Après l'ascension de Jésus (12 mai 33), les disciples retournent à Jérusalem depuis le mont des Oliviers, distant d'un 'chemin de sabbat'. Ils se rassemblent dans une chambre haute, probablement la maison de Marie mère de Jean Marc, et persévèrent unanimement dans la prière, avec les femmes et la famille de Jésus. Cette période d'attente préfigure les caractéristiques de l'Église naissante.
Actes des apôtres 1.13 (Louis Segond S21) :
Quand ils furent arrivés, ils montèrent à l'étage dans la pièce où ils se tenaient d'ordinaire; il y avait là Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélémy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le zélote et Jude, fils de Jacques.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Cet article (ADA004) constitue le quatrième volet de la série consacrée aux Actes des Apôtres, intitulée 'Actes du Saint-Esprit'. Il porte sur le passage d'Actes 1.12-14, qui relate le retour des disciples depuis le mont des Oliviers jusqu'à Jérusalem, immédiatement après l'ascension de Jésus, et leur attente commune dans la prière. L'article s'ouvre sur une question chronologique : combien de temps les disciples demeurèrent-ils sur le mont des Oliviers après l'ascension ? L'auteur situe l'ascension le jeudi 12 mai 33, et souligne que les disciples, profondément marqués par l'événement extraordinaire qu'ils venaient de vivre, ont vraisemblablement échangé et médité sur les dernières paroles du Seigneur avant de repartir. L'apparition des deux hommes vêtus de blanc, annonçant le retour futur du Christ (Actes 1.10-11), a certainement prolongé leur présence sur les lieux. Le deuxième point porte sur l'expression 'chemin de sabbat' utilisée par Luc pour indiquer la distance entre le mont des Oliviers et Jérusalem, soit environ deux mille coudées, c'est-à-dire un peu moins d'un kilomètre. L'auteur propose deux lectures de cette expression : une simple indication géographique connue des lecteurs de Luc, ou un sous-entendu selon lequel le sabbat avait déjà commencé, les disciples continuant à observer les usages juifs.
Actes des apôtres 1.4-5 (Louis Segond S21) :
Alors qu'il se trouvait en leur compagnie, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, «ce que je vous ai annoncé, leur dit-il,car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Si cette seconde hypothèse est retenue, les disciples ne seraient rentrés à Jérusalem qu'au plus tôt le vendredi soir, soit le 13 mai 33 au début du sabbat. L'article examine ensuite la question du lieu de rassemblement, désigné par Luc comme 'la chambre haute'. L'auteur note que Luc ne précise ni le propriétaire ni l'emplacement exact de cette demeure, probablement par souci de discrétion dans un contexte de tension après la crucifixion. Deux hypothèses sont discutées : la maison de Marie, mère de Jean Marc (Actes 12.12), et la maison de Joseph d'Arimathée. La première hypothèse est jugée plus plausible, notamment parce que Jean Marc était proche de Pierre, et que Joseph d'Arimathée, impliqué dans l'ensevelissement de Jésus, aurait pu faire l'objet d'une surveillance des autorités religieuses. Le quatrième point met en lumière l'unité spirituelle du groupe de disciples. Luc énumère les onze apôtres et souligne qu'ils persévéraient d'un commun accord dans la prière, en compagnie des femmes qui avaient suivi Jésus depuis la Galilée.
Actes des apôtres 1.13 (Louis Segond S21) :
Quand ils furent arrivés, ils montèrent à l'étage dans la pièce où ils se tenaient d'ordinaire; il y avait là Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélémy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le zélote et Jude, fils de Jacques.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Cette unanimité dans la prière est présentée comme l'une des premières caractéristiques de l'Église naissante, annonciatrice de la communauté décrite en Actes 2.42-47 et Actes 4.32. L'auteur suggère que Pierre et les autres apôtres ont vraisemblablement relaté en détail les événements de l'ascension et rappelé l'ordre du Seigneur d'attendre la promesse du Père, c'est-à-dire la venue du Saint-Esprit (Actes 1.4-5). L'article s'appuie sur plusieurs annexes complémentaires : ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN026 sur l'heure de la crucifixion, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Ces ressources permettent de replacer le récit dans son contexte historique et culturel juif du premier siècle. Dans l'ensemble, cet article propose une lecture rigoureuse et nuancée du texte de Luc, en combinant exégèse biblique, analyse historique et réflexion théologique. Il illustre comment la période d'attente entre l'ascension et la Pentecôte n'est pas un vide, mais un temps de communion, de prière et de préparation spirituelle pour la communauté des disciples, en fidélité aux instructions reçues de leur Maître ressuscité.
Analyse d'Actes 1.15-26, relatant l'élection de Matthias pour remplacer Judas l'Iscariote. Pierre, porte-parole naturel des disciples, fonde la nécessité de ce remplacement sur les Psaumes. Les critères apostoliques sont précisés : avoir suivi Jésus depuis son baptême et être témoin de sa résurrection. Matthias est finalement désigné par tirage au sort après prière, rétablissant le collège des Douze, symbole des douze tribus d'Israël.
Cet article (ADA005) est le cinquième épisode d'une série consacrée aux Actes des Apôtres, centrée sur le ministère de Pierre dans l'Église naissante. Il analyse le passage d'Actes 1.15-26, qui relate l'élection de Matthias pour remplacer Judas l'Iscariote au sein du collège des Douze, événement situé à Jérusalem au mois de mai 33 après Jésus-Christ, selon la reconstitution chronologique proposée par l'auteur. Le commentaire s'articule autour de cinq grandes sections. La première porte sur la place particulière occupée par Pierre au sein de la communauté des disciples. Sans chercher à s'imposer, il apparaît naturellement comme le porte-parole du groupe, une position qu'il occupait déjà durant le ministère terrestre de Jésus. Son nom figure en tête de toutes les listes apostoliques dans les quatre évangiles et dans les Actes. Sa restauration après son reniement, opérée par le Christ ressuscité selon Jean 21.15-19, lui permet de reprendre pleinement ce rôle de leader reconnu par ses frères sans contestation. La deuxième section s'intéresse aux cent vingt disciples réunis à Jérusalem, mentionnés en Actes 1.15. L'auteur souligne que ce nombre ne représente pas nécessairement l'ensemble des croyants, car d'autres pouvaient être absents ou dispersés.
II
Des personnages comme Joseph d'Arimathée ou Nicodème ne sont pas mentionnés dans ce rassemblement. Le contexte d'hostilité consécutif à la crucifixion explique probablement une certaine discrétion de la part des disciples concernant leurs lieux de réunion et l'identité de certains croyants, comme l'illustre Jean 20.19. La troisième section aborde la nécessité théologique de remplacer Judas. Pierre fonde sa proposition non sur une décision arbitraire, mais sur une lecture typologique des Psaumes 69.26 et 109.8, qu'il applique à la trahison de Judas et à la vacance de sa charge. Le chiffre douze revêt une portée symbolique forte, renvoyant aux douze tribus d'Israël et à la promesse de Jésus selon laquelle les Douze siégeront sur douze trônes pour juger les douze tribus, comme rapporté en Matthieu 19.28 et Luc 22.29-30. Il est donc essentiel que le collège apostolique retrouve sa plénitude numérique. La quatrième section examine les critères définis par Pierre pour désigner le successeur de Judas. Le candidat doit avoir accompagné Jésus depuis son baptême par Jean-Baptiste jusqu'à son ascension, et il doit avoir été témoin de la résurrection. Ces exigences excluent notamment les frères de Jésus, dont la foi ne semble s'être manifestée qu'après la résurrection.
III
Deux candidats répondent aux critères : Joseph appelé Barsabbas, surnommé Justus, et Matthias. Leur existence révèle qu'un cercle plus large de disciples fidèles avait accompagné Jésus tout au long de son ministère public, demeurant dans l'ombre des Douze mais partageant pleinement leur expérience. La cinquième section traite de la mort de Judas l'Iscariote telle que la décrit Luc en Actes 1.18-19. L'auteur signale une tension apparente entre ce récit et celui de Matthieu 27.3-10, tout en laissant entendre que des harmonisations sont possibles. La procédure finale de désignation de Matthias repose sur la prière et le tirage au sort, pratique courante dans l'Ancien Testament pour discerner la volonté divine. Cette méthode sera abandonnée après la Pentecôte, lorsque l'Esprit Saint guidera directement la communauté dans ses décisions. Cet article offre ainsi une étude exégétique et historique rigoureuse de l'élection de Matthias, mettant en lumière les fondements scripturaires, ecclésiaux et symboliques de cet acte fondateur pour l'Église primitive.
L'article examine la guérison du boiteux en Actes 3.1-11 par Pierre et Jean, situant le miracle dans le contexte du temple de Jérusalem. Il discute de l'importance de cette guérison comme acte de témoignage et souligne l'action du Saint-Esprit post-Pentecôte dans le ministère des apôtres.
Jean 14.26 (Louis Segond S21) :
mais le défenseur, l'Esprit saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article, 'ADA009 - La guérison du boiteux', est une étude approfondie de l'événement biblique rapporté dans les Actes des Apôtres, chapitre 3, versets 1 à 11. Il se concentre sur la guérison d'un homme boiteux par les apôtres Pierre et Jean. Le récit se déroule à Jérusalem, près de la porte appelée 'la Belle', durant le printemps de l'année 33, un moment où les premiers disciples continuaient à s'intégrer aux pratiques du temple juif.
Nombres 28.4 (Louis Segond S21) :
Tu offriras l'un des agneaux le matin, l'autre au coucher du soleil,
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Luc, l'auteur des Actes, souligne l'importance de l'heure, qui correspond à la neuvième heure, un temps de prière et de sacrifice au temple. Le texte met en lumière le rôle du Saint-Esprit dans le ministère des apôtres post-Pentecôte, en présentant le miracle comme une continuation de l'œuvre de Jésus à travers ses disciples. L'article analyse comment cet acte de guérison servit à introduire un discours plus large sur la signification spirituelle et christologique de la mission des apôtres, soulignant ainsi la nécessité des miracles comme une manifestation de l'Évangile.
Lévitique 21.17-23 (Louis Segond S21) :
«Transmets ces instructions à Aaron: Aucun de tes descendants qui, au fil des générations, aura un défaut corporel ne s'approchera pour offrir la nourriture de son Dieu.Aucun homme avec un défaut corporel ne pourra s'approcher, qu'il soit aveugle, boiteux, défiguré ou difforme,qu'il ait une fracture au pied ou à la main,qu'il soit bossu ou nain, qu'il ait une tache à l'œil, la gale, une dartre ou les testicules écrasés.Aucun homme de la tribu du prêtre Aaron avec un défaut corporel ne s'approchera pour offrir à l'Eternel les sacrifices passés par le feu. Il a un défaut corporel, il ne s'approchera pas pour offrir la nourriture de son Dieu.Il pourra manger la nourriture de son Dieu, des offrandes très saintes et saintes,mais il n'ira pas vers le voile et ne s'approchera pas de l'autel, car il a un défaut corporel. Il ne profanera pas mes sanctuaires, car je suis l'Eternel qui les considère comme saints.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Le récit est ainsi perçu non seulement comme un événement de guérison physique, mais aussi comme un acte de témoignage et de proclamation de la foi chrétienne naissante.
L'article explore le deuxième grand discours de Pierre, donnant suite à la Pentecôte. Pierre, accompagné de Jean, prêche en Jérusalem après la guérison d'un homme boiteux, soulignant la christologie, la repentance et les prophéties du Messie. Le discours impacte la communauté mais rencontre l'opposition des autorités religieuses.
Deutéronome 18.15 (Louis Segond S21) :
»*L'Eternel, ton Dieu, fera surgir pour toi et du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi: c'est lui que vous devrez écouter.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article 'Nouveau discours de Pierre' traite d'un passage spécifique des Actes des Apôtres (Actes 3.12-26), qui décrit le second grand discours de l'apôtre Pierre à Jérusalem. Ce discours succède à celui de la Pentecôte, où Pierre et Jean reviennent au Temple après la guérison d'un homme boiteux, un événement spectaculaire ayant attiré une foule considérable. Dans son discours, Pierre met l'accent sur la personne du Christ, sa mort, résurrection et glorification, appelant à la repentance et à la conversion.
Deutéronome 18.15 (Louis Segond S21) :
»*L'Eternel, ton Dieu, fera surgir pour toi et du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi: c'est lui que vous devrez écouter.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Il démontre que Jésus est le Messie annoncé par les anciens prophètes. Le discours souligne l'idée de repentance comme un moyen d'effacer les péchés et de préparer les « temps de rafraîchissement ». Luc, l'auteur des Actes, ne précise pas le nombre de conversions suite à ce discours, mais indique qu'il eut un impact significatif, avec une réaction rapide des autorités religieuses, qui arrêtèrent Pierre et Jean.
Matthieu 3.1-2 (Louis Segond S21) :
A cette époque-là parut Jean-Baptiste, qui prêchait dans le désert de Judée.Il disait: «Changez d'attitude, car le royaume des cieux est proche.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
À travers ce document, on entrevoit l'étroite et persistante collaboration entre Pierre et Jean, à la fois dans leur mission commune et dans l'histoire de l'Église primitive.
Couvrant Actes 4.1-4, cet article examine l'arrestation de Pierre et Jean par les autorités religieuses de Jérusalem. Suite à des miracles accomplis par les apôtres, la communauté chrétienne voit une forte croissance, entraînant une réaction prudente mais ferme des leaders juifs face à cette nouvelle foi prônant la résurrection, un concept central qui heurte particulièrement les sadducéens.
Actes des apôtres 3.2 (Louis Segond S21) :
Or, on amenait un homme boiteux de naissance, qu'on installait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle pour qu'il demande l'aumône à ceux qui entraient dans le temple.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article "Arrestation de Pierre et Jean" traite d'un événement clé dans le livre des Actes des Apôtres où les autorités religieuses juives de Jérusalem sont confrontées à la croissance rapide et indéniable du mouvement chrétien après la Pentecôte. Ce mouvement est soutenu par des miracles comme la guérison d'un homme boiteux par Pierre et Jean. Selon les Actes 4.1-4, tandis que Pierre prêche aux foules, il est arrêté avec Jean par les sacrificateurs et les sadducéens, qui s'opposent vivement à leur enseignement sur la résurrection.
Actes des apôtres 4.21 (Louis Segond S21) :
Les chefs du peuple leur firent de nouvelles menaces et les relâchèrent. A cause du peuple, ils ne trouvaient pas le moyen de les punir, parce que tous attribuaient à Dieu la gloire de ce qui était arrivé.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Les sadducéens, ne croyant ni à la résurrection ni aux anges, sont particulièrement offensés. Malgré cela, la prudence s'impose aux autorités religieuses, conscientes de la faveur populaire dont jouissent les apôtres suite au miracle. Cette tension rappelle les réserves antérieures du Sanhédrin face aux réactions du peuple durant le ministère de Jésus.
Actes des apôtres 4.1-4 (Louis Segond S21) :
Pierre et Jean parlaient encore au peuple quand survinrent les prêtres, le commandant des gardes du temple et les sadducéens.Ils étaient excédés parce que les apôtres enseignaient le peuple et annonçaient la résurrection des morts dans la personne de Jésus.Ils les arrêtèrent et, comme c'était déjà le soir, ils les mirent en prison jusqu'au lendemain.Cependant, beaucoup de ceux qui avaient entendu la parole crurent, ce qui porta le nombre des hommes à 5000 environ.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
La croissance de l'église est impressionnante, passant de cent vingt à plusieurs milliers de croyants en peu de temps, ce qui oblige les autorités à intervenir. Pierre et Jean deviennent ainsi les premiers apôtres emprisonnés pour leur foi, marquant un tournant dans l'histoire naissante de l'église chrétienne. Cet épisode souligne la force et la persistance du message chrétien malgré l'opposition religieuse et politique au sein du Judaïsme de l'époque.
Cet article traite de la confrontation de Pierre et Jean avec le Sanhédrin. Les apôtres, arrêtés pour avoir prêché, doivent comparaître devant ce tribunal religieux influent. Face à la même autorité qui avait condamné Jésus, Pierre et Jean, soutenus par l'Esprit Saint, témoignent courageusement de leur foi, illustrant la continuité du message du Christ.
Actes des apôtres 4.6 (Louis Segond S21) :
avec le grand-prêtre Anne, Caïphe, Jean, Alexandre et tous ceux qui étaient de la famille du grand-prêtre.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article "Pierre et Jean en prison" explore en profondeur un épisode clé des Actes des Apôtres, où les apôtres Pierre et Jean sont confrontés au grand tribunal religieux juif, le Sanhédrin. À la suite de leur arrestation, ils passent une nuit en prison et doivent comparaître devant cette assemblée composée de hauts dignitaires religieux, tels que le souverain sacrificateur Caïphe et son beau-père Anne. L'auteur souligne la tension entre les autorités religieuses et les apôtres, ces derniers étant des Galiléens sans instruction rabbinique traditionnelle.
Actes des apôtres 4.13 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils virent l'assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, car ils savaient que c'étaient des hommes du peuple sans instruction et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Cette confrontation rappelle fortement le procès de Jésus, exprimant la continuité de son message à travers ses disciples. Le texte met en évidence non seulement la puissance du Sanhédrin, capable de prononcer des peines sévères, mais aussi la résilience des premiers chrétiens face aux premières persécutions. L'auteur suggère que face à cette menace, la jeune communauté chrétienne se serait rassemblée pour prier et chercher la guidance divine.
Marc 14.53-65 (Louis Segond S21) :
Ils emmenèrent Jésus chez le grand-prêtre, où se rassemblèrent tous les chefs des prêtres, les anciens et les spécialistes de la loi.Pierre le suivit de loin jusqu'à l'intérieur de la cour du grand-prêtre; il s'assit avec les serviteurs et il se chauffait près du feu.Les chefs des prêtres et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient pas.Beaucoup rendaient en effet de faux témoignages contre lui, mais les témoignages n'étaient pas concordants.Quelques-uns se levèrent et portèrent un faux témoignage contre lui en disant:«Nous l'avons entendu dire: ‘Je détruirai ce temple fait par la main de l'homme, et en trois jours j'en construirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme.’»Même sur ce point-là, leurs témoignages ne concordaient pas.Alors le grand-prêtre se leva au milieu de l'assemblée et interrogea Jésus en disant: «Ne réponds-tu rien? Pourquoi ces gens témoignent-ils contre toi?»Mais Jésus gardait le silence et ne répondit rien. Le grand-prêtre l'interrogea de nouveau et lui dit: «Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni?»Jésus répondit: «Je le suis. Et vous verrez le Fils de l'homme assis à la droite du Tout-Puissant et venant sur les nuées du ciel.»Alors le grand-prêtre déchira ses vêtements et dit: «Qu'avons-nous encore besoin de témoins?Vous avez entendu le blasphème. Qu'en pensez-vous?» Tous le condamnèrent, déclarant qu'il méritait la mort.Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui mettre un voile sur le visage et à le frapper à coups de poing en lui disant: «Devine!» Même les serviteurs le frappaient en lui donnant des gifles.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Les actes de Pierre et Jean et leur courage face à l'adversité apparaissent exemplaires, rappelant la promesse de Jésus à ses disciples d'être soutenus par l'Esprit-Saint lorsqu'ils seraient confrontés aux tribunaux. L'analyse offre également une réflexion sur l'impact continu de la passion de Jésus et la persistance de ses disciples à proclamer la résurrection, illustrant un thème récurrent des premiers chapitres des Actes des Apôtres.
Pierre et Jean présentent une défense audacieuse devant le Sanhédrin après un miracle qui surprend les autorités. Remplis du Saint-Esprit, ils démontrent une assurance qui étonne leurs juges. Luc souligne l'accomplissement des promesses de Jésus, et l'irréfutabilité des faits renforce leur témoignage.
Matthieu 16.16 (Louis Segond S21) :
Simon Pierre répondit: «Tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La défense de Pierre et de Jean devant le Sanhédrin
I
L'article intitulé "La défense de Pierre et de Jean devant le Sanhédrin" relate un épisode marquant du début de l'Église primitive, tel que documenté dans les Actes des Apôtres. Après un miracle éclatant, Pierre et Jean sont traduits devant le Sanhédrin, l'autorité religieuse juive, pour répondre de leur intervention. Contre toute attente, les deux apôtres, considérés comme des hommes du peuple sans formation rabbinique, font face à cette assemblée avec assurance et éloquence.
Actes des apôtres 4.7-14 (Louis Segond S21) :
Ils firent comparaître Pierre et Jean au milieu d'eux et leur demandèrent: «Par quelle puissance ou quel nom avez-vous fait cela?»Alors Pierre, rempli du Saint-Esprit, leur dit: «Chefs du peuple et anciens [d'Israël],on nous interroge aujourd'hui sur un bienfait accordé à un infirme, afin que nous disions comment il a été guéri.Sachez-le bien, vous tous, et que tout le peuple d'Israël le sache: c'est par le nom de Jésus-Christ de Nazareth, celui que vous avez crucifié et que Dieu a ressuscité, oui, c'est par lui que cet homme se présente en pleine santé devant vous.Jésus est la pierre rejetée par vous qui construisez et qui est devenue la pierre angulaire.Il n'y a de salut en aucun autre, car il n'y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés.»Lorsqu'ils virent l'assurance de Pierre et de Jean, ils furent étonnés, car ils savaient que c'étaient des hommes du peuple sans instruction et ils les reconnaissaient pour avoir été avec Jésus.Mais comme ils voyaient debout avec eux l'homme qui avait été guéri, ils n'avaient rien à répliquer.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Luc, l'auteur des Actes, souligne que Pierre est rempli du Saint-Esprit, ce qui explique sa hardiesse et ses paroles inspirées. Sa défense reprend des éléments de l'enseignement de Jésus, notamment l'idée qu'en de telles situations, le Saint-Esprit inspire les paroles nécessaires. Par ailleurs, l'article met en avant l'étonnement du Sanhédrin face aux capacités argumentatives de Pierre et de Jean, accentué par la présence d'un ancien boiteux guéri, ce qui rend leurs témoignages irréfutables.
Jean 6.68-69 (Louis Segond S21) :
Simon Pierre lui répondit: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.Et nous, nous croyons et nous savons que tu es le Messie, le Fils du Dieu vivant.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Pierre apparaît comme le principal porte-parole, bien qu'il soit accompagné de Jean, et cet épisode illustre la puissance du Saint-Esprit et l'accomplissement des promesses faites par Jésus à ses disciples. En plus d'analyser cet événement, l'auteur de l'article propose des annexes pour approfondir divers aspects techniques et historiques, soulignant le contexte et les personnages impliqués. L'accent est mis sur l'importance de la foi, l'influence de l'Esprit Saint et la transformation des apôtres d'hommes craintifs en témoins intrépides de leur foi.
Face à l'embarras du Sanhédrin après un miracle accompli par Pierre et Jean, les autorités religieuses interdisent la prédication au nom de Jésus, espérant que des menaces compromettront le message chrétien. Pierre et Jean répondent en affirmant leur obéissance prioritaire à Dieu, illustrant une transformation spirituelle soutenue par le Saint-Esprit.
Actes des apôtres 4.21 (Louis Segond S21) :
Les chefs du peuple leur firent de nouvelles menaces et les relâchèrent. A cause du peuple, ils ne trouvaient pas le moyen de les punir, parce que tous attribuaient à Dieu la gloire de ce qui était arrivé.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Cet article explore les défis auxquels le Sanhédrin fait face lors de la délibération sur Pierre et Jean après un miracle incontestable. Les autorités religieuses, dirigées par Anne et Caïphe, se trouvent dans une situation embarrassante, incapables de condamner les apôtres sans perdre leur crédibilité. Cela rappelle leur refus passé de reconnaître les miracles de Jésus, résultant en sa condamnation.
Jean 20.19 (Louis Segond S21) :
Le soir de ce même dimanche, les portes de la maison où les disciples se trouvaient [rassemblés] étaient fermées car ils avaient peur des chefs juifs; Jésus vint alors se présenter au milieu d'eux et leur dit: «Que la paix soit avec vous!»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Cependant, des membres comme Joseph d'Arimathée et Nicodème montrent des signes d'ouverture spirituelle. Le Sanhédrin, en impasse et craignant la réaction populaire, interdit à Pierre et Jean de prêcher au nom de Jésus, espérant que des menaces réprimeront la diffusion du christianisme. En réponse, Pierre et Jean déclarent leur obéissance à Dieu, montrant une transformation radicale depuis leurs peurs antérieures.
Actes des apôtres 4.16 (Louis Segond S21) :
en disant: «Que faire à ces hommes? En effet, ils ont accompli un signe miraculeux évident, c'est clair pour tous les habitants de Jérusalem et nous ne pouvons pas le nier.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Soutenus par le Saint-Esprit, leur courage manifeste l'accomplissement des promesses de Jésus, tandis que le Sanhédrin lutte entre la reconnaissance du miracle et le refus de repentance.
L'article traite du retour de Pierre et Jean auprès des croyants après leur arrestation par le Sanhédrin. Face aux menaces, l'assemblée s'unit dans la prière, affirmant la souveraineté de Dieu et demandant force pour proclamer l'Évangile, exprimant une foi inébranlable.
Actes des apôtres 4.27-28 (Louis Segond S21) :
Il est bien vrai qu'Hérode et Ponce Pilate se sont ligués [dans cette ville] avec les nations et les peuples d'Israël contre ton saint serviteur Jésus, que tu as consacré par onction;ils ont accompli tout ce que ta main et ta volonté avaient décidé d'avance.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article "ADA015 - Le témoignage de Pierre et Jean" explore un passage des Actes des Apôtres, mettant l'accent sur les événements qui ont suivi la libération de Pierre et Jean après leur arrestation par le Sanhédrin. Luc, dans son récit, décrit comment les apôtres ajoutent leurs témoignages à l'église naissante, relatant les instructions reçues par les principaux sacrificateurs et les anciens. Le passage central étudié est Actes 4.23-31, où la communauté chrétienne, suite au témoignage, recourt à la prière en affirmant la souveraineté de Dieu, même face aux oppositions.
Luc 12.11-12 (Louis Segond S21) :
»Quand on vous conduira dans les synagogues, ou devant les magistrats et les autorités, ne vous inquiétez pas de la manière dont vous vous défendrez ni de ce que vous direz.En effet, le Saint-Esprit vous enseignera au moment même ce qu'il faudra dire.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Le témoignage de Pierre et de Jean confirme la présence continue de Dieu parmi son peuple, témoignant de la puissance du Saint-Esprit et établissant que les événements sont alignés avec le plan divin. La communauté ne demande pas de cesser les persécutions mais prie pour obtenir la force de proclamer l'Évangile avec intrépidité, cherchant également des signes et des miracles. L'unité et la prière collective sont soulignées comme des marques distinctives de la jeune Église, rappelant une pratique établie avant la Pentecôte.
Actes des apôtres 2.23 (Louis Segond S21) :
Cet homme vous a été livré suivant le projet défini et la prescience de Dieu. [Vous l'avez arrêté,] vous l'avez fait mourir sur une croix par l'intermédiaire d'hommes impies.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
En citant le Psaume 2, les croyants replacent leur persécution dans le contexte de l'opposition rencontrée par le Christ, validant l'idée que la Mission divine transcende les défis immédiats. Ce récit des Actes démontre que la foi de la communauté chrétienne naissante ne vacille pas sous la pression, mais est renforcée par une confiance inébranlable en Dieu. Le message principal de l'article est la continuité de l'œuvre de Dieu par ses apôtres, malgré les menaces externes.
L'article ADA019 commente Actes 5.17-18 : face à la croissance remarquable de l'Église à Jérusalem, le grand prêtre et les sadducéens, animés de jalousie, font arrêter les apôtres. Luc montre que malgré l'opposition des autorités religieuses, l'œuvre du Christ se poursuit par l'action du Saint-Esprit, accomplissant la promesse d'Actes 1.8.
Luc 20.19 (Louis Segond S21) :
Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi cherchèrent à l'arrêter au moment même, mais ils redoutaient les réactions [du peuple]. Ils avaient compris que c'était pour eux que Jésus avait dit cette parabole.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article ADA019 analyse le passage des Actes des Apôtres 5.17-18, consacré à l'arrestation des apôtres par les autorités religieuses juives de Jérusalem, au printemps de l'an 33. L'étude s'inscrit dans la série des commentaires sur le livre des Actes, rédigés selon la perspective de Luc dans son second ouvrage, et s'appuie exclusivement sur des informations propres à cet évangéliste. Le texte s'ouvre sur une mise en contexte de la situation de l'Église naissante à Jérusalem. Malgré la mort et la résurrection de Jésus, le mouvement chrétien, loin de s'essouffler comme les autorités religieuses l'avaient espéré, connaît une croissance remarquable et inattendue. Sous l'action du Saint-Esprit, les apôtres accomplissent des signes et des guérisons qui prolongent le ministère terrestre de Jésus, conformément à la promesse faite avant son ascension (Actes 1.8). Luc présente ainsi la continuité de l'œuvre du Christ, désormais accomplie par l'intermédiaire de ses témoins. La croissance de la communauté chrétienne est décrite comme particulièrement impressionnante. Des foules composées d'hommes et de femmes se joignent aux croyants, les malades sont apportés dans les rues pour être guéris, et l'Église bénéficie d'une grande faveur auprès du peuple. Cette expansion rapide constitue l'un des thèmes centraux du livre des Actes : malgré les persécutions et les obstacles, la Parole de Dieu progresse, illustrant l'accomplissement du dessein divin annoncé par le Christ ressuscité.
Actes des apôtres 1.8 (Louis Segond S21) :
Mais vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Face à cette situation, le grand prêtre et les membres du parti des sadducéens réagissent avec jalousie. L'article explique que cette réaction dépasse les simples divergences doctrinales. Les sadducéens, qui rejetaient la résurrection des morts, voient leur autorité religieuse et leur influence menacées par une communauté qui proclame précisément la résurrection de Jésus-Christ. Appartenant à l'aristocratie sacerdotale qui contrôlait le Temple et entretenait des relations avec Rome, ils perçoivent la popularité croissante des apôtres comme une double menace : religieuse et politique. L'article rappelle à ce titre que Caïphe avait déjà exprimé, quelques années auparavant, la crainte qu'un mouvement populaire ne provoque une intervention romaine (Jean 11.47-50). L'étude évoque ensuite l'échec des premières mesures de répression. Lors d'une arrestation précédente de Pierre et Jean, les membres du Sanhédrin avaient été décontenancés par l'assurance et la connaissance des Écritures de ces hommes pourtant considérés comme sans instruction. Incapables de nier la réalité des miracles accomplis, notamment la guérison du boiteux à la porte du Temple, ils s'étaient contentés de menaces. Un point essentiel est souligné : les autorités ne contestent jamais la réalité des miracles, mais cherchent uniquement à faire taire les apôtres.
Actes des apôtres 5.15-16 (Louis Segond S21) :
On en venait à sortir les malades dans les rues et à les placer sur des civières et des brancards afin que, lorsque Pierre passerait, son ombre au moins couvre l'un d'eux.Une foule de gens accouraient aussi des villes voisines vers Jérusalem; ils amenaient des malades et des personnes tourmentées par des esprits impurs, et tous étaient guéris.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Ce schéma reproduit l'opposition que Jésus lui-même avait rencontrée de la part des chefs religieux de son temps. L'article met ainsi en lumière plusieurs dimensions théologiques et historiques fondamentales. D'un côté, la vitalité de l'Église primitive témoigne de la puissance du Saint-Esprit à l'œuvre dans la communauté des croyants. De l'autre, l'opposition des autorités religieuses révèle les mécanismes humains de la jalousie, de la peur de perdre le pouvoir et de l'hostilité à l'égard du message évangélique. Le récit de Luc montre que la persécution ne freine pas l'expansion du christianisme, mais en fait paradoxalement partie intégrante. Des annexes sont proposées en complément pour approfondir le contexte : ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN026 sur l'heure de la crucifixion, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Ces ressources permettent d'éclairer le cadre historique, liturgique et institutionnel dans lequel s'inscrit l'épisode de l'arrestation des apôtres.
Cet article analyse la délivrance miraculeuse des apôtres (Actes 5.19-21) à Jérusalem au printemps 33. Arrêtés par le grand prêtre et les sadducéens, les apôtres sont libérés de prison par un ange durant la nuit. Luc rapporte ce miracle avec sobriété, en soulignant sa signification théologique et ses parallèles avec l'Ancien Testament. L'ange confie aux apôtres libérés la mission d'annoncer au Temple 'les paroles de cette vie', expression désignant le message du salut en Jésus-Christ.
Actes des apôtres 12.6-11 (Louis Segond S21) :
La nuit qui précédait le jour où Hérode allait le faire comparaître, Pierre, attaché avec deux chaînes, dormait entre deux soldats; des sentinelles postées devant la porte gardaient la prison.Soudain, un ange du Seigneur survint et une lumière resplendit dans la cellule. L'ange réveilla Pierre en le frappant au côté et lui dit: «Lève-toi vite!» Les chaînes tombèrent de ses mains.Puis l'ange lui dit: «Mets ta ceinture et tes sandales.» C'est ce qu'il fit. L'ange lui dit encore: «Mets ton manteau et suis-moi.»Pierre sortit et le suivit, sans savoir que ce que l'ange faisait était réel: il croyait avoir une vision.Ils passèrent la première garde, puis la seconde, et ils arrivèrent à la porte de fer qui mène à la ville. La porte s'ouvrit d'elle-même devant eux; ils sortirent et s'avancèrent dans une rue. Aussitôt l'ange quitta Pierre.Revenu à lui-même, Pierre dit: «Maintenant, je sais vraiment que le Seigneur a envoyé son ange et qu'il m'a délivré du pouvoir d'Hérode et de tout ce que le peuple juif attendait.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article ADA020 traite de la délivrance miraculeuse des apôtres telle que relatée dans les Actes des Apôtres 5.19-21, un épisode situé à Jérusalem au printemps de l'an 33. Le récit s'articule autour de trois axes principaux : l'arrestation des apôtres, l'intervention angélique et la signification théologique du message transmis aux disciples libérés. Dans un premier temps, l'article décrit le contexte de l'arrestation. Saisis de jalousie face à l'expansion remarquable du mouvement chrétien, le grand prêtre et les sadducéens font emprisonner les apôtres dans la prison publique de Jérusalem (Actes 5.18). Cette mesure représente une escalade dans l'opposition des autorités religieuses, qui étaient déjà passées par les menaces lors de la première comparution de Pierre et Jean devant le Sanhédrin (Actes 4.17-18). Cependant, l'arrestation est conduite avec prudence, car les gardes du Temple redoutent une réaction hostile du peuple (Actes 5.26). En effet, malgré une certaine réserve populaire (Actes 5.13), de nombreux croyants continuent à rejoindre la communauté chrétienne (Actes 5.14), et les miracles accomplis par les apôtres leur confèrent une grande estime auprès de la population. Les autorités religieuses se retrouvent ainsi dans une position délicate : elles veulent stopper la prédication apostolique sans provoquer des troubles susceptibles d'attirer l'intervention romaine. Dans un deuxième temps, l'article examine l'intervention angélique.
Genèse 41.14 (Louis Segond S21) :
Le pharaon fit appeler Joseph. On s'empressa de le faire sortir de prison. Il se rasa, changea de vêtements et se rendit vers le pharaon.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Pendant la nuit, un ange du Seigneur ouvre les portes de la prison et libère les apôtres, sans que les gardes ne remarquent quoi que ce soit. Luc rapporte ce miracle avec une sobriété caractéristique, sans s'attarder sur les aspects spectaculaires de l'événement, mais en soulignant sa portée théologique. L'auteur met en parallèle cette délivrance avec plusieurs épisodes de l'Ancien Testament : la libération de Joseph de prison (Genèse 41.14), la préservation de Daniel dans la fosse aux lions (Daniel 6.22-23), et celle des trois Hébreux dans la fournaise (Daniel 3.24-25). Ces parallèles illustrent la souveraineté de Dieu sur les situations les plus désespérées. L'article rappelle également que d'autres délivrances miraculeuses auront lieu par la suite dans les Actes : celle de Pierre (Actes 12.6-11) et celle de Paul et Silas à Philippes (Actes 16.25-26). Ces interventions divines ne signifient pas l'absence de persécutions, mais témoignent que l'opposition des hommes ne peut faire obstacle au dessein de Dieu (Actes 4.27-28 ; 5.39). Dans un troisième temps, l'article s'intéresse à la mission confiée aux apôtres libérés. L'ange ne se contente pas de les libérer : il leur donne un ordre précis, celui d'aller au Temple et d'annoncer au peuple 'toutes les paroles de cette vie' (Actes 5.20). L'expression 'paroles de cette vie' est analysée avec soin.
Actes des apôtres 5.14 (Louis Segond S21) :
Le nombre de ceux qui croyaient au Seigneur, hommes et femmes, augmentait de plus en plus.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Elle désigne le message du salut en Jésus-Christ et la vie nouvelle rendue possible par sa mort et sa résurrection. Le terme grec ζωή (vie) renvoie fréquemment dans le Nouveau Testament à la vie éternelle et à la communion avec Dieu (Jean 3.16 ; Jean 10.10 ; Jean 17.3 ; 1 Jean 5.11-12). Cette expression fait aussi écho aux paroles de Pierre dans l'Évangile de Jean : 'Seigneur, à qui irions-nous ? Tu as les paroles de la vie éternelle' (Jean 6.68), soulignant que Jésus lui-même est la source de cette vie. En résumé, cet épisode illustre de manière frappante la dynamique centrale du livre des Actes : la puissance de Dieu qui œuvre en faveur de ses serviteurs pour permettre l'avancement de l'Évangile malgré toutes les oppositions humaines. La délivrance des apôtres n'est pas une fin en soi, mais un moyen au service de la proclamation du message de vie en Jésus-Christ. L'article, rédigé à partir du seul témoignage de Luc, s'inscrit dans la série des études sur les Actes des Apôtres et met en lumière le rôle central du Saint-Esprit et de la providence divine dans l'histoire de l'Église primitive.
L'article analyse l'arrestation d'Étienne (Actes 6.8-12) à Jérusalem vers 34-35 ap. J.-C. Bien que désigné parmi les Sept, Étienne exerce un ministère apostolique remarquable. Son témoignage suscite l'opposition de Juifs hellénistes qui, incapables de le réfuter, recourent à de faux témoins pour le faire comparaître devant le Sanhédrin. Luc souligne les parallèles avec le procès de Jésus et l'extension progressive de la persécution à toute l'Église.
Actes des apôtres 5.34-39 (Louis Segond S21) :
Mais un pharisien du nom de Gamaliel, professeur de la loi estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et ordonna de faire sortir un instant les apôtres.Puis il leur dit: «Israélites, faites attention à ce que vous allez faire vis-à-vis de ces hommes.En effet, il y a quelque temps, Theudas est apparu; il prétendait être quelqu'un et environ 400 hommes se sont ralliés à lui. Il a été tué et tous ses partisans ont été mis en déroute, il n'en est rien resté.Après lui est apparu Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il a attiré du monde à sa suite. Lui aussi est mort et tous ses partisans ont été dispersés.Maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les faire. Si cette entreprise ou cette activité vient des êtres humains, elle se détruira;en revanche, si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque de combattre contre Dieu!»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article ADA026 traite de l'arrestation d'Étienne, l'un des Sept diacres choisis par la première communauté chrétienne de Jérusalem, tel que rapporté par Luc dans les Actes des Apôtres (Actes 6.8-12). Cet épisode se situe vers l'année 34 ou 35 après Jésus-Christ, dans la ville de Jérusalem, et constitue une étape décisive dans l'histoire de la persécution de l'Église naissante. Le premier point développé concerne le ministère d'Étienne. Bien qu'il ait été initialement désigné parmi les Sept pour une fonction d'assistance matérielle, Étienne s'avère être bien plus qu'un simple administrateur. Rempli de grâce et de puissance divine, il accomplit de grands prodiges et miracles parmi le peuple, et manifeste une sagesse inspirée par l'Esprit-Saint qui rend ses adversaires incapables de réfuter ses arguments. Luc souligne ainsi que l'annonce de l'Évangile et l'exercice des dons spirituels ne sont pas réservés aux seuls Douze apôtres, mais que d'autres disciples, eux aussi remplis de l'Esprit-Saint, participent activement à la proclamation du message chrétien et à l'édification de la communauté. Le deuxième point porte sur l'opposition que suscite le ministère d'Étienne, notamment de la part de Juifs hellénistes appartenant aux synagogues des Affranchis, des Cyrénéens, des Alexandrins, de la Cilicie et de l'Asie. Ces hommes engagent des débats avec Étienne, mais se révèlent incapables de résister à la sagesse et à l'Esprit par lesquels il s'exprime, accomplissant ainsi la promesse faite par Jésus à ses disciples (Luc 21.15).
Luc 21.15 (Louis Segond S21) :
car je vous donnerai des paroles et une sagesse telles qu'aucun de vos adversaires ne pourra s'y opposer ni les contredire.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Face à leur incapacité à réfuter son témoignage, les opposants abandonnent le terrain de la discussion théologique pour recourir à des méthodes plus contestables. Le troisième point décrit le recours aux faux témoins. À l'image du procès de Jésus (Matthieu 26.59-61), des hommes sont secrètement soudoyés pour porter de fausses accusations contre Étienne. Ces accusations portent sur des paroles prétendument blasphématoires dirigées contre Moïse, la Loi et le Temple, c'est-à-dire contre les fondements mêmes de l'identité religieuse juive. Les adversaires cherchent ainsi à transformer un débat théologique en affaire judiciaire susceptible d'entraîner une condamnation officielle. Luc met en évidence une fois encore la ressemblance troublante entre le destin du disciple et celui de son Maître. Le quatrième point analyse l'extension de l'opposition au christianisme. Étienne devient le premier membre de l'Église, après les apôtres, à comparaître devant le Sanhédrin.
Actes des apôtres 6.10 (Louis Segond S21) :
mais ils ne pouvaient pas résister à la sagesse et à l'Esprit qui inspiraient ses paroles.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Les mêmes autorités qui avaient déjà fait arrêter Pierre et Jean (Actes 4.1-3), puis l'ensemble des Douze (Actes 5.17-18), sont de nouveau mobilisées. Cependant, une nouveauté importante apparaît : l'initiative de cette affaire ne provient pas directement du grand sacerdoce ou de la garde du Temple, comme lors des précédentes arrestations, mais d'opposants issus du milieu helléniste, qui excitent le peuple, les anciens et les scribes, organisent les accusations et présentent les faux témoins. Le Sanhédrin intervient ensuite comme instance judiciaire. Le cinquième et dernier point souligne le climat de plus en plus hostile dans lequel évolue la communauté chrétienne. Malgré les recommandations prudentes de Gamaliel (Actes 5.34-39), rien n'indique que l'opposition des autorités sadducéennes se soit atténuée. Au contraire, les tensions continuent de s'aggraver, et la persécution, jusque-là dirigée principalement contre les apôtres, commence à s'étendre à l'ensemble de l'Église, annonçant une dispersion prochaine de la communauté de Jérusalem. Cet article, qui s'appuie exclusivement sur le récit de Luc, constitue une analyse exégétique rigoureuse d'un épisode charnière des origines chrétiennes, en mettant en lumière les parallèles entre la passion du Christ et le destin de ses disciples, ainsi que la dynamique croissante de la persécution religieuse.
Après la mort d'Étienne, la persécution disperse les croyants de Jérusalem qui, partout où ils vont, annoncent l'Évangile. Philippe se rend en Samarie et y prêche avec puissance. Luc montre que cette dispersion accomplit le programme missionnaire annoncé par Jésus en Actes 1.8. La Samarie, longtemps séparée d'Israël, reçoit enfin la Bonne Nouvelle. Philippe, l'un des Sept, devient le premier évangéliste officiellement désigné du Nouveau Testament.
Jean 4.35-38 (Louis Segond S21) :
Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Eh bien, je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs: ils sont déjà blancs pour la moisson.Celui qui moissonne reçoit un salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.En effet, en cela cette parole est vraie: ‘L'un sème et l'autre moissonne.’Je vous ai envoyés récolter une moisson qui ne vous a pas demandé de travail; d'autres ont travaillé et vous êtes entrés dans leur travail.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Cet article, intitulé ADA032 - L'Évangile en Samarie, s'inscrit dans la série d'études sur les Actes des Apôtres et porte sur le passage d'Actes 8.4-8. Il se déroule vers l'année 34 ou 35 après Jésus-Christ, dans la ville de Samarie, et est raconté exclusivement par Luc dans son second ouvrage. Le texte s'ouvre sur la dispersion des croyants de Jérusalem consécutive à la persécution déclenchée après le martyre d'Étienne. Loin de réduire au silence les disciples, cette épreuve devient paradoxalement le moteur d'une expansion missionnaire. Partout où ils se réfugient, les croyants annoncent la Parole de Dieu. Luc montre ainsi que la persécution s'intègre dans le dessein divin annoncé par Jésus lui-même dès Actes 1.8 : 'Vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre.' Ce qui semblait être une défaite de l'Église se révèle être l'accomplissement progressif du programme missionnaire du Christ. Le premier grand axe de l'article explore comment Dieu transforme la persécution en instrument de son œuvre. À travers l'exemple de Joseph (Genèse 50.20) et la promesse paulinienne de Romains 8.28, l'auteur rappelle un principe biblique constant : Dieu n'est pas l'auteur du mal, mais il demeure souverain et dirige les circonstances pour accomplir ses desseins. La mort d'Étienne, qui pouvait paraître comme une victoire des adversaires du christianisme, devient en réalité le point de départ d'une expansion sans précédent de l'Évangile hors de Jérusalem.
Romains 8.28 (Louis Segond S21) :
Du reste, nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu, de ceux qui sont appelés conformément à son plan.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Le deuxième axe majeur porte sur l'arrivée de l'Évangile en Samarie comme tournant décisif dans l'histoire de l'Église primitive. Les relations entre Juifs et Samaritains étaient historiquement, religieusement et culturellement très dégradées. Jean 4.9 rappelle que 'les Juifs n'ont pas de relations avec les Samaritains'. Pourtant, cette rupture n'est pas un obstacle pour Dieu. Jésus avait déjà préparé cette mission lors de son entretien avec la Samaritaine (Jean 4.5-42), annonçant à ses disciples une moisson spirituelle prête à être récoltée. L'article souligne également le contraste saisissant avec l'épisode de Luc 9.51-56, où Jacques et Jean avaient souhaité faire descendre le feu du ciel sur des Samaritains. Quelques années plus tard, c'est non pas un feu de jugement mais la puissance de l'Évangile qui atteint cette région. Le troisième axe met en lumière la figure de Philippe, présenté comme le premier évangéliste de l'Église. Choisi initialement parmi les Sept pour assurer le service matériel de la communauté de Jérusalem (Actes 6.2-6), Philippe se révèle être un prédicateur remarquable.
Genèse 50.20 (Louis Segond S21) :
Vous aviez projeté de me faire du mal, Dieu l'a changé en bien pour accomplir ce qui arrive aujourd'hui, pour sauver la vie à un peuple nombreux.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Il sera plus tard désigné explicitement comme 'Philippe l'évangéliste' (Actes 21.8), devenant ainsi le premier homme à qui ce titre est officiellement attribué dans le Nouveau Testament. Son ministère illustre que la proclamation de l'Évangile ne se limite pas aux apôtres : Dieu suscite progressivement de nouveaux acteurs missionnaires au sein de l'Église. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir le contexte historique et liturgique : ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN026 sur l'heure de la crucifixion, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Ces renvois témoignent d'une démarche pédagogique rigoureuse, visant à ancrer le récit biblique dans son contexte culturel et historique précis. En synthèse, cet article montre comment la persécution, loin d'être un frein, devient le vecteur de l'accomplissement du plan de Dieu pour l'Église. Il met en avant la souveraineté divine dans l'adversité, l'ouverture missionnaire vers des populations historiquement rejetées, et l'émergence de nouveaux acteurs du témoignage évangélique. Philippe incarne cette nouvelle dynamique où tout croyant peut devenir un instrument de Dieu pour la proclamation de la Bonne Nouvelle.
L’Évangile selon Luc forme avec les Actes des Apôtres une œuvre en deux volumes consacrée aux origines du christianisme. Luc n’a pas été témoin direct du ministère de Jésus, mais il a fréquenté les apôtres et les responsables des premières communautés. Collaborateur de Paul, probablement grec et médecin, il apparaît comme un auteur cultivé et méthodique. Dans Luc 1.1-4, il explique avoir étudié les récits existants et les témoignages oculaires afin de proposer à Théophile un exposé ordonné et fiable. Son Évangile se distingue par son attention au contexte historique, au Saint-Esprit, à la prière, aux pauvres, aux femmes et aux personnes marginalisées. Son autorité repose sur son enquête, ses sources apostoliques et son insertion dans l’Église primitive.
Actes des apôtres 16.10-17 (Louis Segond S21) :
Suite à cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle.Après avoir embarqué à Troas, nous avons fait voile directement vers Samothrace, et le lendemain vers Néapolis.De là nous sommes allés à Philippes qui est la première ville du district de Macédoine et une colonie. Nous avons passé quelques jours dans la ville même.Le jour du sabbat, nous nous sommes rendus à l'extérieur de la ville, au bord d'une rivière où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis et avons parlé aux femmes qui étaient réunies.L'une d'elles s'appelait Lydie. C'était une marchande de pourpre originaire de la ville de Thyatire, qui craignait Dieu. Elle nous écoutait et le Seigneur a ouvert son cœur pour qu'elle soit attentive à ce que disait Paul.Après avoir été baptisée avec sa famille, elle nous a invités en disant: «Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison et logez-y», et elle a fortement insisté pour que nous acceptions.Alors que nous nous rendions au lieu de prière, une jeune esclave qui avait un esprit de divination est venue à notre rencontre. Par ses prédictions, elle procurait un grand profit à ses maîtres.Elle s'est mise à nous suivre, Paul et nous, en criant: «Ces hommes sont les serviteurs du Dieu très-haut et ils nous annoncent le chemin du salut.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L’annexe consacrée à l’Évangile de Luc présente l’auteur, sa méthode, son autorité et la place particulière de son œuvre dans le Nouveau Testament. Luc a rédigé deux livres complémentaires : l’Évangile selon Luc, consacré à la vie, au ministère, à la mort et à la résurrection de Jésus, puis les Actes des Apôtres, qui racontent les débuts de l’Église et la diffusion du message chrétien. Ensemble, ces deux ouvrages proposent une histoire suivie des origines du christianisme, depuis les événements entourant la naissance de Jésus jusqu’à l’expansion de l’Évangile dans le monde gréco-romain. Luc ne fait pas partie des Douze et ne prétend pas avoir été témoin direct du ministère terrestre de Jésus. Il se serait converti au christianisme peu après la résurrection et aurait fréquenté les apôtres ainsi que les principaux responsables des premières communautés. Dans un mouvement encore restreint, où les dirigeants se connaissaient, il pouvait recueillir des témoignages de première main et confronter les traditions disponibles. Son absence parmi les témoins initiaux n’affaiblit donc pas son travail : elle explique au contraire la méthode d’enquête qu’il expose avec précision au début de son Évangile. Le prologue de Luc 1.1-4 constitue une déclaration de méthode. L’auteur reconnaît que plusieurs récits avaient déjà été composés à partir des informations transmises par les témoins oculaires et les serviteurs de la Parole. Après avoir tout recherché avec exactitude depuis les origines, il choisit de présenter les événements d’une manière ordonnée. Son objectif est de permettre à Théophile de reconnaître la solidité de l’enseignement reçu.
Actes des apôtres 16.10-17 (Louis Segond S21) :
Suite à cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle.Après avoir embarqué à Troas, nous avons fait voile directement vers Samothrace, et le lendemain vers Néapolis.De là nous sommes allés à Philippes qui est la première ville du district de Macédoine et une colonie. Nous avons passé quelques jours dans la ville même.Le jour du sabbat, nous nous sommes rendus à l'extérieur de la ville, au bord d'une rivière où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis et avons parlé aux femmes qui étaient réunies.L'une d'elles s'appelait Lydie. C'était une marchande de pourpre originaire de la ville de Thyatire, qui craignait Dieu. Elle nous écoutait et le Seigneur a ouvert son cœur pour qu'elle soit attentive à ce que disait Paul.Après avoir été baptisée avec sa famille, elle nous a invités en disant: «Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison et logez-y», et elle a fortement insisté pour que nous acceptions.Alors que nous nous rendions au lieu de prière, une jeune esclave qui avait un esprit de divination est venue à notre rencontre. Par ses prédictions, elle procurait un grand profit à ses maîtres.Elle s'est mise à nous suivre, Paul et nous, en criant: «Ces hommes sont les serviteurs du Dieu très-haut et ils nous annoncent le chemin du salut.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
L’Évangile ne se présente donc ni comme une improvisation ni comme une simple compilation, mais comme le résultat d’un travail documentaire, historique et théologique. L’annexe souligne également les indices permettant d’identifier Luc. Il est généralement considéré comme un non-Juif, probablement grec, en raison de sa langue, de son style recherché et de sa culture. Sa manière d’écrire révèle un intellectuel capable de manier les procédés historiographiques de son époque. Paul le désigne dans Colossiens 4.14 comme « le médecin bien-aimé ». Même si le statut des médecins du premier siècle ne correspond pas exactement à celui des praticiens modernes, les écrits de Luc témoignent d’un esprit attentif, instruit et sensible aux réalités humaines, notamment aux maladies, aux guérisons et aux personnes vulnérables. Luc apparaît aussi comme un collaborateur de Paul. Plusieurs passages des Actes utilisent la première personne du pluriel et suggèrent que l’auteur a accompagné l’apôtre durant certains voyages. Cette proximité lui donne accès à l’expérience missionnaire de Paul et aux responsables des Églises. Elle contribue à expliquer l’autorité avec laquelle il peut raconter la naissance du mouvement chrétien sans être lui-même apôtre. Son autorité repose sur ses recherches, ses contacts avec les témoins et son insertion dans le réseau apostolique.
2 Timothée 4.11 (Louis Segond S21) :
Luc seul est avec moi. Prends Marc et amène-le avec toi, car il m'est utile pour le ministère.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Son Évangile se distingue de Matthieu et de Marc par son organisation et par certains récits qui lui sont propres. Luc accorde une grande attention aux circonstances historiques, aux personnages secondaires et aux événements précédant la naissance de Jésus. Il met particulièrement en valeur la prière, le Saint-Esprit, la joie, la repentance, le pardon et l’ouverture du salut à tous. Les femmes, les pauvres, les malades, les étrangers et les personnes marginalisées occupent une place importante dans sa narration. Cette orientation ne remplace pas l’histoire par la théologie : elle montre comment Luc interprète les événements comme l’accomplissement du dessein de Dieu. La relation entre l’Évangile et les Actes est essentielle. Le premier volume présente ce que Jésus commence à faire et à enseigner ; le second montre la poursuite de son œuvre par l’Esprit saint à travers les apôtres. Jérusalem constitue un pivot : Jésus y accomplit sa mission, puis le témoignage chrétien en repart pour atteindre la Judée, la Samarie et les nations. L’Évangile selon Luc apparaît ainsi comme l’œuvre d’un croyant cultivé, médecin, historien et collaborateur de Paul. Par une enquête rigoureuse et une rédaction ordonnée, Luc cherche à transmettre une connaissance fiable de Jésus et à affermir la foi de ses lecteurs. Son travail relie les témoins du ministère du Messie à la génération suivante et offre une vision cohérente des origines du christianisme et de la naissance de l’Église.
Annexe consacrée à l'Évangile de Matthieu, cet article présente le profil biographique de l'apôtre-collecteur d'impôts de Capernaüm, ses compétences linguistiques et intellectuelles, et les conditions de rédaction de son Évangile. Matthieu, désigné par les Douze pour consigner leur témoignage collectif, vise à démontrer aux Juifs que Jésus est le Messie annoncé par les prophètes, en établissant des liens précis entre les Écritures et les actes de Jésus.
Matthieu 9.9 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là. En passant, il vit un homme assis au bureau des taxes et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit: «Suis-moi.» Cet homme se leva et le suivit.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Cet article (ANN008) constitue une annexe dédiée à l'Évangile de Matthieu, s'inscrivant dans une série plus large consacrée aux quatre Évangiles. L'auteur propose une approche à la fois historique, biographique et théologique pour mieux comprendre qui était Matthieu, pourquoi il a rédigé son Évangile, et quelles étaient ses intentions littéraires et spirituelles. L'article commence par situer Matthieu parmi les douze apôtres. Contrairement à Pierre ou Jean, qui occupent une place centrale dans les récits néotestamentaires, Matthieu n'apparaît que de manière épisodique dans les textes bibliques. Sa conversion, relatée brièvement dans les Évangiles synoptiques, ainsi que le banquet qu'il offrit à Capernaüm après son appel, sont présentés non pas comme des événements majeurs en eux-mêmes, mais comme des éléments visant à établir l'autorité de celui qui allait mettre par écrit le témoignage apostolique sur Jésus le Messie. L'auteur insiste sur le fait que l'intention de l'article n'est pas de mener une analyse académique exhaustive, mais plutôt de mettre en lumière certains aspects encore débattus, notamment ceux liés aux conditions de rédaction de l'Évangile. Selon l'analyse proposée, la rédaction de l'Évangile de Matthieu serait le fruit d'un travail collaboratif entre les apôtres. Matthieu, perçu comme l'intellectuel du groupe, aurait été désigné pour consigner par écrit les souvenirs collectifs des Douze.
Matthieu 9.9 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là. En passant, il vit un homme assis au bureau des taxes et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit: «Suis-moi.» Cet homme se leva et le suivit.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Il aurait utilisé ses propres notes ainsi que celles de ses compagnons pour composer ce récit structuré et argumenté. La section consacrée à Matthieu en tant qu'homme offre un portrait socio-culturel intéressant. Matthieu était collecteur d'impôts à Capernaüm, en Galilée, travaillant vraisemblablement pour les autorités romaines et peut-être également pour Hérode Antipas, qui taxait notamment la pêche sur le lac de Tibériade. Ce poste impliquait une relation de confiance avec l'occupant romain, suggérant que Matthieu provenait d'une famille bien établie, entretenant des liens avec les autorités en place. Cette origine aisée lui aurait permis de bénéficier d'une éducation soignée. Sur le plan linguistique, Matthieu maîtrisait l'araméen, probablement l'hébreu, et certainement le grec, langue indispensable pour exercer ses fonctions de percepteur dans un environnement multiculturel. Cette maîtrise des langues, combinée à une habitude naturelle d'écrire et de documenter, faisait de lui le candidat idéal pour entreprendre la rédaction d'un Évangile destiné à convaincre. L'axe central de la démarche rédactionnelle de Matthieu est clairement identifié par l'auteur : il s'agissait d'établir un lien explicite entre les prophéties de l'Ancien Testament et les actes accomplis par Jésus.
III
L'Évangile de Matthieu se présente ainsi comme une démonstration argumentée, destinée en priorité au peuple juif, pour prouver que Jésus est bien le roi Messie annoncé par les Écritures. Ce positionnement explique la structure particulière de cet Évangile, avec ses nombreuses citations prophétiques et sa généalogie davidique en ouverture. L'article renvoie également à d'autres ressources disponibles sur le site, notamment le chapitre général sur les Évangiles, l'annexe ANN049 sur les objectifs des apôtres, ainsi que les annexes consacrées aux Évangiles de Marc, Luc et Jean. Cette interconnexion entre les ressources témoigne d'une approche pédagogique structurée et progressive, visant à accompagner le lecteur dans une compréhension globale et cohérente des textes évangéliques. En conclusion, cet article offre une introduction accessible et bien documentée à l'Évangile de Matthieu, en combinant des éléments biographiques sur l'auteur, une réflexion sur le contexte de rédaction, et une mise en perspective théologique de l'intention de l'œuvre. Il s'adresse à un public désireux de mieux comprendre les fondements historiques et spirituels du premier Évangile canonique.
L'article analyse les différents récits des évangiles concernant l'appel des premiers disciples de Jésus, montrant que ces narrations ne se contredisent pas mais se complètent. Matthieu, Marc, Luc et Jean offrent chacun une perspective unique qui éclaire différentes étapes de l'engagement des disciples.
Matthieu 4.18-22 (Louis Segond S21) :
Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient un filet dans le lac; c'étaient en effet des pêcheurs.Il leur dit: «Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent.Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans une barque avec leur père Zébédée et qui réparaient leurs filets. Il les appela,et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père et le suivirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article 'ANN021 - Les appels des disciples' explore les récits bibliques relatant l'appel des premiers disciples de Jésus, soulignant à la fois la diversité et la complémentarité des récits dans les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les auteurs Matthieu et Marc décrivent l'appel des pêcheurs Simon (Pierre), André, Jacques et Jean au bord du lac de Galilée, insistant sur la rapidité et la détermination de leur réponse. Ces récits situent l'appel après le baptême de Jésus et avant le début de son ministère en Galilée.
Jean 1.35-51 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.Il vit Jésus passer et dit: «Voici l'Agneau de Dieu.»Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu?»«Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.Il rencontra d'abord son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie», ce qui correspond à Christ.Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit: «Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas», ce qui signifie Pierre.Le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit: «Suis-moi.»Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé: Jésus de Nazareth, fils de Joseph.»Nathanaël lui dit: «Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth?» Philippe lui répondit: «Viens et vois.»Jésus vit Nathanaël s'approcher de lui et dit de lui: «Voici vraiment un Israélite en qui il n'y a pas de ruse.»«D'où me connais-tu?» lui dit Nathanaël. Jésus lui répondit: «Avant que Philippe t'appelle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu.»Nathanaël répondit: «Maître, tu es le Fils de Dieu, tu es le roi d'Israël.»Jésus lui répondit: «Parce que je t'ai dit que je t'ai vu sous le figuier, tu crois? Tu verras de plus grandes choses que celles-ci.»Il ajouta: «En vérité, en vérité, je vous le dis, vous verrez [désormais] le ciel ouvert et les anges de Dieu monter et descendre au-dessus du Fils de l'homme.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Luc, en revanche, détaille davantage les circonstances entourant cet événement, ajoutant de l'intensité avec la pêche miraculeuse. Jean propose une toute première rencontre en Judée, suggérant une progression dans les relations entre Jésus et ses disciples. L'article souligne qu'il n'y a pas de contradiction entre les récits, mais qu'ils représentent différentes étapes de l'engagement des disciples envers Jésus, enrichissant ainsi notre compréhension de leur mission et du début du ministère de Jésus.
L'article analyse la chronologie de la dernière Pâque selon les Évangiles, soulignant que Jésus a été crucifié le vendredi 1er avril 33, en concordance avec le sacrifice pascal juif. Cette perspective démontre un accomplissement prophétique parfait où le Christ est vu comme l'Agneau de Dieu, fournissant une rédemption divine.
Luc 22.7 (Louis Segond S21) :
Le jour des pains sans levain où l'on devait sacrifier l'agneau pascal arriva.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article "ANN027 - Le dernier repas de Pâque" explore les divergences apparentes entre le récit de l'apôtre Jean et ceux des Évangiles synoptiques concernant la chronologie de la dernière Pâque, démontrant que celles-ci ne sont pas des contradictions mais des perspectives complémentaires. Par une étude approfondie des textes bibliques, il est suggéré que Jésus a été crucifié le vendredi 1er avril 33, jour de la préparation de la Pâque, coïncidant symboliquement avec le sacrifice des agneaux pascals. Cette analyse met en évidence le décalage des pratiques entre les Juifs de Judée et les Galiléens, permettant à Jésus et ses disciples de célébrer le repas pascal un soir plus tôt selon le calendrier galiléen.
Esaïe 53.5-7 (Louis Segond S21) :
Mais lui, il était blessé à cause de nos transgressions,Nous étions tous comme des brebis égarées:Il a été maltraité, il s'est humilié
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
La mort du Christ est ainsi perçue comme l'accomplissement parfait de la prophétie messianique, où Jésus devient l'Agneau de Dieu offert pour le salut du monde. Les récits de Matthieu, Marc, Luc et Jean convergent sur la crucifixion ayant eu lieu un vendredi, journée de préparation du sabbat, soulignant une fois de plus la profonde signification spirituelle et théologique de cet événement au regard des prophéties. En concluson, l'article illustre comment cette coïncidence entre la crucifixion du Christ et les rites de la Pâque juive contribue à dévoiler la rédemption pour l'humanité entière.
L'article analyse les Évangiles à travers la lente exploration des péricopes, discutant de l'antériorité et de la dépendance des récits. Basé sur un découpage reconnu, il examine comment Matthieu, Marc, Luc et Jean ont construit leurs narrations et influence réciproquement.
L'article "ANN056 - Les Evangiles en chiffres" propose une analyse approfondie des Évangiles canoniques, se concentrant sur la répartition et la spécificité des péricopes présentes dans chaque texte. Il explore l'hypothèse de la dépendance entre ces récits, en étudiant si l'un des Évangiles a servi de modèle aux autres, notamment en déterminant la priorité ou l'antériorité de l'un par rapport aux autres. Le document présente une liste de 178 événements distincts basés sur le découpage de Cor Bruins dans 'L'harmonie des évangiles'.
II
À travers cette approche, l'étude cherche à établir la contribution unique de chaque Évangile, en particulier celle de Matthieu, qui aurait pu inspirer Marc et Luc. L'article développe deux hypothèses concurrentes concernant l'antériorité de Matthieu puis celle de Marc. Selon l'analyse, Matthieu mentionne 103 nouvelles péricopes des synoptiques, Marc en reprend 90% en ajoutant quelques nouvelles, et Luc contribue avec d'autres récits uniques.
III
Enfin, l'article souligne l'apport unique de l'Évangile de Jean avec 29 nouvelles péricopes. Cette exploration vise à mieux comprendre la structure narrative des Écritures et les méthodes possibles employées par les auteurs apostoliques pour concevoir une liste commune de péricopes, peut-être axée sur les miracles de Jésus.
L'article examine l'incident où Jésus expulse les marchands du Temple, un événement rapporté différemment dans les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Alors que les synoptiques situent cette action peu avant la crucifixion, Jean la place au début du ministère de Jésus, décrivant une scène marquée par l'utilisation d'un fouet. Cette divergence soulève la question de la multiplicité des occurrences. L'action de Jésus, bien que symbolique, n'a pas provoqué d'intervention romaine, soulignant sa stratégie pour affirmer une purification spirituelle.
Marc 11.15-19 (Louis Segond S21) :
Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs de monnaie et les sièges des vendeurs de pigeons.Il ne laissait personne transporter un objet à travers le templeet il les enseignait en disant: «N'est-il pas écrit: Mon temple sera appelé une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.»Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi l'entendirent, et ils cherchaient les moyens de le faire mourir; ils le redoutaient en effet, parce que toute la foule était frappée par son enseignement.Le soir venu, Jésus sortit de la ville.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article "Les vendeurs chassés du Temple" explore un événement complexe où Jésus, dans les récits évangéliques, expulse les marchands du Temple de Jérusalem. Ce récit est présent dans les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean, chacun ayant sa propre interprétation et focalisation. Les synoptiques, notamment Matthieu, Marc et Luc, situent cet événement peu avant la crucifixion de Jésus, soulignant son autorité indéniable face aux autorités du Temple et utilisant des citations prophétiques d'Ésaïe et Jérémie pour légitimer ses actions.
Marc 11.15-19 (Louis Segond S21) :
Ils arrivèrent à Jérusalem, et Jésus entra dans le temple. Il se mit à chasser ceux qui vendaient et qui achetaient dans le temple, et il renversa les tables des changeurs de monnaie et les sièges des vendeurs de pigeons.Il ne laissait personne transporter un objet à travers le templeet il les enseignait en disant: «N'est-il pas écrit: Mon temple sera appelé une maison de prière pour toutes les nations? Mais vous, vous en avez fait une caverne de voleurs.»Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi l'entendirent, et ils cherchaient les moyens de le faire mourir; ils le redoutaient en effet, parce que toute la foule était frappée par son enseignement.Le soir venu, Jésus sortit de la ville.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Marc indique que Jésus a préparé son intervention en observant les lieux avant d'agir. En revanche, Jean place cet incident au début du ministère de Jésus, décrivant une scène plus dramatique où Jésus utilise un fouet. La dichotomie des récits soulève la question de savoir si cet acte s'est produit à deux occasions distinctes.
Jean 2.13-22 (Louis Segond S21) :
La Pâque juive était proche et Jésus monta à Jérusalem.Il trouva les vendeurs de bœufs, de brebis et de pigeons ainsi que les changeurs de monnaie installés dans le temple.Alors il fit un fouet avec des cordes et les chassa tous du temple, ainsi que les brebis et les bœufs. Il dispersa la monnaie des changeurs et renversa leurs tables.Et il dit aux vendeurs de pigeons: «Enlevez cela d'ici, ne faites pas de la maison de mon Père une maison de commerce.»Ses disciples se souvinrent qu'il est écrit: Le zèle de ta maison me dévore.Les Juifs prirent la parole et lui dirent: «Quel signe nous montres-tu, pour agir de cette manière?»Jésus leur répondit: «Détruisez ce temple et en 3 jours je le relèverai.»Les Juifs dirent: «Il a fallu 46 ans pour construire ce temple et toi, en 3 jours tu le relèverais!»Cependant, lui parlait du temple de son corps.C'est pourquoi, lorsqu'il fut ressuscité, ses disciples se souvinrent qu'il avait dit cela et ils crurent à l'Ecriture et à la parole que Jésus avait dite.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Le texte analyse ces divergences narratives et leurs implications théologiques, notant que malgré son apparente brutalité, l'action de Jésus n'entraîna pas de répression par les autorités romaines, ce qui suggère une approche stratégique de Jésus pour asseoir son autorité sans provoquer d'insurrection violente. L'article conclut que cet événement symbolise une volonté de purification spirituelle et une remise en question des pratiques religieuses corrompues de l'époque.
L'article examine comment les prophéties de l'Ancien Testament trouvent leur accomplissement dans la vie de Jésus, en identifiant 24 points marqués par des événements clés. En reliant des textes prophétiques aux Évangiles, l'auteur explore l'accomplissement et la portée messianique cachée des écrits sacrés.
Jean 1.1-5 (Louis Segond S21) :
Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu.Elle était au commencement avec Dieu.Tout a été fait par elle et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.En elle il y avait la vie, et cette vie était la lumière des êtres humains.La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas accueillie.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article 'L’accomplissement des prophéties' explore la connexion entre les prophéties de l'Ancien Testament et la vie de Jésus-Christ. Il identifie 24 points prophétiques qui trouvent écho dans les Évangiles, répartis en deux catégories de 12 points chacune. La première série se concentre sur des prophéties explicitement messianiques, comme sa naissance à Bethléem ou son entrée messianique à Jérusalem.
Esaïe 9.5 (Louis Segond S21) :
En effet, un enfant nous est né, un fils nous a été donné,
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
La deuxième série inclut des événements de la vie de Jésus qui révèlent des prophéties cachées, telles que sa trahison ou son retour d'Égypte. L'auteur s'appuie principalement sur les écrits des prophètes et les rapprochements établis par les auteurs des Évangiles, notamment Matthieu. L'étude se penche également sur les termes utilisés, tels qu’'Ésaïe 9.5', où le Messie est qualifié de 'Dieu puissant', et ouvre sur une réflexion théologique concernant la compréhension de l'incarnation divine en Jésus.
Jean 4.25-26 (Louis Segond S21) :
La femme lui dit: «Je sais que le Messie doit venir, celui que l'on appelle Christ. Quand il sera venu, il nous annoncera tout.»Jésus lui dit: «Je le suis, moi qui te parle.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Le texte souligne l'importance de reconnaître ces liens pour comprendre la réalisation des prophéties bibliques.
L'article analyse la présence et le rôle des femmes lors de la crucifixion de Jésus. Ces femmes, notamment Marie de Magdala, font preuve d'une fidélité remarquable face aux menaces. L'étude, basée sur les évangiles, vise à reconnaître leur importance dans les récits bibliques et leur témoignage en tant qu'élément central du christianisme.
Marc 6.3 (Louis Segond S21) :
N'est-il pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? Et ses sœurs ne sont-elles pas ici parmi nous?» Et il représentait un obstacle pour eux.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article "ANN091 - Les femmes au pied de la croix" explore le rôle des femmes présentes durant les moments cruciaux de la crucifixion de Jésus. Lors de ces événements dramatiques marqués par la peur et l'incertitude, ces femmes font preuve d'une fidélité remarquable, contrastant fortement avec la dispersion des disciples masculins. Ce contraste met en lumière la bravoure et l’engagement de ces femmes même sous la menace de la persécution.
Luc 24.21 (Louis Segond S21) :
Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour que ces événements se sont produits.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
En outre, l'étude préconise d'identifier et de comprendre le rôle de ces femmes aux côtés de Jésus, se concentrant principalement sur celles mentionnées dans les évangiles, notamment Marie de Magdala, une figure centrale qui est délivrée par Jésus de sept démons et devient une disciple importante. L'article compile et compare les mentions évangéliques relatives à ces femmes, fournissant une analyse enrichissante de leur rôle spirituel et social. L'analyse révèle un groupe de femmes dévouées, parmi lesquelles se distingue également Marie, mère de Jésus.
Jean 11.53 (Louis Segond S21) :
Dès ce jour, ils tinrent conseil pour le faire mourir.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
L'étude souligne l'importance de leur témoignage, inscrivant leur présence comme un élément crucial de la narration évangélique. Les références bibliques jouent un rôle clé dans l’article, citant des évangiles comme Jean et Marc pour enraciner solidement les affirmations de l'auteur au sein du contexte scripturaire. Enfin, l'article ne se contente pas de raconter ces faits mais s'efforce également de montrer comment ces femmes ont su porter leur foi et leur loyauté de manière inébranlable, offrant ainsi un exemple pérenne aux fidèles contemporains.
L'article discute l'idée d'années de 360 jours dans la Bible, reliée à des prophéties majeures telles que celles dans Daniel et l'Apocalypse. Ces années plus courtes apparaitraient en lien avec des périodes de châtiments ou de prophéties bibliques, mettant en contraste avec l'année civile de 365 jours. Bien que les Écritures ne mentionnent jamais une année de 365 jours, l'idée d'années de 360 jours est examinée autour des thématiques de jugement dans la Bible.
Daniel 9.27 (Louis Segond S21) :
Il imposera une alliance d'une semaine à beaucoup, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande. Le dévastateur commettra les pires monstruosités jusqu'à ce que l'anéantissement et ce qui a été décidé se déversent sur lui.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article explore la notion d'années de 360 jours dans la Bible, souvent liée à l'interprétation de certaines prophéties. Les auteurs examinent différents passages bibliques, notamment dans le livre de Daniel et l'Apocalypse, où des expressions telles que 'un temps, des temps et la moitié d'un temps', '1 260 jours' et '42 mois' sont interprétées par certains comme représentant une période de 1 260 jours. Le déluge rapporté dans la Genèse est également mentionné, où une période de 150 jours correspond à cinq mois de 30 jours, suggérant ainsi des mois de 30 jours.
Genèse 7.11 (Louis Segond S21) :
L'an 600 de la vie de Noé, le dix-septième jour du deuxième mois, toutes les sources du grand abîme jaillirent et les écluses du ciel s'ouvrirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
L'article avance que ces années plus courtes peuvent être délibérément utilisées en rapport avec des années de châtiments. Bien que la durée astronomique d'une année soit établie à 365,2422 jours, la Bible ne mentionne jamais cette durée, suggérant un calendrier alternatif lié à des périodes prophétiques ou apocalyptiques. Enfin, il met en lumière le contraste entre les années ordinaires et celles liées à des châtiments dans les Écritures.
Cet article examine la doctrine de l'inerrance de la Bible, affirmant que les Écritures sont sans erreur dans leurs textes originaux grâce à l'inspiration divine. Il explore des arguments en faveur de l'inerrance, s'appuyant sur des passages bibliques clés et la nature parfaite de Dieu. L'article traite également des défis liés aux interprétations variées des textes bibliques et des contradictions apparentes avec l'histoire.
Jean 17.17 (Louis Segond S21) :
Consacre-les par ta vérité! Ta parole est la vérité.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article intitulé "ANN105 - L'inerrance de la Bible" explore la doctrine de l'inerrance des Écritures, c'est-à-dire l'idée que les textes bibliques sont exempts d'erreurs dans leurs manuscrits originaux. Cette notion est fondée sur l'inspiration divine des auteurs par Dieu, garantissant ainsi l'absence d'erreurs théologiques, morales, historiques ou scientifiques dans la Bible. L'article présente des arguments en faveur de l'inerrance, tels que la nature parfaite de Dieu et le témoignage interne de la Bible elle-même, qui affirme son statut infaillible.
Psaumes 19.7-9 (Louis Segond S21) :
il se lève à une extrémité du cielet termine sa course à l'autre extrémité:rien n'échappe à sa chaleur.La loi de l'Eternel est parfaite, elle donne du réconfort;le témoignage de l'Eternel est vrai, il rend sage celui qui manque d'expérience.Les décrets de l'Eternel sont droits, ils réjouissent le cœur;les commandements de l'Eternel sont clairs, ils éclairent la vue.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Des passages bibliques clés, tels que 2 Timothée 3:16-17 et Psaumes 19:7-9, sont cités pour soutenir cette idée. En outre, l'article reconnaît les défis posés par les contradictions apparentes entre certaines parties des Évangiles et les données historiques, tout en suggérant une possible harmonie et complémentarité entre les récits bibliques et l'histoire séculière. L'article invite à une réflexion approfondie sur l'interprétation des Écritures et la perception des divergences, en présentant une analyse des diverses positions défendues par les exégètes bibliques.
Étude exégétique d'Apocalypse 2, analysant les messages aux Églises d'Éphèse, Smyrne, Pergame et Thyatire. Chaque lettre suit une structure commune : diagnostic, appel à la fidélité et promesse eschatologique. L'article invite à écouter l'Esprit, discerner les dérives communautaires et retrouver l'amour premier envers le Christ, dans une perspective à la fois historique et théologique.
Apocalypse 2.3 (Louis Segond S21) :
Oui, tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de mon nom et tu ne t'es pas lassé.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article APO002 intitulé 'Écouter, discerner, revenir à l'amour premier' constitue une étude exégétique approfondie du chapitre 2 de l'Apocalypse de Jean, portant sur les messages adressés aux quatre premières Églises d'Asie Mineure : Éphèse, Smyrne, Pergame et Thyatire. L'auteur inscrit son analyse dans une double perspective, à la fois historique et théologique, en cherchant à démontrer que ces lettres du premier siècle répondaient précisément aux réalités vécues par chaque communauté chrétienne de l'époque. L'introduction pose le cadre général de l'étude : les sept lettres aux Églises d'Asie Mineure, rédigées à la fin du premier siècle, ont circulé parmi ces communautés et reflètent leurs défis spirituels, culturels et historiques spécifiques. L'auteur souligne que les croyants de l'époque devaient pouvoir reconnaître dans ces messages une résonance directe avec leur vécu quotidien, confrontés qu'ils étaient à des pressions internes et externes. L'étude s'appuie sur un croisement entre les données bibliques et les sources séculières disponibles pour valider cette adéquation. Une attention particulière est portée à la structure littéraire récurrente de ces lettres : chaque message suit un schéma codifié comportant une présentation de l'orateur divin, un diagnostic de la situation de l'Église, une reconnaissance des points positifs, une dénonciation des dérives, un appel à la conversion ou à la persévérance, et une promesse eschatologique adressée au vainqueur. Cette régularité formelle n'empêche pas une personnalisation profonde de chaque message.
Apocalypse 2.3 (Louis Segond S21) :
Oui, tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de mon nom et tu ne t'es pas lassé.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
L'auteur soulève également la question de l'ordre dans lequel les Églises sont présentées dans les chapitres 2 et 3. Cet ordre est-il simplement géographique, ou porte-t-il une signification spirituelle et théologique plus profonde ? Cette interrogation invite à explorer la logique narrative et symbolique de l'ensemble du livre de l'Apocalypse. L'analyse exégétique proprement dite se concentre sur Apocalypse 2.1-29. Le message adressé à Éphèse met en lumière une communauté marquée par une fidélité active et une vigilance doctrinale réelle, mais qui a progressivement perdu la ferveur de son amour premier envers le Christ. L'appel est clair : se souvenir, se repentir, et retrouver cet élan initial. La lettre à Smyrne s'adresse à une Église en souffrance, confrontée à la pauvreté matérielle et à la persécution, mais spirituellement riche.
Apocalypse 2.1-7 (Louis Segond S21) :
»Ecris à l'ange de l'Eglise d'Ephèse: ‘Voici ce que dit celui qui tient les sept étoiles dans sa main droite, celui qui marche au milieu des sept chandeliers d'or:Je connais tes œuvres, ton travail et ta persévérance. Je sais que tu ne peux pas supporter les méchants. Tu as mis à l'épreuve ceux qui se prétendent apôtres sans l'être, et tu les as trouvés menteurs.Oui, tu as de la persévérance, tu as souffert à cause de mon nom et tu ne t'es pas lassé.Mais ce que j'ai contre toi, c'est que tu as abandonné ton premier amour.Souviens-toi donc d'où tu es tombé, repens-toi et pratique tes premières œuvres. Sinon, je viendrai [bientôt] à toi et j'enlèverai ton chandelier de sa place, à moins que tu ne changes d'attitude.Cependant, tu as ceci pour toi: tu détestes les œuvres des Nicolaïtes, tout comme je les déteste, moi aussi.Que celui qui a des oreilles écoute ce que l'Esprit dit aux Eglises: Au vainqueur je donnerai à manger du fruit de l'arbre de vie, qui est dans le paradis de Dieu.’
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Elle est exhortée à tenir ferme dans l'épreuve sans craindre ce qu'elle va endurer. Pergame reçoit un message plus nuancé : reconnue pour sa fidélité dans un contexte hostile, elle est néanmoins interpellée sur des compromis doctrinaux internes liés aux enseignements de Balaam et des Nicolaïtes, qui menacent l'intégrité de la communauté. Thyatire, quant à elle, est louée pour sa charité, sa foi, son service et sa persévérance, mais sévèrement avertie au sujet d'une femme prophétesse qui séduit les fidèles et les conduit vers l'idolâtrie et l'immoralité. L'ensemble de ces quatre messages dessine une dynamique spirituelle commune : écouter attentivement l'Esprit, discerner avec lucidité les forces et les faiblesses de sa propre communauté, et revenir à une fidélité authentique nourrie par la présence vivante du Christ au milieu de son Église. Le titre même de l'article, 'Écouter, discerner, revenir à l'amour premier', résume cette triple exigence spirituelle. L'article s'appuie sur le plan du commentaire de Scofield pour structurer son analyse du chapitre 2, et renvoie à plusieurs ressources complémentaires : une annexe sur l'inerrrance de la Bible, un chapitre sur le prophète Daniel, une explication des 70 semaines de Daniel, ainsi que des annexes sur le déroulement prophétique de la fin des temps et les signes annonçant le retour du Messie. Ces renvois situent l'article dans un ensemble plus large d'enseignement biblique et prophétique, ancré dans une perspective évangélique et eschatologique.
L'article APO010 analyse le deuxième sceau de l'Apocalypse (Ap 6.3-4) : un cheval rouge dont le cavalier reçoit une grande épée et le pouvoir d'ôter la paix de la terre. À travers quatre symboles — le cheval rouge, le cavalier, l'épée et la paix retirée — l'étude explore la réalité de la guerre comme jugement divin et responsabilité humaine, soulignant que seul le Christ peut apporter une paix véritable et durable.
Apocalypse 6.1-8 (Louis Segond S21) :
Je vis alors l'Agneau ouvrir un des sept sceaux et j'entendis l'un des quatre êtres vivants dire d'une voix de tonnerre: «Viens.»Je regardai et je vis apparaître un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur et pour remporter la victoire.Quand il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième être vivant dire: «Viens.»Et un autre cheval, rouge feu, apparut. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre afin que les hommes s'entretuent, et une grande épée lui fut donnée.Quand l'Agneau ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant dire: «Viens.» Je regardai et je vis apparaître un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance à la main.Et j'entendis [comme] une voix dire, au milieu des quatre êtres vivants: «Une mesure de blé pour une pièce d'argent et trois mesures d'orge pour une pièce d'argent, mais ne touche pas à l'huile et au vin.»Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis le quatrième être vivant dire: «Viens.»Je regardai et je vis un cheval verdâtre. Celui qui le montait avait pour nom «la Mort», et le séjour des morts l'accompagnait. Ils reçurent le pouvoir, sur le quart de la terre, de faire mourir les hommes par l'épée, par la famine, par la peste et par les bêtes sauvages de la terre.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article APO010 s'inscrit dans une série d'études consacrées au livre de l'Apocalypse et se concentre sur l'ouverture du deuxième sceau par le Messie Jésus, telle qu'elle est décrite en Apocalypse 6.3-4. Cette vision, à la fois brève et symboliquement dense, constitue le second volet de la séquence des sept sceaux qui révèlent les jugements divins et les réalités spirituelles traversant l'histoire humaine. Lorsque l'Agneau ouvre le deuxième sceau, l'un des quatre êtres vivants lance un appel d'une voix forte : « Viens ». Surgit alors un cheval de couleur rouge feu, monté par un cavalier qui reçoit une grande épée ainsi qu'un pouvoir particulier : celui d'ôter la paix de la terre. Ce cavalier s'en va accomplir sa mission, poussant les hommes à s'entre-tuer et plongeant l'humanité dans un climat de discorde, de haine et de violence généralisée. L'article analyse en détail les quatre éléments symboliques qui composent cette vision. Premièrement, le cheval rouge, dont la couleur évoque directement le sang versé, la violence et la guerre. Cette teinte ardente n'est pas anodine : elle annonce visuellement la nature du jugement qui va s'abattre sur la terre.
Apocalypse 6.1-8 (Louis Segond S21) :
Je vis alors l'Agneau ouvrir un des sept sceaux et j'entendis l'un des quatre êtres vivants dire d'une voix de tonnerre: «Viens.»Je regardai et je vis apparaître un cheval blanc. Celui qui le montait avait un arc; une couronne lui fut donnée et il partit en vainqueur et pour remporter la victoire.Quand il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième être vivant dire: «Viens.»Et un autre cheval, rouge feu, apparut. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre afin que les hommes s'entretuent, et une grande épée lui fut donnée.Quand l'Agneau ouvrit le troisième sceau, j'entendis le troisième être vivant dire: «Viens.» Je regardai et je vis apparaître un cheval noir. Celui qui le montait tenait une balance à la main.Et j'entendis [comme] une voix dire, au milieu des quatre êtres vivants: «Une mesure de blé pour une pièce d'argent et trois mesures d'orge pour une pièce d'argent, mais ne touche pas à l'huile et au vin.»Quand il ouvrit le quatrième sceau, j'entendis le quatrième être vivant dire: «Viens.»Je regardai et je vis un cheval verdâtre. Celui qui le montait avait pour nom «la Mort», et le séjour des morts l'accompagnait. Ils reçurent le pouvoir, sur le quart de la terre, de faire mourir les hommes par l'épée, par la famine, par la peste et par les bêtes sauvages de la terre.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Deuxièmement, le cavalier lui-même, présenté de manière volontairement imprécise, apparaît comme une force impersonnelle chargée d'une mission divine précise. Son anonymat souligne que l'accent est mis sur l'acte accompli plutôt que sur l'identité de l'agent. Troisièmement, la grande épée confiée au cavalier symbolise un conflit d'une ampleur considérable. L'épée est un instrument de jugement dans la tradition biblique, et sa dimension « grande » suggère que les guerres engendrées ne seront pas de simples conflits locaux, mais des bouleversements à grande échelle touchant les nations. Quatrièmement, la paix retirée de la terre constitue peut-être le symbole le plus frappant de ce passage. L'ordre humain, aussi fragile soit-il, est ôté, révélant l'incapacité des hommes à maintenir une paix durable sans l'intervention divine. Cet élément rappelle que la véritable paix ne peut venir que du Christ. L'article replace cette vision dans le cadre plus large du plan du livre de l'Apocalypse, en s'appuyant notamment sur le plan structurel proposé par les commentaires de Scofield.
Apocalypse 6.3-4 (Louis Segond S21) :
Quand il ouvrit le deuxième sceau, j'entendis le deuxième être vivant dire: «Viens.»Et un autre cheval, rouge feu, apparut. Celui qui le montait reçut le pouvoir d'enlever la paix de la terre afin que les hommes s'entretuent, et une grande épée lui fut donnée.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Le deuxième sceau s'inscrit dans la quatrième section du livre, intitulée « Les choses à venir », et constitue le deuxième sujet de cette section consacrée à l'ouverture des sept sceaux. Cette progression souligne une logique narrative et théologique : après le cavalier blanc, associé à la conquête, vient le cavalier rouge, porteur de division et de conflits. La succession des sceaux illustre ainsi une escalade des jugements divins. D'un point de vue théologique, l'ensemble de cette vision montre que les guerres et les conflits qui jalonnent l'histoire humaine ne sont pas de simples accidents ou des phénomènes purement politiques. Ils expriment à la fois le jugement de Dieu sur une humanité rebelle, la responsabilité propre des hommes dans les violences qu'ils s'infligent mutuellement, et la nécessité absolue d'une paix qui transcende les capacités humaines. L'article renvoie également à plusieurs ressources complémentaires pour approfondir la compréhension du contexte prophétique : l'inerrrance de la Bible, le prophète Daniel, les 70 semaines de Daniel, le déroulement prophétique de la fin des temps et les signes annonçant le retour du Messie Jésus. Cette étude offre ainsi une lecture exégétique et symbolique rigoureuse du deuxième sceau, invitant le lecteur à réfléchir non seulement sur la portée historique de cette vision, mais aussi sur sa signification spirituelle et eschatologique pour l'Église et pour chaque croyant.
L'article traite du miracle de la guérison de la belle-mère de Pierre, relaté dans Matthieu, Marc et Luc. Il met en lumière la puissance de guérison de Jésus et sa compassion envers les malades, les récits soulignant différents aspects de cet événement. Jésus guérit immédiatement la belle-mère de Pierre, elle se met ensuite à les servir. Les perspectives uniques des Évangiles enrichissent notre compréhension de cet acte miraculeux.
Luc 4.38-39 (Louis Segond S21) :
En sortant de la synagogue, il se rendit à la maison de Simon. La belle-mère de Simon avait une forte fièvre et on lui demanda d'intervenir en sa faveur.Il se pencha sur elle, menaça la fièvre, et la fièvre la quitta. Elle se leva immédiatement et se mit à les servir.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article explore la guérison de la belle-mère de Pierre par Jésus, relatée dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Cette histoire démontre la puissance de Jésus sur la maladie et sa compassion envers ceux qui souffrent. Dans Matthieu 8.14-15, Jésus voit la belle-mère de Pierre couchée avec une fièvre et la guérit instantanément en touchant sa main. Elle se lève et commence à servir ceux présents.
Matthieu 8.14-15 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit ensuite à la maison de Pierre. Il vit la belle-mère de celui-ci couchée, avec de la fièvre.Il lui toucha la main et la fièvre la quitta; puis elle se leva et le servit.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Marc 1.29-31 offre plus de détails, décrivant une visite chez Simon et André après la synagogue, où Jésus la prend par la main, la guérissant ainsi immédiatement. Le récit de Luc 4.38-39 mentionne la « forte » fièvre de la femme et l'autorité de Jésus en menaçant cette fièvre, la guérissant immédiatement. Chaque évangéliste apporte une dimension unique : Matthieu met l'accent sur l'efficacité de la guérison, Marc ajoute des détails contextuels et une touche de proximité, et Luc souligne le pouvoir autoritaire de Jésus. Les récits sont une démonstration de l'équilibre entre l'autorité divine et l'empathie humaine, enrichissant notre compréhension du ministère de guérison de Jésus, qui influence positivement ceux qu'il touche.
Marc 1.29-31 (Louis Segond S21) :
En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d'André.La belle-mère de Simon était couchée avec de la fièvre; aussitôt on parla d'elle à Jésus.Il s'approcha, la fit lever en lui prenant la main, et [à l'instant] la fièvre la quitta. Puis elle se mit à les servir.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Ils illustrent également l'importance de répondre à la grâce reçue par le service désintéressé. Par ailleurs, les distinctions détaillées dans les récits des Évangiles mettent en avant les différentes perspectives et sensibilités théologiques des auteurs bibliques, sans compromettre la cohérence de l'événement essentiel : la guérison miraculeuse par Jésus et la réponse de servitude de la belle-mère de Pierre. Cette scène illustre une des nombreuses facettes du ministère de Jésus sur terre, offrant une source d'encouragement et de foi constante aux croyants de tousâges.
La Transfiguration, relatée dans Matthieu, Marc et Luc, révèle la divinité de Jésus. Il est transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean sur une montagne. Moïse et Élie apparaissent, et une voix céleste déclare Jésus comme le Fils bien-aimé. Ces récits soulignent l'importance de Jésus et son enseignement.
Marc 9.2-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux;ses vêtements devinrent resplendissants et d'une telle blancheur que personne sur la terre ne peut blanchir ainsi.Elie et Moïse leur apparurent; ils s'entretenaient avec Jésus.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Il ne savait que dire, car ils étaient effrayés.Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Aussitôt les disciples regardèrent tout autour et ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que signifiait ressusciter.Puis ils lui posèrent cette question: «Pourquoi les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Il leur répondit: «Elie doit venir d'abord pour rétablir toutes choses. Et pourquoi est-il écrit, à propos du Fils de l'homme, qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé?Mais je vous le dis: Elie est déjà venu et ils l'ont traité comme ils ont voulu, conformément à ce qui est écrit à son sujet.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'événement de la Transfiguration du Messie Jésus, relaté dans Matthieu 17.1-13, Marc 9.2-13 et Luc 9.28-36, est un moment clé des Évangiles. Jésus emmène Pierre, Jacques et Jean sur une haute montagne, où il est transfiguré devant eux ; son visage brille comme le soleil et ses vêtements deviennent éclatants de blancheur. Moïse et Élie apparaissent et s'entretiennent avec lui, symbolisant la Loi et les Prophètes.
Marc 9.2-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux;ses vêtements devinrent resplendissants et d'une telle blancheur que personne sur la terre ne peut blanchir ainsi.Elie et Moïse leur apparurent; ils s'entretenaient avec Jésus.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Il ne savait que dire, car ils étaient effrayés.Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Aussitôt les disciples regardèrent tout autour et ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que signifiait ressusciter.Puis ils lui posèrent cette question: «Pourquoi les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Il leur répondit: «Elie doit venir d'abord pour rétablir toutes choses. Et pourquoi est-il écrit, à propos du Fils de l'homme, qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé?Mais je vous le dis: Elie est déjà venu et ils l'ont traité comme ils ont voulu, conformément à ce qui est écrit à son sujet.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Une voix céleste déclare : 'Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection : écoutez-le !' Les disciples, effrayés, tombent à terre, mais Jésus les rassure. Chaque évangile présente des variations : Matthieu et Marc mentionnent un délai de six jours avant l'événement, tandis que Luc parle de huit jours et précise que les disciples étaient endormis. L'événement souligne la divinité de Jésus et l'importance de son enseignement.
Matthieu 17.1-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et son frère Jean, et il les conduisit à l'écart sur une haute montagne.Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.Et voici que Moïse et Elie leur apparurent; ils s'entretenaient avec lui.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, faisons ici trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. De la nuée une voix fit entendre ces paroles: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation: écoutez-le!»Lorsqu'ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent le visage contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.Mais Jésus s'approcha d'eux, les toucha et dit: «Levez-vous, n'ayez pas peur!»Ils levèrent les yeux et ne virent plus que Jésus seul.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.»Les disciples lui posèrent cette question: «Pourquoi donc les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Jésus leur répondit: «Il est vrai qu'Elie doit venir [d'abord] et rétablir toutes choses,mais je vous le dis: Elie est déjà venu, ils ne l'ont pas reconnu et ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part.»Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Les récits démontrent une grande cohérence tout en offrant des perspectives uniques qui enrichissent la compréhension de ce miracle.
Jean 21.1-14 relate la pêche miraculeuse après la résurrection, où Jésus ressuscité réapparaît sur le rivage de la mer de Tibériade et conseille ses disciples sur la pêche. Il est reconnu par Jean lorsque le filet déborde de poissons. Pierre, transporté de joie, nage jusqu'à lui, tandis que Jésus prépare un repas symbolique.
Luc 5.1-11 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus se trouvait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu.Il vit au bord du lac deux barques; les pêcheurs en étaient descendus pour laver leurs filets.Il monta dans l'une de ces barques, qui appartenait à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance là où l'eau est profonde et jetez vos filets pour pêcher.»Simon lui répondit: «Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais sur ta parole, je jetterai les filets.»Ils les jetèrent et prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient.Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et remplirent les deux barques, au point qu'elles s'enfonçaient.Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus et dit: «Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.»En effet, lui et tous ceux qui étaient avec lui étaient remplis de frayeur à cause de la pêche qu'ils avaient faite.Il en allait de même pour Jacques et Jean, les fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon: «N'aie pas peur, désormais tu seras pêcheur d'hommes.»Alors ils ramenèrent les barques à terre, laissèrent tout et le suivirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article porte sur le récit biblique de la deuxième pêche miraculeuse après la résurrection de Jésus Messie, tel que rapporté dans Jean 21.1-14. Jésus réapparaît à certains de ses disciples sur le rivage de la mer de Tibériade après une nuit de pêche infructueuse. Il leur demande s'ils ont quelque chose à manger et leur donne un conseil qui aboutit à une pêche abondante.
Luc 5.1-11 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus se trouvait au bord du lac de Génésareth et la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu.Il vit au bord du lac deux barques; les pêcheurs en étaient descendus pour laver leurs filets.Il monta dans l'une de ces barques, qui appartenait à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu du rivage. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.Quand il eut fini de parler, il dit à Simon: «Avance là où l'eau est profonde et jetez vos filets pour pêcher.»Simon lui répondit: «Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais sur ta parole, je jetterai les filets.»Ils les jetèrent et prirent une grande quantité de poissons, et leurs filets se déchiraient.Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et remplirent les deux barques, au point qu'elles s'enfonçaient.Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus et dit: «Seigneur, éloigne-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.»En effet, lui et tous ceux qui étaient avec lui étaient remplis de frayeur à cause de la pêche qu'ils avaient faite.Il en allait de même pour Jacques et Jean, les fils de Zébédée, les associés de Simon. Jésus dit à Simon: «N'aie pas peur, désormais tu seras pêcheur d'hommes.»Alors ils ramenèrent les barques à terre, laissèrent tout et le suivirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
C'est alors que Jean reconnaît Jésus, et Pierre, plein d'enthousiasme, se jette à l'eau pour le rejoindre. Une fois à terre, Jésus prépare un repas de poisson et de pain, une action qui illustre sa sollicitude envers ses disciples et rappelle la communion. Le passage est riche en symboles : il montre Jésus renouvelant l'appel de ses disciples à devenir 'pêcheurs d'hommes', soulignant la mission continue après sa résurrection et témoignant de sa souveraineté sur la nature ainsi que sa présence vivante parmi eux.
Sur les rives de la mer de Galilée, vers mars 31, Jésus confirme l'appel de quatre pêcheurs : Simon-Pierre, André, Jacques et Jean. Contrairement à un premier appel à Béthanie, il les invite désormais à tout abandonner pour se consacrer exclusivement à l'évangélisation. Leur réponse immédiate et totale traduit une confiance construite au fil des mois passés à ses côtés. Matthieu (4.18-22) et Marc (1.16-20) rapportent cet épisode fondateur du ministère galiléen.
Marc 1.16-20 (Louis Segond S21) :
Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans le lac; c'étaient en effet des pêcheurs.Jésus leur dit: «Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent.Il alla un peu plus loin et vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient eux aussi dans une barque et réparaient les filets.Aussitôt, il les appela; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers et le suivirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La péricope 54 de la synopse évangélique traite de la confirmation de l'appel des disciples par le Messie Jésus, un épisode fondamental dans la constitution du groupe apostolique qui allait accompagner Jésus tout au long de son ministère en Galilée. Cet événement se situe sur les rives de la mer de Galilée, également connue sous le nom de lac de Tibériade, et est daté approximativement de mars 31, peu avant la fête de Pâque du lundi 24 mars 31. Les textes bibliques qui rapportent cet épisode sont principalement ceux de Matthieu (4.18-22) et de Marc (1.16-20). Luc et Jean n'apportent pas de parallèle direct pour cette péricope particulière. Le récit décrit comment Jésus, marchant le long du rivage, rencontre des pêcheurs en pleine activité professionnelle et les invite à le suivre pour se consacrer désormais à une mission d'évangélisation. Un élément de complexité textuelle mérite d'être souligné : l'auteur note une apparente contradiction entre le récit de Matthieu et de Marc d'un côté, et celui de Jean de l'autre. En effet, Jean avait précédemment relaté un premier appel de ces disciples à Béthanie en Judée (péricope 32). Cette tension narrative est expliquée dans une annexe complémentaire (ANN021 : Les appels des disciples) qui distingue deux étapes distinctes dans le processus de l'appel : une première invitation à rejoindre Jésus comme maître, survenue à Béthanie, et une seconde invitation, bien plus exigeante, à abandonner toute activité professionnelle pour se consacrer exclusivement à l'œuvre d'évangélisation.
Matthieu 4.18-22 (Louis Segond S21) :
Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient un filet dans le lac; c'étaient en effet des pêcheurs.Il leur dit: «Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent.Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans une barque avec leur père Zébédée et qui réparaient leurs filets. Il les appela,et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père et le suivirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Ainsi, selon l'interprétation proposée, les disciples avaient dans un premier temps choisi de suivre Jésus comme leur nouveau maître tout en maintenant leur activité de pêcheurs. Pendant plusieurs mois, ils avaient donc vécu une forme de discipulat partiel, conciliant leur métier avec leur attachement à Jésus. C'est précisément dans ce contexte que le Messie les retrouve sur leurs bateaux, en train de pêcher, au moment de cet appel confirmé sur les rives du lac. La nouvelle invitation lancée par Jésus représente un approfondissement radical de l'engagement initial. Il ne s'agit plus simplement de le reconnaître comme maître et de bénéficier de son enseignement, mais de tout quitter pour le suivre dans une mission itinérante d'annonce du Royaume. Cette décision impliquait un renoncement total aux activités professionnelles, aux filets, aux bateaux, aux liens familiaux immédiats, et à toute source de revenus stable. Quatre hommes sont expressément mentionnés lors de cet appel confirmé : Simon-Pierre et son frère André, ainsi que Jacques et Jean, les fils de Zébédée. Ces quatre pêcheurs constituent le premier noyau du groupe des disciples, ceux qui partageront le plus intimement la vie et le ministère de Jésus.
Marc 1.16-20 (Louis Segond S21) :
Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans le lac; c'étaient en effet des pêcheurs.Jésus leur dit: «Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent.Il alla un peu plus loin et vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient eux aussi dans une barque et réparaient les filets.Aussitôt, il les appela; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers et le suivirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Le texte insiste sur le fait qu'ils laissèrent immédiatement et totalement tout pour le suivre, soulignant ainsi la radicalité de leur réponse. L'auteur interprète cette obéissance immédiate et totale comme le fruit d'une confiance profonde, construite au fil des mois passés au contact de Jésus depuis le premier appel à Béthanie. Sans cette période préparatoire de familiarisation avec leur maître, une telle décision aurait été difficile à comprendre. C'est donc une confiance mûrie par l'expérience qui rend possible cet abandon total. Des annexes complémentaires sont proposées pour enrichir la compréhension de ce passage : ANN061 sur la formation du groupe des disciples, ANN060 sur la ville de Sépphoris, et ANN071 sur la ville de Capharnaüm, qui constituent le cadre géographique et culturel du début du ministère galiléen de Jésus. Cet épisode s'inscrit dans la série des péricopes consacrées au début du ministère en Galilée et fait suite à l'épisode de l'officier du roi à Cana (péricope 53), tandis que la péricope suivante (55) relatera la première pêche miraculeuse, autre moment clé de la relation entre Jésus et ses disciples pêcheurs.
La péricope 55 relate la première pêche miraculeuse, rapportée uniquement par Luc (Lc 5.1-11), lors du début du ministère de Jésus en Galilée. Après une nuit de pêche infructueuse, Jésus ordonne à Simon Pierre de jeter les filets, provoquant une capture extraordinaire. Cet acte miraculeux, distinct de celui de Jean 21, semble avoir permis aux disciples de subvenir aux besoins de leurs familles avant de tout quitter pour suivre Jésus, illustrant la providence divine qui accompagne chaque appel.
Marc 1.16-20 (Louis Segond S21) :
Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans le lac; c'étaient en effet des pêcheurs.Jésus leur dit: «Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent.Il alla un peu plus loin et vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient eux aussi dans une barque et réparaient les filets.Aussitôt, il les appela; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers et le suivirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La péricope 55 de la synopse évangélique porte sur la première pêche miraculeuse, un épisode relaté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 5.1-11), sans parallèle chez Matthieu ni chez Marc. Cet événement se situe au début du ministère de Jésus en Galilée, probablement vers mars de l'an 31, peu avant la fête de Pâque du lundi 24 mars 31, sur les rives de la mer de Galilée. Le récit s'inscrit dans un contexte particulier : les disciples n'avaient pas encore abandonné leur métier de pêcheurs au moment où le Messie Jésus leur propose de devenir 'pêcheurs d'hommes'. Simon Pierre et ses compagnons, après une nuit entière de travail infructueux, s'apprêtent à ranger leurs filets lorsque Jésus intervient de manière décisive. Il convient d'emblée de souligner que cet épisode ne doit pas être confondu avec la seconde pêche miraculeuse rapportée en Jean 21.1-14, dont les circonstances et les détails sont nettement différents. Avant d'accomplir ce miracle, Jésus enseignait la foule depuis la barque de Simon (verset 1), de sorte que tous ceux qui étaient présents sur le rivage furent témoins de la capture extraordinaire qui allait suivre. Cette dimension publique du miracle est significative : elle confère à l'événement une portée testimoniale importante pour l'ensemble de la communauté présente. L'auteur de l'analyse souligne un principe fondamental qui caractérise l'ensemble du ministère de Jésus : le Messie n'opérait jamais de miracle dans le seul but de manifester sa puissance ou d'impressionner la foule.
Matthieu 4.18-22 (Louis Segond S21) :
Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient un filet dans le lac; c'étaient en effet des pêcheurs.Il leur dit: «Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent.Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans une barque avec leur père Zébédée et qui réparaient leurs filets. Il les appela,et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père et le suivirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Chacun de ses actes miraculeux répondait à une raison précise et poursuivait un but spécifique. Dans ce contexte, plusieurs éléments du récit méritent attention. Premièrement, le contexte économique et environnemental de la pêche en Galilée au premier siècle est évoqué : l'hiver n'était pas la meilleure saison pour la pêche, ce qui explique en partie l'échec nocturne des disciples. De plus, la surpêche causée par l'afflux de populations pauvres venues chercher de meilleures conditions de vie en Galilée mettait en péril la survie de plusieurs espèces de poissons et rendait le travail des pêcheurs professionnels de plus en plus difficile. Cette réalité sociale et écologique fournit un arrière-plan concret à l'épisode. Deuxièmement, la question se pose naturellement : pourquoi un tel miracle survient-il précisément au moment où ces hommes s'apprêtent à mettre fin à leur activité professionnelle pour suivre Jésus ? L'analyse ne prétend pas apporter de réponse certaine, mais avance une hypothèse plausible. Il n'était probablement pas envisageable pour Simon Pierre et ses compagnons de partir à la suite du Messie en laissant derrière eux des dettes qui auraient pesé sur leurs familles.
Marc 1.16-20 (Louis Segond S21) :
Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans le lac; c'étaient en effet des pêcheurs.Jésus leur dit: «Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent.Il alla un peu plus loin et vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient eux aussi dans une barque et réparaient les filets.Aussitôt, il les appela; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers et le suivirent.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
La vente de l'abondante quantité de poissons issue de cette pêche miraculeuse aurait pu mettre leurs familles à l'abri de la précarité, de manière comparable à la farine et à l'huile inépuisables accordées à la veuve de Sarepta (1 Rois 17.8). Le miracle apparaît ainsi comme un acte de providence divine à la fois pour les disciples appelés et pour leurs proches restés sur place. Troisièmement, il est noté que les quatre hommes mentionnés par Matthieu et Marc figurent dans le récit de Luc, mais qu'André n'est pas explicitement cité dans cet épisode. Ce détail illustre les différences de perspective et de sélection des informations entre les évangélistes. Enfin, des ressources complémentaires sont proposées pour approfondir la compréhension de cet épisode : l'annexe ANN021 sur les appels des disciples, l'annexe ANN061 sur la formation du groupe des disciples, et l'annexe ANN020 sur la réglementation de la pêche en Galilée. Ces documents permettent de replacer la pêche miraculeuse dans le cadre plus large de la constitution progressive du cercle des disciples de Jésus et dans son contexte historique et légal. En résumé, la première pêche miraculeuse selon Luc est bien plus qu'un simple récit de prodige : elle constitue un moment charnière dans l'appel des premiers disciples, révèle la sollicitude de Jésus envers les réalités humaines et familiales de ceux qu'il appelle, et s'inscrit dans une logique de mission où le miracle sert un dessein précis et bienveillant.
Matthieu, aussi appelé Lévi, organise un festin pour marquer son appel par Jésus. Ce banquet souligne la mission inclusive de Jésus, accueilli par ceux souvent rejetés. L'événement est relaté dans les Évangiles synoptiques et symbolise l'impact de Matthieu sur son entourage.
Matthieu 10.1-4 (Louis Segond S21) :
Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.Voici les noms des douze apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;Philippe et Barthélémy; Thomas et Matthieu, le collecteur d'impôts; Jacques, fils d'Alphée, et [Lebbée, surnommé] Thaddée;Simon le Cananite et Judas l'Iscariot, celui qui trahit Jésus.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article intitulé 'PER067 - Le festin donné par Lévi' explore un événement significatif dans le début du ministère en Galilée de Jésus, tel que raconté dans les Évangiles synoptiques. Matthieu, également connu sous le nom de Lévi, organise un grand banquet chez lui à Capernaüm pour marquer son engagement à suivre Jésus. Ce repas symbolise la mission inclusive de Jésus qui mange avec ceux qui sont souvent rejetés par la société juive, comme les collecteurs d'impôts.
Marc 2.15 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était à table dans la maison de Lévi, beaucoup de collecteurs d'impôts et de pécheurs se mirent aussi à table avec lui et avec ses disciples, car ils étaient nombreux à le suivre.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Le texte met en lumière l'appel de Matthieu comme apôtre, malgré son statut social qui ne le prédestinait pas à ce rôle. Ce banquet témoigne de la capacité de Matthieu à influencer son entourage en les rapprochant du message de Jésus. Les récits de l'appel de Lévi par Jésus et du banquet sont rapportés dans Matthieu 9.10, Marc 2.15 et Luc 5.29, soulignant l'importance de Matthieu comme l'auteur présumé du premier Évangile.
Luc 5.29 (Louis Segond S21) :
Lévi lui offrit un grand festin dans sa maison, et beaucoup de collecteurs d'impôts et d'autres personnes étaient à table avec eux.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Le texte offre également un aperçu des compétences intellectuelles de Matthieu.
Jésus choisit douze disciples parmi ses suivants et leur attribue le titre d'apôtres, terme grec signifiant 'envoyé en mission'. Ce choix, effectué après une nuit de prière, correspond au nombre des tribus d'Israël. Les Douze reçoivent autorité pour guérir et proclamer le salut, constituant le fondement de l'Église future. L'article explore l'étymologie du terme, la prière de Jésus, la question de son omniscience et le cas de Judas Iscariote.
Marc 3.13-19 (Louis Segond S21) :
Il monta ensuite sur la montagne; il appela ceux qu'il voulait, et ils vinrent vers lui.Il en établit douze [auxquels il donna le nom d'apôtres,] pour qu'ils soient avec lui, et pour les envoyer prêcheravec le pouvoir [de guérir les maladies et] de chasser les démons.[Voici les douze qu'il établit:] Simon, qu'il appela Pierre;Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui signifie «fils du tonnerre»;André; Philippe; Barthélémy; Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée; Thaddée; Simon le Cananite;et Judas l'Iscariot, celui qui trahit Jésus.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La péricope 80 (PER080) traite du choix des douze apôtres par Jésus, le Messie, événement majeur dans le développement de son ministère public en Galilée. Cet épisode se situe chronologiquement après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem, aux alentours du 5 avril 31, dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque. L'événement se déroule sur une montagne proche de Capharnaüm, en Galilée, avec un plateau en contrebas, selon la chronologie adoptée par Marc qui place cette nomination juste après les nombreuses guérisons opérées en Galilée. L'article s'appuie sur une approche synoptique, confrontant trois récits évangéliques parallèles : Matthieu 9.38 et 10.1-4, Marc 3.13-19, et Luc 6.12-16. L'évangile de Jean ne rapporte pas directement cet épisode. La méthodologie adoptée suit principalement la chronologie de Marc pour ordonner les événements. Un point central de cet article est l'étymologie et la signification du terme 'apôtre'. Issu du grec ancien ἀπόστολος (apóstolos), il désigne un 'envoyé chargé d'une mission'. Dans la Septante, version grecque de l'Ancien Testament, ce terme traduit l'hébreu shaliah, signifiant 'envoyé plénipotentiaire'.
Luc 6.12-16 (Louis Segond S21) :
A cette époque-là, Jésus se retira sur la montagne pour prier; il passa toute la nuit à prier Dieu.Quand le jour fut levé, il appela ses disciples et il en choisit parmi eux douze auxquels il donna le nom d'apôtres:Simon, qu'il appela aussi Pierre; André, son frère; Jacques; Jean; Philippe; Barthélémy;Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée; Simon, appelé le zélote;Jude, fils de Jacques; et Judas l'Iscariot, celui qui devint un traître.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Le mot grec est composé de ἀπό (indiquant l'envoi, la mission) et de στέλλω (signifiant disposer, envoyer). Ces douze hommes deviennent ainsi des ambassadeurs du Royaume de Dieu, investis d'une autorité déléguée par Jésus lui-même, notamment le pouvoir de guérir les malades et de proclamer le message du salut. Le nombre douze n'est pas anodin : il correspond au nombre des tribus d'Israël, soulignant la dimension symbolique et eschatologique de cette institution. Ces apôtres sont choisis parmi un cercle plus large de disciples, et l'article renvoie à des annexes spécifiques (ANN021 et ANN022) pour expliquer les distinctions entre le premier appel des disciples en Judée, leur appel sur les rives de la mer de Galilée, et cette nomination officielle au titre d'apôtres. L'article insiste particulièrement sur la prière nocturne de Jésus avant ce choix, rapportée par Luc. Malgré sa nature divine, Jésus agissait toujours en harmonie avec le Père, illustrant ainsi l'unité de la Trinité (Père, Fils et Saint-Esprit). Cette prière soulève plusieurs interrogations théologiques : Jésus priait-il pour discerner la prochaine étape de son œuvre ? Pour connaître l'identité des hommes à choisir ? Pour implorer le soutien divin sur leur ministère futur ?
Jean 17.15 (Louis Segond S21) :
Je ne te demande pas de les retirer du monde, mais de les préserver du mal.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
L'auteur propose que Jésus priait pour obtenir la confirmation divine de la liste des apôtres et pour qu'ils reçoivent les capacités nécessaires à leur mission après sa mort. La question de l'omniscience de Jésus est également soulevée, notamment en lien avec le cas de Judas Iscariote : Jésus savait-il que Judas le trahirait ? Était-il conscient de ses malversations financières ? L'article renvoie à l'annexe ANN032 consacrée à Judas Iscariote pour approfondir ces questions, sans entrer dans les détails ici. L'aspect organisationnel et structurel de cette nomination est également mis en valeur : la constitution du groupe des Douze représente une structuration de l'œuvre missionnaire, permettant de répondre aux nombreux besoins de la foule et de préparer la continuité du mouvement après la crucifixion. Ces apôtres recevront une formation spécifique auprès du Maître et constitueront un groupe reconnu et respecté par l'Église primitive, comme en témoigne le livre des Actes (Actes 5.13). Après la résurrection et la Pentecôte, ils seront considérés comme les piliers de l'Église, et leurs témoignages rédigés seront naturellement acceptés en raison de leur notoriété et de leur autorité apostolique. En résumé, cet article propose une étude rigoureuse et méthodique du choix des Douze, articulant exégèse synoptique, analyse lexicale, réflexion théologique sur la nature de Jésus et considérations ecclésiologiques, tout en renvoyant le lecteur à des ressources complémentaires pour approfondir les questions connexes.
PER108 conclut le Sermon sur la montagne selon Matthieu 7.28-29. La foule et les disciples sont frappés par l'autorité unique de Jésus, si différente de celle des pharisiens. À travers 23 points, Jésus a défini le portrait du vrai disciple, un idéal impossible à atteindre sans transformation profonde. La foule entrevoit en lui le Messie et aspire à cette vie nouvelle qu'il propose.
Jean 6.68 (Louis Segond S21) :
Simon Pierre lui répondit: «Seigneur, à qui irions-nous? Tu as les paroles de la vie éternelle.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La péricope PER108 traite des résultats et de l'impact du Sermon sur la montagne, tel que rapporté principalement par l'évangéliste Matthieu dans les versets 7.28-29. Cette section constitue la conclusion formelle du long discours que Jésus a prononcé sur le plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm, en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem le 5 avril 31. Matthieu est le seul évangéliste à conclure explicitement ce discours en rapportant la réaction de la foule. Les disciples et l'ensemble des auditeurs présents sont profondément frappés par l'enseignement de Jésus. Ce qui les marque particulièrement, c'est la différence fondamentale entre la manière dont le Maître s'exprime et celle des pharisiens qu'ils entendaient chaque sabbat dans les synagogues. Les pharisiens enseignaient en s'appuyant sur des traditions et des autorités extérieures, tandis que Jésus parle avec une autorité qui lui est propre, intrinsèque et immédiate. Cette observation est corroborée par plusieurs passages évangéliques. L'apôtre Jean illustre bien cette réalité en rapportant que les pharisiens eux-mêmes, abasourdis, reconnaissent : 'Jamais homme n'a parlé comme cet homme' (Jean 7.46). Les évangélistes Marc et Luc font également état de cette autorité singulière avec laquelle Jésus enseignait (Marc 1.22, Luc 4.32), une autorité que Pierre confesse également dans Jean 6.68. Ces témoignages convergents montrent que l'impact de Jésus sur ses auditeurs dépasse largement le cadre d'un enseignement rabbinique ordinaire.
Marc 1.22 (Louis Segond S21) :
On était frappé par son enseignement, car il enseignait avec autorité, et non pas comme les spécialistes de la loi.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Le Sermon sur la montagne, principalement rapporté par Matthieu, a eu un impact profond sur la foule et les nombreux disciples présents. Le chemin du véritable disciple est désormais clairement tracé, laissant à chacun la liberté de s'y engager ou non. Ce choix personnel conditionne l'accès au Royaume de Dieu, thème central du message de Jésus tout au long de ce discours. Il est notable que la conclusion de Matthieu pourrait sembler surprenante à première vue. En effet, le Messie Jésus a énoncé des normes élevées, souvent en opposition directe avec les enseignements des pharisiens qui dominaient la vie religieuse du peuple. Pourtant, la réaction de la foule n'est pas le rejet ou l'incompréhension. Contrairement à certains auditeurs qui, à une autre occasion, avaient dit : 'Ces paroles sont dures ; qui peut les entendre ?' (Jean 6.60), ceux qui entendent le Sermon sur la montagne sont touchés et aspirent à cette nouvelle vie. La foule perçoit en Jésus bien plus qu'un simple prophète. Elle entrevoit en lui le Messie, le fondateur d'une société nouvelle, d'un ordre différent dirigé par ce Maître qu'elle reconnaît comme exceptionnel. Cette reconnaissance messianique, bien que non encore pleinement formulée par tous, transparaît dans l'émerveillement collectif face à son autorité.
Luc 6.17 (Louis Segond S21) :
Il descendit avec eux et s'arrêta sur un plateau où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de personnes de toute la Judée, de Jérusalem et du littoral de Tyr et de Sidon.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
À travers les 23 points développés dans le Sermon sur la montagne, Jésus a défini le portrait type du disciple, un profil qui diverge fondamentalement de la nature humaine naturelle. Le commentaire souligne avec pertinence qu'il est pratiquement impossible de réaliser ce profil sans une transformation profonde de l'être intérieur. C'est précisément pourquoi ce discours s'adresse en priorité aux disciples, comme le précise Luc 6.17, avant de s'étendre à une audience plus large. Du point de vue synoptique, il est important de noter que si Matthieu situe cet enseignement dans le contexte du Sermon sur la montagne, Luc place une partie de cet enseignement à un moment ultérieur dans son récit. Cette différence de contextuarisation entre les deux évangélistes reflète leurs intentions théologiques et littéraires propres, sans remettre en cause la réalité historique des événements relatés. Cette péricope constitue ainsi une charnière dans la narration synoptique de la vie de Jésus. Elle clôt un bloc d'enseignement majeur tout en ouvrant la voie à la suite du ministère galiléen. Elle invite le lecteur à prendre position face à cet enseignement exigeant mais transformateur, posant la question centrale du discipulat : suis-je prêt à m'engager sur ce chemin que le Maître a clairement tracé ?
La péricope PER144 examine Marc 4.33-34, où il est reconnu que Jésus a prononcé de nombreuses paraboles non rapportées par les évangélistes. Situé près de Capernaüm en novembre-décembre 31, ce passage révèle la pédagogie progressive de Jésus : révélation adaptée aux auditeurs, formation approfondie des disciples, et importance de la compréhension spirituelle. Jean lui-même reconnaît (Jn 20.30 ; 21.25) que les Évangiles ne contiennent qu'une fraction des enseignements de Jésus.
Jean 20.30 (Louis Segond S21) :
Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La péricope 144 de la synopse, intitulée 'D'autres paraboles non rapportées', s'inscrit dans la continuité du récit de Marc, immédiatement après la parabole du grain de moutarde (PER143). Cette section traite d'un moment particulier dans le ministère du Messie Jésus, situé approximativement en novembre ou décembre de l'an 31, dans une petite baie longeant les rives du lac de Tibériade, près de Capernaüm en Galilée. Le texte de référence principal est Marc 4.33-34, Marc étant le seul évangéliste à rapporter ce détail spécifique. Ce passage se situe dans le contexte du grand discours en paraboles, principalement relaté par Matthieu, qui marque une évolution majeure dans la méthode d'enseignement du Messie Jésus. À partir de ce moment charnière, Jésus adopte systématiquement le langage parabolique comme mode privilégié de communication avec les foules. L'analyse de Marc 4.33-34 permet de dégager trois points essentiels sur la pédagogie du Messie Jésus. Premièrement, la révélation progressive : Jésus ne dévoile pas ses enseignements de manière uniforme à tous ses auditeurs. Il adapte la profondeur de ses explications en fonction de la disposition de chacun à recevoir et à comprendre la parole.
Jean 20.30 (Louis Segond S21) :
Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Ceux qui manifestent une réelle volonté de comprendre reçoivent davantage d'éclaircissements. Deuxièmement, la relation spéciale avec les disciples : Marc 4.34 met en lumière le lien particulier que Jésus entretient avec son cercle de disciples. Ces derniers bénéficient d'un enseignement plus approfondi et d'un accès privilégié aux explications détaillées des paraboles, une formation qui les prépare à leur future mission. Troisièmement, l'importance de la compréhension : Jésus insiste sur la nécessité de saisir pleinement le sens des vérités spirituelles pour pouvoir les appliquer correctement dans sa propre vie et les transmettre fidèlement à d'autres. L'un des points théologiques les plus significatifs de cette péricope est la reconnaissance explicite que de nombreuses paraboles prononcées par Jésus lors de ce grand discours ne nous ont pas été transmises par les évangélistes. De même, la grande majorité des explications privées que Jésus donnait à ses disciples n'a pas été consignée. L'auteur de l'article propose une explication logique à ce silence : si l'intégralité de ces entretiens et enseignements avait été mise par écrit, il n'en serait pas résulté un seul ouvrage, mais potentiellement des dizaines ou des centaines de volumes. Cette réflexion rejoint directement les conclusions de l'apôtre Jean lui-même, exprimées en Jean 20.30 et Jean 21.25, où il reconnaît que les Évangiles ne contiennent qu'une fraction des signes et des actes accomplis par Jésus.
Jean 21.25 (Louis Segond S21) :
Jésus a fait encore beaucoup d'autres choses. Si on les écrivait en détail, je ne pense pas que le monde entier pourrait contenir les livres qu'on écrirait.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Les récits évangéliques constituent donc une sélection opérée avec discernement parmi une multitude d'événements et d'enseignements, choisis en fonction de leur valeur pédagogique et théologique pour les lecteurs. Sur le plan de la formation des disciples, ces entretiens privés revêtent une importance capitale. Ils constituent la base de la formation que Jésus dispense à ses proches collaborateurs, en prévision du moment où il ne sera plus physiquement présent avec eux après sa mort. Cette connaissance intime des paraboles et de leur signification profonde servira de fondement aux futures prédications des disciples, les habilitant à annoncer l'Évangile avec autorité et compréhension. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 consacrée aux paraboles en général, qui détaille les raisons de la transition vers le langage parabolique dans le ministère de Jésus, et ANN050 qui traite de la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre et communiquait son message. En résumé, cette péricope met en évidence la richesse insoupçonnée de l'enseignement de Jésus, dont les Évangiles ne nous livrent qu'un aperçu partiel mais précieux. Elle souligne la dimension pédagogique et relationnelle de son ministère, avec une attention particulière portée à la formation en profondeur de ses disciples, appelés à devenir les témoins et les prédicateurs du Royaume après lui.
Tapez au moins 2 lettres pour découvrir des suggestions issues de nos articles.