Après l'ascension de Jésus (12 mai 33), les disciples retournent à Jérusalem depuis le mont des Oliviers, distant d'un 'chemin de sabbat'. Ils se rassemblent dans une chambre haute, probablement la maison de Marie mère de Jean Marc, et persévèrent unanimement dans la prière, avec les femmes et la famille de Jésus. Cette période d'attente préfigure les caractéristiques de l'Église naissante.
Actes des apôtres 2.42-47 (Louis Segond S21) :
Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières.La crainte s'emparait de chacun et il se faisait beaucoup de prodiges et de signes miraculeux par l'intermédiaire des apôtres.Tous ceux qui croyaient étaient ensemble et ils avaient tout en commun.Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et ils en partageaient le produit entre tous, en fonction des besoins.Chaque jour, avec persévérance, ils se retrouvaient d'un commun accord au temple; ils rompaient le pain dans les maisons et ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur.Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui étaient sauvés.
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Cet article (ADA004) constitue le quatrième volet de la série consacrée aux Actes des Apôtres, intitulée 'Actes du Saint-Esprit'. Il porte sur le passage d'Actes 1.12-14, qui relate le retour des disciples depuis le mont des Oliviers jusqu'à Jérusalem, immédiatement après l'ascension de Jésus, et leur attente commune dans la prière. L'article s'ouvre sur une question chronologique : combien de temps les disciples demeurèrent-ils sur le mont des Oliviers après l'ascension ? L'auteur situe l'ascension le jeudi 12 mai 33, et souligne que les disciples, profondément marqués par l'événement extraordinaire qu'ils venaient de vivre, ont vraisemblablement échangé et médité sur les dernières paroles du Seigneur avant de repartir. L'apparition des deux hommes vêtus de blanc, annonçant le retour futur du Christ (Actes 1.10-11), a certainement prolongé leur présence sur les lieux. Le deuxième point porte sur l'expression 'chemin de sabbat' utilisée par Luc pour indiquer la distance entre le mont des Oliviers et Jérusalem, soit environ deux mille coudées, c'est-à-dire un peu moins d'un kilomètre. L'auteur propose deux lectures de cette expression : une simple indication géographique connue des lecteurs de Luc, ou un sous-entendu selon lequel le sabbat avait déjà commencé, les disciples continuant à observer les usages juifs.
Actes des apôtres 2.42-47 (Louis Segond S21) :
Ils persévéraient dans l'enseignement des apôtres, dans la communion fraternelle, dans la fraction du pain et dans les prières.La crainte s'emparait de chacun et il se faisait beaucoup de prodiges et de signes miraculeux par l'intermédiaire des apôtres.Tous ceux qui croyaient étaient ensemble et ils avaient tout en commun.Ils vendaient leurs propriétés et leurs biens et ils en partageaient le produit entre tous, en fonction des besoins.Chaque jour, avec persévérance, ils se retrouvaient d'un commun accord au temple; ils rompaient le pain dans les maisons et ils prenaient leur nourriture avec joie et simplicité de cœur.Ils louaient Dieu et avaient la faveur de tout le peuple. Le Seigneur ajoutait chaque jour à l'Eglise ceux qui étaient sauvés.
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II
Si cette seconde hypothèse est retenue, les disciples ne seraient rentrés à Jérusalem qu'au plus tôt le vendredi soir, soit le 13 mai 33 au début du sabbat. L'article examine ensuite la question du lieu de rassemblement, désigné par Luc comme 'la chambre haute'. L'auteur note que Luc ne précise ni le propriétaire ni l'emplacement exact de cette demeure, probablement par souci de discrétion dans un contexte de tension après la crucifixion. Deux hypothèses sont discutées : la maison de Marie, mère de Jean Marc (Actes 12.12), et la maison de Joseph d'Arimathée. La première hypothèse est jugée plus plausible, notamment parce que Jean Marc était proche de Pierre, et que Joseph d'Arimathée, impliqué dans l'ensevelissement de Jésus, aurait pu faire l'objet d'une surveillance des autorités religieuses. Le quatrième point met en lumière l'unité spirituelle du groupe de disciples. Luc énumère les onze apôtres et souligne qu'ils persévéraient d'un commun accord dans la prière, en compagnie des femmes qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée.
Actes des apôtres 1.13 (Louis Segond S21) :
Quand ils furent arrivés, ils montèrent à l'étage dans la pièce où ils se tenaient d'ordinaire; il y avait là Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélémy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le zélote et Jude, fils de Jacques.
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III
Cette unanimité dans la prière est présentée comme l'une des premières caractéristiques de l'Église naissante, annonciatrice de la communauté décrite en Actes 2.42-47 et Actes 4.32. L'auteur suggère que Pierre et les autres apôtres ont vraisemblablement relaté en détail les événements de l'ascension et rappelé l'ordre du Seigneur d'attendre la promesse du Père, c'est-à-dire la venue du Saint-Esprit (Actes 1.4-5). L'article s'appuie sur plusieurs annexes complémentaires : ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN026 sur l'heure de la crucifixion, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Ces ressources permettent de replacer le récit dans son contexte historique et culturel juif du premier siècle. Dans l'ensemble, cet article propose une lecture rigoureuse et nuancée du texte de Luc, en combinant exégèse biblique, analyse historique et réflexion théologique. Il illustre comment la période d'attente entre l'ascension et la Pentecôte n'est pas un vide, mais un temps de communion, de prière et de préparation spirituelle pour la communauté des disciples, en fidélité aux instructions reçues de leur Maître ressuscité.
L'article détaille l'accomplissement de la promesse du Saint-Esprit lors de la Pentecôte, comme relaté dans Actes des Apôtres. Cent vingt disciples reçoivent des manifestations divines à Jérusalem, parlant en langues comprises par divers peuples. Cet événement marque l'universalité de l'Évangile.
Joël 3.1-2 (Louis Segond S21) :
»*Après cela, je déverserai mon Esprit sur tout être humain;Même sur les serviteurs et sur les servantes,
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L'article "ADA006 - L’accomplissement de la promesse" explore le récit biblique de la Pentecôte tel que détaillé dans le livre des Actes des Apôtres. Le texte commence par une introduction sur le contexte historique et religieux de la fête juive de Chavouot. Selon le calendrier chrétien, cette fête intervient cinquante jours après la résurrection de Jésus, coïncidant ainsi avec le jour où la promesse du baptême du Saint-Esprit est réalisée.
Joël 3.1-2 (Louis Segond S21) :
»*Après cela, je déverserai mon Esprit sur tout être humain;Même sur les serviteurs et sur les servantes,
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II
Les cent vingt disciples, incluent hommes et femmes, reçoivent cet effusion divine dans la ville de Jérusalem, marquée par des phénomènes extraordinaires comme des vents impétueux et des langues de feu. L'article souligne que ces manifestations remplissent les disciples du Saint-Esprit, les poussant à parler en diverses langues compréhensibles par les gens de plusieurs nations rassemblés à Jérusalem. Ces événements illustrent l'universalité future de l'Évangile, avec des témoins venus du monde méditerranéen qui confirment ce message prophétique.
Actes des apôtres 2.1-13 (Louis Segond S21) :
Quand le jour de la Pentecôte arriva, ils étaient tous ensemble au même endroit.Tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent violent, qui remplit toute la maison où ils étaient assis.Des langues qui semblaient de feu leur apparurent, séparées les unes des autres, et elles se posèrent sur chacun d'eux.Ils furent tous remplis du Saint-Esprit et se mirent à parler en d'autres langues, comme l'Esprit leur donnait de s'exprimer.Or il y avait en séjour à Jérusalem des Juifs, hommes pieux venus de toutes les nations qui sont sous le ciel.A ce bruit, ils accoururent en foule, et ils furent stupéfaits parce que chacun les entendait parler dans sa propre langue.Ils étaient [tous] remplis d'étonnement et d'admiration et ils se disaient [les uns aux autres]: «Ces gens qui parlent ne sont-ils pas tous galiléens?Comment se fait-il donc que nous les entendions chacun dans notre propre langue, notre langue maternelle?Parthes, Mèdes, Elamites, habitants de la Mésopotamie, de la Judée, de la Cappadoce, du Pont, de l'Asie,de la Phrygie, de la Pamphylie, de l'Egypte, du territoire de la Libye voisine de Cyrène et résidents venus de Rome, Juifs de naissance ou par conversion,Crétois et Arabes, nous les entendons parler dans notre langue des merveilles de Dieu!»Tous remplis d'étonnement et ne sachant que penser, ils se disaient les uns aux autres: «Qu'est-ce que cela veut dire?»Mais d'autres se moquaient et disaient: «Ils sont pleins de vin doux.»
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III
Luc, l'auteur des Actes, met en avant l'unité et la communion des premières communautés chrétiennes, caractérisées par des prières régulières et un partage fraternel des biens.
L'article analyse les différents récits des évangiles concernant l'appel des premiers disciples de Jésus, montrant que ces narrations ne se contredisent pas mais se complètent. Matthieu, Marc, Luc et Jean offrent chacun une perspective unique qui éclaire différentes étapes de l'engagement des disciples.
Jean 1.35-51 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.Il vit Jésus passer et dit: «Voici l'Agneau de Dieu.»Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu?»«Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.Il rencontra d'abord son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie», ce qui correspond à Christ.Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit: «Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas», ce qui signifie Pierre.Le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit: «Suis-moi.»Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé: Jésus de Nazareth, fils de Joseph.»Nathanaël lui dit: «Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth?» Philippe lui répondit: «Viens et vois.»Jésus vit Nathanaël s'approcher de lui et dit de lui: «Voici vraiment un Israélite en qui il n'y a pas de ruse.»«D'où me connais-tu?» lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t'appelle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu.»Nathanaël répondit: «Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël.»Jésus lui répondit: «Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci.»Il ajouta: «En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez [désormais] le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme.»
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L'article 'ANN021 - Les appels des disciples' explore les récits bibliques relatant l'appel des premiers disciples de Jésus, soulignant à la fois la diversité et la complémentarité des récits dans les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les auteurs Matthieu et Marc décrivent l'appel des pêcheurs Simon (Pierre), André, Jacques et Jean au bord du lac de Galilée, insistant sur la rapidité et la détermination de leur réponse. Ces récits situent l'appel après le baptême de Jésus et avant le début de son ministère en Galilée.
Luc 5.1-11 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus se trouvait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu.Il vit au bord du lac deux barques; les pêcheurs en étaient descendus pour laver leurs filets.Il monta dans l'une de ces barques, qui appartenait à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance là où l'eau est profonde et jetez vos filets pour pêcher.»Simon lui répondit: «Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais sur ta parole, je jetterai les filets.»Ils les jetèrent et prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient.Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et remplirent les deux barques, au point qu'elles s'enfonçaient.Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus et dit: «Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.»En effet, lui et tous ceux qui étaient avec lui étaient remplis de frayeur à cause de la pêche qu'ils avaient faite.Il en allait de même pour Jacques et Jean, les fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon: «N'aie pas peur, désormais tu seras pêcheur d'hommes.»Alors ils ramenèrent les barques à terre, laissèrent tout et le suivirent.
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II
Luc, en revanche, détaille davantage les circonstances entourant cet événement, ajoutant de l'intensité avec la pêche miraculeuse. Jean propose une toute première rencontre en Judée, suggérant une progression dans les relations entre Jésus et ses disciples. L'article souligne qu'il n'y a pas de contradiction entre les récits, mais qu'ils représentent différentes étapes de l'engagement des disciples envers Jésus, enrichissant ainsi notre compréhension de leur mission et du début du ministère de Jésus.
L'article aborde les tensions entre les disciples de Jean le Baptiste et de Jésus, deux figures bibliques centrales, en mettant en avant leurs ministères distincts. Jean était le précurseur, prônant la repentance, tandis que Jésus était perçu comme le Messie. La rivalité découle du succès de Jésus et des passages de disciples vers lui. Jean reconnaissait lui-même la suprématie de Jésus et orientait ses disciples en ce sens.
Jean 3.22-24 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit en Judée; il y séjourna avec eux et il baptisait.Jean aussi baptisait à Enon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on s'y rendait pour être baptisé.En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.
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Le conflit entre les partisans de Jean et de Jésus
I
Cet article explore le conflit théologique et social entre les disciples de Jean le Baptiste et ceux de Jésus, documenté dans l'Évangile selon Jean. Les deux ministères, bien que contemporains et situés dans la même région de Judée, avaient des objectifs différents : Jean prêchait la repentance et préparait le chemin pour Jésus, considéré comme le Messie. La tension est exacerbée par le succès croissant de Jésus, entraînant certains disciples de Jean, dont André et probablement Jean l'évangéliste, à rejoindre Jésus.
Esaïe 40.3 (Louis Segond S21) :
*Une voix crie dans le désert:
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II
Cette situation est comparée à celle entre les bergers d'Abraham et ceux de Lot dans la Genèse, où la bénédiction divine provoquait des tensions. Jean le Baptiste n'a jamais cherché le prestige mais a toujours orienté ses disciples vers Jésus. Le texte démontre la complexité des transitions spirituelles et le défi d’accepter des rôles divinement attribués.
Jean 1.15 (Louis Segond S21) :
Jean lui a rendu témoignage et s'est écrié: «C'est celui à propos duquel j'ai dit: ‘Celui qui vient après moi m'a précédé, car il était avant moi.’»
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III
Il souligne aussi que Jésus ne cherchait pas à s'approprier les disciples de Jean, mais à accomplir son ministère en accord avec le plan divin.
L'article explore les récits divergents des Évangiles concernant la destination des disciples après la multiplication des pains, en analysant les perspectives de Matthieu, Marc et Jean. Il propose une reconstruction cohérente de l'épisode, en tenant compte du contexte historique et théologique.
La destination des disciples après la multiplication des pains
I
L'article aborde la problématique de la destination des disciples de Jésus après la multiplication des pains. Les Évangiles de Matthieu, Marc et Jean paraissent donner des informations divergentes sur la destination des disciples après cet épisode célèbre, soulevant des interrogations sur la cohérence du récit biblique. Jésus avait demandé à ses disciples de le précéder sur l'autre rive après la multiplication des pains près de Bethsaïda.
II
Alors que Matthieu mentionne que les disciples se sont dirigés vers Génésareth, Marc spécifie qu'ils se rendaient à Bethsaïda, et Jean indique qu'ils allaient vers Capernaüm. L'article examine ces divergences en mettant en perspective les contextes culturels et géographiques de l'époque. Il se penche sur l'interprétation donnée par chaque évangéliste, cherchant à comprendre les raisons théologiques et narratives qui pourraient expliquer pourquoi chaque auteur a choisi de présenter la situation de façon distincte.
III
Le texte tente d'offrir une vision cohérente et reconstruite de cet épisode biblique en agrégeant les différentes perspectives pour proposer une lecture enrichie des Évangiles, soulignant la richesse du texte sacré malgré ses apparentes contradictions.
Le passage de Luc 5.1-11 montre l'autorité de Jésus et l'appel de Simon Pierre. Après une pêche miraculeuse, Jésus invite Pierre à devenir pêcheur d'hommes, illustrant la mission évangélique.
Luc 5.1-11 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus se trouvait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu.Il vit au bord du lac deux barques; les pêcheurs en étaient descendus pour laver leurs filets.Il monta dans l'une de ces barques, qui appartenait à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance là où l'eau est profonde et jetez vos filets pour pêcher.»Simon lui répondit: «Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais sur ta parole, je jetterai les filets.»Ils les jetèrent et prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient.Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et remplirent les deux barques, au point qu'elles s'enfonçaient.Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus et dit: «Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.»En effet, lui et tous ceux qui étaient avec lui étaient remplis de frayeur à cause de la pêche qu'ils avaient faite.Il en allait de même pour Jacques et Jean, les fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon: «N'aie pas peur, désormais tu seras pêcheur d'hommes.»Alors ils ramenèrent les barques à terre, laissèrent tout et le suivirent.
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Dans Luc 5.1-11, le récit de la pêche miraculeuse illustre l'autorité du Messie Jésus et l'appel des premiers disciples. Près du lac de Génésareth, alors qu'une foule se presse autour de lui, Jésus monte dans la barque de Simon Pierre pour enseigner. Après son enseignement, il demande à Pierre de jeter les filets en eau profonde.
Luc 5.1-11 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus se trouvait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu.Il vit au bord du lac deux barques; les pêcheurs en étaient descendus pour laver leurs filets.Il monta dans l'une de ces barques, qui appartenait à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance là où l'eau est profonde et jetez vos filets pour pêcher.»Simon lui répondit: «Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais sur ta parole, je jetterai les filets.»Ils les jetèrent et prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient.Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et remplirent les deux barques, au point qu'elles s'enfonçaient.Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus et dit: «Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.»En effet, lui et tous ceux qui étaient avec lui étaient remplis de frayeur à cause de la pêche qu'ils avaient faite.Il en allait de même pour Jacques et Jean, les fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon: «N'aie pas peur, désormais tu seras pêcheur d'hommes.»Alors ils ramenèrent les barques à terre, laissèrent tout et le suivirent.
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II
Pierre, malgré une nuit infructueuse, obéit et attrape une grande quantité de poissons. Ce miracle démontre la puissance de Jésus sur la nature, révélant sa divinité. Simon Pierre, saisi par l'humilité face à ce signe, reconnaît son indignité.
III
Jésus l'appelle, ainsi que ses compagnons, à devenir pêcheurs d'hommes, leur assignant une nouvelle mission. La pêche symbolise l'abondance spirituelle et la bénédiction de l'obéissance à Jésus, préfigurant la future mission des disciples de recueillir des âmes pour le royaume de Dieu.
Cet article examine comment, à travers Matthieu 8.23-27, Marc 4.35-41 et Luc 8.22-25, Jésus calme une tempête, montrant sa puissance divine. Les récits soulignent la réaction effrayée des disciples et l'importance de la foi, avec des variations reflétant les perspectives uniques de chaque évangéliste.
Luc 8.22-25 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus monta dans une barque avec ses disciples. Il leur dit: «Passons sur l'autre rive du lac.» Et ils partirent.Pendant qu'ils naviguaient, Jésus s'endormit. Un tourbillon s'abattit sur le lac, la barque se remplissait d'eau et ils étaient en danger.Ils s'approchèrent et le réveillèrent en disant: «Maître, maître, nous allons mourir.» Il se réveilla et menaça le vent et les flots. Ceux-ci s'apaisèrent et il y eut un calme plat.Puis il leur dit: «Où est votre foi?» Saisis de frayeur et d'étonnement, ils se dirent les uns aux autres: «Qui est donc cet homme? Il donne des ordres même au vent et à l'eau, et ils lui obéissent!»
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L'article "Le Messie Jésus calme la tempête" explore trois récits évangéliques où Jésus démontre son pouvoir divin sur la nature. Dans Matthieu 8.23-27, Jésus, avec ses disciples, traverse un lac. Alors qu'une tempête menace de submerger la barque, les disciples paniquent et réveillent Jésus, qui calme la tempête et questionne leur foi. Les disciples sont émerveillés par son autorité.
Matthieu 8.23-27 (Louis Segond S21) :
Il monta dans la barque et ses disciples le suivirent.Soudain, il s'éleva sur le lac une si grande tempête que la barque était recouverte par les vagues. Et lui, il dormait.Les disciples s'approchèrent et le réveillèrent en disant: «Seigneur, sauve-nous, nous allons mourir!»Il leur dit: «Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi?» Alors il se leva, menaça les vents du lac et il y eut un grand calme.Ces hommes furent très étonnés et dirent: «Quel genre d'homme est-ce? Même les vents et la mer lui obéissent!»
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II
Marc 4.35-41 relate une histoire similaire avec des détails uniques, tels que Jésus dormant sur un coussin et les disciples reprochant à Jésus son apparent désintérêt. Jésus apaise alors les éléments par sa parole. Dans Luc 8.22-25, le récit suit un schéma comparable, soulignant l'inquiétude des disciples et l'apaisement de la tempête par Jésus. Chaque évangéliste, bien que partageant une trame centrale, met en lumière différents aspects théologiques, tels que l'autorité de Jésus et l'importance de la foi devant l'adversité.
Marc 4.35-41 (Louis Segond S21) :
Ce jour-là, le soir venu, Jésus leur dit: «Passons sur l'autre rive.»Après avoir renvoyé la foule, ils l'emmenèrent dans la barque où il se trouvait; il y avait aussi d'autres barques avec lui.Un vent violent s'éleva et les vagues se jetaient sur la barque, au point qu'elle se remplissait déjà.Et lui, il dormait à l'arrière sur le coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent: «Maître, cela ne te fait rien que nous soyons en train de mourir?»Il se réveilla, menaça le vent et dit à la mer: «Silence! Tais-toi!» Le vent tomba et il y eut un grand calme.Puis il leur dit: «Pourquoi êtes-vous si craintifs? Comment se fait-il que vous n'ayez pas de foi?»Ils furent saisis d'une grande frayeur et ils se disaient les uns aux autres: «Qui est donc cet homme? Même le vent et la mer lui obéissent!»
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III
Les récits illustrent le contrôle divin de Jésus sur la nature et l'encouragement à la confiance en sa puissance. La comparaison des passages met en valeur à la fois les similitudes, comme la réaction des disciples et le besoin constant de foi, et les différences, notamment les expressions et les détails ajoutés par chaque évangéliste. Ce miracle est un témoignage de la souveraineté de Jésus et du développement de la foi exigée des disciples.
Jean 21.1-14 relate la pêche miraculeuse après la résurrection, où Jésus ressuscité réapparaît sur le rivage de la mer de Tibériade et conseille ses disciples sur la pêche. Il est reconnu par Jean lorsque le filet déborde de poissons. Pierre, transporté de joie, nage jusqu'à lui, tandis que Jésus prépare un repas symbolique.
Luc 5.1-11 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus se trouvait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu.Il vit au bord du lac deux barques; les pêcheurs en étaient descendus pour laver leurs filets.Il monta dans l'une de ces barques, qui appartenait à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance là où l'eau est profonde et jetez vos filets pour pêcher.»Simon lui répondit: «Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais sur ta parole, je jetterai les filets.»Ils les jetèrent et prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient.Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et remplirent les deux barques, au point qu'elles s'enfonçaient.Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus et dit: «Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.»En effet, lui et tous ceux qui étaient avec lui étaient remplis de frayeur à cause de la pêche qu'ils avaient faite.Il en allait de même pour Jacques et Jean, les fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon: «N'aie pas peur, désormais tu seras pêcheur d'hommes.»Alors ils ramenèrent les barques à terre, laissèrent tout et le suivirent.
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L'article porte sur le récit biblique de la deuxième pêche miraculeuse après la résurrection de Jésus Messie, tel que rapporté dans Jean 21.1-14. Jésus réapparaît à certains de ses disciples sur le rivage de la mer de Tibériade après une nuit de pêche infructueuse. Il leur demande s'ils ont quelque chose à manger et leur donne un conseil qui aboutit à une pêche abondante.
Luc 5.1-11 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus se trouvait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu.Il vit au bord du lac deux barques; les pêcheurs en étaient descendus pour laver leurs filets.Il monta dans l'une de ces barques, qui appartenait à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance là où l'eau est profonde et jetez vos filets pour pêcher.»Simon lui répondit: «Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais sur ta parole, je jetterai les filets.»Ils les jetèrent et prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient.Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et remplirent les deux barques, au point qu'elles s'enfonçaient.Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus et dit: «Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.»En effet, lui et tous ceux qui étaient avec lui étaient remplis de frayeur à cause de la pêche qu'ils avaient faite.Il en allait de même pour Jacques et Jean, les fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon: «N'aie pas peur, désormais tu seras pêcheur d'hommes.»Alors ils ramenèrent les barques à terre, laissèrent tout et le suivirent.
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II
C'est alors que Jean reconnaît Jésus, et Pierre, plein d'enthousiasme, se jette à l'eau pour le rejoindre. Une fois à terre, Jésus prépare un repas de poisson et de pain, une action qui illustre sa sollicitude envers ses disciples et rappelle la communion. Le passage est riche en symboles : il montre Jésus renouvelant l'appel de ses disciples à devenir 'pêcheurs d'hommes', soulignant la mission continue après sa résurrection et témoignant de sa souveraineté sur la nature ainsi que sa présence vivante parmi eux.
Analyse comparative des quatre récits évangéliques de la résurrection de Jésus (Mt 28.1-10 ; Mc 16.1-8 ; Lc 24.1-12 ; Jn 20.1-18). L'article identifie les points communs — tombeau vide, présence des femmes, annonce angélique — et les divergences — nombre de femmes et d'anges, réactions, chronologie. Les différences sont expliquées par les perspectives théologiques, styles littéraires et publics distincts de chaque évangéliste, soulignant la centralité de la résurrection dans la foi chrétienne.
Luc 24.1-12 (Louis Segond S21) :
Le dimanche, elles se rendirent au tombeau de grand matin [avec quelques autres] en apportant les aromates qu'elles avaient préparés.Elles découvrirent que la pierre avait été roulée de devant le tombeau.Elles entrèrent, mais elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.Comme elles ne savaient que penser de cela, voici que deux hommes leur apparurent, habillés de vêtements resplendissants.Saisies de frayeur, elles tenaient le visage baissé vers le sol. Les hommes leur dirent: «Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant?Il n'est pas ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de ce qu'il vous a dit, lorsqu'il était encore en Galilée:‘Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié et qu'il ressuscite le troisième jour.’»Elles se souvinrent alors des paroles de Jésus.A leur retour du tombeau, elles annoncèrent tout cela aux onze et à tous les autres.Celles qui racontèrent cela aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie la mère de Jacques et les autres femmes qui étaient avec elles,mais ils prirent leurs discours pour des absurdités, ils ne crurent pas ces femmes.Cependant, Pierre se leva et courut au tombeau. Il se baissa et ne vit que les bandelettes [qui étaient par terre]; puis il s'en alla chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.
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L'article intitulé 'Résurrection du Messie Jésus' propose une analyse comparative et approfondie des quatre récits évangéliques relatant la résurrection de Jésus-Christ : Matthieu 28.1-10, Marc 16.1-8, Luc 24.1-12 et Jean 20.1-18. L'auteur commence par un résumé général de la situation : le matin du premier jour de la semaine, des femmes se rendent au tombeau de Jésus et le trouvent vide. Elles reçoivent l'annonce de la résurrection, soit par des anges, soit par Jésus lui-même, et sont chargées de transmettre cette nouvelle aux disciples. Chaque récit est d'abord résumé individuellement. Dans Matthieu, Marie de Magdala et l'autre Marie sont témoins de la descente d'un ange qui roule la pierre du tombeau. L'ange leur annonce la résurrection et elles rencontrent Jésus en chemin, qui les envoie vers les disciples en Galilée. Dans Marc, trois femmes — Marie de Magdala, Marie mère de Jacques et Salomé — découvrent un jeune homme (ange) dans le tombeau. Leur réaction est singulière : elles fuient, saisies de peur, et ne disent rien à personne. Dans Luc, un groupe plus large de femmes trouve le tombeau vide et rencontre deux hommes en vêtements éclatants qui leur annoncent la résurrection.
Matthieu 28.1-10 (Louis Segond S21) :
Après le sabbat, à l'aube du dimanche, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le tombeau.Soudain, il y eut un grand tremblement de terre, car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre [de devant l'ouverture] et s'assit dessus.Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme la neige.Les gardes tremblèrent de peur et devinrent comme morts,mais l'ange prit la parole et dit aux femmes: «Quant à vous, n'ayez pas peur, car je sais que vous cherchez Jésus, celui qui a été crucifié.Il n'est pas ici, car il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez voir l'endroit où le Seigneur était couchéet allez vite dire à ses disciples qu'il est ressuscité. Il vous précède en Galilée. C'est là que vous le verrez. Voilà, je vous l'ai dit.»Elles s'éloignèrent rapidement du tombeau, avec crainte et une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples.Et voici que Jésus vint à leur rencontre et dit: «Je vous salue.» Elles s'approchèrent, s'agrippèrent à ses pieds et se prosternèrent devant lui.Alors Jésus leur dit: «N'ayez pas peur! Allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c'est là qu'ils me verront.»
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II
Les apôtres, à qui elles rapportent la nouvelle, restent d'abord incrédules. Pierre court vérifier et trouve le tombeau vide avec les bandelettes. Dans Jean, Marie de Magdala se rend seule au tombeau, le trouve vide et en informe Pierre et un autre disciple. Ces derniers courent au tombeau, le constatent vide, puis repartent. Marie reste, voit deux anges, puis rencontre Jésus qu'elle prend initialement pour le jardinier. Jésus se révèle à elle et lui demande d'annoncer aux disciples son ascension vers le Père. L'article procède ensuite à une comparaison structurée des quatre récits, identifiant les points communs et les divergences. Les points communs majeurs sont : le tombeau vide constaté par tous, la présence des femmes comme premières témoins — Marie de Magdala étant la seule mentionnée dans tous les évangiles —, l'annonce de la résurrection, et la réaction d'étonnement, de peur ou de joie des femmes. Les divergences portent sur le nombre et l'identité des femmes présentes, le nombre et la description des anges (un ou deux, jeune homme ou hommes en vêtements lumineux), la chronologie des événements, et les réactions ainsi que les messages transmis.
Luc 24.1-12 (Louis Segond S21) :
Le dimanche, elles se rendirent au tombeau de grand matin [avec quelques autres] en apportant les aromates qu'elles avaient préparés.Elles découvrirent que la pierre avait été roulée de devant le tombeau.Elles entrèrent, mais elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus.Comme elles ne savaient que penser de cela, voici que deux hommes leur apparurent, habillés de vêtements resplendissants.Saisies de frayeur, elles tenaient le visage baissé vers le sol. Les hommes leur dirent: «Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant?Il n'est pas ici, mais il est ressuscité. Souvenez-vous de ce qu'il vous a dit, lorsqu'il était encore en Galilée:‘Il faut que le Fils de l'homme soit livré entre les mains des pécheurs, qu'il soit crucifié et qu'il ressuscite le troisième jour.’»Elles se souvinrent alors des paroles de Jésus.A leur retour du tombeau, elles annoncèrent tout cela aux onze et à tous les autres.Celles qui racontèrent cela aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie la mère de Jacques et les autres femmes qui étaient avec elles,mais ils prirent leurs discours pour des absurdités, ils ne crurent pas ces femmes.Cependant, Pierre se leva et courut au tombeau. Il se baissa et ne vit que les bandelettes [qui étaient par terre]; puis il s'en alla chez lui, tout étonné de ce qui était arrivé.
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III
L'auteur propose ensuite plusieurs clés d'interprétation pour expliquer ces divergences. Premièrement, les perspectives des auteurs : chaque évangéliste écrivait pour une communauté différente avec des intentions théologiques précises. Deuxièmement, les thèmes théologiques propres à chaque évangile : Matthieu insiste sur l'accomplissement des prophéties et l'autorité royale de Jésus ; Marc met en avant la souffrance et l'humanité de Jésus ; Luc souligne la compassion et l'inclusivité ; Jean met en lumière la divinité de Jésus et ses relations personnelles avec ses disciples. Troisièmement, les styles narratifs et littéraires différents : Marc est concis et dramatique, Luc est détaillé et historiquement ancré. Quatrièmement, la multiplicité des témoignages : les récits reflètent des témoins différents ayant vécu l'événement depuis des angles distincts. La synthèse de l'article affirme que malgré leurs variations, ces quatre récits convergent vers un même événement central et fondateur de la foi chrétienne : la résurrection physique et réelle du Messie Jésus. Loin de se contredire, les divergences enrichissent la compréhension globale de l'événement en offrant une vision multidimensionnelle. L'article se positionne ainsi comme un outil pédagogique solide pour quiconque souhaite approfondir sa lecture des évangiles de manière analytique et comparative, en tenant compte à la fois des éléments historiques, littéraires et théologiques propres à chaque récit.
L'article explore la décision cruciale de suivre Jésus malgré les difficultés. Pierre choisit la voie de l'engagement profond en Jésus, privilégiant les valeurs éternelles sur les bénédictions matérielles immédiates, contrairement à d'autres qui abandonnent. Soulignant l'importance de choisir le chemin étroit menant à la vie éternelle, l'article nous incite à donner la priorité à Dieu pour réussir notre vie spirituelle et atteindre le véritable salut.
Matthieu 13.44 (Louis Segond S21) :
»Le royaume des cieux ressemble [encore] à un trésor caché dans un champ. L'homme qui l'a trouvé le cache et, dans sa joie, il va vendre tout ce qu'il possède et achète ce champ.
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L'article "Le grand choix de nos vies", issu de "Parole d'un Ami", décrit la profonde réflexion de l'apôtre Pierre face aux enseignements exigeants de Jésus. Alors que plusieurs disciples abandonnent le chemin du Christ, jugeant ses préceptes trop difficiles, Pierre reconnaît la valeur inestimable de la vie éternelle que le Messie offre. Là où certains cherchent des bénédictions matérielles et immédiates, Pierre perçoit un engagement plus profond, ancré dans la promesse du Royaume de Dieu.
Matthieu 16.26 (Louis Segond S21) :
Que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme? Ou que pourra donner un homme en échange de son âme?
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II
L'auteur souligne deux types d'adhésion à la foi : une superficielle, prête à laisser tomber face aux épreuves, et une autre, plus solide, qui comprend l'importance des valeurs éternelles. Par des références à l'Évangile selon Matthieu et Luc, l'article illustre le contraste entre ceux qui empruntent le chemin large de la facilité et ceux qui choisissent le chemin étroit menant à la vie éternelle. L'accent est mis sur le fait que la véritable réussite réside dans la priorité donnée à Dieu, plutôt qu'aux gains terrestres, comme le soulignent également les paroles de Salomon dans l'Ecclésiaste.
Matthieu 7.13-14 (Louis Segond S21) :
»Entrez par la porte étroite! En effet, large est la porte, spacieux le chemin menant à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là,mais étroite est la porte, resserré le chemin menant à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.
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III
En essence, l'article appelle à choisir consciemment un engagement profond envers les principes du Christ, soulignant que seul ce chemin satisfait le besoin intrinsèque de l'homme pour le spirituel, garantissant ainsi une vie réussie et le salut de l'âme.
L'article examine la première rencontre entre Jésus et ses premiers disciples, relatée uniquement par Jean. André et Jean reconnaissent Jésus comme le Messie et décident de le suivre. Un moment significatif est la transformation de l'identité de Simon Pierre par Jésus, marquant leur engagement. Ce récit offre une perspective unique, absente des Évangiles synoptiques.
Jean 19.14 (Louis Segond S21) :
C'était le jour de la préparation de la Pâque, il était environ midi. Pilate dit aux Juifs: «Voici votre roi.»
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Cet article analyse la première rencontre entre Jésus et ses premiers disciples selon l'Évangile de Jean. Contrairement aux Évangiles synoptiques, Jean offre un récit unique de cet événement, soulignant l'importance des interactions personnelles et des transformations symboliques. Après le baptême de Jésus par Jean le Baptiste, deux de ses disciples, André et probablement Jean, décident de suivre Jésus.
Jean 1.35-42 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.Il vit Jésus passer et dit: «Voici l'Agneau de Dieu.»Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu?»«Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.Il rencontra d'abord son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie», ce qui correspond à Christ.Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit: «Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas», ce qui signifie Pierre.
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II
Ils reconnaissent en lui le Messie annoncé par les prophètes. Jean mentionne qu'il était 16h00 lorsque les disciples ont pris cette décision, bien que cela puisse être interprété comme 10h00 en utilisant la méthode horaire romaine. Ce moment marque un tournant dans la vie des disciples, surtout pour Simon Pierre, à qui Jésus donne un nouveau nom, symbolisant un changement d'identité.
Jean 19.14 (Louis Segond S21) :
C'était le jour de la préparation de la Pâque, il était environ midi. Pilate dit aux Juifs: «Voici votre roi.»
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III
Les disciples, en se détachant de Jean le Baptiste, entreprennent de suivre Jésus, s'engageant ainsi dans une nouvelle voie spirituelle. L'article étudie aussi les différents lieux et contextes historiques de cet événement crucial.
PER034 relate la rencontre de Jésus avec Philippe, rapportée uniquement par Jean (Jn 1,43-46), à Béthanie au-delà du Jourdain, le 6 octobre 29. Philippe, ancien disciple de Jean le Baptiste comme André, Jean et Simon-Pierre, devient le quatrième disciple de Jésus. L'article explore la transition naturelle de ces disciples vers le Messie, Jean le Baptiste se comprenant comme précurseur et non comme maître concurrent.
Jean 1.43-46 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit: «Suis-moi.»Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé: Jésus de Nazareth, fils de Joseph.»Nathanaël lui dit: «Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth?» Philippe lui répondit: «Viens et vois.»
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La péricope 34 (PER034) traite de la rencontre entre Jésus et Philippe, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangéliste Jean dans son évangile (Jean 1.43-46). Cette rencontre se situe à Béthanie, également appelée Bethabara, de l'autre côté du Jourdain, au nord de Jérusalem, et est datée du 6 octobre 29, soit deux jours après le baptême de Jésus. L'article s'inscrit dans une série synoptique qui suit chronologiquement les événements entourant le ministère de Jean le Baptiste et les débuts du ministère de Jésus. Il est à noter que Matthieu, Marc et Luc ne mentionnent pas cet épisode, faisant de Jean le seul témoin évangélique de cette rencontre particulière. Cela confère à ce passage une valeur documentaire unique dans la tradition synoptique. Le contexte historique et religieux est soigneusement établi : les disciples, conformément à la loi juive, avaient coutume de se rendre à Jérusalem lors des grandes fêtes. Cependant, depuis qu'ils avaient choisi de suivre Jean le Baptiste, cette habitude semble avoir changé. Jean le Baptiste lui-même ne paraît plus effectuer les pèlerinages au Temple de Jérusalem, préférant célébrer ces fêtes localement à Béthanie. L'article aborde également une question chronologique importante concernant la tentation de Jésus au désert.
Jean 1.43-46 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit: «Suis-moi.»Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé: Jésus de Nazareth, fils de Joseph.»Nathanaël lui dit: «Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth?» Philippe lui répondit: «Viens et vois.»
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II
Jean rapporte que 'le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée', mais ce projet fut interrompu par la période de tentation dans le désert de Judée, mentionnée par les autres évangélistes mais absente du récit johannique. C'est donc avant de partir pour le désert que Jésus rencontre Philippe, qui devient ainsi le quatrième disciple appelé. Philippe représente un personnage central de ce passage. Comme André, Jean, Simon-Pierre avant lui, Philippe était auparavant un disciple de Jean le Baptiste. Cette information est cruciale pour comprendre la dynamique du passage de témoin entre Jean le Baptiste et Jésus. Ces hommes n'étaient pas de simples curieux : ils attendaient activement la venue du Messie, et c'est précisément cette attente messianique qui les avait conduits à suivre Jean le Baptiste en premier lieu. L'article soulève ensuite une question théologique fondamentale : peut-on considérer que Jésus a 'détourné' ces hommes de Jean le Baptiste pour en faire ses propres disciples ? La réponse apportée est nuancée et profondément éclairante sur le rôle respectif des deux figures. Ces disciples avaient une conscience claire qu'ils devraient un jour quitter Jean pour le Messie lui-même.
III
Leur allégeance à Jean le Baptiste était transitoire par nature, orientée vers une réalité plus grande. La question de la double appartenance est également posée : auraient-ils pu être simultanément disciples de Jean le Baptiste et disciples de Jésus ? L'article répond par la négative. L'objectif premier de ces hommes était la recherche et la suite du Messie. Jean le Baptiste lui-même n'a pas vécu leur départ comme une trahison, car il se comprenait fondamentalement comme un messager, un précurseur chargé d'annoncer la venue du Messie, et non comme un maître dont l'autorité serait concurrencée. Cette péricope illustre donc parfaitement la figure de Jean le Baptiste comme celui qui prépare le chemin, dont la mission s'achève naturellement lorsque le Messie se manifeste et commence à rassembler ses propres disciples. La rencontre avec Philippe s'inscrit dans un mouvement progressif de constitution du groupe des premiers disciples, mouvement qui sera suivi dans la péricope suivante (PER035) par la rencontre avec Nathanaël. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir la compréhension géographique et chronologique : l'annexe ANN063 sur Enon et Béthanie de l'autre côté du Jourdain, et l'annexe ANN064 sur les 'lendemains' notés par Jean, qui permettent de mieux situer les événements dans leur contexte spatial et temporel. L'article s'adresse à un public intermédiaire, familier des évangiles et intéressé par une approche synoptique et analytique des textes bibliques.
La péricope 35 étudie la rencontre exclusive à l'Évangile de Jean entre Jésus et Nathanaël (Jean 1.47-51), datée du 23 novembre 29 à Nazareth. Jésus démontre une connaissance surnaturelle de Nathanaël, qui devient le premier à le confesser publiquement comme Fils de Dieu et Roi d'Israël. Identifié à Barthélemy et originaire de Cana, Nathanaël est lié au mariage de Cana qui suit dans la narration johannique.
Jean 21.2 (Louis Segond S21) :
Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, qui venait de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples de Jésus se trouvaient ensemble.
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La péricope 35 de la synopse des Évangiles traite de la rencontre entre le Messie Jésus et Nathanaël, un événement rapporté exclusivement par l'apôtre Jean dans son Évangile (Jean 1.47-51). Cet épisode s'inscrit dans une séquence chronologique précise, immédiatement après le retour de Jésus de sa période de tentation dans le désert de Judée, et juste avant l'arrestation de Jean le Baptiste. La rencontre est datée avec précision au vendredi 23 novembre 29, à Nazareth, ville où Jésus est revenu la veille, le 22 novembre. Ce cadre temporel et géographique est établi à partir de la seule source disponible pour cette période de la vie de Jésus : l'Évangile de Jean. Les autres évangélistes — Matthieu, Marc et Luc — ne mentionnent pas cet événement, ce qui souligne le caractère unique et précieux du témoignage johannique pour reconstituer la chronologie du ministère de Jésus avant l'emprisonnement du Baptiste. Nathanael est présenté comme le cinquième disciple dans la liste établie par Jean. Il est communément identifié avec Barthélemy, l'un des douze apôtres mentionnés dans les synoptiques, et est fréquemment associé à Philippe. Son origine géographique semble être Cana de Galilée, ce qui est attesté en Jean 21.2.
Jean 1.47-51 (Louis Segond S21) :
Jésus vit Nathanaël s'approcher de lui et dit de lui: «Voici vraiment un Israélite en qui il n'y a pas de ruse.»«D'où me connais-tu?» lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t'appelle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu.»Nathanaël répondit: «Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël.»Jésus lui répondit: «Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci.»Il ajouta: «En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez [désormais] le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme.»
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II
Cette origine canéenne est d'une importance particulière dans l'interprétation développée par les auteurs de ce site, qui établissent un lien entre Nathanaël et le mariage de Cana, événement qui suit immédiatement dans la narration johannique. L'un des aspects théologiques centraux de cet épisode est la démonstration de la connaissance surnaturelle de Jésus. Avant même que Nathanaël ne s'approche de lui, Jésus révèle des détails étonnants sur la vie de cet homme, notamment le fait qu'il l'a vu sous le figuier avant que Philippe ne l'appelle. Cette capacité de Jésus à connaître les détails intimes de la vie de Nathanaël provoque chez ce dernier une réaction de foi immédiate et fervente. La confession de foi de Nathanaël est remarquable à double titre. D'une part, elle est publique et explicite : Nathanaël proclame Jésus comme « Fils de Dieu » et « Roi d'Israël » (Jean 1.49), deux titres d'une portée christologique majeure. D'autre part, elle est précoce dans le récit évangélique : Nathanaël est ainsi le premier personnage dans l'Évangile de Jean à reconnaître publiquement Jésus sous ces deux titres messianiques, avant même que le ministère public de Jésus ne soit véritablement lancé. En réponse à cette confession, Jésus promet à Nathanaël qu'il verra de plus grandes choses encore, et fait une allusion directe à la vision de Jacob et de l'échelle céleste en faisant référence aux anges montant et descendant sur le Fils de l'homme (Jean 1.51).
Jean 21.2 (Louis Segond S21) :
Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, qui venait de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples de Jésus se trouvaient ensemble.
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III
Cette déclaration, adressée à l'ensemble des disciples présents, ancre la scène dans une riche tradition vétérotestamentaire et affirme que Jésus est le véritable point de contact entre le ciel et la terre. Les auteurs de cette étude précisent que leur interprétation de la chronologie des événements johanniques — notamment les fameux « lendemains » notés par Jean — est développée dans l'annexe ANN064. Ils établissent que Nathanaël est vraisemblablement lié au mariage de Cana qui suit dans le récit, ce qui donnerait une cohérence narrative et géographique supplémentaire à la succession des péricopes 35 et 36. Des annexes complémentaires permettent d'approfondir le contexte géographique (ANN063 sur Énon et Béthanie au-delà du Jourdain) et l'épisode de la tentation qui précède (ANN070), offrant ainsi un cadre d'étude synoptique et harmonistique rigoureux. La péricope 35 se situe entre la péricope 34 consacrée à la tentation du Messie Jésus et la péricope 36 dédiée aux noces de Cana, confirmant la continuité narrative et thématique de cette section de l'Évangile de Jean. En conclusion, cet article propose une analyse rigoureuse et contextualisée de la rencontre entre Jésus et Nathanaël, mettant en lumière la christologie johannique, la chronologie du ministère pré-public de Jésus, et les liens entre personnages et événements dans la narration de Jean.
Après les noces de Cana, le Messie Jésus rend visite à Capernaüm avec sa famille, aux alentours du 1er décembre 29. Seul Jean rapporte cet épisode (Jean 2.12). Il y retrouve ses disciples Pierre, André, Jacques et Jean, et se lie avec Zébédée et Salomé. Cette ville deviendra plus tard le quartier général de son ministère galiléen. Après ce passage, il retourne à Nazareth avant de rejoindre Jean le Baptiste à Enon.
Jean 1.44 (Louis Segond S21) :
Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.
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La péricope 37 de la synopse biblique traite d'un passage du Messie Jésus à Capernaüm, événement situé aux alentours du 1er décembre de l'an 29. Cet épisode est rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean (Jean 2.12), les trois autres évangiles synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — ne mentionnant pas cet épisode particulier. Cette exclusivité johannique est significative car elle confirme que Jean, témoin direct des événements, est la seule source disponible pour cette période de la vie du Messie Jésus qui précède l'arrestation de Jean le Baptiste. Après les célèbres noces de Cana, le Messie Jésus, accompagné de sa famille, se rend à Capernaüm, ville située à environ 30 kilomètres de Cana, soit une journée de marche. Ce voyage a vraisemblablement eu lieu le dimanche 2 décembre 29. Capernaüm est une ville de Galilée au bord du lac de Tibériade, dans laquelle résidaient déjà plusieurs des disciples du Messie Jésus, notamment Pierre et André, originaires de Bethsaïda (Jean 1.44), qui s'y étaient installés pour des raisons professionnelles liées à leur activité de pêcheurs. Zébédée et Salomé, parents de Jacques et de Jean l'évangéliste, possédaient également une maison dans cette région.
Jean 1.44 (Louis Segond S21) :
Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.
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II
La visite à Capernaüm revêt un caractère relationnel et communautaire important. Les disciples souhaitaient présenter le Messie Jésus à leurs proches, familles et amis de la région. C'est très probablement lors de ce séjour que le Messie Jésus noue des liens d'amitié avec Zébédée et Salomé, un lien que l'on retrouve plus tard dans les récits évangéliques, notamment en Luc 23.49 où Salomé est mentionnée parmi les femmes qui suivaient Jésus depuis la Galilée. Ce passage à Capernaüm représente donc une étape préparatoire importante dans la constitution du cercle des proches du Messie. Cet épisode prend une dimension stratégique supplémentaire lorsque l'on considère le rôle futur de Capernaüm dans le ministère du Messie Jésus. La ville deviendra en effet le quartier général de son activité publique et de ses disciples, probablement à partir de l'automne de l'an 30, après l'arrestation de Jean le Baptiste. Ainsi, ce premier contact avec Capernaüm peut être compris comme une reconnaissance préalable des lieux et des personnes qui constitueront le cadre central de son ministère galiléen.
Luc 23.49 (Louis Segond S21) :
Tous ceux qui connaissaient Jésus, et en particulier les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, étaient restés à distance et regardaient ce qui se passait.
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III
Après ce bref séjour, le Messie Jésus repart avec sa famille en direction de Nazareth, avec probablement une étape intermédiaire à Cana pour la nuit. À Nazareth, il retrouve sa famille — sa mère Marie ainsi que ses frères et sœurs — avant de repartir seul vers les lieux où Jean le Baptiste exerçait son ministère. L'analyse de Jean 3.22-24 conduit les commentateurs à penser que le Messie Jésus s'est dirigé vers Enon près de Salim plutôt que vers Béthanie au-delà du Jourdain, la précision géographique de Jean étant ici déterminante. Du point de vue chronologique, entre ce passage à Capernaüm en décembre 29 et la première fête de Pâque mentionnée en avril 30, peu de détails nous sont fournis par les textes. Néanmoins, il semble que le Messie Jésus ait maintenu un contact régulier avec ses disciples pendant cette période, puisque c'est avec eux qu'il se rendra à Jérusalem pour la Pâque, selon le récit de Jean. Cette péricope, bien que brève et constituée essentiellement d'un seul verset (Jean 2.12), est riche d'enseignements sur les dynamiques relationnelles du Messie Jésus avec ses proches et ses disciples, sur sa connaissance préalable du territoire galiléen, et sur la préparation progressive de ce qui deviendra le cœur géographique et communautaire de son ministère public. Elle s'inscrit dans une séquence narrative qui va des noces de Cana à la première Pâque à Jérusalem, révélant une progression méthodique dans la mission du Messie Jésus.
L'article 'PER043 - Les conflits entre les disciples' explore la rivalité entre les disciples de Jean le Baptiste et ceux de Jésus. À cette période clé du début du ministère de Jésus en Judée, certains disciples de Jean passent à suivre Jésus, ce qui cause des tensions. Jean le Baptiste souligne son rôle transitoire et la nature messianique de Jésus, avec des événements probablement situés à Enon, en Judée.
Jean 3.25-36 (Louis Segond S21) :
Or, une discussion surgit entre les disciples de Jean et un Juif au sujet de la purification.Ils vinrent trouver Jean et lui dirent: «Maître, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain et à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont vers lui.»Jean répondit: «Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit: ‘Moi, je ne suis pas le Messie, mais j'ai été envoyé devant lui.’Celui qui a la mariée, c'est le marié, mais l'ami du marié, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix du marié. Ainsi donc, cette joie qui est la mienne est parfaite.Il faut qu'il grandisse et que moi, je diminue.Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre et il parle des réalités terrestres. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage.Celui qui a accepté son témoignage a certifié que Dieu est vrai.En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui donne l'Esprit sans mesure.Le Père aime le Fils et a tout remis entre ses mains.Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu reste au contraire sur lui.»
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L'article intitulé 'PER043 - Les conflits entre les disciples' explore la rivalité entre les disciples de Jean le Baptiste et ceux du Messie Jésus. Ce texte se concentre sur la période où Jésus commence son ministère en Judée, juste avant l'arrestation de Jean le Baptiste. L'apôtre Jean est le seul à fournir des détails sur cette période, ce qui le distingue des autres évangiles. L'article mentionne la rivalité comme étant une réaction naturelle des disciples fidèles à Jean, qui voyaient certains de leurs pairs quitter Jean pour suivre Jésus, perçue comme une trahison.
Jean 3.25-36 (Louis Segond S21) :
Or, une discussion surgit entre les disciples de Jean et un Juif au sujet de la purification.Ils vinrent trouver Jean et lui dirent: «Maître, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain et à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont vers lui.»Jean répondit: «Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit: ‘Moi, je ne suis pas le Messie, mais j'ai été envoyé devant lui.’Celui qui a la mariée, c'est le marié, mais l'ami du marié, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix du marié. Ainsi donc, cette joie qui est la mienne est parfaite.Il faut qu'il grandisse et que moi, je diminue.Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre et il parle des réalités terrestres. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage.Celui qui a accepté son témoignage a certifié que Dieu est vrai.En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui donne l'Esprit sans mesure.Le Père aime le Fils et a tout remis entre ses mains.Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu reste au contraire sur lui.»
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II
Jean le Baptiste, conscient de son rôle transitoire, avait pour mission d'annoncer la venue de Jésus et soulignait que c'était Jésus, le vrai Messie, qu'il fallait suivre. Cependant, cette transition n'était pas simple pour les disciples de Jean, car beaucoup auraient voulu s'accrocher à leurs habitudes et leur maître originel. L'emplacement probable de ces événements est Enon, près de Salim en Judée, une région proche de la Galilée. L'article également souligne que cette période se situe autour de mai 30 AD.
III
Le but de Jésus n'était pas de reprendre les disciples de Jean mais de préparer la voie pour sa mission messianique. L'article se termine en mentionnant des commentaires détaillés de l'apôtre Jean sur la nature et le but de ces conflits, ainsi que l'acceptation progressive des disciples de Jean sur le rôle de Jésus dans le plan divin.
L'article détaille le retour de Jésus en Galilée, en s'appuyant sur les Évangiles et les lieux clés comme Capernaüm et Nazareth. Il explique comment ces déplacements ont marqué le début d'un ministère plus stratégique et impactant.
Luc 4.14-15 (Louis Segond S21) :
Jésus, revêtu de la puissance de l'Esprit, retourna en Galilée, et sa réputation gagna toute la région.Il enseignait dans les synagogues et tous lui rendaient gloire.
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Cet article explore le retour de Jésus en Galilée, une étape cruciale dans son ministère, analysée à travers les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Après avoir séjourné à Sychar en Samarie, Jésus entreprend un voyage complexe vers la Galilée, une région intimement liée à ses premiers disciples. Les récits bibliques indiquent qu'il se déplace de Nazareth à Capernaüm, une ville significative pour sa communauté de disciples. Capernaüm devient l'épicentre de son activité, marquant un lieu stratégique où il réalise divers miracles et enseigne aux foules.
Luc 4.14-15 (Louis Segond S21) :
Jésus, revêtu de la puissance de l'Esprit, retourna en Galilée, et sa réputation gagna toute la région.Il enseignait dans les synagogues et tous lui rendaient gloire.
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II
L'article discute du rôle de Capernaüm dans l'établissement de Jésus en tant que leader religieux et de l'impact de ses déplacements sur ses enseignements. Des références bibliques telles que Jean 4.44 et Luc 4.23 facilitent la compréhension de l'enchaînement des événements. Jésus séjourne également à Cana, avant d'établir Capernaüm comme sa résidence principale, souvent chez Pierre. Cette période marque le début d'une efficacité accrue dans son ministère, alors que les Évangiles recensent ses actes et enseignements dans cette région clé.
Jean 4.44 (Louis Segond S21) :
car il avait déclaré lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie.
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III
L'article invite à consulter divers documents annexes pour approfondir la compréhension de ces événements bibliques déterminants. L'analyse propose une chronologie qui reflète comment Jésus structura stratégiquement son ministère pour maximiser son impact spirituel et social.
L'article traite de l'isolement de Jésus pour prier, soulignant l'équilibre entre son message spirituel et les attentes de guérison de la foule. Le récit de Marc et Luc montre l'importance de la prière pour Jésus, face aux pressions extérieures. La mission spirituelle restait centrale.
Luc 4.42 (Louis Segond S21) :
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Une foule de gens se mirent à sa recherche et arrivèrent jusqu'à lui; ils voulaient le retenir afin qu'il ne les quitte pas,
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L'article "PER060 - Le Messie Jésus s’isole pour prier" explore un moment clé du ministère de Jésus, où il choisit de s'éloigner de la foule pour se consacrer à la prière. Le récit se situe près de Capernaüm en Galilée, le dimanche 10 mars 31. Les Évangiles de Marc et Luc rapportent cet épisode, soulignant l'importance pour Jésus de s'isoler afin de prier Dieu, loin de l'agitation des sollicitations constantes pour guérisons et enseignements.
Marc 1.35-37 (Louis Segond S21) :
Vers le matin, alors qu'il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un endroit désert où il pria.Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa recherche;quand ils l'eurent trouvé, ils lui dirent: «Tout le monde te cherche.»
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II
Ce récit met en lumière la tension entre le besoin de Jésus de communiquer son message spirituel et les attentes matérielles du public. Jésus souhaitait que sa mission ne soit pas perçue uniquement à travers des actes de guérison. L'article commente la pression exercée sur Jésus par la foule de Capernaüm, qui assistait à des événements extraordinaires, et insiste sur le fait que l'annonce du royaume des cieux restait la priorité de Jésus.
Luc 4.42 (Louis Segond S21) :
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Une foule de gens se mirent à sa recherche et arrivèrent jusqu'à lui; ils voulaient le retenir afin qu'il ne les quitte pas,
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III
L'article est accompagné de renvois à des annexes sur la formation des disciples et à d'autres narrations bibliques de l'époque.
L'article explore la consécration des disciples de Jésus, examinant les évangiles de Matthieu et Luc. Il discute des défis et épreuves liés au choix de suivre Jésus, la capacité de discernement spirituel du Messie, et les obligations familiales des disciples. Ancré en Galilée, il souligne l'impact du ministère novateur de Jésus.
Matthieu 8.18-22 (Louis Segond S21) :
Voyant une grande foule autour de lui, Jésus donna l'ordre de passer de l'autre côté du lac.Un spécialiste de la loi s'approcha et lui dit: «Maître, je te suivrai partout où tu iras.»Jésus lui répondit: «Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas un endroit où il puisse reposer sa tête.»Un autre, parmi les disciples, lui dit: «Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père.»Mais Jésus lui répondit: «Suis-moi et laisse les morts enterrer leurs morts.»
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L'article intitulé 'PER061 - La consécration du disciple' explore la thématique de l'engagement des disciples dans le cadre du ministère de Jésus, se concentrant sur les évangiles de Matthieu et Luc. Ces textes mettent en lumière les défis auxquels ces individus faisaient face en décidant de suivre le Messie. Certains hommes, enthousiasmés par les miracles, exprimaient un désir ardent de suivre Jésus, qui les avertissait des épreuves à venir.
Matthieu 8.18-22 (Louis Segond S21) :
Voyant une grande foule autour de lui, Jésus donna l'ordre de passer de l'autre côté du lac.Un spécialiste de la loi s'approcha et lui dit: «Maître, je te suivrai partout où tu iras.»Jésus lui répondit: «Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas un endroit où il puisse reposer sa tête.»Un autre, parmi les disciples, lui dit: «Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père.»Mais Jésus lui répondit: «Suis-moi et laisse les morts enterrer leurs morts.»
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II
Jésus possédait la capacité unique de discerner qui était réellement prêt à s'engager, se fiant à l'âme plutôt qu'à l'apparence. Luc rapporte dans Actes et dans l'Évangile que d'autres disciples suivaient Jésus dès le début de son ministère, soulignant par ailleurs les difficultés liées aux obligations familiales qui pouvaient freiner cet engagement. L'article, ancré dans le contexte géographique de Capernaüm en Galilée, évoque aussi la mission de 70 disciples envoyés évangéliser.
Luc 10.17 (Louis Segond S21) :
Les 70 revinrent tout joyeux et dirent: «Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom.»
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III
Cette réflexion théologique met en exergue le contraste entre l'appel spirituel et les réalités temporelles auxquelles les disciples devaient faire face.
La péricope 79 relate les nombreuses guérisons accomplies par Jésus en Galilée, autour de Capernaüm, en l'an 31. Face à des foules venues de tout Israël, Jésus guérit les malades et annonce le salut, demandant la discrétion. Matthieu relie ces événements à la prophétie d'Ésaïe 42.1-4 et y voit une révélation trinitaire. Sa renommée croissante contraste avec l'opposition grandissante des pharisiens jaloux de son influence sur le peuple.
Matthieu 12.15-21 (Louis Segond S21) :
Jésus le sut et s'éloigna de là. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les maladeset leur recommanda sévèrement de ne pas le faire connaître,afin que s'accomplisse ce que le prophète Esaïe avait annoncé:Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé qui a toute mon approbation. Je mettrai mon Esprit sur lui, et il annoncera la justice aux nations.Il ne contestera pas, il ne criera pas, et personne n'entendra sa voix dans les rues.Il ne cassera pas le roseau abîmé et n'éteindra pas la mèche qui fume encore, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice.Les nations espéreront en son nom.
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La péricope 79 intitulée 'Nombreuses guérisons en Galilée' s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque, et se déroule dans la région de Capernaüm, au bord de la mer de Galilée, au cours de l'année 31 de notre ère. Cet épisode synoptique est principalement narré par Marc (3.7-12) et confirmé par Matthieu (12.15-21), tandis que Luc et Jean n'y contribuent pas directement dans cette péricope. Le récit décrit une période de grand succès pour le ministère public du Messie Jésus. Entouré de ses disciples, il se trouve sur les rives de la mer de Galilée, attirant des foules considérables venues non seulement de Galilée, mais aussi de toutes les régions d'Israël. La renommée de Jésus a largement dépassé les frontières de la Judée et de la Galilée, ce qui témoigne de l'ampleur extraordinaire de son ministère à ce stade de sa vie publique. Face à l'afflux massif de la foule, Marc rapporte que Jésus demande à ses disciples de maintenir une petite embarcation à sa disposition afin de ne pas être submergé par la multitude. Ce détail illustre à la fois la popularité croissante de Jésus et son organisation pratique dans l'exercice de son ministère. La foule voit en lui un grand libérateur, ce qui contraste fortement avec les conflits stériles et l'opposition délibérée que lui manifestent les autorités religieuses. L'article souligne la lourde responsabilité des chefs religieux de l'époque.
Esaïe 42.1-4 (Louis Segond S21) :
*Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai,Il ne criera pas, il ne haussera pas le tonIl ne cassera pas le roseau abîméIl ne faiblira pas et ne se relâchera pas
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II
Témoins directs des guérisons et de l'action de Dieu à travers Jésus, ils s'y opposent délibérément, alors même qu'ils sont censés promouvoir l'œuvre divine. Cette opposition est d'autant plus grave qu'elle est consciente et volontaire, et qu'elle conduit progressivement ces autorités vers des intentions meurtrières, comme le montrait la péricope précédente (PER078). Matthieu, fidèle à sa méthode d'écriture destinée à un public juif, établit un lien explicite avec la prophétie d'Ésaïe 42.1-4. Ce passage prophétique décrit le serviteur du Seigneur qui annonce la bonne nouvelle avec douceur et sans éclat. En citant ce texte, Matthieu montre que Jésus accomplit parfaitement les prophéties messianiques de l'Ancien Testament. Le commentaire relève également la présence de la Trinité dans cette citation : le Père qui parle, le Fils serviteur, et l'Esprit Saint. Cette argumentation trinitaire est pleinement adaptée aux lecteurs juifs de Matthieu, mais Marc, qui s'adresse plutôt à des Grecs et à des Gentils, a omis cette démonstration scripturaire, choisissant une narration plus directe et centrée sur les faits. Jésus, dans cet épisode, accomplit une double mission : il annonce le message du salut et guérit de nombreux malades. Cependant, il leur prescrit la discrétion.
Matthieu 12.15-21 (Louis Segond S21) :
Jésus le sut et s'éloigna de là. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les maladeset leur recommanda sévèrement de ne pas le faire connaître,afin que s'accomplisse ce que le prophète Esaïe avait annoncé:Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé qui a toute mon approbation. Je mettrai mon Esprit sur lui, et il annoncera la justice aux nations.Il ne contestera pas, il ne criera pas, et personne n'entendra sa voix dans les rues.Il ne cassera pas le roseau abîmé et n'éteindra pas la mèche qui fume encore, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice.Les nations espéreront en son nom.
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III
Cette injonction au silence s'explique par une préoccupation pastorale profonde : Jésus ne veut pas que la foule soit uniquement attirée par la dimension miraculeuse et temporaire des guérisons physiques, au détriment de la grâce éternelle du salut qu'il est venu apporter. Il cherche à orienter les cœurs vers l'essentiel, c'est-à-dire une relation authentique avec Dieu, plutôt que vers la recherche de bénédictions matérielles ou physiques. La célébrité grandissante du Messie Jésus a pour effet secondaire d'amplifier la jalousie et la haine des pharisiens. Ces derniers constatent avec amertume que le peuple, au lieu de se tourner vers eux, représentants légitimes de la Loi de Moïse, est irrésistiblement attiré par ce nouveau maître itinérant. Ce phénomène n'est pas nouveau : le ministère de Jean le Baptiste avait déjà ébranlé leur institution. Mais l'impact du ministère de Jésus prend une dimension sans précédent, que personne n'aurait pu anticiper, et qui va précipiter la confrontation entre Jésus et les autorités religieuses. En synthèse, cette péricope met en lumière plusieurs thèmes théologiques fondamentaux : l'accomplissement des prophéties messianiques, la nature trinitaire de l'œuvre de Dieu, la priorité du salut éternel sur les bénéfices temporels, et le contraste saisissant entre l'accueil populaire réservé à Jésus et le rejet institutionnel dont il est l'objet. Elle s'inscrit dans une dynamique narrative qui conduit progressivement vers l'intensification du conflit avec les autorités religieuses juives.
Jésus choisit douze disciples parmi ses suivants et leur attribue le titre d'apôtres, terme grec signifiant 'envoyé en mission'. Ce choix, effectué après une nuit de prière, correspond au nombre des tribus d'Israël. Les Douze reçoivent autorité pour guérir et proclamer le salut, constituant le fondement de l'Église future. L'article explore l'étymologie du terme, la prière de Jésus, la question de son omniscience et le cas de Judas Iscariote.
Marc 3.13-19 (Louis Segond S21) :
Il monta ensuite sur la montagne; il appela ceux qu'il voulait, et ils vinrent vers lui.Il en établit douze [auxquels il donna le nom d'apôtres,] pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcheravec le pouvoir [de guérir les maladies et] de chasser les démons.[Voici les douze qu'il établit:] Simon, qu'il appela Pierre;Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui signifie «fils du tonnerre»;André; Philippe; Barthélémy; Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée; Thaddée; Simon le Cananite;et Judas l'Iscariot, celui qui trahit Jésus.
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La péricope 80 (PER080) traite du choix des douze apôtres par Jésus, le Messie, événement majeur dans le développement de son ministère public en Galilée. Cet épisode se situe chronologiquement après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem, aux alentours du 5 avril 31, dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque. L'événement se déroule sur une montagne proche de Capharnaüm, en Galilée, avec un plateau en contrebas, selon la chronologie adoptée par Marc qui place cette nomination juste après les nombreuses guérisons opérées en Galilée. L'article s'appuie sur une approche synoptique, confrontant trois récits évangéliques parallèles : Matthieu 9.38 et 10.1-4, Marc 3.13-19, et Luc 6.12-16. L'évangile de Jean ne rapporte pas directement cet épisode. La méthodologie adoptée suit principalement la chronologie de Marc pour ordonner les événements. Un point central de cet article est l'étymologie et la signification du terme 'apôtre'. Issu du grec ancien ἀπόστολος (apóstolos), il désigne un 'envoyé chargé d'une mission'. Dans la Septante, version grecque de l'Ancien Testament, ce terme traduit l'hébreu shaliah, signifiant 'envoyé plénipotentiaire'.
Luc 6.12-16 (Louis Segond S21) :
A cette époque-là, Jésus se retira sur la montagne pour prier; il passa toute la nuit à prier Dieu.Quand le jour fut levé, il appela ses disciples et il en choisit parmi eux douze auxquels il donna le nom d'apôtres:Simon, qu'il appela aussi Pierre; André, son frère; Jacques; Jean; Philippe; Barthélémy;Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée; Simon, appelé le zélote;Jude, fils de Jacques; et Judas l'Iscariot, celui qui devint un traître.
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II
Le mot grec est composé de ἀπό (indiquant l'envoi, la mission) et de στέλλω (signifiant disposer, envoyer). Ces douze hommes deviennent ainsi des ambassadeurs du Royaume de Dieu, investis d'une autorité déléguée par Jésus lui-même, notamment le pouvoir de guérir les malades et de proclamer le message du salut. Le nombre douze n'est pas anodin : il correspond au nombre des tribus d'Israël, soulignant la dimension symbolique et eschatologique de cette institution. Ces apôtres sont choisis parmi un cercle plus large de disciples, et l'article renvoie à des annexes spécifiques (ANN021 et ANN022) pour expliquer les distinctions entre le premier appel des disciples en Judée, leur appel sur les rives de la mer de Galilée, et cette nomination officielle au titre d'apôtres. L'article insiste particulièrement sur la prière nocturne de Jésus avant ce choix, rapportée par Luc. Malgré sa nature divine, Jésus agissait toujours en harmonie avec le Père, illustrant ainsi l'unité de la Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit). Cette prière soulève plusieurs interrogations théologiques : Jésus priait-il pour discerner la prochaine étape de son œuvre ? Pour connaître l'identité des hommes à choisir ? Pour implorer le soutien divin sur leur ministère futur ?
Matthieu 9.38 (Louis Segond S21) :
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.»
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III
L'auteur propose que Jésus priait pour obtenir la confirmation divine de la liste des apôtres et pour qu'ils reçoivent les capacités nécessaires à leur mission après sa mort. La question de l'omniscience de Jésus est également soulevée, notamment en lien avec le cas de Judas Iscariote : Jésus savait-il que Judas le trahirait ? Était-il conscient de ses malversations financières ? L'article renvoie à l'annexe ANN032 consacrée à Judas Iscariote pour approfondir ces questions, sans entrer dans les détails ici. L'aspect organisationnel et structurel de cette nomination est également mis en valeur : la constitution du groupe des Douze représente une structuration de l'œuvre missionnaire, permettant de répondre aux nombreux besoins de la foule et de préparer la continuité du mouvement après la crucifixion. Ces apôtres recevront une formation spécifique auprès du Maître et constitueront un groupe reconnu et respecté par l'Église primitive, comme en témoigne le livre des Actes (Actes 5.13). Après la résurrection et la Pentecôte, ils seront considérés comme les piliers de l'Église, et leurs témoignages rédigés seront naturellement acceptés en raison de leur notoriété et de leur autorité apostolique. En résumé, cet article propose une étude rigoureuse et méthodique du choix des Douze, articulant exégèse synoptique, analyse lexicale, réflexion théologique sur la nature de Jésus et considérations ecclésiologiques, tout en renvoyant le lecteur à des ressources complémentaires pour approfondir les questions connexes.
L'article "PER082 - Proclamation de l’Evangile" explore les instructions prophétiques de Jésus à ses disciples, leur annonçant des persécutions futures. Basé sur Matthieu 10.16-23, il met en lumière le rôle du Saint Esprit. Située en Galilée, cette formation prépare les apôtres pour les défis à venir.
Matthieu 10.16-23 (Louis Segond S21) :
»Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes.Méfiez-vous des hommes, car ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront dans leurs synagogues.A cause de moi vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois pour leur apporter votre témoignage, à eux et aux non-Juifs.Mais, quand on vous fera arrêter, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné au moment même.En effet, ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.»Le frère livrera son frère à la mort et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir.Vous serez détestés de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas fini de parcourir les villes d'Israël avant que le Fils de l'homme ne vienne.
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L'article intitulé "PER082 - Proclamation de l’Evangile" s'inscrit dans une série d'études bibliques centrées sur la période de la Pâque. Il présente les enseignements de Jésus à ses disciples concernant les défis qu'ils rencontreront lorsqu'ils proclameront l'Évangile. Le passage principal vient de l'Évangile de Matthieu 10.16-23, où Jésus prévient ses apôtres des persécutions futures. L'article souligne la perspective prophétique de ces instructions, données deux ans avant la Pentecôte, et met en avant le rôle du Saint Esprit comme soutien des disciples.
Matthieu 10.16-23 (Louis Segond S21) :
»Voici que je vous envoie comme des brebis au milieu des loups. Soyez donc prudents comme les serpents et purs comme les colombes.Méfiez-vous des hommes, car ils vous livreront aux tribunaux et vous fouetteront dans leurs synagogues.A cause de moi vous serez conduits devant des gouverneurs et devant des rois pour leur apporter votre témoignage, à eux et aux non-Juifs.Mais, quand on vous fera arrêter, ne vous inquiétez ni de la manière dont vous parlerez ni de ce que vous direz: ce que vous aurez à dire vous sera donné au moment même.En effet, ce n'est pas vous qui parlerez, c'est l'Esprit de votre Père qui parlera en vous.»Le frère livrera son frère à la mort et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir.Vous serez détestés de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.Quand on vous persécutera dans une ville, fuyez dans une autre. Je vous le dis en vérité, vous n'aurez pas fini de parcourir les villes d'Israël avant que le Fils de l'homme ne vienne.
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II
À ce moment de l'histoire, Jésus se trouve en Galilée, une région relativement accueillante par rapport à Jérusalem. Les apôtres, bien que confrontés à des difficultés, reçoivent l'assurance que le Saint Esprit sera avec eux pour les guider. En outre, l'article fournit des références aux annexes qui détaillent des aspects clés comme le choix des disciples et les objets symboliques tels que le bâton et les sandales des apôtres. Le contexte géographique place la scène sur une montagne près de Capernaüm, illustrant l'impact de l'environnement sur la transmission de l'Évangile.
III
L'analyse propose que cette formation précoce de Jésus vise à préparer les disciples pour les épreuves à venir, renforçant ainsi leur résilience et leur foi. Les annexes recommandées enrichissent cette étude, en offrant des détails supplémentaires sur les Evangiles et les profils des disciples.
Jésus avertit ses disciples des persécutions à venir, révélant la nature spirituelle et difficile de leur mission. Cet enseignement, fondé sur l'Évangile de Matthieu, vise à préparer les apôtres pour les défis spirituels et physiques du ministère.
Matthieu 10.24-42 (Louis Segond S21) :
»Le disciple n'est pas supérieur au maître, ni le serviteur supérieur à son seigneur.Il suffit au disciple d'être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, ils appelleront d'autant plus volontiers ainsi les gens de sa maison!N'ayez donc pas peur d'eux, car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l'oreille, proclamez-le sur les toits.Ne redoutez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l'âme. Redoutez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps en enfer.Ne vend-on pas deux moineaux pour une petite pièce? Cependant, pas un ne tombe par terre sans l'accord de votre Père.Même vos cheveux sont tous comptés.N'ayez donc pas peur: vous valez plus que beaucoup de moineaux.»C'est pourquoi, toute personne qui se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour elle devant mon Père céleste;mais celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père céleste.»Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre! Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée,car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère,et l'on aura pour ennemis les membres de sa famille.Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi.Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.»Si quelqu'un vous accueille, c'est moi qu'il accueille, et celui qui m'accueille accueille celui qui m'a envoyé.Celui qui accueille un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui accueille un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.Et si quelqu'un donne à boire ne serait-ce qu'un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra pas sa récompense.»
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Cet article aborde les avertissements de Jésus sur les persécutions imminentes que ses disciples, les apôtres, devront affronter. Se basant principalement sur les Écritures du Nouveau Testament, notamment l'Évangile de Matthieu, l'article soulève une perspective théologique autour de l'idée d'un combat spirituel. Jésus met en garde ses disciples, non seulement sur les défis physiques et émotionnels qu'ils devront surmonter, mais aussi sur les aspects spirituels de leur mission.
Matthieu 10.24-42 (Louis Segond S21) :
»Le disciple n'est pas supérieur au maître, ni le serviteur supérieur à son seigneur.Il suffit au disciple d'être traité comme son maître, et au serviteur comme son seigneur. S'ils ont appelé le maître de la maison Béelzébul, ils appelleront d'autant plus volontiers ainsi les gens de sa maison!N'ayez donc pas peur d'eux, car il n'y a rien de caché qui ne doive être découvert, ni de secret qui ne doive être connu.Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en plein jour; et ce qui vous est dit à l'oreille, proclamez-le sur les toits.Ne redoutez pas ceux qui tuent le corps mais qui ne peuvent pas tuer l'âme. Redoutez plutôt celui qui peut faire périr l'âme et le corps en enfer.Ne vend-on pas deux moineaux pour une petite pièce? Cependant, pas un ne tombe par terre sans l'accord de votre Père.Même vos cheveux sont tous comptés.N'ayez donc pas peur: vous valez plus que beaucoup de moineaux.»C'est pourquoi, toute personne qui se déclarera publiquement pour moi, je me déclarerai moi aussi pour elle devant mon Père céleste;mais celui qui me reniera devant les hommes, je le renierai moi aussi devant mon Père céleste.»Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre! Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée,car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère,et l'on aura pour ennemis les membres de sa famille.Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi.Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.»Si quelqu'un vous accueille, c'est moi qu'il accueille, et celui qui m'accueille accueille celui qui m'a envoyé.Celui qui accueille un prophète en qualité de prophète recevra une récompense de prophète, et celui qui accueille un juste en qualité de juste recevra une récompense de juste.Et si quelqu'un donne à boire ne serait-ce qu'un verre d'eau froide à l'un de ces petits parce qu'il est mon disciple, je vous le dis en vérité, il ne perdra pas sa récompense.»
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II
En guise de formation, Jésus insiste sur l'importance de la prière et de la dévotion totale à leur mission divine. L'article relie ce message à une perspective historique en situant l'événement après la fête de Pâque et à un moment précis dans le ministère de Jésus, sur une colline près de Capernaüm, Galilée. La discussion amène également à noter comment Judas Iscariote, malgré sa trahison ultérieure, faisait partie de ceux à qui ces avertissements étaient adressés.
III
L'auteur conclue que ces instructions, bien que potentiellement décourageantes, étaient essentielles pour préparer les apôtres à la réalité de leur engagement spirituel contre les forces du mal.
L'article traite du rassemblement des disciples et de la foule en Galilée, où Jésus prononce son sermon sur la montagne après avoir choisi les douze apôtres. La foule est principalement attirée par les guérisons miraculeuses, mais ce moment est aussi essentiel pour l'enseignement du message de Jésus. Luc et Matthieu offrent deux perspectives complémentaires de cet événement.
Matthieu 5.1-2 (Louis Segond S21) :
A la vue de ces foules, Jésus monta sur la montagne. Il s'assit et ses disciples s'approchèrent de lui.Puis il prit la parole pour les enseigner; il dit:
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L'article se concentre sur un événement biblique important, le rassemblement des disciples et de la foule au pied d'une montagne proche de Capernaüm en Galilée. Cet épisode se situe après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem le 5 avril 31. Jésus y choisit les douze apôtres après une nuit de prière solitaire sur la montagne.
Luc 6.17-19 (Louis Segond S21) :
Il descendit avec eux et s'arrêta sur un plateau où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de personnes de toute la Judée, de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon.Ils étaient venus pour l'entendre et pour être guéris de leurs maladies. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris,et toute la foule cherchait à le toucher parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous.
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II
S'ensuit un important rassemblement où se mêlent disciples et foule, attirés par la figure de Jésus. Luc décrit le lieu précis de cet événement, soulignant l'importance de la topographie pour faire résonner la voix de Jésus durant son célèbre sermon sur la montagne. Pourtant, la principale motivation de la foule semble être la guérison miraculeuse, chaque individu cherchant à toucher Jésus pour être soigné.
Matthieu 5.1-2 (Louis Segond S21) :
A la vue de ces foules, Jésus monta sur la montagne. Il s'assit et ses disciples s'approchèrent de lui.Puis il prit la parole pour les enseigner; il dit:
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III
Ce moment est raconté selon deux perspectives : Matthieu et Luc. Matthieu semble avoir regroupé plusieurs enseignements de Jésus à cette occasion, laissant penser que le sermon pourrait être une compilation de discours réalisés à différents moments. Cet épisode met donc en lumière les multiples facettes des récits évangéliques et comment ceux-ci convergent pour transmettre un message spirituel puissant.
L'article examine le 'sel de la terre' dans le sermon sur la montagne de Jésus, analysé dans Matthieu 5:13, avec des liens aux évangiles de Marc et Luc. Jésus utilise cette métaphore pour illustrer le rôle des disciples comme vecteurs de sagesse et de protection contre la corruption, mettant en garde envers la perte de leur influence spirituelle.
Luc 14.34-35 (Louis Segond S21) :
»Le sel est une bonne chose, mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on?Il n'est bon ni pour la terre, ni pour le fumier; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.»
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Cet article se concentre sur une partie spécifique du sermon sur la montagne, prononcé par Jésus, souvent connu comme le 'sel de la terre'. Le texte principal analysé est Matthieu 5:13, avec des références croisées à Marc 9:50 et Luc 14:34-35. La métaphore du sel est utilisée par Jésus pour décrire les disciples comme des agents de préservation et d'amélioration morale et spirituelle dans le monde.
Marc 9.50 (Louis Segond S21) :
Le sel est une bonne chose, mais s'il perd sa saveur, avec quoi la lui rendrez-vous? Ayez du sel en vous-mêmes et soyez en paix les uns avec les autres.»
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II
Cette métaphore souligne leur rôle dans l'apport de sagesse, de justice et d'amour divin tout en prévenant la corruption. Jésus avertit cependant que les disciples peuvent perdre leur 'saveur', c’est-à-dire leur efficacité spirituelle s'ils ne vivent pas selon ses enseignements. Le texte examine également la pertinence chimique de cette métaphore, concluant que, naturellement, le sel ne perd pas sa saveur, sauf par transformation chimique.
Matthieu 5.13 (Louis Segond S21) :
»Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors et piétiné par les hommes.
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III
Ceci renforce l'enseignement spirituel que les disciples doivent rester fidèles pour conserver leur impact dans le monde.
Cet article explore comment, dans le sermon sur la montagne, l'image de la "lumière du monde" enseigne aux disciples à vivre leur foi de manière visible, illustrée à travers Matthieu 5.14-16, Marc 4.21-22, et Luc 8.16/11.33-35. Ces allégories encouragent à être un exemple d'intégrité, reflétant la lumière de Dieu pour inspirer d'autres à le célébrer.
Luc 8.16 (Louis Segond S21) :
»Personne n'allume une lampe pour la couvrir d'un vase ou la mettre sous un lit, mais il la met sur un support, afin que ceux qui entrent voient la lumière.
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Le sermon sur la montagne (4), la lumière du Monde
I
L'article "PER088 - Le sermon sur la montagne (4), la lumière du Monde" explore l'un des enseignements les plus symboliques de Jésus, le sermon sur la montagne, avec une attention particulière à la métaphore de la "lumière du monde". Le texte s'articule autour de trois passages : Matthieu 5.14-16, Marc 4.21-22 et Luc 8.16/11.33-35, tous illustrant comment les disciples de Jésus sont appelés à être des exemples d'intégrité et de foi dans le monde. Jésus souligne cela à travers des allégories, comparant ses disciples à une ville visible sur une montagne et à une lampe sur son support.
Luc 11.33-35 (Louis Segond S21) :
»Personne n'allume une lampe pour la mettre dans un endroit caché ou sous un seau, mais on la met sur son support, afin que ceux qui entrent voient la lumière.Ton œil est la lampe de ton corps. Lorsque ton œil est en bon état, tout ton corps est éclairé; mais lorsque ton œil est en mauvais état, ton corps aussi est dans les ténèbres.Veille donc à ce que la lumière qui est en toi ne soit pas ténèbres.
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II
Cette image de la lumière se répète dans les Évangiles pour encourager le témoignage actif et visible des disciples dans leurs communautés, non pour leur gloire personnelle, mais pour conduire d'autres à célébrer la gloire de Dieu. En ajoutant les commentaires bibliques de divers passages, l'article montre comment ces enseignements ont été adaptés pour répondre aux besoins spécifiques des différents publics des Évangiles. Il met en lumière les nuances entre les versions de Matthieu et Luc, soulignant ainsi l'importance de l'audience à qui s'adresse chaque Évangile.
Marc 4.21-22 (Louis Segond S21) :
Il leur dit encore: «Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous un seau ou sous le lit? N'est-ce pas pour la mettre sur son support?Il n'y a en effet rien de caché qui ne doive être mis en lumière, rien de secret qui ne doive être mis au jour.
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III
L'emplacement du sermon – à proximité de Capernaüm, en Galilée – et son contexte temporel – après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem en 31 apr. J.-C. – contribuent à enraciner cet événement dans un cadre historique précis, renvoyant ainsi à la réalité tangible de l'œuvre de Jésus. L'article offre une étude lumineuse sur la façon dont le thème de la lumière transcende les évangiles et sert à renforcer la mémoire des nombreux enseignements de Jésus, tout en mettant en avant la responsabilité des disciples de manifester visiblement la foi chrétienne.
La dixième section du Sermon sur la montagne porte sur l'amour des ennemis (Mt 5.43-48 ; Lc 6.27-36). Jésus dépasse l'interprétation pharisienne en invitant ses disciples à aimer même les païens, à l'image de Dieu qui aime tous les hommes. La 'règle d'or' (Mt 7.12) complète cet enseignement. L'objectif ultime est la perfection divine : 'Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.'
Matthieu 5.45 (Louis Segond S21) :
afin d'être les fils de votre Père céleste. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.
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Cette péricope (PER094) constitue la dixième section d'une série consacrée au Sermon sur la montagne, l'un des discours les plus fondamentaux de Jésus selon les Évangiles synoptiques. Elle traite d'un thème central et exigeant de l'enseignement du Messie : l'amour des ennemis. L'étude s'appuie principalement sur les textes de Matthieu 5.43-48 et Matthieu 7.12, ainsi que sur le parallèle de Luc 6.27-36, Marc et Jean ne rapportant pas ce passage. Le cadre géographique et temporel est précisé : l'événement se déroule sur un plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem, situé au 5 avril 31. Le sermon sur la montagne est ici divisé en vingt-trois sections, dont celle-ci représente un moment charnière dans la progression thématique. Jésus utilise sa formule caractéristique, rapportée par Matthieu : 'Il est écrit, mais moi je vous dis.' Cette structure rhétorique souligne le contraste voulu entre l'enseignement traditionnel des scribes et des pharisiens d'une part, et la nouvelle norme proposée par le Messie d'autre part. En Matthieu 5.43, Jésus cite la prescription de détester son ennemi, mais le commentaire précise que cette formulation ne se trouve pas dans la loi de Moïse elle-même, notamment en Lévitique 19.18, qui ne mentionne que l'amour du prochain. Il s'agirait donc d'une interprétation rabbinique et pharisienne ajoutée à la Torah, que Jésus corrige et dépasse.
Lévitique 19.18 (Louis Segond S21) :
Tu ne te vengeras pas et tu ne garderas pas de rancune contre les membres de ton peuple. *Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis l'Eternel.
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II
L'enseignement de Jésus s'adresse en premier lieu aux Juifs, en les invitant à étendre leur amour jusqu'aux païens, bien que la loi de Moïse ne le prescrive pas explicitement. La justification théologique avancée est que Dieu lui-même aime ces nations. Matthieu 5.45 développe cette idée en précisant que le disciple qui applique ces préceptes sera reconnu concrètement comme enfant de Dieu. C'est donc par l'imitation de Dieu que se manifeste l'appartenance au Père céleste. Le commentaire souligne la rupture radicale entre le comportement du véritable disciple et celui des religieux de l'époque. L'auteur reconnaît la difficulté, voire l'apparente impossibilité humaine, d'atteindre un tel idéal. Seule l'aide divine permettrait au croyant de s'élever à ce niveau d'exigence éthique et spirituelle. Le passage de Matthieu 7.12 est également cité et mis en relation avec Luc 6.31.
Matthieu 7.12 (Louis Segond S21) :
»Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
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III
On y trouve la formulation connue sous le nom de 'règle d'or' : 'Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.' Jésus présente ici un idéal positif d'action envers autrui, tout en dénonçant la tendance naturelle de l'homme à agir de manière opposée à ces préceptes. Une comparaison entre Matthieu et Luc est effectuée : si Matthieu introduit ce thème, c'est Luc qui l'approfondit davantage. Cependant, la démonstration reste similaire dans les deux évangiles. Matthieu 7.1-12 reprend et développe le thème du comportement du disciple après avoir traité des sujets du meurtre, de la convoitise, de la haine, de la tromperie et de la vengeance. La conclusion de cette section du sermon se trouve dans l'injonction : 'Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait.' Luc reprend la même pensée avec une légère variation. Cette formule synthétise l'ensemble de l'enseignement : Dieu ne diminue pas ses exigences morales pour s'adapter aux capacités humaines, mais les révèle dans leur plénitude comme un objectif vers lequel tendre. L'article invite ainsi le lecteur à méditer sur la nature de la sainteté divine et sur la vocation du disciple à en refléter les attributs dans ses relations avec tous, y compris ses ennemis. Des ressources complémentaires sont proposées, notamment l'annexe ANN097 sur les Béatitudes, l'annexe ANN021 sur les appels des disciples et l'annexe ANN022 sur le choix des disciples, ainsi qu'un renvoi au chapitre général sur les Évangiles.
L'article discute du Sermon sur la Montagne où Jésus explique l'importance des choix spirituels, symbolisés par deux chemins. Ce thème récurrent souligne l'appel de Jésus à ses disciples à choisir la voie difficile menant à la vie éternelle.
Luc 18.27 (Louis Segond S21) :
Jésus répondit: «Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.»
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L'article explore le Sermon sur la Montagne, mettant en lumière l'enseignement de Jésus sur les deux chemins, qui symbolisent les choix spirituels ouverts aux humains. Il reflète sur la nature transformative de l'enseignement de Jésus, incitant ses disciples à adopter une voie étroite et difficile qui mène à la vie éternelle. Jésus utilise l'image des deux chemins pour illustrer son appel à la décision et à l'engagement.
Luc 18.27 (Louis Segond S21) :
Jésus répondit: «Ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu.»
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II
L'article rapproche cet enseignement de passages parallèles dans les Évangiles de Matthieu et Luc, soulignant la récurrence du thème des choix spirituels dans le ministère de Jésus. Grâce à des soirées prolongées avec ses disciples, Jésus enseigne ses idées révolutionnaires qui contrastaient avec les traditions pharisiennes de l'époque. Le lieu de l'enseignement est sur un plateau près de Capernaüm, après le pèlerinage de Pâque, illustrant la période active du ministère de Jésus.
Luc 13.24 (Louis Segond S21) :
«Efforcez-vous d'entrer par la porte étroite. En effet, je vous le dis, beaucoup chercheront à entrer et ne le pourront pas.
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III
Les références bibliques spécifiques incluses sont Matthieu 7:13-14 et Luc 13:24, offrant une base textuelle pour réfléchir sur le message de Jésus concernant la voie de la vie éternelle. L'article rappelle l'importance de choisir la bonne voie avec l'idée que se rapprocher de Dieu rend toutes choses possibles, tel que souligné dans Luc 18:27 et Matthieu 19:26.
L'article explore le Sermon sur la montagne où Jésus parle de prétendus disciples non reconnus par Lui. Comparant les évangélistes Matthieu et Luc, il traite de l'authenticité de la foi nécessaire pour entrer dans le Royaume de Dieu, au-delà de l'appartenance ethnique et des actes miraculeux.
1 Jean 4.7 (Louis Segond S21) :
Bien-aimés, aimons-nous les uns les autres, car l'amour vient de Dieu, et toute personne qui aime est née de Dieu et connaît Dieu.
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Le sermon sur la montagne (22), ceux qui m’appellent Seigneur
I
Cet article analyse une section du Sermon sur la montagne, où Jésus parle de ceux qui proclament le Seigneur, mais dont les actions ne reflètent pas un véritable engagement envers ses enseignements. Le texte se concentre sur Matthieu 7.21-23, où Jésus avertit que de nombreuses personnes déclarant sa seigneurie ne seront pas reconnues par lui. Ce passage est comparé avec Luc 13.25-30, montrant comment Matthieu et Luc présentent des perspectives légèrement différentes de ce message crucial.
Matthieu 13.24-30 (Louis Segond S21) :
Il leur proposa une autre parabole: «Le royaume des cieux ressemble à un homme qui avait semé une bonne semence dans son champ.Mais, pendant que les gens dormaient, son ennemi vint, sema de la mauvaise herbe parmi le blé et s'en alla.Lorsque le blé eut poussé et donné du fruit, la mauvaise herbe apparut aussi.Les serviteurs du maître de la maison vinrent lui dire: ‘Seigneur, n'as-tu pas semé une bonne semence dans ton champ? Comment se fait-il donc qu'il y ait de la mauvaise herbe?’Il leur répondit: ‘C'est un ennemi qui a fait cela.’ Les serviteurs lui dirent: ‘Veux-tu que nous allions l'arracher?’‘Non, dit-il, de peur qu'en arrachant la mauvaise herbe vous ne déraciniez en même temps le blé.Laissez l'un et l'autre pousser ensemble jusqu'à la moisson et, au moment de la moisson, je dirai aux moissonneurs: Arrachez d'abord la mauvaise herbe et liez-la en gerbes pour la brûler, mais amassez le blé dans mon grenier.’»
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II
Matthieu met en lien cette déclaration avec les faux prophètes mentionnés plus tôt, soulignant le besoin de vrais disciples pour mener une vie authentique en Christ. Le contexte est propre à une situation post-Pâque, sur le plateau près de Capernaüm en 31 après J.-C. L'analyse offre des comparaisons avec d'autres passages bibliques, soulignant la persistance du thème de l'authenticité dans la foi.
Matthieu 7.21-23 (Louis Segond S21) :
»Ceux qui me disent: ‘Seigneur, Seigneur!’ n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père céleste.Beaucoup me diront ce jour-là: ‘Seigneur, Seigneur, n'avons-nous pas prophétisé en ton nom? N'avons-nous pas chassé des démons en ton nom? N'avons-nous pas fait beaucoup de miracles en ton nom?’Alors je leur dirai ouvertement: ‘Je ne vous ai jamais connus. Eloignez-vous de moi, vous qui commettez le mal!’
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III
Les miracles et autres actes de puissance ne suffisent pas à prouver la véritable allégeance à Dieu. Le texte explore aussi la distinction entre l'appartenance ethnique juive et la nécessité d'une foi authentique pour entrer dans le Royaume de Dieu.
Cet article analyse la parabole des deux maisons, illustrant l'importance des fondations spirituelles solides face aux apparences trompeuses, soulignant la distinction entre les vrais et faux disciples.
Luc 6.47-49 (Louis Segond S21) :
Je vais vous montrer à qui ressemble tout homme qui vient à moi, entend mes paroles et les met en pratique:il ressemble à un homme qui, pour construire une maison, a creusé, creusé profondément et a posé les fondations sur le rocher. Une inondation est venue, le torrent s'est jeté contre cette maison sans pouvoir l'ébranler, parce qu'elle était fondée sur le rocher.Mais celui qui entend et ne met pas en pratique est semblable à un homme qui a construit une maison sur la terre, sans fondations. Le torrent s'est jeté contre elle et aussitôt elle s'est écroulée; la ruine de cette maison a été grande.»
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Cet article propose une exploration détaillée du sermon sur la montagne, se concentrant sur la parabole des deux maisons. Cette parabole, évoquée dans l'évangile de Matthieu (7:24-27) et Luc (6:47-49), compare deux types de constructions représentant la vie de deux personnes. Les apparences peuvent être trompeuses : la maison construite sur le sable peut d'abord sembler plus attrayante en raison des économies réalisées sur ses fondations, qui permettent d'améliorer son apparence externe.
Matthieu 7.24-27 (Louis Segond S21) :
»C'est pourquoi, toute personne qui entend ces paroles que je dis et les met en pratique, je la comparerai à un homme prudent qui a construit sa maison sur le rocher.La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont déchaînés contre cette maison; elle ne s'est pas écroulée, parce qu'elle était fondée sur le rocher.Mais toute personne qui entend ces paroles que je dis et ne les met pas en pratique ressemblera à un fou qui a construit sa maison sur le sable.La pluie est tombée, les torrents sont venus, les vents ont soufflé et se sont abattus sur cette maison; elle s'est écroulée et sa ruine a été grande.»
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II
Cependant, c'est lors des tempêtes que la solidité réelle de la construction est révélée, symbolisant la véritable essence d'un disciple. Cela souligne l'importance de la robustesse intérieure et spirituelle sur les apparences extérieures. Les auditeurs identifiaient eux-mêmes les pharisiens à la construction sur le sable, ce qui était l'un des objectifs de Jésus dans ce message.
Luc 6.47-49 (Louis Segond S21) :
Je vais vous montrer à qui ressemble tout homme qui vient à moi, entend mes paroles et les met en pratique:il ressemble à un homme qui, pour construire une maison, a creusé, creusé profondément et a posé les fondations sur le rocher. Une inondation est venue, le torrent s'est jeté contre cette maison sans pouvoir l'ébranler, parce qu'elle était fondée sur le rocher.Mais celui qui entend et ne met pas en pratique est semblable à un homme qui a construit une maison sur la terre, sans fondations. Le torrent s'est jeté contre elle et aussitôt elle s'est écroulée; la ruine de cette maison a été grande.»
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III
Finalement, la parabole met en avant que seuls deux choix s'offrent au disciple : entrer dans le Royaume de Dieu ou être perdu.
PER108 conclut le Sermon sur la montagne selon Matthieu 7.28-29. La foule et les disciples sont frappés par l'autorité unique de Jésus, si différente de celle des pharisiens. À travers 23 points, Jésus a défini le portrait du vrai disciple, un idéal impossible à atteindre sans transformation profonde. La foule entrevoit en lui le Messie et aspire à cette vie nouvelle qu'il propose.
Jean 6.60 (Louis Segond S21) :
Après l'avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent: «Cette parole est dure. Qui peut l'écouter?»
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La péricope PER108 traite des résultats et de l'impact du Sermon sur la montagne, tel que rapporté principalement par l'évangéliste Matthieu dans les versets 7.28-29. Cette section constitue la conclusion formelle du long discours que Jésus a prononcé sur le plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm, en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem le 5 avril 31. Matthieu est le seul évangéliste à conclure explicitement ce discours en rapportant la réaction de la foule. Les disciples et l'ensemble des auditeurs présents sont profondément frappés par l'enseignement de Jésus. Ce qui les marque particulièrement, c'est la différence fondamentale entre la manière dont le Maître s'exprime et celle des pharisiens qu'ils entendaient chaque sabbat dans les synagogues. Les pharisiens enseignaient en s'appuyant sur des traditions et des autorités extérieures, tandis que Jésus parle avec une autorité qui lui est propre, intrinsèque et immédiate. Cette observation est corroborée par plusieurs passages évangéliques. L'apôtre Jean illustre bien cette réalité en rapportant que les pharisiens eux-mêmes, abasourdis, reconnaissent : 'Jamais homme n'a parlé comme cet homme' (Jean 7.46). Les évangélistes Marc et Luc font également état de cette autorité singulière avec laquelle Jésus enseignait (Marc 1.22, Luc 4.32), une autorité que Pierre confesse également dans Jean 6.68. Ces témoignages convergents montrent que l'impact de Jésus sur ses auditeurs dépasse largement le cadre d'un enseignement rabbinique ordinaire.
Jean 6.60 (Louis Segond S21) :
Après l'avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent: «Cette parole est dure. Qui peut l'écouter?»
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II
Le Sermon sur la montagne, principalement rapporté par Matthieu, a eu un impact profond sur la foule et les nombreux disciples présents. Le chemin du véritable disciple est désormais clairement tracé, laissant à chacun la liberté de s'y engager ou non. Ce choix personnel conditionne l'accès au Royaume de Dieu, thème central du message de Jésus tout au long de ce discours. Il est notable que la conclusion de Matthieu pourrait sembler surprenante à première vue. En effet, le Messie Jésus a énoncé des normes élevées, souvent en opposition directe avec les enseignements des pharisiens qui dominaient la vie religieuse du peuple. Pourtant, la réaction de la foule n'est pas le rejet ou l'incompréhension. Contrairement à certains auditeurs qui, à une autre occasion, avaient dit : 'Ces paroles sont dures ; qui peut les entendre ?' (Jean 6.60), ceux qui entendent le Sermon sur la montagne sont touchés et aspirent à cette nouvelle vie. La foule perçoit en Jésus bien plus qu'un simple prophète. Elle entrevoit en lui le Messie, le fondateur d'une société nouvelle, d'un ordre différent dirigé par ce Maître qu'elle reconnaît comme exceptionnel. Cette reconnaissance messianique, bien que non encore pleinement formulée par tous, transparaît dans l'émerveillement collectif face à son autorité.
Luc 6.17 (Louis Segond S21) :
Il descendit avec eux et s'arrêta sur un plateau où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de personnes de toute la Judée, de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon.
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III
À travers les 23 points développés dans le Sermon sur la montagne, Jésus a défini le portrait type du disciple, un profil qui diverge fondamentalement de la nature humaine naturelle. Le commentaire souligne avec pertinence qu'il est pratiquement impossible de réaliser ce profil sans une transformation profonde de l'être intérieur. C'est précisément pourquoi ce discours s'adresse en priorité aux disciples, comme le précise Luc 6.17, avant de s'étendre à une audience plus large. Du point de vue synoptique, il est important de noter que si Matthieu situe cet enseignement dans le contexte du Sermon sur la montagne, Luc place une partie de cet enseignement à un moment ultérieur dans son récit. Cette différence de contextuarisation entre les deux évangélistes reflète leurs intentions théologiques et littéraires propres, sans remettre en cause la réalité historique des événements relatés. Cette péricope constitue ainsi une charnière dans la narration synoptique de la vie de Jésus. Elle clôt un bloc d'enseignement majeur tout en ouvrant la voie à la suite du ministère galiléen. Elle invite le lecteur à prendre position face à cet enseignement exigeant mais transformateur, posant la question centrale du discipulat : suis-je prêt à m'engager sur ce chemin que le Maître a clairement tracé ?
La péricope 112 analyse le départ itinérant de Jésus vers les villes et villages de Galilée (Mt 11.1), situé en mai-juin 31. Contrairement à Jean le Baptiste qui restait fixe, Jésus parcourait activement la région pour annoncer le Royaume des Cieux, guidé par le Saint-Esprit, afin d'atteindre même les plus démunis qui ne pouvaient se déplacer jusqu'à lui.
Matthieu 11.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
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La péricope 112, intitulée 'Le départ du Messie Jésus vers d'autres villes', s'inscrit dans la série synoptique de l'œuvre de Schilo et constitue un épisode charnière dans la chronologie du ministère public de Jésus-Christ. Situé entre la péricope 111 relatant la résurrection du fils de la veuve de Naïm et la péricope 113 portant sur la question de Jean le Baptiste, cet article traite d'un verset unique extrait de l'Évangile de Matthieu (Matthieu 11.1), volontairement isolé de son contexte immédiat pour mettre en lumière une réalité ministérielle fondamentale : le déplacement itinérant du Messie à travers la région de Galilée. D'un point de vue chronologique, les auteurs situent cet événement en mai ou juin de l'an 31 de notre ère, avant l'arrivée des grandes chaleurs estivales, dans la région de Galilée. La note géographique précise qu'après son passage à Naïm, Jésus a parcouru l'ensemble de la région avant de retourner à Capernaüm, sa base d'opérations habituelle durant cette période de son ministère. L'analyse théologique développée dans cet article met en évidence une caractéristique essentielle du ministère de Jésus-Christ : son caractère proactif et itinérant. Contrairement à une posture passive qui consisterait à attendre que les foules viennent à lui — ce qu'elles faisaient déjà en grand nombre — Jésus choisit de se déplacer activement vers les villes et les villages de la région pour y annoncer la bonne nouvelle du Royaume des Cieux.
Matthieu 11.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
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II
Ce comportement illustre une démarche missionnaire délibérée et structurée, qui ne se limite pas aux centres névralgiques de population mais qui s'étend jusqu'aux communautés les plus périphériques. Un parallèle significatif est établi avec le ministère de Jean le Baptiste, qui, lui, était demeuré stationnaire, opérant depuis des lieux fixes comme Béthanie au-delà du Jourdain ou Énon, dictés par la nécessité de disposer d'eau en abondance pour les baptêmes. Ce contraste révèle deux approches radicalement différentes du service de Dieu : l'une centrée sur un lieu géographique déterminé par des contraintes rituelles, l'autre animée par une dynamique de mouvement et de rencontre active avec les populations. Les auteurs avancent une interprétation pneumatologique de ce comportement missionnaire : Jésus était guidé par le Saint-Esprit dans ces déplacements. Cette motivation spirituelle profonde répond à une préoccupation d'équité et d'inclusivité sociale. En effet, tous les habitants de la région ne pouvaient pas se permettre d'interrompre leur activité professionnelle ou économique pour se rendre jusqu'à Jésus.
III
Les plus pauvres, les travailleurs, ceux dont les obligations quotidiennes ne leur laissaient aucune liberté de déplacement, auraient été exclus du message du Royaume si Jésus n'était pas venu à eux. Son choix de voyager reflète donc une préoccupation pastorale pour les plus démunis et les plus marginalisés. L'article souligne également que ces voyages en Galilée ne constituent pas des événements isolés, mais s'inscrivent dans un schéma récurrent du ministère de Jésus : une fois l'hiver terminé et avec le retour de la belle saison, il organisait des tournées missionnaires accompagné de ses disciples et des femmes qui assuraient la logistique du groupe. Cette organisation révèle une structure de mission intentionnelle, planifiée selon les saisons, et témoigne de la dimension collective et communautaire du mouvement messianique autour de Jésus. Des annexes complémentaires sont proposées au lecteur pour approfondir la compréhension du contexte : l'annexe ANN021 sur les appels des disciples et l'annexe ANN022 sur le choix des disciples permettent de mieux situer le cercle de compagnons qui accompagnait Jésus lors de ces déplacements. En définitive, cette péricope, bien que fondée sur un seul verset biblique, offre une réflexion riche sur la nature du ministère messianique : un ministère en mouvement, guidé par l'Esprit, soucieux d'atteindre tous les hommes et toutes les femmes sans distinction, et qui constitue un modèle pour toute démarche missionnaire authentique.
L'article explore comment Jésus annonçait le royaume de Dieu avec ses disciples, soulignant l'importance des femmes qui soutenaient ces missions et la distinction entre prêcher et annoncer selon Luc.
Marc 15.40-41 (Louis Segond S21) :
Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, ainsi que Salomé,qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et beaucoup d'autres femmes qui étaient aussi montées avec lui à Jérusalem.
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Le Messie Jésus, avec ses disciples, annonce le royaume de Dieu
I
L'article explore comment Jésus, accompagné de ses disciples, a annoncé le royaume de Dieu dans la région de Capernaüm en Galilée. Jésus n'a pas restreint ses enseignements à cette ville, mais a également voyagé dans d'autres villes et villages. Cela a permis aux apôtres de voir comment il proclamait le royaume de Dieu.
Luc 8.1-3 (Louis Segond S21) :
Ensuite, Jésus alla de ville en ville et de village en village. Il prêchait et annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze l'accompagnaient,avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies: Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons,Jeanne, femme de Chuza l'intendant d'Hérode, Susanne et beaucoup d'autres, qui le servaient en l'assistant de leurs biens.
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II
L'article souligne l'importance des personnes qui soutenaient matériellement ces voyages, en particulier les femmes mentionnées dans les Évangiles de Luc et de Marc. Luc mentionne que ces femmes s'occupaient de tâches telles que la nourriture et les vêtements, ce qui permettait à Jésus de se concentrer sur son enseignement. Les récits de Marc confirment ce soutien féminin.
Marc 15.40-41 (Louis Segond S21) :
Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, ainsi que Salomé,qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et beaucoup d'autres femmes qui étaient aussi montées avec lui à Jérusalem.
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III
L'article explique en outre la distinction entre les termes « prêcher » et « annoncer » employés par Luc pour décrire l'activité de Jésus. Jésus prêchait avec autorité et annonçait une bonne nouvelle joyeuse, une double approche qui offrait espoir et transformation à ses auditeurs.
La parabole de la lampe sous le boisseau enseigne aux disciples de Jésus à faire briller leur lumière spirituelle en vivant des vies exemplaires. Cela signifie vivre de manière à intensifier la lumière divine et encourager les autres à faire de même, en s'inspirant des évangiles.
Marc 4.21-23 (Louis Segond S21) :
Il leur dit encore: «Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous un seau ou sous le lit? N'est-ce pas pour la mettre sur son support?Il n'y a en effet rien de caché qui ne doive être mis en lumière, rien de secret qui ne doive être mis au jour.Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende.»
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L'article aborde la parabole de la lampe sous le boisseau, un enseignement de Jésus-Christ présent dans les évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Cette parabole est utilisée pour illustrer l'importance de diffuser activement la lumière spirituelle. Jésus compare la vie spirituelle des disciples à une lampe qui ne doit pas être cachée mais placée haut pour éclairer tous ceux qui sont autour.
Matthieu 5.14-16 (Louis Segond S21) :
Vous êtes la lumière du monde. Une ville située sur une montagne ne peut pas être cachée,et on n'allume pas non plus une lampe pour la mettre sous un seau, mais on la met sur son support et elle éclaire tous ceux qui sont dans la maison.Que, de la même manière, votre lumière brille devant les hommes afin qu'ils voient votre belle manière d'agir et qu'ainsi ils célèbrent la gloire de votre Père céleste.
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II
Cela souligne le devoir des croyants de témoigner à travers leurs actions et leur comportement. L'article tire également une leçon personnelle en décrivant comment l'œil du disciple, en tant que 'lampe du corps', doit rester bon pour conserver cette lumière spirituelle. Les références à Matthieu 5:14-16, Marc 4:21-23 et Luc 11:33-36 soutiennent cette idée de témoignage et de vie exemplaire.
Marc 4.21-23 (Louis Segond S21) :
Il leur dit encore: «Apporte-t-on la lampe pour la mettre sous un seau ou sous le lit? N'est-ce pas pour la mettre sur son support?Il n'y a en effet rien de caché qui ne doive être mis en lumière, rien de secret qui ne doive être mis au jour.Si quelqu'un a des oreilles pour entendre, qu'il entende.»
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III
Ce message invite les disciples à veiller sur leur façon de vivre pour que leur lumière ne devienne pas ténèbres. Un bon témoignage doit inciter les observateurs à glorifier Dieu, en reflétant la lumière divine à travers chaque action. Grâce à cette parabole, Jésus met en lumière la responsabilité des croyants d'illuminer non seulement leur propre vie mais aussi celle des autres, en suivant l’enseignement divin.
Jésus enseigne à ne pas s'inquiéter pour les besoins matériels, illustrant la providence divine à travers des exemples naturels et en insistant sur la priorité du Royaume de Dieu.
Deutéronome 14.12-18 (Louis Segond S21) :
Voici ceux dont vous ne mangerez pas: l'aigle, l'orfraie, l'aigle de mer,le milan, les diverses espèces de vautours, l'autour,toutes les espèces de corbeaux,l'autruche, le hibou, la mouette, les diverses espèces d'éperviers,le chat-huant, la chouette, le cygne,le pélican, le cormoran, le plongeon,la cigogne, les diverses espèces de hérons, la huppe et la chauve-souris.
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L'article explore en profondeur l'enseignement de Jésus sur le thème de l'inquiétude à travers des passages bibliques choisis, notamment ceux de Matthieu 6 et Luc 12. Il met en évidence l'approche de Jésus qui déconseille de s'inquiéter pour les besoins matériels comme la nourriture et le vêtement, en soulignant la providence divine qui garantit que ces besoins seront satisfaits pour ceux qui recherchent d'abord le royaume de Dieu. Le texte argumente que l'inquiétude est illogique aux yeux de Jésus, car la vie elle-même, donnée par Dieu, est plus importante que les nécessités matérielles.
Luc 12.22-34 (Louis Segond S21) :
Jésus dit ensuite à ses disciples: «C'est pourquoi je vous le dis: ne vous inquiétez pas pour votre vie de ce que vous mangerez, ni pour votre corps de ce dont vous serez habillés.La vie est plus que la nourriture et le corps plus que le vêtement.Observez les corbeaux: ils ne sèment pas et ne moissonnent pas, ils n'ont ni cave ni grenier, et Dieu les nourrit. Vous valez beaucoup plus que les oiseaux!Qui de vous peut, par ses inquiétudes, ajouter un instant à la durée de sa vie?Si donc vous ne pouvez rien faire, même pour si peu, pourquoi vous inquiétez-vous du reste?Observez comment poussent les plus belles fleurs: elles ne travaillent pas et ne tissent pas; cependant je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'a pas eu d'aussi belles tenues que l'une d'elles.Si Dieu habille ainsi l'herbe qui est aujourd'hui dans les champs et qui demain sera jetée au feu, il le fera d'autant plus volontiers pour vous, gens de peu de foi!Et vous, ne cherchez pas ce que vous mangerez ni ce que vous boirez et ne soyez pas inquiets.En effet, tout cela, ce sont les membres des autres peuples du monde qui le recherchent. Votre Père sait que vous en avez besoin.Recherchez plutôt le royaume de Dieu et [tout] cela vous sera donné en plus.N'aie pas peur, petit troupeau, car votre Père a trouvé bon de vous donner le royaume.»Vendez ce que vous possédez et faites don de l'argent. Faites-vous des bourses qui ne s'usent pas, un trésor inépuisable dans le ciel, où le voleur n'approche pas et où la mite ne détruit pas.En effet, là où est votre trésor, là aussi sera votre cœur.
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II
L'exemple des corbeaux, espèce impure selon la législation mosaïque, et des lys des champs est utilisé pour illustrer comment Dieu prend soin de la création. Les parallèles entre les récits de Matthieu et de Luc révèlent les possibles réitérations de Jésus dans différents contextes, ce qui présente un enseignement constant sur la hiérarchie des valeurs entre le matériel et le spirituel. Cet article s'adresse principalement à un public déjà familiarisé avec les textes bibliques mais qui souhaite approfondir sa compréhension théologique des enseignements de Jésus sur les préoccupations quotidiennes.
Lévitique 11.13-19 (Louis Segond S21) :
»Voici, parmi les oiseaux, ceux que vous considérerez comme abominables et dont on ne mangera pas: l'aigle, l'orfraie, l'aigle de mer,le milan, les diverses espèces de vautours,toutes les espèces de corbeaux,l'autruche, le hibou, la mouette, les diverses espèces d'éperviers,le chat-huant, le plongeon, la chouette,le cygne, le pélican, le cormoran,la cigogne, les diverses espèces de hérons, la huppe et la chauve-souris.
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III
La période considérée pour cet enseignement se situe autour d'octobre ou novembre 31, près de Capernaüm en Galilée, et souligne la cohérence des messages de Jésus sur la priorité spirituelle comme moyen d'assurer le bien-être matériel.
Cet article explore la question posée par Pierre sur l'audience des paraboles de Jésus. Situé près de Capernaüm, il souligne les difficultés des disciples à saisir les enseignements, mettant en lumière l'enjeu de comprendre le message universel du royaume de Dieu. Luc est le seul évangéliste à noter cette intervention spécifique de Pierre.
Luc 12.41 (Louis Segond S21) :
Pierre lui dit: «Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou bien à tout le monde?»
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L'article intitulé 'La question de Pierre' explore un passage biblique où l'apôtre Pierre s'interroge sur l'application des enseignements de Jésus. Ce texte, qui se situe près de Capernaüm en Galilée à l'automne de l'an 31, aborde les difficultés des disciples à comprendre les messages du Messie, mettant en lumière les préoccupations de Pierre quant à savoir si les paraboles de Jésus sont destinées seulement aux apôtres ou à un public plus large. Cette question reflète une recherche de clarification, soulignant la pertinence de la question au vu de la diversité de l'audience présente.
Luc 12.41 (Louis Segond S21) :
Pierre lui dit: «Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou bien à tout le monde?»
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II
Jésus, bien qu'il ne donne pas une réponse immédiate, avait déjà jeté des indices en encourageant la quête du Royaume de Dieu, suggérant que ceux qui ne placent pas cette quête au cœur de leur existence n'en bénéficieront pas. Par l'ajout d'une nouvelle parabole, Jésus cherche à élargir la compréhension des enseignements à tous les fidèles, y compris ceux qui se considèrent en dehors du cercle immédiat des disciples. Cette narration reflète la tension entre une élite spirituelle et le grand nombre, tout en introduisant un horizon eschatologique universel pour l'Église.
III
En parallèle, les annexes suggérées offrent une plongée plus en profondeur dans la compréhension prophétique du retour du Messie Jésus, les signes avant-coureurs de ce retour ainsi que les paraboles précédentes. Notons qu'ici, seul l'Évangile de Luc consigne cette question particulière de Pierre, soulignant l'importance de chercher au-delà des évidences immédiates dans les enseignements du Christ. Cet article, faisant partie d'une série synoptique comprenant une transition entre Pâques, est conçu pour une lecture attentive visant à élucider les enjeux théologiques plus larges de ces échanges entre Jésus et ses apôtres.
La péricope PER144 examine Marc 4.33-34, où il est reconnu que Jésus a prononcé de nombreuses paraboles non rapportées par les évangélistes. Situé près de Capernaüm en novembre-décembre 31, ce passage révèle la pédagogie progressive de Jésus : révélation adaptée aux auditeurs, formation approfondie des disciples, et importance de la compréhension spirituelle. Jean lui-même reconnaît (Jn 20.30 ; 21.25) que les Évangiles ne contiennent qu'une fraction des enseignements de Jésus.
Jean 21.25 (Louis Segond S21) :
Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses. Si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde entier pourrait contenir les livres qu'on écrirait.
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La péricope 144 de la synopse, intitulée 'D'autres paraboles non rapportées', s'inscrit dans la continuité du récit de Marc, immédiatement après la parabole du grain de moutarde (PER143). Cette section traite d'un moment particulier dans le ministère du Messie Jésus, situé approximativement en novembre ou décembre de l'an 31, dans une petite baie longeant les rives du lac de Tibériade, près de Capernaüm en Galilée. Le texte de référence principal est Marc 4.33-34, Marc étant le seul évangéliste à rapporter ce détail spécifique. Ce passage se situe dans le contexte du grand discours en paraboles, principalement relaté par Matthieu, qui marque une évolution majeure dans la méthode d'enseignement du Messie Jésus. À partir de ce moment charnière, Jésus adopte systématiquement le langage parabolique comme mode privilégié de communication avec les foules. L'analyse de Marc 4.33-34 permet de dégager trois points essentiels sur la pédagogie du Messie Jésus. Premièrement, la révélation progressive : Jésus ne dévoile pas ses enseignements de manière uniforme à tous ses auditeurs. Il adapte la profondeur de ses explications en fonction de la disposition de chacun à recevoir et à comprendre la parole.
Marc 4.33 (Louis Segond S21) :
C'est par beaucoup de paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la parole, dans la mesure où ils étaient capables de l'entendre.
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II
Ceux qui manifestent une réelle volonté de comprendre reçoivent davantage d'éclaircissements. Deuxièmement, la relation spéciale avec les disciples : Marc 4.34 met en lumière le lien particulier que Jésus entretient avec son cercle de disciples. Ces derniers bénéficient d'un enseignement plus approfondi et d'un accès privilégié aux explications détaillées des paraboles, une formation qui les prépare à leur future mission. Troisièmement, l'importance de la compréhension : Jésus insiste sur la nécessité de saisir pleinement le sens des vérités spirituelles pour pouvoir les appliquer correctement dans sa propre vie et les transmettre fidèlement à d'autres. L'un des points théologiques les plus significatifs de cette péricope est la reconnaissance explicite que de nombreuses paraboles prononcées par Jésus lors de ce grand discours ne nous ont pas été transmises par les évangélistes. De même, la grande majorité des explications privées que Jésus donnait à ses disciples n'a pas été consignée. L'auteur de l'article propose une explication logique à ce silence : si l'intégralité de ces entretiens et enseignements avait été mise par écrit, il n'en serait pas résulté un seul ouvrage, mais potentiellement des dizaines ou des centaines de volumes. Cette réflexion rejoint directement les conclusions de l'apôtre Jean lui-même, exprimées en Jean 20.30 et Jean 21.25, où il reconnaît que les Évangiles ne contiennent qu'une fraction des signes et des actes accomplis par Jésus.
Marc 4.34 (Louis Segond S21) :
Il ne leur parlait pas sans parabole, mais en privé il expliquait tout à ses disciples.
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III
Les récits évangéliques constituent donc une sélection opérée avec discernement parmi une multitude d'événements et d'enseignements, choisis en fonction de leur valeur pédagogique et théologique pour les lecteurs. Sur le plan de la formation des disciples, ces entretiens privés revêtent une importance capitale. Ils constituent la base de la formation que Jésus dispense à ses proches collaborateurs, en prévision du moment où il ne sera plus physiquement présent avec eux après sa mort. Cette connaissance intime des paraboles et de leur signification profonde servira de fondement aux futures prédications des disciples, les habilitant à annoncer l'Évangile avec autorité et compréhension. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 consacrée aux paraboles en général, qui détaille les raisons de la transition vers le langage parabolique dans le ministère de Jésus, et ANN050 qui traite de la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre et communiquait son message. En résumé, cette péricope met en évidence la richesse insoupçonnée de l'enseignement de Jésus, dont les Évangiles ne nous livrent qu'un aperçu partiel mais précieux. Elle souligne la dimension pédagogique et relationnelle de son ministère, avec une attention particulière portée à la formation en profondeur de ses disciples, appelés à devenir les témoins et les prédicateurs du Royaume après lui.
PER146 rapporte l'explication donnée par Jésus à ses disciples concernant la parabole de l'ivraie (Mt 13.36-43), témoignage exclusif de Matthieu. Jésus y dévoile une méthode d'interprétation en trois axes : identification symbolique des éléments, dimension eschatologique et application pratique. Ce passage s'inscrit dans le discours des sept paraboles du Royaume de Dieu rassemblées par Matthieu au chapitre 13.
Matthieu 13.31-32 (Louis Segond S21) :
Il leur proposa une autre parabole: «Le royaume des cieux ressemble à une graine de moutarde qu'un homme a prise et semée dans son champ.C'est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle a poussé, elle est plus grande que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.»
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Explication le soir de différentes paraboles (l’ivraie)
I
La péricope 146 (PER146) de la Synopse biblique traite de l'explication donnée par Jésus le Messie à ses disciples, le soir, concernant plusieurs paraboles, et en particulier celle de l'ivraie. Cet enseignement, rapporté exclusivement par l'évangéliste Matthieu, constitue une étape essentielle dans la compréhension du grand discours parabolique du chapitre 13 de l'Évangile de Matthieu. Il se situe géographiquement sur les rives du lac de Tibériade, près de Capernaüm en Galilée, dans une petite baie, et chronologiquement en novembre ou décembre de l'an 31 de notre ère, soit entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. L'article souligne d'emblée que la participation de Matthieu à cet entretien privé entre Jésus et ses disciples permet d'accéder à une vue d'ensemble de l'enseignement destiné aux proches du Messie. Ce témoignage est présenté comme un résumé succinct mais précieux, qui ouvre une fenêtre sur la pédagogie particulière de Jésus avec ses disciples, distincte de son enseignement public en paraboles devant les foules. Le cœur de la péricope repose sur l'explication de la parabole de l'ivraie (déjà présentée en PER141, Matthieu 13.24-30), dont Jésus donne la clé d'interprétation en Matthieu 13.36-43. L'article propose une analyse structurée de la méthode herméneutique que Jésus lui-même applique à cette parabole, en dégageant trois principes fondamentaux. Le premier principe est l'identification des éléments clés et leur interprétation symbolique.
Matthieu 13.47-52 (Louis Segond S21) :
»Le royaume des cieux ressemble encore à un filet jeté dans la mer et qui ramène des poissons de toutes sortes.Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent sur le rivage et s'asseyent; puis ils mettent dans des paniers ce qui est bon et jettent ce qui est mauvais.Il en ira de même à la fin du monde: les anges viendront séparer les méchants d'avec les justeset les jetteront dans la fournaise de feu, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.»[Jésus leur dit:] «Avez-vous compris tout cela?» «Oui, [Seigneur]», répondirent-ils.Et il leur dit: «C'est pourquoi, tout spécialiste de la loi instruit de ce qui concerne le royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.»
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II
Jésus procède à une lecture allégorique rigoureuse : le champ représente le monde, la bonne semence symbolise les fils du royaume, l'ivraie désigne les fils du Malin, l'ennemi semeur est le diable, la moisson correspond à la fin du monde et les moissonneurs sont les anges. Cette grille de lecture permet de déchiffrer le message spirituel profond de la parabole, qui enseigne la coexistence du bien et du mal dans le monde jusqu'au jugement eschatologique. Le deuxième principe mis en évidence est la dimension eschatologique. Les paraboles de Jésus sont fréquemment orientées vers les réalités de la fin des temps. Dans le cas de l'ivraie, le récit porte explicitement sur le jugement final et la séparation définitive des justes d'avec les méchants, thème central de la théologie du Royaume de Dieu. Le troisième principe est l'application pratique. Jésus ne se limite pas à une narration ou à une explication théorique. Il tire des leçons concrètes pour la vie de foi de ses disciples : la patience de Dieu face au mal, la certitude du jugement à venir et la nécessité de persévérer dans la foi jusqu'à la fin.
Matthieu 13.36-43 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus renvoya la foule et entra dans la maison. Ses disciples s'approchèrent de lui en disant: «Explique-nous la parabole de la mauvaise herbe dans le champ.»Il [leur] répondit: «Celui qui sème la bonne semence, c'est le Fils de l'homme;le champ, c'est le monde; la bonne semence, ce sont les enfants du royaume; la mauvaise herbe, ce sont les enfants du mal;l'ennemi qui l'a semée, c'est le diable; la moisson, c'est la fin du monde; les moissonneurs, ce sont les anges.Tout comme on arrache la mauvaise herbe et la jette au feu, on fera de même à la fin du monde:le Fils de l'homme enverra ses anges; ils arracheront de son royaume tous les pièges et ceux qui commettent le mal,et ils les jetteront dans la fournaise de feu où il y aura des pleurs et des grincements de dents.Alors les justes resplendiront comme le soleil dans le royaume de leur Père. Que celui qui a des oreilles [pour entendre] entende.
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III
L'article recommande d'appliquer cette méthode à l'ensemble des paraboles : identifier les éléments symboliques principaux, en rechercher la signification spirituelle, tenir compte du contexte eschatologique lorsqu'il est pertinent, et dégager les leçons pratiques pour la vie quotidienne du croyant. Une observation importante est formulée : l'explication de Jésus se concentre sur les faits principaux sans s'attarder sur tous les détails narratifs. Certains éléments de la parabole, comme les déclarations des serviteurs, ne sont pas explicités. Cela indique que dans l'interprétation des paraboles, il convient de se focaliser sur les éléments centraux porteurs du message, les détails secondaires servant uniquement à rendre la scène vivante et compréhensible pour l'auditoire. Enfin, l'article replace cette péricope dans le cadre plus large du discours parabolique de Matthieu 13, qui regroupe sept paraboles sur le Royaume de Dieu : le semeur (PER138), l'ivraie et le bon grain (PER141), le grain de sénevé (PER143), le levain (PER145), le trésor caché (PER147), la perle (PER148) et le filet (PER149). L'auteur suggère que ce regroupement est probablement dû à la volonté rédactionnelle de Matthieu de rassembler des enseignements aux thèmes communs, plutôt qu'à une présentation continue et chronologique de Jésus. Cette péricope constitue ainsi un pivot herméneutique majeur pour comprendre non seulement la parabole de l'ivraie, mais l'ensemble de la méthode d'interprétation parabolique de Jésus.
La péricope PER175 relate, selon l'unique témoignage de Jean (Jn 6,60-61), la réaction de nombreux disciples qui, scandalisés par le discours sur le pain de vie prononcé à Capernaüm, choisissent d'abandonner le Messie Jésus. Ce moment d'épreuve révèle l'écart entre les attentes politiques messianiques et la proposition spirituelle de Jésus, invitant le lecteur à une réflexion profonde sur la nature authentique de la foi et de la consécration.
Jean 6.66 (Louis Segond S21) :
Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec lui.
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La péricope PER175, intitulée 'L'épreuve de la consécration', constitue la cent soixante-quinzième unité d'une synopse évangélique et s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque jusqu'au début de la dernière semaine du ministère du Messie Jésus. Ce passage est exclusivement rapporté par l'évangéliste Jean, aux versets 60 à 61 du chapitre 6, ce qui lui confère une valeur testimoniale particulière et unique dans la tradition synoptique. L'événement se déroule dans la synagogue de Capernaüm, un sabbat du mois de mai de l'an 32, soit après la Pâque du lundi 12 avril 32. Ce contexte liturgique et géographique est significatif : c'est en ce lieu de rassemblement communautaire et de transmission de la Torah que le Messie Jésus prononce un discours difficile, qualifié de 'complexe' par les commentateurs, portant sur lui-même comme 'pain de vie' et sur la nécessité de 'manger sa chair et boire son sang'. Ces paroles symboliques, qui pointent vers l'Eucharistie et vers la foi en Jésus comme source de vie éternelle, provoquent une crise au sein même du cercle des disciples. Jean rapporte avec une précision troublante que, suite à ce discours, un grand nombre de disciples — et non seulement les autorités religieuses ou la foule indifférente — choisissent de quitter le Messie Jésus pour retourner à leur ancienne vie. Cette réaction collective constitue ce que le texte appelle 'l'épreuve de la consécration' : un moment de vérité où chacun est confronté à ses motivations profondes et à la nature réelle de son engagement envers le Maître.
Jean 6.60-61 (Louis Segond S21) :
Après l'avoir entendu, beaucoup de ses disciples dirent: «Cette parole est dure. Qui peut l'écouter?»Jésus savait en lui-même que ses disciples murmuraient à ce sujet. Il leur dit: «Cela vous scandalise?
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II
Le commentaire soulève une réflexion particulièrement pertinente pour les croyants contemporains : beaucoup de chrétiens du XXIe siècle imaginent que leur foi aurait été plus solide s'ils avaient vécu à l'époque de Jésus-Christ, en bénéficiant de sa présence physique et de ses miracles. Or, le passage de Jean 6.66 démontre le contraire : même des témoins directs des événements extraordinaires ont choisi de se détourner du Messie. La présence physique ne garantit donc pas la fidélité spirituelle, et la foi demeure fondamentalement une décision intérieure et personnelle. Le Messie Jésus, conscient des murmures de ses disciples, leur pose une question incisive : 'Cela vous scandalise-t-il ?' Cette interrogation révèle sa lucidité sur la nature humaine et sur la difficulté que représente un enseignement qui dépasse les attentes immédiates. Le scandale naît ici de l'écart entre ce que les auditeurs espéraient — un libérateur politique chassant les Romains et restaurant la puissance d'Israël — et ce que le Messie propose réellement : une autre manière de vivre, fondée sur la foi, la transformation intérieure et l'espérance du royaume céleste. Cette déception messianique est au cœur du départ des disciples. Ils avaient projeté sur Jésus leurs aspirations nationales et politiques, et lorsque ces attentes ne furent pas satisfaites, ils jugèrent son enseignement trop décalé par rapport à leurs désirs personnels.
Jean 6.66 (Louis Segond S21) :
Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec lui.
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III
Ils ne comprirent pas que le royaume de Dieu ne serait pas établi sur cette terre, mais dans le ciel, et que la vie éternelle avec Dieu représentait une réalité infiniment supérieure aux quelques années de vie ordinaire qu'ils choisissaient en repartant. Ce passage met donc en lumière plusieurs tensions fondamentales de la foi chrétienne : entre l'attente humaine et le projet divin, entre la compréhension immédiate et la révélation progressive, entre le confort de l'ancienne vie et l'exigence de la suite du Christ. L'épreuve de la consécration n'est pas un simple test d'orthodoxie intellectuelle, mais un moment où la qualité de l'adhésion au Messie est éprouvée dans sa profondeur existentielle. Le commentaire se conclut sur une note d'espoir, annonçant que d'autres réactions — celles des Douze notamment — auront de quoi réjouir et encourager le Messie Jésus, offrant ainsi un contraste saisissant avec les défections massives décrites dans ce passage. Cette péricope s'inscrit dans une progression narrative et théologique qui invite le lecteur à s'interroger sur la nature et la solidité de sa propre foi face aux exigences de l'Évangile.
La péricope 176 relate la confession de Pierre reconnaissant Jésus comme le Messie, rapportée uniquement par Jean (6.62-71). Après le départ massif de disciples, Jésus interroge les Douze sur leur engagement. Pierre répond par une proclamation de foi remarquable. L'article explore la tension entre souveraineté divine et liberté humaine, et conclut sur la mention de Judas l'Iscariote, rappelant que rien n'échappe au regard de Dieu.
Jean 6.62-71 (Louis Segond S21) :
Si vous voyiez le Fils de l'homme monter là où il était auparavant!C'est l'Esprit qui fait vivre, l'homme n'arrive à rien. Les paroles que je vous dis sont Esprit et vie,mais il y en a parmi vous quelques-uns qui ne croient pas.» En effet, Jésus savait dès le début qui étaient ceux qui ne croyaient pas et qui était celui qui le trahirait.Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi à moins que cela ne lui soit donné par mon Père.»Dès ce moment, beaucoup de ses disciples se retirèrent et arrêtèrent de marcher avec lui.Jésus dit alors aux douze: «Et vous, ne voulez-vous pas aussi vous en aller?»Simon Pierre lui répondit: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.Et nous, nous croyons et nous savons que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.»Jésus leur répondit: «N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l'un de vous est un diable!»Il parlait de Judas l'Iscariot, fils de Simon, car c'était lui qui allait le trahir, lui, l'un des douze.
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La péricope 176 de la Synopse biblique traite d'un moment charnière dans le ministère du Messie Jésus : la confession de Pierre reconnaissant Jésus comme le Messie. Cet épisode, rapporté uniquement par l'évangéliste Jean (chapitres 6.62-71), se déroule après la synagogue de Capernaüm, un sabbat du mois de mai 32, soit après la Pâque du lundi 12 avril 32. Il s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine de Jésus. Le contexte immédiat est celui d'une crise majeure au sein du mouvement autour de Jésus. Suite à des enseignements difficiles à accepter — notamment ceux sur le pain de vie — un grand nombre de disciples choisissent de quitter Jésus (Jean 6.66). Loin d'atténuer son message pour retenir ses suiveurs, le Messie Jésus préfère la qualité de la foi à la quantité des adhérents. Il encourage même ceux qui doutent à partir, affirmant ainsi que la vérité prime sur la popularité. La parole de Jésus citée en Jean 6.65 soulève une question théologique fondamentale : ces personnes qui partent ont-elles bénéficié de la même grâce que ceux qui restent ? L'article développe plusieurs clés d'interprétation. Premièrement, la souveraineté de Dieu : Jésus rappelle que la foi n'est pas uniquement une décision humaine, mais qu'elle dépend de l'initiative divine.
Jean 6.65 (Louis Segond S21) :
Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi à moins que cela ne lui soit donné par mon Père.»
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II
Deuxièmement, un appel à l'humilité : reconnaître que la foi est un don gratuit pousse le croyant à la gratitude. Troisièmement, un écho avec Jean 6.44, verset qui affirme que nul ne peut venir à Jésus si le Père ne l'attire. Quatrièmement, une assurance pour les croyants : leur foi est le fruit de l'œuvre de Dieu en eux. L'article aborde ensuite la tension entre souveraineté divine et liberté humaine à travers 1 Timothée 2.4, qui affirme que Dieu désire que tous les hommes soient sauvés. Ce souhait divin ne contredit pas la liberté humaine : Dieu offre le salut à tous, mais ne contraint personne. Certains rejettent cette offre, ce qui explique que tous ne soient pas sauvés malgré le désir divin. Ce paradoxe constitue l'un des grands mystères de la théologie chrétienne, mettant en lumière la tension entre prédestination et libre arbitre. Vient ensuite la question décisive que Jésus pose aux Douze en Jean 6.67 : voulez-vous aussi vous en aller ? Cette question n'est pas une accusation, mais une invitation sincère à l'examen de conscience et à la clarification de l'engagement. Jésus ne force personne à le suivre, respectant pleinement la liberté de chacun, même au prix de l'abandon.
Jean 6.70-71 (Louis Segond S21) :
Jésus leur répondit: «N'est-ce pas moi qui vous ai choisis, vous les douze? Et l'un de vous est un diable!»Il parlait de Judas l'Iscariot, fils de Simon, car c'était lui qui allait le trahir, lui, l'un des douze.
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III
C'est alors que Pierre prend la parole avec une confession remarquable (Jean 6.68-69). Il proclame que Jésus possède les paroles de la vie éternelle et reconnaît en lui le Saint de Dieu. Cette déclaration est présentée comme l'essence même de la vie chrétienne : une foi personnelle, réfléchie et engagée, qui contraste radicalement avec l'attitude des disciples qui sont partis. L'épisode se conclut sur une note sombre avec la mention de Judas l'Iscariote (Jean 6.70-71). Jésus, conscient de tout, annonce qu'un diable se trouve parmi les Douze, faisant référence à la future trahison de Judas. Jean clôt ainsi le récit de cette journée éprouvante en soulignant que rien n'échappe au regard divin et que toute dissimulation est vaine devant Dieu. D'un point de vue spirituel et homilétique, cette péricope offre un riche enseignement sur la nature de la foi authentique, sur le discernement dans le suivi de Jésus, et sur la grâce divine qui précède et accompagne la réponse humaine. Elle invite chaque croyant à s'interroger sur la profondeur de son propre engagement, à l'image de Pierre qui choisit de rester non par habitude ou conformisme social, mais par conviction profonde que Jésus est bien le Messie, le Saint de Dieu.
Jésus annonce ses souffrances imminentes à Césarée de Philippe. Pierre, refusant cette idée, illustre l'incompréhension des disciples sur la mission spirituelle du Messie. L'annonce de Jésus recentre le but sur le Royaume de Dieu, anticipant la crucifixion.
Luc 9.22 (Louis Segond S21) :
Il ajouta qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la loi, qu'il soit mis à mort et qu'il ressuscite le troisième jour.
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Le Messie Jésus annonce ses futures souffrances, réaction de Pierre
I
L'article explore une périope clé de l'Évangile où Jésus annonce ses souffrances à venir et la réaction de l'apôtre Pierre. Située à Césarée de Philippe six mois avant la crucifixion, cette annonce est un moment critique où Jésus commence à préparer ses disciples à la réalité de sa mission. Pierre, animé par un profond attachement, reprend Jésus, refusant de croire à cette annonce.
Luc 24.21 (Louis Segond S21) :
Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour que ces événements se sont produits.
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II
Cela illustre l'incompréhension des apôtres face à la nature du ministère de Jésus, s'attendant à un Messie libérateur politique. L'article analyse comment Jésus utilise ce moment pour redéfinir la mission du Messie, mettant en avant le Royaume de Dieu plutôt qu'une libération humaine. Les références aux Évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc viennent renforcer l'exactitude des événements, tandis que la réponse de Jésus incite ses disciples à recentrer leurs valeurs sur l'importance spirituelle et non politique de sa mission.
Matthieu 16.21-23 (Louis Segond S21) :
Dès ce moment, Jésus commença à montrer à ses disciples qu'il devait aller à Jérusalem, beaucoup souffrir de la part des anciens, des chefs des prêtres et des spécialistes de la loi, être mis à mort et ressusciter le troisième jour.Alors Pierre le prit à part et se mit à le reprendre en disant: «Que Dieu t'en garde, Seigneur! Cela ne t'arrivera pas.»Mais Jésus se retourna et dit à Pierre: «Arrière, Satan, tu es un piège pour moi, car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.»
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III
Jésus savait ce qui l'attendait, et son annonce n'était ni une résignation ni un aveu de faiblesse, mais une orchestration maîtrisée des circonstances divines qu'il partage intentionnellement avec ses disciples afin de les préparer aux événements perturbants à venir. Malgré la résistance humaine exprimée par Pierre, la vision du Royaume reste centrale et devient un enseignement crucial à l'approche de la crucifixion.
L'article explore la transfiguration de Jésus, où il brille de lumière divine aux côtés de Moïse et Élie sur le mont Hermon. Pierre, Jacques et Jean en sont témoins. Cet événement manifeste la divinité de Jésus.
Marc 9.2-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux;ses vêtements devinrent resplendissants et d'une telle blancheur que personne sur la terre ne peut blanchir ainsi.Elie et Moïse leur apparurent; ils s'entretenaient avec Jésus.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Il ne savait que dire, car ils étaient effrayés.Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Aussitôt les disciples regardèrent tout autour et ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que signifiait ressusciter.Puis ils lui posèrent cette question: «Pourquoi les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Il leur répondit: «Elie doit venir d'abord pour rétablir toutes choses. Et pourquoi est-il écrit, à propos du Fils de l'homme, qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé?Mais je vous le dis: Elie est déjà venu et ils l'ont traité comme ils ont voulu, conformément à ce qui est écrit à son sujet.»
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L'article traite de la transfiguration de Jésus, un événement mentionné dans trois évangiles synoptiques : Matthieu, Marc et Luc. La transfiguration se déroule sur le mont Hermon, près de Césarée de Philippe. Jésus emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean. Au cours de l'événement, Jésus est transfiguré, son visage brille comme le soleil et ses vêtements deviennent blancs comme la lumière.
Marc 9.2-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux;ses vêtements devinrent resplendissants et d'une telle blancheur que personne sur la terre ne peut blanchir ainsi.Elie et Moïse leur apparurent; ils s'entretenaient avec Jésus.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Il ne savait que dire, car ils étaient effrayés.Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Aussitôt les disciples regardèrent tout autour et ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que signifiait ressusciter.Puis ils lui posèrent cette question: «Pourquoi les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Il leur répondit: «Elie doit venir d'abord pour rétablir toutes choses. Et pourquoi est-il écrit, à propos du Fils de l'homme, qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé?Mais je vous le dis: Elie est déjà venu et ils l'ont traité comme ils ont voulu, conformément à ce qui est écrit à son sujet.»
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II
Moïse et Élie apparaissent aux côtés de Jésus, représentant la Loi et les Prophètes. Les disciples, endormis, se réveillent pour voir cette vision et Pierre suggère de construire trois tentes pour Jésus, Moïse et Élie. Une nuée les enveloppe et la voix de Dieu se fait entendre, confirmant Jésus comme son Fils bien-aimé. Cet événement vise à révéler la divinité de Jésus et à préparer les disciples à sa passion à venir.
Luc 9.28-36 (Louis Segond S21) :
Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea et son vêtement devint d'une blancheur éclatante.Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie;apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s'accomplir à Jérusalem.Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu'il disait.Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée.Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu'ils avaient vu.
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III
Les disciples sont émerveillés mais effrayés, et Jésus leur enjoint de ne pas parler de cette vision jusqu'à sa résurrection. Pierre fera référence à cet événement plus tard dans sa seconde épître.
L'article explore l'injonction de Jésus à ses disciples de garder le secret sur sa transfiguration, mettant en lumière l'importance de la foi et de la préparation des apôtres pour leurs futures responsabilités.
Marc 9.9-10 (Louis Segond S21) :
Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que signifiait ressusciter.
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L'article "PER194 - Les recommandations du Maître" traite d'un épisode clé dans les évangiles synoptiques, où Jésus, après sa transfiguration sur le mont Hermon, descend avec Pierre, Jacques et Jean. Il leur recommande de garder cet événement secret jusqu'à sa résurrection. Cet épisode souligne l'importance du silence et de l'obéissance, reflétant le manque de compréhension initial des disciples sur le concept de résurrection.
Marc 9.9-10 (Louis Segond S21) :
Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que signifiait ressusciter.
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II
Cette période est marquée par l'interrogation des disciples et la mise en lumière de leur rôle futur crucial. L'article explore les raisons potentielles pour lesquelles Jésus a demandé le silence, notamment pour éviter des malentendus ou des débats nuisibles parmi la foule. L'accent est mis sur la foi et la préparation des disciples pour leur mission future.
Matthieu 17.9 (Louis Segond S21) :
Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.»
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III
Le cadre géographique et temporel est clairement établi : le mont Hermon et la région de Césarée de Philippe, en août 32, offrant un contexte historique et théologique précis.
L'article explore la tentative échouée des disciples à exorciser un démon d'un jeune garçon, nécessitant l'intervention de Jésus après la Transfiguration. Les récits dans Matthieu, Marc et Luc soulignent la faiblesse de leur foi comme raison de leur échec.
Marc 9.14-27 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils revinrent vers les disciples, ils virent autour d'eux une grande foule et des spécialistes de la loi qui discutaient avec eux.Dès que les gens virent Jésus, ils furent surpris et accoururent pour le saluer.Il leur demanda: «De quoi discutez-vous avec eux?»Un homme de la foule lui répondit: «Maître, je t'ai amené mon fils qui a un esprit muet.Partout où l'esprit s'empare de lui, il le jette par terre; l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J'ai prié tes disciples de chasser l'esprit et ils n'ont pas pu.»«Génération incrédule, leur dit Jésus, jusqu'à quand serai-je avec vous? Jusqu'à quand devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi.» On le lui amena.Dès que l'enfant vit Jésus, l'esprit l'agita avec violence; il tomba, et il se roulait par terre en écumant.Jésus demanda au père: «Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il?» «Depuis son enfance, répondit-il,et souvent l'esprit l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire mourir. Mais si tu peux faire quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.»Jésus lui dit: «Si tu peux! Tout est possible à celui qui croit.»Aussitôt le père de l'enfant, [en larmes,] s'écria: «Je crois, [Seigneur,] viens au secours de mon incrédulité!»Voyant accourir la foule, Jésus menaça l'esprit impur en lui disant: «Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus.»L'esprit sortit de l'enfant en poussant des cris et en le secouant très violemment. L'enfant devint comme mort, de sorte que beaucoup disaient qu'il était mort,mais Jésus le prit par la main, le fit lever, et il se tint debout.
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L'article "PER196- Un démon difficile à chasser" examine une scène biblique bien documentée où les disciples de Jésus rencontrent des difficultés pour exorciser un mauvais esprit d'un jeune garçon. Cet événement se produit juste après la transfiguration de Jésus, où seuls Pierre, Jacques et Jean étaient présents. De retour, ils découvrent que les autres disciples ont tenté, sans succès, de libérer l'enfant des griffes de l'esprit impie.
Matthieu 17.14-18 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils furent arrivés près de la foule, un homme vint se jeter à genoux devant Jésus et dit:«Seigneur, aie pitié de mon fils qui est épileptique et qui souffre cruellement; il tombe souvent dans le feu ou dans l'eau.Je l'ai amené à tes disciples et ils n'ont pas pu le guérir.»«Génération incrédule et perverse, répondit Jésus, jusqu'à quand serai-je avec vous? Jusqu'à quand devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi ici.»Jésus menaça le démon, qui sortit de l'enfant, et celui-ci fut guéri à partir de ce moment-là.
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II
L'article soulève que ce récit apparaît dans les trois évangiles synoptiques avec des différences notables. Matthieu aborde l'histoire en soulignant l'exaspération de Jésus face à la faible foi des gens, tandis que Marc fournit des détails supplémentaires sur les symptômes de possession du garçon et le dialogue hésitant du père avec Jésus. Luc mentionne brièvement les convulsions et la délivrance effectuée par Jésus.
Marc 9.14-27 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils revinrent vers les disciples, ils virent autour d'eux une grande foule et des spécialistes de la loi qui discutaient avec eux.Dès que les gens virent Jésus, ils furent surpris et accoururent pour le saluer.Il leur demanda: «De quoi discutez-vous avec eux?»Un homme de la foule lui répondit: «Maître, je t'ai amené mon fils qui a un esprit muet.Partout où l'esprit s'empare de lui, il le jette par terre; l'enfant écume, grince des dents et devient tout raide. J'ai prié tes disciples de chasser l'esprit et ils n'ont pas pu.»«Génération incrédule, leur dit Jésus, jusqu'à quand serai-je avec vous? Jusqu'à quand devrai-je vous supporter? Amenez-le-moi.» On le lui amena.Dès que l'enfant vit Jésus, l'esprit l'agita avec violence; il tomba, et il se roulait par terre en écumant.Jésus demanda au père: «Depuis combien de temps cela lui arrive-t-il?» «Depuis son enfance, répondit-il,et souvent l'esprit l'a jeté dans le feu et dans l'eau pour le faire mourir. Mais si tu peux faire quelque chose, viens à notre secours, aie compassion de nous.»Jésus lui dit: «Si tu peux! Tout est possible à celui qui croit.»Aussitôt le père de l'enfant, [en larmes,] s'écria: «Je crois, [Seigneur,] viens au secours de mon incrédulité!»Voyant accourir la foule, Jésus menaça l'esprit impur en lui disant: «Esprit muet et sourd, je te l'ordonne, sors de cet enfant et n'y rentre plus.»L'esprit sortit de l'enfant en poussant des cris et en le secouant très violemment. L'enfant devint comme mort, de sorte que beaucoup disaient qu'il était mort,mais Jésus le prit par la main, le fit lever, et il se tint debout.
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III
Les récits sous-entendent que même si les disciples avaient reçu le pouvoir de chasser les démons, leur foi vacillante les a entravés dans cette tâche. L'article explore aussi l'environnement géographique du récit, situé près de Césarée de Philippe et discute des répercussions théologiques de cet événement.
Jésus annonce à ses disciples sa mort et résurrection imminentes. Ce moment marque la fin de son ministère en Galilée, où il évite les foules pour préparer ses disciples. Références à Matthieu 17.22-23, Marc 9.30-32 et Luc 9.43-45.
Matthieu 17.22-23 (Louis Segond S21) :
Pendant qu'ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: «Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes;ils le feront mourir et le troisième jour il ressuscitera.» Ils furent profondément attristés.
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Cet article explore l'annonce par Jésus de sa mort et résurrection prochaines. Situé vers la fin de son ministère en Galilée, Jésus prépare ses disciples pour les événements à venir durant un voyage touchant à sa fin. Les référencements bibliques principaux incluent Matthieu 17.22-23, Marc 9.30-32 et Luc 9.43-45.
Marc 9.30-32 (Louis Segond S21) :
Ils partirent de là et traversèrent la Galilée. Jésus ne voulait pas qu'on le sache,car il enseignait ses disciples et il leur disait: «Le Fils de l'homme sera livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir et, trois jours après avoir été mis à mort, il ressuscitera.»Cependant, les disciples ne comprenaient pas cette parole et ils avaient peur de l'interroger.
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II
Ces passages décrivent comment Jésus évite la foule pour se concentrer sur l'enseignement de ses disciples. La mention parallèle de ces textes dans les Évangiles synoptiques souligne leur importance. Les disciples peinent encore à comprendre la signification pleine de ces prophéties, montrant un contraste entre la perception actuelle des événements et leur compréhension future après la résurrection.
Matthieu 17.22-23 (Louis Segond S21) :
Pendant qu'ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: «Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes;ils le feront mourir et le troisième jour il ressuscitera.» Ils furent profondément attristés.
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III
La contextualisation du lieu, près de Capernaüm, et de la période, septembre 32, apportent des détails importants. Alors que Jésus se prépare à passer les derniers mois de son ministère en Judée et Samarie, l'article souligne l'importance de la réserve dont il fait preuve envers les foules en Galilée, car l'opposition en Judée est en contraste saisissant avec l'accueil relativement positif en Galilée.
La péricope PER201 présente l'enseignement privé de Jésus à Capernaüm sur les scandales et les occasions de chutes. Il distingue deux cas : ceux qui font trébucher les nouveaux convertis, et les chrétiens confrontés à leurs propres faiblesses. Par des métaphores corporelles radicales, Jésus invite à éliminer tout ce qui conduit au péché, soulignant que la vie dans le royaume de Dieu vaut tout sacrifice. Matthieu, Marc et Luc rapportent cet enseignement avec des nuances complémentaires.
Matthieu 18.7-9 (Louis Segond S21) :
»Malheur au monde à cause des pièges! Les pièges sont inévitables, mais malheur à l'homme qui en est responsable!Si ta main ou ton pied te poussent à mal agir, coupe-les et jette-les loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie boiteux ou manchot que d'avoir deux pieds ou deux mains et d'être jeté dans le feu éternel.Et si ton œil te pousse à mal agir, arrache-le et jette-le loin de toi. Mieux vaut pour toi entrer dans la vie avec un seul œil que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans l'enfer de feu.
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La péricope PER201, intitulée 'Les scandales et les occasions de chutes', s'inscrit dans le cadre du ministère de Jésus en Galilée, plus précisément à Capernaüm, en septembre 32. Cet enseignement est tiré des évangiles synoptiques : Matthieu 18.7-9, Marc 9.42-48 et Luc 17.1-2. L'évangile de Jean ne contient pas de passage parallèle pour cette péricope. Il s'agit de la 201ème péricope de la synopse, située dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Cet enseignement est exclusivement destiné aux apôtres et à leurs proches, dans un cadre privé et confidentiel, à l'intérieur d'une maison de Capernaüm. Il ne s'adresse pas aux foules, mais aux convertis et aux disciples déjà engagés dans la foi. Cette distinction est fondamentale pour bien comprendre la portée et l'intention du message. Le Messie Jésus aborde deux dimensions distinctes du scandale dans cet enseignement. La première concerne ceux qui sont à l'origine du scandale, c'est-à-dire des individus qui, par leurs comportements ou leurs influences, éloignent progressivement d'autres croyants de leur foi. L'expression 'ces petits' semble désigner des nouveaux convertis encore fragiles dans leur engagement spirituel, particulièrement vulnérables aux influences négatives.
Luc 17.1-2 (Louis Segond S21) :
Jésus dit à ses disciples: «Il est inévitable qu'il y ait des pièges, mais malheur à celui qui en est responsable!Il vaudrait mieux pour lui qu'on attache à son cou une meule de moulin et qu'on le jette à la mer, plutôt qu'il ne fasse trébucher un seul de ces petits.
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II
Jésus souligne la gravité extrême de faire trébucher ces personnes dans leur foi, allant jusqu'à affirmer qu'il vaudrait mieux pour le coupable être jeté à la mer avec une meule au cou, image utilisée également par Luc. La seconde dimension s'adresse aux chrétiens eux-mêmes, confrontés à leurs propres faiblesses intérieures qui les poussent vers le péché. Jésus les invite à identifier avec lucidité les causes profondes de leurs chutes spirituelles et à y remédier avec radicalité. Pour illustrer l'urgence et la nécessité de ce combat intérieur, il emploie une métaphore corporelle saisissante : couper la main, arracher le pied ou crever l'œil si ceux-ci font trébucher. Cette image ne doit pas être comprise de manière littérale, mais comme une invitation au sacrifice radical de tout ce qui conduit au péché. L'analyse théologique de cette métaphore est essentielle. Les Écritures enseignent unanimement que la source du péché réside dans le cœur humain (Matthieu 15.19, Romains 5.12, Jacques 1.14-15, Proverbes 4.23), et non dans les membres physiques du corps. Il serait donc erroné de supposer qu'une personne privée d'un membre serait automatiquement préservée du péché. La main, le pied et l'œil représentent symboliquement les actions, les chemins de vie et les désirs qui peuvent orienter une personne vers le mal. Jésus évoque également les conséquences du péché non abandonné : le feu éternel et, dans la version de Marc, 'le ver qui ne meurt pas et le feu qui ne s'éteint pas', images puissantes de la séparation définitive d'avec Dieu.
Matthieu 18.2 (Louis Segond S21) :
Jésus appela un petit enfant, le plaça au milieu d'eux
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III
Ces représentations de l'enfer servent à renforcer l'urgence morale du message : il est infiniment préférable de renoncer à ce qui nous attache au péché que de subir une condamnation éternelle. Une comparaison entre les trois évangiles synoptiques révèle des nuances complémentaires. Matthieu et Marc insistent tous deux sur la nécessité de se séparer radicalement de tout ce qui pousse au péché, avec des images corporelles similaires. Marc est toutefois le plus explicite sur les conséquences du péché, décrivant l'enfer avec les formules les plus marquantes. Luc, quant à lui, adopte une approche plus concise, mettant davantage l'accent sur l'inévitabilité des occasions de chute dans le monde, tout en insistant sur la responsabilité morale particulièrement lourde de celui qui fait trébucher un 'petit'. En conclusion, cet enseignement de Jésus invite ses disciples à une vigilance spirituelle constante sur deux fronts : ne jamais être une cause de chute pour les autres, surtout pour les plus fragiles dans la foi, et lutter avec détermination contre toute influence intérieure qui conduit au péché. La récompense promise, la vie dans le royaume de Dieu, dépasse infiniment tout sacrifice terrestre consenti. Cet enseignement demeure d'une actualité profonde pour tout croyant soucieux de sa croissance spirituelle et de sa responsabilité envers la communauté des disciples.
La parabole de la brebis perdue (Mt 18.10-14 ; Lc 15.3-7) est enseignée par Jésus à Capernaüm en septembre 32, peu avant son départ définitif de Galilée. Matthieu met l'accent sur la protection des 'petits' et la volonté divine de ne perdre aucun d'eux, tandis que Luc souligne la joie céleste pour le pécheur repentant. La figure du berger renvoie à la mission messianique de Jésus, bon berger qui prépare ses disciples à son absence en leur promettant un guide spirituel.
Matthieu 18.10-14 (Louis Segond S21) :
»Faites bien attention de ne pas mépriser un seul de ces petits, car je vous dis que leurs anges dans le ciel sont continuellement en présence de mon Père céleste.[En effet, le Fils de l'homme est venu sauver ce qui était perdu.]»Qu'en pensez-vous? Si un homme a 100 brebis et que l'une d'elles se perde, ne laisse-t-il pas les 99 autres sur les montagnes pour aller chercher celle qui s'est perdue?Et s'il la trouve, je vous le dis en vérité, il en a plus de joie que des 99 qui ne se sont pas perdues.De même, ce n'est pas la volonté de votre Père céleste qu'il se perde un seul de ces petits.
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La péricope PER202 traite de la parabole de la brebis perdue, telle qu'elle est rapportée dans les évangiles de Matthieu (18.10-14) et de Luc (15.3-7). Cet épisode se situe dans le cadre du ministère de Jésus en Galilée, plus précisément à Capernaüm, en septembre de l'an 32, soit quelques semaines avant que le groupe ne quitte définitivement la région (avant le 3 octobre 32). Le Messie Jésus s'adresse à ses apôtres, ses disciples et les membres de leurs familles réunis dans une maison suffisamment grande pour accueillir tout ce monde. Cette réunion s'inscrit dans une période de forte cohésion autour du Maître, marquée par un isolement progressif du groupe et par l'annonce imminente de sa mort, qui a suscité des perturbations émotionnelles parmi ses proches. Conscient qu'il quittera bientôt définitivement la Galilée avec ses apôtres, Jésus s'efforce de transmettre un maximum d'enseignements à ses proches afin de les préparer à son absence. C'est dans ce contexte particulier que s'inscrit la parabole de la brebis perdue, qui prend ainsi une résonance profonde et anticipatrice. Les deux récits évangéliques — Matthieu et Luc — présentent une même parabole mais avec des orientations théologiques distinctes. Dans Matthieu, la parabole est intégrée dans un discours sur l'humilité et la sollicitude envers les plus faibles, les 'petits'.
Jean 10.11 (Louis Segond S21) :
»Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis.
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II
Jésus insiste sur la volonté du Père céleste de ne perdre aucun d'entre eux, et sur le fait que Dieu cherche activement ceux qui s'égarent, se réjouissant de leur retour. Luc, quant à lui, développe davantage la joie du berger lors de la retrouvaille, et inscrit cette parabole dans une série de récits centrés sur la miséricorde divine et la repentance. La différence principale entre les deux récits réside donc dans l'orientation du message : chez Matthieu, l'accent est mis sur la protection des plus vulnérables au sein de la communauté, tandis que chez Luc, c'est la joie céleste pour le pécheur repentant qui est mise en avant. Le choix de la brebis comme figure centrale de la parabole n'est pas anodin. Cet animal est dépourvu de moyens de défense naturels et constitue une proie facile pour les prédateurs, ce qui souligne son besoin absolu de protection par un berger vigilant. Cette image renvoie à plusieurs passages scripturaires importants, notamment Jean 10.11 et 10.14, où Jésus se présente lui-même comme le bon berger, ainsi qu'Ézéchiel 34.23, où Dieu promet un berger fidèle à son peuple égaré. La parabole établit ainsi un lien direct entre la figure du berger de l'Ancien Testament et la mission messianique de Jésus. Dans le contexte eschatologique de la mort prochaine du Maître, cette parabole acquiert une dimension supplémentaire et particulièrement significative.
Jean 14.16-18 (Louis Segond S21) :
Quant à moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur afin qu'il reste éternellement avec vous:l'Esprit de la vérité, que le monde ne peut pas accepter parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas. [Mais] vous, vous le connaissez, car il reste avec vous et il sera en vous.Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.
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III
Jésus, en tant que bon berger, sait qu'il devra bientôt quitter physiquement ses disciples, mais il leur assure qu'ils ne seront pas abandonnés. La parabole peut ainsi être lue comme une préfiguration de la sollicitude continue du Messie envers les siens après son départ. Il prépare ses disciples à cette séparation en leur promettant l'Esprit Saint comme guide et consolateur (Jean 14.16-18), poursuivant spirituellement son rôle de berger même en son absence physique. La satisfaction divine exprimée dans la parabole — lorsqu'une âme égarée se convertit — constitue également une source d'encouragement pour l'ensemble du groupe réuni à Capernaüm, dont les membres font face à l'incertitude liée au départ imminent de leur Maître. Cette parabole leur rappelle que chaque personne a une valeur inestimable aux yeux de Dieu et que la communauté doit veiller sur ses membres les plus fragiles. En somme, la péricope PER202 offre une lecture synoptique riche de la parabole de la brebis perdue, en mettant en lumière les convergences et les nuances entre Matthieu et Luc, et en ancrant cet enseignement dans son contexte historique et théologique précis : celui d'un Messie conscient de son départ imminent, qui cherche à fortifier et consolider sa communauté par des enseignements sur la valeur de chaque âme et sur la fidélité du berger divin.
La péricope 209 relate le voyage de Jésus et ses disciples à travers la Samarie, rapporté uniquement par Luc. Quittant la Galilée le 3 octobre 32, Jésus choisit le chemin samaritain plus court vers Jérusalem. Certains villages refusent de l'accueillir, illustrant les tensions judéo-samaritaines, tandis que d'autres l'acceptent. Ce passage préfigure la mission universelle et la future évangélisation de la région par les 70 disciples.
Luc 9.52-53 (Louis Segond S21) :
Il envoya devant lui des messagers qui se mirent en route et entrèrent dans un village samaritain pour lui préparer un logement.Mais on refusa de l'accueillir parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.
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La péricope 209 intitulée 'Le voyage par la Samarie' s'inscrit dans la chronologie synoptique du ministère de Jésus, précisément dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine. Elle est exclusivement relatée par l'évangéliste Luc, ce qui en fait un témoignage singulier et précieux pour comprendre les déplacements géographiques et spirituels du Messie Jésus dans les derniers mois de son ministère public. Le récit débute le dimanche 3 octobre de l'an 32, lorsque Jésus et son groupe de disciples quittent définitivement la Galilée pour se diriger vers Jérusalem. Ce départ marque un tournant décisif dans la narration évangélique : Jésus ne reviendra plus en Galilée comme base de son ministère. Il est précisé, en référence à Jean 7.9-10, que Jésus n'arrivera pas à Jérusalem au début de la fête des Tabernacles, mais sera délibérément retardé. Sa famille, quant à elle, est déjà présente à Jérusalem depuis trois à quatre jours. Cette donnée temporelle permet de situer avec précision le contexte liturgique et familial du voyage. Un élément chronologique important est également mentionné : Jésus et ses disciples resteront dans la région de Jérusalem pendant six mois, jusqu'à la fête de la Pâque le 1er avril 33. Ce séjour prolongé témoigne de l'importance capitale de cette période dans le déroulement du plan divin. Concernant l'itinéraire choisi, l'article souligne que les Juifs se rendant de la Galilée à Jérusalem suivaient habituellement la route longeant le Jourdain, évitant ainsi la Samarie.
Luc 9.56 (Louis Segond S21) :
En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver.»] Et ils allèrent dans un autre village.
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II
Cette précaution s'expliquait par les tensions historiques et ethniques profondes entre Juifs et Samaritains, une hostilité réciproque qui rendait le voyage à travers la Samarie potentiellement dangereux. Jésus, cependant, choisit délibérément le chemin plus court traversant la Samarie, une décision qui n'était pas sans signification théologique et symbolique. Le groupe qui accompagnait Jésus était suffisamment important pour limiter les risques physiques liés à ce passage. L'article précise également qu'une partie des personnes faisant partie de ce groupe seraient vraisemblablement les 70 disciples que Jésus enverra peu après la fête pour évangéliser la région samaritaine. Ce lien entre le voyage et la mission ultérieure révèle une stratégie missionnaire cohérente : Jésus prépare le terrain en traversant la région avant d'y envoyer ses envoyés. Pour faciliter le voyage et assurer des haltes dans de bonnes conditions, Jésus envoie des messagers en avant pour préparer son accueil dans certains villages samaritains. Ces messagers ont clairement annoncé l'identité du Messie Jésus et la nature de son œuvre. Malgré cela, certains villages samaritains refusent catégoriquement de l'accueillir. Ce rejet est présenté comme emblématique de l'agressivité et des tensions qui caractérisaient les relations judéo-samaritaines à cette époque. Il ne s'agit pas d'un simple manque d'hospitalité, mais d'un refus délibéré et motivé par des préjugés ethniques et religieux anciens.
Luc 9.52-53 (Louis Segond S21) :
Il envoya devant lui des messagers qui se mirent en route et entrèrent dans un village samaritain pour lui préparer un logement.Mais on refusa de l'accueillir parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.
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III
Néanmoins, l'article nuance ce tableau en signalant, en référence à Luc 9.56, que d'autres villages samaritains ont, eux, accepté de recevoir Jésus et ses disciples. Cette distinction est théologiquement significative : elle montre que le rejet n'est pas universel parmi les Samaritains et que l'accueil du Messie transcende les barrières ethniques et culturelles pour ceux qui sont disposés à recevoir le message. D'un point de vue littéraire et canonique, le fait que seul Luc rapporte ce voyage est notable. Luc, dont l'évangile est particulièrement attentif aux marginaux, aux étrangers et aux exclus, accorde une place privilégiée aux interactions de Jésus avec les Samaritains, comme en témoigne également la parabole du Bon Samaritain. Ce voyage s'inscrit donc dans une cohérence rédactionnelle et théologique propre à Luc. La péricope invite à une réflexion sur les frontières culturelles et religieuses que Jésus choisit de traverser, tant géographiquement que symboliquement. Elle préfigure l'universalité du message évangélique, qui ne se limite pas au peuple juif mais s'étend à toutes les nations. En choisissant de passer par la Samarie, Jésus manifeste sa volonté de rejoindre tous les hommes, même ceux considérés comme impurs ou ennemis par ses contemporains.
Durant le voyage de Jésus à travers la Samarie, Jacques et Jean, les « fils du tonnerre », proposent de faire descendre le feu du ciel sur un village samaritain hostile. Jésus les reprend sévèrement, rappelant qu'il est venu pour sauver et non pour perdre les hommes. Cet épisode, rapporté uniquement par Luc (Lc 9.54-56), illustre les tensions judéo-samaritaines et la formation progressive des disciples vers un esprit de miséricorde.
Luc 9.54-56 (Louis Segond S21) :
Voyant cela, ses disciples Jacques et Jean dirent: «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer [comme l'a fait Elie]?»Jésus se tourna vers eux et leur adressa des reproches [en disant: «Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés.En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver.»] Et ils allèrent dans un autre village.
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La péricope PER210 traite d'un épisode significatif du ministère de Jésus, rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 9.54-56), durant lequel Jacques et Jean, deux des disciples les plus proches de Jésus, manifestent une réaction violente face au refus d'accueil d'un village samaritain. Cet épisode s'inscrit dans le cadre du voyage de Jésus à travers la Samarie, situé chronologiquement entre le dimanche 3 octobre et le vendredi 8 octobre de l'an 32, alors que Jésus et ses disciples se dirigent vers Jérusalem. Jacques et Jean, fils de Zébédée, sont connus sous le surnom de Boanergès, terme araméen signifiant « fils du tonnerre », que Jésus lui-même leur a attribué selon l'Évangile de Marc (Marc 3.17). Ce surnom illustre parfaitement leur tempérament fougueux et leur zèle ardent, caractéristiques qui se manifestent pleinement dans cet épisode. Face au refus des habitants d'un village samaritain d'accueillir Jésus et ses disciples, Jacques et Jean proposent de faire descendre le feu du ciel pour consumer ce village. Leur réaction s'inspire vraisemblablement du geste du prophète Élie rapporté dans le livre des Rois (2 Rois 1.9-12), où ce dernier avait effectivement appelé le feu du ciel pour consumer deux groupes de soldats envoyés contre lui. Cette réaction des deux disciples s'explique en partie par le contexte historique et culturel marqué par des tensions profondes et anciennes entre les Juifs et les Samaritains.
Luc 9.54-56 (Louis Segond S21) :
Voyant cela, ses disciples Jacques et Jean dirent: «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer [comme l'a fait Elie]?»Jésus se tourna vers eux et leur adressa des reproches [en disant: «Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés.En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver.»] Et ils allèrent dans un autre village.
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II
Le nationalisme qui imprégnait la pensée juive de l'époque influençait également la manière dont les apôtres percevaient les étrangers et les opposants à leur mission. L'hostilité des Samaritains envers un groupe juif se rendant à Jérusalem n'était pas un phénomène isolé, mais s'inscrivait dans une longue histoire de rivalités religieuses et ethniques entre les deux peuples. Cependant, Jésus réagit fermement à la proposition de ses disciples en les reprenant sévèrement avec ces paroles : « Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés. » Cette correction est fondamentale car elle révèle la nature profonde de la mission du Messie : Jésus n'est pas venu pour perdre les hommes, mais pour les sauver. Son ministère est celui de la miséricorde, de la réconciliation et du salut universel, non de la vengeance ou du jugement immédiat. Cet épisode constitue une étape importante dans le processus de formation spirituelle et théologique des disciples. Il met en évidence le chemin que les apôtres devaient parcourir pour abandonner leur mentalité nationaliste et vindicative afin d'embrasser pleinement l'esprit de douceur, de compassion et d'amour universel que Jésus incarnait. La transformation progressive de Jean est particulièrement significative à cet égard : l'apôtre qui voulait faire descendre le feu du ciel deviendra, dans ses épîtres et son évangile, le grand témoin de l'amour de Dieu pour l'humanité entière.
Marc 3.17 (Louis Segond S21) :
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui signifie «fils du tonnerre»;
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III
L'épisode se conclut sur une note nuancée : après avoir quitté le village hostile, Jésus et ses disciples se rendent dans un autre village samaritain qui les accueille favorablement (Luc 9.56). Ce détail est théologiquement important car il montre que ce n'était pas l'ensemble du peuple samaritain qui rejetait Jésus, mais seulement certains villages, et qu'une ouverture existait malgré les tensions. Cela tempère toute généralisation négative envers les Samaritains et rappelle que l'Évangile s'adresse à tous, sans distinction de peuple ou d'origine. Sur le plan synoptique, Luc est le seul évangéliste à rapporter ce voyage à travers la Samarie et cet incident particulier, ce qui confère à son témoignage une valeur documentaire unique pour comprendre cette période du ministère de Jésus. L'article renvoie également aux annexes ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles du Messie, offrant ainsi des ressources complémentaires pour approfondir le contexte général du ministère de Jésus.
La péricope PER224 présente l'instruction de Jésus sur la prière, donnée au mont des Oliviers en décembre 32. S'appuyant sur Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, elle examine le Notre Père dans deux contextes distincts. Luc situe l'épisode près de Jérusalem, après la visite à Béthanie et avant la guérison d'un possédé. Les disciples, dont certains avaient suivi Jean-Baptiste, demandent à Jésus de leur enseigner à prier.
Luc 11.37 (Louis Segond S21) :
Pendant que Jésus parlait, un pharisien l'invita à dîner chez lui. Il entra et se mit à table.
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La péricope PER224 traite de l'instruction que le Messie Jésus donne à ses disciples sur la manière de prier. Cet épisode s'inscrit dans une séquence chronologique précise du ministère de Jésus, située entre sa visite à Béthanie chez Marthe et Marie (PER223) et la guérison d'un homme possédé et muet à Jérusalem (PER226). L'événement se déroule au mont des Oliviers, face à Jérusalem, à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre de l'an 32. Les textes bibliques de référence pour cette péricope sont Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, deux passages qui présentent tous deux la célèbre prière du 'Notre Père'. Cependant, les spécialistes et exégètes s'accordent à dire que ces deux récits ne décrivent probablement pas le même événement historique. Chaque évangéliste a adapté la transmission de cet enseignement à son contexte propre et à son auditoire spécifique, ce qui confère à la prière du Notre Père une richesse particulière dans la tradition chrétienne. Il est en effet probable que Jésus ait enseigné cette prière à différentes reprises au cours de son ministère, et que Luc et Matthieu en rapportent deux occurrences distinctes. L'analyse du récit de Luc soulève plusieurs interrogations.
Matthieu 6.9-13 (Louis Segond S21) :
»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée,que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!]’
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II
Luc 11.1 manque de précision quant au moment exact et au lieu de l'événement. Cette imprécision pourrait être volontaire de la part de l'évangéliste, qui aurait ainsi voulu suggérer que Jésus a abordé le thème de la prière à plusieurs reprises durant son ministère, et non lors d'un seul et unique enseignement. Ce verset mentionne également que certains des disciples présents avaient auparavant suivi Jean le Baptiste, ce qui éclaire leur demande d'un enseignement sur la prière, Jean ayant lui-même enseigné à prier à ses propres disciples. Concernant le cadre géographique, l'analyse contextuelle de Luc indique que le discours ne se tient pas en Galilée, contrairement à la version de Matthieu qui s'inscrit dans le Sermon sur la montagne. Les indices textuels de Luc 11.37 et Luc 11.15 permettent de situer l'action dans la région de Jérusalem. Le premier passage suggère indirectement que l'invitation d'un pharisien se déroule à Jérusalem, car les pharisiens locaux étaient tenus de posséder une résidence sur les hauteurs de la ville, à proximité du Temple. Le second passage mentionne une réaction négative d'une partie de la foule, ce qui laisse entendre que Jésus et ses disciples se trouvent alors dans un environnement urbain marqué par la présence des autorités religieuses, en l'occurrence Jérusalem. Le Temple de Jérusalem constituait un lieu habituel de rassemblement des foules, souvent influencées par les pharisiens qui cherchaient à recueillir des éléments pouvant être présentés devant le Sanhédrin pour accuser Jésus.
Luc 11.37 (Louis Segond S21) :
Pendant que Jésus parlait, un pharisien l'invita à dîner chez lui. Il entra et se mit à table.
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III
Ce contexte de tension religieuse et politique est important pour comprendre la portée de l'enseignement de Jésus sur la prière dans ce cadre précis. La chronologie proposée dans la péricope est la suivante : après avoir quitté Béthanie suite à sa rencontre avec Marthe et Marie, Jésus s'arrête au mont des Oliviers pour prier. C'est à cet endroit que ses disciples lui demandent de leur enseigner comment prier, ce qui donne lieu à la transmission du Notre Père dans la version lucanienne. Jésus se rend ensuite à Jérusalem, où il procède à la guérison d'un homme possédé et muet (PER226). Cet article fait partie d'une synopse évangélique structurée, et s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Il invite le lecteur à consulter des annexes complémentaires, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, afin d'approfondir la compréhension du passage dans son ensemble. La péricope suivante, PER225, traite de la parabole de l'ami importun, qui prolonge directement cet enseignement sur la prière.
L'article examine les enseignements de Jésus sur les scandales, le pardon et la foi en Luc 17.1-6. Jésus exhorte les disciples à éviter de provoquer des chutes spirituelles et à pardonner sans limites. Cette instruction met en évidence la responsabilité communautaire et l'engagement des disciples envers le royaume des cieux.
Matthieu 18.21-22 (Louis Segond S21) :
Alors Pierre s'approcha de Jésus et lui dit: «Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Est-ce que ce sera jusqu'à 7 fois?»Jésus lui dit: «Je ne te dis pas jusqu'à 7 fois, mais jusqu'à 70 fois 7 fois.
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Instruction sur les scandales, le pardon et la foi
I
Cet article explore l'instruction de Jésus sur les scandales, le pardon et la foi, principalement à travers Luc 17.1-6. Jésus s'adresse directement à ses disciples, soulignant la responsabilité individuelle et collective de ne pas provoquer de scandales qui pourraient faire chuter d'autres disciples. Les paroles de Jésus mettent en garde contre les conséquences graves de telles actions, appelant à la vigilance dans les paroles et les actes.
Matthieu 18.21-22 (Louis Segond S21) :
Alors Pierre s'approcha de Jésus et lui dit: «Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Est-ce que ce sera jusqu'à 7 fois?»Jésus lui dit: «Je ne te dis pas jusqu'à 7 fois, mais jusqu'à 70 fois 7 fois.
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II
Le texte souligne que les disciples ne sont pas des individus isolés, mais des membres intégrés dans une communauté, où chaque geste a un impact sur les autres. La notion de pardon est également centrale, enseignant qu'il doit être octroyé sans limite à ceux qui reconnaissent leur faute, illustrant une exigence continue et inconditionnelle. Enfin, l'engagement des disciples dans le royaume des cieux est mis en lumière, avec un appel à une vie de disciple responsable, engagée et bienveillante, promouvant la croissance et la persévérance de la communauté chrétienne.
L'article traite de la demande de Salomé pour ses fils et le parcours géographique de Jésus. Ce récit se déroule en février 33, lors du voyage de Jésus de Jéricho à Béthanie. L'événement marque la tension entre la compréhension humaine et les prophéties. Jésus annonce sa mort imminente en répondant à Salomé, un révélateur des valeurs spirituelles du royaume de Dieu.
Jean 11.14 (Louis Segond S21) :
Jésus leur dit alors ouvertement: «Lazare est mort.
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La requête de Salomé, la femme de Zébédée, pour ses fils
I
L'article explore la requête de Salomé, l'épouse de Zébédée, qui sollicite Jésus pour que ses fils, Jacques et Jean, occupent des places d'honneur dans son royaume, racontée dans Matthieu 20.20-28 et Marc 10.35-45. Ce récit se situe dans le contexte du ministère de Jésus, à l'approche de Pâque, durant son voyage de retour à Jérusalem. Se déroulant à l'entrée de Jéricho en février 33, cet événement est accompagné par un parcours géographique décrit dans les Évangiles selon Luc et Jean.
Jean 11.38-44 (Louis Segond S21) :
Jésus, de nouveau profondément indigné, se rendit au tombeau. C'était une grotte; une pierre fermait l'entrée.Jésus dit: «Enlevez la pierre.» Marthe, la sœur du mort, lui dit: «Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là.»Jésus lui dit: «Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?»Ils enlevèrent donc la pierre [de l'endroit où le mort avait été déposé]. Jésus leva alors les yeux et dit: «Père, je te remercie de ce que tu m'as écouté.Pour ma part, je savais que tu m'écoutes toujours, mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.»Après avoir dit cela, il cria d'une voix forte: «Lazare, sors!»Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandelettes et le visage enveloppé d'un linge. Jésus leur dit: «Détachez-le et laissez-le s'en aller.»
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II
Jésus, après avoir quitté Jérusalem pour éviter l'arrestation après la fête de Hanoucca, se réfugie au-delà du Jourdain. Après avoir appris la maladie de Lazare, il retourne finalement en Judée en passant par Jéricho, où il guérit Bartimée et appelle Zachée. Par l'itinéraire suivi, les textes soulignent à la fois le caractère symbolique et prophétique de cette période.
Luc 18.35-43 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était près de Jéricho, un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait.Il entendit la foule passer et demanda ce qui se passait.On lui dit: «C'est Jésus de Nazareth qui passe.»Alors il cria: «Jésus, Fils de David, aie pitié de moi!»Ceux qui marchaient devant le reprenaient pour le faire taire, mais il criait beaucoup plus fort: «Fils de David, aie pitié de moi!»Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène; quand il fut près de lui, il lui demanda:«Que veux-tu que je fasse pour toi?» Il répondit: «Seigneur, que je retrouve la vue.»Jésus lui dit: «Retrouve la vue, ta foi t'a sauvé.»Il retrouva immédiatement la vue et suivit Jésus en célébrant la gloire de Dieu. Voyant cela, tout le peuple se mit à adresser des louanges à Dieu.
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III
Jésus annonce sa propre mort et résurrection à ses disciples, déclenchant diverses réactions et incompréhensions parmi eux. Cet épisode met en lumière la profonde connaissance de Jésus sur le sort de Lazare et son pouvoir sur la mort, régénérant la foi de ceux qui l'entourent et provoquant l'hostilité croissante des autorités religieuses, menant à sa décision de se retirer à Éphraïm. La demande de Salomé devient ainsi une illustration de la tension entre l'incompréhension humaine des valeurs spirituelles du royaume de Dieu et les prophéties que Jésus est sur le point d'accomplir.
L'article aborde l'arrivée de Juifs à Béthanie pour voir Jésus, à l'approche de la Passion. Face à sa popularité croissante, les autorités religieuses envisagent son arrestation, tandis que la trahison de Judas se prépare.
Jean 12.9-11 (Louis Segond S21) :
Une foule de Juifs apprirent que Jésus était à Béthanie; ils y vinrent, non seulement à cause de lui, mais aussi pour voir Lazare qu'il avait ressuscité.Les chefs des prêtres décidèrent de faire mourir aussi Lazareparce que beaucoup de Juifs les quittaient et croyaient en Jésus à cause de lui.
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Cet article explore l'arrivée des Juifs à Béthanie, près de Jérusalem, où le Messie Jésus est présent. À quelques jours de la Passion, cet événement s'inscrit dans le contexte chargé de la dernière semaine avant l'arrestation de Jésus. Les habitants de Jérusalem, informés de la présence de Jésus à Béthanie, se rassemblent pour le rencontrer.
Jean 12.9-11 (Louis Segond S21) :
Une foule de Juifs apprirent que Jésus était à Béthanie; ils y vinrent, non seulement à cause de lui, mais aussi pour voir Lazare qu'il avait ressuscité.Les chefs des prêtres décidèrent de faire mourir aussi Lazareparce que beaucoup de Juifs les quittaient et croyaient en Jésus à cause de lui.
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II
La résurrection de Lazare a déjà attiré l'attention, renforçant l'intérêt des curieux et des croyants. Cependant, cette popularité croissante inquiète les responsables religieux, conscients que de nombreux Juifs commencent à croire en Jésus. Bien que les autorités songent à une possible arrestation, elles hésitent, de peur d'une réaction violente de la foule.
III
Par ailleurs, la trahison de Judas Iscariote se prépare, offrant aux autorités l'opportunité de mettre leur plan à exécution. Jésus, quant à lui, continue d'interagir avec ses disciples, illustrant un calme avant la tempête qui se prépare pour les jours à venir.
Après son entrée triomphale à Jérusalem, Jésus quitte la ville le soir venu pour regagner Béthanie avec ses douze disciples, dont Judas. Relaté principalement par Marc (11.11) et Matthieu (21.17), cet épisode situé le dimanche 27 mars 33 illustre le rythme de la dernière semaine : journées au Temple, nuits près de Béthanie. Les disciples profitent de ces trajets pour interroger leur Maître sur la signification de ses actes messianiques.
Marc 11.11 (Louis Segond S21) :
Jésus entra à Jérusalem et se rendit au temple. Après avoir tout regardé autour de lui, comme il était déjà tard, il sortit pour aller à Béthanie avec les douze.
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La péricope PER281 traite du retour à Béthanie de Jésus et de ses disciples après une journée marquante à Jérusalem. Cet épisode, brièvement relaté dans les Évangiles synoptiques, se situe dans le cadre de la dernière semaine de la vie terrestre de Jésus, juste après son entrée triomphale à Jérusalem (PER280). Les textes de référence sont Matthieu 21.17 et Marc 11.11, tandis que Luc et Jean ne rapportent pas cet épisode spécifique, soulignant ainsi la particularité du témoignage de Marc dans la narration de ces événements. Le contexte immédiat est celui d'une journée intense : Jésus vient d'entrer à Jérusalem d'une manière spectaculaire, provoquant une grande agitation parmi la population et faillit même déclencher une sédition. Il a également visité le Temple, entouré d'une foule nombreuse venue assister à cet événement historique. Mais à mesure que la nuit tombe, la foule se disperse progressivement, et Jésus, accompagné de ses douze disciples, quitte la ville sainte pour rejoindre Béthanie, à environ deux heures de marche lente du Temple. La question du lieu précis de résidence de Jésus durant cette semaine est abordée avec nuance. Si une tradition veut qu'il ait pu loger chez Marthe, Marie et Lazare — des proches bien connus à Béthanie — l'analyse contextuelle suggère qu'il est plus vraisemblable qu'il séjourne dans un campement de fortune avec ses apôtres, maintenant ainsi la cohésion du groupe et la dynamique communautaire qui le caractérise tout au long de son ministère.
Marc 11.11 (Louis Segond S21) :
Jésus entra à Jérusalem et se rendit au temple. Après avoir tout regardé autour de lui, comme il était déjà tard, il sortit pour aller à Béthanie avec les douze.
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II
Un élément significatif de cette péricope est la mention explicite des douze disciples, y compris Judas Iscariote. Marc, dans son témoignage, continue de compter Judas parmi les douze, soulignant que malgré sa future trahison — dont les négociations avec les chefs religieux sont déjà en cours ou imminentes — il demeure intégré au groupe des disciples. Cette observation est théologiquement importante car elle illustre la manière dont les événements de la Passion se tissent progressivement, dans un apparent calme de surface, alors que la tragédie se prépare en coulisses. Durant cette semaine pascale, le rythme de Jésus est bien établi selon les Évangiles : chaque jour, il monte au Temple pour enseigner ceux qui souhaitent l'entendre, et chaque soir, il retourne aux environs de Béthanie pour y passer la nuit. Ce schéma quotidien révèle à la fois la détermination de Jésus à accomplir sa mission d'enseignement jusqu'au bout, et sa prudence stratégique de ne pas demeurer à Jérusalem la nuit, où les autorités religieuses cherchent à l'arrêter. Les moments de marche entre Jérusalem et Béthanie constituent également des temps privilégiés d'échange entre Jésus et ses apôtres. L'article souligne que ces instants de calme sont probablement mis à profit par les disciples pour interroger leur Maître sur la signification des événements récents. En particulier, ils cherchent à comprendre pourquoi Jésus a choisi d'entrer à Jérusalem monté sur un ânon.
Zacharie 9.9 (Louis Segond S21) :
Réjouis-toi, fille de Sion!
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III
L'article note avec perspicacité qu'il n'est pas certain que Matthieu lui-même ait immédiatement établi le lien entre cet acte et la prophétie de Zacharie 9.9, ce qui humanise la compréhension progressive des disciples face aux gestes messianiques de Jésus. D'un point de vue synoptique, cette péricope illustre parfaitement la méthode comparative propre à la Synopse : certains évangélistes choisissent de rapporter des détails que d'autres omettent, et c'est Marc qui, ici, offre l'information essentielle sur ce retour à Béthanie. Cette approche synoptique enrichit la compréhension globale de la Passion et permet de reconstituer avec plus de précision le déroulement chronologique des événements. La datation proposée — le dimanche 27 mars 33, en soirée — s'inscrit dans une reconstitution historique rigoureuse de la chronologie de la Passion. En définitive, bien que brève, cette péricope est un maillon essentiel dans la chaîne narrative de la dernière semaine de Jésus. Elle témoigne de la tension croissante entre l'enseignement public de Jésus au Temple et les forces qui cherchent à le faire taire, tout en révélant la fidélité du groupe apostolique — même imparfaite — qui l'accompagne jusqu'aux portes de la Passion.
PER287 décrit le retour de Jésus et ses disciples à Béthanie après une journée au Temple de Jérusalem, le lundi 28 mars 33. Attesté principalement par Marc 11.19, cet épisode éclaire la routine nocturne du groupe autour de Marthe, Marie et Lazare. L'article aborde l'hospitalité dispersée, le rôle des femmes, les allers-retours quotidiens entre Béthanie et Jérusalem, et l'incompréhension des disciples face aux annonces de la Passion.
Marc 9.31 (Louis Segond S21) :
car il enseignait ses disciples et il leur disait: «Le Fils de l'homme sera livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir et, trois jours après avoir été mis à mort, il ressuscitera.»
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La péricope PER287 traite du retour de Jésus et de ses disciples à Béthanie, village situé à environ deux heures de marche de Jérusalem, dans le contexte de la dernière semaine avant l'arrestation du Messie. Cet épisode, attesté principalement par Marc (Marc 11.19), constitue un moment de transition entre les activités diurnes de Jésus au Temple de Jérusalem et le repos nocturne dans le village familier de Béthanie. Béthanie est le village de Marthe, Marie et Lazare, figures intimement liées à Jésus dans les récits évangéliques. Lazare, que Jésus avait ressuscité des morts (Jean 11.1-44), habitait ce lieu qui servait de point d'ancrage pour le groupe durant cette semaine décisive. Les visites de Jésus chez Marthe et Marie, rapportées en Luc 10.38-42, illustrent la profonde familiarité et l'amitié qui unissaient Jésus à cette famille béthanienne, faisant de ce foyer un refuge naturel dans les jours qui précèdent la Passion. Le commentaire soulève une question logistique importante : la maison de Marthe, Marie et Lazare ne pouvait vraisemblablement pas accueillir l'ensemble du groupe qui accompagnait Jésus. Les Évangiles témoignent en effet que Jésus voyageait avec un entourage nombreux, comprenant ses disciples, des femmes et d'autres personnes rattachées au groupe.
Marc 9.31 (Louis Segond S21) :
car il enseignait ses disciples et il leur disait: «Le Fils de l'homme sera livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir et, trois jours après avoir été mis à mort, il ressuscitera.»
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II
Il est donc probable qu'une partie du groupe campait à l'extérieur du village sous des tentes, tandis que certains habitants offraient l'hospitalité à d'autres membres. Cette organisation concorde avec les pratiques connues des groupes itinérants et des pèlerinages dans le judaïsme du Ier siècle. Les femmes du groupe jouaient un rôle essentiel dans cette organisation pratique, prenant en charge la logistique, les repas et les soins. L'épisode de l'onction à Béthanie (Jean 12.1-8) illustre parfaitement ce service rendu par les femmes proches de Jésus, notamment Marie qui oint les pieds de Jésus avec un parfum précieux, geste prophétique annonçant la mort et la sépulture prochaines. La situation géographique de Béthanie, à quelques kilomètres à l'est de Jérusalem, rendait possible un rythme d'allers-retours quotidiens. Durant cette dernière semaine, Jésus et ses apôtres se rendaient chaque jour au Temple pour enseigner, débattre avec les autorités religieuses et participer aux offices, avant de retourner à Béthanie pour la nuit. Les récits de l'entrée à Jérusalem et des activités de cette semaine pascale témoignent de ces déplacements répétés (Luc 19.28-44).
Luc 18.34 (Louis Segond S21) :
Mais les disciples ne comprirent rien à cela: c'était pour eux un langage obscur, des paroles dont ils ne saisissaient pas le sens.
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III
Avec l'approche de la fête de la Pâque, il est probable que tout le groupe se déplaça vers Jérusalem pour la célébration, suivant ainsi l'obligation légale du pèlerinage pascal. Les préparatifs de la Pâque et le dernier repas sont décrits en Luc 22.7-13, marquant une rupture avec la routine béthanienne des jours précédents. L'article souligne également le thème récurrent de l'incompréhension des disciples face aux annonces répétées par Jésus de sa souffrance et de sa mort. Malgré la proximité des événements de la Passion, les disciples demeuraient incapables de saisir pleinement le sens de ces annonces prophétiques, comme le notent Marc 9.31 et Luc 18.34. Ce contraste entre la conscience aiguë qu'avait Jésus de sa destinée et l'aveuglement persistant de ses compagnons constitue l'un des fils dramatiques majeurs des récits évangéliques de la semaine de la Passion. Dans le cadre de la synopse, la péricope PER287 s'inscrit dans la section consacrée à la dernière semaine avant l'arrestation, et plus largement dans le bloc Passion et Résurrection de Jésus. L'épisode du retour à Béthanie, bien que bref dans sa formulation évangélique, offre un éclairage précieux sur la vie quotidienne de Jésus et de son groupe durant cette période cruciale, révélant les dimensions humaines, relationnelles et pratiques d'un ministère itinérant arrivant à son terme.
L'article analyse une scène des Évangiles où les disciples de Jésus se disputent pour savoir qui est le plus grand, révélant leur attachement à une compréhension terrestre du Royaume de Dieu. Jésus enseigne que la vraie grandeur réside dans le service désintéressé. Ce récit illustre les valeurs spirituelles inversées du christianisme.
Jean 18.36 (Louis Segond S21) :
Jésus répondit: «Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais en réalité, mon royaume n'est pas d'ici-bas.»
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L'article intitulé 'PER312 - Dispute des disciples au sujet de la prééminence' aborde une scène évangélique tirée principalement du livre de Luc, où les disciples de Jésus débattent sur qui, parmi eux, est le plus grand. Cet épisode se déroule lors de la dernière soirée avant la crucifixion de Jésus, un moment crucial et rempli de tension spirituelle, où Jésus vient d'annoncer sa trahison imminente. Plutôt que de comprendre la gravité et la portée spirituelle des événements, les disciples se concentrent sur une querelle de préséance.
Matthieu 20.20-24 (Louis Segond S21) :
Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.Il lui dit: «Que veux-tu?» «Ordonne, lui dit-elle, que dans ton royaume mes deux fils que voici soient assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche.»Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire [ou être baptisés du baptême dont je vais être baptisé]?» «Nous le pouvons», dirent-ils.Il leur répondit: «Vous boirez en effet ma coupe [et vous serez baptisés du baptême dont je vais être baptisé]. Mais quant à être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi et ne sera donné qu'à ceux pour qui mon Père l'a préparé.»Après avoir entendu cela, les dix autres furent indignés contre les deux frères.
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II
L'article note que cette tendance à se disputer pour la grandeur reflète une incompréhension persistante des enseignements de Jésus sur le Royaume de Dieu, qui ne correspond pas aux attentes messianiques terrestres et politiques des disciples. Ceux-ci imaginent un règne messianique selon les normes humaines de pouvoir et de prestige. Jésus, par son enseignement, inverse ces valeurs mondaines, appelant à une autorité basée sur le service désintéressé plutôt que sur la domination.
Marc 9.33-34 (Louis Segond S21) :
Ils arrivèrent à Capernaüm. Lorsqu'il fut dans la maison, Jésus leur demanda: «De quoi discutiez-vous en chemin?»Mais ils gardèrent le silence, car en chemin ils avaient discuté entre eux pour savoir qui était le plus grand.
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III
Cet enseignement, consigné dans les Évangiles, établit le fondement de l'ecclésiologie chrétienne, exigeant que le plus grand devienne le serviteur de tous.
L'article traite de la réaction de Pierre et des disciples face à l'annonce de la mort de Jésus. Interprétant mal le message, ils envisagent une solution terrestre à un enjeu spirituel. Le texte explique comment la mission du Messie est révélée à travers la crucifixion, amenant finalement les disciples à comprendre sa véritable signification. Le moment capturé ici montre le cheminement de l'incompréhension à la foi véritable.
Jean 3.16 (Louis Segond S21) :
En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.
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Pierre et un autre disciple proposent de défendre leur Maître
I
L'article 'Pierre et un autre disciple proposent de défendre leur Maître' explore un moment crucial dans le récit évangélique où Jésus prépare ses disciples pour son arrestation imminente. Le texte met en lumière la réaction de Pierre et d'un autre disciple qui, face à l'annonce de la mort de Jésus, restent dans une perception terrestre du royaume de Dieu. Le récit étudié vient principalement de l'évangile de Luc 22:35-38, où les disciples, en particulier Pierre, expriment leur volonté de défendre Jésus avec des épées, ne comprenant pas que Jésus annonce une victoire spirituelle plutôt qu'une confrontation physique.
Luc 22.38 (Louis Segond S21) :
Ils dirent: «Seigneur, voici deux épées.» Il leur dit: «Cela suffit.»
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II
Le texte met en exergue le décalage entre la compréhension des disciples et la mission du Messie, qui se révèle davantage à travers sa crucifixion et résurrection. L'article suit l'exposé chronologique des événements touchant la fin du repas de Pâque jusqu'à l'arrestation de Jésus, soulignant les enseignements de l'évangile de Jean qui décrivent les instructions finales de Jésus à ses disciples. Ces leçons incluent l'annonce de la venue du Saint-Esprit, la promesse de persécutions futures, et une prière finale de Jésus qui sert d'adieux à ses disciples.
Jean 3.16 (Louis Segond S21) :
En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.
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III
Après la résurrection, les disciples comprennent finalement la portée spirituelle du sacrifice de Jésus, transformant leur foi ancrée jusque-là dans des moyens terrestres vers une foi fondée sur l'amour et le sacrifice divins, comme illustré dans Jean 3:16-17.
L'article décrypte Jean 14.1-15, où Jésus réconforte ses disciples en promettant de leur préparer une place auprès du Père. Il souligne sa médiation unique et l'unité avec Dieu, tout en promettant l'Esprit Saint pour guider les apôtres.
Jean 13.30 (Louis Segond S21) :
Après avoir pris le morceau, Judas sortit aussitôt. Il faisait nuit.
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Cet article explore le passage de Jean 14.1-15, mettant en lumière les enseignements de Jésus à ses disciples durant les derniers instants avant sa crucifixion. L'auteur s'appuie sur les récits bibliques, notamment le témoignage de Jean, pour illustrer la profondeur de la relation entre Jésus et ses disciples. Ce passage est avant tout un message de réconfort et d'espérance, soulignant la promesse de Jésus de préparer une place pour eux dans la maison du Père.
Marc 14.17 (Louis Segond S21) :
Le soir venu, il s'y rendit avec les douze.
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II
Les disciples, en quête de compréhension, reçoivent des révélations sur la nature de Jésus comme médiateur unique entre Dieu et l'humanité, ainsi que sur l'unité entre le Père et le Fils. Le discours de Jésus est riche en promesses, notamment celle de l'envoi de l'Esprit Saint pour accompagner les apôtres dans leur future mission. À travers ces enseignements, l'article met en avant l'importance de la foi en Christ, non pas comme une simple adhésion intellectuelle, mais comme une rencontre vivante et transformative.
L'article analyse les dernières interactions de Jésus avec ses disciples, soulignant leur transformation spirituelle par la révélation divine. Jésus les appelle amis, pas serviteurs, mettant en avant l'importance de l'amour et de la mission divine. Le récit invite à voir l'élection et la mission dans une continuité théologique.
Jean 15.15-17 (Louis Segond S21) :
Je ne vous appelle plus serviteurs parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son seigneur, mais je vous ai appelés amis parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis, et je vous ai établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. Alors, ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
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L'article "PER321 - Entretien personnel avec ses disciples" explore les dernières interactions de Jésus avec ses disciples avant sa crucifixion, se concentrant sur un exégèse détaillée de Jean 14.1-15, Jean 15.15-17, et d'autres passages clés des Évangiles. Jésus révèle la nature transformative de sa relation avec ses disciples, qu'il appelle non plus serviteurs, mais amis, partageant avec eux les révélations divines. Cette relation intime n'est pas fondée sur le mérite humain, mais sur le choix souverain de Jésus, soulignant la transcendance de l'amour et de la révélation divine envers ses disciples.
Jean 15.15-17 (Louis Segond S21) :
Je ne vous appelle plus serviteurs parce que le serviteur ne sait pas ce que fait son seigneur, mais je vous ai appelés amis parce que je vous ai fait connaître tout ce que j'ai appris de mon Père.Ce n'est pas vous qui m'avez choisi, mais c'est moi qui vous ai choisis, et je vous ai établis afin que vous alliez, que vous portiez du fruit et que votre fruit demeure. Alors, ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.Ce que je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres.
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II
Dans ces échanges, Jésus transmet l'importance du fruit durable qui découle de cette amitié spirituelle, enracinée dans l'amour et la fidélité, alignée sur la mission divine. Cette période précède le dernier repas pascal, un moment de grande signification, où l'amitié, la révélation et la prière sont mises en avant comme éléments essentiels de la mission des disciples au sein de la communauté chrétienne. A travers le thème de l'amitié divine, l'article souligne que la mission confiée aux disciples inclut de partager l'amour du Christ, exemplifié dans sa disposition à donner sa vie.
Esaïe 49.6 (Louis Segond S21) :
Il dit: «C'est trop peu que tu sois mon serviteur
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III
Inscrit dans un cadre théologique plus large tiré de passages tels qu'Exode 33.11, Jacques 2.23 et Esaïe 49.6, le texte met en lumière comment ce témoignage d'amour est appelé à être un signe vivant de la présence du Royaume de Dieu. Jésus appelle ses disciples à persévérer dans l'amour mutuel, indiquant que c'est à travers cette relation que le monde reconnaîtra qu'ils sont ses disciples. L'article encourage le lecteur à voir la continuité de l'élection divine et la mission d'Israël à travers cette nouvelle communauté définie par l'amour trinitaire et l'engagement à demeurer dans le Christ afin de porter un fruit glorifiant Dieu.
L'article explique l'avertissement de Jésus à ses disciples concernant la persécution inévitable qu'ils subiront. En se basant sur les Évangiles, il montre que cette haine est liée à leur appartenance au Christ. Cependant, Jésus promet le soutien du Saint-Esprit pour les aider à traverser ces épreuves.
Jean 3.16-17 (Louis Segond S21) :
En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
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Cet article explore le thème de la persécution annoncée par Jésus à ses disciples lors de ses derniers enseignements. Il se base sur les passages des Évangiles, notamment Jean 15:18-27 et Jean 16:1-4. Jésus avertit ses disciples que la haine et l'hostilité du monde à leur égard sont inévitables, car ils appartiennent désormais à lui, le Christ, et non au monde.
Jean 15.18-27 (Louis Segond S21) :
»Si le monde vous déteste, sachez qu'il m'a détesté avant vous.Si vous étiez du monde, le monde vous aimerait car vous seriez à lui. Vous n'êtes pas du monde, mais je vous ai choisis du milieu du monde; c'est pour cela que le monde vous déteste.Souvenez-vous de la parole que je vous ai dite: ‘Le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur.’ S'ils m'ont persécuté, ils vous persécuteront aussi; s'ils ont gardé ma parole, ils garderont aussi la vôtre.Mais ils vous feront tout cela à cause de moi, parce qu'ils ne connaissent pas celui qui m'a envoyé.Si je n'étais pas venu et ne leur avais pas parlé, ils ne seraient pas coupables, mais maintenant ils n'ont aucune excuse pour leur péché.Celui qui me déteste déteste aussi mon Père.Si je n'avais pas fait parmi eux des œuvres qu'aucun autre n'a faites, ils ne seraient pas coupables, mais maintenant ils les ont vues et ils nous ont détestés, moi et mon Père.C'est ainsi que s'accomplit la parole écrite dans leur loi: Ils m'ont détesté sans raison.»Quand sera venu le défenseur que je vous enverrai de la part du Père, l'Esprit de la vérité qui vient du Père, il rendra témoignage de moi.Et vous aussi, vous me rendrez témoignage, parce que vous êtes avec moi depuis le début.
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II
Le texte illustre que cette persécution n'est pas due à leurs propres fautes, mais bien à leur appartenance au Christ, ce qui les place en opposition directe avec ceux qui haïssent Jésus et, par extension, le Père. Jésus prépare ses disciples à cette réalité difficile tout en leur promettant la venue du Saint-Esprit, le Consolateur, qui leur apportera force et réconfort face aux épreuves. Ce passage relie la persécution à l'accomplissement des Écritures, mentionnant que ceux qui persécutent les disciples pensent parfois rendre un culte à Dieu.
Psaumes 69.5 (Louis Segond S21) :
Ils sont plus nombreux que les cheveux de ma tête,*ceux qui me détestent sans raison; ils sontpuissants, ceux qui veulent me réduire au silence,qui sont à tort mes ennemis.Ce que je n'ai pas volé, il faut que je le rende.1Note69.5 Ceux… raison: même idée au Psaume 35.19, cité en Jean 15.25.
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III
Ces avertissements visent à renforcer la foi des disciples avant les événements de la Passion et la crucifixion, les ancrant dans l'espoir de la rédemption à travers Jésus. Ce thème est d'une importance capitale pour comprendre la relation entre Jésus, ses disciples et le monde, ainsi que la promesse de la rédemption future offerte par le sacrifice du Christ.
Jésus réconforte ses disciples en Jean 16.5-15, promettant l'Esprit Saint pour les guider dans la vérité après son départ. Ce passage important souligne la mission de l'Esprit: convaincre de péché, de justice et de jugement, tout en assurant la continuité des enseignements de Jésus.
Jean 16.5-15 (Louis Segond S21) :
Maintenant je m'en vais vers celui qui m'a envoyé et aucun de vous ne me demande: ‘Où vas-tu?’Mais parce que je vous ai parlé ainsi, la tristesse a rempli votre cœur.Cependant, je vous dis la vérité: il vaut mieux pour vous que je m'en aille. En effet, si je ne m'en vais pas, le défenseur ne viendra pas vers vous; mais, si je m'en vais, je vous l'enverraiet, quand il sera venu, il convaincra le monde en ce qui concerne le péché, la justice et le jugement:en ce qui concerne le péché, parce qu'ils ne croient pas en moi;la justice, parce que je vais auprès de mon Père et que vous ne me verrez plus;le jugement, parce que le prince de ce monde est jugé.»J'ai encore beaucoup de choses à vous dire, mais vous ne pouvez pas les supporter maintenant.Quand le défenseur sera venu, l'Esprit de la vérité, il vous conduira dans toute la vérité, car il ne parlera pas de lui-même, mais il dira tout ce qu'il aura entendu et vous annoncera les choses à venir.Il révélera ma gloire parce qu'il prendra de ce qui est à moi et vous l'annoncera.Tout ce que le Père possède est aussi à moi; voilà pourquoi j'ai dit qu'il prend de ce qui est à moi et qu'il vous l'annoncera.
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Cet article propose une analyse théologique approfondie du passage biblique Jean 16.5-15, où Jésus annonce son départ à ses disciples et les assure de la venue du Consolateur, l'Esprit Saint. Dans ce contexte, Jésus les réconforte en expliquant que son départ est crucial pour que l'Esprit puisse venir. Il est souligné que cet Esprit aura une mission clé: convaincre le monde de péché, de justice et de jugement.
Jean 18.28 (Louis Segond S21) :
De chez Caïphe, ils conduisirent Jésus au prétoire; c'était le matin. Ils n'entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger le repas de la Pâque.
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II
Le texte explore comment l'Esprit Saint guidera les disciples dans la vérité, rappelant et clarifiant les enseignements de Jésus. Il est expliqué que le péché est défini comme le refus de croire en Jésus, la justice comme celle de Jésus élevé au Père, et le jugement par la condamnation du prince de ce monde. L'article illustre ainsi le passage par des références croisées aux évangiles synoptiques et des commentaires experts sur la chronologie des événements, ancrant le récit dans le contexte des dernières journées avant la crucifixion.
Jean 14.26 (Louis Segond S21) :
mais le défenseur, l'Esprit saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
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III
La description inclut des détails sur le lieu et le moment des événements, situés dans la maison de Marie, mère de Jean-Marc, à Jérusalem. Dans une ambiance mélancolique mais pleine d'espoir, l'accent est mis sur l'importance de cet enseignement pour les disciples confrontés aux persécutions à venir et sur le rôle consolateur et éducateur de l'Esprit Saint dans le développement de leur foi.
L'article aborde le passage où Jésus annonce sa mort prochaine, donnant à ses disciples des paroles de réconfort et d'assurance de la victoire sur le mal par la résurrection.
Jean 16.16-33 (Louis Segond S21) :
Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, et puis encore un peu de temps et vous me reverrez, [parce que je vais auprès du Père].»Alors quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux: «Que veut-il nous dire par: ‘Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, et puis encore un peu de temps et vous me reverrez’ et: ‘Parce que je vais auprès du Père’?»Ils disaient donc: «Que signifie ce qu'il dit: ‘Encore un peu de temps’? Nous ne savons pas de quoi il parle.»Jésus comprit qu'ils voulaient l'interroger et il leur dit: «Vous vous interrogez les uns les autres sur ce que j'ai dit: ‘Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, et puis encore un peu de temps et vous me reverrez.’En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie.Lorsqu'une femme accouche, elle éprouve de la tristesse parce que son heure de souffrance est venue, mais, lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de la douleur à cause de sa joie d'avoir mis un enfant au monde.Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.Ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, [tout] ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.Jusqu'à présent, vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit complète.»Je vous ai parlé en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père.Ce jour-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous.En effet, le Père lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu.Je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde et je retourne vers le Père.»Ses disciples lui dirent: «Vois! Maintenant tu parles ouvertement et tu n'emploies aucune parabole.Maintenant nous savons que tu sais tout et que tu n'as pas besoin qu'on t'interroge; c'est pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu.»Jésus leur répondit: «Vous croyez juste maintenant?Voici que l'heure vient, et elle est [déjà] venue, où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Cependant, je ne suis pas seul, car le Père est avec moi.Je vous ai dit cela afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez à souffrir dans le monde, mais prenez courage: moi, j'ai vaincu le monde.»
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L'article intitulé "Le Messie Jésus évoque sa mort prochaine" se concentre sur un moment crucial des Évangiles où Jésus parle ouvertement à ses disciples de sa mort imminente. Le passage référencé provient principalement de l'Évangile de Jean (Jean 16:16-33), où Jésus prépare ses disciples à la séparation à venir, promettant que leur tristesse se transformera en joie. Il utilise l'analogie des douleurs de l'enfantement pour illustrer que le bonheur suit la souffrance, soulignant une délivrance imminente.
Jean 20.20 (Louis Segond S21) :
Après avoir dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie en voyant le Seigneur.
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II
Jésus annonce également que les croyants auront désormais un accès direct au Père par la prière en son nom, une avancée dans leur relation divine. Il rassure les disciples en confirmant que, bien que dispersés lors de son arrestation, il ne sera pas seul car Dieu est avec lui. Ce discours est crucial pour préparer les disciples à la crise de la crucifixion, les assurant que la victoire sur le mal est déjà assurée et que la résurrection transformera leur mission.
Jean 16.16-33 (Louis Segond S21) :
Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, et puis encore un peu de temps et vous me reverrez, [parce que je vais auprès du Père].»Alors quelques-uns de ses disciples se dirent entre eux: «Que veut-il nous dire par: ‘Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, et puis encore un peu de temps et vous me reverrez’ et: ‘Parce que je vais auprès du Père’?»Ils disaient donc: «Que signifie ce qu'il dit: ‘Encore un peu de temps’? Nous ne savons pas de quoi il parle.»Jésus comprit qu'ils voulaient l'interroger et il leur dit: «Vous vous interrogez les uns les autres sur ce que j'ai dit: ‘Encore un peu de temps et vous ne me verrez plus, et puis encore un peu de temps et vous me reverrez.’En vérité, en vérité, je vous le dis, vous pleurerez et vous vous lamenterez, tandis que le monde se réjouira; vous serez dans la tristesse, mais votre tristesse se changera en joie.Lorsqu'une femme accouche, elle éprouve de la tristesse parce que son heure de souffrance est venue, mais, lorsqu'elle a donné le jour à l'enfant, elle ne se souvient plus de la douleur à cause de sa joie d'avoir mis un enfant au monde.Vous donc aussi, vous êtes maintenant dans la tristesse, mais je vous reverrai et votre cœur se réjouira, et votre joie, personne ne vous l'enlèvera.Ce jour-là, vous ne m'interrogerez plus sur rien. En vérité, en vérité, je vous le dis, [tout] ce que vous demanderez au Père en mon nom, il vous le donnera.Jusqu'à présent, vous n'avez rien demandé en mon nom. Demandez et vous recevrez, afin que votre joie soit complète.»Je vous ai parlé en paraboles. L'heure vient où je ne vous parlerai plus en paraboles, mais où je vous parlerai ouvertement du Père.Ce jour-là, vous demanderez en mon nom, et je ne vous dis pas que je prierai le Père pour vous.En effet, le Père lui-même vous aime parce que vous m'avez aimé et que vous avez cru que je suis sorti de Dieu.Je suis sorti du Père et je suis venu dans le monde; maintenant je quitte le monde et je retourne vers le Père.»Ses disciples lui dirent: «Vois! Maintenant tu parles ouvertement et tu n'emploies aucune parabole.Maintenant nous savons que tu sais tout et que tu n'as pas besoin qu'on t'interroge; c'est pourquoi nous croyons que tu es sorti de Dieu.»Jésus leur répondit: «Vous croyez juste maintenant?Voici que l'heure vient, et elle est [déjà] venue, où vous serez dispersés chacun de votre côté et me laisserez seul. Cependant, je ne suis pas seul, car le Père est avec moi.Je vous ai dit cela afin que vous ayez la paix en moi. Vous aurez à souffrir dans le monde, mais prenez courage: moi, j'ai vaincu le monde.»
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III
Dans l'ensemble, cet enseignement offre aux croyants la confiance que les épreuves sont temporaires face à la promesse de la résurrection et de la paix divine.
L'article analyse la prière de Jésus à Gethsémané, illustrant sa souffrance humaine et sa soumission à la volonté divine. Il souligne le contexte historique et scripturaire de l'événement, offrant une réflexion théologique sur la mission rédemptrice de Jésus et l'exhortation à veiller et prier dans l'épreuve.
Matthieu 26.37-45 (Louis Segond S21) :
Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée et il commença à être saisi de tristesse et d'angoisse.Il leur dit alors: «Mon âme est triste à en mourir. Restez ici, éveillés avec moi.»Puis il avança de quelques pas, se jeta le visage contre terre et fit cette prière: «Mon Père, si cela est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.»Il revint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et dit à Pierre: «Vous n'avez donc pas pu rester éveillés une seule heure avec moi!Restez vigilants et priez pour ne pas céder à la tentation. L'esprit est bien disposé, mais par nature l'homme est faible.»Il s'éloigna une deuxième fois et fit cette prière: «Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne [de moi] sans que je la boive, que ta volonté soit faite!»Il revint et les trouva encore endormis, car ils avaient les paupières lourdes.Il les quitta, s'éloigna de nouveau et pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.Puis il revint vers ses disciples et leur dit: «Vous dormez maintenant et vous vous reposez! Voici, l'heure est proche et le Fils de l'homme est livré entre les mains des pécheurs.
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Cet article explore l'épisode biblique du combat de Jésus dans la prière au jardin de Gethsémané, retranscrit dans les Évangiles synoptiques : Matthieu 26.37-45, Marc 14.33-41 et Luc 22.39-46. À travers une exégèse détaillée, il souligne la souffrance humaine de Jésus face à son destin imminent, ainsi que sa résignation à la volonté divine. Cet événement se déroule le matin très tôt du vendredi 1er avril, sur le mont des Oliviers face à Jérusalem.
Hébreux 5.7-8 (Louis Segond S21) :
Pendant sa vie terrestre, Christ a présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et il a été exaucé à cause de sa piété.Ainsi, bien qu'étant Fils, il a appris l'obéissance par ce qu'il a souffert.
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II
Jésus s'isole pour prier, prenant avec lui Pierre, Jacques et Jean, qui n'ont pu rester éveillés malgré la demande de vigilance du Maître. Le texte note que, bien qu'un ange soit apparu pour renforcer Jésus et que sa sueur soit devenue comme des gouttes de sang, ces détails sont spécifiques à Luc. L'article met en avant comment cette scène accentue à la fois l'humanité du Christ et sa mission rédemptrice, servant d'exemple ultime de soumission et de foi pour les croyants.
Esaïe 53.5-6 (Louis Segond S21) :
Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions,Nous étions tous comme des brebis égarées:
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III
D'autres références bibliques comme Hébreux 5.7-8 et Ésaïe 53.5-6 sont utilisées pour soutenir cette analyse théologique.
L'article analyse la fuite des disciples lors de l'arrestation de Jésus, soulignant leur peur et la tranquillité de Jésus. Il détaille l'arrestation au jardin de Gethsémané, l'interprétation des Évangiles et le contraste entre la panique des disciples et la souveraineté de Jésus.
Matthieu 26.31 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus leur dit: «Vous trébucherez tous, cette nuit, à cause de moi, car il est écrit: Je frapperai le berger et les brebis du troupeau seront dispersées.
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Cet article détaille la fuite des disciples de Jésus lors de son arrestation au jardin de Gethsémané. Selon les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, cet événement est marqué par le stress intense et la panique chez les disciples. Jésus, malgré l'angoisse vécue par ses compagnons, reste serein et accepte volontairement son sort pour accomplir les Écritures.
Matthieu 26.36-56 (Louis Segond S21) :
Là-dessus, Jésus se rendit avec eux dans un endroit appelé Gethsémané et il dit aux disciples: «Asseyez-vous [ici] pendant que je m'éloignerai pour prier.»Il prit avec lui Pierre et les deux fils de Zébédée et il commença à être saisi de tristesse et d'angoisse.Il leur dit alors: «Mon âme est triste à en mourir. Restez ici, éveillés avec moi.»Puis il avança de quelques pas, se jeta le visage contre terre et fit cette prière: «Mon Père, si cela est possible, que cette coupe s'éloigne de moi! Toutefois, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux.»Il revint vers les disciples, qu'il trouva endormis, et dit à Pierre: «Vous n'avez donc pas pu rester éveillés une seule heure avec moi!Restez vigilants et priez pour ne pas céder à la tentation. L'esprit est bien disposé, mais par nature l'homme est faible.»Il s'éloigna une deuxième fois et fit cette prière: «Mon Père, s'il n'est pas possible que cette coupe s'éloigne [de moi] sans que je la boive, que ta volonté soit faite!»Il revint et les trouva encore endormis, car ils avaient les paupières lourdes.Il les quitta, s'éloigna de nouveau et pria pour la troisième fois, répétant les mêmes paroles.Puis il revint vers ses disciples et leur dit: «Vous dormez maintenant et vous vous reposez! Voici, l'heure est proche et le Fils de l'homme est livré entre les mains des pécheurs.Levez-vous, allons-y! Celui qui me trahit s'approche.»Il parlait encore quand Judas, l'un des douze, arriva avec une foule nombreuse armée d'épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres et par les anciens du peuple.Celui qui le trahissait leur avait donné ce signe: «L'homme auquel je donnerai un baiser, c'est lui. Arrêtez-le!»Aussitôt, il s'approcha de Jésus en disant: «Salut, maître!», et il l'embrassa.Jésus lui dit: «Mon ami, ce que tu es venu faire, fais-le.» Alors ces gens s'avancèrent, mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent.Un de ceux qui étaient avec Jésus mit la main sur son épée et la tira; il frappa le serviteur du grand-prêtre et lui emporta l'oreille.Alors Jésus lui dit: «Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prendront l'épée mourront par l'épée.Penses-tu que je ne puisse pas faire appel à mon Père, qui me donnerait à l'instant plus de douze légions d'anges?Comment donc s'accompliraient les Ecritures, d'après lesquelles cela doit se passer ainsi?»A ce moment, Jésus dit à la foule: «Vous êtes venus vous emparer de moi avec des épées et des bâtons, comme pour un brigand. J'étais tous les jours assis [parmi vous], enseignant dans le temple, et vous ne m'avez pas arrêté.Mais tout cela est arrivé afin que les écrits des prophètes soient accomplis.» Alors tous les disciples l'abandonnèrent et prirent la fuite.
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II
Le texte explore des aspects techniques de l'événement, tel que le lieu, la date et le mode opératoire de l'arrestation. Marc mentionne un jeune homme, censé être lui-même, qui s'enfuit en abandonnant son drap, illustrant la précipitation et la peur qui s'emparent de tous. L'article met en avant le contraste entre la peur des disciples et l'autorité souveraine de Jésus, qui malgré les circonstances, suit le plan divin.
Jean 18.2-12 (Louis Segond S21) :
Judas, celui qui le trahissait, connaissait aussi l'endroit parce que Jésus et ses disciples s'y étaient souvent réunis.Judas prit donc la troupe de soldats romains ainsi que des gardes envoyés par les chefs des prêtres et les pharisiens, et il s'y rendit avec des lanternes, des torches et des armes.Jésus, qui savait tout ce qui devait lui arriver, s'avança alors et leur dit: «Qui cherchez-vous?»Ils lui répondirent: «Jésus de Nazareth.» Jésus leur dit: «C'est moi.» Judas, celui qui le trahissait, était avec eux.Lorsque Jésus leur dit: «C'est moi», ils reculèrent et tombèrent par terre.Il leur demanda de nouveau: «Qui cherchez-vous?» Ils dirent: «Jésus de Nazareth.»Jésus répondit: «Je vous ai dit que c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez partir ceux-ci.»Il dit cela afin que s'accomplisse la parole qu'il avait prononcée: «Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés.»Alors Simon Pierre, qui avait une épée, la tira, frappa le serviteur du grand-prêtre et lui coupa l'oreille droite. Ce serviteur s'appelait Malchus.Jésus dit à Pierre: «Remets ton épée dans son fourreau. Ne boirai-je pas la coupe que le Père m'a donnée à boire?»La troupe, le commandant et les gardes des Juifs s'emparèrent alors de Jésus et l'attachèrent.
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III
À travers l'étude de ces événements, l'article souligne la fragilité humaine des disciples face à la menace de l'arrestation de Jésus et les efforts nécessaires pour retrouver courage et foi.
PER360 analyse les disciples présents lors de la crucifixion de Jésus au Golgotha, en croisant les quatre évangiles. Majoritairement des femmes — Marie mère de Jésus, Marie-Madeleine, Salomé, Marie de Clopas — et l'apôtre Jean, seul homme mentionné. Leur courage contraste avec la fuite des disciples masculins. Jésus confie sa mère à Jean, geste d'une profonde humanité. Une obscurité surnaturelle couvre la scène de midi à 15h, le vendredi 1er avril 33.
Matthieu 27.55-56 (Louis Segond S21) :
Il y avait là bien des femmes qui regardaient de loin; elles avaient accompagné Jésus depuis la Galilée pour le servir.Parmi elles figuraient Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
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La péricope PER360 s'inscrit dans le récit synoptique de la Passion et traite d'un moment particulier de la crucifixion de Jésus : l'identification des disciples qui ont eu le courage de rester présents au pied de la croix ou à proximité du mont Golgotha. L'article propose une analyse comparative des quatre évangiles — Matthieu 27,55-56, Marc 15,40-41, Luc 23,49 et Jean 19,25-27 — afin de dresser un tableau aussi complet que possible des personnes présentes lors de cet événement fondateur de la foi chrétienne. Le contexte chronologique est précisé avec soin : la scène se déroule le vendredi 1er avril 33 de notre ère, avant la mort de Jésus survenue vers 15h, au moment où une obscurité surnaturelle couvre la région de Jérusalem de la sixième à la neuvième heure (soit de midi à 15h). Cette nuit extraordinaire, au sens du calendrier juif, marque le début des trois jours et trois nuits évoqués par la tradition. L'un des constats les plus frappants de cette péricope est la présence majoritaire de femmes autour de la croix, contrastant fortement avec la fuite des disciples masculins, dont Marc 14,50 atteste qu'ils abandonnèrent Jésus lors de son arrestation, accomplissant ainsi la prophétie de Zacharie 13,7 : « Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. » L'obscurité surnaturelle qui pesait sur le Golgotha détournait paradoxalement l'attention des autorités, offrant à ces femmes une discrétion providentielle leur permettant de s'approcher là où les hommes n'osaient plus paraître. L'article identifie plusieurs personnes présentes : Marie, la mère de Jésus, dont l'âme fut transpercée selon la prophétie de Syméon (Luc 2,35). Sa présence au pied de la croix est attestée exclusivement par Jean 19,25.
Luc 23.49 (Louis Segond S21) :
Tous ceux qui connaissaient Jésus, et en particulier les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, étaient restés à distance et regardaient ce qui se passait.
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II
L'apôtre Jean, seul disciple masculin explicitement mentionné au pied de la croix. Après avoir fui comme ses compagnons, il est revenu, et c'est à lui que Jésus confie le soin de sa mère Marie (Jean 19,26-27). Ce geste révèle la profonde humanité de Jésus qui, même dans l'agonie, honore le cinquième commandement (Exode 20,12) et veille sur les siens. Marie de Magdala, délivrée de sept démons par Jésus (Luc 8,2 ; Jean 19,25), figure centrale des récits de la Passion et de la Résurrection. Salomé, femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean, mentionnée en Matthieu 27,56 et Marc 15,40. La sœur de Marie, mère de Jésus (Jean 19,25), dont l'identité reste débattue par les commentateurs bibliques. Marie, femme de Clopas (Jean 19,25), que certains exégètes identifient à Marie, mère de Jacques le Mineur et de Joset (Marc 15,40).
Marc 15.40-41 (Louis Segond S21) :
Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, ainsi que Salomé,qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et beaucoup d'autres femmes qui étaient aussi montées avec lui à Jérusalem.
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III
L'article souligne que cette liste n'est pas exhaustive, puisque Luc 23,49 mentionne d'autres femmes observant la scène de loin. Le Psaume 38,11 est évoqué en écho à l'éloignement de ceux qui aimaient Jésus. Le courage exceptionnel de ces femmes est souligné comme un fait remarquable de la narration évangélique, d'autant plus que l'atmosphère du lieu — marquée par l'obscurité surnaturelle et le caractère macabre de la crucifixion — rendait leur présence particulièrement difficile. Sur le plan méthodologique, la synopse adopte Matthieu comme fil directeur, Marc, Luc et Jean apportant des informations complémentaires et parfois exclusives. Des annexes sont proposées pour approfondir des questions connexes : le dernier repas de Pâque (ANN027), la journée juive au temps de Jésus (ANN028), l'heure de la crucifixion (ANN026) et les Souverains Sacrificateurs (ANN031). En conclusion, cette péricope met en lumière la fidélité des femmes disciples dans l'épreuve ultime, la tendresse humaine de Jésus pour sa mère et son ami Jean, ainsi que la richesse complémentaire des quatre récits évangéliques pour reconstituer cet événement central de l'histoire du christianisme.
La péricope 367 examine le moment où les femmes avertissent les disciples de la résurrection, en croisant Matthieu 28.8, Marc 16.9-11, Luc 24.9-11 et Jean 20.2. Une divergence notable apparaît : Marie de Magdala semble ignorer le message des anges, contrairement aux autres femmes. L'hypothèse d'un départ précoce de Marie avant l'apparition angélique permet d'harmoniser les récits et d'expliquer son incompréhension persistante face au tombeau vide.
Jean 20.11-18 (Louis Segond S21) :
Cependant, Marie se tenait dehors près du tombeau et pleurait. Tout en pleurant, elle se pencha pour regarder dans le tombeau,et elle vit deux anges habillés de blanc assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l'un à la tête et l'autre aux pieds.Ils lui dirent: «Femme, pourquoi pleures-tu?» Elle leur répondit: «Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où ils l'ont mis.»En disant cela, elle se retourna et vit Jésus debout, mais elle ne savait pas que c'était lui.Jésus lui dit: «Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu?» Pensant que c'était le jardinier, elle lui dit: «Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis et j'irai le prendre.»Jésus lui dit: «Marie!» Elle se retourna et lui dit en hébreu: «Rabbouni!», c'est-à-dire maître.Jésus lui dit: «Ne me retiens pas, car je ne suis pas encore monté vers mon Père, mais va trouver mes frères et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu.»Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur et qu'il lui avait dit cela.
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La péricope 367 intitulée 'Les femmes avertissent les disciples' s'inscrit dans le cadre des récits de la résurrection de Jésus, au sein d'une synopse comparative des quatre Évangiles. Elle traite du moment crucial où les femmes présentes au tombeau vide transmettent aux disciples le témoignage de ce qu'elles ont vu et entendu, le dimanche matin du 3 avril 33 de notre ère. Ce récit est abordé à travers une lecture synoptique mettant en parallèle Matthieu 28.8, Marc 16.9-11, Luc 24.9-11 et Jean 20.2, révélant des convergences importantes mais aussi une divergence notable entre les synoptiques et le quatrième Évangile. Les trois Évangiles synoptiques s'accordent sur l'essentiel : les femmes, après avoir reçu le message des anges au tombeau, partent pour avertir les disciples. Matthieu décrit leur état d'esprit comme un mélange de 'crainte et de grande joie'. Marc mentionne un jeune homme vêtu de blanc qui annonce la résurrection. Luc précise que deux hommes en vêtements resplendissants rappellent aux femmes les propres paroles de Jésus concernant sa mort et sa résurrection. Dans les trois cas, les femmes reçoivent clairement le message pascal avant de partir rejoindre les disciples. Le récit johannique présente en revanche une situation sensiblement différente.
Marc 16.2-4 (Louis Segond S21) :
Le dimanche, elles se rendirent au tombeau de grand matin, au lever du soleil.Elles se disaient entre elles: «Qui nous roulera la pierre qui ferme l'entrée du tombeau?»Mais quand elles levèrent les yeux, elles s'aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée.
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II
Marie de Magdala, lorsqu'elle rejoint Pierre et le disciple bien-aimé, ne mentionne ni les anges ni la résurrection. Son message se limite à constater la disparition du corps : 'Ils ont enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis' (Jean 20.2). Cette ignorance persiste même ultérieurement, lorsqu'elle se tient devant le tombeau vide et pleure, répétant qu'elle ignore où le corps a été déposé. Face à cette divergence apparente, l'article propose une hypothèse harmonisatrice : Marie de Magdala se serait séparée du groupe des femmes dès son arrivée au tombeau. Ayant constaté que la pierre avait été roulée (Jean 20.1), elle aurait immédiatement conclu à un enlèvement du corps et serait repartie avertir Pierre et Jean sans attendre. Les autres femmes, restées sur place, auraient alors reçu la visite des anges et entendu l'annonce de la résurrection. Cette reconstruction chronologique expliquerait pourquoi Marie de Magdala demeure dans l'ignorance de la résurrection au moment où elle rejoint les deux disciples, tandis que les autres femmes portent déjà le message angélique. L'article souligne que cette hypothèse, bien qu'elle ne puisse être démontrée avec une certitude absolue, offre une cohérence narrative satisfaisante. En effet, si Marie de Magdala avait déjà entendu les paroles des anges affirmant que Jésus était ressuscité, son incompréhension persistante et son discours centré sur la disparition du corps seraient difficiles à expliquer.
Marc 16.5-7 (Louis Segond S21) :
Elles pénétrèrent dans le tombeau, virent un jeune homme assis à droite, habillé d'une robe blanche, et elles furent épouvantées.Il leur dit: «N'ayez pas peur. Vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qui a été crucifié. Il est ressuscité, il n'est pas ici! Voici l'endroit où on l'avait déposé.Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée: c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit.»
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III
L'hypothèse du départ précoce résout cette tension en attribuant à chaque personnage une expérience distincte et chronologiquement différenciée au tombeau. L'article s'inscrit dans une démarche chronologique plus large. Il rappelle plusieurs jalons importants : la demande de garde devant le tombeau formulée à Pilate le jour du Sabbat (Matthieu 27.62-66), la résurrection au dimanche matin à l'aube correspondant aux trois jours et trois nuits selon le comptage inclusif juif, et la série des apparitions du Ressuscité à partir de ce même dimanche matin. Des renvois sont faits à des annexes complémentaires sur le dernier repas de Pâque, la journée juive au temps de Jésus, l'heure de la crucifixion et les Souverains Sacrificateurs, témoignant d'une approche pédagogique structurée et contextualisée. D'un point de vue théologique, ce passage met en lumière le rôle central des femmes comme premières témoins de la résurrection, chargées d'en porter l'annonce aux disciples. Il illustre également la complexité de la transmission du témoignage dans un contexte de stupeur, de peur et d'incompréhension initiale, ce qui renforce paradoxalement la crédibilité historique des récits évangéliques en montrant des réactions humaines authentiques face à un événement sans précédent. La péricope s'intègre ainsi dans une réflexion plus vaste sur la fiabilité et la complémentarité des quatre Évangiles dans leur témoignage sur la résurrection.
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