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CTD043
Dans quelle langue, Jésus, s’exprimait-il ?
L'article CTD043 répond à la prétendue contradiction entre Matthieu ('Eli, Eli...') et Marc ('Eloï, Eloï...') concernant le cri de Jésus sur la croix. L'analyse linguistique montre que Jésus parlait araméen (attesté par 'sabachthani' dans les deux textes) et que la différence entre 'Eli' (forme hébraïque) et 'Eloï' (forme araméenne) reflète simplement l'adaptation de chaque évangéliste à son lectorat. Il n'y a aucune contradiction.
Marc 7.34 (Louis Segond S21) :Puis il leva les yeux au ciel, soupira et dit: «Ephphatha» – c'est-à-dire «Ouvre-toi».Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Moyen Public : Intermediaire
CTD043Dans quelle langue, Jésus, s’exprimait-il ?
I L'article CTD043 traite d'une prétendue contradiction soulevée par le site islamland.com (contradiction n°74) concernant la langue dans laquelle Jésus s'exprimait au moment de son cri depuis la croix. La question porte précisément sur la différence entre la formulation rapportée par Matthieu ('Eli, Eli...') et celle rapportée par Marc ('Eloï, Eloï...'). L'article se propose d'analyser cette différence en profondeur pour déterminer s'il s'agit réellement d'une contradiction ou d'une simple variation rédactionnelle et linguistique. Dans un premier temps, l'article replace la question dans son contexte linguistique. À l'époque de Jésus, la Palestine était un véritable carrefour de langues. L'araméen était la langue vernaculaire du peuple juif, parlée au quotidien. L'hébreu demeurait la langue liturgique, utilisée dans les synagogues et au Temple. Le grec, quant à lui, servait aux échanges commerciaux et administratifs dans le cadre de l'Empire romain. L'article démontre, à partir de plusieurs passages évangéliques, que Jésus maîtrisait ces trois langues. Il utilisait l'araméen dans des expressions comme 'Talitha koum' (Marc 5.41), 'Ephphatha' (Marc 7.34) et 'Abba' (Marc 14.36).
Luc 4.16-21 (Louis Segond S21) :Jésus se rendit à Nazareth où il avait été élevé et, conformément à son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il le déroula et trouva l'endroit où il était écrit:L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé [pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,]pour proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur.Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.Alors il commença à leur dire: «Aujourd'hui cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, est accomplie.»Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II Il lisait et commentait les Écritures hébraïques dans la synagogue de Nazareth (Luc 4.16-21). Et il dialoguait en grec avec Pilate lors de son procès (Jean 18.33-38) ainsi qu'avec la femme syro-phénicienne (Marc 7.26-29). L'analyse linguistique constitue le cœur de la démonstration. La phrase prononcée par Jésus se compose de deux éléments distincts : l'invocation 'mon Dieu' et le verbe 'pourquoi m'as-tu abandonné'. Concernant ce verbe, l'article souligne que 'sabachthani' provient de la racine araméenne š-b-q signifiant 'abandonner'. Or, en hébreu biblique, le Psaume 22.2 utilise le verbe 'azav' (עָזַב), ce qui aurait donné 'lama azavtani'. La présence de 'sabachthani' dans les deux Évangiles, tant chez Matthieu que chez Marc, confirme de manière décisive que Jésus s'exprimait en araméen au moment de cette exclamation. La seule variation réelle entre les deux récits porte donc sur la transcription du mot 'mon Dieu'. 'Eli' (אֵלִי) est la forme hébraïque, telle qu'elle figure dans le texte du Psaume 22.2, tandis qu''Eloï' (אֱלָהִי) est la forme araméenne équivalente, reflétant la prononciation galiléenne. Cette distinction s'explique par les publics cibles respectifs des deux évangélistes. Matthieu, qui écrit principalement pour un public juif (Matthieu 1.1 ; 5.17-18), emploie la forme hébraïsante 'Eli', plus directement liée au texte scripturaire et plus familière à ses lecteurs.
Matthieu 5.17-18 (Louis Segond S21) :»Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.En effet, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre n'auront pas disparu, pas une seule lettre ni un seul trait de lettre ne disparaîtra de la loi avant que tout ne soit arrivé.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.III Marc, qui s'adresse à un public romain (Marc 15.39), transcrit fidèlement la prononciation araméenne entendue : 'Eloï'. Il s'agit donc d'une adaptation au lectorat, et non d'une contradiction sur les faits historiques. Sur le plan théologique, l'article rappelle que ce cri de Jésus est une citation du Psaume 22.2, un psaume messianique qui décrit avec une précision frappante la souffrance du Serviteur souffrant. En reprenant ce psaume, Jésus s'inscrit dans l'accomplissement des prophéties scripturaires. Ce cri n'exprime pas un désespoir absolu, mais une lamentation confiante adressée à Dieu, dans la tradition des Psaumes de supplication. La portée théologique de ce passage est donc immense : elle affirme à la fois la pleine humanité de Jésus, qui souffre réellement, et sa fidélité à l'Écriture jusqu'aux derniers instants de sa vie. En conclusion, l'article démontre que la différence entre 'Eli' (Matthieu) et 'Eloï' (Marc) ne constitue en aucun cas une contradiction. Elle reflète les choix rédactionnels propres à chaque évangéliste en fonction de son public, la réalité du multilinguisme de Jésus et du contexte palestinien de l'époque. Loin d'affaiblir la fiabilité des Évangiles, cette variation témoigne de l'authenticité et de la richesse de la transmission des paroles de Jésus, chaque auteur ayant choisi de transmettre le même événement avec une sensibilité adaptée à ses destinataires.
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INF005
Jésus et les idiomes de son époque
Cet article analyse les principales langues utilisées par Jésus et ses contemporains en Palestine : l'araméen, langue quotidienne du peuple, l'hébreu, langue liturgique des synagogues, et le grec koinè, langue de l'administration romaine et des échanges culturels. Des exemples néotestamentaires illustrent chaque usage linguistique, révélant la richesse du contexte multiculturel du premier siècle.
Marc 15.34 (Louis Segond S21) :Et à trois heures de l'après-midi, Jésus s'écria d'une voix forte: «Eloï, Eloï, lama sabachthani?» – ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Moyen Public : Intermediaire
INF005Jésus et les idiomes de son époque
I L'article intitulé 'Jésus et les idiomes de son époque' explore le contexte linguistique dans lequel le Messie Jésus a exercé son ministère en Palestine et dans les régions environnantes. Cette note historique met en lumière la diversité des langues qui coexistaient à cette époque, révélant une société multiculturelle et multilingue aux carrefours des influences juives, hellénistiques et romaines. La première langue abordée est l'araméen, qui constituait la langue vernaculaire et quotidienne des Juifs de Palestine. C'est dans cette langue que Jésus s'exprimait le plus couramment avec le peuple, ses disciples et les personnes qu'il rencontrait dans sa vie de tous les jours. L'article s'appuie sur des exemples concrets tirés du Nouveau Testament pour illustrer cet usage : la résurrection de la fille de Jaïrus avec l'expression 'Talitha koum' (Marc 5:41) et le cri de détresse sur la croix 'Eloi, Eloi, lema sabachthani?' (Marc 15:34). Ces occurrences araméennes, conservées telles quelles dans les textes grecs du Nouveau Testament, témoignent de l'authenticité historique et de l'importance de cette langue dans la transmission des paroles de Jésus. La deuxième langue traitée est l'hébreu, décrit comme la langue sacrée et liturgique du judaïsme.
Luc 4.16-21 (Louis Segond S21) :Jésus se rendit à Nazareth où il avait été élevé et, conformément à son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat. Il se leva pour faire la lecture,et on lui remit le livre du prophète Esaïe. Il le déroula et trouva l'endroit où il était écrit:L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a consacré par onction pour annoncer la bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé [pour guérir ceux qui ont le cœur brisé,]pour proclamer aux prisonniers la délivrance et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés, pour proclamer une année de grâce du Seigneur.Ensuite, il roula le livre, le remit au serviteur et s'assit. Tous ceux qui se trouvaient dans la synagogue avaient les regards fixés sur lui.Alors il commença à leur dire: «Aujourd'hui cette parole de l'Ecriture, que vous venez d'entendre, est accomplie.»Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II Contrairement à l'araméen, l'hébreu n'était plus une langue parlée au quotidien par la population générale, mais il demeurait essentiel pour la lecture et l'interprétation des Écritures dans les synagogues. En tant que Juif pieux et enseignant respecté, Jésus maîtrisait nécessairement l'hébreu. L'article cite l'épisode de Luc 4:16-21, où Jésus lit un passage du livre d'Isaïe dans la synagogue de Nazareth, une lecture qui se faisait traditionnellement en hébreu. Cet exemple souligne le rôle de Jésus en tant que rabbi ancré dans la tradition scripturaire juive. La troisième langue présentée est le grec koinè, la langue commune du monde hellénistique et de l'administration romaine. Ce grec populaire et standardisé servait de lingua franca dans tout le bassin méditerranéen, facilitant les échanges commerciaux, politiques et culturels. L'article note que si cette langue était adoptée par de nombreux Juifs de la diaspora et par les classes dirigeantes, elle était largement rejetée par la population juive ordinaire de Palestine, qui la percevait comme une marque de l'influence étrangère et de l'hellénisation.
Marc 15.34 (Louis Segond S21) :Et à trois heures de l'après-midi, Jésus s'écria d'une voix forte: «Eloï, Eloï, lama sabachthani?» – ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.III Cependant, Jésus et ses disciples auraient pu y recourir lors de leurs interactions avec des non-Juifs, notamment dans les régions de la Décapole ou lors de rencontres avec des fonctionnaires romains ou des étrangers. L'article établit ainsi une distinction sociale et culturelle nette entre les usages linguistiques : l'araméen appartient au peuple ordinaire, l'hébreu à la sphère religieuse et érudite, et le grec aux sphères du pouvoir politique et à la classe dirigeante juive romancée. Cette tripartition linguistique reflète les tensions sociales, culturelles et religieuses de la Palestine du premier siècle, tiraillée entre son identité juive traditionnelle et les influences extérieures hellénistiques et romaines. Cette analyse linguistique présente un intérêt majeur pour la compréhension du ministère de Jésus. Elle montre que Jésus n'était pas seulement un prédicateur local, mais un personnage capable de naviguer dans différents contextes culturels et sociaux grâce à une maîtrise probable de plusieurs langues. Cette polyvalence linguistique lui permettait de rejoindre des audiences variées, des pêcheurs du lac de Tibériade aux scribes des synagogues, en passant par des interlocuteurs d'origines diverses. La diversité linguistique de l'époque contribue également à expliquer certaines nuances dans les récits évangéliques et la transmission des enseignements de Jésus, d'abord prononcés en araméen ou en hébreu, puis transcrits et diffusés en grec koinè à travers tout l'Empire romain.
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PER353
Le partage des vêtements et les moqueries
La péricope PER353 analyse le partage des vêtements de Jésus et les moqueries lors de sa crucifixion au Golgotha. Les quatre évangiles convergent sur cet épisode : les soldats tirent au sort la tunique sans couture, accomplissant le Psaume 22.19. Luc rapporte la prière de pardon de Jésus pour ses bourreaux, Marc son cri d'abandon, et Matthieu les railleries des passants et chefs religieux. Cet article synoptique dégage la richesse théologique de chaque récit évangélique.
Psaumes 22.19 (Louis Segond S21) :*ils se partagent mes vêtements,ils tirent au sort mon habit.1Note22.19 Ils se partagent… habit: cité en Matthieu 27.35; Jean 19.24 comme réalisé par les soldats qui assistaient à la crucifixion de Jésus.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Moyen Public : Intermediaire
PER353Le partage des vêtements et les moqueries
I La péricope PER353 traite d'un épisode central de la Passion de Jésus : le partage de ses vêtements par les soldats romains et les moqueries qui accompagnent sa crucifixion sur le mont Golgotha. Cet article s'inscrit dans une synopse comparative des quatre évangiles, permettant d'observer les convergences et les nuances propres à chaque évangéliste sur cet événement survenu le vendredi matin, vers 9 heures, selon la chronologie établie à partir du texte de Marc. Les quatre évangiles — Matthieu (27.35-44), Marc (15.24), Luc (23.34) et Jean (19.23-24) — rapportent unanimement le geste des soldats romains qui se partagent les vêtements de Jésus au pied de la croix. Ce comportement, courant dans la pratique militaire romaine où les effets du condamné revenaient aux exécuteurs, prend ici une dimension théologique considérable. Jean apporte un détail précis et significatif : la tunique de Jésus, tissée d'une seule pièce sans couture, n'est pas déchirée mais attribuée par tirage au sort, accomplissant ainsi explicitement la prophétie du Psaume 22.19. Matthieu souligne également cet accomplissement scripturaire, montrant que même dans des gestes apparemment anodins, les Écritures trouvent leur réalisation. L'article aborde également la question de la nudité des crucifiés. Contrairement aux représentations iconographiques traditionnelles qui couvrent Jésus d'un linge, les pratiques romaines indiquent que les condamnés à la crucifixion étaient généralement mis à nu, ce qui constituait une dimension supplémentaire de l'humiliation publique.
Matthieu 27.35-44 (Louis Segond S21) :Ils le crucifièrent, puis ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort [afin que s'accomplisse ce que le prophète avait annoncé: Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort mon habit].Puis ils s'assirent et le gardèrent.Pour indiquer le motif de sa condamnation, on écrivit au-dessus de sa tête: «Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs.»Avec lui furent crucifiés deux brigands, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche.Les passants l'insultaient et secouaient la têteen disant: «Toi qui détruis le temple et qui le reconstruis en trois jours, sauve-toi toi-même! Si tu es le Fils de Dieu, descends de la croix!»Les chefs des prêtres, avec les spécialistes de la loi et les anciens, se moquaient aussi de lui et disaient:«Il en a sauvé d'autres et il ne peut pas se sauver lui-même! S'il est roi d'Israël, qu'il descende maintenant de la croix et nous croirons en lui.Il s'est confié en Dieu; que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime! En effet, il a dit: ‘Je suis le Fils de Dieu.’»Les brigands crucifiés avec lui l'insultaient eux aussi de la même manière.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II La crucifixion visait autant à briser la dignité du condamné qu'à le faire périr physiquement, et cette réalité historique éclaire la portée de l'acte rédempteur accompli par Jésus dans un contexte d'abaissement total. Jean situe géographiquement la scène avec précision : Jésus est conduit jusqu'au Golgotha, dont le nom signifie « lieu du crâne », où il est crucifié entre deux autres hommes, en position centrale. Cette position médiane est interprétée comme soulignant à la fois son identification avec les pécheurs et sa place unique dans l'histoire du salut. Luc rapporte une parole de Jésus particulièrement remarquable dans ce contexte de violence et d'injustice : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font » (Luc 23.34). Alors qu'il subit le traitement le plus dégradant, Jésus intercède pour ses bourreaux. Cette parole révèle la profondeur de son amour et transforme la croix en lieu de pardon, donnant un sens spirituel à l'ensemble de la scène. Marc, pour sa part, met en lumière le cri de détresse de Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Marc 15.34), repris du Psaume 22.2. L'article précise que cette parole n'exprime pas une rupture définitive avec Dieu, mais manifeste la profondeur de l'abandon ressenti par celui qui porte le péché du monde.
Jean 19.23-24 (Louis Segond S21) :Après avoir crucifié Jésus, les soldats prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'une seule pièce depuis le haut jusqu'en bas. Ils se dirent entre eux:«Ne la déchirons pas, mais tirons au sort pour savoir à qui elle sera.» C'est ainsi que s'accomplit cette parole de l'Ecriture: Ils se sont partagé mes vêtements et ils ont tiré au sort mon habit. Voilà ce que firent les soldats.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.III Ce cri est à comprendre dans la continuité du Psaume 22, qui s'achève sur une confiance restaurée en Dieu. Les moqueries constituent un autre élément central de cette péricope. Matthieu (27.39-44) décrit les passants, les chefs religieux et même les hommes crucifiés avec Jésus qui le défient de se sauver lui-même s'il est vraiment le Fils de Dieu. Ces railleries reflètent une incompréhension totale du sens de la mission de Jésus : c'est précisément parce qu'il ne descend pas de la croix qu'il accomplit son œuvre de salut. L'ironie dramatique est saisissante — ceux qui se moquent formulent, sans le savoir, la vérité même de la situation. En contraste avec cette atmosphère d'hostilité et d'indifférence, Jean mentionne la présence fidèle de quelques femmes et du disciple bien-aimé au pied de la croix (Jean 19.25), introduisant une note de fidélité et d'amour au cœur de la scène de rejet. Du point de vue synoptique, l'article illustre comment chaque évangéliste apporte sa propre perspective sur cet épisode, enrichissant la compréhension globale de la Passion. La démarche comparative permet de dégager à la fois l'unité du témoignage apostolique et la richesse des éclairages théologiques propres à chaque auteur inspiré.