Luc rapporte le dernier entretien de Jésus avec ses onze apôtres avant l'Ascension (Actes 1.4-8). Jésus leur ordonne d'attendre à Jérusalem le baptême du Saint-Esprit, refuse de révéler les temps eschatologiques réservés au Père, et leur confie une mission universelle : être ses témoins de Jérusalem jusqu'aux extrémités de la terre. Ce passage constitue le plan structurel du livre des Actes.
Cet article, référencé ADA002, propose une étude détaillée de l'entretien final entre Jésus ressuscité et ses apôtres, tel que rapporté par Luc dans les Actes des Apôtres (Actes 1.4-8). L'événement se situe le jeudi 12 mai 33, quarante jours après la résurrection de Jésus, soit le jour même de l'Ascension. Le cadre géographique est le mont des Oliviers, depuis lequel les disciples regagneront ensuite Jérusalem. Le premier point abordé concerne le cadre de cet entretien. Jésus ressuscité se trouve en présence des onze apôtres restants, Judas Iscariot étant déjà mort. C'est dans ce contexte solennel que le Maître leur transmet ses dernières instructions, qui constituent son testament spirituel avant son départ définitif. Le deuxième élément central est la promesse du Père. Jésus ordonne expressément à ses disciples de demeurer à Jérusalem et d'y attendre le baptême du Saint-Esprit. Cette promesse n'est pas nouvelle : elle avait déjà été annoncée par Jean-Baptiste, qui prophétisait que le Messie baptiserait non seulement d'eau mais du Saint-Esprit. Jésus lui-même l'avait évoquée à plusieurs reprises au cours de son ministère terrestre, notamment dans l'Évangile de Jean.
II
Les disciples doivent donc patienter encore quelques jours avant l'accomplissement de cette promesse divine. Le troisième point porte sur la question que posent les apôtres : « Est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël ? » Cette interrogation révèle que, malgré les nombreux enseignements reçus, leur compréhension reste encore marquée par l'attente d'un royaume visible, national et terrestre, tel qu'annoncé par les prophètes de l'Ancien Testament comme Isaïe et Amos. Leur horizon demeure largement politico-religieux. Face à cette question, Jésus apporte une réponse qui constitue le quatrième enseignement de cet entretien : les temps et les moments appartiennent au Père seul. Il ne nie pas la réalité future du rétablissement d'Israël, mais il refuse catégoriquement de révéler le calendrier divin. Cette position est cohérente avec d'autres déclarations du Christ sur l'impossibilité pour les hommes de connaître les temps fixés par Dieu, comme en Matthieu 24.36 et Marc 13.32. Le cinquième et dernier enseignement majeur porte sur la mission confiée aux disciples. Plutôt que de satisfaire leur curiosité prophétique, Jésus recadre leur attention sur leur vocation : ils recevront une puissance particulière par le Saint-Esprit et seront ses témoins. Cette mission s'étendra progressivement de Jérusalem à la Judée, puis à la Samarie, et enfin jusqu'aux extrémités de la terre. Ce verset fondateur (Actes 1.8) constitue en réalité le plan structurel de l'ensemble du livre des Actes.
III
L'article souligne également l'accomplissement historique de cette prophétie. Dès le premier siècle, l'Évangile avait déjà atteint une grande partie du monde méditerranéen, comme en témoignent les lettres de Paul aux Colossiens. Depuis lors, la proclamation du salut n'a cessé de progresser à travers les siècles et les continents. D'un point de vue méthodologique, l'article précise que ces informations sont exclusivement rapportées par Luc, auteur du second ouvrage adressé à Théophile. Le texte renvoie également à plusieurs annexes complémentaires : ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN026 sur l'heure de la crucifixion, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs, permettant ainsi une contextualisation historique et culturelle approfondie. En synthèse, cet article offre une analyse rigoureuse et structurée du dernier entretien de Jésus avec ses apôtres avant l'Ascension. Il met en lumière trois axes fondamentaux : l'attente obéissante de la promesse du Saint-Esprit, la souveraineté divine sur les temps eschatologiques, et la vocation missionnaire universelle confiée aux disciples. Ces enseignements constituent le socle théologique et programmatique du livre des Actes des Apôtres.
L'article ADA030 analyse Actes 8.1-3 : la première apparition de Saul de Tarse, qui approuve le martyre d'Étienne, et le début d'une grande persécution contre l'Église de Jérusalem. La dispersion des croyants en Judée et Samarie, loin d'être une défaite, devient providentiellement le moteur de l'expansion de l'Évangile, accomplissant la promesse de Jésus en Actes 1.8.
Actes des apôtres 5.17-18 (Louis Segond S21) :
Alors le grand-prêtre et tous ceux qui étaient avec lui, c'est-à-dire le parti des sadducéens, se levèrent, remplis de jalousie.Ils firent arrêter les apôtres et les jetèrent dans la prison publique.
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Cet article, intitulé ADA030, s'inscrit dans la série d'études sur les Actes des Apôtres et porte sur deux événements étroitement liés : le martyre d'Étienne et la première apparition de Saul de Tarse dans le récit de Luc. Le texte de référence est Actes 8.1-3, situé à Jérusalem vers l'année 34 ou 35 de notre ère. Luc introduit dans ce passage un personnage absolument central pour la suite de l'histoire chrétienne : Saul de Tarse, jeune pharisien qui approuve explicitement la mise à mort d'Étienne. Cette première mention est saisissante par son contraste : celui qui sera un jour l'apôtre Paul, l'un des plus grands missionnaires du christianisme, apparaît d'abord comme un persécuteur acharné de l'Église naissante. Luc ne cherche pas à minimiser ce passé sombre, et Paul lui-même, dans ses lettres et discours rapportés dans les Actes, confirmera sans détour son rôle dans la répression des premiers chrétiens. L'article développe cinq axes principaux. Premièrement, la première apparition de Saul : en approuvant la mort d'Étienne, Saul entre dans le récit biblique du côté des adversaires de l'Église. Pourtant, Dieu a déjà un dessein pour lui, comme le révélera plus tard la vision d'Actes 9.15, où le Seigneur le désigne comme « un instrument qu'il a choisi ».
Actes des apôtres 9.15 (Louis Segond S21) :
Mais le Seigneur lui dit: «Vas-y, car cet homme est un instrument que j'ai choisi pour faire connaître mon nom aux non-Juifs, aux rois et aux Israélites.
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II
Deuxièmement, le zèle religieux de Saul : bien que disciple de Gamaliel, qui avait prôné la modération envers les chrétiens, Saul agit avec une ferveur qui dépasse les conseils de son maître. Son zèle pour la Loi et les traditions ancestrales le pousse à des actes violents qu'il croit conformes à la volonté divine, illustrant ainsi le danger d'un zèle religieux non éclairé par la vérité. Troisièmement, le début d'une grande persécution : la mort d'Étienne constitue un tournant majeur. Les autorités juives, ayant constaté que cette exécution n'avait pas suscité de révolte populaire, intensifient leur action contre la communauté chrétienne de Jérusalem. Luc qualifie cette vague répressive de « grande persécution », marquant ainsi une escalade significative par rapport aux arrestations et intimidations précédentes. Quatrièmement, la dispersion des croyants : sous l'effet de cette persécution, la majorité des disciples se dispersent en Judée et en Samarie, tandis que les apôtres restent à Jérusalem. Ce qui semble être une catastrophe pour la jeune Église se révèle être un instrument providentiellement utilisé par Dieu pour accomplir le plan missionnaire annoncé par Jésus en Actes 1.8, où il avait promis que ses disciples seraient ses témoins jusqu'aux extrémités de la terre. Cinquièmement, les funérailles d'Étienne : des hommes pieux rendent les derniers honneurs au premier martyr chrétien, témoignant publiquement de leur respect et de leur attachement à celui qui venait de mourir pour sa foi.
Actes des apôtres 22.3 (Louis Segond S21) :
«Je suis juif, né à Tarse en Cilicie, mais j'ai été élevé à Jérusalem et formé aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi héritée de nos ancêtres; j'étais plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui.
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III
L'article met en lumière un paradoxe théologique fondamental : la persécution, loin d'étouffer l'Évangile, devient le vecteur de sa propagation. Ce thème de la providence divine agissant à travers les épreuves est central dans l'ensemble du livre des Actes. Par ailleurs, la figure de Saul illustre de manière saisissante la grâce souveraine de Dieu : le plus farouche des ennemis de l'Église deviendra son plus grand ambassadeur. Luc construit ainsi, dès ce passage, une anticipation narrative de la conversion spectaculaire qui surviendra en Actes 9. L'article s'appuie également sur plusieurs références complémentaires : les déclarations autobiographiques de Paul dans Galates 1.13-14 et Philippiens 3.5-6, les discours pauliniens d'Actes 22 et 26, ainsi que le discours de Gamaliel en Actes 5.34-39. Des annexes thématiques sont également proposées pour approfondir certains aspects contextuels, comme le dernier repas de Pâque, la journée juive au temps de Jésus, l'heure de la crucifixion et les souverains sacrificateurs. Cet article constitue une étape clé dans la compréhension de la naissance et de l'expansion du christianisme primitif, en montrant comment Dieu utilise même les événements les plus dramatiques pour accomplir ses desseins.
Après la mort d'Étienne, la persécution disperse les croyants de Jérusalem qui, partout où ils vont, annoncent l'Évangile. Philippe se rend en Samarie et y prêche avec puissance. Luc montre que cette dispersion accomplit le programme missionnaire annoncé par Jésus en Actes 1.8. La Samarie, longtemps séparée d'Israël, reçoit enfin la Bonne Nouvelle. Philippe, l'un des Sept, devient le premier évangéliste officiellement désigné du Nouveau Testament.
Actes des apôtres 6.2-6 (Louis Segond S21) :
Les douze convoquèrent l'ensemble des disciples et dirent: «Il ne convient pas que nous délaissions la parole de Dieu pour servir aux tables.C'est pourquoi, frères et sœurs, choisissez parmi vous sept hommes de qui l'on rende un bon témoignage, remplis d'Esprit [saint] et de sagesse, et nous les chargerons de ce travail.Quant à nous, nous continuerons à nous consacrer à la prière et au ministère de la parole.»Cette proposition plut à toute l'assemblée. Ils choisirent Etienne, un homme plein de foi et d'Esprit saint, Philippe, Prochore, Nicanor, Timon, Parménas et Nicolas, un non-Juif d'Antioche converti.Ils les présentèrent aux apôtres et ils posèrent les mains sur eux en priant.
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Cet article, intitulé ADA032 - L'Évangile en Samarie, s'inscrit dans la série d'études sur les Actes des Apôtres et porte sur le passage d'Actes 8.4-8. Il se déroule vers l'année 34 ou 35 après Jésus-Christ, dans la ville de Samarie, et est raconté exclusivement par Luc dans son second ouvrage. Le texte s'ouvre sur la dispersion des croyants de Jérusalem consécutive à la persécution déclenchée après le martyre d'Étienne. Loin de réduire au silence les disciples, cette épreuve devient paradoxalement le moteur d'une expansion missionnaire. Partout où ils se réfugient, les croyants annoncent la Parole de Dieu. Luc montre ainsi que la persécution s'intègre dans le dessein divin annoncé par Jésus lui-même dès Actes 1.8 : 'Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre.' Ce qui semblait être une défaite de l'Église se révèle être l'accomplissement progressif du programme missionnaire du Christ. Le premier grand axe de l'article explore comment Dieu transforme la persécution en instrument de son œuvre. À travers l'exemple de Joseph (Genèse 50.20) et la promesse paulinienne de Romains 8.28, l'auteur rappelle un principe biblique constant : Dieu n'est pas l'auteur du mal, mais il demeure souverain et dirige les circonstances pour accomplir ses desseins. La mort d'Étienne, qui pouvait paraître comme une victoire des adversaires du christianisme, devient en réalité le point de départ d'une expansion sans précédent de l'Évangile hors de Jérusalem.
Actes des apôtres 8.4-8 (Louis Segond S21) :
Ceux qui avaient été dispersés allaient de lieu en lieu et annonçaient la bonne nouvelle de la parole.Philippe descendit dans la ville de Samarie et y prêcha le Christ.Les foules tout entières étaient attentives à ce que disait Philippe, lorsqu'elles apprirent et virent les signes miraculeux qu'il accomplissait.En effet, des esprits impurs sortaient de beaucoup de démoniaques en poussant de grands cris et beaucoup de paralysés et de boiteux étaient guéris.Il y eut une grande joie dans cette ville.
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II
Le deuxième axe majeur porte sur l'arrivée de l'Évangile en Samarie comme tournant décisif dans l'histoire de l'Église primitive. Les relations entre Juifs et Samaritains étaient historiquement, religieusement et culturellement très dégradées. Jean 4.9 rappelle que 'les Juifs n'ont pas de relations avec les Samaritains'. Pourtant, cette rupture n'est pas un obstacle pour Dieu. Jésus avait déjà préparé cette mission lors de son entretien avec la Samaritaine (Jean 4.5-42), annonçant à ses disciples une moisson spirituelle prête à être récoltée. L'article souligne également le contraste saisissant avec l'épisode de Luc 9.51-56, où Jacques et Jean avaient souhaité faire descendre le feu du ciel sur des Samaritains. Quelques années plus tard, c'est non pas un feu de jugement mais la puissance de l'Évangile qui atteint cette région. Le troisième axe met en lumière la figure de Philippe, présenté comme le premier évangéliste de l'Église. Choisi initialement parmi les Sept pour assurer le service matériel de la communauté de Jérusalem (Actes 6.2-6), Philippe se révèle être un prédicateur remarquable.
Actes des apôtres 1.8 (Louis Segond S21) :
Mais vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre.»
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III
Il sera plus tard désigné explicitement comme 'Philippe l'évangéliste' (Actes 21.8), devenant ainsi le premier homme à qui ce titre est officiellement attribué dans le Nouveau Testament. Son ministère illustre que la proclamation de l'Évangile ne se limite pas aux apôtres : Dieu suscite progressivement de nouveaux acteurs missionnaires au sein de l'Église. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir le contexte historique et liturgique : ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN026 sur l'heure de la crucifixion, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Ces renvois témoignent d'une démarche pédagogique rigoureuse, visant à ancrer le récit biblique dans son contexte culturel et historique précis. En synthèse, cet article montre comment la persécution, loin d'être un frein, devient le vecteur de l'accomplissement du plan de Dieu pour l'Église. Il met en avant la souveraineté divine dans l'adversité, l'ouverture missionnaire vers des populations historiquement rejetées, et l'émergence de nouveaux acteurs du témoignage évangélique. Philippe incarne cette nouvelle dynamique où tout croyant peut devenir un instrument de Dieu pour la proclamation de la Bonne Nouvelle.
L’Évangile selon Luc forme avec les Actes des Apôtres une œuvre en deux volumes consacrée aux origines du christianisme. Luc n’a pas été témoin direct du ministère de Jésus, mais il a fréquenté les apôtres et les responsables des premières communautés. Collaborateur de Paul, probablement grec et médecin, il apparaît comme un auteur cultivé et méthodique. Dans Luc 1.1-4, il explique avoir étudié les récits existants et les témoignages oculaires afin de proposer à Théophile un exposé ordonné et fiable. Son Évangile se distingue par son attention au contexte historique, au Saint-Esprit, à la prière, aux pauvres, aux femmes et aux personnes marginalisées. Son autorité repose sur son enquête, ses sources apostoliques et son insertion dans l’Église primitive.
Actes des apôtres 1.1-8 (Louis Segond S21) :
Cher Théophile, dans mon premier livre, j'ai parlé de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseignerjusqu'au jour où il a été enlevé au ciel après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu'il avait choisis.Après avoir souffert, il se présenta à eux vivant et leur en donna de nombreuses preuves: pendant 40 jours, il se montra à eux et parla de ce qui concerne le royaume de Dieu.Alors qu'il se trouvait en leur compagnie, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, «ce que je vous ai annoncé, leur dit-il,car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit.»Alors que les apôtres étaient réunis, ils lui demandèrent: «Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rétabliras le royaume pour Israël?»Il leur répondit: «Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.Mais vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre.»
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L’annexe consacrée à l’Évangile de Luc présente l’auteur, sa méthode, son autorité et la place particulière de son œuvre dans le Nouveau Testament. Luc a rédigé deux livres complémentaires : l’Évangile selon Luc, consacré à la vie, au ministère, à la mort et à la résurrection de Jésus, puis les Actes des Apôtres, qui racontent les débuts de l’Église et la diffusion du message chrétien. Ensemble, ces deux ouvrages proposent une histoire suivie des origines du christianisme, depuis les événements entourant la naissance de Jésus jusqu’à l’expansion de l’Évangile dans le monde gréco-romain. Luc ne fait pas partie des Douze et ne prétend pas avoir été témoin direct du ministère terrestre de Jésus. Il se serait converti au christianisme peu après la résurrection et aurait fréquenté les apôtres ainsi que les principaux responsables des premières communautés. Dans un mouvement encore restreint, où les dirigeants se connaissaient, il pouvait recueillir des témoignages de première main et confronter les traditions disponibles. Son absence parmi les témoins initiaux n’affaiblit donc pas son travail : elle explique au contraire la méthode d’enquête qu’il expose avec précision au début de son Évangile. Le prologue de Luc 1.1-4 constitue une déclaration de méthode. L’auteur reconnaît que plusieurs récits avaient déjà été composés à partir des informations transmises par les témoins oculaires et les serviteurs de la Parole. Après avoir tout recherché avec exactitude depuis les origines, il choisit de présenter les événements d’une manière ordonnée. Son objectif est de permettre à Théophile de reconnaître la solidité de l’enseignement reçu.
Colossiens 4.14 (Louis Segond S21) :
Luc, le médecin bien-aimé, vous salue, ainsi que Démas.
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II
L’Évangile ne se présente donc ni comme une improvisation ni comme une simple compilation, mais comme le résultat d’un travail documentaire, historique et théologique. L’annexe souligne également les indices permettant d’identifier Luc. Il est généralement considéré comme un non-Juif, probablement grec, en raison de sa langue, de son style recherché et de sa culture. Sa manière d’écrire révèle un intellectuel capable de manier les procédés historiographiques de son époque. Paul le désigne dans Colossiens 4.14 comme « le médecin bien-aimé ». Même si le statut des médecins du premier siècle ne correspond pas exactement à celui des praticiens modernes, les écrits de Luc témoignent d’un esprit attentif, instruit et sensible aux réalités humaines, notamment aux maladies, aux guérisons et aux personnes vulnérables. Luc apparaît aussi comme un collaborateur de Paul. Plusieurs passages des Actes utilisent la première personne du pluriel et suggèrent que l’auteur a accompagné l’apôtre durant certains voyages. Cette proximité lui donne accès à l’expérience missionnaire de Paul et aux responsables des Églises. Elle contribue à expliquer l’autorité avec laquelle il peut raconter la naissance du mouvement chrétien sans être lui-même apôtre. Son autorité repose sur ses recherches, ses contacts avec les témoins et son insertion dans le réseau apostolique.
2 Timothée 4.11 (Louis Segond S21) :
Luc seul est avec moi. Prends Marc et amène-le avec toi, car il m'est utile pour le ministère.
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III
Son Évangile se distingue de Matthieu et de Marc par son organisation et par certains récits qui lui sont propres. Luc accorde une grande attention aux circonstances historiques, aux personnages secondaires et aux événements précédant la naissance de Jésus. Il met particulièrement en valeur la prière, le Saint-Esprit, la joie, la repentance, le pardon et l’ouverture du salut à tous. Les femmes, les pauvres, les malades, les étrangers et les personnes marginalisées occupent une place importante dans sa narration. Cette orientation ne remplace pas l’histoire par la théologie : elle montre comment Luc interprète les événements comme l’accomplissement du dessein de Dieu. La relation entre l’Évangile et les Actes est essentielle. Le premier volume présente ce que Jésus commence à faire et à enseigner ; le second montre la poursuite de son œuvre par l’Esprit saint à travers les apôtres. Jérusalem constitue un pivot : Jésus y accomplit sa mission, puis le témoignage chrétien en repart pour atteindre la Judée, la Samarie et les nations. L’Évangile selon Luc apparaît ainsi comme l’œuvre d’un croyant cultivé, médecin, historien et collaborateur de Paul. Par une enquête rigoureuse et une rédaction ordonnée, Luc cherche à transmettre une connaissance fiable de Jésus et à affermir la foi de ses lecteurs. Son travail relie les témoins du ministère du Messie à la génération suivante et offre une vision cohérente des origines du christianisme et de la naissance de l’Église.
Cette annexe étudie les moyens et durées de déplacement au premier siècle. À l'époque de Jésus, on voyageait principalement à pied, en caravane ou par bateau. Le voyage de Marie et Joseph de Nazareth à Bethléem (142 km) aurait duré environ sept à huit jours, en raison de la grossesse de Marie et du respect du Sabbat. Une remorque tirée par un âne aurait réduit la fatigue sans diminuer significativement la durée du trajet.
Marc 13.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: «Maître, regarde: quelles pierres et quelles constructions!»
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L'annexe ANN042 intitulée 'Les temps de déplacement' est une étude contextuelle qui explore les conditions et les moyens de déplacement à l'époque du Messie Jésus, au premier siècle de notre ère. L'auteur part d'un constat contemporain : si aujourd'hui les voyages à travers le monde sont devenus accessibles grâce aux avancées technologiques, il n'en était rien au temps de Jésus. Cette mise en perspective permet de mieux comprendre les récits évangéliques impliquant des déplacements, notamment ceux de Marie et Joseph. Dans une première partie, l'article décrit les principaux moyens de transport utilisés au premier siècle. La marche à pied constituait le mode de déplacement le plus courant pour la grande majorité de la population. Cette réalité favorisait naturellement la sédentarité : les individus naissaient, vivaient et mouraient dans leur région d'origine. Pour les trajets plus longs, on faisait appel aux chameaux et dromadaires, notamment dans le cadre des caravanes marchandes qui sillonnaient régulièrement le Proche-Orient. Des chariots tirés par des ânes ou des bœufs étaient également employés pour le transport de marchandises. Enfin, les bateaux jouaient un rôle important dans les échanges économiques et le transport de personnes. L'auteur s'appuie sur les voyages maritimes de l'apôtre Paul, mentionnés en Actes 16.11 et dans le célèbre récit du naufrage en Actes 27.21-44, pour illustrer l'importance du transport maritime dans le monde méditerranéen du premier siècle.
Esdras 7.8-9 (Louis Segond S21) :
Esdras arriva à Jérusalem le cinquième mois de la septième année de règne d'Artaxerxès;parti de Babylone le premier jour du premier mois, il arriva à Jérusalem le premier jour du cinquième mois, car la bonne main de son Dieu reposait sur lui.
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II
La deuxième partie de l'étude se concentre sur les durées effectives de ces voyages anciens. L'auteur cite l'exemple d'Esdras (Esdras 7.8-9) qui parcourut environ 1100 km entre Babylone et Jérusalem en quatre mois, en l'an -458. Il souligne que les techniques de transport n'ayant pas significativement évolué durant les cinq siècles suivants, cet exemple reste pertinent pour évaluer les temps de voyage à l'époque de Jésus. L'article précise également que les voyages étaient peu fréquents et motivés par des raisons bien précises : les fêtes religieuses au Temple de Jérusalem, les obligations civiques comme le recensement, ou encore les échanges commerciaux. Le tourisme tel que nous le connaissons aujourd'hui n'existait pas, même si les Juifs profitaient des pèlerinages pour admirer les grandes constructions d'Hérode le Grand, notamment le Temple décrit en Marc 13.1. Un point géographique et culturel important est soulevé concernant les itinéraires entre la Galilée et Jérusalem. Le chemin le plus direct passait par la Samarie, mais les Juifs l'évitaient généralement en raison des tensions historiques avec les Samaritains, qui n'hésitaient pas à agresser les pèlerins juifs traversant leur territoire. Ils préféraient donc un itinéraire plus long longeant la vallée du Jourdain. L'auteur applique ensuite ces données au voyage de Marie et Joseph de Nazareth à Bethléem. La distance estimée de ce trajet, en empruntant la route du Jourdain, est d'environ 142 km.
Actes des apôtres 16.11 (Louis Segond S21) :
Après avoir embarqué à Troas, nous avons fait voile directement vers Samothrace, et le lendemain vers Néapolis.
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III
En se basant sur la vitesse de marche des légions romaines (entre 15 et 25 km par jour), ce voyage aurait duré approximativement huit jours, compte tenu de l'état de grossesse avancée de Marie. Le couple aurait probablement dormi à la belle étoile en raison de leurs ressources financières limitées. L'auteur envisage également la possibilité que Joseph, charpentier de métier, ait construit une remorque en bois tirée par un âne. Avec une vitesse de 3 à 6 km/h sur un maximum de 6 heures par jour, cette option n'aurait pas drastiquement réduit la durée du voyage en raison des chemins de mauvaise qualité et de la charge à tirer, mais aurait permis de ménager Marie. En tenant compte du respect du Sabbat, durant lequel les déplacements étaient interdits, la solution la plus réaliste serait un voyage de sept jours avec remorque. Dans des conditions normales, sans la contrainte de la grossesse, cette même distance aurait pu être couverte en cinq jours avec des étapes bien définies. Cette annexe constitue un complément précieux aux études sur la Nativité, offrant un éclairage historique et pratique sur les conditions réelles des voyages bibliques. Elle invite le lecteur à replacer les récits évangéliques dans leur contexte géographique, culturel et physique, permettant une meilleure compréhension et appréciation de ces événements fondateurs de la foi chrétienne.
Cet article analyse le mariage et ses significations dans la société juive du premier siècle, comparant ces traditions aux normes modernes. Il met l'accent sur les étapes du mariage, son rôle social et spirituel selon les Écritures, extollant des exemples comme les noces de Cana.
Jean 4.1 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur apprit que les pharisiens avaient entendu dire qu'il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.
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L'article "Le mariage au temps de Jésus" explore les dynamiques et les conceptions du mariage au premier siècle, en les comparant aux pratiques contemporaines. Il commence par souligner les différences notables entre les âges de mariage modernes en France et ceux du passé, donnant un aperçu des pratiques matrimoniales traditionnelles. Dans le monde juif du premier siècle, le mariage était crucial pour la stabilité familiale et communautaire.
Jean 4.1 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur apprit que les pharisiens avaient entendu dire qu'il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.
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II
Les jeunes filles pouvaient se fiancer dès l'âge de 12 ans et les garçons à partir de 13 ans, bien que la majorité des hommes se mariaient plus tard, souvent après avoir acquis une certaine stabilité économique. Le mariage était composé de trois étapes : la promesse, les fiançailles irrévocables d'un an, et le mariage proprement dit. La sexualité était cimentée dans le mariage, et la procréation, nécessaire, était vue comme une bénédiction divine.
Matthieu 25.1 (Louis Segond S21) :
»Alors le royaume des cieux ressemblera à dix jeunes filles qui ont pris leurs lampes pour aller à la rencontre du marié.
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III
Le texte met également en évidence le rôle social et religieux de l'engagement matrimonial, en citant des références bibliques comme la parabole des 10 vierges dans Matthieu 25.1. Les noces de Cana, autre événement notable, montrent la célébration d'un mariage, une occasion de joie partagée avec la famille et les amis. Il est illustré comment ces célébrations du 1er siècle étaient ancrées dans des pratiques collectives et religieuses, distinctes des approches contemporaines plus individualistes.
Cet article retrace la domination romaine sur Israël de 63 av. J.-C. à 135 apr. J.-C. Il présente les figures clés du pouvoir au temps du ministère de Jésus : Ponce Pilate, Hérode Antipas et Caïphe. Il évoque la destruction du Temple en 70 et la transformation de Jérusalem en Aelia Capitolina sous Hadrien, offrant un contexte historique essentiel pour comprendre les Évangiles.
Luc 23.12 (Louis Segond S21) :
Ce jour-là, Pilate et Hérode devinrent amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.
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Cet article intitulé 'INF004-Les romains' présente une synthèse historique de la présence et de l'influence romaine sur le territoire d'Israël, depuis la conquête de Pompée en 63 av. J.-C. jusqu'aux dernières révoltes juives culminant en 135 apr. J.-C. Il s'inscrit dans une démarche de contextualisation historique essentielle pour comprendre le cadre politique et social dans lequel s'est déroulé le ministère du Messie Jésus. Le récit débute avec l'invasion de la Judée par le général romain Pompée en l'an 63 av. J.-C., qui marque le début de la domination romaine sur Israël. Cette période est fondamentale car elle établit le cadre politique dans lequel le peuple juif va vivre pendant plusieurs siècles. Peu après, en 45 av. J.-C., Jules César accorde au judaïsme le statut de religion légale, ce qui représente une reconnaissance officielle importante pour la communauté juive au sein de l'Empire romain. En 40 av. J.-C., l'empereur Auguste met fin à la dynastie hasmonéenne, cette lignée de souverains juifs qui avaient gouverné la Judée depuis la révolte des Maccabées.
Luc 23.12 (Louis Segond S21) :
Ce jour-là, Pilate et Hérode devinrent amis, d'ennemis qu'ils étaient auparavant.
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II
Il nomme à leur place Hérode le Grand, un Iduméen d'origine, donc étranger à toute lignée royale juive authentique, comme roi des Juifs. Cette décision illustre parfaitement la politique romaine d'instrumentalisation de dirigeants locaux acquis à leurs intérêts pour maintenir l'ordre dans les provinces conquises. Après la mort d'Hérode le Grand, en l'an 6 apr. J.-C., Rome transforme la Judée, la Samarie et l'Idumée (correspondant à l'Édom biblique) en provinces romaines directement administrées par des procurateurs romains. Les fils d'Hérode sont quant à eux promus tétrarques, une fonction leur permettant de gouverner diverses régions sous la supervision étroite de ces représentants de l'autorité impériale. C'est dans ce contexte politique complexe que s'inscrit le ministère du Messie Jésus. L'article souligne que trois hommes se partagent alors le pouvoir sur le territoire d'Israël : Ponce Pilate, le préfet romain disposant de tous les pouvoirs, notamment en Judée ; Hérode Antipas, tétrarque régnant sur la Galilée et la Pérée ; et Caïphe, le Souverain Sacrificateur, responsable des affaires religieuses. La rivalité entre Ponce Pilate et Hérode Antipas, mentionnée dans l'Évangile de Luc (23.12), trouve ici son éclairage historique : deux hommes que tout oppose, mais que le procès du Messie Jésus va un temps réunir. L'article aborde ensuite les conséquences dramatiques de la résistance juive contre l'occupant romain. Quarante ans après la crucifixion du Messie Jésus, une insurrection éclate en 66 apr. J.-C.
III
Elle sera finalement matée par Titus, qui détruit le Temple de Jérusalem en l'an 70, accomplissant ainsi la prophétie de Jésus concernant la destruction du Temple. La résistance se poursuit jusqu'à la chute de Massada le 2 mai 73 apr. J.-C., épisode emblématique de la résistance juive face à Rome. D'autres révoltes se succèdent jusqu'en 135 apr. J.-C. En 130, l'empereur Hadrien opère une transformation radicale en créant une nouvelle colonie romaine sur le site de Jérusalem, rebaptisée Aelia Capitolina, effaçant symboliquement l'identité juive de la ville sainte. Cet article constitue une note historique précieuse et synthétique qui permet au lecteur de saisir le contexte géopolitique dans lequel s'est accomplie l'histoire du salut telle que racontée dans le Nouveau Testament. En comprenant la structure du pouvoir romain en Judée, le lecteur peut mieux appréhender les enjeux politiques et religieux qui ont entouré la vie, le procès et la condamnation du Messie Jésus. Il s'agit d'un article introductif, accessible à un large public, qui pose des jalons chronologiques et politiques indispensables pour toute étude sérieuse des Évangiles et des débuts du christianisme.
Luc 17.11-19 raconte la guérison de dix lépreux par Jésus. Seul un Samaritain revient le remercier, illustrant des thèmes de foi, d'obéissance, de gratitude et d'inclusivité du salut.
Luc 17.11-19 (Louis Segond S21) :
Alors qu'il se rendait à Jérusalem, Jésus passa entre la Samarie et la Galilée.Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distanceet se mirent à lui dire: «Jésus, maître, aie pitié de nous!»Lorsqu'il les vit, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres.» Pendant qu'ils y allaient, ils furent guéris.L'un d'eux, se voyant guéri, revint sur ses pas en rendant gloire à Dieu à haute voix.Il tomba le visage contre terre aux pieds de Jésus et le remercia. C'était un Samaritain.Jésus prit la parole et dit: «Les dix n'ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu?»Puis il lui dit: «Lève-toi, vas-y, ta foi t'a sauvé.»
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L'article "Guérison des dix lépreux" revient sur le passage de Luc 17.11-19, où Jésus guérit dix lépreux alors qu'il se rend à Jérusalem, traversant la région entre la Samarie et la Galilée. Ces lépreux, exclus de la société, lui demandent pitié. Jésus les renvoie aux prêtres pour qu'ils constatent leur guérison, et ils recouvrent la santé en chemin, prouvant ainsi leur obéissance et foi.
Luc 17.11-19 (Louis Segond S21) :
Alors qu'il se rendait à Jérusalem, Jésus passa entre la Samarie et la Galilée.Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distanceet se mirent à lui dire: «Jésus, maître, aie pitié de nous!»Lorsqu'il les vit, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres.» Pendant qu'ils y allaient, ils furent guéris.L'un d'eux, se voyant guéri, revint sur ses pas en rendant gloire à Dieu à haute voix.Il tomba le visage contre terre aux pieds de Jésus et le remercia. C'était un Samaritain.Jésus prit la parole et dit: «Les dix n'ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu?»Puis il lui dit: «Lève-toi, vas-y, ta foi t'a sauvé.»
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II
Cependant, seul l'un d'eux, un Samaritain, retourne pour exprimer sa gratitude envers Jésus. Jésus insiste sur ce manque de reconnaissance chez les autres guéris, soulignant l'importance de remercier Dieu pour ses bienfaits. Cette interaction met en exergue plusieurs thèmes clés : la foi, l'obéissance, la gratitude, l'inclusivité du salut et le pouvoir divin de Jésus.
III
Le Samaritain, malgré les tensions religieuses et culturelles, obtient non seulement la guérison physique, mais aussi spirituelle, illustrant que la grâce divine transcende les barrières humaines.
Jésus quitte la Judée pour la Galilée après l'arrestation de Jean, non par peur mais pour commencer pleinement son ministère. Cela marque une transition vers la Galilée, où il bénéficie d'un accueil plus favorable.
Jean 4.1-3 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur apprit que les pharisiens avaient entendu dire qu'il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.– A vrai dire Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c'étaient ses disciples qui le faisaient. –Alors il quitta la Judée et retourna en Galilée.
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Cet article analyse la transition de Jésus de la Judée à la Galilée, un moment crucial dans le début de son ministère. Suite à l'arrestation de Jean le Baptiste par Hérode Antipas, qui régnait sur la Galilée, Jésus se rend dans cette région, non pas par crainte mais en réponse à la transition de son ministère. Bien que Hérode ait orchestré l'arrestation de Jean, il est peu probable que cela ait motivé Jésus à fuir en Galilée, une région également sous le contrôle d'Hérode.
Matthieu 4.12 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'il apprit que Jean avait été arrêté, Jésus se retira en Galilée.
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II
Dans cette phase, Jésus trouve un accueil plus chaleureux en Galilée qu'à Jérusalem, avec Capernaüm comme centre de son activité. La mouvance implique une géographie significative : Jésus quitte Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, passe par la Samarie, et rencontre la femme samaritaine. La Galilée devient le théâtre principal des actions de Jésus, et une grande partie de ses disciples proviennent de cette région.
L'article examine la rencontre de Jésus avec une Samaritaine au puits de Sychar, décrite dans Jean 4.4-26, soulignant la signification spirituelle de l'eau vive offerte par Jésus.
Jean 19.14 (Louis Segond S21) :
C'était le jour de la préparation de la Pâque, il était environ midi. Pilate dit aux Juifs: «Voici votre roi.»
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L'article "La Samaritaine et l’eau de la vie" explore la rencontre de Jésus avec la femme samaritaine au puits de Sychar. Cet événement, relaté exclusivement dans l'Évangile selon Jean, se déroule en janvier ou février de l'an 31. Les Juifs évitaient généralement de traverser la Samarie pour se rendre en Galilée en raison des tensions avec les Samaritains.
Jean 19.14 (Louis Segond S21) :
C'était le jour de la préparation de la Pâque, il était environ midi. Pilate dit aux Juifs: «Voici votre roi.»
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II
Cependant, Jésus choisit délibérément de passer par Sychar, soulignant ainsi la signification de cette rencontre. Le texte biblique principal est Jean 4.4-26, qui décrit non seulement le dialogue profond entre Jésus et la femme samaritaine mais met aussi en lumière des thèmes spirituels tels que l'eau vive, symbole d'une nouvelle vie offerte par Jésus. Le passage met également en contraste les individus religieusement instruits, représentés par Nicodème, et ceux en marge de la société, comme la Samaritaine, les deux découvrant une vérité profonde en Jésus.
Jean 4.4-26 (Louis Segond S21) :
Comme il devait traverser la Samarie,il arriva dans une ville de Samarie appelée Sychar, près du champ que Jacob avait donné à son fils Joseph.Là se trouvait le puits de Jacob. Jésus, fatigué du voyage, était assis au bord du puits. C'était environ midi.Une femme de Samarie vint puiser de l'eau. Jésus lui dit: «Donne-moi à boire.»En effet, ses disciples étaient allés à la ville pour acheter de quoi manger.La femme samaritaine lui dit: «Comment? Toi qui es juif, tu me demandes à boire, à moi qui suis une femme samaritaine?» - Les Juifs, en effet, n'ont pas de relations avec les Samaritains. -Jésus lui répondit: «Si tu savais quel est le cadeau de Dieu et qui est celui qui te dit: ‘Donne-moi à boire’, tu lui aurais toi-même demandé à boire et il t'aurait donné de l'eau vive.»«Seigneur, lui dit la femme, tu n'as rien pour puiser et le puits est profond. D'où aurais-tu donc cette eau vive?Es-tu, toi, plus grand que notre ancêtre Jacob qui nous a donné ce puits et qui a bu de son eau, lui-même, ses fils et ses troupeaux?»Jésus lui répondit: «Toute personne qui boit de cette eau-ci aura encore soif.En revanche, celui qui boira de l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif et l'eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d'eau qui jaillira jusque dans la vie éternelle.»La femme lui dit: «Seigneur, donne-moi cette eau afin que je n'aie plus soif et que je n'aie plus à venir puiser ici.»«Va appeler ton mari, lui dit Jésus, et reviens ici.»La femme répondit: «Je n'ai pas de mari.» Jésus lui dit: «Tu as bien fait de dire: ‘Je n'ai pas de mari’,car tu as eu cinq maris et l'homme que tu as maintenant n'est pas ton mari. En cela tu as dit la vérité.»«Seigneur, lui dit la femme, je vois que tu es un prophète.Nos ancêtres ont adoré sur cette montagne et vous dites, vous, que l'endroit où il faut adorer est à Jérusalem.»«Femme, lui dit Jésus, crois-moi, l'heure vient où ce ne sera ni sur cette montagne ni à Jérusalem que vous adorerez le Père.Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.Mais l'heure vient, et elle est déjà là, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et en vérité. En effet, ce sont là les adorateurs que recherche le Père.Dieu est Esprit et il faut que ceux qui l'adorent l'adorent en esprit et en vérité.»La femme lui dit: «Je sais que le Messie doit venir, celui que l'on appelle Christ. Quand il sera venu, il nous annoncera tout.»Jésus lui dit: «Je le suis, moi qui te parle.»
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III
Historiquement, le puits mentionné remonte à l'époque de Jacob, renforçant la connexion narrative avec d'anciens récits bibliques.
L'article discute de la rencontre de Jésus avec la femme samaritaine à Sychar, soulignant son importance dans le ministère galiléen. La conversion du village illustre le message universel de Jésus.
Jean 4.27-42 (Louis Segond S21) :
Là-dessus arrivèrent ses disciples, et ils étaient étonnés de ce qu'il parlait avec une femme. Toutefois, aucun ne dit: «Que lui demandes-tu?» ou: «Pourquoi parles-tu avec elle?»Alors la femme laissa sa cruche, s'en alla dans la ville et dit aux habitants:«Venez voir un homme qui m'a dit [tout] ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie?»Ils sortirent de la ville et vinrent vers lui.Pendant ce temps, les disciples le pressaient en disant: «Maître, mange.»Mais il leur dit: «J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.»Les disciples se disaient donc les uns aux autres: «Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger?»Jésus leur dit: «Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre.Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Eh bien, je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs: ils sont déjà blancs pour la moisson.Celui qui moissonne reçoit un salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.En effet, en cela cette parole est vraie: ‘L'un sème et l'autre moissonne.’Je vous ai envoyés récolter une moisson qui ne vous a pas demandé de travail; d'autres ont travaillé et vous êtes entrés dans leur travail.»Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause des paroles de la femme qui rendait ce témoignage: «Il m'a dit tout ce que j'ai fait.»Ainsi donc, quand ils vinrent le trouver, les Samaritains le prièrent de rester avec eux. Il resta là deux jours.Un bien plus grand nombre crurent à cause des paroles de Jésus,et ils disaient à la femme: «Ce n'est plus seulement à cause de ce que tu as dit que nous croyons, car nous l'avons entendu nous-mêmes et nous savons qu'il est vraiment [le Messie,] le Sauveur du monde.»
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L'article "Le village de Sychar en Samarie" explore le contexte et l'importance de la rencontre entre Jésus et la femme samaritaine, telle que décrite dans l'Évangile de Jean. L'auteur souligne que cet événement se déroule lors du ministère de Jésus en Galilée, probablement en février de l'an 31, comme le suggère le verset mentionnant les 'quatre mois jusqu'à la moisson'. Le village de Sychar, malgré ses tensions historiques avec les Juifs, accueille chaleureusement Jésus, fournissant un contraste fort avec l'accueil réservé à Jérusalem.
Jean 4.43 (Louis Segond S21) :
Après ces deux jours, Jésus partit de là pour se rendre en Galilée,
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II
La femme samaritaine, bien que socialement marginalisée, devient l'une des premières missionnaires, permettant la conversion de nombreux villageois. L'article compare sa réceptivité spirituelle à celle de Nicodème, illustrant que la compréhension du salut transcende les attentes sociales et religieuses. En deux jours passés à Sychar, Jésus et ses disciples sont bien reçus, marquant un moment crucial dans son récit évangélique.
Jean 4.27-42 (Louis Segond S21) :
Là-dessus arrivèrent ses disciples, et ils étaient étonnés de ce qu'il parlait avec une femme. Toutefois, aucun ne dit: «Que lui demandes-tu?» ou: «Pourquoi parles-tu avec elle?»Alors la femme laissa sa cruche, s'en alla dans la ville et dit aux habitants:«Venez voir un homme qui m'a dit [tout] ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie?»Ils sortirent de la ville et vinrent vers lui.Pendant ce temps, les disciples le pressaient en disant: «Maître, mange.»Mais il leur dit: «J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.»Les disciples se disaient donc les uns aux autres: «Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger?»Jésus leur dit: «Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre.Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Eh bien, je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs: ils sont déjà blancs pour la moisson.Celui qui moissonne reçoit un salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.En effet, en cela cette parole est vraie: ‘L'un sème et l'autre moissonne.’Je vous ai envoyés récolter une moisson qui ne vous a pas demandé de travail; d'autres ont travaillé et vous êtes entrés dans leur travail.»Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause des paroles de la femme qui rendait ce témoignage: «Il m'a dit tout ce que j'ai fait.»Ainsi donc, quand ils vinrent le trouver, les Samaritains le prièrent de rester avec eux. Il resta là deux jours.Un bien plus grand nombre crurent à cause des paroles de Jésus,et ils disaient à la femme: «Ce n'est plus seulement à cause de ce que tu as dit que nous croyons, car nous l'avons entendu nous-mêmes et nous savons qu'il est vraiment [le Messie,] le Sauveur du monde.»
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III
L'article enrichit cette analyse par des références aux Annexes 063 et 087, qui fournissent des contextes supplémentaires sur le lieu et l'interaction de Jésus avec la femme. Le parcours de Jésus à travers la Samarie, rarement emprunté par les Juifs pour éviter les tensions, souligne l'importance de son message universel de salut.
L'article détaille le retour de Jésus en Galilée, en s'appuyant sur les Évangiles et les lieux clés comme Capernaüm et Nazareth. Il explique comment ces déplacements ont marqué le début d'un ministère plus stratégique et impactant.
Jean 4.43-45 (Louis Segond S21) :
Après ces deux jours, Jésus partit de là pour se rendre en Galilée,car il avait déclaré lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie.Lorsqu'il arriva en Galilée, il fut bien accueilli par les Galiléens qui avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête. En effet, eux aussi étaient allés à la fête.
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Cet article explore le retour de Jésus en Galilée, une étape cruciale dans son ministère, analysée à travers les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Après avoir séjourné à Sychar en Samarie, Jésus entreprend un voyage complexe vers la Galilée, une région intimement liée à ses premiers disciples. Les récits bibliques indiquent qu'il se déplace de Nazareth à Capernaüm, une ville significative pour sa communauté de disciples. Capernaüm devient l'épicentre de son activité, marquant un lieu stratégique où il réalise divers miracles et enseigne aux foules.
Jean 4.43-45 (Louis Segond S21) :
Après ces deux jours, Jésus partit de là pour se rendre en Galilée,car il avait déclaré lui-même qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie.Lorsqu'il arriva en Galilée, il fut bien accueilli par les Galiléens qui avaient vu tout ce qu'il avait fait à Jérusalem pendant la fête. En effet, eux aussi étaient allés à la fête.
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II
L'article discute du rôle de Capernaüm dans l'établissement de Jésus en tant que leader religieux et de l'impact de ses déplacements sur ses enseignements. Des références bibliques telles que Jean 4.44 et Luc 4.23 facilitent la compréhension de l'enchaînement des événements. Jésus séjourne également à Cana, avant d'établir Capernaüm comme sa résidence principale, souvent chez Pierre. Cette période marque le début d'une efficacité accrue dans son ministère, alors que les Évangiles recensent ses actes et enseignements dans cette région clé.
Luc 4.14-15 (Louis Segond S21) :
Jésus, revêtu de la puissance de l'Esprit, retourna en Galilée, et sa réputation gagna toute la région.Il enseignait dans les synagogues et tous lui rendaient gloire.
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III
L'article invite à consulter divers documents annexes pour approfondir la compréhension de ces événements bibliques déterminants. L'analyse propose une chronologie qui reflète comment Jésus structura stratégiquement son ministère pour maximiser son impact spirituel et social.
Matthieu 4.13-16 rapporte le retour de Jésus à Capernaüm en Galilée et l'interprète comme l'accomplissement de la prophétie d'Ésaïe sur la lumière brillant dans les territoires de Zabulon et Nephthali. Matthieu, seul évangéliste à établir ce lien, démontre que Jésus est bien le Messie annoncé. Le thème de la lumière sera repris par Jean dans son prologue. Cet épisode est daté de février-mars 31.
Esaïe 8.23 (Louis Segond S21) :
Toutefois, les ténèbres ne régneront pas toujours
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La péricope PER051 s'inscrit dans la série synoptique consacrée au début du ministère de Jésus en Galilée. Elle porte sur un passage exclusif à l'évangile de Matthieu (Matthieu 4.13-16), dans lequel l'évangéliste établit un lien théologique fort entre l'installation de Jésus à Capernaüm et une prophétie du livre d'Ésaïe (Ésaïe 8.23 et 9.1). Ce passage constitue l'une des citations d'accomplissement caractéristiques du style rédactionnel de Matthieu, qui cherche tout au long de son évangile à démontrer que Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes de l'Ancien Testament. Le contexte géographique est précis : après sa visite difficile à Nazareth (péricope PER050), Jésus revient à Capernaüm, ville située sur les rives du lac de Tibériade, en pleine région de Galilée. Cette région est historiquement celle où s'étaient établies les tribus de Zabulon et de Nephthali après la conquête de Canaan sous la conduite de Josué (Josué 19.27 et 19.34). Ces deux tribus occupaient donc un territoire qui correspond à la Galilée du temps de Jésus, et c'est précisément dans cette zone géographique que le prophète Ésaïe avait annoncé que la lumière brillerait pour un peuple marchant dans les ténèbres. Matthieu est le seul évangéliste à opérer ce rapprochement entre la venue du Messie Jésus en Galilée et les paroles prophétiques d'Ésaïe. Ce faisant, il s'inscrit pleinement dans sa démarche rédactionnelle : montrer à ses lecteurs, essentiellement juifs, que chaque étape de la vie et du ministère de Jésus s'inscrit dans l'accomplissement des Écritures hébraïques.
Esaïe 9.1 (Louis Segond S21) :
Le peuple qui marchait dans les ténèbres
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II
L'auteur de l'article souligne d'ailleurs que Matthieu connaissait visiblement très bien les textes prophétiques et qu'il les mobilise avec précision pour appuyer sa démonstration christologique. La figure de la lumière est au cœur de ce passage. Matthieu identifie implicitement Jésus à cette lumière annoncée par Ésaïe. Ce thème sera repris et développé de façon majestueuse par l'apôtre Jean dans le prologue de son évangile (Jean 1.9) ainsi qu'en Jean 12.46, où Jésus se désigne lui-même comme la lumière venue dans le monde. L'auteur pose alors une question herméneutique intéressante : Jean s'est-il inspiré du récit matthéen pour rédiger son prologue ? Cette question, sans réponse définitive, invite à réfléchir aux interactions entre les différents témoignages évangéliques. Une autre dimension importante abordée dans le commentaire est celle de la conscience messianique de Jésus et de son obéissance à une direction divine. L'auteur cite Jean 4.4 — « comme il devait traverser la Samarie » — pour illustrer le fait que les déplacements géographiques de Jésus ne sont pas anodins mais semblent répondre à une nécessité théologique.
Jean 1.9 (Louis Segond S21) :
Cette lumière était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout être humain.
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III
Ce principe avait déjà été observé lors de la tentation dans le désert (PER031), et il se confirme ici : Jésus se rend en Galilée non par hasard, mais en accomplissement d'un plan divin préétabli. L'auteur anticipe également une objection possible : si la lumière est le Messie Jésus, pourquoi limiter son rayonnement à la seule région de Galilée, alors qu'il a aussi ministèré ailleurs en Israël ? La réponse proposée est factuelle et statistique : en étudiant l'ensemble du ministère de Jésus, on constate que celui-ci se déroule principalement en Galilée, précisément dans les territoires de Zabulon et de Nephthali. La prophétie d'Ésaïe trouve donc son accomplissement privilégié dans cette région, sans pour autant exclure d'autres lieux. L'article est daté avec précision : février ou mars de l'an 31, ce qui permet de situer cet épisode dans une chronologie évangélique détaillée propre à l'approche synoptique du site. La ville de Capernaüm, lieu principal de l'action, est mentionnée comme point de repère géographique central du ministère galiléen de Jésus. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir le contexte : la formation du groupe des disciples (ANN061), la ville de Sépphoris (ANN060), Enon et Béthanie de l'autre côté du Jourdain (ANN063), et la ville de Capernaüm (ANN071). Ces ressources permettent d'enrichir la compréhension du passage dans son contexte historique, géographique et sociologique.
L'article analyse la mission des douze apôtres selon Matthieu, Marc et Luc, soulignant la priorité des Juifs dans le plan du salut et les directives données par Jésus pour proclamer le royaume de Dieu.
Marc 6.6-13 (Louis Segond S21) :
Et il s'étonnait de leur incrédulité.Alors il appela les douze et commença à les envoyer deux à deux, et il leur donna autorité sur les esprits impurs.Il leur recommanda de ne rien prendre pour le voyage, sauf un bâton, de n'avoir ni pain, ni sac, ni argent dans la ceinture,de chausser des sandales et de ne pas mettre deux chemises.Puis il leur dit: «Si quelque part vous entrez dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ.Et si, dans une ville, les gens ne vous accueillent pas et ne vous écoutent pas, retirez-vous de là et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. [Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, Sodome et Gomorrhe seront traitées moins sévèrement que cette ville-là.]»Ils partirent et prêchèrent en appelant chacun à changer d'attitude.Ils chassaient beaucoup de démons, appliquaient de l'huile à beaucoup de malades et les guérissaient.
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L'article offre une analyse du passage biblique de la mission des douze apôtres, telle qu'elle est relatée dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Il explore comment ces trois évangélistes décrivent la mission confiée aux apôtres par Jésus, insistant sur la priorité des brebis perdues d'Israël. Matthieu est particulièrement cité pour son récit méticuleux, mettant en avant la primauté du peuple juif dans le plan de salut de Dieu.
Genèse 12.3 (Louis Segond S21) :
Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront, et *toutes les familles de la terre seront bénies en toi.»
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II
Cette mission implique de proclamer le royaume de Dieu, d'encourager la repentance, et de n'emporter ni bâton ni sandales, une directive analysée à travers les différences entre Matthieu, Marc et Luc. La mission des apôtres consiste à annoncer, sans imposer le message du salut, ne se tournant que vers ceux qui acceptent leurs paroles. L'article met en lumière une autorité déléguée par Jésus aux apôtres, visant à amplifier son message initialement destiné aux Juifs, puis à l'humanité tout entière.
Jésus blâme les villes de Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm pour leur manque de conversion malgré les nombreux miracles accomplis en leur sein. Il les compare défavorablement aux villes païennes de Tyr, Sidon et même Sodome, affirmant que celles-ci se seraient repentes. Ce passage souligne la responsabilité proportionnelle à la révélation reçue et l'enjeu éternel du rejet de l'Évangile.
Marc 2.1-12 (Louis Segond S21) :
Quelques jours après, Jésus revint à Capernaüm. On apprit qu'il était à la maison,et un si grand nombre de personnes se rassemblèrent qu'il n'y avait plus de place, pas même devant la porte. Il leur annonçait la parole.On vint lui amener un paralysé porté par quatre hommes.Comme ils ne pouvaient pas l'aborder à cause de la foule, ils découvrirent le toit au-dessus de l'endroit où il se tenait et descendirent par cette ouverture le brancard sur lequel le paralysé était couché.Voyant leur foi, Jésus dit au paralysé: «Mon enfant, tes péchés te sont pardonnés.»Il y avait là quelques spécialistes de la loi qui étaient assis et qui se disaient en eux-mêmes:«Pourquoi cet homme parle-t-il ainsi? Il blasphème. Qui peut pardonner les péchés, si ce n'est Dieu seul?»Jésus sut aussitôt dans son esprit qu'ils raisonnaient ainsi en eux-mêmes, et il leur dit: «Pourquoi raisonnez-vous ainsi dans vos cœurs?Qu'est-ce qui est le plus facile à dire au paralysé: ‘Tes péchés sont pardonnés’, ou: ‘Lève-toi, prends ton brancard et marche’?Afin que vous sachiez que le Fils de l'homme a sur la terre le pouvoir de pardonner les péchés,je te l'ordonne – dit-il au paralysé –, lève-toi, prends ton brancard et retourne chez toi.»Aussitôt il se leva, prit son brancard et sortit devant tout le monde, de sorte qu'ils étaient tous très étonnés et célébraient la gloire de Dieu en disant: «Nous n'avons jamais rien vu de pareil.»
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La péricope 115 traite d'un épisode marquant du ministère de Jésus le Messie, dans lequel il blâme publiquement plusieurs villes de Galilée pour leur manque de conversion malgré les nombreux miracles et enseignements dont elles ont bénéficié. Cet épisode est relaté par Matthieu (11.20-24) et Luc (10.13-16), et se situe à Capernaüm, probablement en mai ou juin de l'an 31, avant les grandes chaleurs estivales. Les trois villes ciblées par ce blâme sont Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm. Concernant Chorazin, les Évangiles ne mentionnent aucun miracle spécifique réalisé dans cette localité, ce qui ne signifie pas qu'il n'en a jamais eu lieu, mais simplement que les évangélistes n'ont pas jugé utile d'en rendre compte. Cette absence de témoignages écrits n'exonère pas ses habitants, qui ont visiblement reçu une révélation suffisante pour être tenus responsables de leur incrédulité. Bethsaïda, en revanche, est le théâtre de miracles bien documentés. Jésus y guérit un aveugle de manière progressive et remarquable, en appliquant de la boue sur ses yeux et en priant à deux reprises (Marc 8.22-26). C'est également à Bethsaïda que se produit la multiplication des pains, lors de laquelle cinq mille personnes sont nourries avec cinq pains et deux poissons (Marc 6.30-44).
Marc 7.24-31 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là et s'en alla dans le territoire de Tyr et de Sidon. Il entra dans une maison, désirant que personne ne le sache, mais il ne put rester caché,car une femme dont la fillette avait un esprit impur entendit parler de lui et vint se jeter à ses pieds.Cette femme était une non-Juive d'origine syro-phénicienne. Elle le pria de chasser le démon hors de sa fille. Jésus lui dit:«Laisse d'abord les enfants se rassasier, car il n'est pas bien de prendre le pain des enfants et de le jeter aux petits chiens.»«Oui, Seigneur, lui répondit-elle, mais les petits chiens, sous la table, mangent les miettes des enfants.»Alors il lui dit: «A cause de cette parole, tu peux t'en aller: le démon est sorti de ta fille.»Et quand elle rentra chez elle, elle trouva l'enfant couchée sur le lit: le démon était sorti.Jésus quitta le territoire de Tyr et revint par Sidon vers le lac de Galilée en traversant la région de la Décapole.
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II
Pourtant, malgré ces signes extraordinaires, les habitants de Bethsaïda n'ont pas opéré de conversion véritable. L'article souligne que ce n'est pas tant une hostilité ouverte envers Jésus qui est dénoncée, à la différence de Nazareth, mais plutôt une indifférence spirituelle profonde : les gens ont apprécié les miracles sans pour autant accepter de se soumettre aux enseignements du Maître. Pour illustrer le caractère grave de cette situation, Jésus compare ces villes à Tyr et Sidon, des cités phéniciennes païennes situées sur la côte méditerranéenne de l'actuel Liban. Jésus affirme que si les miracles accomplis à Chorazin et Bethsaïda avaient eu lieu à Tyr et Sidon, ces villes se seraient repentis depuis longtemps, revêtant le sac et la cendre. Cette comparaison est d'autant plus frappante que Jésus s'est lui-même rendu à Tyr et Sidon, où une femme syro-phénicienne a obtenu la guérison de sa fille (Marc 7.24-31), démontrant ainsi la réceptivité des païens face à la Parole et aux actes du Messie. Le cas de Capernaüm est présenté comme particulièrement grave. Cette ville était la résidence principale de Jésus durant son ministère, et elle a été le témoin privilégié d'un nombre considérable de miracles : guérison du serviteur d'un centurion (Matthieu 8.5-13), guérison d'un paralytique (Marc 2.1-12), guérison de la belle-mère de Pierre (Matthieu 8.14-15), expulsion d'un esprit impur dans la synagogue (Marc 1.21-28), et bien d'autres encore. Malgré cette présence divine intense et ces manifestations de puissance, les habitants de Capernaüm ont persisté dans leur incrédulité.
Matthieu 15.24 (Louis Segond S21) :
Il répondit: «Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues de la communauté d'Israël.»
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III
Jésus déclare alors que cette ville sera abaissée jusqu'au séjour des morts, et que si les mêmes miracles avaient eu lieu à Sodome, cette ville notoirement pécheresse aurait renoncé à ses fautes. Ironiquement, l'ancienne Capernaüm n'est aujourd'hui plus que des ruines, alors qu'un panneau dans la ville moderne rappelle encore qu'elle fut autrefois 'la ville de Jésus'. L'article souligne l'importance théologique de ce passage en le reliant au principe de responsabilité proportionnelle à la révélation reçue, tel qu'exprimé en Luc 12.48 : 'À qui on a beaucoup donné, on demandera beaucoup.' Plus grande est la lumière reçue, plus lourde est la responsabilité en cas de rejet. Cette logique explique pourquoi des villes apparemment moins hostiles que Nazareth sont plus sévèrement condamnées : leur péché n'est pas la violence, mais l'indifférence face à une révélation exceptionnelle. Luc conclut cette section par une parole de Jésus adressée à ses disciples et, à travers eux, à tous les croyants : 'Celui qui vous écoute m'écoute ; celui qui vous rejette me rejette ; et celui qui me rejette, rejette celui qui m'a envoyé.' Cette déclaration confère une autorité spirituelle considérable à la mission des disciples et souligne l'enjeu éternel du rejet ou de l'accueil de l'Évangile. Ce passage invite donc le lecteur à une sérieuse introspection sur sa propre réponse à la révélation divine qu'il a reçue.
Jésus annonce à ses disciples sa mort et résurrection imminentes. Ce moment marque la fin de son ministère en Galilée, où il évite les foules pour préparer ses disciples. Références à Matthieu 17.22-23, Marc 9.30-32 et Luc 9.43-45.
Luc 9.43-45 (Louis Segond S21) :
Tous furent frappés par la grandeur de Dieu. Alors que chacun s'émerveillait de tout ce que faisait Jésus, il dit à ses disciples:«Quant à vous, écoutez bien ceci: le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes.»Cependant, ils ne comprenaient pas cette parole; elle était voilée pour eux afin qu'ils n'en saisissent pas le sens, et ils avaient peur de l'interroger à ce sujet.
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Cet article explore l'annonce par Jésus de sa mort et résurrection prochaines. Situé vers la fin de son ministère en Galilée, Jésus prépare ses disciples pour les événements à venir durant un voyage touchant à sa fin. Les référencements bibliques principaux incluent Matthieu 17.22-23, Marc 9.30-32 et Luc 9.43-45.
Marc 9.30-32 (Louis Segond S21) :
Ils partirent de là et traversèrent la Galilée. Jésus ne voulait pas qu'on le sache,car il enseignait ses disciples et il leur disait: «Le Fils de l'homme sera livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir et, trois jours après avoir été mis à mort, il ressuscitera.»Cependant, les disciples ne comprenaient pas cette parole et ils avaient peur de l'interroger.
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II
Ces passages décrivent comment Jésus évite la foule pour se concentrer sur l'enseignement de ses disciples. La mention parallèle de ces textes dans les Évangiles synoptiques souligne leur importance. Les disciples peinent encore à comprendre la signification pleine de ces prophéties, montrant un contraste entre la perception actuelle des événements et leur compréhension future après la résurrection.
Matthieu 17.22-23 (Louis Segond S21) :
Pendant qu'ils parcouraient la Galilée, Jésus leur dit: «Le Fils de l'homme doit être livré entre les mains des hommes;ils le feront mourir et le troisième jour il ressuscitera.» Ils furent profondément attristés.
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III
La contextualisation du lieu, près de Capernaüm, et de la période, septembre 32, apportent des détails importants. Alors que Jésus se prépare à passer les derniers mois de son ministère en Judée et Samarie, l'article souligne l'importance de la réserve dont il fait preuve envers les foules en Galilée, car l'opposition en Judée est en contraste saisissant avec l'accueil relativement positif en Galilée.
PER208 décrit le départ définitif de Jésus et ses disciples de la Galilée le 3 octobre 32, en route vers Jérusalem pour la fête de Souccot. Suivant le récit de Luc, ils traversent la Samarie plutôt que la route habituelle du Jourdain. Ils arrivent le vendredi soir 8 octobre, enseignent sur l'esplanade du Temple, et Jésus prononce son discours sur l'eau lors de Hoshana Rabba le 13 octobre. Le groupe restera dans la région de Jérusalem six mois, jusqu'à la Pâque du 1er avril 33.
Matthieu 19.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de prononcer ces paroles, il quitta la Galilée et alla dans le territoire de la Judée, de l'autre côté du Jourdain.
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Départ pour Jérusalem et départ définitif de la Galilée
I
La péricope PER208 traite du départ définitif de Jésus et de ses disciples de la Galilée, marquant une étape charnière dans le ministère du Messie Jésus. Cet événement se situe chronologiquement à la troisième Pâque, plus précisément au début du pèlerinage vers Jérusalem pour la fête de Souccot (fête des Tabernacles). Le groupe quitte la Galilée le dimanche 3 octobre 32 et prévoit d'arriver à Jérusalem le vendredi soir 8 octobre 32, afin de respecter les règles du sabbat qui débutent ce soir-là. L'une des particularités majeures de cette péricope réside dans la route empruntée par Jésus et ses disciples. Alors que Matthieu et Marc donnent l'impression que le groupe a suivi la route habituelle longeant le Jourdain, Luc précise explicitement que Jésus a traversé la Samarie. Cette route plus directe comportait des risques réels, car les tensions entre Juifs et Samaritains étaient notoires : ces derniers ne manquaient pas d'occasions de s'en prendre aux pèlerins juifs traversant leur territoire. C'est pourquoi l'analyse de cette péricope suit principalement le récit de Luc (Luc 9.51-56), qui est le seul évangéliste à mentionner ce passage par la Samarie, tout en intégrant les informations complémentaires de Matthieu (19.1), Marc (10.1) et Jean (7.10). Selon Jean 7.9-10, Jésus n'arrive pas au début de la fête mais avec un certain retard. La famille de Jésus, quant à elle, s'est déjà rendue à Jérusalem pour la célébration et se trouve sur place depuis trois à quatre jours au moment de l'arrivée de Jésus.
Jean 7.9-10 (Louis Segond S21) :
Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée.Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non pas en se montrant, mais [comme] en secret.
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II
Cette information permet de reconstituer la chronologie du séjour à Jérusalem avec une certaine précision. L'analyse chronologique proposée dans cet article est particulièrement détaillée. Le groupe arrive à Jérusalem le vendredi soir 8 octobre 32. Ils sont présents sur l'esplanade du Temple vers le milieu de la fête, soit approximativement le samedi 9 octobre 32. Cette date est avancée en lien avec les reproches adressés à Jésus pour avoir guéri un homme le jour du sabbat, relatés en Jean 7.22-24. Le discours mentionné en Jean 7.16-24 aurait pu avoir lieu le lendemain, dimanche 10 octobre 32, sur l'esplanade du Temple, où Jésus enseignait publiquement selon Jean 7.28. Un moment fort de ce séjour est la journée finale de la fête, connue sous le nom de Hoshana Rabba, qui correspond au mercredi 13 octobre 32. Cette journée est marquée par une cérémonie significative impliquant de l'eau, et c'est à cette occasion que Jésus prononce son discours important sur l'eau vive, qui sera analysé dans la péricope suivante. La fête de Souccot elle-même débute le jeudi 7 octobre 32.
Jean 7.16-24 (Louis Segond S21) :
Jésus leur répondit: «Mon enseignement ne vient pas de moi mais de celui qui m'a envoyé.Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il saura si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative.Celui qui parle de sa propre initiative cherche sa propre gloire, mais si quelqu'un cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est vrai et il n'y a pas d'injustice en lui.Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? Or, aucun de vous ne la met en pratique. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir?»La foule répondit: «Tu as un démon. Qui cherche à te faire mourir?»Jésus leur répondit: «Pour une seule œuvre que j'ai faite, vous êtes tous étonnés.Moïse vous a donné la circoncision - qui ne vient du reste pas de lui, mais des patriarches - et vous circoncisez un homme le jour du sabbat.Si pour respecter la loi de Moïse un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, pourquoi vous irritez-vous contre moi parce que j'ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat?Ne jugez pas d'après l'apparence, mais portez un jugement juste.»
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III
Après leur séjour à Jérusalem pour la fête, et dans le respect des règles du sabbat, Jésus et ses disciples se déplacent vers Béthanie, au-delà du Jourdain, à partir du dimanche suivant. Ce trajet représente environ quatre à cinq heures de marche, comme le précisent les passages de Matthieu 19.1 et Marc 10.1. Il est également noté que le groupe restera dans la région de Jérusalem pendant six mois, jusqu'à la fête de la Pâque du 1er avril 33, ce qui souligne l'importance de cette période dans le ministère final de Jésus. Concernant la famille de Jésus, il n'est pas établi si ses frères et sœurs se sont rendus à Béthanie ou s'ils ont choisi de rester à Jérusalem. Il est envisagé qu'ils auraient pu souhaiter visiter le lieu où Jean le Baptiste procédait aux baptêmes, bien que les relations entre la famille de Jésus et la communauté johannite demeurent inconnues. Ce qui est certain, c'est que la famille a assisté au dernier jour de la fête, Hoshana Rabba, et a entendu le discours de Jésus sur l'eau vive. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir la compréhension des paraboles (ANN078) et des miracles réalisés par le Messie Jésus (ANN072).
La péricope 209 relate le voyage de Jésus et ses disciples à travers la Samarie, rapporté uniquement par Luc. Quittant la Galilée le 3 octobre 32, Jésus choisit le chemin samaritain plus court vers Jérusalem. Certains villages refusent de l'accueillir, illustrant les tensions judéo-samaritaines, tandis que d'autres l'acceptent. Ce passage préfigure la mission universelle et la future évangélisation de la région par les 70 disciples.
Jean 7.9-10 (Louis Segond S21) :
Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée.Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non pas en se montrant, mais [comme] en secret.
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La péricope 209 intitulée 'Le voyage par la Samarie' s'inscrit dans la chronologie synoptique du ministère de Jésus, précisément dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine. Elle est exclusivement relatée par l'évangéliste Luc, ce qui en fait un témoignage singulier et précieux pour comprendre les déplacements géographiques et spirituels du Messie Jésus dans les derniers mois de son ministère public. Le récit débute le dimanche 3 octobre de l'an 32, lorsque Jésus et son groupe de disciples quittent définitivement la Galilée pour se diriger vers Jérusalem. Ce départ marque un tournant décisif dans la narration évangélique : Jésus ne reviendra plus en Galilée comme base de son ministère. Il est précisé, en référence à Jean 7.9-10, que Jésus n'arrivera pas à Jérusalem au début de la fête des Tabernacles, mais sera délibérément retardé. Sa famille, quant à elle, est déjà présente à Jérusalem depuis trois à quatre jours. Cette donnée temporelle permet de situer avec précision le contexte liturgique et familial du voyage. Un élément chronologique important est également mentionné : Jésus et ses disciples resteront dans la région de Jérusalem pendant six mois, jusqu'à la fête de la Pâque le 1er avril 33. Ce séjour prolongé témoigne de l'importance capitale de cette période dans le déroulement du plan divin. Concernant l'itinéraire choisi, l'article souligne que les Juifs se rendant de la Galilée à Jérusalem suivaient habituellement la route longeant le Jourdain, évitant ainsi la Samarie.
Luc 9.52-53 (Louis Segond S21) :
Il envoya devant lui des messagers qui se mirent en route et entrèrent dans un village samaritain pour lui préparer un logement.Mais on refusa de l'accueillir parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.
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II
Cette précaution s'expliquait par les tensions historiques et ethniques profondes entre Juifs et Samaritains, une hostilité réciproque qui rendait le voyage à travers la Samarie potentiellement dangereux. Jésus, cependant, choisit délibérément le chemin plus court traversant la Samarie, une décision qui n'était pas sans signification théologique et symbolique. Le groupe qui accompagnait Jésus était suffisamment important pour limiter les risques physiques liés à ce passage. L'article précise également qu'une partie des personnes faisant partie de ce groupe seraient vraisemblablement les 70 disciples que Jésus enverra peu après la fête pour évangéliser la région samaritaine. Ce lien entre le voyage et la mission ultérieure révèle une stratégie missionnaire cohérente : Jésus prépare le terrain en traversant la région avant d'y envoyer ses envoyés. Pour faciliter le voyage et assurer des haltes dans de bonnes conditions, Jésus envoie des messagers en avant pour préparer son accueil dans certains villages samaritains. Ces messagers ont clairement annoncé l'identité du Messie Jésus et la nature de son œuvre. Malgré cela, certains villages samaritains refusent catégoriquement de l'accueillir. Ce rejet est présenté comme emblématique de l'agressivité et des tensions qui caractérisaient les relations judéo-samaritaines à cette époque. Il ne s'agit pas d'un simple manque d'hospitalité, mais d'un refus délibéré et motivé par des préjugés ethniques et religieux anciens.
Luc 9.56 (Louis Segond S21) :
En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver.»] Et ils allèrent dans un autre village.
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III
Néanmoins, l'article nuance ce tableau en signalant, en référence à Luc 9.56, que d'autres villages samaritains ont, eux, accepté de recevoir Jésus et ses disciples. Cette distinction est théologiquement significative : elle montre que le rejet n'est pas universel parmi les Samaritains et que l'accueil du Messie transcende les barrières ethniques et culturelles pour ceux qui sont disposés à recevoir le message. D'un point de vue littéraire et canonique, le fait que seul Luc rapporte ce voyage est notable. Luc, dont l'évangile est particulièrement attentif aux marginaux, aux étrangers et aux exclus, accorde une place privilégiée aux interactions de Jésus avec les Samaritains, comme en témoigne également la parabole du Bon Samaritain. Ce voyage s'inscrit donc dans une cohérence rédactionnelle et théologique propre à Luc. La péricope invite à une réflexion sur les frontières culturelles et religieuses que Jésus choisit de traverser, tant géographiquement que symboliquement. Elle préfigure l'universalité du message évangélique, qui ne se limite pas au peuple juif mais s'étend à toutes les nations. En choisissant de passer par la Samarie, Jésus manifeste sa volonté de rejoindre tous les hommes, même ceux considérés comme impurs ou ennemis par ses contemporains.
Durant le voyage de Jésus à travers la Samarie, Jacques et Jean, les « fils du tonnerre », proposent de faire descendre le feu du ciel sur un village samaritain hostile. Jésus les reprend sévèrement, rappelant qu'il est venu pour sauver et non pour perdre les hommes. Cet épisode, rapporté uniquement par Luc (Lc 9.54-56), illustre les tensions judéo-samaritaines et la formation progressive des disciples vers un esprit de miséricorde.
2 Rois 1.9-12 (Louis Segond S21) :
Il envoya vers lui un chef de cinquantaine avec ses 50 hommes. Ce chef monta vers Elie qui était assis au sommet de la montagne. Il lui dit: «Homme de Dieu, le roi te dit: ‘Descends!’»Elie répondit au chef de cinquantaine: «Si je suis un homme de Dieu, que le feu descende du ciel et te dévore, toi et tes 50 hommes!» Et le feu descendit du ciel et le dévora, lui et ses 50 hommes.Achazia envoya de nouveau vers lui un chef de cinquantaine avec ses 50 hommes. Ce chef prit la parole et dit à Elie: «Homme de Dieu, voici ce que dit le roi: ‘Dépêche-toi de descendre!’»Elie leur répondit: «Si je suis un homme de Dieu, que le feu descende du ciel et te dévore, toi et tes 50 hommes!» Et le feu de Dieu descendit du ciel et le dévora, lui et ses 50 hommes.
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La péricope PER210 traite d'un épisode significatif du ministère de Jésus, rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 9.54-56), durant lequel Jacques et Jean, deux des disciples les plus proches de Jésus, manifestent une réaction violente face au refus d'accueil d'un village samaritain. Cet épisode s'inscrit dans le cadre du voyage de Jésus à travers la Samarie, situé chronologiquement entre le dimanche 3 octobre et le vendredi 8 octobre de l'an 32, alors que Jésus et ses disciples se dirigent vers Jérusalem. Jacques et Jean, fils de Zébédée, sont connus sous le surnom de Boanergès, terme araméen signifiant « fils du tonnerre », que Jésus lui-même leur a attribué selon l'Évangile de Marc (Marc 3.17). Ce surnom illustre parfaitement leur tempérament fougueux et leur zèle ardent, caractéristiques qui se manifestent pleinement dans cet épisode. Face au refus des habitants d'un village samaritain d'accueillir Jésus et ses disciples, Jacques et Jean proposent de faire descendre le feu du ciel pour consumer ce village. Leur réaction s'inspire vraisemblablement du geste du prophète Élie rapporté dans le livre des Rois (2 Rois 1.9-12), où ce dernier avait effectivement appelé le feu du ciel pour consumer deux groupes de soldats envoyés contre lui. Cette réaction des deux disciples s'explique en partie par le contexte historique et culturel marqué par des tensions profondes et anciennes entre les Juifs et les Samaritains.
Marc 3.17 (Louis Segond S21) :
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui signifie «fils du tonnerre»;
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II
Le nationalisme qui imprégnait la pensée juive de l'époque influençait également la manière dont les apôtres percevaient les étrangers et les opposants à leur mission. L'hostilité des Samaritains envers un groupe juif se rendant à Jérusalem n'était pas un phénomène isolé, mais s'inscrivait dans une longue histoire de rivalités religieuses et ethniques entre les deux peuples. Cependant, Jésus réagit fermement à la proposition de ses disciples en les reprenant sévèrement avec ces paroles : « Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés. » Cette correction est fondamentale car elle révèle la nature profonde de la mission du Messie : Jésus n'est pas venu pour perdre les hommes, mais pour les sauver. Son ministère est celui de la miséricorde, de la réconciliation et du salut universel, non de la vengeance ou du jugement immédiat. Cet épisode constitue une étape importante dans le processus de formation spirituelle et théologique des disciples. Il met en évidence le chemin que les apôtres devaient parcourir pour abandonner leur mentalité nationaliste et vindicative afin d'embrasser pleinement l'esprit de douceur, de compassion et d'amour universel que Jésus incarnait. La transformation progressive de Jean est particulièrement significative à cet égard : l'apôtre qui voulait faire descendre le feu du ciel deviendra, dans ses épîtres et son évangile, le grand témoin de l'amour de Dieu pour l'humanité entière.
Luc 9.54-56 (Louis Segond S21) :
Voyant cela, ses disciples Jacques et Jean dirent: «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer [comme l'a fait Elie]?»Jésus se tourna vers eux et leur adressa des reproches [en disant: «Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés.En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver.»] Et ils allèrent dans un autre village.
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III
L'épisode se conclut sur une note nuancée : après avoir quitté le village hostile, Jésus et ses disciples se rendent dans un autre village samaritain qui les accueille favorablement (Luc 9.56). Ce détail est théologiquement important car il montre que ce n'était pas l'ensemble du peuple samaritain qui rejetait Jésus, mais seulement certains villages, et qu'une ouverture existait malgré les tensions. Cela tempère toute généralisation négative envers les Samaritains et rappelle que l'Évangile s'adresse à tous, sans distinction de peuple ou d'origine. Sur le plan synoptique, Luc est le seul évangéliste à rapporter ce voyage à travers la Samarie et cet incident particulier, ce qui confère à son témoignage une valeur documentaire unique pour comprendre cette période du ministère de Jésus. L'article renvoie également aux annexes ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles du Messie, offrant ainsi des ressources complémentaires pour approfondir le contexte général du ministère de Jésus.
Luc 9.57-62 présente trois hommes souhaitant suivre le Messie Jésus, chacun avec une condition ou une hésitation. Jésus répond en appelant au renoncement au confort matériel, à la primauté du Royaume sur les devoirs familiaux, et à une détermination sans retour en arrière. Ce passage, unique à Luc, s'inscrit durant le voyage en Samarie vers Jérusalem et constitue un appel radical à un engagement total et sans compromis envers le Messie.
Luc 5.27 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus sortit et il vit un collecteur d'impôts du nom de Lévi assis au bureau des taxes. Il lui dit: «Suis-moi.»
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La péricope 211, intitulée 'Les hommes qui veulent suivre le Messie Jésus', est tirée exclusivement de l'Évangile de Luc (9.57-62) et s'inscrit dans le contexte du voyage du Messie Jésus à travers la Samarie, entre le dimanche 3 octobre et le vendredi soir 8 octobre de l'an 32, alors qu'il se dirige vers Jérusalem où il sera mis à mort. Luc est le seul évangéliste à rapporter cet épisode, ce qui lui confère une valeur testimoniale particulière dans la synopse évangélique. Ce passage met en scène trois individus distincts qui expriment chacun le désir de suivre le Messie Jésus, mais assortissent ce désir d'une condition ou d'une hésitation. Les réponses du Messie Jésus, bien qu'elles puissent paraître sévères ou décourageantes au premier regard, sont en réalité des appels à un engagement total, sans compromis ni demi-mesure. Le premier homme déclare spontanément qu'il suivra Jésus partout où il ira. La réponse du Messie est claire : le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer sa tête. Cette déclaration souligne que suivre Jésus implique un renoncement au confort matériel et à la sécurité. Jésus lui-même, en route vers Jérusalem, ne possède aucune demeure fixe. L'engagement qui lui est demandé est donc concret, physique et existentiel. Le deuxième homme, appelé directement par le Messie Jésus avec les mêmes termes que ceux utilisés pour appeler ses disciples (cf.
1 Rois 19.19-21 (Louis Segond S21) :
Elie partit de là et il trouva Elisée, le fils de Shaphath, en train de labourer. Il y avait devant lui douze paires de bœufs et lui-même se tenait près de la douzième. Elie s'approcha de lui et jeta son manteau sur lui.Elisée abandonna ses bœufs et courut après Elie. Il lui dit: «Laisse-moi embrasser mon père et ma mère et je te suivrai.» Elie lui répondit: «Vas-y et reviens. Pense en effet à ce que je t'ai fait.»Après s'être éloigné d'Elie, Elisée prit une paire de bœufs, qu'il offrit en sacrifice. Avec le bois de leur attelage, il fit cuire leur viande et la donna à manger au peuple. Puis il se leva, suivit Elie et fut à son service.
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II
Luc 5.27), exprime le souhait d'aller d'abord enterrer son père. La réponse du Messie — 'Laisse les morts enterrer leurs morts' — est probablement l'une des plus déstabilisantes de tout l'Évangile. Le commentaire précise que si le père de cet homme était déjà décédé, celui-ci serait aux funérailles et non en chemin. Il s'agit donc vraisemblablement d'un père mourant, et peut-être d'une attente liée à l'héritage ou aux affaires successorales. La réponse de Jésus peut ainsi être comprise comme une invitation à laisser aux spirituellement morts le soin des affaires temporelles, et à se consacrer pleinement à la proclamation du Royaume de Dieu. La priorité de l'Évangile dépasse même les obligations familiales les plus sacrées. Le troisième homme souhaite d'abord rentrer chez lui pour dire au revoir à sa famille. Jésus répond que celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas apte pour le Royaume de Dieu. L'analogie agricole est parlante : un laboureur qui se retourne ne peut tracer un sillon droit. Suivre le Messie requiert une détermination orientée vers l'avant, sans retour en arrière.
Luc 9.57-62 (Louis Segond S21) :
Pendant qu'ils étaient en chemin, un homme lui dit: «[Seigneur,] je te suivrai partout où tu iras.»Jésus lui répondit: «Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids, mais le Fils de l'homme n'a pas un endroit où il puisse reposer sa tête.»Il dit à un autre: «Suis-moi.» Il répondit: «Seigneur, permets-moi d'aller d'abord enterrer mon père.»Mais Jésus lui dit: «Laisse les morts enterrer leurs morts et toi, va annoncer le royaume de Dieu.»Un autre dit: «Je te suivrai, Seigneur, mais permets-moi d'aller d'abord faire mes adieux à ceux de ma maison.»Jésus lui répondit: «Celui qui met la main à la charrue et regarde en arrière n'est pas fait pour le royaume de Dieu.»
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III
Le commentaire fait ici une comparaison intéressante avec le passage de 1 Rois 19.19-21, où Élie appelle Élisée en jetant son manteau sur lui. Élisée demande lui aussi à retourner embrasser ses parents, et Élie lui répond en lui laissant la liberté de choisir. La différence contextuelle est notable : dans le cas d'Élisée, Élie ne contraint pas, il invite à la réflexion. Dans le cas des trois hommes face au Messie Jésus, l'enjeu eschatologique est d'une tout autre dimension, puisqu'il s'agit du Royaume de Dieu lui-même. Le parallèle entre Luc 9.57-62 et 1 Rois 19.19-21 est ainsi qualifié de fascinant par l'auteur, car il permet de mesurer à la fois la continuité de l'appel prophétique dans l'histoire du salut et la radicalité nouvelle introduite par le Messie Jésus. Là où Élie laissait une marge, Jésus appelle à une rupture immédiate et totale avec ce qui retient. En conclusion, cette péricope est un appel à l'engagement radical. Elle interroge chaque lecteur sur ses propres conditions et hésitations face à un engagement total. Il ne s'agit pas d'ignorer les responsabilités familiales ou matérielles, mais de reconnaître que certaines priorités — en l'occurrence, la suite du Messie et la proclamation du Royaume — requièrent une attention et une disponibilité sans réserve. Ce texte invite à une réévaluation profonde des priorités de vie, à la lumière de l'appel du Messie Jésus.
La péricope 212 relate, selon Jean 7.11-13 uniquement, la recherche de Jésus par les Juifs lors de la fête à Jérusalem en octobre 32. Elle illustre la division du peuple face au Messie : certains le reconnaissent, d'autres cherchent à l'éliminer. La peur des autorités religieuses freine les conversions publiques, révélant la tension politique et spirituelle de l'époque.
Jean 7.13 (Louis Segond S21) :
Personne, toutefois, ne parlait ouvertement de lui, par crainte des chefs juifs.
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La péricope 212 intitulée 'Les Juifs cherchent le Messie Jésus' s'inscrit dans la série synoptique consacrée au ministère de Jésus, plus précisément dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine. Cette péricope est exclusivement fondée sur le texte de Jean 7.11-13, Jean étant le seul évangéliste à relater cet épisode lié à une fête à Jérusalem. Les évangiles synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — ne mentionnent pas cet événement particulier, ce qui confère à Jean un rôle narratif singulier et irremplaçable pour cette séquence chronologique. Sur le plan historique et géographique, l'action se déroule lors d'un voyage à travers la Samarie, entre le dimanche 3 octobre et le vendredi soir 8 octobre de l'an 32, le Messie Jésus se trouvant ensuite à Jérusalem le samedi. Ce cadre précis permet de situer l'épisode dans une période charnière du ministère public de Jésus, à un moment où sa notoriété a considérablement grandi, non seulement en Galilée mais également en Judée. Le contenu théologique et narratif de cette péricope est riche en enseignements sur la réception contrastée de Jésus au sein du peuple juif. Les habitants juifs présents à Jérusalem pour la fête le cherchent activement parmi les pèlerins, connaissant son habitude de participer aux pèlerinages lors des grandes fêtes religieuses. Son absence remarquée devient le sujet de discussions et de spéculations dans la foule, témoignant de l'emprise spirituelle et populaire que Jésus exerce sur ses contemporains.
Jean 7.13 (Louis Segond S21) :
Personne, toutefois, ne parlait ouvertement de lui, par crainte des chefs juifs.
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II
L'un des points saillants de cette péricope est la division qu'elle révèle au sein du peuple. Deux camps distincts et opposés se dessinent clairement : d'un côté, les autorités religieuses et une partie de la population qui souhaitent la disparition de Jésus, le percevant comme une menace à l'ordre établi ; de l'autre, ceux qui le reconnaissent authentiquement comme le Messie promis par les prophètes. Cette polarisation illustre la puissance de l'impact de Jésus sur son environnement : personne ne reste neutre ou indifférent face à lui, chacun est contraint de prendre position. Le commentaire souligne également la dimension politique de la situation. Dans le contexte de l'occupation romaine, les autorités religieuses, notamment les Pharisiens, cherchaient à neutraliser Jésus tout en évitant de déclencher une réaction populaire susceptible d'alerter les Romains. Ces derniers ne toléraient aucune agitation sociale, et la question messianique risquait d'être interprétée non plus comme un débat purement religieux, mais comme une menace à la stabilité de l'ordre public. Cette réalité politique complexifiait considérablement la gestion de la question de Jésus par les élites juives. Le verset Jean 7.13 est particulièrement éclairant à cet égard.
Jean 7.12 (Louis Segond S21) :
Dans la foule, on murmurait beaucoup à son sujet. Les uns disaient: «C'est un homme bien.» D'autres disaient: «Non, au contraire, il égare le peuple.»
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III
Il met en lumière la peur que les autorités religieuses inspiraient au peuple. Ces dirigeants détenaient un pouvoir considérable sur la vie quotidienne et spirituelle des Juifs, ce qui engendrait une appréhension généralisée de les contrarier ou de s'opposer à eux ouvertement. Dans ce contexte, se convertir au Messie Jésus représentait un acte de courage extraordinaire, car cela impliquait une rupture avec l'autorité religieuse établie et ses conséquences sociales et communautaires potentiellement graves. Cette péricope met donc en scène une dynamique essentielle du ministère de Jésus : la tension entre l'espérance messianique populaire et la résistance institutionnelle des autorités religieuses, le tout enchâssé dans un contexte politique de domination romaine. Elle pose la question fondamentale de l'identité de Jésus et de la réponse que chaque individu est appelé à lui apporter, une question qui divise les foules et définit les alliances et les oppositions au sein du peuple juif. En lien avec cette péricope, deux annexes sont recommandées pour approfondir la compréhension du contexte : l'annexe ANN078 sur les paraboles et l'annexe ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus. La péricope précédente (PER211) traite des hommes qui veulent suivre le Messie Jésus, et la suivante (PER213) portera sur l'enseignement du Messie Jésus au temple, offrant ainsi une continuité narrative et théologique cohérente dans la progression du ministère de Jésus vers sa passion.
Lors de la fête des Tabernacles en octobre 32, le Messie Jésus enseigne au temple de Jérusalem avec une autorité qui étonne la foule et indigne les pharisiens. Jean 7.14-24 rapporte cet épisode unique où Jésus affirme que son enseignement vient de Dieu et défend une guérison sabbatique par une argumentation scripturaire rigoureuse. L'hostilité des autorités religieuses s'intensifie.
Marc 3.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée.Ils observaient Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat: c'était afin de pouvoir l'accuser.Jésus dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, là au milieu.»Puis il leur dit: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer?» Mais ils gardèrent le silence.Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme: «Tends ta main.» Il la tendit, et sa main fut guérie.Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
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La péricope PER213 traite de l'enseignement du Messie Jésus au temple de Jérusalem, tel que rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean dans son chapitre 7, versets 14 à 24. Cet épisode se situe dans le contexte de la fête des Tabernacles, connue en hébreu sous le nom de Souccot, qui débute le 15 tischri 3793, soit le jeudi 7 octobre de l'an 32. Le Messie Jésus arrive à Jérusalem le samedi 9 octobre, au milieu de la fête, et commence à enseigner dans le temple, provoquant immédiatement l'étonnement et la controverse parmi la population judéenne et les autorités religieuses. L'un des points centraux de cet enseignement réside dans la réaction de la foule face à la maîtrise scripturaire du Messie Jésus. Jean souligne que les Judéens s'étonnaient de sa connaissance approfondie des Écritures, d'autant plus qu'il n'avait pas fréquenté les grandes écoles rabbiniques de Jérusalem. Sa formation avait eu lieu à Nazareth, en Galilée, région souvent méprisée par les élites religieuses de la capitale. Cet étonnement révèle un préjugé culturel et social fort : pour les Judéens de Jérusalem, seul un enseignement reçu dans les grandes académies de la ville pouvait être considéré comme légitime et reconnu. Face à cette incompréhension, le Messie Jésus affirme que son enseignement ne provient pas d'une école humaine, mais directement de Dieu qui l'a envoyé.
Jean 9.1-16 (Louis Segond S21) :
Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?»Jésus répondit: «Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui.Il faut que je fasse, tant qu'il fait jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler.Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.»Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux [de l'aveugle]et lui dit: «Va te laver au bassin de Siloé», nom qui signifie «envoyé». Il y alla donc, se lava et revint voyant clair.Ses voisins et ceux qui l'avaient vu mendier auparavant disaient: «N'est-ce pas celui qui se tenait assis et qui mendiait?»Les uns disaient: «C'est lui.» D'autres disaient: «Non, mais il lui ressemble.» Mais lui affirmait: «C'est bien moi.»Ils lui dirent donc: «Comment [donc] tes yeux ont-ils été ouverts?»Il répondit: «L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, l'a appliquée sur mes yeux et m'a dit: ‘Va au bassin de Siloé et lave-toi.’ J'y suis donc allé, je me suis lavé et j'ai pu voir.»Ils lui dirent: «Où est cet homme?» Il répondit: «Je ne sais pas.»Ils menèrent vers les pharisiens l'homme qui avait été aveugle.Or c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.A leur tour, les pharisiens lui demandèrent comment il avait pu voir. Il leur dit: «Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé et je vois.»Là-dessus, quelques-uns des pharisiens disaient: «Cet homme ne vient pas de Dieu, car il ne respecte pas le sabbat», mais d'autres disaient: «Comment un homme pécheur peut-il faire de tels signes miraculeux?» Et il y eut division parmi eux.
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II
Cette affirmation ne doit pas être interprétée comme l'exclusion de tout processus d'apprentissage humain, mais plutôt comme l'expression d'une relation intime et unique avec le Père. Il semble en effet raisonnable de considérer qu'il avait étudié, qu'il possédait des capacités intellectuelles et spirituelles exceptionnelles, et que cette communion profonde avec Dieu lui permettait de comprendre parfaitement l'esprit dans lequel la Loi avait été transmise à Moïse. C'est pourquoi son interprétation des Écritures était à la fois juste, cohérente et dotée d'une autorité qui dépassait celle des scribes et des pharisiens. Un autre élément fondamental de cet épisode concerne une guérison effectuée le jour du sabbat, le samedi 9 octobre. Bien que le texte de Jean 7.21-24 ne décrive pas directement la guérison en question, il y fait clairement référence comme à un acte récent qui a suscité l'indignation des autorités religieuses. Le Messie Jésus utilise cet épisode pour développer une argumentation théologique solide : si la circoncision peut être pratiquée le jour du sabbat pour ne pas enfreindre la loi de Moïse, à plus forte raison la guérison complète d'un homme ne saurait-elle être considérée comme une transgression. Il invite son auditoire à ne pas juger selon les apparences, mais selon un jugement juste. Cet épisode s'inscrit dans une série de controverses sabbatiques présentes tout au long des Évangiles.
Jean 7.17 (Louis Segond S21) :
Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il saura si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative.
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III
Parmi les exemples cités dans le commentaire, on trouve la guérison de l'homme à la main sèche en Marc 3.1-6, la femme courbée depuis dix-huit ans en Luc 13.10-17, l'aveugle-né en Jean 9.1-16, et l'homme souffrant d'hydropisie en Luc 14.1-6. Ces récits illustrent la tension permanente entre une observance rigide et formaliste du sabbat par les pharisiens et une conception du sabbat centrée sur la miséricorde et le service de Dieu défendue par le Messie Jésus. Malgré la clarté et la cohérence de l'argumentation du Messie Jésus, les pharisiens refusent d'accepter ses explications. Au contraire, cet enseignement public et l'enthousiasme qu'il suscite dans la foule aggravent leur hostilité. Le fossé se creuse davantage entre le Messie et les autorités religieuses, qui commencent à envisager des mesures pour l'arrêter et le supprimer. Cet épisode constitue ainsi une étape importante dans la montée des tensions qui mèneront à la Passion. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, offrant au lecteur des ressources pour approfondir sa compréhension du contexte plus large du ministère de Jésus.
Jésus envoie soixante-dix disciples en mission d'évangélisation (Luc 10.1-16), événement unique dans les évangiles. Depuis Béthanie au-delà du Jourdain, vers novembre 32, il étend sa mission au-delà des Douze. Les instructions rappellent celles données aux apôtres, avec une portée plus universelle. Jésus avertit du risque de rejet et condamne l'aveuglement des villes galiléennes de Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm.
Matthieu 10.1-15 (Louis Segond S21) :
Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.Voici les noms des douze apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;Philippe et Barthélémy; Thomas et Matthieu, le collecteur d'impôts; Jacques, fils d'Alphée, et [Lebbée, surnommé] Thaddée;Simon le Cananite et Judas l'Iscariot, celui qui trahit Jésus.Ce sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: «N'allez pas vers les non-Juifs et n'entrez pas dans les villes des Samaritains.Allez plutôt vers les brebis perdues de la communauté d'Israël.En chemin, prêchez en disant: ‘Le royaume des cieux est proche.’Guérissez les malades, [ressuscitez les morts,] purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie dans vos ceintures,ni sac pour le voyage, ni deux chemises, ni sandales, ni bâton, car l'ouvrier mérite sa nourriture.»Dans chaque ville ou village où vous arrivez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir et restez chez lui jusqu'à votre départ.En entrant dans la maison, saluez ses habitantset, s'ils en sont dignes, que votre paix vienne sur eux; mais, s'ils n'en sont pas dignes, que votre paix revienne à vous.Lorsqu'on ne vous accueillera pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville-là.
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La péricope PER220 traite de l'envoi par le Messie Jésus de soixante-dix disciples en mission d'évangélisation, événement rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 10.1-16). Cet épisode se situe chronologiquement entre la troisième Pâque et le début de la dernière semaine du ministère de Jésus, vers novembre 32, dans la région de Béthanie, située au-delà du Jourdain. Cet envoi missionnaire fait directement écho à un épisode antérieur étudié dans la péricope PER162, où le Messie Jésus avait mandaté les douze apôtres (Matthieu 10.1-15, Marc 6.6-13, Luc 9.1-6). La nouveauté ici réside dans l'élargissement considérable du cercle des envoyés : ce ne sont plus seulement les Douze, mais soixante-dix (ou soixante-douze selon certains manuscrits) disciples qui reçoivent une mission similaire. Ce fait suggère qu'un groupe important de disciples accompagnait désormais Jésus dans ses déplacements, vraisemblablement des Galiléens qui l'avaient suivi à travers la Samarie en direction de Jérusalem. L'article propose une comparaison détaillée entre les deux récits d'envoi en mission. Concernant le nombre de disciples envoyés, Matthieu 10.1-15 relate l'envoi des douze apôtres, tandis que Luc 10.1-16 décrit l'envoi de soixante-dix disciples, illustrant une progression et une extension de la vision missionnaire.
Luc 10.1-16 (Louis Segond S21) :
Après cela, le Seigneur désigna encore 70 autres disciples et les envoya devant lui deux par deux dans toutes les villes et dans tous les endroits où lui-même devait aller.Il leur dit: «La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.Allez-y! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.Ne prenez ni bourse, ni sac, ni sandales et ne saluez personne en chemin.Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Que la paix soit sur cette maison!’Et s'il se trouve là un homme de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra sur vous.Restez dans cette maison, mangez et buvez ce qu'on vous donnera, car *l'ouvrier mérite son salaire. N'allez pas de maison en maison.Dans toute ville où vous entrerez et où l'on vous accueillera, mangez ce que l'on vous offrira,guérissez les malades qui s'y trouveront et dites-leur: ‘Le royaume de Dieu s'est approché de vous.’Mais dans toute ville où vous entrerez et où l'on ne vous accueillera pas, allez dans les rues et dites:‘Nous secouons contre vous même la poussière de votre ville qui s'est attachée à nos pieds. Sachez cependant que le royaume de Dieu s'est approché [de vous].’Je vous dis que, ce jour-là, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville-là.»Malheur à toi, Chorazin, malheur à toi, Bethsaïda, car si les miracles accomplis au milieu de vous l'avaient été dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps que leurs habitants se seraient repentis, habillés d'un sac et assis dans la cendre.C'est pourquoi, lors du jugement Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu'au ciel, tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts.Celui qui vous écoute m'écoute, celui qui vous rejette me rejette, et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé.»
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II
Sur le plan de la mission confiée, les instructions sont similaires dans les deux cas : les disciples doivent partir deux par deux, annoncer l'imminence du Royaume de Dieu, guérir les malades et manifester la puissance divine. Les consignes pratiques sont identiques : ne pas emporter d'argent, de sac ni de sandales supplémentaires, demeurer dans la maison qui les accueille sans passer de maison en maison, et accepter la nourriture offerte par leurs hôtes. Concernant la portée géographique et ethnique, une différence notable apparaît : dans Matthieu, la mission est explicitement limitée aux brebis perdues d'Israël, alors que dans Luc, elle semble plus universelle, sans restriction ethnique explicite, ce qui préfigure la vocation universelle de l'Église. Sur le plan de la tonalité et de la symbolique, Luc insiste davantage sur l'urgence de la moisson et l'image des agneaux envoyés parmi les loups, tandis que Matthieu met plutôt en valeur l'autorité confiée aux apôtres et leur rôle futur. L'article souligne également la dimension eschatologique de cet envoi : conscient de l'approche de sa mort, le Messie Jésus prépare activement ses disciples à poursuivre sa mission après lui. La planification apparaît réfléchie et structurée, les membres choisis possédant les compétences requises pour leurs nouvelles fonctions ministérielles. La question du rejet est abordée avec sérieux.
Matthieu 10.1-15 (Louis Segond S21) :
Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.Voici les noms des douze apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;Philippe et Barthélémy; Thomas et Matthieu, le collecteur d'impôts; Jacques, fils d'Alphée, et [Lebbée, surnommé] Thaddée;Simon le Cananite et Judas l'Iscariot, celui qui trahit Jésus.Ce sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: «N'allez pas vers les non-Juifs et n'entrez pas dans les villes des Samaritains.Allez plutôt vers les brebis perdues de la communauté d'Israël.En chemin, prêchez en disant: ‘Le royaume des cieux est proche.’Guérissez les malades, [ressuscitez les morts,] purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie dans vos ceintures,ni sac pour le voyage, ni deux chemises, ni sandales, ni bâton, car l'ouvrier mérite sa nourriture.»Dans chaque ville ou village où vous arrivez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir et restez chez lui jusqu'à votre départ.En entrant dans la maison, saluez ses habitantset, s'ils en sont dignes, que votre paix vienne sur eux; mais, s'ils n'en sont pas dignes, que votre paix revienne à vous.Lorsqu'on ne vous accueillera pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville-là.
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III
Jésus avertit ses disciples qu'un accueil défavorable est possible, mais que ceux qui refusent le message en assumeront les conséquences, car rejeter les disciples revient à rejeter Jésus lui-même, et donc Dieu. Cette mise en garde est illustrée par la référence aux trois villes galiléennes de Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm, mentionnées également en Matthieu 11.20-24, qui forment un triangle géographique au cœur du ministère galiléen de Jésus. Ces villes sont comparées défavorablement à Tyr, Sidon et Sodome : des cités réputées pour leurs péchés dans l'Ancien Testament, dont Jésus affirme qu'elles auraient fait pénitence si elles avaient bénéficié des mêmes signes miraculeux. Cette comparaison constitue une critique sévère de l'aveuglement spirituel de ceux qui, pourtant favorisés par la proximité du Messie, ont refusé de croire. En résumé, cet épisode marque un tournant important dans le ministère de Jésus : l'extension de la mission au-delà du cercle apostolique strict, la préparation de la communauté disciples à prendre le relais, et la confirmation de la responsabilité individuelle face au message du Royaume. Luc, seul évangéliste à rapporter cet événement, offre ainsi une vision élargie et universelle de la mission chrétienne.
Cet article explore la guérison par Jésus de dix lépreux, avec un accent sur la reconnaissance et l'inclusion, notamment par un Samaritain. L'événement souligne la grâce divine et l'importance de la foi au-delà des divisions ethniques.
Luc 17.11-19 (Louis Segond S21) :
Alors qu'il se rendait à Jérusalem, Jésus passa entre la Samarie et la Galilée.Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distanceet se mirent à lui dire: «Jésus, maître, aie pitié de nous!»Lorsqu'il les vit, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres.» Pendant qu'ils y allaient, ils furent guéris.L'un d'eux, se voyant guéri, revint sur ses pas en rendant gloire à Dieu à haute voix.Il tomba le visage contre terre aux pieds de Jésus et le remercia. C'était un Samaritain.Jésus prit la parole et dit: «Les dix n'ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu?»Puis il lui dit: «Lève-toi, vas-y, ta foi t'a sauvé.»
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L'article "PER250 - La guérison des dix lépreux" explore un récit biblique narré dans l'Évangile selon Luc. Cet événement souligne la spécificité du ministère de Jésus en mettant l'accent sur une guérison collective. L'auteur souligne l'approche non chronologique de Luc, qui regroupe divers enseignements de Jésus lors de son voyage vers Jérusalem.
Luc 17.11-19 (Louis Segond S21) :
Alors qu'il se rendait à Jérusalem, Jésus passa entre la Samarie et la Galilée.Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distanceet se mirent à lui dire: «Jésus, maître, aie pitié de nous!»Lorsqu'il les vit, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres.» Pendant qu'ils y allaient, ils furent guéris.L'un d'eux, se voyant guéri, revint sur ses pas en rendant gloire à Dieu à haute voix.Il tomba le visage contre terre aux pieds de Jésus et le remercia. C'était un Samaritain.Jésus prit la parole et dit: «Les dix n'ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu?»Puis il lui dit: «Lève-toi, vas-y, ta foi t'a sauvé.»
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II
Luc 17 présente un épisode où Jésus guérit dix lépreux, parmi lesquels un Samaritain est central, illustrant le thème de l'inclusion au-delà des divisions ethniques et religieuses. Le texte souligne l'importance de la reconnaissance envers Dieu, alors que seul le Samaritain retourné remercie Jésus pour sa guérison. La localisation exacte et le contexte chronologique de cet événement restent ambigus, ce qui amène Luc à intégrer cet épisode dans une narration plus large sur le Royaume des Cieux.
Luc 9.51 (Louis Segond S21) :
Lorsque approchèrent les jours où il devait être enlevé du monde, Jésus prit la décision de se rendre à Jérusalem.
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III
Les implications théologiques sont profondes, mettant l'accent sur la grâce divine et la réconciliation entre communautés divisées, démontrant que la foi transcende les frontières culturelles et religieuses.
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