L'article explore l'histoire d'une femme souffrant de saignements, guérie par sa foi en touchant le vêtement de Jésus. Cet acte manifeste la puissance de guérison et la compassion de Jésus envers ceux qui croient en lui, comme rapporté dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc.
Matthieu 9.20-22 (Louis Segond S21) :
C'est alors qu'une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans s'approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement,car elle se disait: «Si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie.»Jésus se retourna et dit en la voyant: «Prends courage, ma fille, ta foi t'a sauvée.» Et cette femme fut guérie dès ce moment.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article traite de l'histoire biblique de la guérison de la femme hémorroïsse relatée dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Cette femme souffrait d'une perte de sang depuis douze ans et avait dépensé tout son argent chez les médecins sans trouver de guérison. Elle croyait fermement qu'en touchant simplement le vêtement de Jésus, elle serait guérie.
Matthieu 9.20-22 (Louis Segond S21) :
C'est alors qu'une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans s'approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement,car elle se disait: «Si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie.»Jésus se retourna et dit en la voyant: «Prends courage, ma fille, ta foi t'a sauvée.» Et cette femme fut guérie dès ce moment.
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II
En bravant la foule, elle parvient à toucher le vêtement de Jésus et est immédiatement guérie. Jésus reconnaît qu'une force est sortie de lui et interroge la foule pour savoir qui l'a touché. La femme, prise de crainte, se révèle et raconte son histoire.
Luc 8.43-48 (Louis Segond S21) :
Or il y avait une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans; elle avait dépensé tout son bien chez les médecins, mais aucun n'avait pu la guérir.Elle s'approcha par-derrière et toucha le bord du vêtement de Jésus. Son hémorragie s'arrêta immédiatement.Jésus dit: «Qui m'a touché?» Comme tous s'en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent: «Maître, la foule t'entoure et te presse, [et tu dis: ‘Qui m'a touché?’]»Mais Jésus répondit: «Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti qu'une force était sortie de moi.»Voyant qu'elle n'était pas passée inaperçue, la femme vint toute tremblante se jeter à ses pieds; elle déclara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché et comment elle avait été immédiatement guérie.Alors il lui dit: «Ma fille, [prends courage,] ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix!»
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III
Jésus lui adresse avec compassion les mots : "Ma fille, ta foi t'a guérie". Ces récits soulignent la puissance de la foi et la capacité de guérison de Jésus, tout en montrant sa compassion pour ceux qui ont foi en lui. Les détails varient légèrement entre les trois Évangiles, mais tous témoignent de la reconnaissance par Jésus de la foi de la femme et de sa rapide guérison.
La péricope 155 relate la résurrection de la fille de Jaïrus par le Messie Jésus à Capernaüm (fév.-mars 32). Jaïrus, chef de synagogue, se prosterne devant Jésus pour implorer la guérison de sa fille mourante. Malgré le retard causé par la guérison d'une femme hémorroïsse, Jésus se rend à la maison, prononce « Talitha koumi » et ressuscite la jeune fille. Ce miracle témoigne de son autorité sur la mort et appelle à la foi même dans les situations désespérées.
Lévitique 5.2 (Louis Segond S21) :
Lorsque quelqu'un, sans y prêter attention, touchera une chose impure comme le cadavre d'un animal impur, que ce soit d'une bête sauvage ou domestique ou bien d'un reptile, il deviendra lui-même impur et il se rendra coupable.
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La péricope 155 de la Synopse traite de l'un des miracles les plus frappants du ministère du Messie Jésus : la résurrection de la fille de Jaïrus. Cet événement, rapporté par les trois évangiles synoptiques (Matthieu 9.23-26, Marc 5.35-43 et Luc 8.49-56), se situe à Capernaüm en Galilée, vers février ou mars de l'an 32, dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque. Jaïrus, chef de synagogue, est un personnage remarquable dans ce récit. Malgré son rang éminent au sein de la société religieuse juive, il se prosterne aux pieds du Messie Jésus pour le supplier de venir guérir sa fille unique, âgée d'environ douze ans et mourante. Ce geste d'humilité et de foi est d'autant plus significatif qu'il expose Jaïrus à la désapprobation de ses collègues pharisiens et sadducéens. Cet acte dépasse les restrictions habituelles de sa fonction et témoigne d'une foi authentique et urgente. Alors que le Messie Jésus se met en chemin vers la maison de Jaïrus, une foule compacte l'entoure. C'est dans ce contexte qu'une femme souffrant de pertes de sang depuis douze ans touche le bord de son vêtement et est immédiatement guérie. Cet épisode intercalé, la guérison de la femme hémorroïsse, crée un retard dans le déplacement vers la maison de Jaïrus. Ce délai a des conséquences dramatiques : des messagers arrivent et annoncent que la fille de Jaïrus est déjà morte, demandant qu'on ne dérange plus le Maître.
Marc 5.35-43 (Louis Segond S21) :
Il parlait encore quand des gens arrivèrent de chez le chef de la synagogue et lui dirent: «Ta fille est morte. Pourquoi déranger encore le maître?»Dès qu'il entendit cette parole, Jésus dit au chef de la synagogue: «N'aie pas peur, crois seulement.»Et il ne laissa personne l'accompagner, sauf Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue où Jésus vit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris.Il entra et leur dit: «Pourquoi faites-vous ce tumulte et pourquoi pleurez-vous? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort.»Ils se moquaient de lui. Alors il les fit tous sortir, prit avec lui le père et la mère de l'enfant et ceux qui l'avaient accompagné, et il entra là où l'enfant était [couchée].Il la prit par la main et lui dit: «Talitha koumi», ce qui signifie: «Jeune fille, lève-toi, je te le dis».Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, car elle avait 12 ans. Ils furent [aussitôt] remplis d'un grand étonnement.Jésus leur adressa de fortes recommandations pour que personne ne le sache et demanda qu'on donne à manger à la jeune fille.
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II
La situation évoque celle de Marie et Marthe déplorant l'absence de Jésus au moment de la mort de Lazare (Jean 11.21). Face à cette nouvelle accablante, le Messie Jésus répond par un appel à la foi : « Ne crains pas, crois seulement » (cf. Jean 11.40). Arrivé à la maison, il trouve les pleureurs et les joueurs de flûtes funèbres déjà présents, signe que la mort avait été anticipée et que les rites funèbres avaient commencé. Il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, les disciples les plus proches, ainsi que les parents de l'enfant, et entre dans la chambre mortuaire. Le miracle s'accomplit par une parole et un geste : le Messie Jésus prend la main de la jeune fille et prononce en araméen les mots « Talitha koumi », signifiant « Petite fille, lève-toi ». Immédiatement, la fille se redresse et se met à marcher, provoquant la stupéfaction des témoins. Ce geste de toucher la main d'une défunte est théologiquement significatif, car la Loi (Lévitique 5.2) interdisait tout contact avec un cadavre, rendant ainsi la personne rituellement impure. Le Messie Jésus transcende ici la loi rituelle par son autorité divine. Les trois récits évangéliques présentent des nuances importantes.
Jean 11.40 (Louis Segond S21) :
Jésus lui dit: «Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?»
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III
Matthieu, fidèle à son style synthétique, propose la version la plus condensée. Il présente la fille comme déjà morte dès le début de la requête de Jaïrus, et n'intègre pas l'histoire de la femme hémorroïsse avec autant de détails. Marc, au contraire, offre paradoxalement le récit le plus long et le plus détaillé, décrivant les émotions des personnages, la peur et la foi de Jaïrus, et respectant un ordre chronologique précis. Luc propose une version intermédiaire, insistant particulièrement sur les réactions des témoins et les instructions données par le Messie Jésus après le miracle. La signification théologique de cet événement est profonde. Ce miracle manifeste la puissance souveraine du Messie Jésus sur la mort elle-même, révélant sa nature divine et préfigurant la résurrection eschatologique. Il illustre également la compassion du Messie pour les personnes en détresse et la centralité de la foi dans l'expérience du miracle. La foi de Jaïrus, maintenue malgré l'annonce de la mort de sa fille, devient un modèle pour les croyants confrontés à des situations désespérées. Cet épisode s'inscrit dans un double miracle imbriqué, littéraire et théologique, caractéristique de la technique narrative de Marc, qui associe la guérison de la femme hémorroïsse et la résurrection de la fille de Jaïrus pour mettre en évidence la puissance universelle et immédiate du Messie Jésus sur la maladie et la mort.
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