L'article discute des paraboles de Jésus, en éclaircissant l'absence de contradiction entre leurs interprétations publiques et privées. Les paraboles sont un outil pédagogique, et non des enseignements secrets.
Marc 4.34 (Louis Segond S21) :
Il ne leur parlait pas sans parabole, mais en privé il expliquait tout à ses disciples.
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Cet article explore la question des paraboles employées par Jésus, souvent perçues comme une forme d'enseignement ésotérique. La discussion se base sur certains passages bibliques qui semblent contradictoires : Jean 18.20, où Jésus déclare qu'il n'a rien enseigné en secret, et Marc 4.34 et Matthieu 13.10-11, qui évoquent qu'il parlait en paraboles aux foules et donnait ensuite des explications à ses disciples. L'article souligne que l'usage de paraboles était un outil pédagogique courant dans le judaïsme du premier siècle, visant à rendre compréhensibles des concepts complexes à un public souvent peu instruit.
Marc 4.34 (Louis Segond S21) :
Il ne leur parlait pas sans parabole, mais en privé il expliquait tout à ses disciples.
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II
Aussi, ces paraboles n'étaient pas des enseignements secrets, mais des méthodes adaptées à l'époque, destinées à susciter la réflexion. Les disciples recevaient des interprétations supplémentaires, non pour accaparer un savoir exclusif, mais pour les préparer à enseigner à leur tour. Ainsi, l'article conclut qu'il n'existe aucune contradiction réelle entre ces passages, mais qu'ils montrent plutôt une pédagogie efficace et accessible.
L'article explore la contradiction apparente dans les Évangiles sur l'utilisation du bâton lors de voyages missionnaires, en comparant les récits de Matthieu, Marc et Luc, et propose une interprétation harmonieuse.
Marc 6.8-9 (Louis Segond S21) :
Il leur recommanda de ne rien prendre pour le voyage, sauf un bâton, de n'avoir ni pain, ni sac, ni argent dans la ceinture,de chausser des sandales et de ne pas mettre deux chemises.
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Cet article examine la prétendue contradiction dans les Évangiles synoptiques concernant l'instruction donnée par Jésus à ses disciples sur l'utilisation du bâton lors de leurs voyages missionnaires. Matthieu 10:9-10 interdit aux disciples de prendre un bâton, tandis que Marc 6:8-9 leur permet de prendre un bâton mais rien d'autre. Luc 9:3 donne des instructions similaires à Matthieu, en interdisant les bâtons, sacs, pain, argent, et change de vêtements.
Luc 9.3 (Louis Segond S21) :
«Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâtons, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux chemises [chacun].
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II
L'article propose une analyse qui tente de résoudre cette contradiction apparente en tenant compte des contextes littéraires et historiques des Évangiles. En examinant les traductions et les perspectives uniques de chaque évangéliste, il met en avant l'idée que ces différences peuvent s'expliquer par les contextes spécifiques dans lesquels chaque évangile a été écrit. Le but est de montrer que ces récits ne sont pas nécessairement contradictoires mais peuvent plutôt être compris comme des récits complémentaires offrant une vue d’ensemble plus riche du message de Jésus.
Cet article explore le premier miracle de Jésus relaté dans Jean 2.1-11. Lors des noces de Cana, Jésus transforme de l'eau en vin, révélant sa nature divine et inaugurant son ministère. Marie joue un rôle clé en sollicitant l'aide de Jésus. Ce miracle symbolise la transition d'une ancienne à une nouvelle alliance de grâce, illustrant la générosité divine et renforçant la foi des disciples.
Jean 2.1-11 (Louis Segond S21) :
Or, le troisième jour, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont plus de vin.»Jésus lui répondit: «Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore venue.»Sa mère dit aux serviteurs: «Faites tout ce qu'il vous dira.»Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune une centaine de litres.Jésus leur dit: «Remplissez d'eau ces jarres.» Et ils les remplirent jusqu'au bord.«Puisez maintenant, leur dit-il, et apportez-en à l'organisateur du repas.» Et ils lui en apportèrent.L'organisateur du repas goûta l'eau changée en vin. Ne sachant pas d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient bien, il appela le mariéet lui dit: «Tout homme sert d'abord le bon vin, puis le moins bon après qu'on s'est enivré; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent!»Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
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L'article examine le premier miracle de Jésus, la transformation de l'eau en vin lors des noces de Cana, un événement relaté dans Jean 2.1-11. Ce récit montre non seulement la capacité miraculeuse de Jésus, mais aussi sa nature divine et sa relation avec sa mère, Marie, qui joue un rôle clé en alertant Jésus du problème de manque de vin. L'analyse du texte met en lumière le contexte social et culturel des mariages juifs du premier siècle, où un manque de vin constituait un embarras pour la famille de l'époux.
Jean 2.1-11 (Louis Segond S21) :
Or, le troisième jour, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont plus de vin.»Jésus lui répondit: «Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore venue.»Sa mère dit aux serviteurs: «Faites tout ce qu'il vous dira.»Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune une centaine de litres.Jésus leur dit: «Remplissez d'eau ces jarres.» Et ils les remplirent jusqu'au bord.«Puisez maintenant, leur dit-il, et apportez-en à l'organisateur du repas.» Et ils lui en apportèrent.L'organisateur du repas goûta l'eau changée en vin. Ne sachant pas d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient bien, il appela le mariéet lui dit: «Tout homme sert d'abord le bon vin, puis le moins bon après qu'on s'est enivré; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent!»Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
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II
Marie, avec foi, demande l'aide de Jésus, ce qui conduit à un miracle symbolique : l'eau, contenue dans des jarres destinées aux rites de purification juifs, se transforme en vin de qualité supérieure. Ce miracle est interprété comme une métaphore du passage de l'ancienne alliance à la nouvelle alliance de grâce apportée par Jésus. La transformation démontre la nature généreuse de l'intervention divine, tout en inaugurant la mission publique de Jésus et renforçant la foi de ses disciples.
III
Le récit, riche en symbolisme, illustre comment Jésus répond de manière inattendue et abondante aux besoins humains, dépassant attentes et demandes. Le miracle est vu comme une révélation de la gloire de Jésus et une leçon spirituelle sur la providence divine. Pour approfondir, la péricope PER036 est suggérée comme ressource complémentaire.
Cet article examine comment, à travers Matthieu 8.23-27, Marc 4.35-41 et Luc 8.22-25, Jésus calme une tempête, montrant sa puissance divine. Les récits soulignent la réaction effrayée des disciples et l'importance de la foi, avec des variations reflétant les perspectives uniques de chaque évangéliste.
Luc 8.22-25 (Louis Segond S21) :
Un jour, Jésus monta dans une barque avec ses disciples. Il leur dit: «Passons sur l'autre rive du lac.» Et ils partirent.Pendant qu'ils naviguaient, Jésus s'endormit. Un tourbillon s'abattit sur le lac, la barque se remplissait d'eau et ils étaient en danger.Ils s'approchèrent et le réveillèrent en disant: «Maître, maître, nous allons mourir.» Il se réveilla et menaça le vent et les flots. Ceux-ci s'apaisèrent et il y eut un calme plat.Puis il leur dit: «Où est votre foi?» Saisis de frayeur et d'étonnement, ils se dirent les uns aux autres: «Qui est donc cet homme? Il donne des ordres même au vent et à l'eau, et ils lui obéissent!»
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L'article "Le Messie Jésus calme la tempête" explore trois récits évangéliques où Jésus démontre son pouvoir divin sur la nature. Dans Matthieu 8.23-27, Jésus, avec ses disciples, traverse un lac. Alors qu'une tempête menace de submerger la barque, les disciples paniquent et réveillent Jésus, qui calme la tempête et questionne leur foi. Les disciples sont émerveillés par son autorité.
Marc 4.35-41 (Louis Segond S21) :
Ce jour-là, le soir venu, Jésus leur dit: «Passons sur l'autre rive.»Après avoir renvoyé la foule, ils l'emmenèrent dans la barque où il se trouvait; il y avait aussi d'autres barques avec lui.Un vent violent s'éleva et les vagues se jetaient sur la barque, au point qu'elle se remplissait déjà.Et lui, il dormait à l'arrière sur le coussin. Ils le réveillèrent et lui dirent: «Maître, cela ne te fait rien que nous soyons en train de mourir?»Il se réveilla, menaça le vent et dit à la mer: «Silence! Tais-toi!» Le vent tomba et il y eut un grand calme.Puis il leur dit: «Pourquoi êtes-vous si craintifs? Comment se fait-il que vous n'ayez pas de foi?»Ils furent saisis d'une grande frayeur et ils se disaient les uns aux autres: «Qui est donc cet homme? Même le vent et la mer lui obéissent!»
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II
Marc 4.35-41 relate une histoire similaire avec des détails uniques, tels que Jésus dormant sur un coussin et les disciples reprochant à Jésus son apparent désintérêt. Jésus apaise alors les éléments par sa parole. Dans Luc 8.22-25, le récit suit un schéma comparable, soulignant l'inquiétude des disciples et l'apaisement de la tempête par Jésus. Chaque évangéliste, bien que partageant une trame centrale, met en lumière différents aspects théologiques, tels que l'autorité de Jésus et l'importance de la foi devant l'adversité.
Matthieu 8.23-27 (Louis Segond S21) :
Il monta dans la barque et ses disciples le suivirent.Soudain, il s'éleva sur le lac une si grande tempête que la barque était recouverte par les vagues. Et lui, il dormait.Les disciples s'approchèrent et le réveillèrent en disant: «Seigneur, sauve-nous, nous allons mourir!»Il leur dit: «Pourquoi êtes-vous si craintifs, hommes de peu de foi?» Alors il se leva, menaça les vents du lac et il y eut un grand calme.Ces hommes furent très étonnés et dirent: «Quel genre d'homme est-ce? Même les vents et la mer lui obéissent!»
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III
Les récits illustrent le contrôle divin de Jésus sur la nature et l'encouragement à la confiance en sa puissance. La comparaison des passages met en valeur à la fois les similitudes, comme la réaction des disciples et le besoin constant de foi, et les différences, notamment les expressions et les détails ajoutés par chaque évangéliste. Ce miracle est un témoignage de la souveraineté de Jésus et du développement de la foi exigée des disciples.
L'article explore l'histoire d'une femme souffrant de saignements, guérie par sa foi en touchant le vêtement de Jésus. Cet acte manifeste la puissance de guérison et la compassion de Jésus envers ceux qui croient en lui, comme rapporté dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc.
Marc 5.25-34 (Louis Segond S21) :
Or, il y avait une femme atteinte d'hémorragies depuis 12 ans.Elle avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins. Elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, mais cela n'avait servi à rien; au contraire, son état avait plutôt empiré.Elle entendit parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière et toucha son vêtement,car elle se disait: «Même si je ne touche que ses vêtements, je serai guérie.»A l'instant même, son hémorragie s'arrêta, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.Jésus se rendit aussitôt compte qu'une force était sortie de lui; il se retourna au milieu de la foule et dit: «Qui a touché mes vêtements?»Ses disciples lui dirent: «Tu vois la foule qui te presse et tu dis: ‘Qui m'a touché?’»Jésus regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.Alors il lui dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.»
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L'article traite de l'histoire biblique de la guérison de la femme hémorroïsse relatée dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Cette femme souffrait d'une perte de sang depuis douze ans et avait dépensé tout son argent chez les médecins sans trouver de guérison. Elle croyait fermement qu'en touchant simplement le vêtement de Jésus, elle serait guérie.
Luc 8.43-48 (Louis Segond S21) :
Or il y avait une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans; elle avait dépensé tout son bien chez les médecins, mais aucun n'avait pu la guérir.Elle s'approcha par-derrière et toucha le bord du vêtement de Jésus. Son hémorragie s'arrêta immédiatement.Jésus dit: «Qui m'a touché?» Comme tous s'en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent: «Maître, la foule t'entoure et te presse, [et tu dis: ‘Qui m'a touché?’]»Mais Jésus répondit: «Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti qu'une force était sortie de moi.»Voyant qu'elle n'était pas passée inaperçue, la femme vint toute tremblante se jeter à ses pieds; elle déclara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché et comment elle avait été immédiatement guérie.Alors il lui dit: «Ma fille, [prends courage,] ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix!»
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II
En bravant la foule, elle parvient à toucher le vêtement de Jésus et est immédiatement guérie. Jésus reconnaît qu'une force est sortie de lui et interroge la foule pour savoir qui l'a touché. La femme, prise de crainte, se révèle et raconte son histoire.
Marc 5.25-34 (Louis Segond S21) :
Or, il y avait une femme atteinte d'hémorragies depuis 12 ans.Elle avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins. Elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, mais cela n'avait servi à rien; au contraire, son état avait plutôt empiré.Elle entendit parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière et toucha son vêtement,car elle se disait: «Même si je ne touche que ses vêtements, je serai guérie.»A l'instant même, son hémorragie s'arrêta, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.Jésus se rendit aussitôt compte qu'une force était sortie de lui; il se retourna au milieu de la foule et dit: «Qui a touché mes vêtements?»Ses disciples lui dirent: «Tu vois la foule qui te presse et tu dis: ‘Qui m'a touché?’»Jésus regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.Alors il lui dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.»
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III
Jésus lui adresse avec compassion les mots : "Ma fille, ta foi t'a guérie". Ces récits soulignent la puissance de la foi et la capacité de guérison de Jésus, tout en montrant sa compassion pour ceux qui ont foi en lui. Les détails varient légèrement entre les trois Évangiles, mais tous témoignent de la reconnaissance par Jésus de la foi de la femme et de sa rapide guérison.
L'article analyse comment les évangiles décrivent Jésus marchant sur l'eau, soulignant sa divinité et la foi des disciples. Matthieu inclut l'épisode de Pierre marchant aussi sur l'eau, tandis que Marc et Jean décrivent l'émerveillement des disciples. L'événement illustre le pouvoir de Jésus sur la nature et la nécessité de croire en lui.
Matthieu 14.22-33 (Louis Segond S21) :
Aussitôt après, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive pendant qu'il renverrait la foule.Quand il l'eut renvoyée, il monta sur la montagne pour prier à l'écart et, le soir venu, il était là seul.La barque se trouvait déjà au milieu du lac, battue par les vagues, car le vent était contraire.A la fin de la nuit, Jésus alla vers eux en marchant sur le lac.Quand les disciples le virent marcher sur le lac, ils furent affolés et dirent: «C'est un fantôme!» et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.Jésus leur dit aussitôt: «Rassurez-vous, c'est moi. N'ayez pas peur!»Pierre lui répondit: «Seigneur, si c'est toi, ordonne-moi d'aller vers toi sur l'eau.»Jésus lui dit: «Viens!» Pierre sortit de la barque et marcha sur l'eau pour aller vers Jésus,mais, voyant que le vent était fort, il eut peur et, comme il commençait à s'enfoncer, il s'écria: «Seigneur, sauve-moi!»Aussitôt Jésus tendit la main, l'empoigna et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?»Ils montèrent dans la barque, et le vent tomba.Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus en disant: «Tu es vraiment le Fils de Dieu.»
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L'article examine le récit biblique de Jésus marchant sur l'eau, tel que décrit dans les évangiles de Matthieu (14.22-33), Marc (6.45-52), et Jean (6.16-21). Après la multiplication des pains, Jésus prie seul tandis que les disciples affrontent une tempête sur le lac. Jésus marche sur l'eau pour rejoindre ses disciples, leur apportant réconfort et apaisement.
Marc 6.45-52 (Louis Segond S21) :
Aussitôt après, il obligea ses disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive, vers Bethsaïda, pendant que lui-même renverrait la foule.Quand il l'eut renvoyée, il s'en alla sur la montagne pour prier.Le soir venu, la barque était au milieu du lac et Jésus était seul à terre.Il vit qu'ils avaient beaucoup de peine à ramer, car le vent leur était contraire. Vers la fin de la nuit, il alla vers eux en marchant sur le lac, et il voulait les dépasser.Quand ils le virent marcher sur le lac, ils crurent que c'était un fantôme et ils poussèrent des cris,car ils le voyaient tous et ils étaient affolés. Jésus leur parla aussitôt et leur dit: «Rassurez-vous, c'est moi. N'ayez pas peur!»Puis il monta près d'eux dans la barque, et le vent tomba. Ils étaient en eux-mêmes extrêmement stupéfaits [et étonnés]car ils n'avaient pas compris le miracle des pains, parce que leur cœur était endurci.
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II
Matthieu décrit Pierre marchant également sur l'eau avant de douter et de commencer à couler, soulignant la nécessité de la foi. Marc met en avant l'étonnement des disciples et leur incompréhension des miracles précédents, tandis que Jean décrit comment la barque atteint immédiatement le rivage. Chaque évangile met en avant différents aspects pour illustrer des thèmes tels que la divinité de Jésus, son pouvoir sur la nature, et la nécessité de la foi.
Matthieu 14.22-33 (Louis Segond S21) :
Aussitôt après, Jésus obligea les disciples à monter dans la barque et à le précéder sur l'autre rive pendant qu'il renverrait la foule.Quand il l'eut renvoyée, il monta sur la montagne pour prier à l'écart et, le soir venu, il était là seul.La barque se trouvait déjà au milieu du lac, battue par les vagues, car le vent était contraire.A la fin de la nuit, Jésus alla vers eux en marchant sur le lac.Quand les disciples le virent marcher sur le lac, ils furent affolés et dirent: «C'est un fantôme!» et, dans leur frayeur, ils poussèrent des cris.Jésus leur dit aussitôt: «Rassurez-vous, c'est moi. N'ayez pas peur!»Pierre lui répondit: «Seigneur, si c'est toi, ordonne-moi d'aller vers toi sur l'eau.»Jésus lui dit: «Viens!» Pierre sortit de la barque et marcha sur l'eau pour aller vers Jésus,mais, voyant que le vent était fort, il eut peur et, comme il commençait à s'enfoncer, il s'écria: «Seigneur, sauve-moi!»Aussitôt Jésus tendit la main, l'empoigna et lui dit: «Homme de peu de foi, pourquoi as-tu douté?»Ils montèrent dans la barque, et le vent tomba.Ceux qui étaient dans la barque vinrent se prosterner devant Jésus en disant: «Tu es vraiment le Fils de Dieu.»
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III
Les récits démontrent que, en dépit des tempêtes de la vie, la présence rassurante de Jésus invite à la confiance et à la reconnaissance de sa divinité.
L'article relate la multiplication des pains où Jésus nourrit miraculeusement quatre mille personnes. Les récits de Matthieu et Marc décrivent la compassion de Jésus pour la foule affamée, la multiplication de sept pains et quelques poissons, et le ramassage de sept paniers de restes. Les différences incluent les destinations post-événement : Magadan pour Matthieu et Dalmanutha pour Marc.
Matthieu 15.32-39 (Louis Segond S21) :
Jésus appela ses disciples et leur dit: «Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu'ils sont près de moi et ils n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.»Les disciples lui dirent: «Comment nous procurer dans cet endroit désert assez de pains pour rassasier une si grande foule?»Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» «Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons.»Alors il fit asseoir la foule par terre,prit les sept pains et les poissons et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule.Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.Ceux qui avaient mangé étaient 4000 hommes, sans compter les femmes et les enfants.Ensuite, il renvoya la foule, monta dans la barque et se rendit dans la région de Magdala.
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L'article traite de l'événement miraculeux de la multiplication des pains dans les récits bibliques de Matthieu 15.32-39 et Marc 8.1-10. Cet épisode décrit comment Jésus, le Messie, nourrit une foule de quatre mille hommes, sans compter les femmes et les enfants, avec seulement sept pains et quelques poissons. Les deux récits soulignent la compassion de Jésus pour la foule affamée, qui le suivait depuis trois jours sans nourriture, et son souci de ne pas les renvoyer à jeun afin qu'ils ne défaillent pas en chemin. Les disciples, préoccupés par le manque de ressources alimentaires dans un endroit désert, expriment leur inquiétude.
Marc 8.1-10 (Louis Segond S21) :
Ces jours-là, une foule [très] nombreuse s'était [de nouveau] réunie et n'avait pas de quoi manger. Jésus appela ses disciples et leur dit:«Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu'ils sont près de moi, et ils n'ont rien à manger.Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin, car quelques-uns d'entre eux sont venus de loin.»Ses disciples lui répondirent: «Comment pourrait-on leur donner assez de pains à manger, ici, dans un endroit désert?»Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» «Sept», répondirent-ils.Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples pour les distribuer; et ils les distribuèrent à la foule.Ils avaient encore quelques petits poissons; Jésus [les] bénit et les fit aussi distribuer.Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.Ceux qui mangèrent étaient environ 4000. Ensuite Jésus les renvoya.Aussitôt il monta dans la barque avec ses disciples et se rendit dans la région de Dalmanutha.
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II
Cependant, Jésus leur demande combien de pains ils possèdent, reçoit sept pains et quelques poissons, et les multiplie miraculeusement pour nourrir la foule. Après que tout le monde ait mangé à satiété, sept paniers de morceaux restants sont ramassés. Cette histoire démontre la puissance et la compassion divine de Jésus à travers une intervention miraculeuse. Les similitudes entre les deux récits incluent l'expression de la compassion de Jésus et le miracle de la nourriture, tandis que les différences résident principalement dans la destination après l'événement, avec Matthieu mentionnant Magadan et Marc parlant de Dalmanutha.
Matthieu 15.32-39 (Louis Segond S21) :
Jésus appela ses disciples et leur dit: «Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu'ils sont près de moi et ils n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.»Les disciples lui dirent: «Comment nous procurer dans cet endroit désert assez de pains pour rassasier une si grande foule?»Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» «Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons.»Alors il fit asseoir la foule par terre,prit les sept pains et les poissons et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule.Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.Ceux qui avaient mangé étaient 4000 hommes, sans compter les femmes et les enfants.Ensuite, il renvoya la foule, monta dans la barque et se rendit dans la région de Magdala.
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III
De petites variations existent également dans les détails des récits, mais l'essence de l'événement reste inchangée, soulignant les thèmes centraux choisis par chaque évangéliste. L'article conclut en affirmant que, malgré des variations mineures, l'événement illustre de manière constante la bonté et la puissance miraculeuse du Messie Jésus.
Jean 9.1-12 relate la guérison par Jésus d'un homme aveugle de naissance, démontrant les œuvres divines. Jésus utilise de la boue pour guérir, rappelant la création dans Genèse. L'obéissance et la foi de l'homme sont essentielles à sa guérison. La surprise communautaire aux miracles souligne l'impact et la mission de Jésus apportant la lumière spirituelle au monde.
Jean 9.1-12 (Louis Segond S21) :
Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?»Jésus répondit: «Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui.Il faut que je fasse, tant qu'il fait jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler.Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.»Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux [de l'aveugle]et lui dit: «Va te laver au bassin de Siloé», nom qui signifie «envoyé». Il y alla donc, se lava et revint voyant clair.Ses voisins et ceux qui l'avaient vu mendier auparavant disaient: «N'est-ce pas celui qui se tenait assis et qui mendiait?»Les uns disaient: «C'est lui.» D'autres disaient: «Non, mais il lui ressemble.» Mais lui affirmait: «C'est bien moi.»Ils lui dirent donc: «Comment [donc] tes yeux ont-ils été ouverts?»Il répondit: «L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, l'a appliquée sur mes yeux et m'a dit: ‘Va au bassin de Siloé et lave-toi.’ J'y suis donc allé, je me suis lavé et j'ai pu voir.»Ils lui dirent: «Où est cet homme?» Il répondit: «Je ne sais pas.»
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L'article examine le miracle de la guérison de l'aveugle de naissance, tel que relaté dans Jean 9.1-12. Le récit commence lorsque Jésus, en passant, rencontre un homme aveugle de naissance. Ses disciples questionnent sur la cause de cette cécité, supposant un lien avec le péché. Jésus réfute cette idée, expliquant que la condition de l'homme est destinée à montrer les œuvres de Dieu.
Jean 9.1-12 (Louis Segond S21) :
Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?»Jésus répondit: «Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui.Il faut que je fasse, tant qu'il fait jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler.Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.»Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux [de l'aveugle]et lui dit: «Va te laver au bassin de Siloé», nom qui signifie «envoyé». Il y alla donc, se lava et revint voyant clair.Ses voisins et ceux qui l'avaient vu mendier auparavant disaient: «N'est-ce pas celui qui se tenait assis et qui mendiait?»Les uns disaient: «C'est lui.» D'autres disaient: «Non, mais il lui ressemble.» Mais lui affirmait: «C'est bien moi.»Ils lui dirent donc: «Comment [donc] tes yeux ont-ils été ouverts?»Il répondit: «L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, l'a appliquée sur mes yeux et m'a dit: ‘Va au bassin de Siloé et lave-toi.’ J'y suis donc allé, je me suis lavé et j'ai pu voir.»Ils lui dirent: «Où est cet homme?» Il répondit: «Je ne sais pas.»
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II
Ceci ouvre un dialogue sur le rôle du péché et de la souffrance, où Jésus éclaire les disciples sur l'opportunité de voir la gloire divine. Le miracle en soi, où Jésus utilise de la boue faite de sa salive pour guérir l'homme, est riche en symboles : il fait allusion à la création de l'humanité dans Genèse 2.7, démontrant son pouvoir de création. La guérison physique symbolise également la lumière spirituelle que Jésus apporte, se proclamant 'la lumière du monde'. L'aveugle, en suivant les instructions de Jésus et en se lavant dans le réservoir de Siloé, manifeste sa foi, soulignant l'importance de l'obéissance dans le processus de guérison.
III
La perplexité de la communauté face à ce changement souligne l'impact des miracles et la difficulté initiale à saisir la portée des actions divines. Ce miracle, en fin de compte, met en évidence la mission de Jésus sur Terre et la manière dont la souffrance peut être transformée pour révéler la puissance et la miséricorde de Dieu.
L'article traite de l'isolement de Jésus pour prier, soulignant l'équilibre entre son message spirituel et les attentes de guérison de la foule. Le récit de Marc et Luc montre l'importance de la prière pour Jésus, face aux pressions extérieures. La mission spirituelle restait centrale.
Luc 4.42 (Louis Segond S21) :
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Une foule de gens se mirent à sa recherche et arrivèrent jusqu'à lui; ils voulaient le retenir afin qu'il ne les quitte pas,
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L'article "PER060 - Le Messie Jésus s’isole pour prier" explore un moment clé du ministère de Jésus, où il choisit de s'éloigner de la foule pour se consacrer à la prière. Le récit se situe près de Capernaüm en Galilée, le dimanche 10 mars 31. Les Évangiles de Marc et Luc rapportent cet épisode, soulignant l'importance pour Jésus de s'isoler afin de prier Dieu, loin de l'agitation des sollicitations constantes pour guérisons et enseignements.
Marc 1.35-37 (Louis Segond S21) :
Vers le matin, alors qu'il faisait encore très sombre, il se leva et sortit pour aller dans un endroit désert où il pria.Simon et ceux qui étaient avec lui se mirent à sa recherche;quand ils l'eurent trouvé, ils lui dirent: «Tout le monde te cherche.»
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II
Ce récit met en lumière la tension entre le besoin de Jésus de communiquer son message spirituel et les attentes matérielles du public. Jésus souhaitait que sa mission ne soit pas perçue uniquement à travers des actes de guérison. L'article commente la pression exercée sur Jésus par la foule de Capernaüm, qui assistait à des événements extraordinaires, et insiste sur le fait que l'annonce du royaume des cieux restait la priorité de Jésus.
Luc 4.42 (Louis Segond S21) :
Quand il fit jour, il sortit et se retira dans un endroit désert. Une foule de gens se mirent à sa recherche et arrivèrent jusqu'à lui; ils voulaient le retenir afin qu'il ne les quitte pas,
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III
L'article est accompagné de renvois à des annexes sur la formation des disciples et à d'autres narrations bibliques de l'époque.
La péricope 79 relate les nombreuses guérisons accomplies par Jésus en Galilée, autour de Capernaüm, en l'an 31. Face à des foules venues de tout Israël, Jésus guérit les malades et annonce le salut, demandant la discrétion. Matthieu relie ces événements à la prophétie d'Ésaïe 42.1-4 et y voit une révélation trinitaire. Sa renommée croissante contraste avec l'opposition grandissante des pharisiens jaloux de son influence sur le peuple.
Marc 3.7-12 (Louis Segond S21) :
Jésus se retira au bord du lac avec ses disciples. Une foule nombreuse le suivit, venue de la Galilée, de la Judée,de Jérusalem, de l'Idumée, de l'autre côté du Jourdain et des environs de Tyr et de Sidon; cette foule vint à lui car elle avait appris tout ce qu'il faisait.Il dit à ses disciples de tenir toujours à sa disposition une petite barque afin de ne pas être écrasé par la foule.En effet, comme il guérissait beaucoup de gens, tous ceux qui avaient des maladies se jetaient sur lui pour le toucher.Les esprits impurs, quand ils le voyaient, se prosternaient devant lui et s'écriaient: «Tu es le Fils de Dieu.»Mais il leur recommandait très sévèrement de ne pas le faire connaître.
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La péricope 79 intitulée 'Nombreuses guérisons en Galilée' s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque, et se déroule dans la région de Capernaüm, au bord de la mer de Galilée, au cours de l'année 31 de notre ère. Cet épisode synoptique est principalement narré par Marc (3.7-12) et confirmé par Matthieu (12.15-21), tandis que Luc et Jean n'y contribuent pas directement dans cette péricope. Le récit décrit une période de grand succès pour le ministère public du Messie Jésus. Entouré de ses disciples, il se trouve sur les rives de la mer de Galilée, attirant des foules considérables venues non seulement de Galilée, mais aussi de toutes les régions d'Israël. La renommée de Jésus a largement dépassé les frontières de la Judée et de la Galilée, ce qui témoigne de l'ampleur extraordinaire de son ministère à ce stade de sa vie publique. Face à l'afflux massif de la foule, Marc rapporte que Jésus demande à ses disciples de maintenir une petite embarcation à sa disposition afin de ne pas être submergé par la multitude. Ce détail illustre à la fois la popularité croissante de Jésus et son organisation pratique dans l'exercice de son ministère. La foule voit en lui un grand libérateur, ce qui contraste fortement avec les conflits stériles et l'opposition délibérée que lui manifestent les autorités religieuses. L'article souligne la lourde responsabilité des chefs religieux de l'époque.
Esaïe 42.1-4 (Louis Segond S21) :
*Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai,Il ne criera pas, il ne haussera pas le tonIl ne cassera pas le roseau abîméIl ne faiblira pas et ne se relâchera pas
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II
Témoins directs des guérisons et de l'action de Dieu à travers Jésus, ils s'y opposent délibérément, alors même qu'ils sont censés promouvoir l'œuvre divine. Cette opposition est d'autant plus grave qu'elle est consciente et volontaire, et qu'elle conduit progressivement ces autorités vers des intentions meurtrières, comme le montrait la péricope précédente (PER078). Matthieu, fidèle à sa méthode d'écriture destinée à un public juif, établit un lien explicite avec la prophétie d'Ésaïe 42.1-4. Ce passage prophétique décrit le serviteur du Seigneur qui annonce la bonne nouvelle avec douceur et sans éclat. En citant ce texte, Matthieu montre que Jésus accomplit parfaitement les prophéties messianiques de l'Ancien Testament. Le commentaire relève également la présence de la Trinité dans cette citation : le Père qui parle, le Fils serviteur, et l'Esprit Saint. Cette argumentation trinitaire est pleinement adaptée aux lecteurs juifs de Matthieu, mais Marc, qui s'adresse plutôt à des Grecs et à des Gentils, a omis cette démonstration scripturaire, choisissant une narration plus directe et centrée sur les faits. Jésus, dans cet épisode, accomplit une double mission : il annonce le message du salut et guérit de nombreux malades. Cependant, il leur prescrit la discrétion.
Matthieu 12.15-21 (Louis Segond S21) :
Jésus le sut et s'éloigna de là. Une grande foule le suivit. Il guérit tous les maladeset leur recommanda sévèrement de ne pas le faire connaître,afin que s'accomplisse ce que le prophète Esaïe avait annoncé:Voici mon serviteur que j'ai choisi, mon bien-aimé qui a toute mon approbation. Je mettrai mon Esprit sur lui, et il annoncera la justice aux nations.Il ne contestera pas, il ne criera pas, et personne n'entendra sa voix dans les rues.Il ne cassera pas le roseau abîmé et n'éteindra pas la mèche qui fume encore, jusqu'à ce qu'il ait fait triompher la justice.Les nations espéreront en son nom.
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III
Cette injonction au silence s'explique par une préoccupation pastorale profonde : Jésus ne veut pas que la foule soit uniquement attirée par la dimension miraculeuse et temporaire des guérisons physiques, au détriment de la grâce éternelle du salut qu'il est venu apporter. Il cherche à orienter les cœurs vers l'essentiel, c'est-à-dire une relation authentique avec Dieu, plutôt que vers la recherche de bénédictions matérielles ou physiques. La célébrité grandissante du Messie Jésus a pour effet secondaire d'amplifier la jalousie et la haine des pharisiens. Ces derniers constatent avec amertume que le peuple, au lieu de se tourner vers eux, représentants légitimes de la Loi de Moïse, est irrésistiblement attiré par ce nouveau maître itinérant. Ce phénomène n'est pas nouveau : le ministère de Jean le Baptiste avait déjà ébranlé leur institution. Mais l'impact du ministère de Jésus prend une dimension sans précédent, que personne n'aurait pu anticiper, et qui va précipiter la confrontation entre Jésus et les autorités religieuses. En synthèse, cette péricope met en lumière plusieurs thèmes théologiques fondamentaux : l'accomplissement des prophéties messianiques, la nature trinitaire de l'œuvre de Dieu, la priorité du salut éternel sur les bénéfices temporels, et le contraste saisissant entre l'accueil populaire réservé à Jésus et le rejet institutionnel dont il est l'objet. Elle s'inscrit dans une dynamique narrative qui conduit progressivement vers l'intensification du conflit avec les autorités religieuses juives.
L'article analyse la parabole du semeur prêchée par Jésus. Il compare les récits de Matthieu, Marc et Luc, chacun s'adaptant à son public. L'article discute aussi de l'usage de paraboles par Jésus et de sa stratégie de communication avec de grandes foules, suggérant des appendices pour une exploration plus approfondie.
Matthieu 13.1-23 (Louis Segond S21) :
Ce jour-là, Jésus sortit de la maison et s'assit au bord du lac.La foule se rassembla autour de lui, si nombreuse qu'il monta dans une barque où il s'assit. Toute la foule se tenait sur le rivage.Il leur parla en paraboles sur beaucoup de choses. Il dit:«Un semeur sortit pour semer. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin; les oiseaux vinrent et la mangèrent.Une autre partie tomba dans un sol pierreux où elle n'avait pas beaucoup de terre; elle leva aussitôt, parce qu'elle ne trouva pas un terrain profond,mais quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.Une autre partie tomba parmi les ronces; les ronces poussèrent et l'étouffèrent.Une autre partie tomba dans la bonne terre; elle donna du fruit avec un rapport de 100, 60 ou 30 pour 1.Que celui qui a des oreilles [pour entendre] entende.»Les disciples s'approchèrent et lui dirent: «Pourquoi leur parles-tu en paraboles?»Jésus [leur] répondit: «Parce qu'il vous a été donné, à vous, de connaître les mystères du royaume des cieux, mais qu'à eux cela n'a pas été donné.En effet, on donnera à celui qui a et il sera dans l'abondance, mais à celui qui n'a pas on enlèvera même ce qu'il a.C'est pourquoi je leur parle en paraboles, parce qu'en voyant ils ne voient pas et qu'en entendant ils n'entendent pas et ne comprennent pas.Pour eux s'accomplit cette prophétie d'Esaïe: Vous aurez beau entendre, vous ne comprendrez pas, vous aurez beau regarder, vous ne verrez pas.En effet, le cœur de ce peuple est devenu insensible; ils se sont bouché les oreilles et ils ont fermé les yeux de peur que leurs yeux ne voient, que leurs oreilles n'entendent, que leur cœur ne comprenne, qu'ils ne se convertissent et que je ne les guérisse.Mais heureux sont vos yeux parce qu'ils voient, et vos oreilles parce qu'elles entendent!Je vous le dis en vérité, beaucoup de prophètes et de justes ont désiré voir ce que vous voyez et ne l'ont pas vu, entendre ce que vous entendez et ne l'ont pas entendu.»Vous donc, écoutez ce que signifie la parabole du semeur.Lorsqu'un homme entend la parole du royaume et ne la comprend pas, le mauvais vient et enlève ce qui a été semé dans son cœur: cet homme est celui qui a reçu la semence le long du chemin.Celui qui a reçu la semence dans le sol pierreux, c'est celui qui entend la parole et l'accepte aussitôt avec joie;mais il n'a pas de racines en lui-même, il est l'homme d'un moment et, dès que surviennent les difficultés ou la persécution à cause de la parole, il trébuche.Celui qui a reçu la semence parmi les ronces, c'est celui qui entend la parole, mais les préoccupations de ce monde et l'attrait trompeur des richesses étouffent cette parole et la rendent infructueuse.Celui qui a reçu la semence dans la bonne terre, c'est celui qui entend la parole et la comprend; il porte du fruit avec un rapport de 100, 60 ou 30 pour 1.»
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L'article "PER138- La parabole du semeur" offre une analyse détaillée de cette parabole centrale dans les Évangiles synoptiques, mettant en évidence les différences entre les récits de Matthieu, Marc et Luc. Jésus, le Messie, enseigne à une grande foule rassemblée sur le rivage du lac de Tibériade près de Capernaüm, utilisant une parabole pour expliquer le royaume des cieux. Chacun des évangélistes adapte le récit à son public, avec Matthieu se concentrant sur la compréhension des sol et du royaume des cieux, Marc optant pour un récit direct pour un public romain, et Luc soulignant l'importance de l'écoute de la parole de Dieu.
Marc 4.1-20 (Louis Segond S21) :
Jésus se mit de nouveau à enseigner au bord du lac. La foule se rassembla autour de lui, si nombreuse qu'il monta dans une barque où il s'assit, sur le lac. Toute la foule était à terre sur le rivage.Il leur enseignait beaucoup de choses en paraboles. Il leur disait dans son enseignement:«Ecoutez! Un semeur sortit pour semer.Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin; les oiseaux vinrent et la mangèrent.Une autre partie tomba dans un sol pierreux, où elle n'avait pas beaucoup de terre; elle leva aussitôt, parce qu'elle ne trouva pas un terrain profond,mais quand le soleil parut, elle fut brûlée et sécha, faute de racines.Une autre partie tomba parmi les ronces; les ronces poussèrent et l'étouffèrent, et elle ne donna pas de fruit.Une autre partie tomba dans la bonne terre; elle donna du fruit qui montait et se développait, avec un rapport de 30, 60 ou 100 pour 1.»Puis il dit: «Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.»Lorsqu'il fut seul avec eux, ceux qui l'entouraient avec les douze l'interrogèrent sur cette parabole.Il leur dit: «C'est à vous qu'il a été donné de connaître le mystère du royaume de Dieu, mais pour ceux qui sont à l'extérieur tout est présenté en paraboles,afin qu'en regardant ils regardent et ne voient pas, et qu'en entendant ils entendent et ne comprennent pas, de peur qu'ils ne se convertissent et que leurs péchés ne soient pardonnés.»Il leur dit encore: «Vous ne comprenez pas cette parabole? Comment donc comprendrez-vous toutes les autres?Le semeur sème la parole.Certains sont le long du chemin où la parole est semée: dès qu'ils l'ont entendue, Satan vient et enlève la parole qui a été semée en eux.De même, d'autres reçoivent la semence dans un sol pierreux: quand ils entendent la parole, ils l'acceptent aussitôt avec joie,mais ils n'ont pas de racines en eux-mêmes, ils sont les hommes d'un moment et, dès que surviennent les difficultés ou la persécution à cause de la parole, ils trébuchent.D'autres encore reçoivent la semence parmi les ronces: ils entendent la parole,mais les préoccupations de ce monde, l'attrait trompeur des richesses et les passions en tout genre pénètrent en eux, étouffent la parole et la rendent infructueuse.D'autres enfin reçoivent la semence dans la bonne terre: ce sont ceux qui entendent la parole, l'accueillent et portent du fruit, avec un rapport de 30, 60 ou 100 pour 1.»
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II
L'article souligne les variations linguistiques et stylistiques des auteurs, reflétant leurs intentions et préoccupations spécifiques. Une analyse approfondie est fournie sur la stratégie de Jésus en enseignant par paraboles, et les appendices ANN078 et ANN050 sont suggérés pour une exploration plus détaillée. La discussion inclut la manière dont Jésus était entendu par une foule nombreuse, peut-être aidé par l'acoustique des criques.
Luc 8.4-15 (Louis Segond S21) :
Une grande foule se rassembla et des gens vinrent vers lui de diverses villes. Alors il dit cette parabole:«Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin; elle fut piétinée et les oiseaux du ciel la mangèrent.Une autre partie tomba sur un sol pierreux; quand elle eut poussé, elle sécha, parce qu'elle manquait d'humidité.Une autre partie tomba au milieu des ronces; les ronces poussèrent avec elle et l'étouffèrent.Une autre partie tomba dans la bonne terre; quand elle eut poussé, elle produisit du fruit au centuple.» Après cela, Jésus dit à haute voix: «Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.»Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole.Il répondit: «Il vous a été donné, à vous, de connaître les mystères du royaume de Dieu; mais pour les autres, cela est dit en paraboles, afin qu'en voyant ils ne voient pas et qu'en entendant ils ne comprennent pas.Voici ce que signifie cette parabole: la semence, c'est la parole de Dieu.Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent; puis le diable vient et enlève la parole de leur cœur, de peur qu'ils ne croient et soient sauvés.Ceux qui sont sur le sol pierreux, ce sont ceux qui, lorsqu'ils entendent la parole, l'acceptent avec joie; mais ils n'ont pas de racine, ils croient pour un temps et abandonnent au moment de l'épreuve.Ce qui est tombé parmi les ronces, ce sont ceux qui ont entendu la parole, mais en cours de route ils la laissent étouffer par les préoccupations, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne parviennent pas à maturité.Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui ont entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent et portent du fruit avec persévérance.
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III
L'article conclut sur l'importance de la parabole du semeur comme transition dans l'enseignement de Jésus et suggère que d'autres paraboles et peut-être des passages des Béatitudes ont été proclamés lors de cette occasion.
La péricope PER144 examine Marc 4.33-34, où il est reconnu que Jésus a prononcé de nombreuses paraboles non rapportées par les évangélistes. Situé près de Capernaüm en novembre-décembre 31, ce passage révèle la pédagogie progressive de Jésus : révélation adaptée aux auditeurs, formation approfondie des disciples, et importance de la compréhension spirituelle. Jean lui-même reconnaît (Jn 20.30 ; 21.25) que les Évangiles ne contiennent qu'une fraction des enseignements de Jésus.
Marc 4.34 (Louis Segond S21) :
Il ne leur parlait pas sans parabole, mais en privé il expliquait tout à ses disciples.
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La péricope 144 de la synopse, intitulée 'D'autres paraboles non rapportées', s'inscrit dans la continuité du récit de Marc, immédiatement après la parabole du grain de moutarde (PER143). Cette section traite d'un moment particulier dans le ministère du Messie Jésus, situé approximativement en novembre ou décembre de l'an 31, dans une petite baie longeant les rives du lac de Tibériade, près de Capernaüm en Galilée. Le texte de référence principal est Marc 4.33-34, Marc étant le seul évangéliste à rapporter ce détail spécifique. Ce passage se situe dans le contexte du grand discours en paraboles, principalement relaté par Matthieu, qui marque une évolution majeure dans la méthode d'enseignement du Messie Jésus. À partir de ce moment charnière, Jésus adopte systématiquement le langage parabolique comme mode privilégié de communication avec les foules. L'analyse de Marc 4.33-34 permet de dégager trois points essentiels sur la pédagogie du Messie Jésus. Premièrement, la révélation progressive : Jésus ne dévoile pas ses enseignements de manière uniforme à tous ses auditeurs. Il adapte la profondeur de ses explications en fonction de la disposition de chacun à recevoir et à comprendre la parole.
Marc 4.33 (Louis Segond S21) :
C'est par beaucoup de paraboles de ce genre qu'il leur annonçait la parole, dans la mesure où ils étaient capables de l'entendre.
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II
Ceux qui manifestent une réelle volonté de comprendre reçoivent davantage d'éclaircissements. Deuxièmement, la relation spéciale avec les disciples : Marc 4.34 met en lumière le lien particulier que Jésus entretient avec son cercle de disciples. Ces derniers bénéficient d'un enseignement plus approfondi et d'un accès privilégié aux explications détaillées des paraboles, une formation qui les prépare à leur future mission. Troisièmement, l'importance de la compréhension : Jésus insiste sur la nécessité de saisir pleinement le sens des vérités spirituelles pour pouvoir les appliquer correctement dans sa propre vie et les transmettre fidèlement à d'autres. L'un des points théologiques les plus significatifs de cette péricope est la reconnaissance explicite que de nombreuses paraboles prononcées par Jésus lors de ce grand discours ne nous ont pas été transmises par les évangélistes. De même, la grande majorité des explications privées que Jésus donnait à ses disciples n'a pas été consignée. L'auteur de l'article propose une explication logique à ce silence : si l'intégralité de ces entretiens et enseignements avait été mise par écrit, il n'en serait pas résulté un seul ouvrage, mais potentiellement des dizaines ou des centaines de volumes. Cette réflexion rejoint directement les conclusions de l'apôtre Jean lui-même, exprimées en Jean 20.30 et Jean 21.25, où il reconnaît que les Évangiles ne contiennent qu'une fraction des signes et des actes accomplis par Jésus.
Jean 20.30 (Louis Segond S21) :
Jésus a accompli encore, en présence de ses disciples, beaucoup d'autres signes qui ne sont pas décrits dans ce livre.
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III
Les récits évangéliques constituent donc une sélection opérée avec discernement parmi une multitude d'événements et d'enseignements, choisis en fonction de leur valeur pédagogique et théologique pour les lecteurs. Sur le plan de la formation des disciples, ces entretiens privés revêtent une importance capitale. Ils constituent la base de la formation que Jésus dispense à ses proches collaborateurs, en prévision du moment où il ne sera plus physiquement présent avec eux après sa mort. Cette connaissance intime des paraboles et de leur signification profonde servira de fondement aux futures prédications des disciples, les habilitant à annoncer l'Évangile avec autorité et compréhension. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 consacrée aux paraboles en général, qui détaille les raisons de la transition vers le langage parabolique dans le ministère de Jésus, et ANN050 qui traite de la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre et communiquait son message. En résumé, cette péricope met en évidence la richesse insoupçonnée de l'enseignement de Jésus, dont les Évangiles ne nous livrent qu'un aperçu partiel mais précieux. Elle souligne la dimension pédagogique et relationnelle de son ministère, avec une attention particulière portée à la formation en profondeur de ses disciples, appelés à devenir les témoins et les prédicateurs du Royaume après lui.
La péricope 150 clôt le discours en paraboles de Matthieu 13. Jésus demande à ses disciples s'ils ont compris, puis décrit le disciple idéal comme un scribe instruit du royaume, capable de tirer de son trésor des choses nouvelles et anciennes. Ce passage souligne la complémentarité de l'Ancien et du Nouveau Testament et la responsabilité des enseignants à transmettre fidèlement l'enseignement du Messie.
Matthieu 13.52 (Louis Segond S21) :
Et il leur dit: «C'est pourquoi, tout spécialiste de la loi instruit de ce qui concerne le royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.»
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La péricope 150 intitulée 'Conclusion du Messie Jésus' constitue le point final du long discours en paraboles rapporté par l'évangéliste Matthieu dans son chapitre 13. Cette conclusion, exclusivement attestée chez Matthieu, se déroule dans une petite baie le long des rives du lac de Tibériade, près de Capharnaüm en Galilée, aux alentours de novembre ou décembre de l'an 31 de notre ère. L'épisode s'articule autour d'une question centrale posée par le Maître à ses disciples : 'Avez-vous compris tout cela ?' Les disciples répondent par l'affirmative. Cette interrogation ouvre une réflexion profonde sur la nature même de la compréhension spirituelle. Le discours en paraboles de Matthieu 13 comprend sept paraboles distinctes, et la question posée par Jésus invite à s'interroger honnêtement sur la portée réelle de leur assimilation par les disciples. La forme parabolique présente un avantage pédagogique particulier : même lorsque la compréhension est partielle, un aspect essentiel du message peut néanmoins être saisi, et la compréhension peut se développer progressivement au fil du temps. Le verset clé de cette péricope est Matthieu 13.52, dans lequel Jésus formule une image puissante et programmatique pour définir ce que doit être un véritable enseignant du royaume des cieux. Il compare ce disciple instruit à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.
Matthieu 13.51-53 (Louis Segond S21) :
[Jésus leur dit:] «Avez-vous compris tout cela?» «Oui, [Seigneur]», répondirent-ils.Et il leur dit: «C'est pourquoi, tout spécialiste de la loi instruit de ce qui concerne le royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.»Lorsque Jésus eut fini de dire ces paraboles, il partit de là.
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II
Cette métaphore tripartite mérite une analyse détaillée. Premiérement, le 'scribe instruit du royaume des cieux' désigne celui qui possède non seulement une connaissance approfondie des Écritures hébraïques, mais qui a également intégré les nouvelles vérités révélées par Jésus concernant le royaume des cieux. C'est un expert capable d'articuler les deux testaments dans une cohérence théologique. Deuxièmement, l'image du 'maître de maison' souligne la responsabilité de l'enseignant. Celui-ci n'est pas seulement un détenteur de connaissances, mais un dispensateur, chargé de nourrir spirituellement ceux qui lui sont confiés, à la manière d'un chef de famille qui veille au bien-être de son foyer. Troisièmement, la métaphore du 'trésor' contenant des 'choses nouvelles et anciennes' est particulièrement riche sur le plan théologique. Les 'choses anciennes' renvoient à l'Ancien Testament, à la Torah, aux Prophètes et aux Écrits, qui constituent le fondement de la révélation divine. Les 'choses nouvelles' désignent l'enseignement de Jésus, sa révélation du royaume des cieux, les vérités inédites qu'il apporte comme accomplissement et enrichissement de la révélation antérieure.
Matthieu 13.52 (Louis Segond S21) :
Et il leur dit: «C'est pourquoi, tout spécialiste de la loi instruit de ce qui concerne le royaume des cieux ressemble à un maître de maison qui tire de son trésor des choses nouvelles et des choses anciennes.»
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III
Un bon enseignant chrétien doit être capable de puiser dans ces deux sources et de les articuler de manière complémentaire. Cette conclusion porte un message ecclésiologique et pédagogique majeur : les disciples, appelés à devenir à leur tour des transmetteurs de l'enseignement du Messie, devront adopter cette double compétence. Ils ne doivent pas opposer l'Ancien et le Nouveau Testament, mais les intégrer dans une vision unifiée de la Parole de Dieu. Être sous la nouvelle alliance ne signifie pas que l'Ancien Testament est caduc ou dépassé ; au contraire, il demeure constitutif de la foi chrétienne et indispensable à une compréhension complète de l'Évangile. Cette péricope s'inscrit dans la catégorie thématique de la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque, dans le cadre synoptique. Elle renvoie aux annexes ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, offrant ainsi des ressources complémentaires pour approfondir le contexte littéraire et historique de cet enseignement. En résumé, cette péricope conclusive invite le lecteur à une réflexion sur sa propre compréhension de l'enseignement de Jésus, sur la responsabilité des enseignants de la foi, et sur la continuité fondamentale entre les deux Testaments comme constitutifs d'une seule et même Parole de Dieu.
La péricope 160 analyse Matthieu 9.36-38, où Jésus, à Capernaüm, est profondément ému de compassion pour la foule 'harassée et abattue comme des brebis sans berger'. Le terme grec 'splagchnizomai' exprime une compassion viscérale qui motive Jésus à enseigner, guérir et nourrir, contrastant avec l'indifférence des chefs religieux. Cette compassion devient un modèle pour les disciples.
Matthieu 9.38 (Louis Segond S21) :
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.»
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La péricope 160 de la synopse biblique proposée par le site Schilo se concentre sur un passage particulièrement révélateur du caractère du Messie Jésus : sa compassion profonde pour la foule. Ce passage, tiré uniquement de l'évangile de Matthieu (9.36-38), a été délibérément isolé par les auteurs afin de mettre en lumière l'état d'esprit intérieur de Jésus vis-à-vis des personnes qui le suivaient et l'écoutaient. L'action se situe à Capernaüm en Galilée, aux alentours de février ou mars de l'an 32. Dans le cadre de la synopse, cette péricope s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère public de Jésus. C'est Matthieu seul qui relate cet épisode, et les auteurs soulignent que ses écrits révèlent avec une profonde acuité la sensibilité du Messie face aux souffrances humaines. Le cœur théologique de cette péricope repose sur le terme grec 'splagchnizomai', traduit en français par 'ému de compassion' ou 'rempli de compassion' selon les versions bibliques. Ce mot grec est d'une richesse sémantique exceptionnelle : il désigne une émotion ressentie au plus profond des entrailles, une compassion viscérale et intense qui dépasse le simple sentiment de pitié superficielle. Jésus ne regarde pas la foule de loin avec indifférence ou condescendance ; il est intérieurement touché et bouleversé par ce qu'il voit. Ce que Jésus perçoit lorsqu'il observe la foule, c'est une communauté humaine 'harassée et abattue, comme des brebis sans berger'.
Matthieu 9.37 (Louis Segond S21) :
Alors il dit à ses disciples: «La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.
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II
Cette image pastorale est particulièrement parlante dans le contexte culturel et religieux de l'époque : elle évoque l'abandon, la vulnérabilité, le manque de guidance spirituelle. Le peuple est perdu non seulement matériellement, mais aussi et surtout spirituellement. Jésus est profondément conscient de cet état de perdition, et c'est pourquoi son ministère se concentre en priorité sur l'annonce du Royaume de Dieu et le salut de l'âme. La compassion de Jésus, telle qu'elle est décrite dans ce passage, n'est pas passive. Elle est un moteur d'action. Le terme 'splagchnizomai' implique non seulement une émotion, mais aussi une volonté déterminée d'agir pour soulager la souffrance. C'est cet amour actif qui pousse Jésus à enseigner les foules, à les guérir de leurs maladies, à les nourrir, répondant ainsi à la fois à leurs besoins physiques et spirituels. La compassion devient ainsi le fondement et la motivation de tout son ministère terrestre. Un contraste saisissant est mis en évidence dans cet article : celui qui oppose Jésus aux dirigeants religieux de son époque, notamment les pharisiens.
Matthieu 9.38 (Louis Segond S21) :
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.»
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III
Là où ces derniers négligeaient fréquemment les besoins spirituels et matériels du peuple, parfois avec mépris ou indifférence, Jésus se montre profondément attentif et réactif. Ce contraste souligne la nouveauté radicale de son approche pastorale et révèle la nature authentique du berger que le Messie incarne. Une dimension pédagogique importante est également présente dans ce passage : Jésus montre à ses disciples l'importance de la compassion dans leur propre ministère. En voyant leur maître agir avec une telle sollicitude envers la foule, les disciples sont appelés à imiter cette attitude dans leur service quotidien aux autres. La compassion n'est donc pas réservée au seul Messie ; elle devient un modèle de conduite pour tous ceux qui le suivent et qui sont appelés à continuer son œuvre. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, ce qui situe cette péricope dans un contexte pédagogique et homilétique plus large. Cette péricope 160 est encadrée par la PER159 qui traite de la continuation de l'œuvre du Messie, et la PER161 consacrée au retour à Nazareth, permettant ainsi une lecture continue et cohérente du ministère de Jésus en Galilée.
La péricope 173 relate les nombreuses guérisons accomplies par Jésus à Génésareth (Galilée) en avril 32, selon Matthieu 14.34-36 et Marc 6.53-56. À son arrivée, Jésus est immédiatement reconnu et des foules de malades accourent pour toucher la frange de son manteau, obtenant ainsi leur guérison. L'analyse synoptique révèle des convergences majeures entre les deux évangélistes et des nuances complémentaires. Cet épisode illustre la foi populaire, la puissance divine de Jésus et annonce les tensions croissantes avec les autorités religieuses.
Marc 6.56 (Louis Segond S21) :
Partout où il arrivait, dans les villages, dans les villes ou dans les campagnes, on mettait les malades sur les places publiques et on le suppliait de leur permettre seulement de toucher le bord de son vêtement. Tous ceux qui le touchaient étaient guéris.
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La péricope 173 de la Synopse traite des nombreuses guérisons accomplies par le Messie Jésus dans la région de Génésareth, en Galilée, telles que relatées par Matthieu (14.34-36) et Marc (6.53-56). Cet épisode se situe chronologiquement dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus, plus précisément en avril 32, peu avant la Pâque du lundi 12 avril 32. Après avoir traversé le lac de Génésareth avec ses disciples, Jésus accoste dans cette région de Galilée. Sa reconnaissance est immédiate : les habitants l'identifient dès son arrivée et réagissent avec une ferveur remarquable. Des messagers sont dépêchés dans toute la région pour annoncer sa présence et rassembler les malades, tandis que des gens parcourent les villages, les villes et les campagnes pour amener ceux qui souffrent, parfois portés sur des lits. L'afflux est massif et témoigne d'une réputation déjà bien établie du Messie Jésus comme thaumaturge. Le signe distinctif de cet épisode est la guérison par le toucher de la frange du manteau de Jésus. Les malades supplient de pouvoir seulement effleurer ce bord de vêtement, et tous ceux qui y parviennent sont guéris. Ce geste s'inscrit dans une croyance répandue à cette époque concernant le pouvoir de contact physique avec des personnes saintes ou des objets sacrés.
Matthieu 14.35 (Louis Segond S21) :
Les habitants de cet endroit reconnurent Jésus; ils envoyèrent des messagers dans tous les environs et on lui amena tous les malades.
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II
Il illustre la foi populaire en la puissance divine manifestée à travers Jésus. L'analyse synoptique de ce passage révèle de nombreux points de convergence entre Matthieu et Marc. Les deux évangélistes s'accordent sur le lieu d'arrivée (Génésareth), sur la reconnaissance immédiate de Jésus par les habitants, et sur le fait que toucher la frange de son manteau entraîne des guérisons miraculeuses. Ces convergences renforcent la fiabilité historique du récit et montrent que les deux traditions évangéliques s'appuient sur des sources communes ou parallèles solides. Cependant, des divergences mineures enrichissent la compréhension globale de l'événement. Matthieu insiste particulièrement sur l'envoi de messagers chargés de rassembler les malades de toute la région, soulignant ainsi l'organisation et la mobilisation collective que provoque la présence de Jésus. Marc, de son côté, met davantage l'accent sur la mobilité des gens eux-mêmes, qui parcourent la région entière pour trouver Jésus, et précise que les guérisons ont lieu dans des contextes variés : villages, villes et campagnes. Cette précision marcienne offre une image plus détaillée et géographiquement élargie de la portée du ministère de guérison. Sur le plan théologique, cet épisode met en lumière plusieurs dimensions fondamentales du ministère de Jésus.
Marc 6.53 (Louis Segond S21) :
Après avoir traversé le lac, ils arrivèrent dans la région de Génésareth et y abordèrent.
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III
D'abord, la foi comme condition et expression de la guérison : la démarche des malades et de leur entourage traduit une reconnaissance de Jésus comme source de salut et de délivrance. Ensuite, la puissance divine accessible par le contact physique avec Jésus, thème qui rappelle d'autres épisodes évangéliques comme la guérison de la femme hémorroïsse. Enfin, la popularité croissante de Jésus, qui dépasse les cadres géographiques et sociaux, atteignant indistinctement villages, villes et campagnes. Cet épisode n'est pas sans conséquences pour la suite du ministère de Jésus. Sa notoriété grandissante dans les régions de Galilée attire l'attention des autorités religieuses de Jérusalem. Les pharisiens, inquiets de cette figure populaire susceptible de bouleverser l'ordre établi et de menacer leur autorité, se déplacent pour rencontrer Jésus lors de son retour à Capernaüm. La popularité de Jésus commence donc à représenter un risque politique et religieux réel, annonçant les tensions croissantes qui mèneront aux événements de la Passion. En conclusion, la péricope 173 présente un moment charnière du ministère de Jésus, où la puissance guérissante du Messie se manifeste de manière éclatante et suscite une réponse de foi massive de la population. L'accord entre Matthieu et Marc, malgré leurs nuances respectives, fournit une image complète et cohérente de cet accueil populaire à Génésareth, tout en annonçant les tensions à venir avec les autorités religieuses.
L'article analyse la seconde multiplication des pains par Jésus pour quatre mille personnes, en se référant aux Évangiles de Matthieu et Marc. Il explore les nuances entre les deux récits tout en soulignant la compassion de Jésus et sa capacité à subvenir aux besoins de la foule.
Matthieu 15.32-38 (Louis Segond S21) :
Jésus appela ses disciples et leur dit: «Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu'ils sont près de moi et ils n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.»Les disciples lui dirent: «Comment nous procurer dans cet endroit désert assez de pains pour rassasier une si grande foule?»Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» «Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons.»Alors il fit asseoir la foule par terre,prit les sept pains et les poissons et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule.Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.Ceux qui avaient mangé étaient 4000 hommes, sans compter les femmes et les enfants.
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Seconde multiplication des pains pour 4000 personnes
I
L'article intitulé 'PER182- Seconde multiplication des pains pour 4000 personnes' explore un épisode bien connu des Évangiles où Jésus accomplit un miracle en multipliant une petite quantité de nourriture pour nourrir une grande foule. Ce récit se trouve dans les passages de Matthieu 15.32-38 et Marc 8.1-9, où il est rapporté que Jésus, pris de compassion pour la foule qui le suit depuis trois jours sans rien à manger, interpelle ses disciples. Avec seulement sept pains et quelques petits poissons en sa possession, Jésus bénit la nourriture puis la distribue, fournissant suffisamment pour nourrir quatre mille hommes, sans compter les femmes et les enfants.
Marc 8.1-9 (Louis Segond S21) :
Ces jours-là, une foule [très] nombreuse s'était [de nouveau] réunie et n'avait pas de quoi manger. Jésus appela ses disciples et leur dit:«Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu'ils sont près de moi, et ils n'ont rien à manger.Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin, car quelques-uns d'entre eux sont venus de loin.»Ses disciples lui répondirent: «Comment pourrait-on leur donner assez de pains à manger, ici, dans un endroit désert?»Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» «Sept», répondirent-ils.Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples pour les distribuer; et ils les distribuèrent à la foule.Ils avaient encore quelques petits poissons; Jésus [les] bénit et les fit aussi distribuer.Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.Ceux qui mangèrent étaient environ 4000. Ensuite Jésus les renvoya.
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II
Dans ces deux passages, bien que le miracle soit le même, des distinctions subtiles apparaissent, notamment dans l'expression de la compassion de Jésus et la réaction des disciples. Alors que Matthieu présente une réponse plus factuelle des disciples, Marc souligne leur perplexité face à la demande de Jésus. En combinant un style narratif dynamique et des descriptions détaillées, ces récits démontrent la capacité divine de Jésus à pourvoir aux besoins de ceux qui ont foi en lui, en dépit des ressources limitées qu'ils possèdent.
Matthieu 15.32-38 (Louis Segond S21) :
Jésus appela ses disciples et leur dit: «Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu'ils sont près de moi et ils n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.»Les disciples lui dirent: «Comment nous procurer dans cet endroit désert assez de pains pour rassasier une si grande foule?»Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» «Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons.»Alors il fit asseoir la foule par terre,prit les sept pains et les poissons et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule.Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.Ceux qui avaient mangé étaient 4000 hommes, sans compter les femmes et les enfants.
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III
L'article souligne également l'universalité du message d'espoir et de foi illustré par cet événement, promouvant ainsi une réflexion sur la sollicitude divine en temps de besoin.
L'article analyse l'échec des disciples à exorciser un démon, souligné par Jésus. Selon Matthieu et Marc, des pratiques spirituelles comme la foi, la prière, et le jeûne sont essentielles pour surmonter des obstacles spirituels.
Marc 9.28-29 (Louis Segond S21) :
Quand Jésus entra dans la maison, ses disciples lui demandèrent en privé: «Pourquoi n'avons-nous pas pu chasser cet esprit?»Il leur dit: «Cette espèce-là ne peut sortir que par la prière [et par le jeûne].»
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Cet article de critique biblique porte sur l'incapacité des disciples à exorciser un démon comme relaté dans les Évangiles selon Matthieu (17, 19-21) et Marc (9, 28-29). Il explore les raisons de cet échec à travers l'enseignement du Messie Jésus qui pointe vers un déficit de foi et de pratiques spirituelles comme la prière et le jeûne. Le lieu de l'événement est Césarée de Philippe, et il aurait eu lieu vers août 32.
Matthieu 17.19-21 (Louis Segond S21) :
Alors les disciples s'approchèrent de Jésus et lui dirent en privé: «Pourquoi n'avons-nous pas pu chasser ce démon?»«C'est parce que vous manquez de foi, leur dit Jésus. Je vous le dis en vérité, si vous aviez de la foi comme un grain de moutarde, vous diriez à cette montagne: ‘Déplace-toi d'ici jusque-là’, et elle se déplacerait; rien ne vous serait impossible.[Cependant, cette sorte de démon ne sort que par la prière et par le jeûne.]»
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II
Matthieu insiste plus sur la puissance de la foi avec l'image du grain de sénevé, tandis que Marc met l'accent sur le besoin inéluctable de prière pour combattre certaines entités spirituelles. La différence de perspective entre Matthieu et Marc montre leur mise en avant de différentes dimensions de l'enseignement du Christ—la foi chez Matthieu et la prière chez Marc. Ces nuances enrichissent la compréhension théologique des pratiques spirituelles nécessaires pour mener une vie de foi efficace selon le Nouveau Testament.
La péricope 209 relate le voyage de Jésus et ses disciples à travers la Samarie, rapporté uniquement par Luc. Quittant la Galilée le 3 octobre 32, Jésus choisit le chemin samaritain plus court vers Jérusalem. Certains villages refusent de l'accueillir, illustrant les tensions judéo-samaritaines, tandis que d'autres l'acceptent. Ce passage préfigure la mission universelle et la future évangélisation de la région par les 70 disciples.
Jean 7.9-10 (Louis Segond S21) :
Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée.Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non pas en se montrant, mais [comme] en secret.
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La péricope 209 intitulée 'Le voyage par la Samarie' s'inscrit dans la chronologie synoptique du ministère de Jésus, précisément dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine. Elle est exclusivement relatée par l'évangéliste Luc, ce qui en fait un témoignage singulier et précieux pour comprendre les déplacements géographiques et spirituels du Messie Jésus dans les derniers mois de son ministère public. Le récit débute le dimanche 3 octobre de l'an 32, lorsque Jésus et son groupe de disciples quittent définitivement la Galilée pour se diriger vers Jérusalem. Ce départ marque un tournant décisif dans la narration évangélique : Jésus ne reviendra plus en Galilée comme base de son ministère. Il est précisé, en référence à Jean 7.9-10, que Jésus n'arrivera pas à Jérusalem au début de la fête des Tabernacles, mais sera délibérément retardé. Sa famille, quant à elle, est déjà présente à Jérusalem depuis trois à quatre jours. Cette donnée temporelle permet de situer avec précision le contexte liturgique et familial du voyage. Un élément chronologique important est également mentionné : Jésus et ses disciples resteront dans la région de Jérusalem pendant six mois, jusqu'à la fête de la Pâque le 1er avril 33. Ce séjour prolongé témoigne de l'importance capitale de cette période dans le déroulement du plan divin. Concernant l'itinéraire choisi, l'article souligne que les Juifs se rendant de la Galilée à Jérusalem suivaient habituellement la route longeant le Jourdain, évitant ainsi la Samarie.
Jean 7.9-10 (Louis Segond S21) :
Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée.Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non pas en se montrant, mais [comme] en secret.
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II
Cette précaution s'expliquait par les tensions historiques et ethniques profondes entre Juifs et Samaritains, une hostilité réciproque qui rendait le voyage à travers la Samarie potentiellement dangereux. Jésus, cependant, choisit délibérément le chemin plus court traversant la Samarie, une décision qui n'était pas sans signification théologique et symbolique. Le groupe qui accompagnait Jésus était suffisamment important pour limiter les risques physiques liés à ce passage. L'article précise également qu'une partie des personnes faisant partie de ce groupe seraient vraisemblablement les 70 disciples que Jésus enverra peu après la fête pour évangéliser la région samaritaine. Ce lien entre le voyage et la mission ultérieure révèle une stratégie missionnaire cohérente : Jésus prépare le terrain en traversant la région avant d'y envoyer ses envoyés. Pour faciliter le voyage et assurer des haltes dans de bonnes conditions, Jésus envoie des messagers en avant pour préparer son accueil dans certains villages samaritains. Ces messagers ont clairement annoncé l'identité du Messie Jésus et la nature de son œuvre. Malgré cela, certains villages samaritains refusent catégoriquement de l'accueillir. Ce rejet est présenté comme emblématique de l'agressivité et des tensions qui caractérisaient les relations judéo-samaritaines à cette époque. Il ne s'agit pas d'un simple manque d'hospitalité, mais d'un refus délibéré et motivé par des préjugés ethniques et religieux anciens.
Luc 9.56 (Louis Segond S21) :
En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver.»] Et ils allèrent dans un autre village.
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III
Néanmoins, l'article nuance ce tableau en signalant, en référence à Luc 9.56, que d'autres villages samaritains ont, eux, accepté de recevoir Jésus et ses disciples. Cette distinction est théologiquement significative : elle montre que le rejet n'est pas universel parmi les Samaritains et que l'accueil du Messie transcende les barrières ethniques et culturelles pour ceux qui sont disposés à recevoir le message. D'un point de vue littéraire et canonique, le fait que seul Luc rapporte ce voyage est notable. Luc, dont l'évangile est particulièrement attentif aux marginaux, aux étrangers et aux exclus, accorde une place privilégiée aux interactions de Jésus avec les Samaritains, comme en témoigne également la parabole du Bon Samaritain. Ce voyage s'inscrit donc dans une cohérence rédactionnelle et théologique propre à Luc. La péricope invite à une réflexion sur les frontières culturelles et religieuses que Jésus choisit de traverser, tant géographiquement que symboliquement. Elle préfigure l'universalité du message évangélique, qui ne se limite pas au peuple juif mais s'étend à toutes les nations. En choisissant de passer par la Samarie, Jésus manifeste sa volonté de rejoindre tous les hommes, même ceux considérés comme impurs ou ennemis par ses contemporains.
La péricope PER224 présente l'instruction de Jésus sur la prière, donnée au mont des Oliviers en décembre 32. S'appuyant sur Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, elle examine le Notre Père dans deux contextes distincts. Luc situe l'épisode près de Jérusalem, après la visite à Béthanie et avant la guérison d'un possédé. Les disciples, dont certains avaient suivi Jean-Baptiste, demandent à Jésus de leur enseigner à prier.
Luc 11.15 (Louis Segond S21) :
Cependant, quelques-uns dirent: «C'est par Béelzébul, le prince des démons, qu'il chasse les démons.»
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La péricope PER224 traite de l'instruction que le Messie Jésus donne à ses disciples sur la manière de prier. Cet épisode s'inscrit dans une séquence chronologique précise du ministère de Jésus, située entre sa visite à Béthanie chez Marthe et Marie (PER223) et la guérison d'un homme possédé et muet à Jérusalem (PER226). L'événement se déroule au mont des Oliviers, face à Jérusalem, à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre de l'an 32. Les textes bibliques de référence pour cette péricope sont Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, deux passages qui présentent tous deux la célèbre prière du 'Notre Père'. Cependant, les spécialistes et exégètes s'accordent à dire que ces deux récits ne décrivent probablement pas le même événement historique. Chaque évangéliste a adapté la transmission de cet enseignement à son contexte propre et à son auditoire spécifique, ce qui confère à la prière du Notre Père une richesse particulière dans la tradition chrétienne. Il est en effet probable que Jésus ait enseigné cette prière à différentes reprises au cours de son ministère, et que Luc et Matthieu en rapportent deux occurrences distinctes. L'analyse du récit de Luc soulève plusieurs interrogations.
Matthieu 6.9-13 (Louis Segond S21) :
»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée,que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!]’
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II
Luc 11.1 manque de précision quant au moment exact et au lieu de l'événement. Cette imprécision pourrait être volontaire de la part de l'évangéliste, qui aurait ainsi voulu suggérer que Jésus a abordé le thème de la prière à plusieurs reprises durant son ministère, et non lors d'un seul et unique enseignement. Ce verset mentionne également que certains des disciples présents avaient auparavant suivi Jean le Baptiste, ce qui éclaire leur demande d'un enseignement sur la prière, Jean ayant lui-même enseigné à prier à ses propres disciples. Concernant le cadre géographique, l'analyse contextuelle de Luc indique que le discours ne se tient pas en Galilée, contrairement à la version de Matthieu qui s'inscrit dans le Sermon sur la montagne. Les indices textuels de Luc 11.37 et Luc 11.15 permettent de situer l'action dans la région de Jérusalem. Le premier passage suggère indirectement que l'invitation d'un pharisien se déroule à Jérusalem, car les pharisiens locaux étaient tenus de posséder une résidence sur les hauteurs de la ville, à proximité du Temple. Le second passage mentionne une réaction négative d'une partie de la foule, ce qui laisse entendre que Jésus et ses disciples se trouvent alors dans un environnement urbain marqué par la présence des autorités religieuses, en l'occurrence Jérusalem. Le Temple de Jérusalem constituait un lieu habituel de rassemblement des foules, souvent influencées par les pharisiens qui cherchaient à recueillir des éléments pouvant être présentés devant le Sanhédrin pour accuser Jésus.
Luc 11.15 (Louis Segond S21) :
Cependant, quelques-uns dirent: «C'est par Béelzébul, le prince des démons, qu'il chasse les démons.»
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III
Ce contexte de tension religieuse et politique est important pour comprendre la portée de l'enseignement de Jésus sur la prière dans ce cadre précis. La chronologie proposée dans la péricope est la suivante : après avoir quitté Béthanie suite à sa rencontre avec Marthe et Marie, Jésus s'arrête au mont des Oliviers pour prier. C'est à cet endroit que ses disciples lui demandent de leur enseigner comment prier, ce qui donne lieu à la transmission du Notre Père dans la version lucanienne. Jésus se rend ensuite à Jérusalem, où il procède à la guérison d'un homme possédé et muet (PER226). Cet article fait partie d'une synopse évangélique structurée, et s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Il invite le lecteur à consulter des annexes complémentaires, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, afin d'approfondir la compréhension du passage dans son ensemble. La péricope suivante, PER225, traite de la parabole de l'ami importun, qui prolonge directement cet enseignement sur la prière.
L'article examine les enseignements de Jésus sur les scandales, le pardon et la foi en Luc 17.1-6. Jésus exhorte les disciples à éviter de provoquer des chutes spirituelles et à pardonner sans limites. Cette instruction met en évidence la responsabilité communautaire et l'engagement des disciples envers le royaume des cieux.
Matthieu 18.21-22 (Louis Segond S21) :
Alors Pierre s'approcha de Jésus et lui dit: «Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Est-ce que ce sera jusqu'à 7 fois?»Jésus lui dit: «Je ne te dis pas jusqu'à 7 fois, mais jusqu'à 70 fois 7 fois.
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Instruction sur les scandales, le pardon et la foi
I
Cet article explore l'instruction de Jésus sur les scandales, le pardon et la foi, principalement à travers Luc 17.1-6. Jésus s'adresse directement à ses disciples, soulignant la responsabilité individuelle et collective de ne pas provoquer de scandales qui pourraient faire chuter d'autres disciples. Les paroles de Jésus mettent en garde contre les conséquences graves de telles actions, appelant à la vigilance dans les paroles et les actes.
Matthieu 18.21-22 (Louis Segond S21) :
Alors Pierre s'approcha de Jésus et lui dit: «Seigneur, combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il péchera contre moi? Est-ce que ce sera jusqu'à 7 fois?»Jésus lui dit: «Je ne te dis pas jusqu'à 7 fois, mais jusqu'à 70 fois 7 fois.
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II
Le texte souligne que les disciples ne sont pas des individus isolés, mais des membres intégrés dans une communauté, où chaque geste a un impact sur les autres. La notion de pardon est également centrale, enseignant qu'il doit être octroyé sans limite à ceux qui reconnaissent leur faute, illustrant une exigence continue et inconditionnelle. Enfin, l'engagement des disciples dans le royaume des cieux est mis en lumière, avec un appel à une vie de disciple responsable, engagée et bienveillante, promouvant la croissance et la persévérance de la communauté chrétienne.
L'article analyse Luc 17:22-37 où Jésus annonce sa seconde venue. Contrairement au discours sur le mont des Oliviers, cet enseignement unique met en garde contre les faux messies et illustre la soudaineté de sa venue par des références aux temps de Noé et de Lot.
Luc 21.5-38 (Louis Segond S21) :
Comme quelques-uns parlaient du temple, qui était orné de belles pierres et d'objets apportés en offrandes, Jésus dit:«Les jours viendront où il ne restera pas pierre sur pierre de ce que vous voyez, tout sera détruit.»Ils lui demandèrent: «Maître, quand donc cela arrivera-t-il et à quel signe reconnaîtra-t-on que ces événements vont se produire?»Jésus répondit: «Faites bien attention à ne pas vous laisser égarer. En effet, beaucoup viendront sous mon nom en disant: ‘C'est moi’, et: ‘Le moment est arrivé.’ Ne les suivez [donc] pas.Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous laissez pas effrayer, car il faut que ces choses arrivent d'abord. Cependant, ce ne sera pas encore la fin.»Puis il leur dit: «Une nation se dressera contre une nation et un royaume contre un royaume;il y aura de grands tremblements de terre en divers endroits, ainsi que des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terrifiants et de grands signes dans le ciel.Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous et l'on vous persécutera, on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous traînera devant des rois et devant des gouverneurs à cause de mon nom.Cela vous donnera une occasion de témoignage.Mettez-vous donc dans l'esprit de ne pas préparer votre défense,car je vous donnerai des paroles et une sagesse telles qu'aucun de vos adversaires ne pourra s'y opposer ni les contredire.Vous serez trahis même par vos parents, par vos frères, par vos proches et par vos amis, et l'on fera mourir plusieurs d'entre vous.Vous serez détestés de tous à cause de mon nom,mais pas un seul cheveu de votre tête ne sera perdu.Par votre persévérance vous sauverez votre âme.»Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez que sa destruction est proche.Alors, que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes, que ceux qui seront à l'intérieur de Jérusalem en sortent et que ceux qui seront dans les champs n'entrent pas dans la ville,car ce seront des jours de vengeance, où s'accomplira tout ce qui est écrit.Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront durant ces jours-là, car il y aura une grande détresse dans le pays et de la colère contre ce peuple.Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés prisonniers dans toutes les nations et Jérusalem sera piétinée par des non-Juifs jusqu'à ce que la période accordée aux nations prenne fin.»Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, les nations seront dans l'angoisse, épouvantées par le bruit de la mer et des vagues.Des hommes rendront l'âme de terreur dans l'attente de ce qui surviendra sur la terre, car les puissances célestes seront ébranlées.Alors on verra le Fils de l'homme venir sur une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire.Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre délivrance est proche.»Puis il leur dit une parabole: «Regardez le figuier et tous les autres arbres.Dès qu'ils bourgeonnent, vous savez de vous-mêmes que déjà l'été est proche.De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche.Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive.Le ciel et la terre disparaîtront, mais mes paroles ne disparaîtront pas.Faites bien attention à vous-mêmes, de peur que votre cœur ne devienne insensible, au milieu des excès du manger et du boire et des soucis de la vie, et que ce jour ne fonde sur vous à l'improviste.En effet, il s'abattra comme un piège sur tous les habitants de la terre.Restez donc en éveil, priez en tout temps, afin d'avoir la force d'échapper à tous ces événements à venir et de vous présenter debout devant le Fils de l'homme.»Pendant la journée, Jésus enseignait dans le temple, et il allait passer la nuit à la colline appelée mont des Oliviers.Tout le peuple se rendait dès le matin vers lui dans le temple pour l'écouter.
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Cet article wordpress analyse un enseignement particulier de Jésus tiré de l'Évangile de Luc 17:22-37, où Jésus annonce sa seconde venue. Plutôt qu'une simple répétition du discours sur le mont des Oliviers rapporté dans les évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc, ce passage di Luc présente une approche distincte du thème de la venue du Fils de l'Homme. Jésus met en garde ses disciples contre les faux messies et souligne que sa venue sera aussi visible et indiscutable qu'un éclair illuminant le ciel.
Matthieu 24.3-51 (Louis Segond S21) :
Il s'assit sur le mont des Oliviers. Les disciples vinrent en privé lui poser cette question: «Dis-nous, quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton retour et de la fin du monde?»Jésus leur répondit: «Faites bien attention que personne ne vous égare.En effet, beaucoup viendront sous mon nom et diront: ‘C'est moi qui suis le Messie’, et ils tromperont beaucoup de gens.Vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres: ne vous laissez pas effrayer, car il faut que toutes ces choses arrivent. Cependant, ce ne sera pas encore la fin.Une nation se dressera contre une nation et un royaume contre un royaume, et il y aura en divers endroits des famines, [des pestes] et des tremblements de terre.Tout cela sera le commencement des douleurs.Alors on vous livrera à la persécution et l'on vous fera mourir; vous serez détestés de toutes les nations à cause de mon nom.Beaucoup trébucheront alors, et ils se trahiront, se détesteront les uns les autres.Beaucoup de prétendus prophètes surgiront et ils tromperont beaucoup de gens.A cause de la progression du mal, l'amour du plus grand nombre se refroidira,mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.Cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.»C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abominable dévastation dont a parlé le prophète Daniel établie dans le lieu saint – que celui qui lit fasse attention! –alors, que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison,et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront durant ces jours-là!Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat,car alors la détresse sera si grande qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent et qu'il n'y en aura jamais plus.Et si ces jours n'étaient pas abrégés, personne ne serait sauvé; mais à cause de ceux qui ont été choisis, ces jours seront abrégés.Si quelqu'un vous dit alors: ‘Le Messie est ici’, ou: ‘Il est là’, ne le croyez pas,car de prétendus messies et de prétendus prophètes surgiront; ils feront de grands prodiges et des signes miraculeux au point de tromper, si c'était possible, même ceux qui ont été choisis.Voilà, je vous l'ai annoncé d'avance.Si donc on vous dit: ‘Le voici, il est dans le désert’, n'y allez pas, ou: ‘Le voilà, il est dans un lieu secret’, ne le croyez pas.En effet, tout comme l'éclair part de l'est et apparaît jusqu'à l'ouest, ainsi sera le retour du Fils de l'homme.Là où sera le cadavre, là se rassembleront les vautours.»Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées.Alors le signe du Fils de l'homme apparaîtra dans le ciel; tous les peuples de la terre se lamenteront et ils verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire.Il enverra ses anges avec la trompette retentissante et ils rassembleront ceux qu'il a choisis des quatre coins du monde, d'une extrémité du ciel à l'autre.Tirez instruction de la parabole du figuier: dès que ses branches deviennent tendres et que les feuilles poussent, vous savez que l'été est proche.De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, qu'il est à la porte.Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive.Le ciel et la terre disparaîtront, mais mes paroles ne disparaîtront pas.»Quant au jour et à l'heure, personne ne les connaît, pas même les anges du ciel, [ni même le Fils]: mon Père seul les connaît.Ce qui est arrivé à l'époque de Noé arrivera de même au retour du Fils de l'homme.En effet, dans les jours précédant le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé est entré dans l'arche.Ils ne se sont doutés de rien jusqu'à ce que le déluge vienne et les emporte tous. Il en ira de même au retour du Fils de l'homme.Alors, deux hommes seront dans un champ: l'un sera pris et l'autre laissé;deux femmes moudront à la meule: l'une sera prise et l'autre laissée.Restez donc vigilants, puisque vous ignorez à quel moment votre Seigneur viendra.Vous le savez bien, si le maître de la maison savait à quelle heure de la nuit le voleur doit venir, il resterait éveillé et ne laisserait pas percer les murs de sa maison.C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas.»Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi responsable des gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu?Heureux le serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera occupé à son travail!Je vous le dis en vérité, il l'établira responsable de tous ses biens.Mais si c'est un mauvais serviteur, qui se dit en lui-même: ‘Mon maître tarde à venir’,s'il se met à battre ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas.Il le punira sévèrement et lui fera partager le sort des hypocrites: c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents.
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II
Avant cela, cependant, il doit souffrir et être rejeté par sa génération. Le texte établit un parallèle avec les temps de Noé et de Lot, indiquant que la venue du Fils de l'Homme interviendra de manière inattendue au milieu des activités humaines quotidiennes. Les period, pour les disciples, est une mise en garde contre la recherche de sécurité matérielle, illustrée par exemple par la mention de la femme de Lot, et insiste sur la nécessité de la vigilance.
Luc 21.5-38 (Louis Segond S21) :
Comme quelques-uns parlaient du temple, qui était orné de belles pierres et d'objets apportés en offrandes, Jésus dit:«Les jours viendront où il ne restera pas pierre sur pierre de ce que vous voyez, tout sera détruit.»Ils lui demandèrent: «Maître, quand donc cela arrivera-t-il et à quel signe reconnaîtra-t-on que ces événements vont se produire?»Jésus répondit: «Faites bien attention à ne pas vous laisser égarer. En effet, beaucoup viendront sous mon nom en disant: ‘C'est moi’, et: ‘Le moment est arrivé.’ Ne les suivez [donc] pas.Quand vous entendrez parler de guerres et de soulèvements, ne vous laissez pas effrayer, car il faut que ces choses arrivent d'abord. Cependant, ce ne sera pas encore la fin.»Puis il leur dit: «Une nation se dressera contre une nation et un royaume contre un royaume;il y aura de grands tremblements de terre en divers endroits, ainsi que des pestes et des famines; il y aura des phénomènes terrifiants et de grands signes dans le ciel.Mais, avant tout cela, on mettra la main sur vous et l'on vous persécutera, on vous livrera aux synagogues, on vous jettera en prison, on vous traînera devant des rois et devant des gouverneurs à cause de mon nom.Cela vous donnera une occasion de témoignage.Mettez-vous donc dans l'esprit de ne pas préparer votre défense,car je vous donnerai des paroles et une sagesse telles qu'aucun de vos adversaires ne pourra s'y opposer ni les contredire.Vous serez trahis même par vos parents, par vos frères, par vos proches et par vos amis, et l'on fera mourir plusieurs d'entre vous.Vous serez détestés de tous à cause de mon nom,mais pas un seul cheveu de votre tête ne sera perdu.Par votre persévérance vous sauverez votre âme.»Lorsque vous verrez Jérusalem encerclée par des armées, sachez que sa destruction est proche.Alors, que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes, que ceux qui seront à l'intérieur de Jérusalem en sortent et que ceux qui seront dans les champs n'entrent pas dans la ville,car ce seront des jours de vengeance, où s'accomplira tout ce qui est écrit.Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront durant ces jours-là, car il y aura une grande détresse dans le pays et de la colère contre ce peuple.Ils tomberont sous le tranchant de l'épée, ils seront emmenés prisonniers dans toutes les nations et Jérusalem sera piétinée par des non-Juifs jusqu'à ce que la période accordée aux nations prenne fin.»Il y aura des signes dans le soleil, dans la lune et dans les étoiles. Et sur la terre, les nations seront dans l'angoisse, épouvantées par le bruit de la mer et des vagues.Des hommes rendront l'âme de terreur dans l'attente de ce qui surviendra sur la terre, car les puissances célestes seront ébranlées.Alors on verra le Fils de l'homme venir sur une nuée avec beaucoup de puissance et de gloire.Quand ces événements commenceront à se produire, redressez-vous et relevez la tête, parce que votre délivrance est proche.»Puis il leur dit une parabole: «Regardez le figuier et tous les autres arbres.Dès qu'ils bourgeonnent, vous savez de vous-mêmes que déjà l'été est proche.De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le royaume de Dieu est proche.Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive.Le ciel et la terre disparaîtront, mais mes paroles ne disparaîtront pas.Faites bien attention à vous-mêmes, de peur que votre cœur ne devienne insensible, au milieu des excès du manger et du boire et des soucis de la vie, et que ce jour ne fonde sur vous à l'improviste.En effet, il s'abattra comme un piège sur tous les habitants de la terre.Restez donc en éveil, priez en tout temps, afin d'avoir la force d'échapper à tous ces événements à venir et de vous présenter debout devant le Fils de l'homme.»Pendant la journée, Jésus enseignait dans le temple, et il allait passer la nuit à la colline appelée mont des Oliviers.Tout le peuple se rendait dès le matin vers lui dans le temple pour l'écouter.
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III
Jésus conclut en répondant à une question des disciples sur le lieu de sa venue en utilisant une métaphore du rassemblement des vautours autour d'un cadavre, soulignant ainsi l'inhérente division entre ce qui est pris et ce qui est laissé.
L'article analyse l'arrivée de Jésus à Bethphagé, un arrêt stratégique avant Jérusalem. Jésus envoie deux disciples chercher un ânon pour accomplir une prophétie messianique. Bethphagé, la "maison des figues", est cruciale dans la narration des évangiles.
Marc 11.1-3 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem, près de Bethphagé et de Béthanie, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux de ses disciplesen leur disant: «Allez au village qui est devant vous. Dès que vous y serez entrés, vous trouverez un ânon attaché, sur lequel personne n'est encore monté. Détachez-le et amenez-le.Si quelqu'un vous demande: ‘Pourquoi faites-vous cela?’ répondez: ‘Le Seigneur en a besoin’, et à l'instant il le laissera venir ici.»
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L'article "PER279 - Retour à Jérusalem et arrêt à Bethphagé" explore le voyage de Jésus et ses disciples vers Jérusalem, s'arrêtant au village de Bethphagé. Situé sur le versant est du mont des Oliviers, ce village était crucial sur la route entre Béthanie et Jérusalem. Bethphagé signifie "maison des figues" et pourrait être le lieu où se trouvait le figuier mentionné dans d'autres passages bibliques (Matthieu et Marc, PER282).
Zacharie 9.9 (Louis Segond S21) :
Réjouis-toi, fille de Sion!
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II
À l'époque du récit, Jésus, conscient de son rôle messianique, envoie deux disciples chercher un ânon à Bethphagé pour accomplir la prophétie de Zacharie 9.9, prédisant l'arrivée d'un roi humble à Jérusalem. L'article souligne la précision des instructions de Jésus à ses disciples et leur obéissance immédiate. Cet épisode met en avant l'autorité de Jésus et sa connaissance anticipée des événements, ainsi que sa volonté d'accomplir publiquement les prophéties messianiques.
Matthieu 21.1-5 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem et qu'ils furent arrivés à Bethphagé, vers le mont des Oliviers, Jésus envoya deux disciplesen leur disant: «Allez au village qui est devant vous; vous y trouverez tout de suite une ânesse attachée et un ânon avec elle; détachez-les et amenez-les-moi.Si quelqu'un vous dit quelque chose, vous répondrez: ‘Le Seigneur en a besoin.’ Et à l'instant il les laissera aller.»Or [tout] ceci arriva afin que s'accomplisse ce que le prophète avait annoncé:Dites à la fille de Sion: ‘Voici ton roi qui vient à toi, plein de douceur et monté sur un âne, sur un ânon, le petit d'une ânesse.’
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III
La proximité géographique avec Béthanie et le besoin prophétique de monter un ânon soulignent l'importance de ce moment dans l'évangile.
Sur le parvis du Temple de Jérusalem, le mercredi précédant sa Passion, Jésus prononce un sévère réquisitoire contre les scribes et les pharisiens. À travers huit proclamations de 'Malheur à vous !', il dénonce leur hypocrisie, leur orgueil et leur religion de façade, tout en exprimant une profonde douleur pour Jérusalem. Il appelle ses disciples à une foi authentique, humble et au service des autres.
Matthieu 23.11 (Louis Segond S21) :
Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.
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La péricope PER298 intitulée 'Réquisitoire contre les responsables religieux' constitue un moment charnière de la dernière semaine de Jésus avant son arrestation. Située dans le contexte des affrontements répétés entre le Messie Jésus et les autorités religieuses juives, cette péricope prend place sur le parvis du Temple de Jérusalem, le mercredi 30 mars 33. Elle est attestée principalement dans trois évangiles synoptiques : Matthieu 23.1-39, qui en offre la version la plus complète et détaillée, Marc 12.38-40 et Luc 20.45-47, qui en donnent des versions plus condensées. L'évangile de Jean n'a pas de parallèle direct pour ce passage. Après avoir répondu aux multiples attaques et questions pièges tendus par les chefs religieux, Jésus se retourne vers le peuple et ses disciples pour leur adresser un avertissement solennel : ne pas placer une confiance aveugle dans les responsables religieux, fussent-ils docteurs de la Loi. Ce discours, parfois appelé 'les sept ou huit malheurs', se structure autour de proclamations répétées introduites par la formule : 'Malheur à vous, spécialistes de la Loi !' avec une variation notable : 'Malheur à vous, conducteurs aveugles !'. Ce procédé rhétorique donne au discours une force accusatoire remarquable et solennelle.
Matthieu 23.23 (Louis Segond S21) :
»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous versez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin et que vous laissez ce qu'il y a de plus important dans la loi: la justice, la bonté et la fidélité. C'est cela qu'il fallait pratiquer, sans négliger le reste.
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II
Jésus cible particulièrement les pharisiens, non par hasard, mais parce que ces derniers auraient dû, en théorie, être les plus proches de l'idéal spirituel qu'il incarne : gardiens de la Loi, défenseurs de la foi, ils étaient censés guider le peuple vers Dieu. Or, au fil des générations, l'accumulation de traditions humaines et d'interprétations secondaires a fini par dénaturer la Parole divine, l'enfermant sous des fardeaux que les maîtres eux-mêmes refusaient de porter. Leur orgueil intellectuel et leur incapacité à se remettre en question les ont conduits à s'opposer de plus en plus violemment à Jésus, jusqu'à conspirer pour le faire mourir. Le Messie Jésus reconnaît néanmoins leur autorité légitime d'enseignants, puisqu'ils siègent dans la chaire de Moïse, et il enjoint le peuple à suivre leur enseignement tout en refusant d'imiter leurs comportements. Car le problème central n'est pas doctrinal mais existentiel : les pharisiens pratiquent une religion de façade, orientée vers la reconnaissance sociale et les honneurs humains. Ils recherchent les premières places dans les synagogues, les salutations publiques et les titres honorifiques, tout en négligeant les fondements essentiels de la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité, selon Matthieu 23.23. Dans les versions plus brèves de Marc et de Luc, Jésus ajoute une accusation particulièrement grave : les scribes 'dévorent les maisons des veuves', c'est-à-dire qu'ils profitent de leur position d'autorité spirituelle pour s'approprier les biens des plus vulnérables, tout en affichant une piété ostentatoire à travers de longues prières publiques.
Matthieu 23.1-39 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus s'adressa à la foule et à ses disciplesen disant: «Les spécialistes de la loi et les pharisiens se sont faits les interprètes de Moïse.Tout ce qu'ils vous disent [de respecter], faites-le donc et respectez-le, mais n'agissez pas comme eux, car ils disent et ne font pas.Ils lient des fardeaux pesants et les mettent sur les épaules des hommes, mais ils ne veulent pas les remuer du doigt.Toutes leurs actions, ils les font pour se faire remarquer des hommes. Ainsi, ils portent de grands phylactères et allongent les franges [de leurs vêtements].Ils aiment occuper la meilleure place dans les festins et les sièges d'honneur dans les synagogues.Ils aiment être salués sur les places publiques et être appelés par les hommes ‘Maître, [Maître]’.Mais vous, ne vous faites pas appeler maîtres, car un seul est votre maître, [c'est le Christ,] et vous êtes tous frères.N'appelez personne sur la terre votre père, car un seul est votre Père, c'est celui qui est au ciel.Ne vous faites pas appeler chefs, car un seul est votre chef, c'est le Christ.Le plus grand parmi vous sera votre serviteur.Celui qui s'élèvera sera abaissé et celui qui s'abaissera sera élevé.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes l'accès au royaume des cieux; vous n'y entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient.»[Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous dépouillez les veuves de leurs biens tout en faisant pour l'apparence de longues prières; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement.]»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un converti et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de l'enfer deux fois pire que vous.»Malheur à vous, conducteurs aveugles! Vous dites: ‘Si quelqu'un jure par le temple, cela ne compte pas, mais si quelqu'un jure par l'or du temple, il est engagé.’Espèces de fous aveugles! Lequel est le plus grand: l'or ou le temple qui consacre l'or?Vous dites encore: ‘Si quelqu'un jure par l'autel, cela ne compte pas, mais si quelqu'un jure par l'offrande qui est sur l'autel, il est engagé.’Espèces de fous aveugles! Lequel est le plus grand: l'offrande ou l'autel qui consacre l'offrande?Celui qui jure par l'autel jure par l'autel et par tout ce qui est dessus,celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui l'habite,et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous versez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin et que vous laissez ce qu'il y a de plus important dans la loi: la justice, la bonté et la fidélité. C'est cela qu'il fallait pratiquer, sans négliger le reste.Conducteurs aveugles! Vous filtrez vos boissons pour éliminer le moucheron, mais vous avalez le chameau.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous nettoyez l'extérieur de la coupe et du plat, alors qu'à l'intérieur ils sont pleins du produit de vos vols et de vos excès.Pharisien aveugle! Nettoie d'abord l'intérieur de la coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne pur.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis qui paraissent beaux de l'extérieur et qui, à l'intérieur, sont pleins d'ossements de morts et de toutes sortes d'impuretés.Vous de même, de l'extérieur, vous paraissez justes aux hommes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et d'injustice.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous construisez les tombeaux des prophètes et que vous décorez les tombes des justes,et vous dites: ‘Si nous avions vécu à l'époque de nos ancêtres, nous ne nous serions pas joints à eux pour verser le sang des prophètes.’Vous témoignez ainsi contre vous-mêmes que vous êtes les descendants de ceux qui ont tué les prophètes.Portez donc à son comble la mesure de vos ancêtres!Serpents, race de vipères! Comment échapperez-vous au jugement de l'enfer?C'est pourquoi, je vous envoie des prophètes, des sages et des spécialistes de la loi. Vous tuerez et crucifierez les uns, vous fouetterez les autres dans vos synagogues et vous les persécuterez de ville en ville,afin que retombe sur vous tout le sang innocent versé sur la terre, depuis le sang d'Abel le juste jusqu'au sang de Zacharie, fils de Bérékia, que vous avez tué entre le temple et l'autel.En vérité je vous le dis, tout cela retombera sur cette génération.»Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés! Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu!Voici que votre maison vous sera laissée désertecar, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez: ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!’»
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III
Cette hypocrisie constitue, aux yeux de Jésus, une faute d'autant plus sérieuse qu'elle est commise au nom de Dieu. Le discours se clôt sur une lamentation poignante de Jésus sur Jérusalem, révélant la profondeur de son amour pour son peuple malgré l'incrédulité persistante de ses chefs. Il pleure sur la ville, évoque sa tendresse maternelle à son égard, et annonce à la fois le jugement à venir et une espérance future : 'Vous ne me verrez plus jusqu'à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur' (Matthieu 23.39). Cette tension entre jugement et grâce constitue le cœur théologique de ce passage. Au total, cette péricope délivre un enseignement intemporel : l'appel à une foi authentique, vécue dans l'humilité et le service des autres, par opposition à une religiosité de façade centrée sur l'apparence et la reconnaissance humaine. Jésus ne condamne pas la Loi, mais ceux qui la détournent pour asseoir leur pouvoir. Il appelle ses disciples à la vraie grandeur, celle du service humble : 'Le plus grand parmi vous sera votre serviteur' (Matthieu 23.11).
L'article analyse une scène des Évangiles où les disciples de Jésus se disputent pour savoir qui est le plus grand, révélant leur attachement à une compréhension terrestre du Royaume de Dieu. Jésus enseigne que la vraie grandeur réside dans le service désintéressé. Ce récit illustre les valeurs spirituelles inversées du christianisme.
Jean 18.36 (Louis Segond S21) :
Jésus répondit: «Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais en réalité, mon royaume n'est pas d'ici-bas.»
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L'article intitulé 'PER312 - Dispute des disciples au sujet de la prééminence' aborde une scène évangélique tirée principalement du livre de Luc, où les disciples de Jésus débattent sur qui, parmi eux, est le plus grand. Cet épisode se déroule lors de la dernière soirée avant la crucifixion de Jésus, un moment crucial et rempli de tension spirituelle, où Jésus vient d'annoncer sa trahison imminente. Plutôt que de comprendre la gravité et la portée spirituelle des événements, les disciples se concentrent sur une querelle de préséance.
Matthieu 20.20-24 (Louis Segond S21) :
Alors la mère des fils de Zébédée s'approcha de Jésus avec ses fils et se prosterna pour lui faire une demande.Il lui dit: «Que veux-tu?» «Ordonne, lui dit-elle, que dans ton royaume mes deux fils que voici soient assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche.»Jésus répondit: «Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire [ou être baptisés du baptême dont je vais être baptisé]?» «Nous le pouvons», dirent-ils.Il leur répondit: «Vous boirez en effet ma coupe [et vous serez baptisés du baptême dont je vais être baptisé]. Mais quant à être assis à ma droite et à ma gauche, cela ne dépend pas de moi et ne sera donné qu'à ceux pour qui mon Père l'a préparé.»Après avoir entendu cela, les dix autres furent indignés contre les deux frères.
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II
L'article note que cette tendance à se disputer pour la grandeur reflète une incompréhension persistante des enseignements de Jésus sur le Royaume de Dieu, qui ne correspond pas aux attentes messianiques terrestres et politiques des disciples. Ceux-ci imaginent un règne messianique selon les normes humaines de pouvoir et de prestige. Jésus, par son enseignement, inverse ces valeurs mondaines, appelant à une autorité basée sur le service désintéressé plutôt que sur la domination.
Jean 18.36 (Louis Segond S21) :
Jésus répondit: «Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais en réalité, mon royaume n'est pas d'ici-bas.»
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III
Cet enseignement, consigné dans les Évangiles, établit le fondement de l'ecclésiologie chrétienne, exigeant que le plus grand devienne le serviteur de tous.
L'article analyse les dernières interactions de Jésus avec ses disciples, soulignant leur transformation spirituelle par la révélation divine. Jésus les appelle amis, pas serviteurs, mettant en avant l'importance de l'amour et de la mission divine. Le récit invite à voir l'élection et la mission dans une continuité théologique.
Jacques 2.23 (Louis Segond S21) :
Ainsi s'est accompli ce que dit l'Ecriture: Abraham eut confiance en Dieu et cela lui fut compté comme justice. Et il a été appelé ami de Dieu.
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L'article "PER321 - Entretien personnel avec ses disciples" explore les dernières interactions de Jésus avec ses disciples avant sa crucifixion, se concentrant sur un exégèse détaillée de Jean 14.1-15, Jean 15.15-17, et d'autres passages clés des Évangiles. Jésus révèle la nature transformative de sa relation avec ses disciples, qu'il appelle non plus serviteurs, mais amis, partageant avec eux les révélations divines. Cette relation intime n'est pas fondée sur le mérite humain, mais sur le choix souverain de Jésus, soulignant la transcendance de l'amour et de la révélation divine envers ses disciples.
Jacques 2.23 (Louis Segond S21) :
Ainsi s'est accompli ce que dit l'Ecriture: Abraham eut confiance en Dieu et cela lui fut compté comme justice. Et il a été appelé ami de Dieu.
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II
Dans ces échanges, Jésus transmet l'importance du fruit durable qui découle de cette amitié spirituelle, enracinée dans l'amour et la fidélité, alignée sur la mission divine. Cette période précède le dernier repas pascal, un moment de grande signification, où l'amitié, la révélation et la prière sont mises en avant comme éléments essentiels de la mission des disciples au sein de la communauté chrétienne. A travers le thème de l'amitié divine, l'article souligne que la mission confiée aux disciples inclut de partager l'amour du Christ, exemplifié dans sa disposition à donner sa vie.
Jean 14.1-15 (Louis Segond S21) :
»Que votre cœur ne se trouble pas! Croyez en Dieu, croyez aussi en moi.Il y a beaucoup de demeures dans la maison de mon Père. Si ce n'était pas le cas, je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place.Et puisque je vais vous préparer une place, je reviendrai et je vous prendrai avec moi afin que, là où je suis, vous y soyez aussi.Vous savez où je vais et vous en savez le chemin.»Thomas lui dit: «Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment pouvons-nous en savoir le chemin?»Jésus lui dit: «C'est moi qui suis le chemin, la vérité et la vie. On ne vient au Père qu'en passant par moi.Si vous me connaissiez, vous connaîtriez aussi mon Père. Et dès maintenant vous le connaissez et vous l'avez vu.»Philippe lui dit: «Seigneur, montre-nous le Père, et cela nous suffit.»Jésus lui dit: «Il y a si longtemps que je suis avec vous et tu ne me connais pas, Philippe! Celui qui m'a vu a vu le Père. Comment peux-tu dire: ‘Montre-nous le Père’?Ne crois-tu pas que je suis dans le Père et que le Père est en moi? Les paroles que je vous dis, je ne les dis pas de moi-même; c'est le Père qui vit en moi qui fait lui-même ces œuvres.Croyez-moi: je suis dans le Père et le Père est en moi. Sinon, croyez[-moi] au moins à cause de ces œuvres!»En vérité, en vérité, je vous le dis, celui qui croit en moi fera aussi les œuvres que je fais, et il en fera même de plus grandes, parce que je vais vers mon Père.Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai afin que la gloire du Père soit révélée dans le Fils.Si vous [me] demandez quelque chose en mon nom, je le ferai.»Si vous m'aimez, respectez mes commandements.
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III
Inscrit dans un cadre théologique plus large tiré de passages tels qu'Exode 33.11, Jacques 2.23 et Esaïe 49.6, le texte met en lumière comment ce témoignage d'amour est appelé à être un signe vivant de la présence du Royaume de Dieu. Jésus appelle ses disciples à persévérer dans l'amour mutuel, indiquant que c'est à travers cette relation que le monde reconnaîtra qu'ils sont ses disciples. L'article encourage le lecteur à voir la continuité de l'élection divine et la mission d'Israël à travers cette nouvelle communauté définie par l'amour trinitaire et l'engagement à demeurer dans le Christ afin de porter un fruit glorifiant Dieu.
La péricope PER357 analyse la mort de Jésus sur la croix au Golgotha, le vendredi 1er avril 33 vers 15h, à partir des quatre récits évangéliques. Matthieu et Marc sont très proches ; Luc rapporte les dernières paroles de Jésus et la réaction du centurion ; Jean, témoin direct, précise les événements post-mortem et leur accomplissement prophétique. L'article intègre une chronologie précise des trois jours et trois nuits selon le calendrier juif.
Marc 15.33-37 (Louis Segond S21) :
A midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu'à trois heures de l'après-midi.Et à trois heures de l'après-midi, Jésus s'écria d'une voix forte: «Eloï, Eloï, lama sabachthani?» – ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?Quelques-uns de ceux qui étaient là, après l'avoir entendu, disaient: «Voici qu'il appelle Elie.»Et l'un d'eux courut remplir une éponge de vinaigre; il la fixa à un roseau et lui donna à boire en disant: «Laissez donc, voyons si Elie viendra le descendre de là.»Cependant, Jésus poussa un grand cri et expira.
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La péricope PER357 traite de la mort du Messie Jésus telle qu'elle est rapportée par les quatre évangélistes dans une approche synoptique. L'événement se situe au mont Golgotha, le vendredi 1er avril 33, vers 15 heures. L'article s'inscrit dans une étude chronologique précise de la Passion, en s'appuyant sur les récits parallèles de Matthieu, Marc, Luc et Jean pour en reconstituer le déroulement fidèle. Les récits de Matthieu et de Marc sont présentés comme très proches l'un de l'autre. Ils rapportent que Jésus, après avoir refusé le breuvage mêlé de myrrhe destiné à atténuer la douleur, accepte finalement de boire le vinaigre qui lui est proposé peu avant sa mort. Ce détail est confirmé par Jean, témoin oculaire direct de la scène. Les deux premiers évangélistes décrivent également les ténèbres qui s'étendent sur la région de Jérusalem de midi à 15 heures, détail corroboré par Luc. Luc, pour sa part, apporte des éléments particuliers qui lui sont propres.
Matthieu 27.45-50 (Louis Segond S21) :
De midi jusqu'à trois heures de l'après-midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays.Vers trois heures de l'après-midi, Jésus s'écria d'une voix forte: «Eli, Eli, lama sabachthani?» – c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?Quelques-uns de ceux qui étaient là, après l'avoir entendu, disaient: «Il appelle Elie.»Aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre; il la fixa à un roseau et lui donna à boire.Mais les autres disaient: «Laisse donc, voyons si Elie viendra le sauver.»Jésus poussa de nouveau un grand cri et rendit l'esprit.
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II
Il rapporte une parole de Jésus au moment de sa mort : 'Père, je remets mon esprit entre tes mains', qui témoigne d'un abandon confiant au Père au seuil du trépas. Il met également en valeur la réaction du centurion romain qui, profondément bouleversé par ce qu'il a vu, rend témoignage à l'innocence de Jésus en déclarant : 'Certainement, cet homme était juste.' Luc ajoute enfin la réaction de la foule qui quitte les lieux en se frappant la poitrine, geste exprimant le deuil, la crainte ou la repentance. Jean, témoin direct et évangéliste complémentaire aux synoptiques, fournit des informations cruciales sur ce qui suit immédiatement la mort de Jésus. Les autorités religieuses juives souhaitent que les corps ne restent pas exposés sur les croix après le coucher du soleil, car le sabbat qui suit cette Pâque est un 'grand jour', d'une solennité exceptionnelle. Elles demandent donc à Pilate que les condamnés soient achevés rapidement. Les soldats romains brisent les jambes des deux brigands crucifiés aux côtés de Jésus, pratique qui empêche le condamné de prendre appui pour respirer et provoque rapidement l'asphyxie. Mais en arrivant auprès de Jésus, ils constatent qu'il est déjà mort. Un soldat lui perce néanmoins le côté d'un coup de lance, d'où sortent du sang et de l'eau.
Marc 15.23 (Louis Segond S21) :
Ils lui donnèrent [à boire] du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas.
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III
Jean insiste sur l'importance théologique de ces détails, y voyant l'accomplissement de plusieurs prophéties scripturaires : l'absence de fracture osseuse évoque les prescriptions relatives à l'agneau pascal, et le coup de lance rappelle la prophétie de Zacharie sur celui que l'on a transpercé. Ces correspondances entre les faits historiques et les textes prophétiques de l'Ancien Testament sont au cœur de la démonstration johannique. L'article précise également la chronologie des trois jours et trois nuits, conformément au calendrier juif : la nuit qui commence avec la mort de Jésus le vendredi en fin d'après-midi constitue le point de départ de ce compte. Des renvois sont faits vers plusieurs annexes complémentaires : ANN026 sur l'heure de la crucifixion, ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Le commentaire souligne que les disciples, protégés par la nuit, se sont approchés de la croix et ont pu entendre les dernières paroles de leur Maître. Les membres du Sanhédrin, quant à eux, estiment avoir remporté une victoire décisive et peuvent désormais célébrer la fête familiale de Pâque l'esprit tranquille. Mais selon l'article, les événements ne se dérouleront pas comme ils l'imaginent, laissant présager la résurrection à venir. Cette péricope constitue un moment central de la Passion dans la synopse évangélique, articulant avec précision les témoignages des quatre évangélistes pour restituer dans toute sa densité théologique et historique le moment de la mort du Messie Jésus.
La péricope PER366 analyse le message des anges aux femmes au tombeau, le dimanche matin de la résurrection. Comparant Matthieu, Marc et Luc, elle examine les différences sur le nombre d'anges, le vocabulaire employé et la place des femmes comme premières témoins. Ces variations reflètent la liberté rédactionnelle des évangélistes et constituent des indices d'authenticité historique du récit de la résurrection.
Luc 23.55-56 (Louis Segond S21) :
Des femmes qui étaient venues de la Galilée avec Jésus accompagnèrent Joseph. Elles virent le tombeau et la manière dont le corps de Jésus y fut déposé.Puis elles repartirent et préparèrent des aromates et des parfums. Le jour du sabbat elles se reposèrent, comme le prescrit la loi.
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La péricope PER366, intitulée 'Le message des anges', constitue un moment charnière dans le récit de la résurrection de Jésus. Elle s'inscrit dans le cadre d'une synopse comparant les trois évangiles synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — sur l'épisode où des messagers célestes annoncent aux femmes venues au tombeau que Jésus est ressuscité. L'évangile de Jean n'est pas mentionné dans cette péricope. L'article situe précisément cet événement dans le temps et dans l'espace : le tombeau se trouve près de Jérusalem, et la scène se déroule le dimanche 3 avril, très tôt le matin, au lever de l'aube. Cette datation s'inscrit dans une chronologie précise qui respecte le comptage inclusif juif des trois jours et trois nuits évoqués par Jésus lui-même, incluant la 'nuit en plein midi' de la crucifixion. Un premier point d'analyse porte sur les premières témoins de la résurrection. Les trois évangiles synoptiques s'accordent à rapporter l'apparition de messagers célestes auprès de femmes venues au tombeau. Matthieu parle explicitement d'un 'ange du Seigneur', tandis que Marc et Luc utilisent le terme plus neutre d''hommes'. Cette différence lexicale n'est pas considérée comme une contradiction, car dans les Écritures hébraïques, les anges apparaissent souvent sous forme humaine, comme en témoignent des passages de la Genèse et de l'épître aux Hébreux.
Luc 8.1-3 (Louis Segond S21) :
Ensuite, Jésus alla de ville en ville et de village en village. Il prêchait et annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze l'accompagnaient,avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies: Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons,Jeanne, femme de Chuza l'intendant d'Hérode, Susanne et beaucoup d'autres, qui le servaient en l'assistant de leurs biens.
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II
La réaction de profonde crainte des femmes confirme la nature surnaturelle de ces apparitions. Un deuxième axe s'intéresse à la fidélité des femmes. Ces femmes sont les mêmes qui avaient accompagné Jésus durant son ministère, assisté à sa crucifixion et observé sa mise au tombeau. Alors que la plupart des disciples s'étaient dispersés après l'arrestation de Jésus, elles sont restées présentes dans les moments les plus sombres. L'article souligne l'importance historique et théologique de ce fait : dans le judaïsme du Ier siècle, le témoignage féminin n'avait pas la même valeur juridique que celui des hommes. Le fait que les évangélistes placent précisément ces femmes au cœur du récit de la résurrection est souvent interprété comme un indice d'authenticité historique, puisque des auteurs cherchant à maximiser la crédibilité de leur récit auraient logiquement choisi des témoins masculins. Un troisième point aborde la question du nombre d'anges : un ou deux ? Matthieu et Marc mettent l'accent sur un seul ange qui prend la parole, tandis que Luc précise qu'ils étaient deux. L'article clarifie qu'il ne s'agit pas là d'une contradiction mais d'une différence de focalisation narrative : la présence de deux anges n'exclut pas qu'un seul ait pris l'initiative de parler.
Marc 16.5-8 (Louis Segond S21) :
Elles pénétrèrent dans le tombeau, virent un jeune homme assis à droite, habillé d'une robe blanche, et elles furent épouvantées.Il leur dit: «N'ayez pas peur. Vous cherchez Jésus de Nazareth, celui qui a été crucifié. Il est ressuscité, il n'est pas ici! Voici l'endroit où on l'avait déposé.Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée: c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit.»Elles sortirent du tombeau et s'enfuirent, toutes tremblantes et bouleversées, et elles ne dirent rien à personne car elles étaient effrayées.
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III
Ces variations sont présentées comme des témoignages de la liberté rédactionnelle des évangélistes, reflet habituel de récits de témoins multiples. Enfin, l'article aborde l'annonce centrale de la résurrection. Les femmes constatent d'abord que le tombeau est vide, et ce vide est ensuite interprété par les paroles des anges. Cette double dimension — constat empirique et interprétation révélée — constitue le cœur du message pascal. Les anges renvoient également les femmes aux paroles que Jésus avait prononcées avant sa mort, invitant ainsi à une relecture de tout son enseignement à la lumière de l'événement de la résurrection. L'article s'appuie sur plusieurs annexes complémentaires, notamment sur le dernier repas de Pâque, la journée juive au temps de Jésus, l'heure de la crucifixion et les Souverains Sacrificateurs, montrant ainsi que cette péricope s'intègre dans un ensemble pédagogique cohérent et structuré. L'ensemble de l'analyse vise à mettre en lumière la cohérence interne des évangiles synoptiques tout en respectant leurs différences rédactionnelles propres.
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