article souligne la tension entre les adeptes de Jésus et les autorités juives, et l'article suggère que la famille de Jésus, bien que préoccupée par sa sécurité, était partagée entre compréhension et crainte des représailles. Les références à l'Évangile de Marc 3:20-21 mettent en lumière l'idée que la famille a envisagé d'intervenir pour ramener Jésus à Nazareth, probablement pour le protéger des critiques ou manigances des pharisiens.
III
L'article évoque également la conversion éventuelle de certains demi-frères de Jésus après sa résurrection, illustrant une évolution de leur perception sur la mission de Jésus. Ce texte s'inscrit dans une série de réflexions sur le ministère de Jésus, leur impact sur sa famille et la manière dont la foi chrétienne interprète ces événements traduisant à la fois hésitations humaines et accomplissement divin.
L'article analyse les foules qui suivent Jésus et leurs implications sociales et religieuses, notamment face aux autorités. Il explore l'influence croissante de Jésus et les oppositions qu'il suscite.
Luc 6.8 (Louis Segond S21) :
Mais Jésus connaissait leurs pensées et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi et tiens-toi là au milieu.» Il se leva et se tint debout.
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Cet article explore la popularité croissante de Jésus et les effets de ses enseignements sur les foules nombreuses qui se rassemblent pour l'écouter. Ces masses, notamment à proximité de Capernaüm en Galilée, étaient composées de diverses personnes, y compris des espions romains et religieux, amateurs de ses paraboles et de ses enseignements. Luc, dans son évangile, aborde des thèmes du sermon sur la montagne que Jésus partageait avec les foules.
Luc 6.8 (Louis Segond S21) :
Mais Jésus connaissait leurs pensées et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi et tiens-toi là au milieu.» Il se leva et se tint debout.
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II
L'article détaille aussi les miracles et les paroles adressés par Jésus à la foule, tout en soulignant l'attention que lui portent les autorités romaines et les pharisiens. Ces derniers voient en Jésus une menace à leur autorité morale et religieuse. L'intensification de l'opposition des pharisiens souligne leur crainte face à l'influence croissante de Jésus, bien que son message ne soit pas en substance politique.
Jean 2.25 (Louis Segond S21) :
Il n'avait pas besoin qu'on le renseigne sur les hommes, car il savait lui-même ce qui est dans l'homme.
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III
En fin de compte, Jésus attire l'attention sur l'importance de l'authenticité et de la sincérité, en sermonnant sur l'hypocrisie.
Cet article explore la question posée par Pierre sur l'audience des paraboles de Jésus. Situé près de Capernaüm, il souligne les difficultés des disciples à saisir les enseignements, mettant en lumière l'enjeu de comprendre le message universel du royaume de Dieu. Luc est le seul évangéliste à noter cette intervention spécifique de Pierre.
Luc 12.41 (Louis Segond S21) :
Pierre lui dit: «Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou bien à tout le monde?»
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L'article intitulé 'La question de Pierre' explore un passage biblique où l'apôtre Pierre s'interroge sur l'application des enseignements de Jésus. Ce texte, qui se situe près de Capernaüm en Galilée à l'automne de l'an 31, aborde les difficultés des disciples à comprendre les messages du Messie, mettant en lumière les préoccupations de Pierre quant à savoir si les paraboles de Jésus sont destinées seulement aux apôtres ou à un public plus large. Cette question reflète une recherche de clarification, soulignant la pertinence de la question au vu de la diversité de l'audience présente.
Luc 12.41 (Louis Segond S21) :
Pierre lui dit: «Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou bien à tout le monde?»
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II
Jésus, bien qu'il ne donne pas une réponse immédiate, avait déjà jeté des indices en encourageant la quête du Royaume de Dieu, suggérant que ceux qui ne placent pas cette quête au cœur de leur existence n'en bénéficieront pas. Par l'ajout d'une nouvelle parabole, Jésus cherche à élargir la compréhension des enseignements à tous les fidèles, y compris ceux qui se considèrent en dehors du cercle immédiat des disciples. Cette narration reflète la tension entre une élite spirituelle et le grand nombre, tout en introduisant un horizon eschatologique universel pour l'Église.
III
En parallèle, les annexes suggérées offrent une plongée plus en profondeur dans la compréhension prophétique du retour du Messie Jésus, les signes avant-coureurs de ce retour ainsi que les paraboles précédentes. Notons qu'ici, seul l'Évangile de Luc consigne cette question particulière de Pierre, soulignant l'importance de chercher au-delà des évidences immédiates dans les enseignements du Christ. Cet article, faisant partie d'une série synoptique comprenant une transition entre Pâques, est conçu pour une lecture attentive visant à élucider les enjeux théologiques plus larges de ces échanges entre Jésus et ses apôtres.
La péricope PER144 examine Marc 4.33-34, où il est reconnu que Jésus a prononcé de nombreuses paraboles non rapportées par les évangélistes. Situé près de Capernaüm en novembre-décembre 31, ce passage révèle la pédagogie progressive de Jésus : révélation adaptée aux auditeurs, formation approfondie des disciples, et importance de la compréhension spirituelle. Jean lui-même reconnaît (Jn 20.30 ; 21.25) que les Évangiles ne contiennent qu'une fraction des enseignements de Jésus.
Jean 20.30 (Louis Segond S21) :
Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.
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La péricope 144 de la synopse, intitulée 'D'autres paraboles non rapportées', s'inscrit dans la continuité du récit de Marc, immédiatement après la parabole du grain de moutarde (PER143). Cette section traite d'un moment particulier dans le ministère du Messie Jésus, situé approximativement en novembre ou décembre de l'an 31, dans une petite baie longeant les rives du lac de Tibériade, près de Capernaüm en Galilée. Le texte de référence principal est Marc 4.33-34, Marc étant le seul évangéliste à rapporter ce détail spécifique. Ce passage se situe dans le contexte du grand discours en paraboles, principalement relaté par Matthieu, qui marque une évolution majeure dans la méthode d'enseignement du Messie Jésus. À partir de ce moment charnière, Jésus adopte systématiquement le langage parabolique comme mode privilégié de communication avec les foules. L'analyse de Marc 4.33-34 permet de dégager trois points essentiels sur la pédagogie du Messie Jésus. Premièrement, la révélation progressive : Jésus ne dévoile pas ses enseignements de manière uniforme à tous ses auditeurs. Il adapte la profondeur de ses explications en fonction de la disposition de chacun à recevoir et à comprendre la parole.
Marc 4.33 (Louis Segond S21) :
C'est par beaucoup de paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la parole, dans la mesure où ils étaient capables de l'entendre.
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II
Ceux qui manifestent une réelle volonté de comprendre reçoivent davantage d'éclaircissements. Deuxièmement, la relation spéciale avec les disciples : Marc 4.34 met en lumière le lien particulier que Jésus entretient avec son cercle de disciples. Ces derniers bénéficient d'un enseignement plus approfondi et d'un accès privilégié aux explications détaillées des paraboles, une formation qui les prépare à leur future mission. Troisièmement, l'importance de la compréhension : Jésus insiste sur la nécessité de saisir pleinement le sens des vérités spirituelles pour pouvoir les appliquer correctement dans sa propre vie et les transmettre fidèlement à d'autres. L'un des points théologiques les plus significatifs de cette péricope est la reconnaissance explicite que de nombreuses paraboles prononcées par Jésus lors de ce grand discours ne nous ont pas été transmises par les évangélistes. De même, la grande majorité des explications privées que Jésus donnait à ses disciples n'a pas été consignée. L'auteur de l'article propose une explication logique à ce silence : si l'intégralité de ces entretiens et enseignements avait été mise par écrit, il n'en serait pas résulté un seul ouvrage, mais potentiellement des dizaines ou des centaines de volumes. Cette réflexion rejoint directement les conclusions de l'apôtre Jean lui-même, exprimées en Jean 20.30 et Jean 21.25, où il reconnaît que les Évangiles ne contiennent qu'une fraction des signes et des actes accomplis par Jésus.
Jean 20.30 (Louis Segond S21) :
Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.
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III
Les récits évangéliques constituent donc une sélection opérée avec discernement parmi une multitude d'événements et d'enseignements, choisis en fonction de leur valeur pédagogique et théologique pour les lecteurs. Sur le plan de la formation des disciples, ces entretiens privés revêtent une importance capitale. Ils constituent la base de la formation que Jésus dispense à ses proches collaborateurs, en prévision du moment où il ne sera plus physiquement présent avec eux après sa mort. Cette connaissance intime des paraboles et de leur signification profonde servira de fondement aux futures prédications des disciples, les habilitant à annoncer l'Évangile avec autorité et compréhension. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 consacrée aux paraboles en général, qui détaille les raisons de la transition vers le langage parabolique dans le ministère de Jésus, et ANN050 qui traite de la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre et communiquait son message. En résumé, cette péricope met en évidence la richesse insoupçonnée de l'enseignement de Jésus, dont les Évangiles ne nous livrent qu'un aperçu partiel mais précieux. Elle souligne la dimension pédagogique et relationnelle de son ministère, avec une attention particulière portée à la formation en profondeur de ses disciples, appelés à devenir les témoins et les prédicateurs du Royaume après lui.
La parabole de la perle de très grand prix (Mt 13,45-46), rapportée uniquement par Matthieu, présente un marchand qui vend tout pour acquérir une perle rare. Elle enseigne que le royaume des cieux surpasse en valeur tout bien terrestre et appelle à un sacrifice librement consenti, vécu dans la joie de la découverte spirituelle.
Matthieu 13.45-46 (Louis Segond S21) :
»Le royaume des cieux ressemble encore à un marchand qui cherche de belles perles.Lorsqu'il a trouvé une perle de grande valeur, il est allé vendre tout ce qu'il possédait et l'a achetée.
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La péricope 148 de la synopse biblique traite de la parabole de la perle de très grand prix, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangéliste Matthieu dans son évangile, aux versets 13.45-46. Cette parabole s'inscrit dans une série d'enseignements de Jésus sur le royaume des cieux, prononcés vraisemblablement en novembre ou décembre de l'an 31, au bord du lac de Tibériade, près de Capernaüm en Galilée, dans une petite baie longeant les rives du lac. Le récit est bref mais profondément symbolique : un marchand qui cherche de belles perles découvre une perle d'une valeur exceptionnelle. Reconnaissant immédiatement sa rareté et son importance, il prend la décision radicale de vendre tout ce qu'il possède afin de pouvoir l'acquérir. Ce geste de dépouillement total, motivé par la découverte d'un bien inestimable, constitue le cœur de l'enseignement. Matthieu est le seul évangéliste à consigner cette parabole, ce qui est notable dans le cadre d'une lecture synoptique. Marc, Luc et Jean ne la rapportent pas. Cette exclusivité matthéenne est interprétée non pas comme une simple curiosité rédactionnelle, mais comme le reflet d'une expérience personnelle profonde de l'apôtre. Matthieu ne décrit pas cet événement à la manière d'un historien objectif et détaché ; il témoigne de sa propre expérience intérieure, de la valeur concrète et tangible que revêt pour lui le royaume des cieux. La répétition de ce type d'enseignement — puisque Jésus avait déjà abordé le thème du sacrifice joyeux dans la parabole précédente du trésor caché (PER147) — semble avoir été pour Matthieu une source de grande joie et de souvenirs marquants.
Matthieu 13.45-46 (Louis Segond S21) :
»Le royaume des cieux ressemble encore à un marchand qui cherche de belles perles.Lorsqu'il a trouvé une perle de grande valeur, il est allé vendre tout ce qu'il possédait et l'a achetée.
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II
Sur le plan théologique, la parabole de la perle de très grand prix enseigne que le royaume des cieux est d'une valeur absolument incomparable. Il dépasse en importance tout ce que l'être humain peut posséder ou désirer dans ce monde. La parabole illustre plusieurs vérités fondamentales : Premièrement, la valeur inestimable du royaume : comme la perle rare, le royaume de Dieu est un bien qui surpasse tous les autres biens. Il ne peut être comparé à rien de ce que le monde offre. Deuxièmement, la nécessité de la reconnaissance : le marchand ne vend pas tout par contrainte, mais parce qu'il a reconnu la valeur de ce qu'il a trouvé. Cette reconnaissance est la première étape de la foi. Celui qui perçoit vraiment la valeur du royaume est prêt à tout abandonner pour y entrer. Troisièmement, le sacrifice librement consenti : le dépouillement total de l'homme n'est pas vécu comme une perte douloureuse, mais comme un échange pleinement consenti et joyeux. C'est le paradoxe évangélique : perdre tout pour gagner infiniment plus. Quatrièmement, le lien avec la parabole du trésor caché : ces deux paraboles forment un diptyque thématique.
III
Toutes deux insistent sur le coût du royaume et sur la joie qui accompagne sa découverte. Elles se complètent mutuellement pour présenter une vision cohérente de ce que signifie entrer dans le royaume des cieux. D'un point de vue historique et culturel, les perles occupaient une place de premier plan dans la société de l'époque de Jésus. Très recherchées et prisées en Israël comme dans tout le monde méditerranéen, elles étaient considérées comme des objets de grande valeur et de beauté exceptionnelle. Utilisées dans la fabrication de bijoux et d'ornements, leur rareté et leur éclat particulier en faisaient des biens extrêmement convoités. Le choix de la perle comme symbole n'est donc pas anodin : il parle directement à l'auditoire de Jésus dans un langage immédiatement compréhensible et évocateur. En conclusion, la parabole de la perle de très grand prix est un enseignement concis mais d'une profondeur remarquable sur la nature du royaume des cieux et sur la réponse qu'il appelle de la part de celui qui le découvre. Elle invite chaque croyant à évaluer avec lucidité ce qui a véritablement de la valeur dans sa vie et à poser un acte de foi courageux et joyeux en faisant du royaume de Dieu sa priorité absolue.
La péricope 153 relate le début de l'épisode de la fille de Jaïrus à Capernaüm (février-mars 32). Dirigeant de synagogue, Jaïrus supplie Jésus de guérir sa fille unique de 12 ans. Mais Jésus, retardé par la foule, n'arrive pas à temps : la fillette décède. Ce récit synoptique (Mt 9.18-19 ; Mc 5.21-24 ; Lc 8.40-42) soulève la question de la foi de Jaïrus face à l'épreuve de la mort.
Matthieu 9.18-19 (Louis Segond S21) :
Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit: «Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra.»Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.
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La péricope 153, intitulée 'La guérison de la fille de Jaïrus interrompue', s'inscrit dans la section synoptique couvrant la période allant de la deuxième à la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. Cet épisode est l'un des récits les plus poignants des évangiles synoptiques, rapporté simultanément par Matthieu (9.18-19), Marc (5.21-24) et Luc (8.40-42), ce qui témoigne de son importance capitale dans la tradition évangélique. Le contexte géographique est Capernaüm, en Galilée, ville qui constitue une base importante du ministère terrestre du Messie Jésus. La scène se déroule en février ou mars de l'an 32, selon la chronologie adoptée par les commentateurs. Le récit suit immédiatement le retour du Messie Jésus depuis Gadara, un voyage qui s'est déroulé de manière paisible, ce qui a vraisemblablement surpris les Apôtres, habitués à des événements extraordinaires se succédant sans répit. À son arrivée sur la plage de Capernaüm, une foule nombreuse accueille Jésus et ses disciples. Cette multitude est animée par diverses motivations : l'espoir de recevoir des guérisons, des bénédictions, ou simplement d'entendre l'enseignement du Maître, dont les discours se distinguent nettement de ceux des scribes et des pharisiens habituels. Cette atmosphère d'attente collective forme le cadre dans lequel va surgir la demande de Jaïrus. Jaïrus est un personnage remarquable à plus d'un titre.
Marc 5.21-24 (Louis Segond S21) :
Jésus regagna en barque l'autre rive, où une grande foule se rassembla autour de lui. Il était au bord du lac.Alors vint un des chefs de la synagogue, du nom de Jaïrus. Lorsqu'il aperçut Jésus, il se jeta à ses piedset le supplia avec insistance: «Ma petite fille est sur le point de mourir. Viens, pose les mains sur elle afin qu'elle soit sauvée, et elle vivra.»Jésus s'en alla avec lui. Une grande foule le suivait et le pressait de tous côtés.
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II
Il est dirigeant de la synagogue de Capernaüm, ce qui lui confère une position sociale et religieuse élevée. Dans un contexte où les autorités religieuses entretiennent des relations de plus en plus tendues, voire hostiles, avec le Messie Jésus, la démarche de Jaïrus est particulièrement significative. En se prosternant devant Jésus pour implorer son aide en faveur de sa fille unique, âgée de douze ans et gravement malade, Jaïrus franchit une frontière sociale et religieuse importante. Son geste illustre que même parmi les chefs religieux, certains individus sont capables de dépasser les préjugés institutionnels lorsque leur détresse personnelle les y pousse. La foi peut ainsi surgir là où on ne l'attend pas nécessairement. Ce qui aurait pu être un miracle parmi d'autres prend cependant une tournure inattendue. Alors que Jésus se met en route pour accompagner Jaïrus jusqu'à son domicile, il est retardé par la pression de la foule. C'est précisément durant cet intervalle de temps que la situation se détériore irrémédiablement : la fille de Jaïrus décède. Ce qui était une demande de guérison devient désormais une situation bien plus grave et bien plus désespérée.
Matthieu 9.18-19 (Louis Segond S21) :
Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit: «Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra.»Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.
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III
L'espoir initial de Jaïrus se trouve brutalement confronté à la réalité de la mort. L'article, qui correspond à la première partie d'un récit en deux temps, s'arrête intentionnellement sur cette question suspendue : comment Jaïrus va-t-il réagir face à cette tragédie ? Sa foi résistera-t-elle à l'épreuve de la mort de sa fille ? Trouvera-t-il en lui la force de continuer à faire confiance au Messie Jésus, ou succombera-t-il au découragement et à la résignation ? Ces interrogations constituent le cœur spirituel et théologique de cette péricope introductive, invitant le lecteur à réfléchir sur la nature de la foi authentique, celle qui persiste même lorsque toute espérance humaine semble perdue. La méthodologie suivie dans cette péricope s'appuie principalement sur Marc, dont la chronologie est jugée la plus probable par les auteurs. Cette approche synoptique permet de croiser les témoignages des trois évangélistes et d'en dégager une vision cohérente et complémentaire des événements. Des annexes thématiques sont également proposées au lecteur, notamment sur les paraboles (ANN078) et sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre (ANN050), enrichissant ainsi la compréhension du contexte pédagogique et rhétorique du ministère de Jésus. En définitive, cette péricope 153 pose les fondations d'un épisode miraculeux à venir, tout en mettant en lumière des thématiques théologiques essentielles : la foi en situation de crise, le rapport entre l'autorité religieuse et la reconnaissance du Messie, et la souveraineté de Jésus sur les circonstances humaines, même les plus dramatiques.
La péricope 155 relate la résurrection de la fille de Jaïrus par le Messie Jésus à Capernaüm (fév.-mars 32). Jaïrus, chef de synagogue, se prosterne devant Jésus pour implorer la guérison de sa fille mourante. Malgré le retard causé par la guérison d'une femme hémorroïsse, Jésus se rend à la maison, prononce « Talitha koumi » et ressuscite la jeune fille. Ce miracle témoigne de son autorité sur la mort et appelle à la foi même dans les situations désespérées.
Luc 8.40-56 (Louis Segond S21) :
A son retour, Jésus fut accueilli par la foule, car tous l'attendaient.Voici qu'arriva un homme du nom de Jaïrus; il était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds et le supplia d'entrer dans sa maison,parce qu'il avait une fille unique d'environ 12 ans qui était mourante. Pendant que Jésus s'y rendait, la foule le serrait de tous côtés.Or il y avait une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans; elle avait dépensé tout son bien chez les médecins, mais aucun n'avait pu la guérir.Elle s'approcha par-derrière et toucha le bord du vêtement de Jésus. Son hémorragie s'arrêta immédiatement.Jésus dit: «Qui m'a touché?» Comme tous s'en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent: «Maître, la foule t'entoure et te presse, [et tu dis: ‘Qui m'a touché?’]»Mais Jésus répondit: «Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti qu'une force était sortie de moi.»Voyant qu'elle n'était pas passée inaperçue, la femme vint toute tremblante se jeter à ses pieds; elle déclara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché et comment elle avait été immédiatement guérie.Alors il lui dit: «Ma fille, [prends courage,] ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix!»Jésus parlait encore quand quelqu'un arriva de chez le chef de la synagogue et [lui] dit: «Ta fille est morte, ne dérange plus le maître.»Mais Jésus, qui avait entendu, dit au chef de la synagogue: «N'aie pas peur, crois seulement, et elle sera sauvée.»Lorsqu'il fut arrivé à la maison, il ne laissa personne entrer [avec lui], sauf Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père et la mère de l'enfant.Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit: «Ne pleurez pas, [car] elle n'est pas morte, mais elle dort.»Ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte.Mais il [les fit tous sortir,] prit la jeune fille par la main et dit d'une voix forte: «Mon enfant, lève-toi.»Son esprit revint en elle et elle se leva immédiatement; Jésus ordonna de lui donner à manger.Les parents de la jeune fille furent remplis d'étonnement; il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.
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La péricope 155 de la Synopse traite de l'un des miracles les plus frappants du ministère du Messie Jésus : la résurrection de la fille de Jaïrus. Cet événement, rapporté par les trois évangiles synoptiques (Matthieu 9.23-26, Marc 5.35-43 et Luc 8.49-56), se situe à Capernaüm en Galilée, vers février ou mars de l'an 32, dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque. Jaïrus, chef de synagogue, est un personnage remarquable dans ce récit. Malgré son rang éminent au sein de la société religieuse juive, il se prosterne aux pieds du Messie Jésus pour le supplier de venir guérir sa fille unique, âgée d'environ douze ans et mourante. Ce geste d'humilité et de foi est d'autant plus significatif qu'il expose Jaïrus à la désapprobation de ses collègues pharisiens et sadducéens. Cet acte dépasse les restrictions habituelles de sa fonction et témoigne d'une foi authentique et urgente. Alors que le Messie Jésus se met en chemin vers la maison de Jaïrus, une foule compacte l'entoure. C'est dans ce contexte qu'une femme souffrant de pertes de sang depuis douze ans touche le bord de son vêtement et est immédiatement guérie. Cet épisode intercalé, la guérison de la femme hémorroïsse, crée un retard dans le déplacement vers la maison de Jaïrus. Ce délai a des conséquences dramatiques : des messagers arrivent et annoncent que la fille de Jaïrus est déjà morte, demandant qu'on ne dérange plus le Maître.
Matthieu 9.18-26 (Louis Segond S21) :
Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit: «Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra.»Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.C'est alors qu'une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans s'approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement,car elle se disait: «Si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie.»Jésus se retourna et dit en la voyant: «Prends courage, ma fille, ta foi t'a sauvée.» Et cette femme fut guérie dès ce moment.Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante.Il leur dit: «Retirez-vous, car la jeune fille n'est pas morte, mais elle dort», et ils se moquaient de lui.Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.Cette nouvelle se propagea dans toute la région.
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II
La situation évoque celle de Marie et Marthe déplorant l'absence de Jésus au moment de la mort de Lazare (Jean 11.21). Face à cette nouvelle accablante, le Messie Jésus répond par un appel à la foi : « Ne crains pas, crois seulement » (cf. Jean 11.40). Arrivé à la maison, il trouve les pleureurs et les joueurs de flûtes funèbres déjà présents, signe que la mort avait été anticipée et que les rites funèbres avaient commencé. Il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, les disciples les plus proches, ainsi que les parents de l'enfant, et entre dans la chambre mortuaire. Le miracle s'accomplit par une parole et un geste : le Messie Jésus prend la main de la jeune fille et prononce en araméen les mots « Talitha koumi », signifiant « Petite fille, lève-toi ». Immédiatement, la fille se redresse et se met à marcher, provoquant la stupéfaction des témoins. Ce geste de toucher la main d'une défunte est théologiquement significatif, car la Loi (Lévitique 5.2) interdisait tout contact avec un cadavre, rendant ainsi la personne rituellement impure. Le Messie Jésus transcende ici la loi rituelle par son autorité divine. Les trois récits évangéliques présentent des nuances importantes.
Lévitique 5.2 (Louis Segond S21) :
Lorsque quelqu'un, sans y prêter attention, touchera une chose impure comme le cadavre d'un animal impur, que ce soit d'une bête sauvage ou domestique ou bien d'un reptile, il deviendra lui-même impur et il se rendra coupable.
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III
Matthieu, fidèle à son style synthétique, propose la version la plus condensée. Il présente la fille comme déjà morte dès le début de la requête de Jaïrus, et n'intègre pas l'histoire de la femme hémorroïsse avec autant de détails. Marc, au contraire, offre paradoxalement le récit le plus long et le plus détaillé, décrivant les émotions des personnages, la peur et la foi de Jaïrus, et respectant un ordre chronologique précis. Luc propose une version intermédiaire, insistant particulièrement sur les réactions des témoins et les instructions données par le Messie Jésus après le miracle. La signification théologique de cet événement est profonde. Ce miracle manifeste la puissance souveraine du Messie Jésus sur la mort elle-même, révélant sa nature divine et préfigurant la résurrection eschatologique. Il illustre également la compassion du Messie pour les personnes en détresse et la centralité de la foi dans l'expérience du miracle. La foi de Jaïrus, maintenue malgré l'annonce de la mort de sa fille, devient un modèle pour les croyants confrontés à des situations désespérées. Cet épisode s'inscrit dans un double miracle imbriqué, littéraire et théologique, caractéristique de la technique narrative de Marc, qui associe la guérison de la femme hémorroïsse et la résurrection de la fille de Jaïrus pour mettre en évidence la puissance universelle et immédiate du Messie Jésus sur la maladie et la mort.
La guérison de deux aveugles à Capernaüm, rapportée uniquement par Matthieu (Mt 9.27-31), illustre la foi messianique : les deux hommes reconnaissent Jésus comme 'Fils de David'. Jésus les guérit selon leur foi et leur demande le silence, souhaitant orienter les foules vers le salut éternel plutôt que vers les guérisons physiques. Ce récit prépare la réponse de Jésus à Jean le Baptiste en Matthieu 11.5.
Luc 18.35-43 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était près de Jéricho, un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait.Il entendit la foule passer et demanda ce qui se passait.On lui dit: «C'est Jésus de Nazareth qui passe.»Alors il cria: «Jésus, Fils de David, aie pitié de moi!»Ceux qui marchaient devant le reprenaient pour le faire taire, mais il criait beaucoup plus fort: «Fils de David, aie pitié de moi!»Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène; quand il fut près de lui, il lui demanda:«Que veux-tu que je fasse pour toi?» Il répondit: «Seigneur, que je retrouve la vue.»Jésus lui dit: «Retrouve la vue, ta foi t'a sauvé.»Il retrouva immédiatement la vue et suivit Jésus en célébrant la gloire de Dieu. Voyant cela, tout le peuple se mit à adresser des louanges à Dieu.
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La péricope PER156 traite de la guérison de deux aveugles par Jésus, un récit rapporté exclusivement par l'évangéliste Matthieu dans son chapitre 9, versets 27 à 31. Cet épisode se déroule à Capernaüm en Galilée, vraisemblablement en février ou mars de l'an 32, durant la période située entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. Le récit débute par deux aveugles qui suivent Jésus en criant : 'Aie pitié de nous, Fils de David !' Cette interpellation est théologiquement significative, car le titre 'Fils de David' est un titre messianique fort dans la tradition juive. En reconnaissant Jésus sous ce titre, les deux hommes affirment publiquement leur conviction qu'il est le Messie attendu, le Sauveur promis par les Écritures. Ils parviennent jusqu'à la maison où Jésus se trouve, témoignant d'une détermination remarquable malgré leur cécité, peut-être aidés par une tierce personne. Jésus, face à leur démarche, leur pose une question décisive : 'Croyez-vous que je puisse faire cela ?' Ils répondent affirmativement, et Jésus touche leurs yeux en déclarant : 'Qu'il vous soit fait selon votre foi.' Leur vue est aussitôt et complètement rétablie. Ce geste et ces paroles mettent en lumière le rôle central de la foi dans l'économie du salut telle que Matthieu la présente. La guérison n'est pas présentée comme un simple acte de puissance miraculeuse, mais comme la réponse divine à une foi sincère et déclarée.
Matthieu 11.5 (Louis Segond S21) :
les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.
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II
Il convient de distinguer cet épisode de la guérison de l'aveugle Bartimée, relatée en Marc 10.46-52 et Luc 18.35-43, qui se déroule près de Jéricho. Matthieu mentionne lui-même une guérison similaire en Matthieu 20.29-34, où deux aveugles sont également présents, sans que Bartimée soit nommé. Ces parallèles invitent à une lecture attentive et différenciée des récits synoptiques, chaque évangéliste ayant ses propres intentions théologiques et narratives. Pour Matthieu, la mention de cette guérison à Capernaüm n'est pas anodine. Elle s'inscrit dans une démonstration progressive de l'identité messianique de Jésus, destinée à préparer la réponse que Jésus adressera à Jean le Baptiste (Matthieu 11.5), où il cite explicitement la guérison des aveugles comme signe de son ministère messianique. Matthieu construit ainsi une cohérence narrative et théologique entre les différents épisodes de guérisons. Après la guérison, Jésus recommande strictement aux deux hommes de ne rien dire à personne. Cependant, ils répandent la nouvelle dans toute la région, illustrant la difficulté humaine de contenir l'annonce d'un tel événement.
Marc 10.46-52 (Louis Segond S21) :
Ils arrivèrent à Jéricho. Lorsque Jésus sortit de la ville avec ses disciples et une assez grande foule, Bartimée, le fils aveugle de Timée, était assis en train de mendier au bord du chemin.Il entendit que c'était Jésus de Nazareth et se mit à crier: «Fils de David, Jésus, aie pitié de moi!»Beaucoup le reprenaient pour le faire taire, mais il criait beaucoup plus fort: «Fils de David, aie pitié de moi!»Jésus s'arrêta et dit: «Appelez-le.» Ils appelèrent l'aveugle en lui disant: «Prends courage, lève-toi, il t'appelle.»L'aveugle jeta son manteau et, se levant d'un bond, vint vers Jésus.Jésus prit la parole et lui dit: «Que veux-tu que je fasse pour toi?» «Mon maître, lui répondit l'aveugle, que je retrouve la vue.»Jésus lui dit: «Vas-y, ta foi t'a sauvé.» Aussitôt il retrouva la vue et il suivit Jésus sur le chemin.
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III
Cette injonction au silence, que l'on retrouve dans plusieurs récits évangéliques, est interprétée ici comme le désir de Jésus de ne pas être réduit au rôle de thaumaturge ou de guérisseur populaire. Il ne cherchait ni gloire personnelle ni renommée, mais souhaitait orienter les foules vers l'essentiel : le royaume de Dieu et le salut de l'âme. Cette perspective est fondamentale dans la théologie du passage. La guérison physique de la cécité, aussi spectaculaire soit-elle, reste temporaire et limitée à l'existence terrestre des individus concernés. Elle constitue un signe, une illustration visible d'une réalité spirituelle plus profonde. Le salut que Jésus est venu apporter touche à la vie éternelle et dépasse infiniment la valeur de toute guérison physique, y compris la résurrection corporelle. Le message central de cette péricope est donc double : d'une part, la foi authentique en Jésus comme Messie ouvre la voie à la guérison et au salut ; d'autre part, le ministère de Jésus vise prioritairement à conduire les hommes vers le royaume des cieux, et non à satisfaire des attentes purement matérielles ou physiques. Ce récit invite le lecteur à s'interroger sur la nature de sa propre foi et sur les motivations qui le conduisent à s'approcher du Christ.
La péricope 157 relate la guérison d'un démoniaque muet par Jésus à Capernaüm, rapportée uniquement par Matthieu (Mt 9,32-33). Cet épisode met en lumière l'autorité de Jésus sur les forces démoniaques, le rôle de la foi intercessive et le contraste entre l'émerveillement de la foule et l'incrédulité des pharisiens. Matthieu construit ici une argumentation messianique progressive, présentant Jésus comme celui dont les miracles n'ont aucun précédent en Israël.
Matthieu 9.32-33 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, on amena à Jésus un démoniaque muet.Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,
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La péricope 157 de la Synopse biblique du site Schilo traite de la guérison d'un démoniaque muet, un épisode rapporté exclusivement par l'évangéliste Matthieu dans son Évangile, au chapitre 9, versets 32 à 33. Cet événement s'inscrit dans une séquence narrative où Matthieu regroupe plusieurs miracles accomplis par Jésus, notamment la guérison des deux aveugles qui précède immédiatement cet épisode (péricope 156). La scène se déroule à Capernaüm en Galilée, vraisemblablement en février ou mars de l'an 32, pendant la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère public de Jésus. L'épisode décrit un homme à la fois possédé par un démon et incapable de parler, que des proches ou des inconnus amènent devant Jésus. Sans que Matthieu entre dans les détails de la procédure de guérison, le Messie Jésus chasse le démon, et l'homme recouvre immédiatement la parole. La foule présente réagit avec un émerveillement profond, déclarant qu'on n'a jamais rien vu de pareil en Israël, reconnaissant ainsi le caractère absolument inédit et exceptionnel de ces miracles. Cette affirmation populaire souligne que les signes accomplis par Jésus dépassaient tout ce que le peuple avait pu observer jusqu'alors, même de la part des prophètes ou des guérisseurs reconnus dans la tradition juive.
Matthieu 9.32-33 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, on amena à Jésus un démoniaque muet.Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,
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II
L'article met en avant plusieurs axes théologiques essentiels. Premièrement, Matthieu cherche délibérément à démontrer l'autorité de Jésus non seulement sur les maladies physiques, mais aussi sur les forces spirituelles mauvaises, les démons. En regroupant plusieurs miracles dans un ensemble cohérent, il construit une argumentation progressive sur la puissance et la légitimité messianique de Jésus. Deuxièmement, la question de la foi est soulevée de manière indirecte : bien que l'homme démoniaque muet soit dans l'incapacité d'exprimer lui-même une confession de foi ou une demande explicite, ceux qui l'ont conduit à Jésus témoignent par leur démarche d'une conviction profonde quant à sa capacité de guérir. La foi peut donc être intercessive et agir au bénéfice de celui qui est dans l'impossibilité de l'exprimer directement. Troisièmement, l'article souligne le contraste frappant entre la réaction de la foule et celle des pharisiens. Là où le peuple ordinaire s'émerveille et reconnaît la main de Dieu dans ces événements, les pharisiens refuseront de partager cet émerveillement, choisissant l'incrédulité et l'opposition.
III
Cette dichotomie est fondamentale dans la structure narrative de Matthieu et prépare le lecteur à comprendre le jugement théologique qui va s'opérer dans la péricope suivante (PER158 - Le jugement des pharisiens). Le commentaire souligne que refuser de croire face à de tels signes évidents devenait, selon Matthieu, une position intellectuellement et spirituellement indéfendable. Enfin, l'article suggère une dimension paradigmatique dans le récit matthéen : Matthieu ne se contente pas de rapporter des faits historiques, il présente également un modèle ou un guide pour comprendre comment la délivrance divine peut être obtenue. L'acte de conduire quelqu'un vers Jésus, même sans parole ni demande explicite de la part du malade, suffit à ouvrir la voie au miracle. Cette lecture invite le croyant contemporain à considérer l'intercession comme une forme valide et puissante d'expression de la foi. Les annexes mentionnées dans l'article (ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont Jésus se faisait entendre) permettent d'approfondir le contexte communicationnel et pédagogique du ministère de Jésus, offrant ainsi une lecture plus complète et contextualisée de cet épisode. La péricope 157 s'insère donc dans une vision globale du ministère messianique de Jésus, marqué par une autorité sans précédent sur toutes les formes de souffrance humaine, qu'elles soient physiques ou spirituelles.
La péricope PER158 analyse la réaction des pharisiens face aux miracles de Jésus à Capernaüm (Mt 9.33-34). Tandis que la foule reconnaît une œuvre divine, les pharisiens attribuent les actes de Jésus au diable. Leur rejet est délibéré : accepter Jésus signifierait perdre leurs privilèges. Pourtant, certains comme Nicodème, Joseph d'Arimathée et Saul de Tarse choisiront de le suivre. Le muet guéri repart, lui, dans la joie et la gratitude.
Jean 7.50-52 (Louis Segond S21) :
Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus et qui était l'un d'eux, leur dit:«Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait?»Ils lui répondirent: «Es-tu, toi aussi, de la Galilée? Cherche bien et tu verras que de la Galilée il ne sort pas de prophète.»
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La péricope PER158 intitulée 'Le jugement des pharisiens' s'inscrit dans le cadre de la synopse évangélique et se situe chronologiquement entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. L'épisode se déroule à Capernaüm en Galilée, aux alentours de février ou mars de l'an 32. Le texte biblique de référence est exclusivement Matthieu 9.33-34, Matthieu étant le seul évangéliste à relater cet événement particulier. La scène décrite met en lumière une réaction contrastée face aux miracles accomplis par Jésus, notamment la guérison d'un muet démoniaque. Tandis que la foule est stupéfaite et reconnaît dans ces actes une présence divine manifeste, les pharisiens — représentants de l'autorité religieuse de l'époque — choisissent délibérément une tout autre interprétation. Ils attribuent les pouvoirs de Jésus non pas à Dieu, mais au prince des démons, ce qui constitue ce que l'article relie au blasphème contre le Saint-Esprit, développé dans la péricope PER123. L'article insiste sur la dimension volontaire et consciente de ce rejet. Les pharisiens ne sont pas dans l'ignorance : ils perçoivent clairement la différence qualitative entre l'enseignement et les actes de Jésus d'un côté, et leur propre enseignement synagogal de l'autre.
Jean 19.38-42 (Louis Segond S21) :
Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des chefs juifs, demanda à Pilate la permission d'enlever le corps de Jésus. Pilate le lui permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus.Nicodème, l'homme qui auparavant était allé trouver Jésus de nuit, vint aussi. Il apportait un mélange d'environ 30 kilos de myrrhe et d'aloès.Ils prirent donc le corps de Jésus et l'enveloppèrent de bandelettes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs.Or, il y avait un jardin à l'endroit où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un tombeau neuf où personne encore n'avait été mis.Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus parce que c'était la préparation de la Pâque des Juifs et que le tombeau était proche.
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II
Leur refus n'est donc pas le fruit d'un manque de preuves ou d'une incompréhension sincère, mais d'un calcul rationnel fondé sur la préservation de leurs intérêts sociaux, religieux et politiques. Accepter Jésus comme le Messie signifierait pour eux reconnaître publiquement qu'ils sont dans l'erreur, perdre leur autorité sur le peuple, et renoncer aux privilèges considérables attachés à leur statut. Le texte exprime cela de manière saisissante : 'À leurs yeux, le royaume de Dieu n'avait pas assez de valeur pour être échangé contre leur mode de vie.' Cette analyse soulève une question théologique profonde sur la nature de la foi et du choix spirituel. L'article distingue clairement deux attitudes face à la révélation divine : l'ouverture humble du peuple ordinaire, qui reconnaît l'œuvre de Dieu, et la résistance orgueilleuse des religieux, aveuglés par leurs privilèges. Cette cécité volontaire est présentée comme l'une des causes directes qui mènera, à terme, à l'arrestation et à la crucifixion de Jésus, la majorité des pharisiens maintenant cette position hostile tout au long du ministère public du Christ. Toutefois, l'article nuance ce tableau en rappelant que tous les pharisiens n'ont pas suivi cette voie de rejet. Certains ont, en effet, choisi de suivre Jésus. L'article cite notamment Nicodème (Jean 3.1-21 ; Jean 7.50-52 ; Jean 19.38-42) et Joseph d'Arimathée, deux figures pharisiennes ou proches du Sanhédrin qui ont manifesté leur foi en Jésus, le premier de façon discrète de son vivant, le second en réclamant son corps après la crucifixion.
Actes des apôtres 5.34-39 (Louis Segond S21) :
Mais un pharisien du nom de Gamaliel, professeur de la loi estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et ordonna de faire sortir un instant les apôtres.Puis il leur dit: «Israélites, faites attention à ce que vous allez faire vis-à-vis de ces hommes.En effet, il y a quelque temps, Theudas est apparu; il prétendait être quelqu'un et environ 400 hommes se sont ralliés à lui. Il a été tué et tous ses partisans ont été mis en déroute, il n'en est rien resté.Après lui est apparu Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il a attiré du monde à sa suite. Lui aussi est mort et tous ses partisans ont été dispersés.Maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les faire. Si cette entreprise ou cette activité vient des êtres humains, elle se détruira;en revanche, si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque de combattre contre Dieu!»
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III
L'article mentionne également Saul de Tarse (Actes 9.1-19), futur apôtre Paul, dont la conversion radicale depuis une position de persécuteur constitue l'un des témoignages les plus frappants de la puissance transformatrice de la grâce. Gamaliel (Actes 5.34-39) est également évoqué comme un exemple possible de sympathie envers le mouvement de Jésus. La péricope se referme sur une note de contraste humain touchante : le muet guéri repart dans la joie et la gratitude envers Dieu, illustration vivante de la réception simple et reconnaissante du don divin, en opposition totale avec l'attitude fermée et calculatrice des autorités religieuses. Sur le plan pédagogique et spirituel, cet épisode invite le lecteur à s'interroger sur ses propres résistances face à la vérité divine : qu'est-ce qui peut empêcher un homme, même instruit et religieux, de reconnaître l'œuvre de Dieu ? L'article suggère que l'orgueil, l'attachement aux privilèges et la peur de perdre son statut social constituent des obstacles majeurs à la foi authentique. La liberté humaine est pleinement respectée dans ce récit : les pharisiens demeurent libres de choisir, et certains font le bon choix. Mais pour la grande majorité, l'aveuglement volontaire conduit à une opposition qui marquera tragiquement l'histoire du salut.
La péricope 159 présente Jésus poursuivant son ministère en Galilée, depuis Capernaüm, en février-mars 32, avant la troisième Pâque. S'appuyant uniquement sur Matthieu 9.35, l'article souligne la priorité accordée à la proclamation du Royaume sur les miracles, l'autonomie des synagogues locales face aux pharisiens, et la méthode thématique de Matthieu, corrigée ici par la chronologie de Marc.
Matthieu 9.35 (Louis Segond S21) :
Jésus parcourait toutes les villes et les villages; il enseignait dans les synagogues, proclamait la bonne nouvelle du royaume et guérissait toute maladie et toute infirmité.
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La péricope 159, intitulée 'Le Messie Jésus continue son œuvre', s'inscrit dans la série synoptique du site Schilo et traite de la période située entre la deuxième et la troisième fête de Pâques du ministère de Jésus. Cette péricope s'appuie principalement sur le texte de Matthieu 9.35, qui constitue la seule source évangélique pour cet épisode particulier, Marc et Luc n'y apportant pas de parallèle direct. Le contexte chronologique est soigneusement établi : nous nous trouvons en hiver, probablement en février ou mars de l'an 32 de l'ère commune, avant la troisième fête de Pâques prévue pour le lundi 12 avril 32, mentionnée en Jean 6.4. L'article rappelle le cadre général du ministère de Jésus en précisant les quatre fêtes de Pâques qui le jalonnent : la première le vendredi 7 avril 30 (Jean 2.13), la deuxième le lundi 24 mars 31 (Jean 5.1), la troisième le lundi 12 avril 32 (Jean 6.4), et la quatrième le vendredi 1er avril 33 (Jean 11.55). Ce cadre chronologique permet de situer précisément les activités de Jésus dans le calendrier de son ministère terrestre. Le lieu de l'action est Capernaüm en Galilée, région que Jésus parcourait inlassablement pour annoncer la bonne nouvelle du Royaume des Cieux. L'auteur souligne que la répétition apparente des pérégrinations de Jésus en Galilée témoigne de son engagement profond et constant envers les populations de cette région.
Jean 5.1 (Louis Segond S21) :
Après cela, il y eut une fête juive et Jésus monta à Jérusalem.
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II
Le ministère itinérant de Jésus se caractérise par une activité intense d'enseignement dans les synagogues, de proclamation de la bonne nouvelle et de guérison des malades. Un aspect notable souligné dans le commentaire est la question de l'accessibilité des synagogues. Malgré l'opposition marquée des pharisiens, décrite au chapitre 12 de l'Évangile selon Matthieu, les synagogues restaient ouvertes à Jésus. Cette observation conduit l'auteur à suggérer qu'il existait une certaine autonomie des dirigeants religieux locaux par rapport aux autorités centrales de Jérusalem, ce qui relativise le pouvoir effectif des pharisiens sur l'ensemble du territoire. L'article aborde également une question méthodologique importante concernant la structure de l'Évangile selon Matthieu. L'auteur rappelle que Matthieu n'organise pas ses récits selon une chronologie stricte, mais selon des regroupements thématiques. C'est pourquoi, dans le cadre de cette synopse, les événements du chapitre 12 de Matthieu ont été positionnés avant ceux du chapitre 9, en suivant la chronologie de Marc, qui est généralement considéré comme ayant rédigé son évangile sous la dictée de l'apôtre Pierre et dont l'ordre narratif est souvent jugé plus chronologique.
Jean 11.55 (Louis Segond S21) :
La Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem avant la Pâque pour se purifier.
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III
Un autre point théologique central mis en évidence est la hiérarchie des valeurs que Matthieu attribue à Jésus dans son ministère : la proclamation du message de la bonne nouvelle du Royaume passe avant les miracles et les guérisons. Cette priorité accordée à l'enseignement sur les actes miraculeux reflète une vision théologique selon laquelle le salut éternel de l'âme dépasse en importance la guérison physique du corps. Cette perspective est renforcée par le comportement de Jésus qui demandait souvent aux personnes guéries de ne pas divulguer leur guérison, soulignant ainsi que les miracles ne doivent pas être une fin en soi mais restent subordonnés à l'annonce du Royaume. L'augmentation du nombre de guérisons est également notée, toutes les personnes affectées semblant bénéficier d'une libération complète. Ce mouvement croissant de guérisons témoigne de l'intensification du ministère de Jésus à l'approche de la troisième Pâque. Des annexes complémentaires sont proposées au lecteur pour approfondir sa compréhension : l'annexe ANN078 sur les paraboles et l'annexe ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, ce qui indique que cet article s'inscrit dans un parcours pédagogique structuré et progressif. La péricope précédente (PER158) portait sur le jugement des pharisiens, ce qui confirme la continuité narrative et thématique de la série.
La péricope 160 analyse Matthieu 9.36-38, où Jésus, à Capernaüm, est profondément ému de compassion pour la foule 'harassée et abattue comme des brebis sans berger'. Le terme grec 'splagchnizomai' exprime une compassion viscérale qui motive Jésus à enseigner, guérir et nourrir, contrastant avec l'indifférence des chefs religieux. Cette compassion devient un modèle pour les disciples.
Matthieu 9.36 (Louis Segond S21) :
A la vue des foules, il fut rempli de compassion pour elles, car elles étaient blessées et abattues, comme des brebis qui n'ont pas de berger.
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La péricope 160 de la synopse biblique proposée par le site Schilo se concentre sur un passage particulièrement révélateur du caractère du Messie Jésus : sa compassion profonde pour la foule. Ce passage, tiré uniquement de l'évangile de Matthieu (9.36-38), a été délibérément isolé par les auteurs afin de mettre en lumière l'état d'esprit intérieur de Jésus vis-à-vis des personnes qui le suivaient et l'écoutaient. L'action se situe à Capernaüm en Galilée, aux alentours de février ou mars de l'an 32. Dans le cadre de la synopse, cette péricope s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère public de Jésus. C'est Matthieu seul qui relate cet épisode, et les auteurs soulignent que ses écrits révèlent avec une profonde acuité la sensibilité du Messie face aux souffrances humaines. Le cœur théologique de cette péricope repose sur le terme grec 'splagchnizomai', traduit en français par 'ému de compassion' ou 'rempli de compassion' selon les versions bibliques. Ce mot grec est d'une richesse sémantique exceptionnelle : il désigne une émotion ressentie au plus profond des entrailles, une compassion viscérale et intense qui dépasse le simple sentiment de pitié superficielle. Jésus ne regarde pas la foule de loin avec indifférence ou condescendance ; il est intérieurement touché et bouleversé par ce qu'il voit. Ce que Jésus perçoit lorsqu'il observe la foule, c'est une communauté humaine 'harassée et abattue, comme des brebis sans berger'.
Matthieu 9.37 (Louis Segond S21) :
Alors il dit à ses disciples: «La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.
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II
Cette image pastorale est particulièrement parlante dans le contexte culturel et religieux de l'époque : elle évoque l'abandon, la vulnérabilité, le manque de guidance spirituelle. Le peuple est perdu non seulement matériellement, mais aussi et surtout spirituellement. Jésus est profondément conscient de cet état de perdition, et c'est pourquoi son ministère se concentre en priorité sur l'annonce du Royaume de Dieu et le salut de l'âme. La compassion de Jésus, telle qu'elle est décrite dans ce passage, n'est pas passive. Elle est un moteur d'action. Le terme 'splagchnizomai' implique non seulement une émotion, mais aussi une volonté déterminée d'agir pour soulager la souffrance. C'est cet amour actif qui pousse Jésus à enseigner les foules, à les guérir de leurs maladies, à les nourrir, répondant ainsi à la fois à leurs besoins physiques et spirituels. La compassion devient ainsi le fondement et la motivation de tout son ministère terrestre. Un contraste saisissant est mis en évidence dans cet article : celui qui oppose Jésus aux dirigeants religieux de son époque, notamment les pharisiens.
Matthieu 9.38 (Louis Segond S21) :
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.»
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III
Là où ces derniers négligeaient fréquemment les besoins spirituels et matériels du peuple, parfois avec mépris ou indifférence, Jésus se montre profondément attentif et réactif. Ce contraste souligne la nouveauté radicale de son approche pastorale et révèle la nature authentique du berger que le Messie incarne. Une dimension pédagogique importante est également présente dans ce passage : Jésus montre à ses disciples l'importance de la compassion dans leur propre ministère. En voyant leur maître agir avec une telle sollicitude envers la foule, les disciples sont appelés à imiter cette attitude dans leur service quotidien aux autres. La compassion n'est donc pas réservée au seul Messie ; elle devient un modèle de conduite pour tous ceux qui le suivent et qui sont appelés à continuer son œuvre. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, ce qui situe cette péricope dans un contexte pédagogique et homilétique plus large. Cette péricope 160 est encadrée par la PER159 qui traite de la continuation de l'œuvre du Messie, et la PER161 consacrée au retour à Nazareth, permettant ainsi une lecture continue et cohérente du ministère de Jésus en Galilée.
La péricope PER175 relate, selon l'unique témoignage de Jean (Jn 6,60-61), la réaction de nombreux disciples qui, scandalisés par le discours sur le pain de vie prononcé à Capernaüm, choisissent d'abandonner le Messie Jésus. Ce moment d'épreuve révèle l'écart entre les attentes politiques messianiques et la proposition spirituelle de Jésus, invitant le lecteur à une réflexion profonde sur la nature authentique de la foi et de la consécration.
Jean 6.66 (Louis Segond S21) :
Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec lui.
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La péricope PER175, intitulée 'L'épreuve de la consécration', constitue la cent soixante-quinzième unité d'une synopse évangélique et s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque jusqu'au début de la dernière semaine du ministère du Messie Jésus. Ce passage est exclusivement rapporté par l'évangéliste Jean, aux versets 60 à 61 du chapitre 6, ce qui lui confère une valeur testimoniale particulière et unique dans la tradition synoptique. L'événement se déroule dans la synagogue de Capernaüm, un sabbat du mois de mai de l'an 32, soit après la Pâque du lundi 12 avril 32. Ce contexte liturgique et géographique est significatif : c'est en ce lieu de rassemblement communautaire et de transmission de la Torah que le Messie Jésus prononce un discours difficile, qualifié de 'complexe' par les commentateurs, portant sur lui-même comme 'pain de vie' et sur la nécessité de 'manger sa chair et boire son sang'. Ces paroles symboliques, qui pointent vers l'Eucharistie et vers la foi en Jésus comme source de vie éternelle, provoquent une crise au sein même du cercle des disciples. Jean rapporte avec une précision troublante que, suite à ce discours, un grand nombre de disciples — et non seulement les autorités religieuses ou la foule indifférente — choisissent de quitter le Messie Jésus pour retourner à leur ancienne vie. Cette réaction collective constitue ce que le texte appelle 'l'épreuve de la consécration' : un moment de vérité où chacun est confronté à ses motivations profondes et à la nature réelle de son engagement envers le Maître.
Jean 6.66 (Louis Segond S21) :
Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec lui.
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II
Le commentaire soulève une réflexion particulièrement pertinente pour les croyants contemporains : beaucoup de chrétiens du XXIe siècle imaginent que leur foi aurait été plus solide s'ils avaient vécu à l'époque de Jésus-Christ, en bénéficiant de sa présence physique et de ses miracles. Or, le passage de Jean 6.66 démontre le contraire : même des témoins directs des événements extraordinaires ont choisi de se détourner du Messie. La présence physique ne garantit donc pas la fidélité spirituelle, et la foi demeure fondamentalement une décision intérieure et personnelle. Le Messie Jésus, conscient des murmures de ses disciples, leur pose une question incisive : 'Cela vous scandalise-t-il ?' Cette interrogation révèle sa lucidité sur la nature humaine et sur la difficulté que représente un enseignement qui dépasse les attentes immédiates. Le scandale naît ici de l'écart entre ce que les auditeurs espéraient — un libérateur politique chassant les Romains et restaurant la puissance d'Israël — et ce que le Messie propose réellement : une autre manière de vivre, fondée sur la foi, la transformation intérieure et l'espérance du royaume céleste. Cette déception messianique est au cœur du départ des disciples. Ils avaient projeté sur Jésus leurs aspirations nationales et politiques, et lorsque ces attentes ne furent pas satisfaites, ils jugèrent son enseignement trop décalé par rapport à leurs désirs personnels.
Jean 6.60-61 (Louis Segond S21) :
Après l'avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent: «Cette parole est dure. Qui peut l'écouter?»Jésus savait en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet. Il leur dit: «Cela vous scandalise?
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III
Ils ne comprirent pas que le royaume de Dieu ne serait pas établi sur cette terre, mais dans le ciel, et que la vie éternelle avec Dieu représentait une réalité infiniment supérieure aux quelques années de vie ordinaire qu'ils choisissaient en repartant. Ce passage met donc en lumière plusieurs tensions fondamentales de la foi chrétienne : entre l'attente humaine et le projet divin, entre la compréhension immédiate et la révélation progressive, entre le confort de l'ancienne vie et l'exigence de la suite du Christ. L'épreuve de la consécration n'est pas un simple test d'orthodoxie intellectuelle, mais un moment où la qualité de l'adhésion au Messie est éprouvée dans sa profondeur existentielle. Le commentaire se conclut sur une note d'espoir, annonçant que d'autres réactions — celles des Douze notamment — auront de quoi réjouir et encourager le Messie Jésus, offrant ainsi un contraste saisissant avec les défections massives décrites dans ce passage. Cette péricope s'inscrit dans une progression narrative et théologique qui invite le lecteur à s'interroger sur la nature et la solidité de sa propre foi face aux exigences de l'Évangile.
La péricope 176 relate la confession de Pierre reconnaissant Jésus comme le Messie, rapportée uniquement par Jean (6.62-71). Après le départ massif de disciples, Jésus interroge les Douze sur leur engagement. Pierre répond par une proclamation de foi remarquable. L'article explore la tension entre souveraineté divine et liberté humaine, et conclut sur la mention de Judas l'Iscariote, rappelant que rien n'échappe au regard de Dieu.
Jean 6.67 (Louis Segond S21) :
Jésus dit alors aux douze: «Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?»
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La péricope 176 de la Synopse biblique traite d'un moment charnière dans le ministère du Messie Jésus : la confession de Pierre reconnaissant Jésus comme le Messie. Cet épisode, rapporté uniquement par l'évangéliste Jean (chapitres 6.62-71), se déroule après la synagogue de Capernaüm, un sabbat du mois de mai 32, soit après la Pâque du lundi 12 avril 32. Il s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine de Jésus. Le contexte immédiat est celui d'une crise majeure au sein du mouvement autour de Jésus. Suite à des enseignements difficiles à accepter — notamment ceux sur le pain de vie — un grand nombre de disciples choisissent de quitter Jésus (Jean 6.66). Loin d'atténuer son message pour retenir ses suiveurs, le Messie Jésus préfère la qualité de la foi à la quantité des adhérents. Il encourage même ceux qui doutent à partir, affirmant ainsi que la vérité prime sur la popularité. La parole de Jésus citée en Jean 6.65 soulève une question théologique fondamentale : ces personnes qui partent ont-elles bénéficié de la même grâce que ceux qui restent ? L'article développe plusieurs clés d'interprétation. Premièrement, la souveraineté de Dieu : Jésus rappelle que la foi n'est pas uniquement une décision humaine, mais qu'elle dépend de l'initiative divine.
Jean 6.68-69 (Louis Segond S21) :
Simon Pierre lui répondit: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.Et nous, nous croyons et nous savons que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.»
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II
Deuxièmement, un appel à l'humilité : reconnaître que la foi est un don gratuit pousse le croyant à la gratitude. Troisièmement, un écho avec Jean 6.44, verset qui affirme que nul ne peut venir à Jésus si le Père ne l'attire. Quatrièmement, une assurance pour les croyants : leur foi est le fruit de l'œuvre de Dieu en eux. L'article aborde ensuite la tension entre souveraineté divine et liberté humaine à travers 1 Timothée 2.4, qui affirme que Dieu désire que tous les hommes soient sauvés. Ce souhait divin ne contredit pas la liberté humaine : Dieu offre le salut à tous, mais ne contraint personne. Certains rejettent cette offre, ce qui explique que tous ne soient pas sauvés malgré le désir divin. Ce paradoxe constitue l'un des grands mystères de la théologie chrétienne, mettant en lumière la tension entre prédestination et libre arbitre. Vient ensuite la question décisive que Jésus pose aux Douze en Jean 6.67 : voulez-vous aussi vous en aller ? Cette question n'est pas une accusation, mais une invitation sincère à l'examen de conscience et à la clarification de l'engagement. Jésus ne force personne à le suivre, respectant pleinement la liberté de chacun, même au prix de l'abandon.
Jean 6.44 (Louis Segond S21) :
Personne ne peut venir à moi, à moins que le Père qui m'a envoyé ne l'attire, et moi, je le ressusciterai le dernier jour.
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III
C'est alors que Pierre prend la parole avec une confession remarquable (Jean 6.68-69). Il proclame que Jésus possède les paroles de la vie éternelle et reconnaît en lui le Saint de Dieu. Cette déclaration est présentée comme l'essence même de la vie chrétienne : une foi personnelle, réfléchie et engagée, qui contraste radicalement avec l'attitude des disciples qui sont partis. L'épisode se conclut sur une note sombre avec la mention de Judas l'Iscariote (Jean 6.70-71). Jésus, conscient de tout, annonce qu'un diable se trouve parmi les Douze, faisant référence à la future trahison de Judas. Jean clôt ainsi le récit de cette journée éprouvante en soulignant que rien n'échappe au regard divin et que toute dissimulation est vaine devant Dieu. D'un point de vue spirituel et homilétique, cette péricope offre un riche enseignement sur la nature de la foi authentique, sur le discernement dans le suivi de Jésus, et sur la grâce divine qui précède et accompagne la réponse humaine. Elle invite chaque croyant à s'interroger sur la profondeur de son propre engagement, à l'image de Pierre qui choisit de rester non par habitude ou conformisme social, mais par conviction profonde que Jésus est bien le Messie, le Saint de Dieu.
L'article relate la question de l'impôt du Temple, traitée par Jésus à Capernaüm. Affirmant sa filiation divine, Jésus paie néanmoins la taxe pour éviter le scandale, démontrant ainsi sa sagesse. Le miracle du poisson souligne la providence divine et l'engagement de Jésus envers les lois sociales et religieuses.
Néhémie 10.32 (Louis Segond S21) :
à ne leur acheter, le jour du sabbat et les jours de fête, aucune des marchandises ou des céréales qu'ils amèneraient le jour du sabbat pour les vendre, à respecter le répit de la septième année et à renoncer au paiement de toute dette.
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Cet article aborde un événement clé décrit dans l'Évangile de Matthieu, où Jésus est confronté à la question du paiement de l'impôt du Temple. Située à Capernaüm en Galilée en septembre 32, cette péricope place Jésus et Pierre dans une situation délicate face aux collecteurs d'impôts. Jésus, bien qu'affirmant son statut de Fils de Dieu, choisit de payer la taxe pour éviter des conflits sociaux, illustrant sa sagesse et son engagement envers l'harmonie sociale.
Matthieu 17.24-27 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils arrivèrent à Capernaüm, ceux qui percevaient l'impôt annuel s'approchèrent de Pierre et lui dirent: «Votre maître ne paie-t-il pas l'impôt annuel?»«Si», dit-il. Quand il fut entré dans la maison, Jésus prit les devants et dit: «Qu'en penses-tu, Simon? Les rois de la terre, de qui perçoivent-ils des taxes ou des impôts? De leurs fils ou des étrangers?»Il lui dit: «Des étrangers.» Jésus lui répondit: «Les fils en sont donc exemptés.Cependant, pour ne pas les choquer, va au lac, jette l'hameçon et tire le premier poisson qui viendra; ouvre-lui la bouche et tu trouveras de l'argent. Prends-le et donne-le-leur pour moi et pour toi.»
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II
Le miracle de la pièce trouvée dans la bouche d'un poisson démontre la providence divine et la souveraineté de Jésus sur la création, symbole de sa capacité à répondre aux besoins matériels. Ce passage fournit un enseignement théologique sur l'identité divine de Jésus et sa compréhension des obligations religieuses et sociales. Des références aux textes bibliques tels qu'Exode et Néhémie fournissent un contexte historique à cette taxe.
Néhémie 10.32 (Louis Segond S21) :
à ne leur acheter, le jour du sabbat et les jours de fête, aucune des marchandises ou des céréales qu'ils amèneraient le jour du sabbat pour les vendre, à respecter le répit de la septième année et à renoncer au paiement de toute dette.
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III
L'article souligne aussi que Marc confirme la localisation, tandis que l'absence d'autres disciples lors de l'interrogation de Pierre laisse supposer qu'ils avaient déjà payé l'impôt. Ce texte, bien que complexe, offre un aperçu des responsabilités de Jésus en tant que Messie et de ses interactions pédagogiques avec ses disciples.
La péricope PER201 présente l'enseignement privé de Jésus à Capernaüm sur les scandales et les occasions de chutes. Il distingue deux cas : ceux qui font trébucher les nouveaux convertis, et les chrétiens confrontés à leurs propres faiblesses. Par des métaphores corporelles radicales, Jésus invite à éliminer tout ce qui conduit au péché, soulignant que la vie dans le royaume de Dieu vaut tout sacrifice. Matthieu, Marc et Luc rapportent cet enseignement avec des nuances complémentaires.
Luc 17.1-2 (Louis Segond S21) :
Jésus dit à ses disciples: «Il est inévitable qu'il y ait des pièges, mais malheur à celui qui en est responsable!Il vaudrait mieux pour lui qu'on attache à son cou une meule de moulin et qu'on le jette à la mer, plutôt qu'il ne fasse trébucher un seul de ces petits.
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La péricope PER201, intitulée 'Les scandales et les occasions de chutes', s'inscrit dans le cadre du ministère de Jésus en Galilée, plus précisément à Capernaüm, en septembre 32. Cet enseignement est tiré des évangiles synoptiques : Matthieu 18.7-9, Marc 9.42-48 et Luc 17.1-2. L'évangile de Jean ne contient pas de passage parallèle pour cette péricope. Il s'agit de la 201ème péricope de la synopse, située dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Cet enseignement est exclusivement destiné aux apôtres et à leurs proches, dans un cadre privé et confidentiel, à l'intérieur d'une maison de Capernaüm. Il ne s'adresse pas aux foules, mais aux convertis et aux disciples déjà engagés dans la foi. Cette distinction est fondamentale pour bien comprendre la portée et l'intention du message. Le Messie Jésus aborde deux dimensions distinctes du scandale dans cet enseignement. La première concerne ceux qui sont à l'origine du scandale, c'est-à-dire des individus qui, par leurs comportements ou leurs influences, éloignent progressivement d'autres croyants de leur foi. L'expression 'ces petits' semble désigner des nouveaux convertis encore fragiles dans leur engagement spirituel, particulièrement vulnérables aux influences négatives.
Matthieu 18.7-9 (Louis Segond S21) :
»Malheur au monde à cause des pièges! Les pièges sont inévitables, mais malheur à l'homme qui en est responsable!Si ta main ou ton pied te poussent à mal agir, coupe-les et jette-les loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot que d'avoir deux pieds ou deux mains et d'être jeté dans le feu éternel.Et si ton œil te pousse à mal agir, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie avec un seul œil que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans l'enfer de feu.
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II
Jésus souligne la gravité extrême de faire trébucher ces personnes dans leur foi, allant jusqu'à affirmer qu'il vaudrait mieux pour le coupable être jeté à la mer avec une meule au cou, image utilisée également par Luc. La seconde dimension s'adresse aux chrétiens eux-mêmes, confrontés à leurs propres faiblesses intérieures qui les poussent vers le péché. Jésus les invite à identifier avec lucidité les causes profondes de leurs chutes spirituelles et à y remédier avec radicalité. Pour illustrer l'urgence et la nécessité de ce combat intérieur, il emploie une métaphore corporelle saisissante : couper la main, arracher le pied ou crever l'œil si ceux-ci font trébucher. Cette image ne doit pas être comprise de manière littérale, mais comme une invitation au sacrifice radical de tout ce qui conduit au péché. L'analyse théologique de cette métaphore est essentielle. Les Écritures enseignent unanimement que la source du péché réside dans le cœur humain (Matthieu 15.19, Romains 5.12, Jacques 1.14-15, Proverbes 4.23), et non dans les membres physiques du corps. Il serait donc erroné de supposer qu'une personne privée d'un membre serait automatiquement préservée du péché. La main, le pied et l'œil représentent symboliquement les actions, les chemins de vie et les désirs qui peuvent orienter une personne vers le mal. Jésus évoque également les conséquences du péché non abandonné : le feu éternel et, dans la version de Marc, 'le ver qui ne meurt pas et le feu qui ne s'éteint pas', images puissantes de la séparation définitive d'avec Dieu.
Proverbes 4.23 (Louis Segond S21) :
Garde ton cœur plus que toute autre chose,
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III
Ces représentations de l'enfer servent à renforcer l'urgence morale du message : il est infiniment préférable de renoncer à ce qui nous attache au péché que de subir une condamnation éternelle. Une comparaison entre les trois évangiles synoptiques révèle des nuances complémentaires. Matthieu et Marc insistent tous deux sur la nécessité de se séparer radicalement de tout ce qui pousse au péché, avec des images corporelles similaires. Marc est toutefois le plus explicite sur les conséquences du péché, décrivant l'enfer avec les formules les plus marquantes. Luc, quant à lui, adopte une approche plus concise, mettant davantage l'accent sur l'inévitabilité des occasions de chute dans le monde, tout en insistant sur la responsabilité morale particulièrement lourde de celui qui fait trébucher un 'petit'. En conclusion, cet enseignement de Jésus invite ses disciples à une vigilance spirituelle constante sur deux fronts : ne jamais être une cause de chute pour les autres, surtout pour les plus fragiles dans la foi, et lutter avec détermination contre toute influence intérieure qui conduit au péché. La récompense promise, la vie dans le royaume de Dieu, dépasse infiniment tout sacrifice terrestre consenti. Cet enseignement demeure d'une actualité profonde pour tout croyant soucieux de sa croissance spirituelle et de sa responsabilité envers la communauté des disciples.
La parabole de la brebis perdue (Mt 18.10-14 ; Lc 15.3-7) est enseignée par Jésus à Capernaüm en septembre 32, peu avant son départ définitif de Galilée. Matthieu met l'accent sur la protection des 'petits' et la volonté divine de ne perdre aucun d'eux, tandis que Luc souligne la joie céleste pour le pécheur repentant. La figure du berger renvoie à la mission messianique de Jésus, bon berger qui prépare ses disciples à son absence en leur promettant un guide spirituel.
Jean 10.11-18 (Louis Segond S21) :
»Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.Le simple salarié, quant à lui, n'est pas le berger et les brebis ne lui appartiennent pas. Lorsqu'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et prend la fuite; alors le loup s'en empare et les disperse.[Le simple salarié s'enfuit] car il travaille pour de l'argent et ne se soucie pas des brebis.Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent,tout comme le Père me connaît et comme je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis.J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos; celles-là aussi, il faut que je les amène; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger.Le Père m'aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.Personne ne me l'enlève, mais je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner et j'ai le pouvoir de la reprendre. Tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père.»
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La péricope PER202 traite de la parabole de la brebis perdue, telle qu'elle est rapportée dans les évangiles de Matthieu (18.10-14) et de Luc (15.3-7). Cet épisode se situe dans le cadre du ministère de Jésus en Galilée, plus précisément à Capernaüm, en septembre de l'an 32, soit quelques semaines avant que le groupe ne quitte définitivement la région (avant le 3 octobre 32). Le Messie Jésus s'adresse à ses apôtres, ses disciples et les membres de leurs familles réunis dans une maison suffisamment grande pour accueillir tout ce monde. Cette réunion s'inscrit dans une période de forte cohésion autour du Maître, marquée par un isolement progressif du groupe et par l'annonce imminente de sa mort, qui a suscité des perturbations émotionnelles parmi ses proches. Conscient qu'il quittera bientôt définitivement la Galilée avec ses apôtres, Jésus s'efforce de transmettre un maximum d'enseignements à ses proches afin de les préparer à son absence. C'est dans ce contexte particulier que s'inscrit la parabole de la brebis perdue, qui prend ainsi une résonance profonde et anticipatrice. Les deux récits évangéliques — Matthieu et Luc — présentent une même parabole mais avec des orientations théologiques distinctes. Dans Matthieu, la parabole est intégrée dans un discours sur l'humilité et la sollicitude envers les plus faibles, les 'petits'.
Jean 10.11-18 (Louis Segond S21) :
»Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.Le simple salarié, quant à lui, n'est pas le berger et les brebis ne lui appartiennent pas. Lorsqu'il voit venir le loup, il abandonne les brebis et prend la fuite; alors le loup s'en empare et les disperse.[Le simple salarié s'enfuit] car il travaille pour de l'argent et ne se soucie pas des brebis.Moi, je suis le bon berger. Je connais mes brebis et elles me connaissent,tout comme le Père me connaît et comme je connais le Père. Je donne ma vie pour mes brebis.J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cet enclos; celles-là aussi, il faut que je les amène; elles écouteront ma voix et il y aura un seul troupeau, un seul berger.Le Père m'aime, parce que je donne ma vie pour la reprendre ensuite.Personne ne me l'enlève, mais je la donne de moi-même. J'ai le pouvoir de la donner et j'ai le pouvoir de la reprendre. Tel est l'ordre que j'ai reçu de mon Père.»
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II
Jésus insiste sur la volonté du Père céleste de ne perdre aucun d'entre eux, et sur le fait que Dieu cherche activement ceux qui s'égarent, se réjouissant de leur retour. Luc, quant à lui, développe davantage la joie du berger lors de la retrouvaille, et inscrit cette parabole dans une série de récits centrés sur la miséricorde divine et la repentance. La différence principale entre les deux récits réside donc dans l'orientation du message : chez Matthieu, l'accent est mis sur la protection des plus vulnérables au sein de la communauté, tandis que chez Luc, c'est la joie céleste pour le pécheur repentant qui est mise en avant. Le choix de la brebis comme figure centrale de la parabole n'est pas anodin. Cet animal est dépourvu de moyens de défense naturels et constitue une proie facile pour les prédateurs, ce qui souligne son besoin absolu de protection par un berger vigilant. Cette image renvoie à plusieurs passages scripturaires importants, notamment Jean 10.11 et 10.14, où Jésus se présente lui-même comme le bon berger, ainsi qu'Ézéchiel 34.23, où Dieu promet un berger fidèle à son peuple égaré. La parabole établit ainsi un lien direct entre la figure du berger de l'Ancien Testament et la mission messianique de Jésus. Dans le contexte eschatologique de la mort prochaine du Maître, cette parabole acquiert une dimension supplémentaire et particulièrement significative.
Luc 15.3-7 (Louis Segond S21) :
Alors il leur dit cette parabole:«Si l'un de vous a 100 brebis et qu'il en perde une, ne laisse-t-il pas les 99 autres dans le désert pour aller à la recherche de celle qui est perdue jusqu'à ce qu'il la retrouve?Lorsqu'il l'a retrouvée, il la met avec joie sur ses épauleset, de retour à la maison, il appelle ses amis et ses voisins et leur dit: ‘Réjouissez-vous avec moi, car j'ai retrouvé ma brebis qui était perdue.’De même, je vous le dis, il y aura plus de joie dans le ciel pour un seul pécheur qui se repent que pour 99 justes qui n'ont pas besoin de changer d'attitude.
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III
Jésus, en tant que bon berger, sait qu'il devra bientôt quitter physiquement ses disciples, mais il leur assure qu'ils ne seront pas abandonnés. La parabole peut ainsi être lue comme une préfiguration de la sollicitude continue du Messie envers les siens après son départ. Il prépare ses disciples à cette séparation en leur promettant l'Esprit Saint comme guide et consolateur (Jean 14.16-18), poursuivant spirituellement son rôle de berger même en son absence physique. La satisfaction divine exprimée dans la parabole — lorsqu'une âme égarée se convertit — constitue également une source d'encouragement pour l'ensemble du groupe réuni à Capernaüm, dont les membres font face à l'incertitude liée au départ imminent de leur Maître. Cette parabole leur rappelle que chaque personne a une valeur inestimable aux yeux de Dieu et que la communauté doit veiller sur ses membres les plus fragiles. En somme, la péricope PER202 offre une lecture synoptique riche de la parabole de la brebis perdue, en mettant en lumière les convergences et les nuances entre Matthieu et Luc, et en ancrant cet enseignement dans son contexte historique et théologique précis : celui d'un Messie conscient de son départ imminent, qui cherche à fortifier et consolider sa communauté par des enseignements sur la valeur de chaque âme et sur la fidélité du berger divin.
La parabole du roi et du serviteur (Mt 18.23-35), racontée à Capernaüm en septembre 32, est exclusive à Matthieu. Elle illustre l'importance capitale du pardon en comparant une dette immense de 10 000 talents effacée par un roi miséricordieux à une petite dette de 100 pièces refusée par le serviteur pardonné. L'enseignement central : ceux que Dieu pardonne doivent pardonner à leur tour, sous peine de perdre la grâce reçue.
Luc 7.41-50 (Louis Segond S21) :
«Un créancier avait deux débiteurs: l'un d'eux lui devait 500 pièces d'argent, et l'autre 50.Comme ils n'avaient pas de quoi le rembourser, il leur remit à tous deux leur dette. Lequel des deux l'aimera le plus?»Simon répondit: «Celui, je pense, auquel il a remis la plus grosse somme.» Jésus lui dit: «Tu as bien jugé.»Puis il se tourna vers la femme et dit à Simon: «Tu vois cette femme? Je suis entré dans ta maison et tu ne m'as pas donné d'eau pour me laver les pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.Tu ne m'as pas donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a pas cessé de m'embrasser les pieds.Tu n'as pas versé d'huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.C'est pourquoi je te le dis, ses nombreux péchés ont été pardonnés, puisqu'elle a beaucoup aimé. Mais celui à qui l'on pardonne peu aime peu.»Et il dit à la femme: «Tes péchés sont pardonnés.»Les invités se mirent à dire en eux-mêmes: «Qui est cet homme qui pardonne même les péchés?»Mais Jésus dit à la femme: «Ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix!»
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La péricope 204 de la Synopse présente la parabole du roi et du serviteur, également connue sous le nom de parabole du serviteur impitoyable, tirée de l'Évangile de Matthieu (18.23-35). Cette parabole est racontée par le Messie Jésus à Capernaüm en Galilée, en septembre de l'an 32, et constitue un enseignement fondamental sur le pardon dans le cadre du ministère de Jésus. Cette parabole est exclusive à l'Évangile de Matthieu ; ni Marc, ni Luc, ni Jean ne la rapportent. Elle s'inscrit dans une séquence d'enseignements sur le pardon, faisant suite aux passages de Matthieu 18.15-22 et de Luc 17.3-4 qui traitent déjà du principe du pardon entre frères. Matthieu introduit cette parabole pour renforcer dans l'esprit de ses lecteurs l'importance capitale du pardon, en illustrant de manière vivante et mémorable ce principe théologique essentiel. Au cœur de la parabole se trouve une comparaison saisissante entre deux dettes : la première s'élève à 10 000 talents, somme astronomique représentant une dette pratiquement impossible à rembourser pour un serviteur ordinaire, tandis que la seconde n'est que de 100 pièces d'argent, montant infiniment plus modeste. Cette distinction numérique n'est pas anodine ; elle illustre de manière dramatique le contraste entre l'immensité du pardon accordé par Dieu à l'homme et la relative petitesse des offenses que les hommes se font mutuellement.
Lévitique 24.20 (Louis Segond S21) :
fracture pour fracture, *œil pour œil, dent pour dent; on lui infligera la même blessure que celle qu'il a infligée à son prochain.
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II
La parabole compare le royaume des cieux à un roi qui règle ses comptes avec ses serviteurs. Le terme 'royaume des cieux' est ici compris comme désignant le salut offert par Dieu aux êtres humains. Un serviteur incapable de rembourser une colossale dette de 10 000 talents obtient la grâce de son maître qui efface entièrement sa dette. Cependant, ce même serviteur, une fois libéré, refuse d'accorder la même miséricorde à l'un de ses compagnons qui lui devait seulement 100 pièces d'argent. Informé de cette dureté de cœur, le roi se met en colère et livre le serviteur impitoyable aux geôliers jusqu'à ce qu'il ait tout remboursé. L'enseignement théologique central de cette parabole est que le pardon de Dieu, immense et gratuit, doit engendrer chez ceux qui en bénéficient une disposition semblable envers leurs prochains. Ceux dont les péchés sont pardonnés doivent également pardonner ceux qui les ont offensés, comme l'enseignent aussi Matthieu 18.21-22 et Éphésiens 4.32.
Luc 17.3-4 (Louis Segond S21) :
Faites bien attention à vous-mêmes. Si ton frère a péché [contre toi], reprends-le et, s'il reconnaît ses torts, pardonne-lui.S'il a péché contre toi 7 fois dans une journée et que 7 fois [dans la journée] il revienne [vers toi] et dise: ‘J'ai eu tort’, tu lui pardonneras.»
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III
Ce principe contraste radicalement avec la loi du talion, résumée par l'expression 'œil pour œil et dent pour dent' présente dans Exode 21.24, Lévitique 24.20 et rappelée dans Matthieu 5.38. Le commentaire de l'article souligne que l'application concrète de ce principe du pardon dans la vie quotidienne et sociale provoquerait une transformation significative de la société moderne, offrant des solutions aux nombreux conflits et problèmes relationnels qui l'affectent. L'enseignement de Jésus sur le pardon dépasse largement les conventions humaines habituelles et appelle à une révolution intérieure profonde. Ce thème du pardon traverse l'ensemble des Évangiles et se retrouve dans plusieurs autres passages complémentaires : la parabole des deux débiteurs en Luc 7.41-50, où celui qui est le plus pardonné aime davantage ; l'enseignement du Notre Père en Matthieu 6.12-15, liant le pardon accordé aux autres au pardon reçu de Dieu ; la parabole du fils prodigue en Luc 15.11-32, illustrant la miséricorde infinie du Père ; et Marc 11.25, où Jésus insiste sur la nécessité de pardonner pour être soi-même pardonné par Dieu. En résumé, la péricope 204 présente le pardon non pas comme une option facultative pour le croyant, mais comme une exigence fondamentale découlant logiquement de la grâce reçue. La démesure du pardon divin doit inspirer et motiver un pardon humain généreux et sans limites, transformant ainsi les relations interpersonnelles à la lumière de l'Évangile.
La péricope 205 retrace le séjour prolongé du Messie Jésus en Galilée, dans la région de Capernaüm, durant environ six mois avant son départ définitif vers Jérusalem le 3 octobre 32. Seul Jean évoque ces déplacements et révèle l'intention des autorités religieuses de mettre Jésus à mort, tandis que ses disciples peinent encore à comprendre ce qui l'attend. Ce passage marque la transition vers la fête des Tabernacles à Jérusalem.
Jean 7.2 (Louis Segond S21) :
Or, la fête juive des tentes était proche.
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La péricope 205, intitulée 'Le Messie Jésus continue son périple en Galilée', s'inscrit dans la séquence narrative de la vie publique de Jésus, plus précisément dans la période qui précède la troisième Pâque et le début de la dernière semaine de son ministère. Cette péricope fait partie d'une synopse qui met en parallèle les récits des évangiles synoptiques et celui de Jean, avec une attention particulière portée à l'évangile de Jean comme source principale pour cette section. Le contexte géographique est clairement établi : le Messie Jésus se trouve dans la région de Capernaüm, en Galilée. Pendant une période d'environ six mois, il parcourt cette région et effectue deux voyages vers le nord de la Galilée. Ce long séjour galiléen constitue une phase importante de son ministère itinérant, marquée par des enseignements, des miracles et des paraboles, dont les détails sont développés dans les annexes associées à cette péricope, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus. Du point de vue chronologique, la péricope se situe dans la période précédant le dimanche 3 octobre 32, date à laquelle le Messie Jésus quitte définitivement la Galilée. Ce départ est crucial, car il marque la fin d'un cycle de son ministère dans cette région.
Jean 7.2 (Louis Segond S21) :
Or, la fête juive des tentes était proche.
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II
Il est établi que le samedi 9 octobre, Jésus sera à Jérusalem pour la fête de Souccot (la fête des Tabernacles), qui a débuté le jeudi 7 octobre 32, conformément à ce qu'indique Jean 7.2. L'analyse s'appuie sur plusieurs textes bibliques complémentaires. Marc 9.30 indique que le groupe a quitté la région de Césarée de Philippe et traverse désormais la Galilée de manière discrète. Matthieu 17.24 précise qu'ils sont probablement de retour dans la région de Capernaüm. Jean 7.1, quant à lui, apporte un éclairage particulier que les évangiles synoptiques ne fournissent pas : il met en évidence l'intention des autorités religieuses de mettre à mort le Messie Jésus, révélant ainsi une tension dramatique croissante autour de sa personne. Cette information johannique est présentée comme particulièrement significative dans le commentaire de la péricope. Elle contraste avec le tableau brossé par les évangiles synoptiques, qui ne dépeignent pas une situation aussi détériorée dans les relations entre Jésus et les autorités religieuses.
Marc 9.30 (Louis Segond S21) :
Ils partirent de là et traversèrent la Galilée. Jésus ne voulait pas qu'on le sache,
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III
Jean est d'ailleurs signalé comme le seul évangéliste à évoquer ces déplacements particuliers en Galilée, ce qui confère à son témoignage une valeur documentaire unique pour cette période du ministère de Jésus. Sur le plan de la dynamique interne au groupe des disciples, la péricope souligne un décalage important entre la conscience que le Messie Jésus a de son destin et la compréhension encore limitée de ses disciples. Bien que Jésus soit pleinement conscient de ce qui l'attend — la passion, la mort et la résurrection —, ses disciples éprouvent encore des difficultés à saisir la portée de ces annonces. Ils n'envisagent pas une issue tragique pour leur maître, ce qui illustre la lente progression de leur compréhension théologique et spirituelle. La péricope 205 s'inscrit dans une continuité narrative avec la péricope précédente (PER204 - Parabole du roi et du serviteur) et prépare la péricope suivante (PER206 - La fête des Tabernacles), marquant ainsi une transition géographique et théologique majeure dans le récit évangélique. Le départ de la Galilée vers Jérusalem représente symboliquement et historiquement le début du cheminement vers la Passion. En résumé, cette péricope constitue un moment charnière du ministère de Jésus, articulant géographie, chronologie précise et tension dramatique croissante, tout en mettant en lumière la contribution unique de l'évangile de Jean à la compréhension de cette période.
Jésus envoie soixante-dix disciples en mission d'évangélisation (Luc 10.1-16), événement unique dans les évangiles. Depuis Béthanie au-delà du Jourdain, vers novembre 32, il étend sa mission au-delà des Douze. Les instructions rappellent celles données aux apôtres, avec une portée plus universelle. Jésus avertit du risque de rejet et condamne l'aveuglement des villes galiléennes de Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm.
Luc 9.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus rassembla les douze [apôtres] et leur donna puissance et autorité pour chasser tous les démons et guérir les maladies.Il les envoya proclamer le royaume de Dieu et guérir les malades.«Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâtons, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux chemises [chacun].Quelle que soit la maison où vous entrez, restez-y, et c'est de là que vous partirez.Si l'on ne vous accueille pas, sortez de cette ville et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux.»Ils partirent et allèrent de village en village; ils annonçaient la bonne nouvelle et faisaient partout des guérisons.
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La péricope PER220 traite de l'envoi par le Messie Jésus de soixante-dix disciples en mission d'évangélisation, événement rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 10.1-16). Cet épisode se situe chronologiquement entre la troisième Pâque et le début de la dernière semaine du ministère de Jésus, vers novembre 32, dans la région de Béthanie, située au-delà du Jourdain. Cet envoi missionnaire fait directement écho à un épisode antérieur étudié dans la péricope PER162, où le Messie Jésus avait mandaté les douze apôtres (Matthieu 10.1-15, Marc 6.6-13, Luc 9.1-6). La nouveauté ici réside dans l'élargissement considérable du cercle des envoyés : ce ne sont plus seulement les Douze, mais soixante-dix (ou soixante-douze selon certains manuscrits) disciples qui reçoivent une mission similaire. Ce fait suggère qu'un groupe important de disciples accompagnait désormais Jésus dans ses déplacements, vraisemblablement des Galiléens qui l'avaient suivi à travers la Samarie en direction de Jérusalem. L'article propose une comparaison détaillée entre les deux récits d'envoi en mission. Concernant le nombre de disciples envoyés, Matthieu 10.1-15 relate l'envoi des douze apôtres, tandis que Luc 10.1-16 décrit l'envoi de soixante-dix disciples, illustrant une progression et une extension de la vision missionnaire.
Marc 6.6-13 (Louis Segond S21) :
Et il s'étonnait de leur incrédulité.Alors il appela les douze et commença à les envoyer deux à deux, et il leur donna autorité sur les esprits impurs.Il leur recommanda de ne rien prendre pour le voyage, sauf un bâton, de n'avoir ni pain, ni sac, ni argent dans la ceinture,de chausser des sandales et de ne pas mettre deux chemises.Puis il leur dit: «Si quelque part vous entrez dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ.Et si, dans une ville, les gens ne vous accueillent pas et ne vous écoutent pas, retirez-vous de là et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. [Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, Sodome et Gomorrhe seront traitées moins sévèrement que cette ville-là.]»Ils partirent et prêchèrent en appelant chacun à changer d'attitude.Ils chassaient beaucoup de démons, appliquaient de l'huile à beaucoup de malades et les guérissaient.
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II
Sur le plan de la mission confiée, les instructions sont similaires dans les deux cas : les disciples doivent partir deux par deux, annoncer l'imminence du Royaume de Dieu, guérir les malades et manifester la puissance divine. Les consignes pratiques sont identiques : ne pas emporter d'argent, de sac ni de sandales supplémentaires, demeurer dans la maison qui les accueille sans passer de maison en maison, et accepter la nourriture offerte par leurs hôtes. Concernant la portée géographique et ethnique, une différence notable apparaît : dans Matthieu, la mission est explicitement limitée aux brebis perdues d'Israël, alors que dans Luc, elle semble plus universelle, sans restriction ethnique explicite, ce qui préfigure la vocation universelle de l'Église. Sur le plan de la tonalité et de la symbolique, Luc insiste davantage sur l'urgence de la moisson et l'image des agneaux envoyés parmi les loups, tandis que Matthieu met plutôt en valeur l'autorité confiée aux apôtres et leur rôle futur. L'article souligne également la dimension eschatologique de cet envoi : conscient de l'approche de sa mort, le Messie Jésus prépare activement ses disciples à poursuivre sa mission après lui. La planification apparaît réfléchie et structurée, les membres choisis possédant les compétences requises pour leurs nouvelles fonctions ministérielles. La question du rejet est abordée avec sérieux.
Matthieu 10.1-15 (Louis Segond S21) :
Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.Voici les noms des douze apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;Philippe et Barthélémy; Thomas et Matthieu, le collecteur d'impôts; Jacques, fils d'Alphée, et [Lebbée, surnommé] Thaddée;Simon le Cananite et Judas l'Iscariot, celui qui trahit Jésus.Ce sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: «N'allez pas vers les non-Juifs et n'entrez pas dans les villes des Samaritains.Allez plutôt vers les brebis perdues de la communauté d'Israël.En chemin, prêchez en disant: ‘Le royaume des cieux est proche.’Guérissez les malades, [ressuscitez les morts,] purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie dans vos ceintures,ni sac pour le voyage, ni deux chemises, ni sandales, ni bâton, car l'ouvrier mérite sa nourriture.»Dans chaque ville ou village où vous arrivez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir et restez chez lui jusqu'à votre départ.En entrant dans la maison, saluez ses habitantset, s'ils en sont dignes, que votre paix vienne sur eux; mais, s'ils n'en sont pas dignes, que votre paix revienne à vous.Lorsqu'on ne vous accueillera pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville-là.
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III
Jésus avertit ses disciples qu'un accueil défavorable est possible, mais que ceux qui refusent le message en assumeront les conséquences, car rejeter les disciples revient à rejeter Jésus lui-même, et donc Dieu. Cette mise en garde est illustrée par la référence aux trois villes galiléennes de Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm, mentionnées également en Matthieu 11.20-24, qui forment un triangle géographique au cœur du ministère galiléen de Jésus. Ces villes sont comparées défavorablement à Tyr, Sidon et Sodome : des cités réputées pour leurs péchés dans l'Ancien Testament, dont Jésus affirme qu'elles auraient fait pénitence si elles avaient bénéficié des mêmes signes miraculeux. Cette comparaison constitue une critique sévère de l'aveuglement spirituel de ceux qui, pourtant favorisés par la proximité du Messie, ont refusé de croire. En résumé, cet épisode marque un tournant important dans le ministère de Jésus : l'extension de la mission au-delà du cercle apostolique strict, la préparation de la communauté disciples à prendre le relais, et la confirmation de la responsabilité individuelle face au message du Royaume. Luc, seul évangéliste à rapporter cet événement, offre ainsi une vision élargie et universelle de la mission chrétienne.
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