Cette annexe explore l’Évangile de Jean, qui se distingue des synoptiques par son style unique et sa dimension théologique profonde. Elle présente l’apôtre Jean, fils de Zébédée, et examine les questions de conciliation entre cet Évangile et les récits de Matthieu, Marc et Luc, tout en soulignant son apport irremplaçable à la connaissance de Jésus.
Jean 1.35-40 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.Il vit Jésus passer et dit: «Voici l'Agneau de Dieu.»Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu?»«Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.
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L’Évangile selon Jean occupe une place singulière parmi les quatre Évangiles canoniques. Contrairement aux Évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc, il se distingue profondément par son style littéraire, sa structure narrative et ses intentions théologiques. L’auteur, identifié par la tradition chrétienne comme l’apôtre Jean, semble avoir une connaissance intime et directe des événements qu’il relate, ainsi qu’une familiarité manifeste avec les trois autres Évangiles déjà rédigés avant le sien. L’une des caractéristiques majeures de cet Évangile est son attention particulière à la dimension relationnelle et intime entre Jésus et ses contemporains. Là où les synoptiques privilégient la chronologie des faits et les enseignements publics de Jésus, Jean s’attarde sur des scènes de rencontres personnelles, des dialogues profonds et des révélations spirituelles progressives. Il apporte ainsi un éclairage complémentaire et précieux sur la vie communautaire partagée avec Jésus. L’Évangile de Jean offre également des informations uniques sur les débuts du ministère de Jésus en Judée, notamment sa relation avec Jean le Baptiste, que les synoptiques n’abordent pas avec le même niveau de détail. C’est dans cet Évangile que l’on trouve les premiers appels des disciples, présentés dans un contexte différent de celui rapporté par les autres évangélistes.
Jean 1.25-40 (Louis Segond S21) :
Ils lui posèrent encore cette question: «Pourquoi donc baptises-tu, si tu n'es ni le Messie, ni Elie, ni le prophète?»Jean leur répondit: «Moi, je baptise d'eau, mais au milieu de vous se trouve quelqu'un que vous ne connaissez pas.Il vient après moi [mais il m'a précédé,] et je ne suis pas digne de détacher la courroie de ses sandales.»Cela se passait à Béthanie, de l'autre côté du Jourdain, où Jean baptisait.Le lendemain, il vit Jésus s'approcher de lui et dit: «Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.C'est celui à propos duquel j'ai dit: ‘Après moi vient un homme qui m'a précédé, car il existait avant moi.’Pour ma part, je ne le connaissais pas, mais c'est afin de le faire connaître à Israël que je suis venu baptiser d'eau.»Jean rendit aussi ce témoignage: «J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et s'arrêter sur lui.Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau m'a dit: ‘Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est lui qui baptise du Saint-Esprit.’Et moi, j'ai vu et j'atteste qu'il est le Fils de Dieu.»Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.Il vit Jésus passer et dit: «Voici l'Agneau de Dieu.»Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu?»«Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.
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II
Ces différences soulèvent des questions herméneutiques importantes : faut-il considérer certains passages de Jean comme contradictoires avec les synoptiques ? Y a-t-il des erreurs factuelles dans cet Évangile ? Est-il possible de concilier les récits divergents ? L’article souligne qu’une lecture approfondie et contextualisée de Jean est indispensable pour replacer correctement les événements dans la chronologie générale des Évangiles et résoudre ces apparentes tensions. Sur le plan biographique, l’auteur Jean est présenté comme l’un des douze apôtres, jouissant d’une position éminente au sein du groupe. Son nom apparaît toujours en tête des listes apostoliques dressées par Matthieu (10.2-5), Marc (3.16-19) et Luc (6.13-16), ce qui témoigne de son autorité reconnue. Fils de Zébédée, pêcheur sur la mer de Galilée, Jean exerçait ce même métier aux côtés de son frère Jacques avant de suivre Jésus. Sa mère Salomé, probablement demi-sœur de Marie la mère de Jésus, était activement engagée dans le ministère de Jésus, ce qui confère à Jean un lien familial possible avec Jésus lui-même.
Jean 1.35-40 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, Jean était encore là avec deux de ses disciples.Il vit Jésus passer et dit: «Voici l'Agneau de Dieu.»Les deux disciples l'entendirent prononcer ces paroles et suivirent Jésus.Jésus se retourna et, voyant qu'ils le suivaient, il leur dit: «Que cherchez-vous?» Ils lui répondirent: «Rabbi – ce qui signifie maître –, où habites-tu?»«Venez, leur dit-il, et voyez.» Ils y allèrent [donc], virent où il habitait et restèrent avec lui ce jour-là. C'était environ quatre heures de l'après-midi.André, le frère de Simon Pierre, était l'un des deux qui avaient entendu les paroles de Jean et qui avaient suivi Jésus.
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III
Avant de devenir disciple de Jésus, Jean semble avoir été un disciple de Jean le Baptiste, comme le suggère le récit de Jean 1.25-40. Il est en outre identifié comme le deuxième disciple anonyme qui accompagnait André, frère de Simon-Pierre, lors de leur premier contact avec Jésus (Jean 1.40). Cette proximité précoce avec Jésus explique la richesse et la profondeur des informations que Jean livre dans son Évangile. En définitive, l’Évangile de Jean constitue une source irremplaçable pour la compréhension de la vie, de l’enseignement et de la personne de Jésus-Christ. Malgré les défis herméneutiques qu’il pose, notamment la difficulté de concilier certains de ses récits avec les données synoptiques, il enrichit considérablement notre connaissance de Jésus et de son entourage. Loin d’être une source de contradiction, il se présente comme un témoignage complémentaire, rédigé par un témoin oculaire soucieux de transmettre ce que les autres Évangiles n’avaient pas pleinement exprimé : la dimension la plus intime et la plus théologique du mystère de Jésus.
Cet article analyse les principales langues utilisées par Jésus et ses contemporains en Palestine : l'araméen, langue quotidienne du peuple, l'hébreu, langue liturgique des synagogues, et le grec koinè, langue de l'administration romaine et des échanges culturels. Des exemples néotestamentaires illustrent chaque usage linguistique, révélant la richesse du contexte multiculturel du premier siècle.
Luc 4.16-21 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit à Nazareth où il avait été élevé et, conformément à son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il le déroula et trouva l'endroit où il était écrit:L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé [pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,]pour proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur.Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.Alors il commença à leur dire: «Aujourd'hui cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, est accomplie.»
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L'article intitulé 'Jésus et les idiomes de son époque' explore le contexte linguistique dans lequel le Messie Jésus a exercé son ministère en Palestine et dans les régions environnantes. Cette note historique met en lumière la diversité des langues qui coexistaient à cette époque, révélant une société multiculturelle et multilingue aux carrefours des influences juives, hellénistiques et romaines. La première langue abordée est l'araméen, qui constituait la langue vernaculaire et quotidienne des Juifs de Palestine. C'est dans cette langue que Jésus s'exprimait le plus couramment avec le peuple, ses disciples et les personnes qu'il rencontrait dans sa vie de tous les jours. L'article s'appuie sur des exemples concrets tirés du Nouveau Testament pour illustrer cet usage : la résurrection de la fille de Jaïrus avec l'expression 'Talitha koum' (Marc 5:41) et le cri de détresse sur la croix 'Eloi, Eloi, lema sabachthani?' (Marc 15:34). Ces occurrences araméennes, conservées telles quelles dans les textes grecs du Nouveau Testament, témoignent de l'authenticité historique et de l'importance de cette langue dans la transmission des paroles de Jésus. La deuxième langue traitée est l'hébreu, décrit comme la langue sacrée et liturgique du judaïsme.
Luc 4.16-21 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit à Nazareth où il avait été élevé et, conformément à son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il le déroula et trouva l'endroit où il était écrit:L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé [pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,]pour proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur.Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.Alors il commença à leur dire: «Aujourd'hui cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, est accomplie.»
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II
Contrairement à l'araméen, l'hébreu n'était plus une langue parlée au quotidien par la population générale, mais il demeurait essentiel pour la lecture et l'interprétation des Écritures dans les synagogues. En tant que Juif pieux et enseignant respecté, Jésus maîtrisait nécessairement l'hébreu. L'article cite l'épisode de Luc 4:16-21, où Jésus lit un passage du livre d'Isaïe dans la synagogue de Nazareth, une lecture qui se faisait traditionnellement en hébreu. Cet exemple souligne le rôle de Jésus en tant que rabbi ancré dans la tradition scripturaire juive. La troisième langue présentée est le grec koinè, la langue commune du monde hellénistique et de l'administration romaine. Ce grec populaire et standardisé servait de lingua franca dans tout le bassin méditerranéen, facilitant les échanges commerciaux, politiques et culturels. L'article note que si cette langue était adoptée par de nombreux Juifs de la diaspora et par les classes dirigeantes, elle était largement rejetée par la population juive ordinaire de Palestine, qui la percevait comme une marque de l'influence étrangère et de l'hellénisation.
Marc 5.41 (Louis Segond S21) :
Il la prit par la main et lui dit: «Talitha koumi», ce qui signifie: «Jeune fille, lève-toi, je te le dis».
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III
Cependant, Jésus et ses disciples auraient pu y recourir lors de leurs interactions avec des non-Juifs, notamment dans les régions de la Décapole ou lors de rencontres avec des fonctionnaires romains ou des étrangers. L'article établit ainsi une distinction sociale et culturelle nette entre les usages linguistiques : l'araméen appartient au peuple ordinaire, l'hébreu à la sphère religieuse et érudite, et le grec aux sphères du pouvoir politique et à la classe dirigeante juive romancée. Cette tripartition linguistique reflète les tensions sociales, culturelles et religieuses de la Palestine du premier siècle, tiraillée entre son identité juive traditionnelle et les influences extérieures hellénistiques et romaines. Cette analyse linguistique présente un intérêt majeur pour la compréhension du ministère de Jésus. Elle montre que Jésus n'était pas seulement un prédicateur local, mais un personnage capable de naviguer dans différents contextes culturels et sociaux grâce à une maîtrise probable de plusieurs langues. Cette polyvalence linguistique lui permettait de rejoindre des audiences variées, des pêcheurs du lac de Tibériade aux scribes des synagogues, en passant par des interlocuteurs d'origines diverses. La diversité linguistique de l'époque contribue également à expliquer certaines nuances dans les récits évangéliques et la transmission des enseignements de Jésus, d'abord prononcés en araméen ou en hébreu, puis transcrits et diffusés en grec koinè à travers tout l'Empire romain.
Les noces de Cana (Jean 2.1-11) constituent le premier signe accompli par Jésus, qui transforme l'eau en vin lors d'un mariage à Cana en Galilée, en novembre 29. Seul Jean rapporte cet épisode. L'article explore les hypothèses sur la présence de la famille de Jésus, identifie peut-être Nathanaël comme le marié, et souligne que ce miracle renforce la foi des disciples en manifestant la gloire du Messie.
Jean 2.1 (Louis Segond S21) :
Or, le troisième jour, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.
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La péricope 36 de la synopse évangélique est consacrée aux noces de Cana, un épisode fondamental rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean (Jean 2.1-11). Cet article s'inscrit dans la série des péricopes synoptiques et se situe chronologiquement dans la période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste, une séquence que seul Jean documente avec précision. Du point de vue chronologique et géographique, les événements se déroulent du dimanche 25 novembre au samedi 1er décembre de l'an 29, dans le village de Cana en Galilée, situé à environ 14 kilomètres de Nazareth. L'article précise que le Messie Jésus, accompagné de sa famille et de ses nouveaux disciples, aurait d'abord regagné Nazareth après la rencontre avec Nathanaël, y aurait passé le sabbat, puis serait parti le dimanche vers Cana pour rejoindre la célébration nuptiale. L'article propose une lecture contextuelle et analytique de ce récit. Il s'ouvre sur des considérations logistiques importantes : la présence de Jésus, de sa famille (y compris, selon toute vraisemblance, ses sœurs, bien que non mentionnées explicitement dans le texte johannique) et de ses disciples à ce mariage est étudiée avec soin. L'auteur note que l'ajout des disciples au groupe des invités a pu contribuer à la pénurie de vin qui se produira au cours de la fête, bien qu'il nuance cette hypothèse en signalant que la plupart des disciples étaient des amis de Nathanaël et donc probablement déjà invités. Une hypothèse exégétique centrale de l'article mérite d'être soulignée : l'identification de Nathanaël comme étant le marié, qui viendrait chercher sa fiancée, désignée comme une demi-sœur du Messie Jésus.
Jean 2.11 (Louis Segond S21) :
Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
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II
Cette lecture expliquerait la présence de Marie et de ses enfants à Cana, qui n'y résidaient pas. Si la famille de Jésus avait été de simples invités, leur présence aurait été difficile à justifier. En revanche, si la mariée était une proche parente de Jésus, voire sa demi-sœur, l'invitation et la participation active de Marie à l'organisation de la fête deviennent parfaitement intelligibles. Cette interprétation donne également une cohérence narrative à l'intervention de Marie auprès de son fils lorsque le vin vient à manquer. L'article analyse ensuite la signification théologique du miracle. Selon Jean 2.11, la transformation de l'eau en vin constitue le premier signe accompli par Jésus, par lequel il manifesta sa gloire. L'auteur souligne que ce miracle n'a pas créé la foi chez les disciples, mais l'a renforcée et consolidée : « il serait donc plus juste de dire que ce premier miracle a renforcé la foi de ses disciples ». Cette nuance est théologiquement importante, car elle situe le miracle non pas comme un acte de conversion, mais comme une confirmation de la confession de foi déjà exprimée lors des rencontres précédentes avec Jésus.
Jean 2.1-11 (Louis Segond S21) :
Or, le troisième jour, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont plus de vin.»Jésus lui répondit: «Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore venue.»Sa mère dit aux serviteurs: «Faites tout ce qu'il vous dira.»Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune une centaine de litres.Jésus leur dit: «Remplissez d'eau ces jarres.» Et ils les remplirent jusqu'au bord.«Puisez maintenant, leur dit-il, et apportez-en à l'organisateur du repas.» Et ils lui en apportèrent.L'organisateur du repas goûta l'eau changée en vin. Ne sachant pas d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient bien, il appela le mariéet lui dit: «Tout homme sert d'abord le bon vin, puis le moins bon après qu'on s'est enivré; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent!»Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
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III
L'article met également en lumière le rôle narratif de l'évangéliste Jean. Contrairement aux synoptiques (Matthieu, Marc, Luc) qui ne rapportent pas cet épisode, Jean apporte des précisions chronologiques et biographiques essentielles pour comprendre les motivations et les décisions des futurs apôtres. La mention des « lendemains » successifs notés par Jean permet de reconstituer une chronologie fine de ces premières semaines du ministère public de Jésus. Enfin, l'article rappelle le contexte culturel du mariage juif au premier siècle : une célébration communautaire pouvant durer environ sept jours, ce qui explique l'importance des provisions de vin et l'embarras causé par leur épuisement. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir des thèmes connexes : la localisation d'Énon et de Béthanie au-delà du Jourdain, les « lendemains » johanniques, la tentation du Messie, et le mariage au temps de Jésus. La péricope s'inscrit dans une progression narrative qui fait suite à la rencontre avec Nathanaël (PER035) et précède un passage à Capharnaüm (PER037).
La péricope PER038 analyse la première fête de Pâque dans l'Évangile de Jean (Jean 2.13), datée précisément au 7 avril 30. L'article formule trois observations : la valeur chronologique de cette fête pour dater le ministère de Jésus sur 3,5 ans, la distinction johannique de 'Pâque des Juifs', et la soumission de Jésus aux rites du judaïsme. Seul Jean documente cette période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste.
Jean 5.1 (Louis Segond S21) :
Après cela, il y eut une fête juive et Jésus monta à Jérusalem.
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La péricope PER038 traite de la première fête de Pâque mentionnée dans l'Évangile de Jean, un moment charnière dans le ministère du Messie Jésus. Cet article s'inscrit dans le cadre d'une synopse évangélique détaillée, cherchant à reconstituer chronologiquement la vie et le ministère de Jésus à partir des quatre Évangiles, avec une attention particulière portée ici à l'Évangile de Jean, seule source disponible pour cette période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste. D'un point de vue historique et chronologique, cette première Pâque est datée avec précision au 14 Nissan 3790 du calendrier hébraïque, soit le vendredi 7 avril de l'an 30 de notre ère. La fête, qui débute à 18 heures le jeudi 6 avril, dure sept jours au total, incluant la fête des Pains sans Levain que les Juifs intégraient à la célébration pascale. Cette datation précise est rendue possible grâce au calendrier perpétuel juif, un outil essentiel dans l'approche chronologique adoptée par l'auteur de cet article. L'article formule trois observations fondamentales à partir de cette référence temporelle. La première, et la plus importante, concerne la valeur chronologique de cette mention de la Pâque. Jean recadre à trois reprises explicitement les événements autour des fêtes de Pâque (Jean 2.13 ; Jean 6.4 ; Jean 11.55), auxquelles s'ajoute une quatrième fête implicite mentionnée en Jean 5.1. Ces quatre fêtes de Pâque permettent d'établir une chronologie précise du ministère de Jésus s'étendant sur environ 3,5 années, confirmant ainsi les prophéties de Daniel.
Jean 11.55 (Louis Segond S21) :
La Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem avant la Pâque pour se purifier.
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II
Les dates retenues sont les suivantes : la première Pâque le vendredi 7 avril 30, la deuxième le lundi 24 mars 31, la troisième le lundi 12 avril 32, et la quatrième le vendredi 1er avril 33. La deuxième observation porte sur la formulation distinctive employée par Jean, qui qualifie cette fête de 'Pâque des Juifs'. Cette précision apparaît également pour la deuxième et la troisième fêtes, mais pas pour la dernière. L'auteur interprète cette absence comme significative : la dernière Pâque marque un tournant théologique majeur, car avec la crucifixion du Messie Jésus, elle cesse d'être une fête exclusivement juive pour devenir la Pâque de toute l'humanité, conformément à ce qu'affirme Paul en 1 Corinthiens 5.7, où Christ est désigné comme notre Pâque sacrifiée. La troisième observation est d'ordre théologique et concerne le rapport du Messie Jésus à la Loi. En participant à ce pèlerinage à Jérusalem, Jésus se soumet à une pratique du judaïsme. L'auteur précise cependant que l'obligation du pèlerinage à Jérusalem ne découle pas directement de la Loi de Moïse telle qu'elle est exprimée en Nombres 9.1-14, puisque Jérusalem n'existait pas encore comme lieu de culte au moment de la rédaction de ce texte. Il s'agit donc d'un rite ultérieur du judaïsme, auquel Jésus et ses disciples se conforment néanmoins fidèlement. L'article précise également le contexte géographique et temporel de cet épisode.
Nombres 9.1-14 (Louis Segond S21) :
L'Eternel parla à Moïse dans le désert du Sinaï, le premier mois de la deuxième année après leur sortie d'Egypte.Il dit: «Que les Israélites célèbrent la Pâque au moment fixé.Vous la célébrerez au moment fixé, le quatorzième jour de ce mois, au coucher du soleil. Vous la célébrerez conformément à toutes les prescriptions et les règles qui s'y rapportent.»Moïse ordonna aux Israélites de célébrer la Pâque,et ils célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du premier mois, au coucher du soleil, dans le désert du Sinaï. Les Israélites se conformèrent à tous les ordres que l'Eternel avait donnés à Moïse.Il y eut des hommes qui étaient impurs à cause d'un mort et ne pouvaient donc pas célébrer la Pâque ce jour-là. Ils se présentèrent le jour même devant Moïse et Aaronet dirent à Moïse: «Nous sommes impurs à cause d'un mort. Pourquoi serions-nous privés de présenter au moment fixé l'offrande de l'Eternel parmi les Israélites?»Moïse leur dit: «Attendez que je sache ce que l'Eternel vous ordonne.»L'Eternel dit à Moïse:«Transmets ces instructions aux Israélites: Si l'un de vous ou de vos descendants est impur à cause d'un mort ou bien est en train d'effectuer un long voyage, il célébrera néanmoins la Pâque en l'honneur de l'Eternel.C'est le quatorzième jour du deuxième mois qu'ils la célébreront, au coucher du soleil; ils la mangeront avec des pains sans levain et des herbes amères.Ils n'en laisseront rien jusqu'au matin et ils ne briseront aucun de ses os. Ils la célébreront suivant toutes les prescriptions de la Pâque.»Si quelqu'un qui est pur et n'est pas en voyage s'abstient de célébrer la Pâque, il sera exclu de son peuple. Cet homme-là supportera les conséquences de son péché parce qu'il n'a pas présenté l'offrande de l'Eternel au moment fixé.Si un étranger en séjour chez vous célèbre la Pâque de l'Eternel, il se conformera aux prescriptions et aux règles de la Pâque. Vous aurez la même prescription pour l'étranger et pour l'Israélite.»
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III
Jésus et ses disciples effectuent un voyage depuis Énon, près de Salim, situé au nord de la Judée, jusqu'à Jérusalem. L'auteur émet l'hypothèse que Jésus a passé les quatre mois séparant les noces de Cana de cette première Pâque à collaborer avec Jean le Baptiste dans la région d'Énon. Cette période reste en grande partie inconnue des sources évangéliques, seul Jean apportant des éléments sur ce moment du ministère précédant l'arrestation du Baptiste. Le séjour à Jérusalem se prolonge au-delà de la seule célébration pascale, car Jean relate des événements qui nécessitent plusieurs jours. Des annexes complémentaires (ANN063 et ANN064) sont proposées en consultation pour approfondir les questions géographiques relatives à Énon et à Béthanie au-delà du Jourdain, ainsi que pour analyser les 'lendemains' notés par Jean, témoins de la précision chronologique caractéristique de cet évangéliste. Cet article s'adresse à un public intermédiaire à avancé, familier des questions de chronologie biblique, de synoptique évangélique et d'histoire du judaïsme du premier siècle. Il constitue une pièce importante dans la reconstruction du ministère public de Jésus, articulant exégèse, histoire et théologie dans une démarche rigoureuse et documentée.
L'article discute de la rencontre de Jésus avec la femme samaritaine à Sychar, soulignant son importance dans le ministère galiléen. La conversion du village illustre le message universel de Jésus.
Jean 4.43 (Louis Segond S21) :
Après ces deux jours, Jésus partit de là pour se rendre en Galilée,
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L'article "Le village de Sychar en Samarie" explore le contexte et l'importance de la rencontre entre Jésus et la femme samaritaine, telle que décrite dans l'Évangile de Jean. L'auteur souligne que cet événement se déroule lors du ministère de Jésus en Galilée, probablement en février de l'an 31, comme le suggère le verset mentionnant les 'quatre mois jusqu'à la moisson'. Le village de Sychar, malgré ses tensions historiques avec les Juifs, accueille chaleureusement Jésus, fournissant un contraste fort avec l'accueil réservé à Jérusalem.
Jean 4.43 (Louis Segond S21) :
Après ces deux jours, Jésus partit de là pour se rendre en Galilée,
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II
La femme samaritaine, bien que socialement marginalisée, devient l'une des premières missionnaires, permettant la conversion de nombreux villageois. L'article compare sa réceptivité spirituelle à celle de Nicodème, illustrant que la compréhension du salut transcende les attentes sociales et religieuses. En deux jours passés à Sychar, Jésus et ses disciples sont bien reçus, marquant un moment crucial dans son récit évangélique.
Jean 4.27-42 (Louis Segond S21) :
Là-dessus arrivèrent ses disciples, et ils étaient étonnés de ce qu'il parlait avec une femme. Toutefois, aucun ne dit: «Que lui demandes-tu?» ou: «Pourquoi parles-tu avec elle?»Alors la femme laissa sa cruche, s'en alla dans la ville et dit aux habitants:«Venez voir un homme qui m'a dit [tout] ce que j'ai fait. Ne serait-il pas le Messie?»Ils sortirent de la ville et vinrent vers lui.Pendant ce temps, les disciples le pressaient en disant: «Maître, mange.»Mais il leur dit: «J'ai à manger une nourriture que vous ne connaissez pas.»Les disciples se disaient donc les uns aux autres: «Quelqu'un lui aurait-il apporté à manger?»Jésus leur dit: «Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre.Ne dites-vous pas qu'il y a encore quatre mois jusqu'à la moisson? Eh bien, je vous le dis, levez les yeux et regardez les champs: ils sont déjà blancs pour la moisson.Celui qui moissonne reçoit un salaire et amasse du fruit pour la vie éternelle, afin que celui qui sème et celui qui moissonne se réjouissent ensemble.En effet, en cela cette parole est vraie: ‘L'un sème et l'autre moissonne.’Je vous ai envoyés récolter une moisson qui ne vous a pas demandé de travail; d'autres ont travaillé et vous êtes entrés dans leur travail.»Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus à cause des paroles de la femme qui rendait ce témoignage: «Il m'a dit tout ce que j'ai fait.»Ainsi donc, quand ils vinrent le trouver, les Samaritains le prièrent de rester avec eux. Il resta là deux jours.Un bien plus grand nombre crurent à cause des paroles de Jésus,et ils disaient à la femme: «Ce n'est plus seulement à cause de ce que tu as dit que nous croyons, car nous l'avons entendu nous-mêmes et nous savons qu'il est vraiment [le Messie,] le Sauveur du monde.»
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III
L'article enrichit cette analyse par des références aux Annexes 063 et 087, qui fournissent des contextes supplémentaires sur le lieu et l'interaction de Jésus avec la femme. Le parcours de Jésus à travers la Samarie, rarement emprunté par les Juifs pour éviter les tensions, souligne l'importance de son message universel de salut.
Matthieu 4.13-16 rapporte le retour de Jésus à Capernaüm en Galilée et l'interprète comme l'accomplissement de la prophétie d'Ésaïe sur la lumière brillant dans les territoires de Zabulon et Nephthali. Matthieu, seul évangéliste à établir ce lien, démontre que Jésus est bien le Messie annoncé. Le thème de la lumière sera repris par Jean dans son prologue. Cet épisode est daté de février-mars 31.
Josué 19.27 (Louis Segond S21) :
Puis elle tournait du côté de l'est à Beth-Dagon, atteignait Zabulon et la vallée de Jiphthach-El au nord de Beth-Emek et de Neïel et se prolongeait vers Cabul, à gauche,
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La péricope PER051 s'inscrit dans la série synoptique consacrée au début du ministère de Jésus en Galilée. Elle porte sur un passage exclusif à l'évangile de Matthieu (Matthieu 4.13-16), dans lequel l'évangéliste établit un lien théologique fort entre l'installation de Jésus à Capernaüm et une prophétie du livre d'Ésaïe (Ésaïe 8.23 et 9.1). Ce passage constitue l'une des citations d'accomplissement caractéristiques du style rédactionnel de Matthieu, qui cherche tout au long de son évangile à démontrer que Jésus est bien le Messie annoncé par les prophètes de l'Ancien Testament. Le contexte géographique est précis : après sa visite difficile à Nazareth (péricope PER050), Jésus revient à Capernaüm, ville située sur les rives du lac de Tibériade, en pleine région de Galilée. Cette région est historiquement celle où s'étaient établies les tribus de Zabulon et de Nephthali après la conquête de Canaan sous la conduite de Josué (Josué 19.27 et 19.34). Ces deux tribus occupaient donc un territoire qui correspond à la Galilée du temps de Jésus, et c'est précisément dans cette zone géographique que le prophète Ésaïe avait annoncé que la lumière brillerait pour un peuple marchant dans les ténèbres. Matthieu est le seul évangéliste à opérer ce rapprochement entre la venue du Messie Jésus en Galilée et les paroles prophétiques d'Ésaïe. Ce faisant, il s'inscrit pleinement dans sa démarche rédactionnelle : montrer à ses lecteurs, essentiellement juifs, que chaque étape de la vie et du ministère de Jésus s'inscrit dans l'accomplissement des Écritures hébraïques.
Esaïe 9.1 (Louis Segond S21) :
Le peuple qui marchait dans les ténèbres
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II
L'auteur de l'article souligne d'ailleurs que Matthieu connaissait visiblement très bien les textes prophétiques et qu'il les mobilise avec précision pour appuyer sa démonstration christologique. La figure de la lumière est au cœur de ce passage. Matthieu identifie implicitement Jésus à cette lumière annoncée par Ésaïe. Ce thème sera repris et développé de façon majestueuse par l'apôtre Jean dans le prologue de son évangile (Jean 1.9) ainsi qu'en Jean 12.46, où Jésus se désigne lui-même comme la lumière venue dans le monde. L'auteur pose alors une question herméneutique intéressante : Jean s'est-il inspiré du récit matthéen pour rédiger son prologue ? Cette question, sans réponse définitive, invite à réfléchir aux interactions entre les différents témoignages évangéliques. Une autre dimension importante abordée dans le commentaire est celle de la conscience messianique de Jésus et de son obéissance à une direction divine. L'auteur cite Jean 4.4 — « comme il devait traverser la Samarie » — pour illustrer le fait que les déplacements géographiques de Jésus ne sont pas anodins mais semblent répondre à une nécessité théologique.
Josué 19.27 (Louis Segond S21) :
Puis elle tournait du côté de l'est à Beth-Dagon, atteignait Zabulon et la vallée de Jiphthach-El au nord de Beth-Emek et de Neïel et se prolongeait vers Cabul, à gauche,
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III
Ce principe avait déjà été observé lors de la tentation dans le désert (PER031), et il se confirme ici : Jésus se rend en Galilée non par hasard, mais en accomplissement d'un plan divin préétabli. L'auteur anticipe également une objection possible : si la lumière est le Messie Jésus, pourquoi limiter son rayonnement à la seule région de Galilée, alors qu'il a aussi ministèré ailleurs en Israël ? La réponse proposée est factuelle et statistique : en étudiant l'ensemble du ministère de Jésus, on constate que celui-ci se déroule principalement en Galilée, précisément dans les territoires de Zabulon et de Nephthali. La prophétie d'Ésaïe trouve donc son accomplissement privilégié dans cette région, sans pour autant exclure d'autres lieux. L'article est daté avec précision : février ou mars de l'an 31, ce qui permet de situer cet épisode dans une chronologie évangélique détaillée propre à l'approche synoptique du site. La ville de Capernaüm, lieu principal de l'action, est mentionnée comme point de repère géographique central du ministère galiléen de Jésus. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir le contexte : la formation du groupe des disciples (ANN061), la ville de Sépphoris (ANN060), Enon et Béthanie de l'autre côté du Jourdain (ANN063), et la ville de Capernaüm (ANN071). Ces ressources permettent d'enrichir la compréhension du passage dans son contexte historique, géographique et sociologique.
La péricope 53 relate le miracle accompli par Jésus à Cana en Galilée en faveur d'un officier du roi venu de Capernaüm pour son fils malade (Jean 4.46-54). Daté de février-mars 31, cet épisode constitue le deuxième signe johannique accompli à Cana. L'identité de l'officier reste incertaine, mais l'auteur penche pour une origine romaine, illustrant l'universalité du salut dans la théologie de Jean. Il ne faut pas confondre ce personnage avec le centurion de la péricope 110.
Jean 4.46-54 (Louis Segond S21) :
Jésus retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi dont le fils était malade.Quand il apprit que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla le trouver et le pria de descendre guérir son fils, car il était sur le point de mourir.Jésus lui dit: «Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez donc pas?»L'officier du roi lui dit: «Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure!»«Vas-y, lui dit Jésus, ton fils vit.» Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et s'en alla.Il était déjà en train de redescendre lorsque ses serviteurs vinrent à sa rencontre et lui dirent: «Ton enfant vit.»Il leur demanda à quelle heure il était allé mieux et ils lui dirent: «C'est hier, à une heure de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté.»Le père reconnut que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: «Ton fils vit.» Alors il crut, lui et toute sa famille.Jésus fit ce deuxième signe miraculeux après être revenu de Judée en Galilée.
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La péricope 53 (PER053) s'inscrit dans la séquence narrative du début du ministère de Jésus en Galilée et relate l'épisode de l'officier du roi à Cana, tel que rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean (Jean 4.46-54). Cet événement se situe chronologiquement en février ou mars de l'an 31, et constitue le deuxième signe miraculeux accompli par Jésus à Cana en Galilée. L'article commence par replacer l'épisode dans son contexte narratif. L'expression 'après ces deux jours' renvoie au séjour à Sychar (PER047), après lequel Jésus et ses disciples remontent en Galilée. Jean mentionne que certains Galiléens avaient été témoins des miracles accomplis par Jésus lors de la fête de Pâques à Jérusalem, ce qui prépare le terrain pour la réception qui lui est réservée en Galilée. L'évangéliste aborde rapidement la chronologie des événements en précisant que Jésus est passé par Nazareth (PER050), confirmé par la remarque 'qu'un prophète n'est pas honoré dans sa propre patrie'. Le récit se déroule dans le village de Cana (déjà mentionné en PER036, lors du miracle de l'eau changée en vin), où un officier du roi vient trouver Jésus depuis Capernaüm.
Jean 4.46-54 (Louis Segond S21) :
Jésus retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi dont le fils était malade.Quand il apprit que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla le trouver et le pria de descendre guérir son fils, car il était sur le point de mourir.Jésus lui dit: «Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez donc pas?»L'officier du roi lui dit: «Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure!»«Vas-y, lui dit Jésus, ton fils vit.» Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et s'en alla.Il était déjà en train de redescendre lorsque ses serviteurs vinrent à sa rencontre et lui dirent: «Ton enfant vit.»Il leur demanda à quelle heure il était allé mieux et ils lui dirent: «C'est hier, à une heure de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté.»Le père reconnut que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: «Ton fils vit.» Alors il crut, lui et toute sa famille.Jésus fit ce deuxième signe miraculeux après être revenu de Judée en Galilée.
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II
L'article soulève une question identitaire importante concernant cet officier : s'agit-il d'un serviteur d'Hérode Antipas ou d'un représentant de l'empereur romain Tibère ? Jean ne donne pas de précision sur la nationalité ou la religion de cet homme, laissant ouverte la question de savoir s'il était juif ou romain. L'auteur de l'article penche pour l'hypothèse romaine, en s'appuyant sur la perspective théologique de Jean qui, rédigeant son Évangile en dernier, met en lumière l'universalité du salut : celui-ci ne s'adresse pas uniquement aux Juifs mais à tous les hommes, toutes origines confondues. Cet officier étranger représenterait ainsi, dès les débuts du ministère de Jésus, l'ouverture du salut aux non-Juifs. L'article précise également que lorsque Jean qualifie ce miracle de 'deuxième signe', il se réfère géographiquement à Cana uniquement, et non à l'ensemble du ministère de Jésus. En effet, de nombreux autres miracles avaient déjà été accomplis, notamment à Capernaüm, ville qui jouait un rôle central dans l'activité de Jésus en Galilée et qui est décrite comme son 'port d'attache'. Une mise en garde exégétique importante est également formulée : il ne faut pas confondre cet officier du roi avec le centurion romain qui interviendra plus tard pour son serviteur (PER110).
III
Ces deux récits, bien que présentant des similitudes de surface, correspondent à des événements distincts impliquant des personnages différents. L'article mentionne aussi que lors de son séjour à Cana, Jésus était probablement hébergé par la famille de Nathanaël, dont Cana était la ville d'origine, avant de retourner à Capernaüm. Ce détail renforce la cohérence géographique et relationnelle du récit johannique. Des ressources complémentaires sont proposées pour approfondir le sujet : l'annexe ANN061 sur la formation du groupe des disciples, l'annexe ANN060 sur la ville de Sépphoris, et l'annexe ANN071 sur la ville de Capernaüm. Ces annexes permettent de contextualiser davantage les événements narrés dans cette péricope. Cet épisode s'insère dans la dynamique plus large du début du ministère galiléen de Jésus, entre la péricope 52 consacrée au début de la prédication en Galilée et la péricope 54 relative à la confirmation de l'appel des disciples. Il illustre la progression du témoignage de Jésus, son retour dans des lieux déjà visités, et l'élargissement progressif du cercle de ceux qui reconnaissent en lui le Messie, au-delà des frontières ethniques et religieuses d'Israël.
La péricope 55 relate la première pêche miraculeuse, rapportée uniquement par Luc (Lc 5.1-11), lors du début du ministère de Jésus en Galilée. Après une nuit de pêche infructueuse, Jésus ordonne à Simon Pierre de jeter les filets, provoquant une capture extraordinaire. Cet acte miraculeux, distinct de celui de Jean 21, semble avoir permis aux disciples de subvenir aux besoins de leurs familles avant de tout quitter pour suivre Jésus, illustrant la providence divine qui accompagne chaque appel.
Matthieu 4.18-22 (Louis Segond S21) :
Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et son frère André, qui jetaient un filet dans le lac; c'étaient en effet des pêcheurs.Il leur dit: «Suivez-moi et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»Aussitôt, ils laissèrent les filets et le suivirent.Il alla plus loin et vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient dans une barque avec leur père Zébédée et qui réparaient leurs filets. Il les appela,et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père et le suivirent.
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La péricope 55 de la synopse évangélique porte sur la première pêche miraculeuse, un épisode relaté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 5.1-11), sans parallèle chez Matthieu ni chez Marc. Cet événement se situe au début du ministère de Jésus en Galilée, probablement vers mars de l'an 31, peu avant la fête de Pâque du lundi 24 mars 31, sur les rives de la mer de Galilée. Le récit s'inscrit dans un contexte particulier : les disciples n'avaient pas encore abandonné leur métier de pêcheurs au moment où le Messie Jésus leur propose de devenir 'pêcheurs d'hommes'. Simon Pierre et ses compagnons, après une nuit entière de travail infructueux, s'apprêtent à ranger leurs filets lorsque Jésus intervient de manière décisive. Il convient d'emblée de souligner que cet épisode ne doit pas être confondu avec la seconde pêche miraculeuse rapportée en Jean 21.1-14, dont les circonstances et les détails sont nettement différents. Avant d'accomplir ce miracle, Jésus enseignait la foule depuis la barque de Simon (verset 1), de sorte que tous ceux qui étaient présents sur le rivage furent témoins de la capture extraordinaire qui allait suivre. Cette dimension publique du miracle est significative : elle confère à l'événement une portée testimoniale importante pour l'ensemble de la communauté présente. L'auteur de l'analyse souligne un principe fondamental qui caractérise l'ensemble du ministère de Jésus : le Messie n'opérait jamais de miracle dans le seul but de manifester sa puissance ou d'impressionner la foule.
Marc 1.16-20 (Louis Segond S21) :
Comme il marchait le long du lac de Galilée, il vit Simon et André, frère de Simon, qui jetaient un filet dans le lac; c'étaient en effet des pêcheurs.Jésus leur dit: «Suivez-moi, et je ferai de vous des pêcheurs d'hommes.»Aussitôt, ils laissèrent leurs filets et le suivirent.Il alla un peu plus loin et vit Jacques, fils de Zébédée, et son frère Jean, qui étaient eux aussi dans une barque et réparaient les filets.Aussitôt, il les appela; ils laissèrent leur père Zébédée dans la barque avec les ouvriers et le suivirent.
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II
Chacun de ses actes miraculeux répondait à une raison précise et poursuivait un but spécifique. Dans ce contexte, plusieurs éléments du récit méritent attention. Premièrement, le contexte économique et environnemental de la pêche en Galilée au premier siècle est évoqué : l'hiver n'était pas la meilleure saison pour la pêche, ce qui explique en partie l'échec nocturne des disciples. De plus, la surpêche causée par l'afflux de populations pauvres venues chercher de meilleures conditions de vie en Galilée mettait en péril la survie de plusieurs espèces de poissons et rendait le travail des pêcheurs professionnels de plus en plus difficile. Cette réalité sociale et écologique fournit un arrière-plan concret à l'épisode. Deuxièmement, la question se pose naturellement : pourquoi un tel miracle survient-il précisément au moment où ces hommes s'apprêtent à mettre fin à leur activité professionnelle pour suivre Jésus ? L'analyse ne prétend pas apporter de réponse certaine, mais avance une hypothèse plausible. Il n'était probablement pas envisageable pour Simon Pierre et ses compagnons de partir à la suite du Messie en laissant derrière eux des dettes qui auraient pesé sur leurs familles.
Jean 21.1-14 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus se montra encore aux disciples sur les rives du lac de Tibériade. Voici de quelle manière il se montra.Simon Pierre, Thomas, appelé Didyme, Nathanaël, qui venait de Cana en Galilée, les fils de Zébédée et deux autres disciples de Jésus se trouvaient ensemble.Simon Pierre leur dit: «Je vais pêcher.» Ils lui dirent: «Nous allons aussi avec toi.» Ils sortirent et montèrent [aussitôt] dans une barque, mais cette nuit-là ils ne prirent rien.Le matin venu, Jésus se trouva sur le rivage, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui.Il leur dit: «Les enfants, n'avez-vous rien à manger?» Ils lui répondirent: «Non.»Il leur dit: «Jetez le filet du côté droit de la barque et vous trouverez.» Ils le jetèrent donc et ils ne parvinrent plus à le retirer, tant il y avait de poissons.Alors le disciple que Jésus aimait dit à Pierre: «C'est le Seigneur!» Dès qu'il eut entendu que c'était le Seigneur, Simon Pierre remit son vêtement et sa ceinture, car il s'était déshabillé, et se jeta dans le lac.Les autres disciples vinrent avec la barque en tirant le filet plein de poissons, car ils n'étaient pas loin de la rive, à une centaine de mètres.Lorsqu'ils furent descendus à terre, ils virent là un feu de braises avec du poisson dessus et du pain.Jésus leur dit: «Apportez quelques-uns des poissons que vous venez de prendre.»Simon Pierre monta dans la barque et tira le filet plein de 153 gros poissons à terre; malgré leur grand nombre, le filet ne se déchira pas.Jésus leur dit: «Venez manger!» Aucun des disciples n'osait lui demander: «Qui es-tu?» car ils savaient que c'était le Seigneur.Jésus s'approcha, prit le pain et leur en donna; il fit de même avec le poisson.C'était déjà la troisième fois que Jésus se montrait à ses disciples depuis qu'il était ressuscité.
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III
La vente de l'abondante quantité de poissons issue de cette pêche miraculeuse aurait pu mettre leurs familles à l'abri de la précarité, de manière comparable à la farine et à l'huile inépuisables accordées à la veuve de Sarepta (1 Rois 17.8). Le miracle apparaît ainsi comme un acte de providence divine à la fois pour les disciples appelés et pour leurs proches restés sur place. Troisièmement, il est noté que les quatre hommes mentionnés par Matthieu et Marc figurent dans le récit de Luc, mais qu'André n'est pas explicitement cité dans cet épisode. Ce détail illustre les différences de perspective et de sélection des informations entre les évangélistes. Enfin, des ressources complémentaires sont proposées pour approfondir la compréhension de cet épisode : l'annexe ANN021 sur les appels des disciples, l'annexe ANN061 sur la formation du groupe des disciples, et l'annexe ANN020 sur la réglementation de la pêche en Galilée. Ces documents permettent de replacer la pêche miraculeuse dans le cadre plus large de la constitution progressive du cercle des disciples de Jésus et dans son contexte historique et légal. En résumé, la première pêche miraculeuse selon Luc est bien plus qu'un simple récit de prodige : elle constitue un moment charnière dans l'appel des premiers disciples, révèle la sollicitude de Jésus envers les réalités humaines et familiales de ceux qu'il appelle, et s'inscrit dans une logique de mission où le miracle sert un dessein précis et bienveillant.
La péricope 78 relate la décision des pharisiens d'assassiner le Messie Jésus, suite à la guérison de l'homme à la main paralysée un jour de sabbat. En l'an 31, à Capernaüm, une fracture nette oppose les autorités religieuses hostiles au peuple admiratif. Des voix dissidentes comme Nicodème et Gamaliel témoignent d'une opposition interne au Sanhédrin. Malgré ce complot, Jésus poursuit son ministère avec détermination.
Jean 7.45-53 (Louis Segond S21) :
Ainsi, les gardes retournèrent vers les chefs des prêtres et les pharisiens, qui leur dirent: «Pourquoi ne l'avez-vous pas amené?»Les gardes répondirent: «Jamais personne n'a parlé comme cet homme.»Les pharisiens leur répliquèrent: «Est-ce que vous aussi, vous vous êtes laissé tromper?Y a-t-il quelqu'un parmi les chefs ou les pharisiens qui ait cru en lui?Mais cette foule qui ne connaît pas la loi, ce sont des maudits!»Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus et qui était l'un d'eux, leur dit:«Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait?»Ils lui répondirent: «Es-tu, toi aussi, de la Galilée? Cherche bien et tu verras que de la Galilée il ne sort pas de prophète.»[Puis chacun rentra chez soi.
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Les pharisiens envisagent d’assassiner le Messie Jésus
I
La péricope 78 (PER078) s'inscrit dans la continuité de l'épisode de la guérison de l'homme à la main paralysée (PER077) et constitue la conclusion que tirent les trois évangélistes synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — de cet événement survenu un jour de sabbat dans la synagogue de Capernaüm, en Galilée. Cet épisode se situe durant la deuxième année du ministère du Messie Jésus, plus précisément après la Pâque du 24 mars et le sabbat du 5 avril de l'an 31. L'article met en lumière une fracture profonde et irréversible qui se dessine désormais au sein de la société juive de l'époque. D'un côté, les autorités religieuses — les pharisiens en premier lieu — qui, confrontées à l'enseignement et aux actes du Messie Jésus, perçoivent en lui une menace directe pour leur autorité, leur statut et la stabilité de l'ordre social et religieux qu'ils incarnent. De l'autre côté, le peuple ordinaire — les petits, les pauvres, ceux qui n'ont pas d'importance aux yeux des puissants — qui admire Jésus, le loue et le suit avec ferveur. La décision prise par les autorités religieuses est radicale : elles envisagent d'assassiner le Messie Jésus. Cette résolution est rapportée explicitement par Matthieu (12.14-15) et Marc (3.6), tandis que Luc (6.11) évoque la fureur et la perplexité des religieux face aux actes de Jésus. Matthieu précise que Jésus a été averti de ces intentions malveillantes, ce qui laisse supposer qu'au sein même du groupe des opposants, une minorité désapprouvait ce projet meurtrier.
Jean 18.14 (Louis Segond S21) :
Or Caïphe était celui qui avait donné ce conseil aux Juifs: «Il vaut mieux qu'un seul homme meure pour le peuple.»
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II
L'article établit des connexions significatives avec d'autres passages bibliques pour illustrer cette division interne au sein des autorités juives. Il cite notamment les paroles de Caïphe, souverain sacrificateur, qui affirmait qu'il était préférable qu'un seul homme meure pour le peuple (Jean 18.14), révélant ainsi une logique politique froide et calculatrice. En contraste, le sage Gamaliel, lors des débats du Sanhédrin au sujet des apôtres, exhortait à la prudence en affirmant qu'il ne fallait pas prendre le risque de s'opposer à Dieu (Actes 5.34-39). Deux figures emblématiques illustrent davantage encore cette opposition interne : Nicodème et Joseph d'Arimathée. Nicodème, membre du Sanhédrin, intervient pour rappeler qu'on ne condamne pas un homme sans l'avoir préalablement entendu (Jean 7.45-53), témoignant ainsi d'une conscience juridique et spirituelle que ses collègues semblent avoir mise de côté. Joseph d'Arimathée, lui aussi membre influent du Sanhédrin, sera celui qui demandera le corps de Jésus après la crucifixion pour lui accorder une sépulture digne. Ces deux personnages montrent que même au cœur de l'opposition institutionnelle, la figure du Messie Jésus suscitait un questionnement profond et des conversions authentiques. L'auteur de l'article souligne la raison théologique et narrative pour laquelle les trois synoptiques ont choisi de rapporter le miracle de l'homme à la main sèche guérie un jour de sabbat : ce n'est pas tant le miracle en lui-même qui les intéresse, mais bien la réaction qu'il provoque et le danger mortel qu'il révèle.
Marc 3.6 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
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III
En présentant ce récit, ils souhaitent souligner que dès la deuxième année de son ministère public, le Messie Jésus faisait l'objet d'un complot visant à le supprimer. Un constat important est également mis en avant : il n'y a pas d'indifférence face au Messie Jésus. Chaque personne, chaque groupe social, chaque autorité religieuse est contraint de prendre position. Le clivage est total et sans nuance : soit on est du côté de ceux qui cherchent à le détruire, soit on est du côté de ceux qui le reconnaissent et l'accueillent. Malgré ce contexte hostile et menaçant, le Messie Jésus ne s'arrête pas. Il continue son œuvre avec détermination, poursuivant son ministère d'enseignement, de guérison et d'annonce du Royaume de Dieu. Cette péricope illustre ainsi non seulement l'opposition croissante que rencontre Jésus, mais aussi sa résolution inébranlable à accomplir la mission que le Père lui a confiée, quelles que soient les circonstances.
La péricope 112 analyse le départ itinérant de Jésus vers les villes et villages de Galilée (Mt 11.1), situé en mai-juin 31. Contrairement à Jean le Baptiste qui restait fixe, Jésus parcourait activement la région pour annoncer le Royaume des Cieux, guidé par le Saint-Esprit, afin d'atteindre même les plus démunis qui ne pouvaient se déplacer jusqu'à lui.
Matthieu 11.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
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La péricope 112, intitulée 'Le départ du Messie Jésus vers d'autres villes', s'inscrit dans la série synoptique de l'œuvre de Schilo et constitue un épisode charnière dans la chronologie du ministère public de Jésus-Christ. Situé entre la péricope 111 relatant la résurrection du fils de la veuve de Naïm et la péricope 113 portant sur la question de Jean le Baptiste, cet article traite d'un verset unique extrait de l'Évangile de Matthieu (Matthieu 11.1), volontairement isolé de son contexte immédiat pour mettre en lumière une réalité ministérielle fondamentale : le déplacement itinérant du Messie à travers la région de Galilée. D'un point de vue chronologique, les auteurs situent cet événement en mai ou juin de l'an 31 de notre ère, avant l'arrivée des grandes chaleurs estivales, dans la région de Galilée. La note géographique précise qu'après son passage à Naïm, Jésus a parcouru l'ensemble de la région avant de retourner à Capernaüm, sa base d'opérations habituelle durant cette période de son ministère. L'analyse théologique développée dans cet article met en évidence une caractéristique essentielle du ministère de Jésus-Christ : son caractère proactif et itinérant. Contrairement à une posture passive qui consisterait à attendre que les foules viennent à lui — ce qu'elles faisaient déjà en grand nombre — Jésus choisit de se déplacer activement vers les villes et les villages de la région pour y annoncer la bonne nouvelle du Royaume des Cieux.
Matthieu 11.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
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II
Ce comportement illustre une démarche missionnaire délibérée et structurée, qui ne se limite pas aux centres névralgiques de population mais qui s'étend jusqu'aux communautés les plus périphériques. Un parallèle significatif est établi avec le ministère de Jean le Baptiste, qui, lui, était demeuré stationnaire, opérant depuis des lieux fixes comme Béthanie au-delà du Jourdain ou Énon, dictés par la nécessité de disposer d'eau en abondance pour les baptêmes. Ce contraste révèle deux approches radicalement différentes du service de Dieu : l'une centrée sur un lieu géographique déterminé par des contraintes rituelles, l'autre animée par une dynamique de mouvement et de rencontre active avec les populations. Les auteurs avancent une interprétation pneumatologique de ce comportement missionnaire : Jésus était guidé par le Saint-Esprit dans ces déplacements. Cette motivation spirituelle profonde répond à une préoccupation d'équité et d'inclusivité sociale. En effet, tous les habitants de la région ne pouvaient pas se permettre d'interrompre leur activité professionnelle ou économique pour se rendre jusqu'à Jésus.
III
Les plus pauvres, les travailleurs, ceux dont les obligations quotidiennes ne leur laissaient aucune liberté de déplacement, auraient été exclus du message du Royaume si Jésus n'était pas venu à eux. Son choix de voyager reflète donc une préoccupation pastorale pour les plus démunis et les plus marginalisés. L'article souligne également que ces voyages en Galilée ne constituent pas des événements isolés, mais s'inscrivent dans un schéma récurrent du ministère de Jésus : une fois l'hiver terminé et avec le retour de la belle saison, il organisait des tournées missionnaires accompagné de ses disciples et des femmes qui assuraient la logistique du groupe. Cette organisation révèle une structure de mission intentionnelle, planifiée selon les saisons, et témoigne de la dimension collective et communautaire du mouvement messianique autour de Jésus. Des annexes complémentaires sont proposées au lecteur pour approfondir la compréhension du contexte : l'annexe ANN021 sur les appels des disciples et l'annexe ANN022 sur le choix des disciples permettent de mieux situer le cercle de compagnons qui accompagnait Jésus lors de ces déplacements. En définitive, cette péricope, bien que fondée sur un seul verset biblique, offre une réflexion riche sur la nature du ministère messianique : un ministère en mouvement, guidé par l'Esprit, soucieux d'atteindre tous les hommes et toutes les femmes sans distinction, et qui constitue un modèle pour toute démarche missionnaire authentique.
Emprisonné, Jean le Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus s'il est bien le Messie attendu. Jésus répond par ses actes — guérisons, résurrections, annonce aux pauvres — en s'appuyant sur Ésaïe 35.5. L'article analyse la divergence entre les deux ministères, la logique rédactionnelle de Matthieu et le sous-entendu christologique puissant contenu dans la référence prophétique : Jésus est Dieu venant sauver son peuple (És 35.4).
Luc 7.18-23 (Louis Segond S21) :
Jean fut informé de tout cela par ses disciples.Il en appela deux qu'il envoya vers Jésus pour lui dire: «Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre?»Arrivés vers Jésus, ils dirent: «Jean-Baptiste nous a envoyés vers toi pour te demander: ‘Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre?’»A ce moment-là, Jésus guérit de nombreuses personnes de maladies, d'infirmités et d'esprits mauvais et il rendit la vue à bien des aveugles.Puis il leur répondit: «Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.Heureux celui pour qui je ne représenterai pas un obstacle!»
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La péricope 113 traite de l'un des épisodes les plus significatifs et théologiquement riches des évangiles synoptiques : la question que Jean le Baptiste, depuis sa prison, adresse à Jésus par l'intermédiaire de ses disciples. Cet événement est rapporté par Matthieu (11.2-6) et Luc (7.18-23), et se situe chronologiquement en mai ou juin de l'an 31, à Capernaüm, après le retour de Jésus dans cette ville où il prononce un discours important. La situation de départ est paradoxale et interpellante : Jean le Baptiste, celui-là même qui avait reconnu et proclamé Jésus comme 'l'Agneau de Dieu' (Jean 1.29) lors de son baptême, exprime depuis sa prison une interrogation fondamentale sur l'identité messianique de Jésus. Cette question — 'Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?' — peut sembler surprenante de la part d'un homme qui avait eu une révélation directe sur Jésus. L'article propose une clé de lecture essentielle pour comprendre cette apparente contradiction : Jean le Baptiste avait des attentes messianiques précises, liées à l'avènement immédiat du Royaume de Dieu, et le comportement de Jésus — ses associations, sa manière d'être avec les gens — ne correspondait pas au schéma attendu. L'article met en lumière la divergence fondamentale entre les deux ministères : celui de Jean, austère et prophétique, annonçant le jugement et la repentance, et celui de Jésus, tourné vers la miséricorde, la guérison et l'accueil des pécheurs. Jésus lui-même est conscient de cette disparité et la mentionnera devant les pharisiens (Matthieu 11.18).
Matthieu 9.27-31 (Louis Segond S21) :
Quand Jésus partit de là, il fut suivi par deux aveugles qui criaient: «Aie pitié de nous, Fils de David!»Lorsqu'il fut arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je puisse faire cela?» «Oui, Seigneur», lui répondirent-ils.Alors il toucha leurs yeux en disant: «Soyez traités conformément à votre foi»,et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus leur recommanda avec sévérité: «Faites bien attention que personne ne le sache!»mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.
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II
Cette tension ministerielle est au cœur de nombreuses interrogations de l'époque, non seulement pour Jean et ses disciples, mais aussi pour la foule et les pharisiens. Face à cette question, Jésus ne répond pas de manière abstraite ou doctrinale : il répond par ses actes. Il guérit les aveugles, les lépreux, les boiteux, les sourds, il ressuscite les morts et proclame l'Évangile aux pauvres. Cette réponse en actes constitue une démonstration messianique concrète et s'ancre délibérément dans la prophétie d'Ésaïe 35.5, texte bien connu à cette époque, qui décrit précisément ces signes comme marqueurs de l'intervention divine. L'article aborde également une question chronologique et rédactionnelle intéressante concernant la structure narrative de Matthieu. En effet, Matthieu cite des guérisons — du lépreux (Mt 8.1-4), du paralytique ou infirme (Mt 8.5-13), des deux aveugles (Mt 9.27-31), et du sourd-muet (Mt 9.32-33) — qui semblent avoir été rassemblées thématiquement plutôt que strictement chronologiquement pour appuyer la réponse de Jésus à Jean. Cette démarche rédactionnelle révèle une intentionnalité théologique de Matthieu, qui structure son récit pour démontrer point par point l'accomplissement de la prophétie d'Ésaïe 35.5.
Luc 7.18-23 (Louis Segond S21) :
Jean fut informé de tout cela par ses disciples.Il en appela deux qu'il envoya vers Jésus pour lui dire: «Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre?»Arrivés vers Jésus, ils dirent: «Jean-Baptiste nous a envoyés vers toi pour te demander: ‘Es-tu celui qui doit venir ou devons-nous en attendre un autre?’»A ce moment-là, Jésus guérit de nombreuses personnes de maladies, d'infirmités et d'esprits mauvais et il rendit la vue à bien des aveugles.Puis il leur répondit: «Allez rapporter à Jean ce que vous avez vu et entendu: les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres.Heureux celui pour qui je ne représenterai pas un obstacle!»
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III
Cela explique également pourquoi la résurrection du fils de la veuve de Naïm, pourtant miracle spectaculaire rapporté par Luc juste avant cet épisode, n'est pas mentionnée dans la liste des signes : elle ne figure pas dans le passage précis d'Ésaïe 35.5 auquel Jésus fait explicitement référence. Mais l'aspect le plus profond et le plus suggestif de l'analyse réside dans ce que la réponse de Jésus ne dit pas explicitement, mais que tout auditeur de l'époque, et Jean le Baptiste en particulier, pouvait saisir immédiatement : le verset précédant Ésaïe 35.5, c'est-à-dire Ésaïe 35.3-4, annonce que Dieu lui-même viendra sauver son peuple. En citant Ésaïe 35.5, Jésus implique donc qu'il est celui dont parle Ésaïe 35.4 : Dieu venant en personne pour le salut. C'est une affirmation christologique d'une densité remarquable, exprimée de manière voilée mais parfaitement lisible pour qui connaît les Écritures. Ainsi, Jean le Baptiste, grand connaisseur des prophètes, est pleinement capable de saisir la portée totale de cette réponse. Bien que les Évangiles ne documentent pas la réaction de Jean, l'article conclut que cette réponse messianique ne pouvait que confirmer et affermir la foi de Jean en Jésus comme le Messie annoncé par les Écritures, apportant à la fois satisfaction et joie à ce grand prophète emprisonné. La péricope s'inscrit dans le cadre de la synopse et renvoie aux annexes ANN003, ANN021 et ANN022 pour un approfondissement du ministère de Jean et des appels des disciples.
La péricope 157 relate la guérison d'un démoniaque muet par Jésus à Capernaüm, rapportée uniquement par Matthieu (Mt 9,32-33). Cet épisode met en lumière l'autorité de Jésus sur les forces démoniaques, le rôle de la foi intercessive et le contraste entre l'émerveillement de la foule et l'incrédulité des pharisiens. Matthieu construit ici une argumentation messianique progressive, présentant Jésus comme celui dont les miracles n'ont aucun précédent en Israël.
Matthieu 9.32-33 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, on amena à Jésus un démoniaque muet.Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,
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La péricope 157 de la Synopse biblique du site Schilo traite de la guérison d'un démoniaque muet, un épisode rapporté exclusivement par l'évangéliste Matthieu dans son Évangile, au chapitre 9, versets 32 à 33. Cet événement s'inscrit dans une séquence narrative où Matthieu regroupe plusieurs miracles accomplis par Jésus, notamment la guérison des deux aveugles qui précède immédiatement cet épisode (péricope 156). La scène se déroule à Capernaüm en Galilée, vraisemblablement en février ou mars de l'an 32, pendant la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère public de Jésus. L'épisode décrit un homme à la fois possédé par un démon et incapable de parler, que des proches ou des inconnus amènent devant Jésus. Sans que Matthieu entre dans les détails de la procédure de guérison, le Messie Jésus chasse le démon, et l'homme recouvre immédiatement la parole. La foule présente réagit avec un émerveillement profond, déclarant qu'on n'a jamais rien vu de pareil en Israël, reconnaissant ainsi le caractère absolument inédit et exceptionnel de ces miracles. Cette affirmation populaire souligne que les signes accomplis par Jésus dépassaient tout ce que le peuple avait pu observer jusqu'alors, même de la part des prophètes ou des guérisseurs reconnus dans la tradition juive.
Matthieu 9.32-33 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, on amena à Jésus un démoniaque muet.Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,
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II
L'article met en avant plusieurs axes théologiques essentiels. Premièrement, Matthieu cherche délibérément à démontrer l'autorité de Jésus non seulement sur les maladies physiques, mais aussi sur les forces spirituelles mauvaises, les démons. En regroupant plusieurs miracles dans un ensemble cohérent, il construit une argumentation progressive sur la puissance et la légitimité messianique de Jésus. Deuxièmement, la question de la foi est soulevée de manière indirecte : bien que l'homme démoniaque muet soit dans l'incapacité d'exprimer lui-même une confession de foi ou une demande explicite, ceux qui l'ont conduit à Jésus témoignent par leur démarche d'une conviction profonde quant à sa capacité de guérir. La foi peut donc être intercessive et agir au bénéfice de celui qui est dans l'impossibilité de l'exprimer directement. Troisièmement, l'article souligne le contraste frappant entre la réaction de la foule et celle des pharisiens. Là où le peuple ordinaire s'émerveille et reconnaît la main de Dieu dans ces événements, les pharisiens refuseront de partager cet émerveillement, choisissant l'incrédulité et l'opposition.
III
Cette dichotomie est fondamentale dans la structure narrative de Matthieu et prépare le lecteur à comprendre le jugement théologique qui va s'opérer dans la péricope suivante (PER158 - Le jugement des pharisiens). Le commentaire souligne que refuser de croire face à de tels signes évidents devenait, selon Matthieu, une position intellectuellement et spirituellement indéfendable. Enfin, l'article suggère une dimension paradigmatique dans le récit matthéen : Matthieu ne se contente pas de rapporter des faits historiques, il présente également un modèle ou un guide pour comprendre comment la délivrance divine peut être obtenue. L'acte de conduire quelqu'un vers Jésus, même sans parole ni demande explicite de la part du malade, suffit à ouvrir la voie au miracle. Cette lecture invite le croyant contemporain à considérer l'intercession comme une forme valide et puissante d'expression de la foi. Les annexes mentionnées dans l'article (ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont Jésus se faisait entendre) permettent d'approfondir le contexte communicationnel et pédagogique du ministère de Jésus, offrant ainsi une lecture plus complète et contextualisée de cet épisode. La péricope 157 s'insère donc dans une vision globale du ministère messianique de Jésus, marqué par une autorité sans précédent sur toutes les formes de souffrance humaine, qu'elles soient physiques ou spirituelles.
La péricope 162 relate l'envoi des douze apôtres par Jésus en Galilée, quelques semaines avant Pâque (mars 32). Rapporté par Matthieu (10.1-15), Marc (6.6-13) et Luc (9.1-6), cet épisode montre les disciples envoyés deux par deux pour prêcher le royaume, guérir et chasser les démons. Chaque évangéliste apporte sa propre perspective sur les instructions de voyage et la nature de la mission.
Luc 9.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus rassembla les douze [apôtres] et leur donna puissance et autorité pour chasser tous les démons et guérir les maladies.Il les envoya proclamer le royaume de Dieu et guérir les malades.«Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâtons, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux chemises [chacun].Quelle que soit la maison où vous entrez, restez-y, et c'est de là que vous partirez.Si l'on ne vous accueille pas, sortez de cette ville et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux.»Ils partirent et allèrent de village en village; ils annonçaient la bonne nouvelle et faisaient partout des guérisons.
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La péricope 162 de la Synopse biblique traite de l'envoi des douze apôtres par Jésus, un événement majeur dans le déroulement de son ministère en Galilée. Situé quelques semaines avant la fête de Pâque du 12 avril 32, cet épisode se déroule au printemps, période propice aux déplacements en plein air. Jésus décide d'envoyer ses disciples deux par deux pour annoncer le royaume des cieux au plus grand nombre de personnes possible dans la région de Galilée. Cette mission constitue également une étape formatrice essentielle pour ces jeunes prédicateurs qui cherchent à mettre en pratique les enseignements de leur maître. Le récit est rapporté par trois évangélistes synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — chacun apportant une perspective légèrement différente sur l'événement. Jean n'en fait pas mention. La chronologie adoptée dans cette péricope suit principalement celle de Marc, jugée la plus réaliste par les auteurs de la Synopse. Matthieu (10.1-15) est le seul à consigner les noms des douze apôtres, offrant ainsi une liste précieuse pour l'identification des compagnons de Jésus. Il rapporte que les disciples reçoivent l'autorité de chasser les esprits impurs et de guérir toutes les maladies.
Matthieu 10.1-15 (Louis Segond S21) :
Puis Jésus appela ses douze disciples et leur donna le pouvoir de chasser les esprits impurs et de guérir toute maladie et toute infirmité.Voici les noms des douze apôtres: le premier, Simon, appelé Pierre, et André, son frère; Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère;Philippe et Barthélémy; Thomas et Matthieu, le collecteur d'impôts; Jacques, fils d'Alphée, et [Lebbée, surnommé] Thaddée;Simon le Cananite et Judas l'Iscariot, celui qui trahit Jésus.Ce sont les douze que Jésus envoya, après leur avoir donné les instructions suivantes: «N'allez pas vers les non-Juifs et n'entrez pas dans les villes des Samaritains.Allez plutôt vers les brebis perdues de la communauté d'Israël.En chemin, prêchez en disant: ‘Le royaume des cieux est proche.’Guérissez les malades, [ressuscitez les morts,] purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.Ne prenez ni or, ni argent, ni monnaie dans vos ceintures,ni sac pour le voyage, ni deux chemises, ni sandales, ni bâton, car l'ouvrier mérite sa nourriture.»Dans chaque ville ou village où vous arrivez, informez-vous pour savoir qui est digne de vous accueillir et restez chez lui jusqu'à votre départ.En entrant dans la maison, saluez ses habitantset, s'ils en sont dignes, que votre paix vienne sur eux; mais, s'ils n'en sont pas dignes, que votre paix revienne à vous.Lorsqu'on ne vous accueillera pas et qu'on n'écoutera pas vos paroles, sortez de cette maison ou de cette ville et secouez la poussière de vos pieds.Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, le pays de Sodome et de Gomorrhe sera traité moins sévèrement que cette ville-là.
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II
Jésus leur donne des instructions très détaillées : ils sont envoyés vers les brebis perdues d'Israël, avec des directives précises sur leur comportement, ce qu'ils doivent emporter et la manière de réagir lorsqu'ils ne sont pas accueillis. La mission est présentée comme un prolongement direct du ministère de Jésus, avec une forte emphase sur la dépendance à Dieu et l'hospitalité des communautés visitées. Marc (6.6-13) situe l'envoi dans un contexte où Jésus enseigne lui-même dans les villages voisins. Les disciples sont envoyés deux par deux avec pouvoir sur les esprits impurs. Les instructions sont plus concises et centrées sur la simplicité : ils ne doivent emporter qu'un bâton pour le voyage. Ils sont appelés à prêcher la repentance, chasser les démons et guérir les malades en utilisant l'huile. L'accent est mis sur la foi et la communauté, le fait d'être envoyés par paires soulignant l'importance du soutien mutuel dans la mission. Luc (9.1-6) met en avant la proclamation du royaume de Dieu et la guérison des malades comme objectifs centraux de la mission. Les apôtres reçoivent autorité et pouvoir sur tous les démons.
Marc 6.6-13 (Louis Segond S21) :
Et il s'étonnait de leur incrédulité.Alors il appela les douze et commença à les envoyer deux à deux, et il leur donna autorité sur les esprits impurs.Il leur recommanda de ne rien prendre pour le voyage, sauf un bâton, de n'avoir ni pain, ni sac, ni argent dans la ceinture,de chausser des sandales et de ne pas mettre deux chemises.Puis il leur dit: «Si quelque part vous entrez dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ.Et si, dans une ville, les gens ne vous accueillent pas et ne vous écoutent pas, retirez-vous de là et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. [Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, Sodome et Gomorrhe seront traitées moins sévèrement que cette ville-là.]»Ils partirent et prêchèrent en appelant chacun à changer d'attitude.Ils chassaient beaucoup de démons, appliquaient de l'huile à beaucoup de malades et les guérissaient.
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III
Les instructions de voyage sont encore plus radicales que chez Marc : ni bâton, ni sac, ni pain, ni argent ne doivent être emportés, exprimant une dépendance totale et absolue envers Dieu. Ils doivent demeurer dans la maison qui les accueille jusqu'à leur départ de la ville, et secouer la poussière de leurs pieds contre ceux qui refusent de les recevoir. La comparaison synoptique de ces trois passages révèle plusieurs points communs et différences significatifs. Sur la question du pouvoir et de l'autorité, les trois évangélistes s'accordent à dire que les apôtres reçoivent une délégation d'autorité sur les esprits impurs et pour guérir les maladies, soulignant la continuité entre l'œuvre de Jésus et celle de ses envoyés. Concernant les instructions pratiques pour le voyage, Matthieu est le plus exhaustif, Marc se concentre sur l'essentiel en autorisant un bâton, tandis que Luc prescrit un dépouillement total. Sur le focus thématique, Matthieu et Marc insistent davantage sur l'accueil et l'hospitalité, tandis que Luc accentue la proclamation du royaume et la guérison. Ces divergences entre les trois récits reflètent les intentions théologiques propres à chaque évangéliste et leurs publics respectifs. Elles enrichissent la compréhension globale de la mission apostolique telle que Jésus l'a conçue : une extension dynamique de son propre ministère, fondée sur la foi, la dépendance à Dieu, la proclamation du royaume et le service des malades. Des annexes complémentaires sont recommandées pour approfondir certains aspects spécifiques, notamment sur les paraboles, la pédagogie de Jésus, le choix des apôtres et la question du bâton et des sandales.
Après leur mission d'évangélisation en Galilée, les apôtres reviennent auprès de Jésus et lui rendent compte de leur activité. Marc souligne leur épuisement et le besoin de repos dans un lieu désert, tandis que Luc précise que le retrait s'effectue vers Bethsaïda. Cette péricope met en lumière la compassion de Jésus envers ses disciples, l'importance du repos dans le ministère et la pratique de la reddition de compte apostolique. L'événement se situe en Galilée en mars 32.
Luc 9.10 (Louis Segond S21) :
A leur retour, les apôtres racontèrent à Jésus tout ce qu'ils avaient fait. Il les prit avec lui et se retira à l'écart, du côté d'une ville appelée Bethsaïda.
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La péricope PER166 intitulée 'Le retour des apôtres' s'inscrit dans la section synoptique couvrant la période entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. Elle traite du moment où les apôtres, précédemment envoyés deux par deux en mission d'évangélisation en Galilée (PER162), reviennent auprès du Messie Jésus pour lui rendre compte de leur activité. L'événement est situé géographiquement en région de Galilée et daté de mars 32 de notre ère. La péricope s'appuie principalement sur deux textes parallèles : Marc 6.30-31 et Luc 9.10, Matthieu et Jean ne rapportant pas cet épisode spécifique. L'analyse comparative des deux récits évangéliques révèle plusieurs points communs et des nuances significatives. Dans les deux cas, les apôtres reviennent auprès de Jésus et lui rapportent tout ce qu'ils ont accompli durant leur mission — enseignements et guérisons. Jésus réagit en proposant un retrait à l'écart pour permettre le repos de ses disciples. Cependant, chaque évangéliste apporte sa propre perspective. Marc (6.30-31) offre un tableau particulièrement vivant de la situation.
Luc 9.10 (Louis Segond S21) :
A leur retour, les apôtres racontèrent à Jésus tout ce qu'ils avaient fait. Il les prit avec lui et se retira à l'écart, du côté d'une ville appelée Bethsaïda.
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II
Il décrit l'agitation ambiante : de nombreuses personnes allaient et venaient, si bien que les apôtres n'avaient même pas le loisir de manger. Face à cette réalité, Jésus leur invite à le rejoindre dans un lieu désert, sans préciser davantage la localisation géographique. L'accent est mis sur l'aspect humain du ministère : l'épuisement physique, la pression constante des foules, la nécessité impérieuse de reprendre des forces. Marc souligne ainsi que même ceux qui servent activement le Royaume de Dieu ont besoin de repos et de ressourcement. Luc (9.10), pour sa part, est plus concis dans sa narration mais apporte une précision géographique importante : le lieu de retraite choisi par Jésus se situe à proximité de la ville de Bethsaïda. Cette mention n'est pas anodine, car Bethsaïda est une ville chargée de signification dans les évangiles — elle est le lieu d'origine de plusieurs apôtres (Philippe, André, Pierre) et le théâtre de miracles importants accomplis par Jésus. Luc ne s'attarde pas sur le besoin de repos ni sur la pression des foules, mais insiste sur le geste de Jésus qui 'prend avec lui' ses disciples, soulignant la relation intime et le soin qu'il leur porte. Sur le plan théologique, plusieurs enseignements émergent de cette péricope. Premièrement, l'importance du repos dans le ministère chrétien : Jésus lui-même reconnaît que ses disciples ont besoin de se retirer et de se reposer après une période d'activité intense.
Marc 6.30-31 (Louis Segond S21) :
Les apôtres se rassemblèrent autour de Jésus et lui racontèrent tout ce qu'ils avaient fait et tout ce qu'ils avaient enseigné.Jésus leur dit: «Venez à l'écart dans un endroit désert et reposez-vous un peu.» En effet, il y avait beaucoup de monde qui allait et venait, et ils n'avaient même pas le temps de manger.
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III
Cela témoigne d'une vision équilibrée du service de Dieu, qui n'exclut pas la restauration physique et spirituelle. Deuxièmement, la compassion et le souci pastoral de Jésus envers ses disciples apparaissent clairement : il est attentif à leur état, il prend l'initiative de les mettre à l'écart pour leur permettre de récupérer. Troisièmement, la reddition de compte occupe une place centrale : les apôtres rapportent fidèlement tout ce qu'ils ont fait et enseigné, établissant ainsi un modèle de responsabilité dans le ministère. La chronologie adoptée dans cette synopse suit principalement Marc, dont le fil narratif est jugé le plus réaliste et le plus cohérent pour cette période du ministère de Jésus. La mission précédente des apôtres (PER162) et leur retour forment une séquence logique qui prépare les événements suivants, notamment la multiplication des pains qui surviendra dans le même secteur géographique de Bethsaïda. En somme, cette péricope, bien que brève, est riche d'enseignements sur la dynamique du groupe apostolique, la pédagogie de Jésus et les réalités concrètes du ministère évangélique. Elle illustre comment Jésus accompagne ses disciples non seulement dans l'envoi en mission, mais aussi dans le retour et le renouvellement nécessaire après l'effort. La comparaison entre Marc et Luc enrichit la compréhension de cet épisode en offrant des perspectives complémentaires sur les motivations du retrait et le cadre géographique choisi.
La péricope PER168 signale la troisième fête de Pâque du ministère du Messie Jésus, datée du lundi 12 avril 32, mentionnée uniquement par Jean (Jn 6,4). Situé en Galilée près de Bethsaïda, Jésus et ses disciples ne semblent pas monter à Jérusalem, compte tenu de l'intensité de leur activité. Cette mention sert de repère chronologique dans la synopse, annonçant les événements à venir jusqu'à la fête des Tabernacles en octobre 32.
Jean 6.4 (Louis Segond S21) :
Or la Pâque, la fête juive, était proche.
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La péricope PER168 s'inscrit dans la continuité de la série synoptique consacrée à la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère du Messie Jésus. Elle porte sur un événement chronologique précis : la mention de la troisième fête de Pâque dans le récit évangélique, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangile de Jean (Jean 6,4). Contexte narratif et situation géographique Dans les péricopes précédentes, les auteurs de la synopse avaient mis en lumière l'intensité de l'activité du Messie Jésus et de ses disciples. Cette activité était telle que le groupe n'avait même pas le temps de se restaurer convenablement. Face à cette pression constante, le Messie Jésus avait pris la décision d'imposer une pause afin de se retirer avec ses disciples dans un lieu calme, identifié comme une montagne dans la région de Bethsaïda, en Galilée. C'est donc dans ce cadre géographique, la région de Galilée, que se déroule le moment décrit dans cette péricope. Une mention temporelle unique dans l'évangile de Jean L'un des points techniques essentiels de cette péricope réside dans le fait que seul l'évangile de Jean fournit des informations temporelles permettant de situer précisément cet épisode dans le calendrier. Les évangiles de Matthieu, Marc et Luc ne mentionnent pas cette fête de Pâque à ce stade du récit.
Jean 7.14 (Louis Segond S21) :
C'était déjà le milieu de la fête lorsque Jésus monta au temple et se mit à enseigner.
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II
Jean est donc la source exclusive pour cette datation, ce qui est caractéristique de son évangile qui jalonne le ministère de Jésus en référence aux grandes fêtes juives. Datation précise de la troisième Pâque Grâce aux travaux de conversion des dates hébraïques en dates du calendrier julien, cette troisième fête de Pâque est datée avec précision du lundi 12 avril 32 de notre ère. Il s'agit d'un repère chronologique majeur dans la reconstitution de la chronologie du ministère de Jésus. Cette datation permet de situer l'ensemble des événements survenus entre la deuxième et la troisième Pâque, et d'anticiper ceux qui suivront jusqu'à la Pâque finale, au cours de laquelle Jésus sera crucifié. Absence probable de montée à Jérusalem Un point de commentaire important est soulevé dans cette péricope : compte tenu de l'intensité de l'activité pastorale du Messie Jésus et de ses disciples dans la région de Galilée, et de la nécessité d'une pause qui venait d'être décrétée, il paraît peu probable que le groupe ait effectué le voyage jusqu'à Jérusalem pour participer à cette fête de Pâque. Jean ne fait que signaler la proximité de la fête, sans indiquer que Jésus s'y rendit. La mention de la Pâque sert ici avant tout de repère temporel dans la narration johannique. Perspective sur les fêtes de pèlerinage à venir L'article invite également à considérer la suite du calendrier liturgique juif.
Jean 6.4 (Louis Segond S21) :
Or la Pâque, la fête juive, était proche.
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III
Après cette troisième Pâque, le prochain grand rendez-vous évoqué dans les évangiles sera la fête des Tabernacles (Souccot), mentionnée dans Jean 7,14. Cette fête est datée du 15 Tishri, correspondant au jeudi 7 octobre 32 selon les convertisseurs de dates. Cela laisse entrevoir une période d'activité ministérielle intense en Galilée et dans les régions environnantes entre avril et octobre de l'an 32, avant que Jésus ne monte à Jérusalem pour la fête des Tabernacles. Pertinence dans le cadre de la synopse Dans le cadre de la synopse, cette péricope remplit une fonction de charnière chronologique. Elle ne relate pas un événement narratif développé, mais marque une étape dans la reconstruction de la vie et du ministère du Messie Jésus selon une méthode harmonisée des quatre évangiles. Les annexes recommandées, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, offrent des éléments complémentaires pour comprendre le contexte pédagogique et communicationnel du ministère de Jésus à cette époque. Conclusion PER168 est une péricope à caractère essentiellement chronologique et géographique, qui s'appuie sur le seul témoignage de Jean pour dater la troisième Pâque du ministère de Jésus au 12 avril 32. Elle souligne l'importance de l'évangile de Jean comme source temporelle indispensable dans toute reconstitution synoptique, tout en préparant le lecteur aux événements majeurs qui suivront, notamment la multiplication des pains pour les 5000 personnes décrite dans la péricope suivante, PER169.
Luc 10.38-42 relate la visite du Messie Jésus à Béthanie, chez Marthe et Marie, vers fin novembre ou début décembre 32. Situé à 3 km de Jérusalem, ce village accueille Jésus dans un contexte de relative accalmie : les pharisiens ont changé de stratégie, préférant collecter des témoignages à charge plutôt qu'agir violemment. Luc est le seul évangéliste à mentionner cet épisode.
Luc 10.38-42 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme du nom de Marthe l'accueillit dans sa maison.Elle avait une sœur appelée Marie, qui s'assit aux pieds de Jésus et écoutait ce qu'il disait.Marthe était affairée aux nombreuses tâches du service. Elle survint et dit: «Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de venir m'aider.»Jésus lui répondit: «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses,mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, elle ne lui sera pas enlevée.»
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La péricope 223 de la Synopse traite de l'épisode du Messie Jésus à Béthanie, chez Marthe et Marie, tel que rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 10.38-42). Cet article s'inscrit dans la période chronologique située entre la troisième Pâque et le début de la dernière semaine du ministère de Jésus, plus précisément à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre de l'an 32. Béthanie est un village situé à environ 15 stades de Jérusalem, soit approximativement 3 kilomètres, ce qui correspond à une trentaine de minutes de marche selon les standards de l'époque. Cette information est corroborée par l'Évangile de Jean (Jean 11.18). C'est dans ce village que résident Marthe, Marie et leur frère Lazare, des personnages qui entretiennent manifestement une relation préexistante avec le Messie Jésus, comme l'indiquent plusieurs indices présents dans le texte de Luc. L'article souligne le contexte particulier dans lequel se déroule cette visite. Entre la fête des Tabernacles, célébrée le 7 octobre, et la fête de la Dédicace, prévue le 15 décembre, il n'existe pas de fête religieuse majeure. Cette période de deux mois laisse donc une relative liberté de déplacement dans la région.
Jean 11.18 (Louis Segond S21) :
Béthanie était près de Jérusalem, à moins de trois kilomètres,
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II
L'auteur de l'article envisage différentes hypothèses concernant l'itinéraire du Messie Jésus et la finalité de son déplacement : se rendait-il spécifiquement à Béthanie ou plutôt à Jérusalem, avec une halte dans ce village ? Un élément central de l'analyse concerne le contexte politique et religieux. Les autorités religieuses, en particulier les pharisiens, avaient modifié leur stratégie à l'égard de Jésus. Conscients qu'un assassinat arbitraire risquait de provoquer la colère de la foule qui lui était favorable, ils préféraient désormais recueillir des témoignages à charge afin de le faire comparaître officiellement devant le Sanhédrin, le tribunal juif suprême. Cette évolution de la menace permettait au Messie Jésus de se déplacer à nouveau avec moins de risques immédiats, bien qu'il demeurât pleinement conscient que ses paroles et ses actions faisaient l'objet d'une surveillance constante. Dans ce contexte de relative accalmie, l'arrêt à Béthanie chez Marthe, Marie et Lazare apparaît comme une option tout à fait plausible. L'article insiste sur le fait que le Messie Jésus connaissait vraisemblablement ces personnages bien avant cet épisode, s'appuyant sur des indices textuels présents dans le récit de Luc. Cette familiarité expliquerait la naturalité de l'accueil et la liberté avec laquelle se déroule l'interaction entre Jésus et les deux sœurs.
Luc 10.38-42 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était en chemin avec ses disciples, il entra dans un village, et une femme du nom de Marthe l'accueillit dans sa maison.Elle avait une sœur appelée Marie, qui s'assit aux pieds de Jésus et écoutait ce qu'il disait.Marthe était affairée aux nombreuses tâches du service. Elle survint et dit: «Seigneur, cela ne te fait-il rien que ma sœur me laisse seule pour servir? Dis-lui donc de venir m'aider.»Jésus lui répondit: «Marthe, Marthe, tu t'inquiètes et tu t'agites pour beaucoup de choses,mais une seule est nécessaire. Marie a choisi la bonne part, elle ne lui sera pas enlevée.»
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III
L'article mentionne également que Luc est le seul évangéliste à rapporter cet événement, ce qui lui confère une valeur documentaire particulière. Les autres évangiles synoptiques, Matthieu et Marc, ainsi que l'Évangile de Jean, ne font pas mention de cet épisode spécifique, même si Jean évoque à plusieurs reprises la famille de Béthanie dans d'autres contextes. Enfin, l'auteur rappelle que l'unité au sein des autorités religieuses n'était pas totale. Parmi les pharisiens et les membres du Sanhédrin, des divergences existaient quant à la nature et au rôle du Messie Jésus. Cette division interne constituait un facteur important dans la dynamique des tensions qui entouraient le ministère de Jésus à cette période de sa vie publique. Cet article s'inscrit dans une démarche synoptique rigoureuse, cherchant à contextualiser chaque péricope dans son environnement historique, géographique et théologique précis. Il constitue une étape dans la progression narrative du ministère de Jésus, entre la péricope 222 consacrée au Bon Samaritain et la péricope 224 portant sur l'instruction sur la prière.
La péricope PER224 présente l'instruction de Jésus sur la prière, donnée au mont des Oliviers en décembre 32. S'appuyant sur Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, elle examine le Notre Père dans deux contextes distincts. Luc situe l'épisode près de Jérusalem, après la visite à Béthanie et avant la guérison d'un possédé. Les disciples, dont certains avaient suivi Jean-Baptiste, demandent à Jésus de leur enseigner à prier.
Luc 11.37 (Louis Segond S21) :
Pendant que Jésus parlait, un pharisien l'invita à dîner chez lui. Il entra et se mit à table.
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La péricope PER224 traite de l'instruction que le Messie Jésus donne à ses disciples sur la manière de prier. Cet épisode s'inscrit dans une séquence chronologique précise du ministère de Jésus, située entre sa visite à Béthanie chez Marthe et Marie (PER223) et la guérison d'un homme possédé et muet à Jérusalem (PER226). L'événement se déroule au mont des Oliviers, face à Jérusalem, à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre de l'an 32. Les textes bibliques de référence pour cette péricope sont Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, deux passages qui présentent tous deux la célèbre prière du 'Notre Père'. Cependant, les spécialistes et exégètes s'accordent à dire que ces deux récits ne décrivent probablement pas le même événement historique. Chaque évangéliste a adapté la transmission de cet enseignement à son contexte propre et à son auditoire spécifique, ce qui confère à la prière du Notre Père une richesse particulière dans la tradition chrétienne. Il est en effet probable que Jésus ait enseigné cette prière à différentes reprises au cours de son ministère, et que Luc et Matthieu en rapportent deux occurrences distinctes. L'analyse du récit de Luc soulève plusieurs interrogations.
Luc 11.15 (Louis Segond S21) :
Cependant, quelques-uns dirent: «C'est par Béelzébul, le prince des démons, qu'il chasse les démons.»
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II
Luc 11.1 manque de précision quant au moment exact et au lieu de l'événement. Cette imprécision pourrait être volontaire de la part de l'évangéliste, qui aurait ainsi voulu suggérer que Jésus a abordé le thème de la prière à plusieurs reprises durant son ministère, et non lors d'un seul et unique enseignement. Ce verset mentionne également que certains des disciples présents avaient auparavant suivi Jean le Baptiste, ce qui éclaire leur demande d'un enseignement sur la prière, Jean ayant lui-même enseigné à prier à ses propres disciples. Concernant le cadre géographique, l'analyse contextuelle de Luc indique que le discours ne se tient pas en Galilée, contrairement à la version de Matthieu qui s'inscrit dans le Sermon sur la montagne. Les indices textuels de Luc 11.37 et Luc 11.15 permettent de situer l'action dans la région de Jérusalem. Le premier passage suggère indirectement que l'invitation d'un pharisien se déroule à Jérusalem, car les pharisiens locaux étaient tenus de posséder une résidence sur les hauteurs de la ville, à proximité du Temple. Le second passage mentionne une réaction négative d'une partie de la foule, ce qui laisse entendre que Jésus et ses disciples se trouvent alors dans un environnement urbain marqué par la présence des autorités religieuses, en l'occurrence Jérusalem. Le Temple de Jérusalem constituait un lieu habituel de rassemblement des foules, souvent influencées par les pharisiens qui cherchaient à recueillir des éléments pouvant être présentés devant le Sanhédrin pour accuser Jésus.
Luc 11.37 (Louis Segond S21) :
Pendant que Jésus parlait, un pharisien l'invita à dîner chez lui. Il entra et se mit à table.
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III
Ce contexte de tension religieuse et politique est important pour comprendre la portée de l'enseignement de Jésus sur la prière dans ce cadre précis. La chronologie proposée dans la péricope est la suivante : après avoir quitté Béthanie suite à sa rencontre avec Marthe et Marie, Jésus s'arrête au mont des Oliviers pour prier. C'est à cet endroit que ses disciples lui demandent de leur enseigner comment prier, ce qui donne lieu à la transmission du Notre Père dans la version lucanienne. Jésus se rend ensuite à Jérusalem, où il procède à la guérison d'un homme possédé et muet (PER226). Cet article fait partie d'une synopse évangélique structurée, et s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Il invite le lecteur à consulter des annexes complémentaires, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, afin d'approfondir la compréhension du passage dans son ensemble. La péricope suivante, PER225, traite de la parabole de l'ami importun, qui prolonge directement cet enseignement sur la prière.
La péricope 231 relate la guérison par Jésus d'une femme infirme depuis dix-huit ans, un jour de sabbat dans une synagogue de Jérusalem (Luc 13.10-17). Cet acte provoque l'indignation des autorités religieuses, que Jésus confond en pointant leurs contradictions. La foule, elle, admire et glorifie Dieu. L'épisode illustre la tension entre la tradition pharisienne et l'application authentique de la loi divine, tout en mettant en lumière la foi persévérante de cette femme.
Luc 6.6-11 (Louis Segond S21) :
Un autre jour de sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Là se trouvait un homme dont la main droite était paralysée.Les spécialistes de la loi et les pharisiens observaient Jésus pour voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat, afin d'avoir un motif pour l'accuser.Mais Jésus connaissait leurs pensées et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi et tiens-toi là au milieu.» Il se leva et se tint debout.Jésus leur dit: «Je vous demande s'il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer.»Alors il promena son regard sur eux tous et dit à l'homme: «Tends ta main.» Il le fit et sa main fut guérie, [elle fut saine comme l'autre].Ils furent remplis de fureur et se consultèrent pour savoir ce qu'ils feraient à Jésus.
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La péricope 231 de la Synopse traite de la guérison d'une femme par le Messie Jésus un jour de sabbat, épisode rapporté uniquement par l'évangéliste Luc (Luc 13.10-17). Cet événement se situe dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus, et prend place dans une synagogue de Jérusalem, vraisemblablement un samedi situé entre fin novembre et début décembre. L'article commence par souligner la particularité de l'approche littéraire de Luc dans ses chapitres 13 à 19 : l'évangéliste ne suit pas une chronologie strictement formelle, mais construit une argumentation thématique et structurée. Cette observation est fondamentale pour comprendre le contexte dans lequel s'insère ce récit de guérison. Un premier élément de contexte historique important est fourni : Jérusalem comptait, au temps de Jésus, environ 480 synagogues. Ce chiffre élevé explique pourquoi Luc emploie l'expression vague « une des synagogues » plutôt que de désigner un lieu précis. Les synagogues jouaient plusieurs rôles essentiels dans la vie communautaire juive : elles étaient des lieux de lecture de la Loi, de prière collective et d'enseignement religieux. Contrairement au Temple, voué aux sacrifices, les synagogues constituaient des centres éducatifs et spirituels accessibles à l'ensemble de la population. Certaines étaient même fondées par des groupes professionnels ou des communautés étrangères établies à Jérusalem.
Luc 14.1-6 (Louis Segond S21) :
Un jour de sabbat, Jésus était allé dans la maison de l'un des chefs des pharisiens pour prendre un repas, et les pharisiens l'observaient.Or un homme rempli d’œdème se trouvait devant lui.Jésus prit la parole et dit aux professeurs de la loi et aux pharisiens: «Est-il permis [ou non] de faire une guérison le jour du sabbat?»Ils gardèrent le silence. Alors Jésus toucha le malade, le guérit et le renvoya.Puis il leur dit: «Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt, même le jour du sabbat?»Et ils furent incapables de répondre à cela.
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II
L'article replace ensuite la guérison dans le cadre plus large des tensions croissantes entre Jésus et les autorités religieuses, notamment les pharisiens. Ces derniers cherchent désormais à rassembler des preuves pour étayer une éventuelle accusation formelle contre Jésus. C'est dans ce contexte que la liberté d'action de Jésus doit être comprise : il continue d'enseigner et d'agir publiquement malgré la surveillance hostile qui pèse sur lui. Le miracle lui-même est au cœur du récit : une femme, infirme depuis dix-huit ans, est guérie par Jésus dans la synagogue, un jour de sabbat. Cet acte provoque immédiatement l'indignation des autorités religieuses présentes, qui y voient une violation de la loi du sabbat. L'article souligne cependant qu'aucune disposition explicite de cette loi, telle qu'elle est formulée dans les textes fondateurs (Exode 20.8-10 ; Deutéronome 5.12-15), n'interdit d'accomplir une bonne action ce jour-là. Le sabbat est avant tout un jour consacré au souvenir de Dieu. La réaction des autorités religieuses révèle donc une préférence pour la tradition interprétative humaine au détriment de l'application directe du commandement divin, au risque de nuire à autrui. Jésus, fidèle à son habitude, répond aux accusations de manière directe et sans détour, en pointant les contradictions dans le raisonnement de ses opposants.
Exode 20.8-10 (Louis Segond S21) :
»Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint.Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui habite chez toi.
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III
Il leur rappelle notamment qu'ils n'hésitent pas eux-mêmes à mener leurs animaux à l'eau un jour de sabbat, et qu'il est donc d'autant plus légitime de délivrer cette femme, fille d'Abraham, de son infirmité. Un fait notable est souligné dans l'article : contrairement aux réactions habituelles de colère et de haine, les opposants de Jésus furent, cette fois, remplis de honte après avoir entendu ses paroles (Luc 13.17). Ce détail est présenté comme exceptionnel dans le cadre des confrontations entre Jésus et les autorités religieuses. L'article met également en valeur la foi persévérante de cette femme : malgré dix-huit années d'infirmité et la condition humiliante qui en découlait, elle continuait de se rendre à la synagogue. Ce comportement est présenté comme la condition qui rendit possible sa guérison et sa délivrance ce jour de sabbat, transformé pour elle en jour de salut. Enfin, la réaction de la foule contraste fortement avec celle des autorités : là où les chefs religieux s'indignent, le peuple admire et glorifie Dieu. Ce schéma récurrent dans les récits évangéliques illustre la fracture entre les élites religieuses et le peuple ordinaire face au ministère de Jésus. Cet épisode s'inscrit dans une série de guérisons accomplies le jour du sabbat, attestées dans plusieurs passages évangéliques (Luc 6.6-11 ; Jean 5.1-18 ; Jean 9.1-41 ; Luc 14.1-6 ; Marc 1.21-28 ; Marc 1.29-31), qui constituent autant de points de friction entre Jésus et les pharisiens, et révèlent la nature profonde de son identité messianique.
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