Cette annexe explore l’Évangile de Jean, qui se distingue des synoptiques par son style unique et sa dimension théologique profonde. Elle présente l’apôtre Jean, fils de Zébédée, et examine les questions de conciliation entre cet Évangile et les récits de Matthieu, Marc et Luc, tout en soulignant son apport irremplaçable à la connaissance de Jésus.
Luc 6.13-16 (Louis Segond S21) :
Quand le jour fut levé, il appela ses disciples et il en choisit parmi eux douze auxquels il donna le nom d'apôtres:Simon, qu'il appela aussi Pierre; André, son frère; Jacques; Jean; Philippe; Barthélémy;Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée; Simon, appelé le zélote;Jude, fils de Jacques; et Judas l'Iscariot, celui qui devint un traître.
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L’Évangile selon Jean occupe une place singulière parmi les quatre Évangiles canoniques. Contrairement aux Évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc, il se distingue profondément par son style littéraire, sa structure narrative et ses intentions théologiques. L’auteur, identifié par la tradition chrétienne comme l’apôtre Jean, semble avoir une connaissance intime et directe des événements qu’il relate, ainsi qu’une familiarité manifeste avec les trois autres Évangiles déjà rédigés avant le sien. L’une des caractéristiques majeures de cet Évangile est son attention particulière à la dimension relationnelle et intime entre Jésus et ses contemporains. Là où les synoptiques privilégient la chronologie des faits et les enseignements publics de Jésus, Jean s’attarde sur des scènes de rencontres personnelles, des dialogues profonds et des révélations spirituelles progressives. Il apporte ainsi un éclairage complémentaire et précieux sur la vie communautaire partagée avec Jésus. L’Évangile de Jean offre également des informations uniques sur les débuts du ministère de Jésus en Judée, notamment sa relation avec Jean le Baptiste, que les synoptiques n’abordent pas avec le même niveau de détail. C’est dans cet Évangile que l’on trouve les premiers appels des disciples, présentés dans un contexte différent de celui rapporté par les autres évangélistes.
Jean 1.35-40 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.Il vit Jésus passer et dit: «Voici l'Agneau de Dieu.»Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu?»«Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.
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II
Ces différences soulèvent des questions herméneutiques importantes : faut-il considérer certains passages de Jean comme contradictoires avec les synoptiques ? Y a-t-il des erreurs factuelles dans cet Évangile ? Est-il possible de concilier les récits divergents ? L’article souligne qu’une lecture approfondie et contextualisée de Jean est indispensable pour replacer correctement les événements dans la chronologie générale des Évangiles et résoudre ces apparentes tensions. Sur le plan biographique, l’auteur Jean est présenté comme l’un des douze apôtres, jouissant d’une position éminente au sein du groupe. Son nom apparaît toujours en tête des listes apostoliques dressées par Matthieu (10.2-5), Marc (3.16-19) et Luc (6.13-16), ce qui témoigne de son autorité reconnue. Fils de Zébédée, pêcheur sur la mer de Galilée, Jean exerçait ce même métier aux côtés de son frère Jacques avant de suivre Jésus. Sa mère Salomé, probablement demi-sœur de Marie la mère de Jésus, était activement engagée dans le ministère de Jésus, ce qui confère à Jean un lien familial possible avec Jésus lui-même.
Jean 1.40 (Louis Segond S21) :
André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.
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III
Avant de devenir disciple de Jésus, Jean semble avoir été un disciple de Jean le Baptiste, comme le suggère le récit de Jean 1.25-40. Il est en outre identifié comme le deuxième disciple anonyme qui accompagnait André, frère de Simon-Pierre, lors de leur premier contact avec Jésus (Jean 1.40). Cette proximité précoce avec Jésus explique la richesse et la profondeur des informations que Jean livre dans son Évangile. En définitive, l’Évangile de Jean constitue une source irremplaçable pour la compréhension de la vie, de l’enseignement et de la personne de Jésus-Christ. Malgré les défis herméneutiques qu’il pose, notamment la difficulté de concilier certains de ses récits avec les données synoptiques, il enrichit considérablement notre connaissance de Jésus et de son entourage. Loin d’être une source de contradiction, il se présente comme un témoignage complémentaire, rédigé par un témoin oculaire soucieux de transmettre ce que les autres Évangiles n’avaient pas pleinement exprimé : la dimension la plus intime et la plus théologique du mystère de Jésus.
Cette annexe étudie la naissance et le ministère de Jean le Baptiste à partir de l'Évangile de Luc. Elle présente ses parents Zacharie et Élisabeth, prêtre et femme stérile d'Ein Kerem, et analyse le rôle prophétique de Jean comme précurseur du Messie. L'article s'appuie sur Luc 1.5-20 et renvoie à de nombreuses annexes complémentaires sur le contexte de la nativité.
Cet article (ANN003) constitue une annexe théologique et historique consacrée à la naissance et au ministère de Jean le Baptiste, figure prophétique centrale dans le contexte de l'avènement de Jésus. L'étude s'appuie principalement sur l'Évangile de Luc, reconnu pour sa rigueur historique, qui fournit des détails uniques absents chez Matthieu et Marc concernant la famille, la naissance et l'activité de Jean. L'introduction pose quatre questions fondamentales : quel rôle Jean le Baptiste a-t-il joué dans le ministère de Jésus ? Comment est-il devenu célèbre dans toute la région d'Israël ? Comment comprendre ses doutes exprimés depuis sa prison ? Quelle influence a-t-il exercée sur le ministère de Jésus ? Ces questions structurent l'ensemble de l'annexe et orientent l'analyse vers les textes évangéliques et prophétiques. Le texte de référence principal est Luc 1.5-20, qui introduit les parents de Jean : Zacharie, prêtre du temple de Jérusalem issu de la lignée sacerdotale d'Aaron et de Lévi, et Élisabeth, son épouse stérile.
II
Tous deux sont décrits comme des Juifs pieux, fidèles à la loi de Moïse, et d'un âge avancé. Luc est le seul évangéliste à fournir ces précisions biographiques. La tradition situe leur demeure à Ein Kerem, village des montagnes de Judée, à environ 8 km à l'ouest de Jérusalem. L'article décrit le service sacerdotal de Zacharie : il officie au temple deux fois par an, pendant une semaine à chaque fois, et participe aux trois grandes fêtes religieuses juives — Pessah (Pâques), Chavouot (Pentecôte) et Souccot (Tabernacles) — telles que prescrites en Deutéronome 16.16-17 et Exode 23.14-17. Ces obligations liturgiques structurent la vie du couple, marquée par l'absence d'enfants, source de souffrance dans le contexte culturel juif de l'époque. L'annexe renvoie également à plusieurs péricopes connexes analysées dans d'autres articles de la série : la visite de Marie à Élisabeth (PER005), le Magnificat de Marie (PER006), la naissance de Jean le Baptiste (PER007) et la louange de Zacharie (PER008). Ces renvois internes permettent au lecteur de replacer Jean le Baptiste dans la trame narrative plus large de la nativité et de l'enfance de Jésus. Jean le Baptiste est présenté comme une figure atypique, davantage en résonance avec les grands prophètes de l'Ancien Testament qu'avec ses contemporains.
III
La description lucannienne écarte toute dimension légendaire pour insister sur l'authenticité historique de son existence et sur l'impact réel qu'il a eu sur le peuple juif. Son identité est étroitement liée à sa vocation prophétique : il est le précurseur annoncé par les Écritures, chargé de préparer le chemin du Messie. L'article s'inscrit dans un ensemble d'annexes complémentaires, parmi lesquelles ANN004 sur la date de la naissance de Jésus, ANN005 sur le calcul des dates de la vie du Messie, ANN011 sur la mort du roi Hérode le Grand, ANN017 sur les baptêmes, ANN044 sur le naziréat, ANN063 sur Enon et Béthanie de l'autre côté du Jourdain, et ANN103 sur la repentance. Ces annexes forment un réseau documentaire destiné à approfondir la compréhension du contexte historique, géographique et théologique de la période. Du point de vue méthodologique, l'approche adoptée est historico-biblique : elle croise les données évangéliques avec les textes prophétiques de l'Ancien Testament pour dégager la cohérence de la mission de Jean le Baptiste dans le plan divin. L'accent est mis sur la fiabilité des sources et sur la distinction entre tradition et témoignage scripturaire. En somme, cette annexe constitue une étude approfondie et rigoureuse sur l'une des figures les plus importantes du Nouveau Testament, offrant au lecteur les clés nécessaires pour comprendre le rôle préparatoire de Jean le Baptiste, sa famille, son contexte socio-religieux et sa place dans l'histoire du salut.
L'article examine les différents baptêmes du Nouveau Testament, de Jean le Baptiste à Jésus et Paul. Il met en lumière comment chaque baptême marque une étape clé dans la formation de l'Église primitive, en intégrant le repentir et la foi en Christ.
Jean 1.24-28 (Louis Segond S21) :
Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.Ils lui posèrent encore cette question: «Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Messie, ni Elie, ni le prophète?»Jean leur répondit: «Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas.Il vient après moi [mais il m'a précédé,] et je ne suis pas digne de détacher la courroie de ses sandales.»Cela se passait à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, où Jean baptisait.
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L'article explore les différents baptêmes mentionnés dans le Nouveau Testament, en commençant par ceux pratiqués par Jean le Baptiste, Jésus et finalement l'Apôtre Paul. Jean le Baptiste introduit un baptême de repentir pour le pardon des péchés, qui ne se trouvait pas dans les traditions juives, mais qui sera rapidement accepté même parmi les Pharisiens et Sadducéens, connus pour être les gardiens de la loi de Moïse. Le baptême de Jésus, mené par ses disciples, marque une continuité mais se distingue par son association directe avec la foi en Jésus comme Messie.
Jean 1.24-28 (Louis Segond S21) :
Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.Ils lui posèrent encore cette question: «Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Messie, ni Elie, ni le prophète?»Jean leur répondit: «Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas.Il vient après moi [mais il m'a précédé,] et je ne suis pas digne de détacher la courroie de ses sandales.»Cela se passait à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, où Jean baptisait.
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II
L'article aborde également le baptême du Saint-Esprit, qui se produit lors de la Pentecôte, révélant son importance essentielle pour les premiers chrétiens. Paul's rebaptizing of certain Ephesians into the name of Jesus highlights the insufficiency of John's baptism on its own, marking a transitional period for early Christians. Thus, the article highlights how these various forms of baptism reflect theological shifts and the emerging identity of the early Church, not rejecting Jewish traditions but fulfilling them in the person of Christ.
L'article aborde les tensions entre les disciples de Jean le Baptiste et de Jésus, deux figures bibliques centrales, en mettant en avant leurs ministères distincts. Jean était le précurseur, prônant la repentance, tandis que Jésus était perçu comme le Messie. La rivalité découle du succès de Jésus et des passages de disciples vers lui. Jean reconnaissait lui-même la suprématie de Jésus et orientait ses disciples en ce sens.
Jean 3.22-24 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit en Judée; il y séjourna avec eux et il baptisait.Jean aussi baptisait à Enon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on s'y rendait pour être baptisé.En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.
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Le conflit entre les partisans de Jean et de Jésus
I
Cet article explore le conflit théologique et social entre les disciples de Jean le Baptiste et ceux de Jésus, documenté dans l'Évangile selon Jean. Les deux ministères, bien que contemporains et situés dans la même région de Judée, avaient des objectifs différents : Jean prêchait la repentance et préparait le chemin pour Jésus, considéré comme le Messie. La tension est exacerbée par le succès croissant de Jésus, entraînant certains disciples de Jean, dont André et probablement Jean l'évangéliste, à rejoindre Jésus.
Jean 3.22-24 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit en Judée; il y séjourna avec eux et il baptisait.Jean aussi baptisait à Enon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on s'y rendait pour être baptisé.En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.
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II
Cette situation est comparée à celle entre les bergers d'Abraham et ceux de Lot dans la Genèse, où la bénédiction divine provoquait des tensions. Jean le Baptiste n'a jamais cherché le prestige mais a toujours orienté ses disciples vers Jésus. Le texte démontre la complexité des transitions spirituelles et le défi d’accepter des rôles divinement attribués.
Jean 1.19-20 (Louis Segond S21) :
Voici le témoignage de Jean lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des Lévites pour lui demander: «Toi, qui es-tu?»Il déclara et sans restriction affirma: «Moi, je ne suis pas le Messie.»
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III
Il souligne aussi que Jésus ne cherchait pas à s'approprier les disciples de Jean, mais à accomplir son ministère en accord avec le plan divin.
Le Naziréat est un vœu de consécration à Dieu, issu de l'hébreu 'se séparer', défini dans Nombres 6. Le nazir s'abstient de vin, de contact avec des morts et de se couper les cheveux. Des figures comme Samson, Samuel, Anne la prophétesse et l'apôtre Paul y sont associées. Jean le Baptiste, annoncé par l'ange Gabriel, en est l'exemple néotestamentaire le plus emblématique, avec un Naziréat probablement à vie et d'origine divine.
Luc 1.15 (Louis Segond S21) :
car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin ni boisson alcoolisée et il sera rempli de l'Esprit saint dès le ventre de sa mère.
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Cet article (ANN044) est une annexe théologique et biblique consacrée au thème du Naziréat, une pratique religieuse de l'Ancien et du Nouveau Testament. L'étude est inspirée par les paroles de l'ange Gabriel annonçant à Zacharie la naissance de Jean le Baptiste, qui ne devrait jamais boire de vin ni de boisson forte, une formulation évoquant directement le vœu de Naziréat. L'article commence par une définition précise du terme. Le mot 'Naziréat' vient de l'hébreu et signifie 's'abstenir', 'se séparer' ou 'se consacrer'. La personne engagée dans ce vœu est appelée 'nazir' ou 'naziréen'. L'auteur prend soin de distinguer ce terme de celui de 'nazaréen', qui désigne simplement les habitants de Nazareth. Ainsi, Jésus est nazaréen, mais il n'est pas naziréen. Cette distinction sémantique est essentielle pour éviter toute confusion théologique. Les fondements scripturaires du Naziréat sont établis dans le livre des Nombres, chapitre 6, versets 1 à 8. Ce texte précise que le Naziréat est un engagement volontaire, accessible aux hommes comme aux femmes, généralement limité dans le temps, mais pouvant aussi être perpétuel.
Luc 2.36-37 (Louis Segond S21) :
Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Elle était d'un âge très avancé. Elle n'avait vécu que 7 ans avec son mari après son mariage.Restée veuve et âgée de 84 ans, elle ne quittait pas le temple; elle servait Dieu nuit et jour dans le jeûne et dans la prière.
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II
Le nazir ne se retire pas de la société, mais vit selon des normes spécifiques comportant plusieurs interdictions : consommation de vin et de boissons fermentées, contact avec des cadavres, et coupe des cheveux. À l'issue du vœu, le nazir doit offrir un sacrifice et raser sa tête avant de reprendre une vie normale. L'article présente ensuite plusieurs exemples bibliques de personnages ayant observé le Naziréat. Samson est mentionné comme un nazir de naissance, bien qu'il ait transgressé à de nombreuses reprises les règles du Naziréat et de la Loi mosaïque (Juges 13.4-5). Samuel est cité comme un autre exemple de nazir consacré dès sa naissance, par le vœu de sa mère Anne (1 Samuel 1.11-18). Le prophète Amos témoigne que certains Juifs cherchaient à corrompre les nazirs en les incitant à boire du vin (Amos 2.11-12), ce qui montre l'importance de cette pratique dans la société israélite. Deux exemples du Nouveau Testament sont également développés. Anne la prophétesse, mentionnée en Luc 2.36-37, est présentée comme une probable naziréenne, bien que le texte ne le précise pas explicitement. L'apôtre Paul est aussi cité en lien avec quatre hommes arrivant au terme de leur vœu de Naziréat (Actes 21.23-24), ce qui démontre que cette pratique perdurait au sein des premières communautés chrétiennes d'origine juive. La section centrale de l'article est consacrée à Jean le Baptiste en tant que nazir.
Amos 2.11-12 (Louis Segond S21) :
j'ai fait surgir parmi vos fils des prophètes,Et vous avez fait boire du vin aux naziréens,
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III
L'ange Gabriel avait annoncé que l'enfant de Zacharie et d'Élisabeth ne boirait jamais de vin, ce qui correspond aux exigences du Naziréat. Contrairement à Samson et Samuel dont le vœu était imposé par leurs parents dès la naissance, Jean semble avoir été consacré directement par décret divin, ce qui en fait un cas unique. Son Naziréat était vraisemblablement à vie. Sa longue chevelure aurait pu constituer un signe visible de son engagement, bien que l'article reconnaisse que tous les détails ne soient pas clairement établis dans les textes. L'étude souligne que le Naziréat demeurait une pratique marginale dans le monde juif, représentant un engagement profond et personnel envers Dieu. Cette démarche volontaire témoigne d'une aspiration spirituelle authentique à se rapprocher du Créateur. L'article recommande également la consultation de l'annexe ANN003 portant sur la naissance et le ministère de Jean le Baptiste, afin de compléter cette étude. En conclusion, cet article offre une analyse rigoureuse et bien documentée d'une pratique souvent méconnue de la spiritualité biblique. Il éclaire le contexte historique et culturel dans lequel Jean le Baptiste a exercé son ministère, et permet de mieux comprendre la portée théologique de l'annonce de l'ange Gabriel.
Cet article explore Béthanie et Enon, lieux de baptêmes importants dans les Évangiles selon Jean, tandis que des hypothèses modernes tentent de localiser ces sites bibliques.
Jean 3.22-24 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit en Judée; il y séjourna avec eux et il baptisait.Jean aussi baptisait à Enon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on s'y rendait pour être baptisé.En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.
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L'article examine en détail deux lieux bibliques où Jean le Baptiste opérait, selon l'Évangile de Jean : Béthanie au-delà du Jourdain et Énon près de Salim. Si les Évangiles de Matthieu, Marc, et Luc ne mentionnent pas ces lieux, Jean comble cette absence en nous fournissant des précisions sur l'endroit où Jésus et ses disciples ont été actifs. Malgré le manque de données archéologiques concrètes, l'étude se concentre sur les hypothèses établies par des chercheurs basées sur les textes bibliques et historiques concernant ces lieux.
Jean 1.28-34 (Louis Segond S21) :
Cela se passait à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, où Jean baptisait.Le lendemain, il vit Jésus s'approcher de lui et dit: «Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.C'est celui à propos duquel j'ai dit: ‘Après moi vient un homme qui m'a précédé, car il existait avant moi.’Pour ma part, je ne le connaissais pas, mais c'est afin de le faire connaître à Israël que je suis venu baptiser d'eau.»Jean rendit aussi ce témoignage: «J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et s'arrêter sur lui.Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau m'a dit: ‘Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est lui qui baptise du Saint-Esprit.’Et moi, j'ai vu et j'atteste qu'il est le Fils de Dieu.»
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II
Béthanie est précisée par Jean comme lieu du baptême de Jésus (Jean 1:28-34). Énon, situé selon Eusèbe et Jérôme à 12 km au sud de Scythopolis, est identifié près de la Judée, proche de la Galilée. Enon et Salim sont désignés comme abondants en eau, ce qui était nécessaire pour les rituels de baptêmes.
Jean 1.28 (Louis Segond S21) :
Cela se passait à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, où Jean baptisait.
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III
L'article se conclut par l'examen des contextes géographiques et historiques entourant ces sites de baptêmes bibliques.
Cet article explore la tentation de Jésus, son jeûne de 40 jours et les récits évangéliques de cette période en Judée. Les Évangiles synoptiques donnent une version harmonisée de ces événements, tandis que Jean offre des détails supplémentaires, soulevant des questions de chronologie qui sont abordées dans cette analyse.
Matthieu 4.1-11 (Louis Segond S21) :
Puis Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert pour être tenté par le diable.Après avoir jeûné 40 jours et 40 nuits, il eut faim.Le tentateur s'approcha et lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.»Jésus répondit: «Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.»Le diable le transporta alors dans la ville sainte, le plaça au sommet du templeet lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas! En effet, il est écrit: Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre.»Jésus lui dit: «Il est aussi écrit: Tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu.»Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloireet lui dit: «Je te donnerai tout cela, si tu te prosternes pour m'adorer.»Jésus lui dit alors: «Retire-toi, Satan! En effet, il est écrit: C'est le Seigneur, ton Dieu, que tu adoreras et c'est lui seul que tu serviras.»Alors le diable le laissa. Et voici que des anges s'approchèrent de Jésus et le servirent.
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L'article intitulé "ANN070 - La tentation du Messie Jésus" propose une analyse approfondie des événements entourant la tentation de Jésus dans le désert, comme décrits dans les Évangiles synoptiques (Matthieu, Marc, et Luc) et dans l'Évangile de Jean. Au début de son ministère, après son baptême, Jésus se rend dans le désert de Judée où il jeûne pendant 40 jours et est tenté par le Diable. Les Évangiles synoptiques rapportent cette période de manière harmonieuse, chacun avec des pistes narratives légèrement différentes.
Marc 1.12-15 (Louis Segond S21) :
Aussitôt, l'Esprit poussa Jésus dans le désertoù il passa 40 jours, tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages et les anges le servaient.Après que Jean eut été arrêté, Jésus alla en Galilée. Il proclamait la bonne nouvelle [du royaume] de Dieuet disait: «Le moment est arrivé et le royaume de Dieu est proche. Changez d'attitude et croyez à la bonne nouvelle!»
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II
Dans Matthieu, après son jeûne, Jésus retourne en Galilée pour commencer son ministère, moment coïncidant avec l'arrestation de Jean le Baptiste. Marc suit une structure similaire. Luc, cependant, apporte des précisions sur l'ordre chronologique, clôturant le récit de Jean le Baptiste avant de revenir sur les événements précédents.
Matthieu 4.1-11 (Louis Segond S21) :
Puis Jésus fut emmené par l'Esprit dans le désert pour être tenté par le diable.Après avoir jeûné 40 jours et 40 nuits, il eut faim.Le tentateur s'approcha et lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains.»Jésus répondit: «Il est écrit: L'homme ne vivra pas de pain seulement, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu.»Le diable le transporta alors dans la ville sainte, le plaça au sommet du templeet lui dit: «Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas! En effet, il est écrit: Il donnera des ordres à ses anges à ton sujet et ils te porteront sur les mains, de peur que ton pied ne heurte une pierre.»Jésus lui dit: «Il est aussi écrit: Tu ne provoqueras pas le Seigneur, ton Dieu.»Le diable le transporta encore sur une montagne très élevée, lui montra tous les royaumes du monde et leur gloireet lui dit: «Je te donnerai tout cela, si tu te prosternes pour m'adorer.»Jésus lui dit alors: «Retire-toi, Satan! En effet, il est écrit: C'est le Seigneur, ton Dieu, que tu adoreras et c'est lui seul que tu serviras.»Alors le diable le laissa. Et voici que des anges s'approchèrent de Jésus et le servirent.
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III
L'article examine également comment l'Évangile de Jean offre des détails absents des autres récits, soulevant des questions sur la chronologie et l'accompagnement de Jean le Baptiste par Jésus en Judée, une période omise par les autres Évangiles. Malgré ces différences, une analyse approfondie soutient que les divergences apparentes peuvent être réconciliées par une lecture minutieuse et contextuelle des textes, soulignant l'importance de considérer tous les témoignages pour obtenir une vue cohérente des débuts du ministère de Jésus.
Ce WordPress se concentre sur 'ANN103 - La repentance', examinant le mot 'repentance' sous ses origines latine et grecque. Il souligne l’importance de la repentance, comme prêché par Jean le Baptiste, et son rôle fondamental dans la vie chrétienne. Le processus de repentance implique un profond changement de pensée et d’attitude, étant vital pour le salut.
Matthieu 27.3 (Louis Segond S21) :
Alors Judas, celui qui l'avait trahi, voyant qu'il était condamné, fut pris de remords et rapporta les 30 pièces d'argent aux chefs des prêtres et aux anciens
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L'article 'ANN103 - La repentance' explore le thème de la repentance en profondeur, en examinant ses origines linguistiques et son importance théologique. La discussion commence par Jean le Baptiste, qui, selon les Évangiles, soulignait que la repentance était essentielle pour le baptême, un concept souvent mal compris par son auditoire. Jean insistait sur le fait que l'appartenance au peuple juif ne suffisait pas et que la repentance était cruciale.
Romains 12.2 (Louis Segond S21) :
Ne vous conformez pas au monde actuel, mais soyez transformés par le renouvellement de l'intelligence afin de discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, agréable et parfait.
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II
Ensuite, l’article analyse l'étymologie du mot 'repentance', qui provient du verbe latin 'paenitere', signifiant être mécontent ou regretter, indiquant un manque ou une insatisfaction qui pousse l'individu vers le salut. Le texte se penche aussi sur le grec du Nouveau Testament, où le mot 'metanoô' signifie littéralement 'penser après', évoquant un changement d'avis ou de mode de vie. La pleine signification embrasse un changement dynamique de métamorphose et de transformation.
2 Corinthiens 7.8 (Louis Segond S21) :
Même si je vous ai attristés par ma lettre, je ne le regrette pas. Et si je l'ai regretté – car je vois que cette lettre vous a momentanément attristés –
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III
Ce changement est au cœur de la foi chrétienne car il reflète le passage personnel nécessaire vers le salut. L'article aborde comment ce concept reste pertinent aujourd'hui, soulignant que la réflexion après coup, 'meta', est essentielle pour l'évolution spirituelle. Enfin, le texte fait référence à diverses écritures bibliques pour illustrer l'adoption de la repentance dans la tradition chrétienne.
L'article explore la question de la reconnaissance de Jésus par Jean le Baptiste, en confrontant les récits de Matthieu et de Jean, qui semblent contradictoires mais sont en réalité complémentaires.
Esaïe 40.3 (Louis Segond S21) :
*Une voix crie dans le désert:
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Cet article traite de la question de savoir si Jean le Baptiste a reconnu Jésus comme le Messie avant son baptême. L'auteur examine deux récits évangéliques apparemment contradictoires : celui de Matthieu, qui suggère une reconnaissance préalable, et celui de Jean, qui indique que Jean le Baptiste n'a pas su que Jésus était le Messie avant d'avoir reçu un signe divin. Le texte argumente qu'une analyse attentive permet de résoudre cette contradiction apparente en distinguant différents niveaux de connaissance et de compréhension.
Luc 1.36 (Louis Segond S21) :
Voici qu'Elisabeth, ta parente, est elle aussi devenue enceinte d'un fils dans sa vieillesse. Celle que l'on appelait ‘la stérile’ est dans son sixième mois.
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II
Dans Matthieu, Jean semble reconnaître spirituellement Jésus comme supérieur, sans identification claire de lui comme Messie. En revanche, l'Évangile de Jean met en avant une reconnaissance formelle reposant sur une révélation divine lors du baptême de Jésus. L'article conclut que les récits de Matthieu et Jean ne sont pas contradictoires mais complémentaires : l'un décrit une intuition spirituelle antérieure, l'autre une confirmation divine tangible.
L'article explore la prétendue contradiction entre les évangiles de Jean et Matthieu concernant la reconnaissance par Jean le Baptiste de Jésus comme le Messie. Il conclut qu'il ne s'agit pas d'une contradiction, mais d'une évolution de compréhension face à des attentes messianiques non comblées.
Esaïe 61.1 (Louis Segond S21) :
*L'Esprit du Seigneur, de l'Eternel, est sur moi
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L'article aborde une question considérée comme contradictoire au sujet de Jean le Baptiste et sa reconnaissance de Jésus comme le Messie après le baptême. Le problème repose sur les écrits des Évangiles qui semblent en désaccord : selon l'Évangile de Jean, Jean le Baptiste identifie Jésus comme le Messie après avoir reçu une révélation divine, voyant l'Esprit descendre sur lui. Cela est relaté dans Jean 1:32-34.
Luc 7.33-34 (Louis Segond S21) :
En effet, Jean-Baptiste est venu, il ne mange pas de pain et ne boit pas de vin, et vous dites: ‘Il a un démon.’Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’
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II
Malgré cette certitude initiale, une autre scène dans Matthieu 11:2-3, où Jean, emprisonné, envoie ses disciples demander à Jésus s'il est le Messie attendu ou s'ils doivent en attendre un autre, laisse entrevoir une sorte de doute. L'article souligne qu'il ne s'agit pas nécessairement d'un doute, mais plutôt d'une interrogation face à un ministère qui ne répondait pas complètement aux attentes messianiques de l'époque. Jésus répond à cette interrogation par ses œuvres, qui sont elles-mêmes le signe de sa mission messianique, montrant ainsi que la reconnaissance de Jean initialement était correcte.
Esaïe 35.5-6 (Louis Segond S21) :
Alors *les yeux des aveugles seront ouvertsAlors le boiteux sautera comme un cerf
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III
Cette analyse propose que plutôt que de s'opposer, les deux passages se complètent, offrant une perspective sur l'évolution de la compréhension de Jean au sujet de Jésus et les attentes vis-à-vis du Messie.
L'article explore comment l'évangile de Jean affirme que Jésus est le Verbe incarné et Dieu, avec Jean le Baptiste comme Précurseur. Jean l'apôtre vise à démontrer que Jésus, aussi bien Messie roi que figure divine, satisfait les attentes messianiques juives.
Jean 3.25-29 (Louis Segond S21) :
Or, une discussion surgit entre les disciples de Jean et un Juif au sujet de la purification.Ils vinrent trouver Jean et lui dirent: «Maître, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain et à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont vers lui.»Jean répondit: «Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit: ‘Moi, je ne suis pas le Messie, mais j'ai été envoyé devant lui.’Celui qui a la mariée, c'est le marié, mais l'ami du marié, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix du marié. Ainsi donc, cette joie qui est la mienne est parfaite.
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Jésus le Messie, le Verbe incarné et Jean le Baptiste, le Précurseur
I
Cet article aborde Jésus le Messie, le Verbe incarné, et Jean le Baptiste en tant que Précurseur. L'auteur se concentre sur l'évangile de Jean qui se distingue par son objectif de prouver que Jésus est non seulement le Messie prophétisé, mais aussi Dieu lui-même. Jean, l'apôtre, présente Jésus comme le Verbe éternel fait chair et met en avant Jean le Baptiste comme celui qui prépare la venue de cette lumière divine.
Jean 1.1-18 (Louis Segond S21) :
Au commencement, la Parole existait déjà. La Parole était avec Dieu et la Parole était Dieu.Elle était au commencement avec Dieu.Tout a été fait par elle et rien de ce qui a été fait n'a été fait sans elle.En elle il y avait la vie, et cette vie était la lumière des êtres humains.La lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas accueillie.Il y eut un homme envoyé par Dieu; son nom était Jean.Il vint comme témoin, pour rendre témoignage à la lumière afin que tous croient par lui.Il n'était pas la lumière, mais il vint pour rendre témoignage à la lumière.Cette lumière était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, éclaire tout être humain.Elle était dans le monde et le monde a été fait par elle, pourtant le monde ne l'a pas reconnue.Elle est venue chez les siens, et les siens ne l'ont pas accueillie.Mais à tous ceux qui l'ont acceptée, à ceux qui croient en son nom, elle a donné le droit de devenir enfants de Dieu,puisqu'ils sont nés non du fait de la nature, ni par une volonté humaine, ni par la volonté d'un mari, mais qu'ils sont nés de Dieu.Et la Parole s'est faite homme, elle a habité parmi nous, pleine de grâce et de vérité, et nous avons contemplé sa gloire, une gloire comme celle du Fils unique venu du Père.Jean lui a rendu témoignage et s'est écrié: «C'est celui à propos duquel j'ai dit: ‘Celui qui vient après moi m'a précédé, car il était avant moi.’»Nous avons tous reçu de sa plénitude, et grâce sur grâce.En effet, la loi a été donnée à travers Moïse, mais la grâce et la vérité sont venues à travers Jésus-Christ.Personne n'a jamais vu Dieu; Dieu le Fils unique, qui est dans l'intimité du Père, est celui qui l'a fait connaître.
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II
L'article note l'importance de ce contexte où les Juifs attendaient deux messies : un prêtre et un roi, et comment Jean situe Jésus dans ces attentes. Il y a aussi une mention de la tension historique entre les disciples de Jean le Baptiste et ceux de Jésus, soulignée par la nécessité de suivre Jésus, le Messie roi, selon l'apôtre Jean. Cette analyse inclut des références aux manuscrits de Qumran et aux autres évangiles canoniques - Matthieu, Marc, et Luc, suggérant un enrichissement mutuel des textes
Cet article décrit l'annonce de la naissance de Jean le Baptiste, relatée exclusivement dans l'Évangile de Luc, mettant en avant l'attention aux détails historiques et la signification prophétique de Jean comme précurseur de Jésus.
Luc 1.5-25 (Louis Segond S21) :
Durant le règne d'Hérode sur la Judée, il y avait un prêtre du nom de Zacharie, de la classe d'Abia; sa femme était une descendante d'Aaron et s'appelait Elisabeth.Tous deux étaient justes devant Dieu, ils suivaient d'une manière irréprochable tous les commandements et toutes les lois du Seigneur.Ils n'avaient pas d'enfant, parce qu'Elisabeth était stérile, et ils étaient l'un et l'autre d'un âge avancé.Or, pendant que Zacharie remplissait sa fonction de prêtre devant Dieu – c'était le tour de sa classe –il fut désigné par le sort, d'après la règle en vigueur pour les prêtres, pour entrer dans le temple du Seigneur et y brûler le parfum.Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l'heure de l'offrande du parfum.Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie et se tint debout à droite de l'autel des parfums.Zacharie fut troublé en le voyant et la peur s'empara de lui.Mais l'ange lui dit: «N'aie pas peur, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth te donnera un fils et tu l'appelleras Jean.Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse et beaucoup se réjouiront de sa naissance,car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin ni boisson alcoolisée et il sera rempli de l'Esprit saint dès le ventre de sa mère.Il ramènera beaucoup d'Israélites au Seigneur, leur Dieu.Il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Elie pour ramener le cœur des pères vers leurs enfants et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé.»Zacharie dit à l'ange: «A quoi reconnaîtrai-je cela? En effet, je suis vieux et ma femme est d'un âge avancé.»L'ange lui répondit: «Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu; j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle.Voici, tu seras muet et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela arrivera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles qui s'accompliront au moment voulu.»Cependant, le peuple attendait Zacharie et s'étonnait qu'il s'attarde si longtemps dans le temple.Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le temple; il s'exprimait par signes et il resta muet.Lorsque ses jours de service furent terminés, il rentra chez lui.Quelque temps après, sa femme Elisabeth fut enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, disant:«C'est l'œuvre que le Seigneur a faite quand il a porté le regard sur moi pour enlever ce qui faisait ma honte parmi les hommes.»
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L'article, 'Annonce de la naissance de Jean le Baptiste', explore un épisode clé des Évangiles synoptiques, mettant en lumière la naissance de Jean le Baptiste, un événement exclusivement relaté par Luc. Ce texte biblique se concentre sur l'apparition de l'ange à Zacharie dans le Temple de Jérusalem, en Judée, annonçant la naissance de son fils Jean, qui deviendra un précurseur majeur du ministère de Jésus-Christ. Le récit est daté autour de début juillet -3 av.
Luc 1.5-25 (Louis Segond S21) :
Durant le règne d'Hérode sur la Judée, il y avait un prêtre du nom de Zacharie, de la classe d'Abia; sa femme était une descendante d'Aaron et s'appelait Elisabeth.Tous deux étaient justes devant Dieu, ils suivaient d'une manière irréprochable tous les commandements et toutes les lois du Seigneur.Ils n'avaient pas d'enfant, parce qu'Elisabeth était stérile, et ils étaient l'un et l'autre d'un âge avancé.Or, pendant que Zacharie remplissait sa fonction de prêtre devant Dieu – c'était le tour de sa classe –il fut désigné par le sort, d'après la règle en vigueur pour les prêtres, pour entrer dans le temple du Seigneur et y brûler le parfum.Toute la multitude du peuple était dehors en prière, à l'heure de l'offrande du parfum.Alors un ange du Seigneur apparut à Zacharie et se tint debout à droite de l'autel des parfums.Zacharie fut troublé en le voyant et la peur s'empara de lui.Mais l'ange lui dit: «N'aie pas peur, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Elisabeth te donnera un fils et tu l'appelleras Jean.Il sera pour toi un sujet de joie et d'allégresse et beaucoup se réjouiront de sa naissance,car il sera grand devant le Seigneur. Il ne boira ni vin ni boisson alcoolisée et il sera rempli de l'Esprit saint dès le ventre de sa mère.Il ramènera beaucoup d'Israélites au Seigneur, leur Dieu.Il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Elie pour ramener le cœur des pères vers leurs enfants et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé.»Zacharie dit à l'ange: «A quoi reconnaîtrai-je cela? En effet, je suis vieux et ma femme est d'un âge avancé.»L'ange lui répondit: «Je suis Gabriel, je me tiens devant Dieu; j'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle.Voici, tu seras muet et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela arrivera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles qui s'accompliront au moment voulu.»Cependant, le peuple attendait Zacharie et s'étonnait qu'il s'attarde si longtemps dans le temple.Quand il sortit, il ne pouvait pas leur parler, et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le temple; il s'exprimait par signes et il resta muet.Lorsque ses jours de service furent terminés, il rentra chez lui.Quelque temps après, sa femme Elisabeth fut enceinte. Elle se cacha pendant cinq mois, disant:«C'est l'œuvre que le Seigneur a faite quand il a porté le regard sur moi pour enlever ce qui faisait ma honte parmi les hommes.»
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II
JC, au moment où Zacharie termine son service sacerdotal. L'analyse du texte souligne l'attention méticuleuse de Luc pour les détails historiques et contextuels, évitant les anachronismes et s'efforçant de situer les événements dans un cadre temporel précis. Cet épisode est perçu comme authentique par les premiers lecteurs et joue un rôle capital en introduisant Jean le Baptiste, qui est prophétisé comme précurseur dans la venue de Jésus.
III
Une attention particulière est accordée aux circonstances de la naissance de Jean, sa signification prophétique et son impact symbolique en tant qu'annonce de la venue du Messie. Le parcours et la vie de Jean, depuis sa conception miraculeuse jusqu'à son ministère en tant que baptiste, sont abordés dans le contexte plus large du récit lucanien de la naissance du Messie, jetant ainsi une lumière nouvelle sur la manière dont les Évangiles se sont construits pour présenter le plan divin de rédemption.
L'article traite de la naissance de Jean le Baptiste, fils de Zacharie et Élisabeth. Sa naissance, décrite comme miraculeuse, est accompagnée de prophéties et rappelle des récits bibliques anciens. Jean, qui signifie "Dieu fait grâce", est annoncé par Gabriel et deviendra un précurseur du Messie.
Genèse 22.1-18 (Louis Segond S21) :
Après cela, Dieu mit Abraham à l'épreuve. Il lui dit: «Abraham!» Celui-ci répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Prends ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac. Va-t'en au pays de Morija et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je t'indiquerai.»Abraham se leva de bon matin, sella son âne et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l'holocauste et partit pour aller à l'endroit que Dieu lui avait indiqué.Le troisième jour, Abraham leva les yeux et vit l'endroit de loin.Il dit à ses serviteurs: «Restez ici avec l'âne. Le jeune homme et moi, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous.»Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac et porta lui-même le feu et le couteau. Ils marchèrent tous les deux ensemble.Alors Isaac s'adressa à son père Abraham en disant: «Mon père!» Il répondit: «Me voici, mon fils!» Isaac reprit: «Voici le feu et le bois, mais où se trouve l'agneau pour l'holocauste?»Abraham répondit: «Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l'agneau pour l'holocauste.» Et ils continuèrent à marcher tous les deux ensemble.Lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y construisit un autel et rangea le bois. Il attacha son fils Isaac et le mit sur l'autel par-dessus le bois.Puis Abraham tendit la main et prit le couteau pour égorger son fils.Alors l'ange de l'Eternel l'appela depuis le ciel et dit: «Abraham! Abraham!» Il répondit: «Me voici!»L'ange dit: «Ne porte pas la main sur l'enfant et ne lui fais rien, car je sais maintenant que tu crains Dieu et que tu ne m'as pas refusé ton fils unique.»Abraham leva les yeux et vit [derrière lui] un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l'offrit en holocauste à la place de son fils.Abraham donna à cet endroit le nom de Yahvé-Jiré. C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui: «A la montagne de l'Eternel il sera pourvu.»L'ange de l'Eternel appela une deuxième fois Abraham depuis le ciel.Il dit: «*Je le jure par moi-même – déclaration de l'Eternel –, parce que tu as fait cela et que tu n'as pas refusé ton fils unique,je te bénirai et je multiplierai ta descendance: elle sera *aussi nombreuse que les étoiles du ciel, pareille au sable qui est au bord de la mer. De plus, ta descendance possédera les villes de ses ennemis.*Toutes les nations de la terre seront bénies en ta descendance, parce que tu m'as obéi.»
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L'article analyse la naissance de Jean le Baptiste, un événement majeur dans le Nouveau Testament. Jean est né de parents âgés, Zacharie et Élisabeth, dans le village d'Ein Karem, près de Jérusalem. Son père, un prêtre du Temple de Jérusalem, devient temporairement muet suite à l'annonce de l'ange Gabriel qui prophétise la naissance miraculeuse de Jean.
Luc 1.57-66 (Louis Segond S21) :
Le moment où Elisabeth devait accoucher arriva et elle mit au monde un fils.Ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur avait fait preuve d'une grande bonté envers elle, et ils se réjouirent avec elle.Le huitième jour, ils vinrent pour circoncire l'enfant. Ils voulaient l'appeler Zacharie, d'après le nom de son père,mais sa mère prit la parole et dit: «Non, il sera appelé Jean.»Ils lui dirent: «Il n'y a dans ta parenté personne qui porte ce nom»et ils firent des signes à son père pour savoir comment il voulait qu'on l'appelle.Zacharie demanda une tablette et il écrivit: «Son nom est Jean.» Tous furent dans l'étonnement.Immédiatement sa bouche s'ouvrit, sa langue se délia, et il parlait et bénissait Dieu.La crainte s'empara de tous les habitants des environs, et dans toute la région montagneuse de Judée on s'entretenait de tous ces événements.Tous ceux qui les apprirent les gardèrent dans leur cœur, et ils disaient: «Que sera donc cet enfant?» Et [en effet] la main du Seigneur était avec lui.
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II
Jean signifie "Dieu fait grâce", un prénom qui évoque les circonstances extraordinaires de sa naissance et sa future mission prophétique. Le village entier est témoin de cet événement inhabituel, qui rappelle le récit d'Isaac, fils d'Abraham et Sarah. Jean, descendant de la tribu de Lévi, est destiné à être prophète et à suivre le vœu de naziréat.
Genèse 22.1-18 (Louis Segond S21) :
Après cela, Dieu mit Abraham à l'épreuve. Il lui dit: «Abraham!» Celui-ci répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Prends ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac. Va-t'en au pays de Morija et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je t'indiquerai.»Abraham se leva de bon matin, sella son âne et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l'holocauste et partit pour aller à l'endroit que Dieu lui avait indiqué.Le troisième jour, Abraham leva les yeux et vit l'endroit de loin.Il dit à ses serviteurs: «Restez ici avec l'âne. Le jeune homme et moi, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous.»Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac et porta lui-même le feu et le couteau. Ils marchèrent tous les deux ensemble.Alors Isaac s'adressa à son père Abraham en disant: «Mon père!» Il répondit: «Me voici, mon fils!» Isaac reprit: «Voici le feu et le bois, mais où se trouve l'agneau pour l'holocauste?»Abraham répondit: «Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l'agneau pour l'holocauste.» Et ils continuèrent à marcher tous les deux ensemble.Lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y construisit un autel et rangea le bois. Il attacha son fils Isaac et le mit sur l'autel par-dessus le bois.Puis Abraham tendit la main et prit le couteau pour égorger son fils.Alors l'ange de l'Eternel l'appela depuis le ciel et dit: «Abraham! Abraham!» Il répondit: «Me voici!»L'ange dit: «Ne porte pas la main sur l'enfant et ne lui fais rien, car je sais maintenant que tu crains Dieu et que tu ne m'as pas refusé ton fils unique.»Abraham leva les yeux et vit [derrière lui] un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l'offrit en holocauste à la place de son fils.Abraham donna à cet endroit le nom de Yahvé-Jiré. C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui: «A la montagne de l'Eternel il sera pourvu.»L'ange de l'Eternel appela une deuxième fois Abraham depuis le ciel.Il dit: «*Je le jure par moi-même – déclaration de l'Eternel –, parce que tu as fait cela et que tu n'as pas refusé ton fils unique,je te bénirai et je multiplierai ta descendance: elle sera *aussi nombreuse que les étoiles du ciel, pareille au sable qui est au bord de la mer. De plus, ta descendance possédera les villes de ses ennemis.*Toutes les nations de la terre seront bénies en ta descendance, parce que tu m'as obéi.»
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III
Sa vie, entièrement consacrée à la prédication du message divin, annonce la venue du Messie. L'article explore les implications théologiques de sa naissance et son impact sur la communauté.
L'article explore la louange de Zacharie à la naissance de Jean, inspiré par le Saint-Esprit, et anticipe le rôle de Jean comme précurseur de Jésus, le Messie. Se déroulant à Ein Karem, ces événements révèlent le plan divin que Zacharie et Marie constatent se réaliser.
Luc 1.67-80 (Louis Segond S21) :
Son père Zacharie fut rempli du Saint-Esprit et prophétisa en ces termes:«Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,Il nous a donné un puissant SauveurC'est ce qu'il avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes des temps anciens:un Sauveur qui nous délivre de nos ennemis et de la domination de tous ceux qui nous détestent!Ainsi, il manifeste sa bonté envers nos ancêtresconformément au serment qu'il avait fait à Abraham, notre ancêtre:il avait juré qu'après nous avoir délivrés de nos ennemis il nous accorderaiten marchant devant lui dans la sainteté et dans la justice tous les jours de notre vie.»Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut,et pour donner à son peuple la connaissance du salutà cause de la profonde bonté de notre Dieu.pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort,L'enfant grandissait et se fortifiait en esprit. Il resta dans les déserts jusqu'au jour où il se présenta devant Israël.
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La louange de Zacharie lors de la naissance de son fils Jean
I
Cet article se penche sur le récit biblique de la louange de Zacharie lors de la naissance de son fils Jean, tel que rapporté dans l'évangile de Luc. Zacharie, qui prophétise sous l'inspiration du Saint-Esprit, anticipe le rôle crucial que jouera son fils, Jean le Baptiste, en tant que précurseur du Messie, Jésus. Le texte souligne que Zacharie et Marie, mère de Jésus, prennent part au grand dessein divin qui se réalise à travers eux.
Daniel 9.24-27 (Louis Segond S21) :
Ce sont 70 semaines qui ont été fixées pour ton peuple et pour ta ville sainte pour faire cesser la révolte et mettre un terme aux péchés, pour expier la faute et amener la justice éternelle, pour marquer d'un sceau la vision et le prophète et pour consacrer par onction le lieu très saint.»Sache-le donc et sois attentif! Depuis le moment où la parole a annoncé que Jérusalem serait restaurée et reconstruite jusqu'au Messie, au conducteur, il y a 7 semaines et 62 semaines. Les places et les fossés seront restaurés et reconstruits, mais ce sera une période de détresse.Après les 62 semaines, le Messie sera exclu et il n'y aura personne pour lui venir en aide. Le peuple d'un prince qui viendra détruira la ville et le sanctuaire, puis sa fin arrivera comme par une inondation. Il est décidé que les dévastations dureront jusqu'au terme de la guerre.Il imposera une alliance d'une semaine à beaucoup, et au milieu de la semaine il fera cesser le sacrifice et l'offrande. Le dévastateur commettra les pires monstruosités jusqu'à ce que l'anéantissement et ce qui a été décidé se déversent sur lui.»
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II
L'article mentionne que ces événements se déroulent à Ein Karem, en Judée, et précise que Jean quittera la maison familiale après la mort de ses parents pour vivre en ermite et débuter son ministère en avril 26. Ce ministère est en concordance avec les prophéties de Daniel, affirmant que Jean aura une grande notoriété et exercera ses fonctions pendant 3,5 ans. Zacharie comprend la portée de ce plan divin global qui commence finalement à se manifester, tandis que Marie, qui assiste probablement à ces événements, conserve ces souvenirs précieux qu'elle partage plus tard avec Luc.
L'article étudie le retour de Marie à Nazareth après avoir visité Élisabeth. Connaissant les prophéties, Marie assiste à la naissance de Jean, confirmant son rôle futur dans le plan de Dieu. Elle retourne avec sa famille après le pèlerinage de Pâques.
Michée 5.1 (Louis Segond S21) :
*Et toi, Bethléhem Ephrata,
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Cet article explore l'épisode biblique du retour de Marie à Nazareth, détaillé dans l'Évangile de Luc. Après avoir appris qu'elle portait le Messie, Marie visite Élisabeth, sa cousine, enceinte de Jean le Baptiste, pour confirmer la véracité de l'annonciation faite par l'ange Gabriel. Les textes soulignent que malgré les barrières culturelles de l'époque qui limitaient l'accès des filles aux enseignements religieux, Marie connaît bien les prophéties des Écritures.
Luc 1.56 (Louis Segond S21) :
Marie resta environ trois mois avec Elisabeth, puis elle retourna chez elle.
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II
Durant sa visite, qui dure trois mois, elle assiste à la naissance de Jean et repart à Nazareth avec sa famille, venue pour le pèlerinage de Pâques. L'article explique comment cet événement s'intègre dans le vaste plan divin, les échanges entre Zacharie, Élisabeth et Marie confirmant les prophéties des messies. Bien que l'article ne soit pas une révélation nouvelle, il clarifie les événements d'un point de vue théologique, comme la naissance de Jésus à Bethléem conformément à Michée 5,1, bien que Marie ne sache pas encore comment cela se déroulera.
L'article examine le rôle de Jean le Baptiste dans la préparation de la venue de Jésus. Présent dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc, Jean baptiste et prêche dans le désert de Judée. Considéré comme un précurseur du Christ, il n’a jamais prétendu être le Messie. Ses enseignements ont préparé le peuple à accueillir Jésus, le Messie Royal.
Malachie 3.1 (Louis Segond S21) :
*Voici que j'enverrai mon messager
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L'article explore le ministère de Jean le Baptiste, une figure centrale dans l'histoire du christianisme. Jean le Baptiste est connu pour avoir baptisé Jésus et pour avoir préparé le chemin à sa venue. Le texte débute en situant le début de son ministère en avril de l'an 26, après qu'il ait quitté sa maison familiale.
Malachie 3.1 (Louis Segond S21) :
*Voici que j'enverrai mon messager
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II
Jean prêchait principalement dans le désert de Judée et sur l'esplanade du temple lors des fêtes religieuses à Jérusalem. Il est décrit comme un homme dont l'apparence et la vie rappelle le prophète Élie. Jean n'a jamais prétendu être le Messie, mais plutôt son précurseur, celui qui annonçait la venue de Jésus, le Messie Royal.
Matthieu 3.1-12 (Louis Segond S21) :
A cette époque-là parut Jean-Baptiste, qui prêchait dans le désert de Judée.Il disait: «Changez d'attitude, car le royaume des cieux est proche.»Jean est celui que le prophète Esaïe avait annoncé lorsqu'il a dit: C'est la voix de celui qui crie dans le désert: ‘Préparez le chemin du Seigneur, rendez ses sentiers droits.’Jean portait un vêtement en poil de chameau et une ceinture de cuir autour de la taille. Il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.Les habitants de Jérusalem, de toute la Judée et de toute la région du Jourdain se rendaient vers lui.Reconnaissant publiquement leurs péchés, ils se faisaient baptiser par lui dans les eaux du Jourdain.Cependant, quand il vit beaucoup de pharisiens et de sadducéens venir se faire baptiser par lui, il leur dit: «Races de vipères, qui vous a appris à fuir la colère à venir?Produisez donc du fruit qui confirme votre changement d'attitudeet ne vous avisez pas de dire en vous-mêmes: ‘Nous avons Abraham pour ancêtre!’ En effet, je vous déclare que de ces pierres Dieu peut faire naître des descendants à Abraham.Déjà la hache est mise à la racine des arbres; tout arbre qui ne produit pas de bons fruits sera donc coupé et jeté au feu.Moi, je vous baptise d'eau en vue de la repentance, mais celui qui vient après moi est plus puissant que moi et je ne suis pas digne de porter ses sandales. Lui, il vous baptisera du Saint-Esprit et de feu.Il a sa pelle à la main; il nettoiera son aire de battage et il amassera son blé dans le grenier, mais il brûlera la paille dans un feu qui ne s'éteint pas.»
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III
Les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc fournissent des perspectives différentes sur le rôle de Jean, mais tous s'accordent sur son importance en tant que précurseur du Christ. Le texte met également en avant les tensions qu'il y avait entre les disciples de Jean et ceux de Jésus, avant de souligner comment chaque Évangile le positionne différemment pour préparer la venue du Christ. Enfin, l'article cite des références bibliques soulignant le rôle prophétique de Jean le Baptiste et sa place à l'intersection de l'histoire séculaire et sacrée.
L'article détaille le baptême de Jésus par Jean le Baptiste, un événement significatif marquant le début du ministère messianique de Jésus. Se déroulant à Béthanie au-delà du Jourdain, ce baptême exprime la continuité entre les œuvres de Jean et Jésus, symbolisant leur mission spirituelle. La Trinité est manifestée pendant cet acte, soulignant son importance théologique et son exemple pour les générations futures.
Matthieu 3.13-17 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus vint de la Galilée jusqu'au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui,mais Jean s'y opposait en disant: «C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et c'est toi qui viens vers moi?»Jésus lui répondit: «Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste», et Jean ne lui résista plus.Dès qu'il fut baptisé, Jésus sortit de l'eau. Alors le ciel s'ouvrit [pour lui] et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.Au même instant, une voix fit entendre du ciel ces paroles: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation.»
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L'article "Le baptême du Messie Jésus" explore l'événement baptiste central pour le Ministère de Jean le Baptiste, soulignant les passages bibliques pertinents de Matthieu, Marc, Luc et Jean décrivant le baptême de Jésus. Il commence par situer l'événement à Béthanie, au-delà du Jourdain, lors de la fête de Yom Kippour en 29. L'article souligne que Jésus, venant de Galilée, a été baptisé par Jean pour manifester la continuité de l'œuvre du Baptiste et la suprématie de sa mission messianique implémentée par sa nature divine et la reconnaissance de Jean le Baptiste.
Jean 1.32-34 (Louis Segond S21) :
Jean rendit aussi ce témoignage: «J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et s'arrêter sur lui.Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau m'a dit: ‘Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est lui qui baptise du Saint-Esprit.’Et moi, j'ai vu et j'atteste qu'il est le Fils de Dieu.»
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II
Le baptême, bien que n'étant qu'un symbole de repentance, illustre un passage symbolique pour Jésus, confirmant publiquement les enseignements et les actions de Jean et intégrant un nouveau genre de baptême. Ce rite est également vu comme une manifestation de la Trinité avec Dieu le Père, le Fils, et le Saint-Esprit exprimant une unité spirituelle. L'article affirme que cet événement marque le début du ministère de Jésus, symbolisant la transition entre l'ère de Jean et celle de Jésus.
Matthieu 3.13-17 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus vint de la Galilée jusqu'au Jourdain vers Jean, pour être baptisé par lui,mais Jean s'y opposait en disant: «C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et c'est toi qui viens vers moi?»Jésus lui répondit: «Laisse faire maintenant, car il est convenable que nous accomplissions ainsi tout ce qui est juste», et Jean ne lui résista plus.Dès qu'il fut baptisé, Jésus sortit de l'eau. Alors le ciel s'ouvrit [pour lui] et il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui.Au même instant, une voix fit entendre du ciel ces paroles: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation.»
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III
En se faisant baptiser par Jean, Jésus témoigne de son intégration au plan divin, confirmant la continuité avec Jean. La description se termine en soulignant que l'universalité et la signification du baptême transcendent les générations et que cet événement est exemplaire pour tous. Bien que Marc, Matthieu et Luc adoptent des récits similaires, chaque Évangile enrichit l'événement d'une perspective unique, accentuant la présence simultanée et distincte de chaque Personne de la Trinité pendant le baptême.
L'article explore la rencontre entre Jean le Baptiste et les représentants du Sanhédrin à Béthanie, soulignant la notoriété de Jean et les attentes messianiques des autorités. Jean est interrogé sur son rôle messianique, sans avoir accompli de miracles, ce qui met en lumière les attentes des Pharisiens concernant un messie royal et sacerdotal. L'analyse concilie les récits évangéliques divergents.
Jean 10.41 (Louis Segond S21) :
Beaucoup de gens vinrent vers lui; ils disaient: «Jean n'a fait aucun signe miraculeux, mais tout ce qu'il a dit à propos de cet homme était vrai.»
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L'article examine la députation venue de Jérusalem pour interroger Jean le Baptiste sur son rôle et sa mission. Selon l'Évangile de Jean, cette rencontre se déroule à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain. Jean le Baptiste, reconnu pour sa notoriété croissante, suscite l'intérêt des autorités juives qui cherchent à clarifier s'il est le Messie ou Élie ressuscité. Les Synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) ne mentionnent pas cet événement, mais Jean fournit des détails uniques qui enrichissent la compréhension des interactions entre Jean le Baptiste et les chefs religieux.
Jean 1.19-28 (Louis Segond S21) :
Voici le témoignage de Jean lorsque les Juifs envoyèrent de Jérusalem des prêtres et des Lévites pour lui demander: «Toi, qui es-tu?»Il déclara et sans restriction affirma: «Moi, je ne suis pas le Messie.»Ils lui demandèrent: «Qui es-tu donc? Es-tu Elie?» Et il dit: «Je ne le suis pas.» «Es-tu le prophète?» Et il répondit: «Non.»Ils lui dirent alors: «Qui es-tu? Nous devons donner une réponse à ceux qui nous ont envoyés! Que dis-tu de toi-même?»«Moi, dit-il, je suis la voix de celui qui crie dans le désert: ‘Rendez le chemin du Seigneur droit’, comme l'a dit le prophète Esaïe.»Ceux qui avaient été envoyés étaient des pharisiens.Ils lui posèrent encore cette question: «Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Messie, ni Elie, ni le prophète?»Jean leur répondit: «Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas.Il vient après moi [mais il m'a précédé,] et je ne suis pas digne de détacher la courroie de ses sandales.»Cela se passait à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, où Jean baptisait.
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II
Le contexte de cet épisode est le ministère de Jean, qui prêche avec ferveur la venue du Messie. L'analyse met également en lumière l'absence de miracles dans le ministère de Jean le Baptiste, ce qui contraste avec d'autres figures messianiques de l'époque. Le récit soulève des questions sur les attentes messianiques des autorités religieuses de l'époque, notamment l'attente d'un messie royal et sacerdotal. L'article souligne aussi le rôle des Pharisiens dans cette enquête et leur perception du baptême de Jean comme une pratique potentiellement messianique.
Jean 1.28 (Louis Segond S21) :
Cela se passait à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, où Jean baptisait.
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III
Jean insiste sur la vérité sans contradictions, malgré les divergences apparentes avec les récits synoptiques. Ce texte fournit une perspective détaillée sur les premières rencontres entre les responsables religieux juifs et Jean le Baptiste, offrant une méthodologie pour concilier les différents récits évangéliques en une chronologie cohérente.
L'article examine la première rencontre entre Jésus et ses premiers disciples, relatée uniquement par Jean. André et Jean reconnaissent Jésus comme le Messie et décident de le suivre. Un moment significatif est la transformation de l'identité de Simon Pierre par Jésus, marquant leur engagement. Ce récit offre une perspective unique, absente des Évangiles synoptiques.
Jean 1.35-42 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.Il vit Jésus passer et dit: «Voici l'Agneau de Dieu.»Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu?»«Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.Il rencontra d'abord son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie», ce qui correspond à Christ.Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit: «Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas», ce qui signifie Pierre.
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Cet article analyse la première rencontre entre Jésus et ses premiers disciples selon l'Évangile de Jean. Contrairement aux Évangiles synoptiques, Jean offre un récit unique de cet événement, soulignant l'importance des interactions personnelles et des transformations symboliques. Après le baptême de Jésus par Jean le Baptiste, deux de ses disciples, André et probablement Jean, décident de suivre Jésus.
Jean 19.14 (Louis Segond S21) :
C'était le jour de la préparation de la Pâque, il était environ midi. Pilate dit aux Juifs: «Voici votre roi.»
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II
Ils reconnaissent en lui le Messie annoncé par les prophètes. Jean mentionne qu'il était 16h00 lorsque les disciples ont pris cette décision, bien que cela puisse être interprété comme 10h00 en utilisant la méthode horaire romaine. Ce moment marque un tournant dans la vie des disciples, surtout pour Simon Pierre, à qui Jésus donne un nouveau nom, symbolisant un changement d'identité.
Jean 1.35-42 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.Il vit Jésus passer et dit: «Voici l'Agneau de Dieu.»Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu?»«Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.Il rencontra d'abord son frère Simon et lui dit: «Nous avons trouvé le Messie», ce qui correspond à Christ.Il le conduisit vers Jésus. Jésus le regarda et dit: «Tu es Simon, fils de Jonas, tu seras appelé Céphas», ce qui signifie Pierre.
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III
Les disciples, en se détachant de Jean le Baptiste, entreprennent de suivre Jésus, s'engageant ainsi dans une nouvelle voie spirituelle. L'article étudie aussi les différents lieux et contextes historiques de cet événement crucial.
PER034 relate la rencontre de Jésus avec Philippe, rapportée uniquement par Jean (Jn 1,43-46), à Béthanie au-delà du Jourdain, le 6 octobre 29. Philippe, ancien disciple de Jean le Baptiste comme André, Jean et Simon-Pierre, devient le quatrième disciple de Jésus. L'article explore la transition naturelle de ces disciples vers le Messie, Jean le Baptiste se comprenant comme précurseur et non comme maître concurrent.
Jean 1.43-46 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit: «Suis-moi.»Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé: Jésus de Nazareth, fils de Joseph.»Nathanaël lui dit: «Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth?» Philippe lui répondit: «Viens et vois.»
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La péricope 34 (PER034) traite de la rencontre entre Jésus et Philippe, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangéliste Jean dans son évangile (Jean 1.43-46). Cette rencontre se situe à Béthanie, également appelée Bethabara, de l'autre côté du Jourdain, au nord de Jérusalem, et est datée du 6 octobre 29, soit deux jours après le baptême de Jésus. L'article s'inscrit dans une série synoptique qui suit chronologiquement les événements entourant le ministère de Jean le Baptiste et les débuts du ministère de Jésus. Il est à noter que Matthieu, Marc et Luc ne mentionnent pas cet épisode, faisant de Jean le seul témoin évangélique de cette rencontre particulière. Cela confère à ce passage une valeur documentaire unique dans la tradition synoptique. Le contexte historique et religieux est soigneusement établi : les disciples, conformément à la loi juive, avaient coutume de se rendre à Jérusalem lors des grandes fêtes. Cependant, depuis qu'ils avaient choisi de suivre Jean le Baptiste, cette habitude semble avoir changé. Jean le Baptiste lui-même ne paraît plus effectuer les pèlerinages au Temple de Jérusalem, préférant célébrer ces fêtes localement à Béthanie. L'article aborde également une question chronologique importante concernant la tentation de Jésus au désert.
Jean 1.43-46 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée. Il rencontra Philippe et lui dit: «Suis-moi.»Philippe était de Bethsaïda, la ville d'André et de Pierre.Philippe rencontra Nathanaël et lui dit: «Nous avons trouvé celui que Moïse a décrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé: Jésus de Nazareth, fils de Joseph.»Nathanaël lui dit: «Peut-il sortir quelque chose de bon de Nazareth?» Philippe lui répondit: «Viens et vois.»
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II
Jean rapporte que 'le lendemain, Jésus décida de se rendre en Galilée', mais ce projet fut interrompu par la période de tentation dans le désert de Judée, mentionnée par les autres évangélistes mais absente du récit johannique. C'est donc avant de partir pour le désert que Jésus rencontre Philippe, qui devient ainsi le quatrième disciple appelé. Philippe représente un personnage central de ce passage. Comme André, Jean, Simon-Pierre avant lui, Philippe était auparavant un disciple de Jean le Baptiste. Cette information est cruciale pour comprendre la dynamique du passage de témoin entre Jean le Baptiste et Jésus. Ces hommes n'étaient pas de simples curieux : ils attendaient activement la venue du Messie, et c'est précisément cette attente messianique qui les avait conduits à suivre Jean le Baptiste en premier lieu. L'article soulève ensuite une question théologique fondamentale : peut-on considérer que Jésus a 'détourné' ces hommes de Jean le Baptiste pour en faire ses propres disciples ? La réponse apportée est nuancée et profondément éclairante sur le rôle respectif des deux figures. Ces disciples avaient une conscience claire qu'ils devraient un jour quitter Jean pour le Messie lui-même.
III
Leur allégeance à Jean le Baptiste était transitoire par nature, orientée vers une réalité plus grande. La question de la double appartenance est également posée : auraient-ils pu être simultanément disciples de Jean le Baptiste et disciples de Jésus ? L'article répond par la négative. L'objectif premier de ces hommes était la recherche et la suite du Messie. Jean le Baptiste lui-même n'a pas vécu leur départ comme une trahison, car il se comprenait fondamentalement comme un messager, un précurseur chargé d'annoncer la venue du Messie, et non comme un maître dont l'autorité serait concurrencée. Cette péricope illustre donc parfaitement la figure de Jean le Baptiste comme celui qui prépare le chemin, dont la mission s'achève naturellement lorsque le Messie se manifeste et commence à rassembler ses propres disciples. La rencontre avec Philippe s'inscrit dans un mouvement progressif de constitution du groupe des premiers disciples, mouvement qui sera suivi dans la péricope suivante (PER035) par la rencontre avec Nathanaël. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir la compréhension géographique et chronologique : l'annexe ANN063 sur Enon et Béthanie de l'autre côté du Jourdain, et l'annexe ANN064 sur les 'lendemains' notés par Jean, qui permettent de mieux situer les événements dans leur contexte spatial et temporel. L'article s'adresse à un public intermédiaire, familier des évangiles et intéressé par une approche synoptique et analytique des textes bibliques.
La péricope PER038 analyse la première fête de Pâque dans l'Évangile de Jean (Jean 2.13), datée précisément au 7 avril 30. L'article formule trois observations : la valeur chronologique de cette fête pour dater le ministère de Jésus sur 3,5 ans, la distinction johannique de 'Pâque des Juifs', et la soumission de Jésus aux rites du judaïsme. Seul Jean documente cette période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste.
1 Corinthiens 5.7 (Louis Segond S21) :
Purifiez-vous [donc] du vieux levain afin d'être une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain. En effet, Christ, notre agneau pascal, a été sacrifié [pour nous].
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La péricope PER038 traite de la première fête de Pâque mentionnée dans l'Évangile de Jean, un moment charnière dans le ministère du Messie Jésus. Cet article s'inscrit dans le cadre d'une synopse évangélique détaillée, cherchant à reconstituer chronologiquement la vie et le ministère de Jésus à partir des quatre Évangiles, avec une attention particulière portée ici à l'Évangile de Jean, seule source disponible pour cette période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste. D'un point de vue historique et chronologique, cette première Pâque est datée avec précision au 14 Nissan 3790 du calendrier hébraïque, soit le vendredi 7 avril de l'an 30 de notre ère. La fête, qui débute à 18 heures le jeudi 6 avril, dure sept jours au total, incluant la fête des Pains sans Levain que les Juifs intégraient à la célébration pascale. Cette datation précise est rendue possible grâce au calendrier perpétuel juif, un outil essentiel dans l'approche chronologique adoptée par l'auteur de cet article. L'article formule trois observations fondamentales à partir de cette référence temporelle. La première, et la plus importante, concerne la valeur chronologique de cette mention de la Pâque. Jean recadre à trois reprises explicitement les événements autour des fêtes de Pâque (Jean 2.13 ; Jean 6.4 ; Jean 11.55), auxquelles s'ajoute une quatrième fête implicite mentionnée en Jean 5.1. Ces quatre fêtes de Pâque permettent d'établir une chronologie précise du ministère de Jésus s'étendant sur environ 3,5 années, confirmant ainsi les prophéties de Daniel.
Nombres 9.1-14 (Louis Segond S21) :
L'Eternel parla à Moïse dans le désert du Sinaï, le premier mois de la deuxième année après leur sortie d'Egypte.Il dit: «Que les Israélites célèbrent la Pâque au moment fixé.Vous la célébrerez au moment fixé, le quatorzième jour de ce mois, au coucher du soleil. Vous la célébrerez conformément à toutes les prescriptions et les règles qui s'y rapportent.»Moïse ordonna aux Israélites de célébrer la Pâque,et ils célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du premier mois, au coucher du soleil, dans le désert du Sinaï. Les Israélites se conformèrent à tous les ordres que l'Eternel avait donnés à Moïse.Il y eut des hommes qui étaient impurs à cause d'un mort et ne pouvaient donc pas célébrer la Pâque ce jour-là. Ils se présentèrent le jour même devant Moïse et Aaronet dirent à Moïse: «Nous sommes impurs à cause d'un mort. Pourquoi serions-nous privés de présenter au moment fixé l'offrande de l'Eternel parmi les Israélites?»Moïse leur dit: «Attendez que je sache ce que l'Eternel vous ordonne.»L'Eternel dit à Moïse:«Transmets ces instructions aux Israélites: Si l'un de vous ou de vos descendants est impur à cause d'un mort ou bien est en train d'effectuer un long voyage, il célébrera néanmoins la Pâque en l'honneur de l'Eternel.C'est le quatorzième jour du deuxième mois qu'ils la célébreront, au coucher du soleil; ils la mangeront avec des pains sans levain et des herbes amères.Ils n'en laisseront rien jusqu'au matin et ils ne briseront aucun de ses os. Ils la célébreront suivant toutes les prescriptions de la Pâque.»Si quelqu'un qui est pur et n'est pas en voyage s'abstient de célébrer la Pâque, il sera exclu de son peuple. Cet homme-là supportera les conséquences de son péché parce qu'il n'a pas présenté l'offrande de l'Eternel au moment fixé.Si un étranger en séjour chez vous célèbre la Pâque de l'Eternel, il se conformera aux prescriptions et aux règles de la Pâque. Vous aurez la même prescription pour l'étranger et pour l'Israélite.»
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II
Les dates retenues sont les suivantes : la première Pâque le vendredi 7 avril 30, la deuxième le lundi 24 mars 31, la troisième le lundi 12 avril 32, et la quatrième le vendredi 1er avril 33. La deuxième observation porte sur la formulation distinctive employée par Jean, qui qualifie cette fête de 'Pâque des Juifs'. Cette précision apparaît également pour la deuxième et la troisième fêtes, mais pas pour la dernière. L'auteur interprète cette absence comme significative : la dernière Pâque marque un tournant théologique majeur, car avec la crucifixion du Messie Jésus, elle cesse d'être une fête exclusivement juive pour devenir la Pâque de toute l'humanité, conformément à ce qu'affirme Paul en 1 Corinthiens 5.7, où Christ est désigné comme notre Pâque sacrifiée. La troisième observation est d'ordre théologique et concerne le rapport du Messie Jésus à la Loi. En participant à ce pèlerinage à Jérusalem, Jésus se soumet à une pratique du judaïsme. L'auteur précise cependant que l'obligation du pèlerinage à Jérusalem ne découle pas directement de la Loi de Moïse telle qu'elle est exprimée en Nombres 9.1-14, puisque Jérusalem n'existait pas encore comme lieu de culte au moment de la rédaction de ce texte. Il s'agit donc d'un rite ultérieur du judaïsme, auquel Jésus et ses disciples se conforment néanmoins fidèlement. L'article précise également le contexte géographique et temporel de cet épisode.
1 Corinthiens 5.7 (Louis Segond S21) :
Purifiez-vous [donc] du vieux levain afin d'être une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain. En effet, Christ, notre agneau pascal, a été sacrifié [pour nous].
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III
Jésus et ses disciples effectuent un voyage depuis Énon, près de Salim, situé au nord de la Judée, jusqu'à Jérusalem. L'auteur émet l'hypothèse que Jésus a passé les quatre mois séparant les noces de Cana de cette première Pâque à collaborer avec Jean le Baptiste dans la région d'Énon. Cette période reste en grande partie inconnue des sources évangéliques, seul Jean apportant des éléments sur ce moment du ministère précédant l'arrestation du Baptiste. Le séjour à Jérusalem se prolonge au-delà de la seule célébration pascale, car Jean relate des événements qui nécessitent plusieurs jours. Des annexes complémentaires (ANN063 et ANN064) sont proposées en consultation pour approfondir les questions géographiques relatives à Énon et à Béthanie au-delà du Jourdain, ainsi que pour analyser les 'lendemains' notés par Jean, témoins de la précision chronologique caractéristique de cet évangéliste. Cet article s'adresse à un public intermédiaire à avancé, familier des questions de chronologie biblique, de synoptique évangélique et d'histoire du judaïsme du premier siècle. Il constitue une pièce importante dans la reconstruction du ministère public de Jésus, articulant exégèse, histoire et théologie dans une démarche rigoureuse et documentée.
Cet article explore le retour de Jésus à Enon après la Pâque, mettant en avant le ministère complémentaire entre Jésus et Jean Baptiste. Jean, unique évangéliste à documenter cette phase, souligne la relation entre leurs ministères. À travers cet épisode, l'article démontre que le lien entre leurs rôles n'était pas concurrentiel, mais plutôt harmonieux, chacun jouant une part essentielle dans le plan divin.
Actes des apôtres 1.21 (Louis Segond S21) :
»Il faut donc choisir un homme parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu avec nous,
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L'article intitulé 'PER042 - Le retour à Enon au sud de la Galilée' explore un épisode précis du Nouveau Testament, centré autour des activités de Jésus et de ses disciples juste après les festivités de Pâque. L'analyse met en lumière l'unique évangéliste Jean, qui décrit cette phase du ministère de Jésus en Judée, phase qui n'est pas mentionnée par les Évangiles synoptiques. Au cœur de cette période se situe Enon, près de Salim et à proximité de Béthanie, un lieu de rassemblement où Jean le Baptiste menait également ses activités. Jésus, sans réaliser personnellement les baptêmes, continue ce rituel, soulignant la complémentarité de son ministère à celui de Jean le Baptiste.
Actes des apôtres 1.21 (Louis Segond S21) :
»Il faut donc choisir un homme parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu avec nous,
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II
L'article s'interroge sur l'intention de Jésus : était-il sur le point de prendre la suite de Jean ? Voulait-il former un lien symbolique entre leurs deux ministères ? Un point central est la relation entre le message de Jean, qui annonçait la venue de Jésus, et le rôle de Jésus en tant que Messie. Bien que les Évangiles synoptiques ne détaillent pas cette période, l'auteur souligne l'importance du relais et de l'harmonie entre le ministère de Jean Baptiste et celui de Jésus, représentant respectivement le Messie sacerdotal et le Messie royal.
Jean 3.22-24 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus, accompagné de ses disciples, se rendit en Judée; il y séjourna avec eux et il baptisait.Jean aussi baptisait à Enon, près de Salim, parce qu'il y avait là beaucoup d'eau, et l'on s'y rendait pour être baptisé.En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.
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III
En outre, l'article mentionne la présence de disciples, qui, bien que non encore appelés à un engagement à plein temps, côtoient déjà Jésus. Ce récit met en avant la complémentarité des rôles entre Jean et Jésus, soulignant que leurs ministères respectifs n'étaient pas en concurrence mais formaient un tout cohérent menant à la mission de Jésus. Le lien entre l'annonce de Jean sur la venue de Jésus et l'accomplissement de celle-ci est mis en exergue comme un élément clé pour comprendre cette période de l'Évangile.
L'article 'PER043 - Les conflits entre les disciples' explore la rivalité entre les disciples de Jean le Baptiste et ceux de Jésus. À cette période clé du début du ministère de Jésus en Judée, certains disciples de Jean passent à suivre Jésus, ce qui cause des tensions. Jean le Baptiste souligne son rôle transitoire et la nature messianique de Jésus, avec des événements probablement situés à Enon, en Judée.
Jean 3.25-36 (Louis Segond S21) :
Or, une discussion surgit entre les disciples de Jean et un Juif au sujet de la purification.Ils vinrent trouver Jean et lui dirent: «Maître, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain et à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont vers lui.»Jean répondit: «Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit: ‘Moi, je ne suis pas le Messie, mais j'ai été envoyé devant lui.’Celui qui a la mariée, c'est le marié, mais l'ami du marié, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix du marié. Ainsi donc, cette joie qui est la mienne est parfaite.Il faut qu'il grandisse et que moi, je diminue.Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre et il parle des réalités terrestres. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage.Celui qui a accepté son témoignage a certifié que Dieu est vrai.En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui donne l'Esprit sans mesure.Le Père aime le Fils et a tout remis entre ses mains.Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu reste au contraire sur lui.»
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L'article intitulé 'PER043 - Les conflits entre les disciples' explore la rivalité entre les disciples de Jean le Baptiste et ceux du Messie Jésus. Ce texte se concentre sur la période où Jésus commence son ministère en Judée, juste avant l'arrestation de Jean le Baptiste. L'apôtre Jean est le seul à fournir des détails sur cette période, ce qui le distingue des autres évangiles. L'article mentionne la rivalité comme étant une réaction naturelle des disciples fidèles à Jean, qui voyaient certains de leurs pairs quitter Jean pour suivre Jésus, perçue comme une trahison.
Jean 3.25-36 (Louis Segond S21) :
Or, une discussion surgit entre les disciples de Jean et un Juif au sujet de la purification.Ils vinrent trouver Jean et lui dirent: «Maître, celui qui était avec toi de l'autre côté du Jourdain et à qui tu as rendu témoignage, le voilà qui baptise, et tous vont vers lui.»Jean répondit: «Un homme ne peut recevoir que ce qui lui a été donné du ciel.Vous-mêmes m'êtes témoins que j'ai dit: ‘Moi, je ne suis pas le Messie, mais j'ai été envoyé devant lui.’Celui qui a la mariée, c'est le marié, mais l'ami du marié, qui se tient là et qui l'entend, éprouve une grande joie à cause de la voix du marié. Ainsi donc, cette joie qui est la mienne est parfaite.Il faut qu'il grandisse et que moi, je diminue.Celui qui vient d'en haut est au-dessus de tous; celui qui est de la terre est de la terre et il parle des réalités terrestres. Celui qui vient du ciel est au-dessus de tous,il rend témoignage de ce qu'il a vu et entendu, et personne n'accepte son témoignage.Celui qui a accepté son témoignage a certifié que Dieu est vrai.En effet, celui que Dieu a envoyé dit les paroles de Dieu, parce que Dieu lui donne l'Esprit sans mesure.Le Père aime le Fils et a tout remis entre ses mains.Celui qui croit au Fils a la vie éternelle; celui qui ne croit pas au Fils ne verra pas la vie, mais la colère de Dieu reste au contraire sur lui.»
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II
Jean le Baptiste, conscient de son rôle transitoire, avait pour mission d'annoncer la venue de Jésus et soulignait que c'était Jésus, le vrai Messie, qu'il fallait suivre. Cependant, cette transition n'était pas simple pour les disciples de Jean, car beaucoup auraient voulu s'accrocher à leurs habitudes et leur maître originel. L'emplacement probable de ces événements est Enon, près de Salim en Judée, une région proche de la Galilée. L'article également souligne que cette période se situe autour de mai 30 AD.
III
Le but de Jésus n'était pas de reprendre les disciples de Jean mais de préparer la voie pour sa mission messianique. L'article se termine en mentionnant des commentaires détaillés de l'apôtre Jean sur la nature et le but de ces conflits, ainsi que l'acceptation progressive des disciples de Jean sur le rôle de Jésus dans le plan divin.
L'article explore l'arrestation de Jean le Baptiste par Hérode Antipas, illustrant une transition majeure du ministère de Jean à celui de Jésus comme seul Messie reconnu. L'événement, probablement en 30 après J.-C., est un tournant crucial dans le contexte religieux de l'époque, souligné par des références aux Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean.
Jean 3.24 (Louis Segond S21) :
En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.
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L'article traite de l'arrestation de Jean le Baptiste, un moment clé dans la transition entre le judaïsme et le christianisme primitif. L'événement marque une rupture nette entre le ministère de Jean et celui de Jésus, soulignant le passage de flambeau vers Jésus comme le Messie. Hérode Antipas, le tétrarque de Galilée, joue un rôle central dans cette arrestation, bien qu'elle soit politiquement risquée en raison de la popularité de Jean.
Jean 3.24 (Louis Segond S21) :
En effet, Jean n'avait pas encore été mis en prison.
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II
Les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean fournissent tous des perspectives différentes sur cet événement, contribuant à une compréhension plus riche. Jean le Baptiste est probablement arrêté à Énon près de Salim et emprisonné à Macheronte. L'événement se déroule autour des années 30, vers l'été ou l'automne, rationalisé par une lecture attentive des textes saints.
Marc 1.14-15 (Louis Segond S21) :
Après que Jean eut été arrêté, Jésus alla en Galilée. Il proclamait la bonne nouvelle [du royaume] de Dieuet disait: «Le moment est arrivé et le royaume de Dieu est proche. Changez d'attitude et croyez à la bonne nouvelle!»
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III
Le texte souligne que même si Jean n'est pas exécuté immédiatement après son emprisonnement, son rôle public s'achève, recentrant l'attention sur Jésus, qui s'engage désormais vers le nord, en Galilée, en passant par Sychar.
Jésus quitte la Judée pour la Galilée après l'arrestation de Jean, non par peur mais pour commencer pleinement son ministère. Cela marque une transition vers la Galilée, où il bénéficie d'un accueil plus favorable.
Jean 4.1-3 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur apprit que les pharisiens avaient entendu dire qu'il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.– A vrai dire Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c'étaient ses disciples qui le faisaient. –Alors il quitta la Judée et retourna en Galilée.
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Cet article analyse la transition de Jésus de la Judée à la Galilée, un moment crucial dans le début de son ministère. Suite à l'arrestation de Jean le Baptiste par Hérode Antipas, qui régnait sur la Galilée, Jésus se rend dans cette région, non pas par crainte mais en réponse à la transition de son ministère. Bien que Hérode ait orchestré l'arrestation de Jean, il est peu probable que cela ait motivé Jésus à fuir en Galilée, une région également sous le contrôle d'Hérode.
Jean 4.1-3 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur apprit que les pharisiens avaient entendu dire qu'il faisait et baptisait plus de disciples que Jean.– A vrai dire Jésus ne baptisait pas lui-même, mais c'étaient ses disciples qui le faisaient. –Alors il quitta la Judée et retourna en Galilée.
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II
Dans cette phase, Jésus trouve un accueil plus chaleureux en Galilée qu'à Jérusalem, avec Capernaüm comme centre de son activité. La mouvance implique une géographie significative : Jésus quitte Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, passe par la Samarie, et rencontre la femme samaritaine. La Galilée devient le théâtre principal des actions de Jésus, et une grande partie de ses disciples proviennent de cette région.
La péricope PER052 marque le début officiel de la prédication de Jésus en Galilée, après l'arrestation de Jean le Baptiste. Matthieu souligne la continuité entre le message de Jean et celui de Jésus, tous deux appelant à la repentance. Ce tournant décisif, situé à Capernaüm vers février-mars 31, confirme l'accomplissement des prophéties messianiques et l'entrée pleine de Jésus dans son ministère public.
Matthieu 4.17 (Louis Segond S21) :
Dès ce moment, Jésus commença à prêcher et à dire: «Changez d'attitude, car le royaume des cieux est proche.»
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La péricope PER052 traite du début de la prédication publique de Jésus en Galilée, un moment charnière dans le récit synoptique qui marque l'entrée officielle du Messie dans son ministère actif. Cette section s'appuie principalement sur le texte de Matthieu 4.17, qui rapporte les premières paroles de prédication de Jésus avec une formule solennelle : 'dès ce moment, Jésus commença à prêcher et à dire'. Cette formulation indique clairement une rupture dans la chronologie narrative et le début d'une nouvelle phase dans l'histoire du salut. Le contexte immédiat de ce début de ministère est l'arrestation de Jean le Baptiste, emprisonné dans la forteresse de Machéronte, près de la mer Morte. C'est précisément à ce moment que Jésus entre pleinement dans son rôle de Messie et commence à proclamer son message en Galilée. Il ne s'agit pas d'une coïncidence fortuite, mais d'un enchaînement théologique significatif : le précurseur ayant accompli sa mission de préparation, celui qu'il annonçait peut désormais prendre la relève et illuminer la région de sa présence et de son enseignement. L'un des aspects les plus remarquables souligné par l'auteur est la continuité entre le message de Jean le Baptiste et celui de Jésus. Matthieu insiste sur la similarité de leur prédication, suggérant que Jésus reprend essentiellement le même appel à la repentance que celui de son précurseur.
Matthieu 4.17 (Louis Segond S21) :
Dès ce moment, Jésus commença à prêcher et à dire: «Changez d'attitude, car le royaume des cieux est proche.»
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II
Cette continuité n'est pas anodine : elle permet de comprendre que le ministère de Jésus s'inscrit dans une ligne prophétique cohérente, et non comme une rupture radicale avec ce qui précède. C'est d'ailleurs ce qui explique pourquoi Hérode Antipas, selon Luc 9.7, croira que Jean le Baptiste est ressuscité lorsqu'il entendra parler de Jésus : la ressemblance entre leurs messages est si forte qu'elle crée une confusion dans l'esprit du tétrarque. Cette similitude de message a également des implications importantes pour les disciples de Jean le Baptiste. Initialement surpris par le manque d'ascétisme dans la vie de Jésus — Jean vivait dans le désert, jeûnait et s'habillait de façon rudimentaire, tandis que Jésus participait à des repas et fréquentait des personnes variées — ces disciples devaient néanmoins être rassurés par la cohérence du message proclamé. De plus, les prodiges et miracles accomplis par ce nouveau Maître venaient confirmer son identité messianique d'une manière que Jean n'avait jamais manifestée, ce qui aurait dû achever de convaincre les plus hésitants. Du côté de la population générale, la situation était également propice à une reconnaissance messianique. Les Juifs du premier siècle savaient, grâce aux prophètes, que le véritable Messie devait être précédé d'un précurseur. Jean ayant joué ce rôle de manière évidente, l'apparition de Jésus prêchant le même message de repentance et accomplissant des miracles extraordinaires devait permettre à ceux qui méditaient les Écritures de réaliser que les promesses ancestrales s'accomplissaient sous leurs yeux.
Luc 9.7 (Louis Segond S21) :
Hérode le tétrarque entendit parler de tout ce qui se passait; il ne savait que penser, car les uns disaient que Jean était ressuscité,
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III
La situation se précisait donc considérablement à ce moment de l'histoire. Géographiquement, c'est en Galilée que se déploie ce début de ministère, avec Capernaüm comme centre d'activité. Cette localisation n'est pas neutre : la Galilée était une région à la frontière des nations, méprisée par certains milieux religieux juifs de Jérusalem, mais désignée par le prophète Ésaïe comme le lieu où la lumière brillerait pour le peuple qui marchait dans les ténèbres. Matthieu voit dans ce choix géographique l'accomplissement direct de cette prophétie, soulignant ainsi la dimension messianique et scripturaire du ministère de Jésus dès ses premiers pas. L'article signale également plusieurs annexes utiles pour approfondir le contexte : la formation du groupe des disciples, la ville de Sépphoris, la localisation d'Ænon et Béthanie de l'autre côté du Jourdain, ainsi que la ville de Capernaüm. Ces ressources complémentaires permettent de mieux situer historiquement et géographiquement les événements décrits. Des références croisées vers les péricopes PER163, PER164 et PER165 concernant la mort et l'arrestation de Jean le Baptiste permettent également de compléter la compréhension du contexte politique et religieux de cette période, datée de février ou mars 31 de notre ère.
Les paraboles du drap neuf et du vin nouveau illustrent la rupture radicale entre le Judaïsme et le Christianisme. Prononcées par Jésus en réponse aux disciples de Jean le Baptiste sur le jeûne, elles affirment qu'on ne peut mélanger l'ancien et le nouveau. Le changement exigé n'est pas une réforme mais une transformation complète, invitant chaque homme à choisir le Maître qu'il suivra.
Matthieu 9.16-17 (Louis Segond S21) :
Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, car la pièce ajoutée arrache une partie de l'habit et la déchirure devient pire.On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.»
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La péricope 75 (PER075) présente les deux paraboles du drap neuf et du vin nouveau, prononcées par le Messie Jésus en réponse aux disciples de Jean le Baptiste qui l'interrogeaient sur la pratique du jeûne. Ces paraboles, rapportées par les évangélistes Matthieu (9.16-17), Marc (2.21-22) et Luc (5.36-39), se situent dans la ville de Capernaüm en Galilée et dans toute sa région, pendant l'année 31 après la Pâque du 6 avril 31. Ces deux illustrations constituent le prolongement et l'explication de la réponse que Jésus avait donnée concernant le jeûne. Luc les place à la suite du repas de Lévi (PER067), mais la présente péricope choisit de les regrouper conformément à l'ordre narratif de Marc et de Matthieu, ce qui semble plus cohérent sur le plan de la logique pédagogique du récit synoptique. La première parabole met en scène un drap neuf cousu sur un vieux vêtement. Le message est limpide : on ne peut pas rapiécer un vieux tissu avec un tissu neuf sans aggraver la déchirure. Le vieil habit représente le Judaïsme avec ses rites, ses pratiques et ses traditions, tandis que le vêtement neuf symbolise le Christianisme naissant. Le changement proposé par Jésus n'est pas une réforme partielle ou un simple amendement du système religieux existant : c'est une transformation radicale qui exige l'abandon complet de l'ancienne forme pour embrasser pleinement la nouvelle.
Marc 2.21-22 (Louis Segond S21) :
Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, sinon la pièce neuve ajoutée arrache une partie du vieux, et la déchirure devient pire.Et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues; mais [il faut mettre] le vin nouveau dans des outres neuves.»
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II
La seconde parabole illustre le même principe avec l'image du vin nouveau versé dans de vieilles outres. Le vin nouveau, symbole de la vie nouvelle offerte aux hommes par le Messie, ne peut être contenu dans de vieilles outres devenues rigides et incapables de supporter la fermentation. Tenter ce mélange conduirait à la perte du vin et à la destruction des outres. Les vieilles outres du Judaïsme doivent donc être remplacées par les nouvelles outres du Christianisme. Il n'y a aucun compromis possible, aucune voie médiane envisageable. A travers ces deux images complémentaires, Jésus pointe une distinction fondamentale entre le ministère de Jean le Baptiste et le sien propre. Jean le Baptiste, en prêchant la repentance et le retour à la Loi, n'avait fait que rapiécer un vieux vêtement : il opérait dans le cadre du Judaïsme sans le transcender véritablement. Jésus, lui, propose quelque chose de radicalement nouveau : un vêtement entièrement neuf, des outres entièrement neuves, une relation avec Dieu en esprit et en vérité, qui dépasse et accomplit tout ce qu'annonçait l'ancienne Alliance.
Matthieu 9.16-17 (Louis Segond S21) :
Personne ne coud un morceau de tissu neuf sur un vieil habit, car la pièce ajoutée arrache une partie de l'habit et la déchirure devient pire.On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres, sinon les outres éclatent, le vin coule et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.»
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III
Ce message, bien que nécessaire, est présenté comme potentiellement périlleux à entendre pour des hommes encore profondément attachés au Judaïsme et à la figure de Jean le Baptiste. Remettre en question les rites et la Loi de Moïse était une démarche audacieuse, voire provocatrice aux yeux des auditeurs contemporains de Jésus. Pourtant, c'est précisément ce défi que le Maître lance à ces hommes sincères : choisir quel maître ils souhaitent suivre, dans quelle réalité spirituelle ils veulent s'inscrire. Le commentaire théologique de cette péricope souligne donc que le passage du Judaïsme au Christianisme ne relève pas d'une évolution progressive ou d'une amélioration incrémentale, mais d'une rupture et d'une conversion authentique. La vie nouvelle en Christ est incompatible avec les vieilles structures religieuses. Il ne s'agit pas de condamner le Judaïsme en tant que tel, mais de reconnaître que la révélation apportée par Jésus inaugure une ère nouvelle, une alliance nouvelle, qui demande une réceptivité et une disponibilité totales. L'article renvoie également à plusieurs ressources complémentaires : l'étude sur la parabole PAR003 consacrée au drap neuf et aux outres neuves, l'annexe ANN071 sur la ville de Capernaüm, les annexes ANN021 et ANN022 sur les appels et le choix des disciples, ainsi que l'annexe ANN038 sur le ministère du Messie Jésus. Ces ressources permettent d'approfondir le contexte géographique, historique et théologique dans lequel s'inscrivent ces paraboles fondamentales pour comprendre la transition entre les deux Alliances.
Emprisonné, Jean le Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus s'il est bien le Messie attendu. Jésus répond par ses actes — guérisons, résurrections, annonce aux pauvres — en s'appuyant sur Ésaïe 35.5. L'article analyse la divergence entre les deux ministères, la logique rédactionnelle de Matthieu et le sous-entendu christologique puissant contenu dans la référence prophétique : Jésus est Dieu venant sauver son peuple (És 35.4).
Esaïe 35.5 (Louis Segond S21) :
Alors *les yeux des aveugles seront ouverts
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La péricope 113 traite de l'un des épisodes les plus significatifs et théologiquement riches des évangiles synoptiques : la question que Jean le Baptiste, depuis sa prison, adresse à Jésus par l'intermédiaire de ses disciples. Cet événement est rapporté par Matthieu (11.2-6) et Luc (7.18-23), et se situe chronologiquement en mai ou juin de l'an 31, à Capernaüm, après le retour de Jésus dans cette ville où il prononce un discours important. La situation de départ est paradoxale et interpellante : Jean le Baptiste, celui-là même qui avait reconnu et proclamé Jésus comme 'l'Agneau de Dieu' (Jean 1.29) lors de son baptême, exprime depuis sa prison une interrogation fondamentale sur l'identité messianique de Jésus. Cette question — 'Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?' — peut sembler surprenante de la part d'un homme qui avait eu une révélation directe sur Jésus. L'article propose une clé de lecture essentielle pour comprendre cette apparente contradiction : Jean le Baptiste avait des attentes messianiques précises, liées à l'avènement immédiat du Royaume de Dieu, et le comportement de Jésus — ses associations, sa manière d'être avec les gens — ne correspondait pas au schéma attendu. L'article met en lumière la divergence fondamentale entre les deux ministères : celui de Jean, austère et prophétique, annonçant le jugement et la repentance, et celui de Jésus, tourné vers la miséricorde, la guérison et l'accueil des pécheurs. Jésus lui-même est conscient de cette disparité et la mentionnera devant les pharisiens (Matthieu 11.18).
Matthieu 8.5-13 (Louis Segond S21) :
Alors que Jésus entrait dans Capernaüm, un officier romain l'aborda et le suppliaen disant: «Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, et il souffre beaucoup.»Jésus lui dit: «J'irai et je le guérirai.»L'officier répondit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri.En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l'un: ‘Pars!’ et il part, à un autre: ‘Viens!’ et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci!’ et il le fait.»Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient: «Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.Or, je vous le déclare, beaucoup viendront de l'est et de l'ouest et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux.Mais ceux à qui le royaume était destiné seront jetés dans les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.»Puis Jésus dit à l'officier: «Vas-y [et] sois traité conformément à ta foi.» Et au moment même le serviteur fut guéri.
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II
Cette tension ministerielle est au cœur de nombreuses interrogations de l'époque, non seulement pour Jean et ses disciples, mais aussi pour la foule et les pharisiens. Face à cette question, Jésus ne répond pas de manière abstraite ou doctrinale : il répond par ses actes. Il guérit les aveugles, les lépreux, les boiteux, les sourds, il ressuscite les morts et proclame l'Évangile aux pauvres. Cette réponse en actes constitue une démonstration messianique concrète et s'ancre délibérément dans la prophétie d'Ésaïe 35.5, texte bien connu à cette époque, qui décrit précisément ces signes comme marqueurs de l'intervention divine. L'article aborde également une question chronologique et rédactionnelle intéressante concernant la structure narrative de Matthieu. En effet, Matthieu cite des guérisons — du lépreux (Mt 8.1-4), du paralytique ou infirme (Mt 8.5-13), des deux aveugles (Mt 9.27-31), et du sourd-muet (Mt 9.32-33) — qui semblent avoir été rassemblées thématiquement plutôt que strictement chronologiquement pour appuyer la réponse de Jésus à Jean. Cette démarche rédactionnelle révèle une intentionnalité théologique de Matthieu, qui structure son récit pour démontrer point par point l'accomplissement de la prophétie d'Ésaïe 35.5.
Matthieu 8.1-4 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus fut descendu de la montagne, une grande foule le suivit.Alors un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur.»Jésus tendit la main, le toucha et dit: «Je le veux, sois pur.» Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.Puis Jésus lui dit: «Fais bien attention de n'en parler à personne, mais va te montrer au prêtre et présente l'offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage.»
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III
Cela explique également pourquoi la résurrection du fils de la veuve de Naïm, pourtant miracle spectaculaire rapporté par Luc juste avant cet épisode, n'est pas mentionnée dans la liste des signes : elle ne figure pas dans le passage précis d'Ésaïe 35.5 auquel Jésus fait explicitement référence. Mais l'aspect le plus profond et le plus suggestif de l'analyse réside dans ce que la réponse de Jésus ne dit pas explicitement, mais que tout auditeur de l'époque, et Jean le Baptiste en particulier, pouvait saisir immédiatement : le verset précédant Ésaïe 35.5, c'est-à-dire Ésaïe 35.3-4, annonce que Dieu lui-même viendra sauver son peuple. En citant Ésaïe 35.5, Jésus implique donc qu'il est celui dont parle Ésaïe 35.4 : Dieu venant en personne pour le salut. C'est une affirmation christologique d'une densité remarquable, exprimée de manière voilée mais parfaitement lisible pour qui connaît les Écritures. Ainsi, Jean le Baptiste, grand connaisseur des prophètes, est pleinement capable de saisir la portée totale de cette réponse. Bien que les Évangiles ne documentent pas la réaction de Jean, l'article conclut que cette réponse messianique ne pouvait que confirmer et affermir la foi de Jean en Jésus comme le Messie annoncé par les Écritures, apportant à la fois satisfaction et joie à ce grand prophète emprisonné. La péricope s'inscrit dans le cadre de la synopse et renvoie aux annexes ANN003, ANN021 et ANN022 pour un approfondissement du ministère de Jean et des appels des disciples.
Jésus rend hommage à Jean le Baptiste à Capernaüm (mai-juin 31), selon Matthieu 11.7-19 et Luc 7.24-35. Sans chercher à recruter ses disciples, il affirme la grandeur prophétique de Jean, l'identifie à l'Élie annoncé par Malachie, et signale la fin de l'ancienne alliance. Il oppose le royaume de Dieu au royaume construit par les pharisiens selon leurs propres règles.
Luc 7.24-35 (Louis Segond S21) :
Lorsque les messagers de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?Mais qu'êtes-vous allés voir? Un homme habillé de tenues élégantes? Ceux qui portent des tenues somptueuses et qui vivent dans le luxe se trouvent dans les maisons des rois.Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.C'est celui à propos duquel il est écrit: Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.»Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, aucun [prophète] n'est plus grand que Jean[-Baptiste]. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.Tout le peuple qui l'a entendu et même les collecteurs d'impôts ont reconnu la justice de Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean;mais les pharisiens et les professeurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rejeté le plan de Dieu pour eux.A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, à qui ressemblent-ils?Ils ressemblent à des enfants assis sur la place publique, qui se parlent les uns aux autres et disent: ‘Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé; nous avons entonné des chants funèbres et vous n'avez pas pleuré.’En effet, Jean-Baptiste est venu, il ne mange pas de pain et ne boit pas de vin, et vous dites: ‘Il a un démon.’Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’Mais la sagesse a été reconnue juste par tous ses enfants.»
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La péricope PER114 traite de l'éloge que le Messie Jésus rend à Jean le Baptiste, tel que relaté dans les évangiles de Matthieu (11.7-19) et de Luc (7.24-35). Cet épisode se déroule à Capernaüm, en mai ou juin de l'an 31, peu après le départ des envoyés de Jean le Baptiste qui étaient venus interroger Jésus sur sa messianité (voir PER113). L'article souligne d'emblée qu'il serait erroné d'interpréter cet éloge comme une tentative de Jésus de recruter les disciples de Jean. Au contraire, Jésus exprime simplement la vérité sur la personne et le ministère de Jean, sans arrière-pensée ni motivation personnelle. La preuve de sa propre messianité repose uniquement sur ses actes conformes aux prophéties d'Ésaïe (35.4-5), et non sur des stratégies humaines de persuasion. Le Messie Jésus reconnaît publiquement l'importance considérable du ministère de Jean le Baptiste. Les qualités exceptionnelles de ce grand prophète sont évidentes pour le peuple, même si les chefs religieux persistent à les nier.
Esaïe 35.4-5 (Louis Segond S21) :
Dites à ceux qui ont le cœur battant:Alors *les yeux des aveugles seront ouverts
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II
Jean a profondément marqué son époque, notamment en amenant de nombreuses personnes — y compris des collecteurs d'impôts — à se faire baptiser, ce que Luc souligne particulièrement. Cependant, la classe religieuse dominante n'a pas adhéré à ses enseignements, révélant une incrédulité persistante face au plan divin. L'article met en évidence une différence notable dans l'approche des deux évangélistes. Matthieu, fidèle à son habitude, établit des liens explicites avec les prophètes de l'Ancien Testament, notamment en citant Malachie 3.1, car son audience est familière avec ces textes. Luc, en revanche, se contente de rapporter les faits sans recourir aux prophéties juives, son lectorat étant vraisemblablement d'origine non juive et moins familier avec ces références. Un point théologique central de cet éloge est la parole quelque peu énigmatique de Matthieu 11.12 : « Depuis l'époque de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est assailli avec force, et des violents s'en emparent. » Cette déclaration est interprétée comme marquant un tournant historique et eschatologique majeur. Jean le Baptiste représente la fin de l'ancienne alliance et de la lignée prophétique qui la caractérise (Matthieu 11.13), tandis que sa venue inaugure le seuil d'une nouvelle alliance.
Matthieu 11.13 (Louis Segond S21) :
En effet, tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean.
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III
La violence exercée contre le royaume des cieux ferait référence aux chefs religieux qui ont construit un système religieux selon leurs propres critères, proclamant un royaume conforme à leur vision personnelle, mais radicalement différent de celui annoncé par Jean et par Jésus. En identifiant Jean le Baptiste comme l'Élie qui devait venir, conformément à la prophétie de Malachie 3.1, Jésus valide la légitimité divine du ministère de Jean tout en condamnant implicitement l'aveuglement des pharisiens. Cette identification est théologiquement lourde de sens : elle inscrit Jean dans la continuité de la grande tradition prophétique d'Israël tout en marquant la clôture de cette ère. L'éloge permet ainsi au Messie Jésus de clarifier l'existence de deux royaumes distincts et opposés : celui des pharisiens, fondé sur leurs propres règles et interprétations religieuses, et celui de Dieu, annoncé par Jean et incarné par Jésus. Cette péricope invite le lecteur à une réflexion profonde sur la réception du message divin, sur les résistances institutionnelles à ce message, et sur la continuité du plan de salut à travers les figures de Jean le Baptiste et de Jésus. Elle illustre également la manière dont Dieu interpelle son peuple par des messagers successifs, et comment ces messagers peuvent être rejetés par ceux-là mêmes qui se prétendent gardiens de la foi.
La péricope PER164 rappelle les circonstances de l'arrestation de Jean le Baptiste, relatées par Matthieu (14.3-5) et Marc (6.17-20). Jean fut emprisonné pour avoir dénoncé publiquement le mariage illicite d'Hérode Antipas avec Hérodiade, ex-femme de son frère. Marc offre un portrait nuancé d'Hérode, ambigu et fasciné par Jean, tandis que Matthieu insiste sur sa crainte de la foule. C'est Hérodiade qui pousse à la mort du prophète, détenu à Macheronte en mars 32.
Deutéronome 24.1-4 (Louis Segond S21) :
»Lorsqu'un homme a pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux parce qu'il a découvert en elle quelque chose de honteux, il *écrit pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui.Elle sort alors de chez lui, s'en va et peut devenir la femme d'un autre homme.Supposons que ce dernier homme la prenne en haine, écrive pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui, ou bien que le dernier homme qui l'a prise pour femme vienne à mourir.Alors le premier mari qui l'avait renvoyée ne pourra pas la reprendre pour femme après qu'elle a ainsi été rendue impure, car ce serait une pratique abominable devant l'Eternel, et tu ne chargeras pas d'un péché le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne en héritage.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La péricope PER164 s'inscrit dans la période allant de la deuxième à la troisième fête de Pâque et traite du rappel de l'arrestation de Jean le Baptiste, tel que relaté par Matthieu et Marc. Situé en Galilée, en mars de l'an 32, cet épisode constitue un moment charnière dans le récit évangélique, éclairant les circonstances politiques et religieuses qui ont conduit à l'emprisonnement puis à la mort de Jean le Baptiste. Matthieu (14.3-5) et Marc (6.17-20) sont les deux évangélistes qui relatent cet épisode. L'Évangile de Luc et celui de Jean n'y font pas référence dans ce passage synoptique. L'absence de l'apôtre Jean dans le récit de l'arrestation est interprétée comme un choix délibéré : ayant personnellement connu Jean le Baptiste, il préfère apporter des informations complémentaires plutôt que de reprendre ce que ses collègues avaient déjà consigné. Pierre, quant à lui, ayant été disciple de Jean le Baptiste et vraisemblablement baptisé par lui, aurait influencé Marc dans la rédaction de son Évangile, ce qui expliquerait le niveau de détail plus élevé que l'on trouve chez Marc concernant ce grand prophète. La raison officielle de l'arrestation de Jean le Baptiste est clairement identifiée : il avait publiquement dénoncé le mariage d'Hérode Antipas avec Hérodiade comme étant illicite selon la loi juive. En effet, Hérodiade était l'épouse divorcée d'Hérode Philippe, le frère d'Antipas, et la loi du Deutéronome (24.1-4) interdisait à un homme d'épouser la femme divorcée de son frère. Jean le Baptiste s'est fait le porte-voix d'une indignation populaire largement partagée, mais exprimée jusqu'alors uniquement en privé.
Marc 6.17-20 (Louis Segond S21) :
En effet, Hérode lui-même avait fait arrêter Jean et l'avait fait enchaîner en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe, qu'il avait épousée,car Jean lui disait: «Il ne t'est pas permis d'avoir pour femme l'épouse de ton frère.»Furieuse contre Jean, Hérodiade voulait le faire mourir, mais elle ne le pouvait pas,car Hérode redoutait Jean, sachant que c'était un homme juste et saint, et il le protégeait. Après l'avoir entendu, il était souvent perplexe, et c'était avec plaisir qu'il l'écoutait.
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II
L'analyse comparée des deux récits révèle des différences significatives dans le portrait dressé d'Hérode Antipas. Chez Marc, Hérode est présenté comme un personnage complexe et ambivalent : il craint Jean, le protège contre les desseins d'Hérodiade, et prend même un certain plaisir à l'écouter, bien qu'il soit souvent troublé par ses paroles. Ce portrait nuancé met en lumière les tensions intérieures d'un tétrarque tiraillé entre son respect pour le prophète et les pressions de son entourage. Chez Matthieu, le traitement est plus succinct : Hérode hésite à faire mourir Jean principalement par crainte de la réaction de la foule qui le considère comme un prophète. Le rôle d'Hérodiade y est moins explicitement développé, bien qu'elle soit identifiée comme la cause première de l'emprisonnement. C'est donc Hérodiade, et non Hérode lui-même, qui est le moteur de la haine envers Jean le Baptiste. Marc insiste sur ce point : Hérodiade lui en voulait profondément et cherchait à le faire mourir, mais elle se heurtait à la résistance d'Hérode qui protégeait le prophète. Ce contraste entre la rancœur tenace d'Hérodiade et l'ambivalence d'Hérode donne au récit de Marc une profondeur psychologique absente de la version matthéenne. Sur le plan méthodologique, l'article précise que la chronologie de Marc est suivie comme fil directeur, étant jugée la plus réaliste.
Deutéronome 24.1-4 (Louis Segond S21) :
»Lorsqu'un homme a pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux parce qu'il a découvert en elle quelque chose de honteux, il *écrit pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui.Elle sort alors de chez lui, s'en va et peut devenir la femme d'un autre homme.Supposons que ce dernier homme la prenne en haine, écrive pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui, ou bien que le dernier homme qui l'a prise pour femme vienne à mourir.Alors le premier mari qui l'avait renvoyée ne pourra pas la reprendre pour femme après qu'elle a ainsi été rendue impure, car ce serait une pratique abominable devant l'Eternel, et tu ne chargeras pas d'un péché le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne en héritage.
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III
Jean le Baptiste aurait été détenu dans la forteresse de Macheronte pendant plusieurs mois avant d'être exécuté. Cet épisode s'inscrit dans un contexte plus large du ministère de Jésus, entre la deuxième et la troisième Pâque, période durant laquelle Jésus intensifie son enseignement en Galilée. Cet article fait partie d'un ensemble synoptique qui invite le lecteur à consulter plusieurs annexes complémentaires : ANN003 sur la naissance et le ministère de Jean le Baptiste, ANN078 sur les paraboles, et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre. Ces ressources permettent de replacer l'épisode dans son contexte théologique et historique plus large. En conclusion, cette péricope illustre la tension entre le pouvoir politique et la parole prophétique, entre la loi divine et les compromis humains. Jean le Baptiste paie de sa liberté, puis de sa vie, sa fidélité à proclamer la vérité, même face aux puissants. Marc offre le récit le plus riche en nuances, tandis que Matthieu en donne une version plus condensée orientée vers la peur sociale d'Hérode.
La péricope 165 analyse les circonstances de l'assassinat de Jean le Baptiste selon Matthieu (14.6-12) et Marc (6.21-29). En Galilée, en mars 32, Hérode Antipas cède à la manipulation d'Hérodiade via la danse de Salomé et fait décapiter le prophète. L'article souligne le parallèle entre le martyre de Jean et celui de Jésus, deux figures messianiques injustement condamnées et ensevelies dans un tombeau.
Matthieu 14.1-5 (Louis Segond S21) :
A cette époque-là, Hérode le tétrarque entendit parler de Jésus,et il dit à ses serviteurs: «C'est Jean-Baptiste! Il est ressuscité, et c'est pour cela qu'il a le pouvoir de faire des miracles.»En effet, Hérode avait fait arrêter Jean; il l'avait enchaîné et mis en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe,car Jean lui disait: «Il ne t'est pas permis de l'avoir pour femme.»Il voulait le faire mourir, mais il redoutait les réactions de la foule parce qu'elle considérait Jean comme un prophète.
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Rappel des conditions de l’assassinat de Jean le baptiste
I
La péricope 165 s'inscrit dans le cadre de la synopse évangélique et traite du rappel des conditions de l'assassinat de Jean le Baptiste, tel que rapporté par Matthieu (14.6-12) et Marc (6.21-29). Cet épisode se situe en Galilée, en mars de l'an 32, et constitue un moment charnière dans la narration évangélique, révélant la brutalité du pouvoir politique face à la parole prophétique. L'article commence par souligner le rôle particulier de Marc dans la transmission de ce récit. Marc, qui travaillait en étroite collaboration avec Pierre, lui-même disciple et probablement baptisé par Jean le Baptiste, apporte des détails supplémentaires au récit de Matthieu. Cette proximité avec Jean le Baptiste explique la volonté de Marc de souligner le rôle prophétique de Jean et son statut de précurseur du Messie. L'auteur met en évidence un parallèle théologique fort : Jean le Baptiste, figure messianique sacerdotale, et Jésus, figure messianique royale, ont tous deux été victimes d'une injustice similaire, condamnés pour des motifs futiles, et tous deux ont été ensevelis dans un tombeau après leur mort. La structure narrative des deux évangiles est analysée en détail. Chez Marc (6.14-29), le récit s'ouvre sur la réaction d'Hérode Antipas face aux miracles de Jésus, certains supposant qu'il pourrait être Jean le Baptiste ressuscité.
Marc 6.21 (Louis Segond S21) :
Cependant, un jour propice arriva lorsque Hérode, pour son anniversaire, donna un festin à ses grands, aux chefs militaires et aux personnalités de la Galilée.
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II
Marc retrace ensuite l'emprisonnement de Jean, motivé par les critiques de ce dernier envers le mariage d'Hérode avec Hérodiade, l'ex-femme de son frère Philippe. Le récit culmine avec le banquet d'anniversaire d'Hérode, la danse de Salomé, la promesse imprudente du tétrarque et la demande macabre d'Hérodiade transmise par sa fille : la tête de Jean le Baptiste sur un plat. Chez Matthieu (14.1-12), la trame narrative est similaire mais plus condensée, sans les détails supplémentaires que Marc introduit, comme la mention des invités prestigieux du banquet. Les personnages principaux sont présentés avec soin. Hérode Antipas, tétrarque de Galilée et de Pérée, est décrit comme un homme faible, contraint par sa propre promesse publique imprudente. Hérodiade incarne la rancœur et la manipulation, cherchant depuis longtemps à se débarrasser de Jean le Baptiste dont les accusations morales menaçaient sa position. Salomé, fille d'Hérodiade non nommée dans les Évangiles mais identifiée par la tradition, joue un rôle d'instrument dans la machination de sa mère. Jean le Baptiste apparaît comme le prophète intègre, victime d'un système politique corrompu.
Matthieu 14.6-12 (Louis Segond S21) :
Or, lorsqu'on célébra l'anniversaire d'Hérode, la fille d'Hérodiade dansa au milieu des invités et plut à Hérode,de sorte qu'il promit avec serment de lui donner ce qu'elle demanderait.A l'instigation de sa mère, elle dit: «Donne-moi ici, sur un plat, la tête de Jean-Baptiste.»Le roi fut attristé, mais, à cause de ses serments et des invités, il ordonna de la lui donneret il envoya décapiter Jean dans la prison.Sa tête fut apportée sur un plat et donnée à la jeune fille, qui l'apporta à sa mère.Les disciples de Jean vinrent prendre son corps et l'ensevelirent. Puis ils allèrent l'annoncer à Jésus.
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III
L'analyse thématique met en lumière plusieurs dimensions importantes. Le banquet d'Hérode, cadre symbolique du pouvoir et de ses excès, est le lieu où une décision fatale est prise. La danse de Salomé, détail narratif marquant, est le déclencheur de la promesse irréfléchie d'Hérode. Ce moment illustre comment le pouvoir politique, mêlé à la séduction et à la vengeance personnelle, peut conduire à des actes d'une injustice criante. L'article invite également le lecteur à consulter plusieurs annexes complémentaires, notamment sur la naissance et le ministère de Jean le Baptiste (ANN003), sur les paraboles (ANN078), et sur la manière dont Jésus se faisait entendre (ANN050), ce qui inscrit cet épisode dans un ensemble pédagogique plus large. En définitive, cette péricope offre une réflexion profonde sur le martyre du précurseur du Messie, sur les mécanismes du pouvoir oppresseur, et sur le parallèle établi entre le destin de Jean le Baptiste et celui de Jésus. Elle constitue une étape importante dans la compréhension de la mission et du contexte historico-religieux dans lequel Jésus accomplit son ministère, entre la deuxième et la troisième fête de Pâque.
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