L'article discute les divergences apparentes dans les récits évangéliques de la résurrection de la fille de Jaïrus. Matthieu, Marc et Luc offrent des versions légèrement différentes, conduisant à une analyse sur la chronologie et la foi démontrée par Jaïrus. Malgré ces différences, l'accent est mis sur le miracle de Jésus et le message de foi qu'il transmet.
Matthieu 9.18 (Louis Segond S21) :
Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit: «Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Cet article aborde l'épisode biblique de la résurrection de la fille de Jaïrus, en se concentrant sur les apparentes contradictions dans les récits des Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Dans Matthieu 9.18, il est indiqué que la fille est déjà morte lorsque Jaïrus s'adresse à Jésus, tandis que Marc 5.35-36 et Luc 8.49-50 suggèrent qu'elle meurt après l'arrivée de Jaïrus. L'article propose une analyse détaillée de ces récits pour offrir une perspective unifiée et une explication de la chronologie des événements.
Marc 5.35 (Louis Segond S21) :
Il parlait encore quand des gens arrivèrent de chez le chef de la synagogue et lui dirent: «Ta fille est morte. Pourquoi déranger encore le maître?»
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II
Jaïrus, chef de synagogue, d'abord sollicite Jésus car sa fille est mourante, puis il apprend son décès, ce qui incite une réflexion sur l'opportunité d'une intervention divine. Les différences entre les Évangiles sont examinées : Matthieu se focalise sur le miracle lui-même, tandis que Marc et Luc fournissent un contexte plus détaillé, soulignant la foi requise dans ces moments critiques. L'article conclut que malgré les nuances des récits, l'acte miraculeux de Jésus demeure l'élément central, portant un message d'espoir et de foi inébranlable.
L'article explore la résurrection de la fille de Jaïrus et la guérison d'une femme malade par Jésus, selon les évangiles de Matthieu, Marc et Luc. L'importance de la foi dans ces récits est soulignée, ainsi que les différences et similitudes dans les détails des événements. Ces miracles illustrent la compassion de Jésus et sa puissance de guérison.
Matthieu 9.18-26 (Louis Segond S21) :
Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit: «Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra.»Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.C'est alors qu'une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans s'approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement,car elle se disait: «Si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie.»Jésus se retourna et dit en la voyant: «Prends courage, ma fille, ta foi t'a sauvée.» Et cette femme fut guérie dès ce moment.Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante.Il leur dit: «Retirez-vous, car la jeune fille n'est pas morte, mais elle dort», et ils se moquaient de lui.Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.Cette nouvelle se propagea dans toute la région.
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L'article se penche sur l'histoire de la résurrection de la fille de Jaïrus, relatée dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. À travers ces récits, sont abordés deux miracles interconnectés accomplis par Jésus : la guérison d'une femme souffrant de pertes de sang et la résurrection de la fille d'un chef de synagogue, Jaïrus. Le texte met en lumière les différences et similitudes des récits bibliques. Dans Matthieu, Jaïrus demande à Jésus d'imposer les mains à sa défunte fille pour qu'elle revive, et en chemin, la guérison de la femme intervient simplement en touchant le vêtement de Jésus.
Luc 8.40-56 (Louis Segond S21) :
A son retour, Jésus fut accueilli par la foule, car tous l'attendaient.Voici qu'arriva un homme du nom de Jaïrus; il était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds et le supplia d'entrer dans sa maison,parce qu'il avait une fille unique d'environ 12 ans qui était mourante. Pendant que Jésus s'y rendait, la foule le serrait de tous côtés.Or il y avait une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans; elle avait dépensé tout son bien chez les médecins, mais aucun n'avait pu la guérir.Elle s'approcha par-derrière et toucha le bord du vêtement de Jésus. Son hémorragie s'arrêta immédiatement.Jésus dit: «Qui m'a touché?» Comme tous s'en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent: «Maître, la foule t'entoure et te presse, [et tu dis: ‘Qui m'a touché?’]»Mais Jésus répondit: «Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti qu'une force était sortie de moi.»Voyant qu'elle n'était pas passée inaperçue, la femme vint toute tremblante se jeter à ses pieds; elle déclara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché et comment elle avait été immédiatement guérie.Alors il lui dit: «Ma fille, [prends courage,] ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix!»Jésus parlait encore quand quelqu'un arriva de chez le chef de la synagogue et [lui] dit: «Ta fille est morte, ne dérange plus le maître.»Mais Jésus, qui avait entendu, dit au chef de la synagogue: «N'aie pas peur, crois seulement, et elle sera sauvée.»Lorsqu'il fut arrivé à la maison, il ne laissa personne entrer [avec lui], sauf Pierre, Jean et Jacques, ainsi que le père et la mère de l'enfant.Tous pleuraient et se lamentaient sur elle. Alors Jésus dit: «Ne pleurez pas, [car] elle n'est pas morte, mais elle dort.»Ils se moquaient de lui, sachant qu'elle était morte.Mais il [les fit tous sortir,] prit la jeune fille par la main et dit d'une voix forte: «Mon enfant, lève-toi.»Son esprit revint en elle et elle se leva immédiatement; Jésus ordonna de lui donner à manger.Les parents de la jeune fille furent remplis d'étonnement; il leur recommanda de ne dire à personne ce qui était arrivé.
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II
Marc et Luc mentionnent en détail la sensation de Jésus de puissance s'échappant de lui. Jésus réconforte Jaïrus de croire, malgré l'annonce de la mort de sa fille. L'élévation de la jeune fille se fait avec l'instruction de donner à manger et de demander le secret autour du miracle. Les évangiles soulignent l'importance de la foi de Jaïrus et de la femme.
Marc 5.21-43 (Louis Segond S21) :
Jésus regagna en barque l'autre rive, où une grande foule se rassembla autour de lui. Il était au bord du lac.Alors vint un des chefs de la synagogue, du nom de Jaïrus. Lorsqu'il aperçut Jésus, il se jeta à ses piedset le supplia avec insistance: «Ma petite fille est sur le point de mourir. Viens, pose les mains sur elle afin qu'elle soit sauvée, et elle vivra.»Jésus s'en alla avec lui. Une grande foule le suivait et le pressait de tous côtés.Or, il y avait une femme atteinte d'hémorragies depuis 12 ans.Elle avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins. Elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, mais cela n'avait servi à rien; au contraire, son état avait plutôt empiré.Elle entendit parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière et toucha son vêtement,car elle se disait: «Même si je ne touche que ses vêtements, je serai guérie.»A l'instant même, son hémorragie s'arrêta, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.Jésus se rendit aussitôt compte qu'une force était sortie de lui; il se retourna au milieu de la foule et dit: «Qui a touché mes vêtements?»Ses disciples lui dirent: «Tu vois la foule qui te presse et tu dis: ‘Qui m'a touché?’»Jésus regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.Alors il lui dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.»Il parlait encore quand des gens arrivèrent de chez le chef de la synagogue et lui dirent: «Ta fille est morte. Pourquoi déranger encore le maître?»Dès qu'il entendit cette parole, Jésus dit au chef de la synagogue: «N'aie pas peur, crois seulement.»Et il ne laissa personne l'accompagner, sauf Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue où Jésus vit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris.Il entra et leur dit: «Pourquoi faites-vous ce tumulte et pourquoi pleurez-vous? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort.»Ils se moquaient de lui. Alors il les fit tous sortir, prit avec lui le père et la mère de l'enfant et ceux qui l'avaient accompagné, et il entra là où l'enfant était [couchée].Il la prit par la main et lui dit: «Talitha koumi», ce qui signifie: «Jeune fille, lève-toi, je te le dis».Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, car elle avait 12 ans. Ils furent [aussitôt] remplis d'un grand étonnement.Jésus leur adressa de fortes recommandations pour que personne ne le sache et demanda qu'on donne à manger à la jeune fille.
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III
Ainsi, bien que chaque évangéliste présente des détails différents, tous s'accordent sur la compassion de Jésus et sa capacité à opérer des miracles. Le récit pose la foi comme pierre angulaire pour recevoir des interventions miraculeuses de Jésus.
La péricope 153 relate le début de l'épisode de la fille de Jaïrus à Capernaüm (février-mars 32). Dirigeant de synagogue, Jaïrus supplie Jésus de guérir sa fille unique de 12 ans. Mais Jésus, retardé par la foule, n'arrive pas à temps : la fillette décède. Ce récit synoptique (Mt 9.18-19 ; Mc 5.21-24 ; Lc 8.40-42) soulève la question de la foi de Jaïrus face à l'épreuve de la mort.
Matthieu 9.18-19 (Louis Segond S21) :
Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit: «Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra.»Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.
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La péricope 153, intitulée 'La guérison de la fille de Jaïrus interrompue', s'inscrit dans la section synoptique couvrant la période allant de la deuxième à la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. Cet épisode est l'un des récits les plus poignants des évangiles synoptiques, rapporté simultanément par Matthieu (9.18-19), Marc (5.21-24) et Luc (8.40-42), ce qui témoigne de son importance capitale dans la tradition évangélique. Le contexte géographique est Capernaüm, en Galilée, ville qui constitue une base importante du ministère terrestre du Messie Jésus. La scène se déroule en février ou mars de l'an 32, selon la chronologie adoptée par les commentateurs. Le récit suit immédiatement le retour du Messie Jésus depuis Gadara, un voyage qui s'est déroulé de manière paisible, ce qui a vraisemblablement surpris les Apôtres, habitués à des événements extraordinaires se succédant sans répit. À son arrivée sur la plage de Capernaüm, une foule nombreuse accueille Jésus et ses disciples. Cette multitude est animée par diverses motivations : l'espoir de recevoir des guérisons, des bénédictions, ou simplement d'entendre l'enseignement du Maître, dont les discours se distinguent nettement de ceux des scribes et des pharisiens habituels. Cette atmosphère d'attente collective forme le cadre dans lequel va surgir la demande de Jaïrus. Jaïrus est un personnage remarquable à plus d'un titre.
Marc 5.21-24 (Louis Segond S21) :
Jésus regagna en barque l'autre rive, où une grande foule se rassembla autour de lui. Il était au bord du lac.Alors vint un des chefs de la synagogue, du nom de Jaïrus. Lorsqu'il aperçut Jésus, il se jeta à ses piedset le supplia avec insistance: «Ma petite fille est sur le point de mourir. Viens, pose les mains sur elle afin qu'elle soit sauvée, et elle vivra.»Jésus s'en alla avec lui. Une grande foule le suivait et le pressait de tous côtés.
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II
Il est dirigeant de la synagogue de Capernaüm, ce qui lui confère une position sociale et religieuse élevée. Dans un contexte où les autorités religieuses entretiennent des relations de plus en plus tendues, voire hostiles, avec le Messie Jésus, la démarche de Jaïrus est particulièrement significative. En se prosternant devant Jésus pour implorer son aide en faveur de sa fille unique, âgée de douze ans et gravement malade, Jaïrus franchit une frontière sociale et religieuse importante. Son geste illustre que même parmi les chefs religieux, certains individus sont capables de dépasser les préjugés institutionnels lorsque leur détresse personnelle les y pousse. La foi peut ainsi surgir là où on ne l'attend pas nécessairement. Ce qui aurait pu être un miracle parmi d'autres prend cependant une tournure inattendue. Alors que Jésus se met en route pour accompagner Jaïrus jusqu'à son domicile, il est retardé par la pression de la foule. C'est précisément durant cet intervalle de temps que la situation se détériore irrémédiablement : la fille de Jaïrus décède. Ce qui était une demande de guérison devient désormais une situation bien plus grave et bien plus désespérée.
Matthieu 9.18-19 (Louis Segond S21) :
Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit: «Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra.»Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.
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III
L'espoir initial de Jaïrus se trouve brutalement confronté à la réalité de la mort. L'article, qui correspond à la première partie d'un récit en deux temps, s'arrête intentionnellement sur cette question suspendue : comment Jaïrus va-t-il réagir face à cette tragédie ? Sa foi résistera-t-elle à l'épreuve de la mort de sa fille ? Trouvera-t-il en lui la force de continuer à faire confiance au Messie Jésus, ou succombera-t-il au découragement et à la résignation ? Ces interrogations constituent le cœur spirituel et théologique de cette péricope introductive, invitant le lecteur à réfléchir sur la nature de la foi authentique, celle qui persiste même lorsque toute espérance humaine semble perdue. La méthodologie suivie dans cette péricope s'appuie principalement sur Marc, dont la chronologie est jugée la plus probable par les auteurs. Cette approche synoptique permet de croiser les témoignages des trois évangélistes et d'en dégager une vision cohérente et complémentaire des événements. Des annexes thématiques sont également proposées au lecteur, notamment sur les paraboles (ANN078) et sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre (ANN050), enrichissant ainsi la compréhension du contexte pédagogique et rhétorique du ministère de Jésus. En définitive, cette péricope 153 pose les fondations d'un épisode miraculeux à venir, tout en mettant en lumière des thématiques théologiques essentielles : la foi en situation de crise, le rapport entre l'autorité religieuse et la reconnaissance du Messie, et la souveraineté de Jésus sur les circonstances humaines, même les plus dramatiques.
La péricope 155 relate la résurrection de la fille de Jaïrus par le Messie Jésus à Capernaüm (fév.-mars 32). Jaïrus, chef de synagogue, se prosterne devant Jésus pour implorer la guérison de sa fille mourante. Malgré le retard causé par la guérison d'une femme hémorroïsse, Jésus se rend à la maison, prononce « Talitha koumi » et ressuscite la jeune fille. Ce miracle témoigne de son autorité sur la mort et appelle à la foi même dans les situations désespérées.
Jean 11.40 (Louis Segond S21) :
Jésus lui dit: «Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?»
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La péricope 155 de la Synopse traite de l'un des miracles les plus frappants du ministère du Messie Jésus : la résurrection de la fille de Jaïrus. Cet événement, rapporté par les trois évangiles synoptiques (Matthieu 9.23-26, Marc 5.35-43 et Luc 8.49-56), se situe à Capernaüm en Galilée, vers février ou mars de l'an 32, dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque. Jaïrus, chef de synagogue, est un personnage remarquable dans ce récit. Malgré son rang éminent au sein de la société religieuse juive, il se prosterne aux pieds du Messie Jésus pour le supplier de venir guérir sa fille unique, âgée d'environ douze ans et mourante. Ce geste d'humilité et de foi est d'autant plus significatif qu'il expose Jaïrus à la désapprobation de ses collègues pharisiens et sadducéens. Cet acte dépasse les restrictions habituelles de sa fonction et témoigne d'une foi authentique et urgente. Alors que le Messie Jésus se met en chemin vers la maison de Jaïrus, une foule compacte l'entoure. C'est dans ce contexte qu'une femme souffrant de pertes de sang depuis douze ans touche le bord de son vêtement et est immédiatement guérie. Cet épisode intercalé, la guérison de la femme hémorroïsse, crée un retard dans le déplacement vers la maison de Jaïrus. Ce délai a des conséquences dramatiques : des messagers arrivent et annoncent que la fille de Jaïrus est déjà morte, demandant qu'on ne dérange plus le Maître.
Matthieu 9.18-26 (Louis Segond S21) :
Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit: «Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra.»Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.C'est alors qu'une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans s'approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement,car elle se disait: «Si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie.»Jésus se retourna et dit en la voyant: «Prends courage, ma fille, ta foi t'a sauvée.» Et cette femme fut guérie dès ce moment.Lorsque Jésus fut arrivé à la maison du chef, il vit les joueurs de flûte et la foule bruyante.Il leur dit: «Retirez-vous, car la jeune fille n'est pas morte, mais elle dort», et ils se moquaient de lui.Quand la foule eut été renvoyée, il entra, prit la main de la jeune fille, et la jeune fille se leva.Cette nouvelle se propagea dans toute la région.
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II
La situation évoque celle de Marie et Marthe déplorant l'absence de Jésus au moment de la mort de Lazare (Jean 11.21). Face à cette nouvelle accablante, le Messie Jésus répond par un appel à la foi : « Ne crains pas, crois seulement » (cf. Jean 11.40). Arrivé à la maison, il trouve les pleureurs et les joueurs de flûtes funèbres déjà présents, signe que la mort avait été anticipée et que les rites funèbres avaient commencé. Il prend avec lui Pierre, Jacques et Jean, les disciples les plus proches, ainsi que les parents de l'enfant, et entre dans la chambre mortuaire. Le miracle s'accomplit par une parole et un geste : le Messie Jésus prend la main de la jeune fille et prononce en araméen les mots « Talitha koumi », signifiant « Petite fille, lève-toi ». Immédiatement, la fille se redresse et se met à marcher, provoquant la stupéfaction des témoins. Ce geste de toucher la main d'une défunte est théologiquement significatif, car la Loi (Lévitique 5.2) interdisait tout contact avec un cadavre, rendant ainsi la personne rituellement impure. Le Messie Jésus transcende ici la loi rituelle par son autorité divine. Les trois récits évangéliques présentent des nuances importantes.
Marc 5.21-43 (Louis Segond S21) :
Jésus regagna en barque l'autre rive, où une grande foule se rassembla autour de lui. Il était au bord du lac.Alors vint un des chefs de la synagogue, du nom de Jaïrus. Lorsqu'il aperçut Jésus, il se jeta à ses piedset le supplia avec insistance: «Ma petite fille est sur le point de mourir. Viens, pose les mains sur elle afin qu'elle soit sauvée, et elle vivra.»Jésus s'en alla avec lui. Une grande foule le suivait et le pressait de tous côtés.Or, il y avait une femme atteinte d'hémorragies depuis 12 ans.Elle avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins. Elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, mais cela n'avait servi à rien; au contraire, son état avait plutôt empiré.Elle entendit parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière et toucha son vêtement,car elle se disait: «Même si je ne touche que ses vêtements, je serai guérie.»A l'instant même, son hémorragie s'arrêta, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.Jésus se rendit aussitôt compte qu'une force était sortie de lui; il se retourna au milieu de la foule et dit: «Qui a touché mes vêtements?»Ses disciples lui dirent: «Tu vois la foule qui te presse et tu dis: ‘Qui m'a touché?’»Jésus regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.Alors il lui dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.»Il parlait encore quand des gens arrivèrent de chez le chef de la synagogue et lui dirent: «Ta fille est morte. Pourquoi déranger encore le maître?»Dès qu'il entendit cette parole, Jésus dit au chef de la synagogue: «N'aie pas peur, crois seulement.»Et il ne laissa personne l'accompagner, sauf Pierre, Jacques et Jean, le frère de Jacques.Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue où Jésus vit du tumulte, des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris.Il entra et leur dit: «Pourquoi faites-vous ce tumulte et pourquoi pleurez-vous? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort.»Ils se moquaient de lui. Alors il les fit tous sortir, prit avec lui le père et la mère de l'enfant et ceux qui l'avaient accompagné, et il entra là où l'enfant était [couchée].Il la prit par la main et lui dit: «Talitha koumi», ce qui signifie: «Jeune fille, lève-toi, je te le dis».Aussitôt la jeune fille se leva et se mit à marcher, car elle avait 12 ans. Ils furent [aussitôt] remplis d'un grand étonnement.Jésus leur adressa de fortes recommandations pour que personne ne le sache et demanda qu'on donne à manger à la jeune fille.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Matthieu, fidèle à son style synthétique, propose la version la plus condensée. Il présente la fille comme déjà morte dès le début de la requête de Jaïrus, et n'intègre pas l'histoire de la femme hémorroïsse avec autant de détails. Marc, au contraire, offre paradoxalement le récit le plus long et le plus détaillé, décrivant les émotions des personnages, la peur et la foi de Jaïrus, et respectant un ordre chronologique précis. Luc propose une version intermédiaire, insistant particulièrement sur les réactions des témoins et les instructions données par le Messie Jésus après le miracle. La signification théologique de cet événement est profonde. Ce miracle manifeste la puissance souveraine du Messie Jésus sur la mort elle-même, révélant sa nature divine et préfigurant la résurrection eschatologique. Il illustre également la compassion du Messie pour les personnes en détresse et la centralité de la foi dans l'expérience du miracle. La foi de Jaïrus, maintenue malgré l'annonce de la mort de sa fille, devient un modèle pour les croyants confrontés à des situations désespérées. Cet épisode s'inscrit dans un double miracle imbriqué, littéraire et théologique, caractéristique de la technique narrative de Marc, qui associe la guérison de la femme hémorroïsse et la résurrection de la fille de Jaïrus pour mettre en évidence la puissance universelle et immédiate du Messie Jésus sur la maladie et la mort.
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