
Introduction
Voici la vingt-cinquième question ou contradiction présentée sur le site www.islamland.com, référencée sous le numéro 51 (Citation adaptée pour des raisons de clarté).
Jésus a-t-il dit quelque chose en secret ?
1) : Non. Il n’a rien dit en secret d’après Jean 18.2 .
2) : Oui. Il ne leur parlait pas sans parabole, mais en privé avec ses disciples, il leurs expliquait tout ( Marc 4.34 ). Les disciples lui demandèrent pourquoi leur parles-tu en paraboles ? Il dit : Il vous a été donné de savoir les secrets du royaume des cieux, mais il ne leur a pas été donné ( Matthieu 13.10-11 ).
Notre réponse :
Regardons les textes en question.
Le Messie Jésus utilisait fréquemment des paraboles pour communiquer avec ses auditeurs, une forme d’expression qui nous est assez étrange aujourd’hui. Ce thème est développé dans l’annexe ANN078, nommée « Les paraboles.
Les Évangiles rapportent que Jésus s’adressait publiquement aux foules en utilisant fréquemment des paraboles, un mode d’expression courant dans le judaïsme du premier siècle. Cette forme pédagogique, bien attestée dans la littérature rabbinique où l’on recense plusieurs milliers de paraboles, permettait de transmettre des vérités complexes à un auditoire souvent peu instruit. Les images concrètes et familières facilitaient la mémorisation et donnaient à l’enseignement une force particulière.
Jésus s’inscrit dans cette tradition tout en la portant à un niveau d’excellence. Ses paraboles visaient à rendre ses enseignements accessibles au plus grand nombre et à susciter une réflexion intérieure. Le recours à cette méthode ne relève donc pas d’un enseignement « secret », mais d’une pédagogie adaptée à son époque.
Les passages de Matthieu 13.10-11 et Marc 4.34 doivent être compris dans ce contexte. Jésus y explique que la compréhension des « mystères du royaume » dépend d’une disposition intérieure, souvent appelée « conversion ». Celui qui accueille son message reçoit, selon les Évangiles, la capacité d’en saisir le sens profond ; celui qui le rejette reste dans l’incompréhension. Les disciples, bien qu’étant ses proches, éprouvaient eux aussi des difficultés à saisir certaines paraboles. Jésus leur en donnait alors l’interprétation, non pour leur transmettre des secrets réservés, mais afin qu’ils puissent ensuite instruire le peuple.
En Jean 18.20 , Jésus affirme n’avoir rien enseigné en secret. Cette déclaration ne contredit en rien les autres Évangiles. Elle signifie que son message était public, accessible et proclamé ouvertement : il n’existait ni doctrines cachées ni enseignements réservés à un cercle privilégié. Les explications fournies aux disciples ne constituaient pas un corpus secret, mais un approfondissement nécessaire pour ceux qui allaient poursuivre sa mission.
Ainsi, les Évangiles ne se contredisent pas. Ils témoignent d’un enseignement public, transmis à tous, et d’une pédagogie graduée, où des explications supplémentaires étaient destinées à former ceux qui devaient devenir les futurs enseignants. L’usage des paraboles ne crée pas d’ésotérisme interne, mais manifeste la cohérence d’une pédagogie adaptée à la diversité des auditeurs.