L'article analyse la présence et le rôle des femmes lors de la crucifixion de Jésus. Ces femmes, notamment Marie de Magdala, font preuve d'une fidélité remarquable face aux menaces. L'étude, basée sur les évangiles, vise à reconnaître leur importance dans les récits bibliques et leur témoignage en tant qu'élément central du christianisme.
Jean 11.53 (Louis Segond S21) :
Dès ce jour, ils tinrent conseil pour le faire mourir.
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L'article "ANN091 - Les femmes au pied de la croix" explore le rôle des femmes présentes durant les moments cruciaux de la crucifixion de Jésus. Lors de ces événements dramatiques marqués par la peur et l'incertitude, ces femmes font preuve d'une fidélité remarquable, contrastant fortement avec la dispersion des disciples masculins. Ce contraste met en lumière la bravoure et l’engagement de ces femmes même sous la menace de la persécution.
Jean 19.25 (Louis Segond S21) :
Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Clopas et Marie de Magdala.
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II
En outre, l'étude préconise d'identifier et de comprendre le rôle de ces femmes aux côtés de Jésus, se concentrant principalement sur celles mentionnées dans les évangiles, notamment Marie de Magdala, une figure centrale qui est délivrée par Jésus de sept démons et devient une disciple importante. L'article compile et compare les mentions évangéliques relatives à ces femmes, fournissant une analyse enrichissante de leur rôle spirituel et social. L'analyse révèle un groupe de femmes dévouées, parmi lesquelles se distingue également Marie, mère de Jésus.
Luc 24.21 (Louis Segond S21) :
Nous espérions que ce serait lui qui délivrerait Israël, mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour que ces événements se sont produits.
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III
L'étude souligne l'importance de leur témoignage, inscrivant leur présence comme un élément crucial de la narration évangélique. Les références bibliques jouent un rôle clé dans l’article, citant des évangiles comme Jean et Marc pour enraciner solidement les affirmations de l'auteur au sein du contexte scripturaire. Enfin, l'article ne se contente pas de raconter ces faits mais s'efforce également de montrer comment ces femmes ont su porter leur foi et leur loyauté de manière inébranlable, offrant ainsi un exemple pérenne aux fidèles contemporains.
Cet article explore la complémentarité entre les récits de Marc et de Luc concernant les brigands crucifiés avec Jésus. Marc décrit le début des moqueries, tandis que Luc révèle la repentance d'un brigand, soulignant son évolution spirituelle.
Luc 23.32-33 (Louis Segond S21) :
On conduisait aussi deux malfaiteurs qui devaient être mis à mort avec lui.Lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé «le Crâne», ils le crucifièrent là ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche.
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Cet article aborde une apparente contradiction entre les Évangiles de Marc et de Luc au sujet des criminels crucifiés avec Jésus. Selon Marc, les deux brigands insultent Jésus, tandis que Luc mentionne qu'un seul se moque, l'autre défendant Jésus. L'analyse démontre que ces récits ne sont pas contradictoires mais complémentaires.
Luc 23.40-43 (Louis Segond S21) :
Mais l'autre le reprenait et disait: «N'as-tu aucune crainte de Dieu, toi qui subis la même condamnation?Pour nous, ce n'est que justice, puisque nous recevons ce qu'ont mérité nos actes, mais celui-ci n'a rien fait de mal.»Et il dit à Jésus: «[Seigneur,] souviens-toi de moi quand tu viendras régner.»Jésus lui répondit: «Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.»
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II
Marc décrit la scène initiale où les deux brigands se joignent aux moqueries. Luc, en revanche, ajoute un détail : une transformation intérieure chez l'un des brigands, qui passe de l'insulte à la reconnaissance et à la repentance en voyant Jésus comme un roi innocent. Cette évolution spirituelle est cohérente avec le contexte et explicite une conversion de dernière heure.
Marc 15.32 (Louis Segond S21) :
Que le Messie, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions!» Ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient aussi.
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III
Luc, connu pour sa précision, rapporte cette conversion pour souligner l'aspect spirituel de l'événement. Les deux Évangiles s'harmonisent donc, mettant en lumière une facette significative de l'innocence reconnue et de la grâce de Jésus, même dans la souffrance.
Cet article examine la prétendue contradiction entre Luc et Jean sur les dernières paroles de Jésus. Luc mentionne "Père, je remets mon esprit", tandis que Jean rapporte "Tout est accompli". L'analyse révèle que ces déclarations sont complémentaires, illustrant deux dimensions de la mort de Jésus : l'accomplissement du salut et la remise de l'esprit au Père. Les différences soulignent les perspectives théologiques uniques de chaque évangéliste.
Jean 4.34 (Louis Segond S21) :
Jésus leur dit: «Ma nourriture est de faire la volonté de celui qui m'a envoyé et d'accomplir son œuvre.
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Quelles furent les dernières paroles de Jésus avant sa mort ?
I
Cet article aborde une question intrigante concernant les dernières paroles de Jésus avant sa mort, en explorant les apparentes contradictions entre les récits des Évangiles de Luc et de Jean. Ces deux évangélistes rapportent différentes paroles de Jésus sur la croix : Luc, citant "Père, je remets mon esprit entre tes mains", et Jean déclarant "Tout est accompli". Plutôt que d'être contradictoires, ces déclarations sont analysées comme complémentaires, offrant une compréhension plus profonde du moment.
Jean 17.4 (Louis Segond S21) :
J'ai révélé ta gloire sur la terre, j'ai terminé ce que tu m'avais donné à faire.
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II
L'article met en lumière les différentes perspectives théologiques des auteurs bibliques, où Jean accentue l'achèvement du salut par Jésus et Luc souligne le geste personnel de confiance envers le Père. Une critique de la lecture stricte et littérale de ces passages montre qu'elles sont harmonieuses dans le cadre d'une séquence de paroles attribuées à Jésus avant sa mort, intégrant certaines d'autres passages, permettant une lecture riche et nuancée de la Passion.
La péricope PER353 analyse le partage des vêtements de Jésus et les moqueries lors de sa crucifixion au Golgotha. Les quatre évangiles convergent sur cet épisode : les soldats tirent au sort la tunique sans couture, accomplissant le Psaume 22.19. Luc rapporte la prière de pardon de Jésus pour ses bourreaux, Marc son cri d'abandon, et Matthieu les railleries des passants et chefs religieux. Cet article synoptique dégage la richesse théologique de chaque récit évangélique.
Marc 15.20-41 (Louis Segond S21) :
Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui enlevèrent l'habit pourpre, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.Ils forcèrent un passant qui revenait des champs à porter la croix de Jésus. C'était Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus.Ils conduisirent Jésus à l'endroit appelé Golgotha, ce qui signifie «lieu du crâne».Ils lui donnèrent [à boire] du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas.Ils le crucifièrent, puis ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait.C'était neuf heures du matin quand ils le crucifièrent.L'inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots: «Le roi des Juifs».Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche.[Ainsi fut accompli ce que dit l'Ecriture: Il a été compté parmi les criminels.]Les passants l'insultaient et secouaient la tête en disant: «Hé! toi qui détruis le temple et qui le reconstruis en trois jours,sauve-toi toi-même, descends de la croix!»Les chefs des prêtres, avec les spécialistes de la loi, se moquaient aussi entre eux et disaient: «Il en a sauvé d'autres et il ne peut pas se sauver lui-même!Que le Messie, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions!» Ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient aussi.A midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu'à trois heures de l'après-midi.Et à trois heures de l'après-midi, Jésus s'écria d'une voix forte: «Eloï, Eloï, lama sabachthani?» – ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?Quelques-uns de ceux qui étaient là, après l'avoir entendu, disaient: «Voici qu'il appelle Elie.»Et l'un d'eux courut remplir une éponge de vinaigre; il la fixa à un roseau et lui donna à boire en disant: «Laissez donc, voyons si Elie viendra le descendre de là.»Cependant, Jésus poussa un grand cri et expira.Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas.Quand l'officier romain qui se tenait en face de Jésus [entendit son cri et] le vit expirer de cette manière, il dit: «Cet homme était vraiment le Fils de Dieu.»Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, ainsi que Salomé,qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et beaucoup d'autres femmes qui étaient aussi montées avec lui à Jérusalem.
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La péricope PER353 traite d'un épisode central de la Passion de Jésus : le partage de ses vêtements par les soldats romains et les moqueries qui accompagnent sa crucifixion sur le mont Golgotha. Cet article s'inscrit dans une synopse comparative des quatre évangiles, permettant d'observer les convergences et les nuances propres à chaque évangéliste sur cet événement survenu le vendredi matin, vers 9 heures, selon la chronologie établie à partir du texte de Marc. Les quatre évangiles — Matthieu (27.35-44), Marc (15.24), Luc (23.34) et Jean (19.23-24) — rapportent unanimement le geste des soldats romains qui se partagent les vêtements de Jésus au pied de la croix. Ce comportement, courant dans la pratique militaire romaine où les effets du condamné revenaient aux exécuteurs, prend ici une dimension théologique considérable. Jean apporte un détail précis et significatif : la tunique de Jésus, tissée d'une seule pièce sans couture, n'est pas déchirée mais attribuée par tirage au sort, accomplissant ainsi explicitement la prophétie du Psaume 22.19. Matthieu souligne également cet accomplissement scripturaire, montrant que même dans des gestes apparemment anodins, les Écritures trouvent leur réalisation. L'article aborde également la question de la nudité des crucifiés. Contrairement aux représentations iconographiques traditionnelles qui couvrent Jésus d'un linge, les pratiques romaines indiquent que les condamnés à la crucifixion étaient généralement mis à nu, ce qui constituait une dimension supplémentaire de l'humiliation publique.
Marc 15.24 (Louis Segond S21) :
Ils le crucifièrent, puis ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait.
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II
La crucifixion visait autant à briser la dignité du condamné qu'à le faire périr physiquement, et cette réalité historique éclaire la portée de l'acte rédempteur accompli par Jésus dans un contexte d'abaissement total. Jean situe géographiquement la scène avec précision : Jésus est conduit jusqu'au Golgotha, dont le nom signifie « lieu du crâne », où il est crucifié entre deux autres hommes, en position centrale. Cette position médiane est interprétée comme soulignant à la fois son identification avec les pécheurs et sa place unique dans l'histoire du salut. Luc rapporte une parole de Jésus particulièrement remarquable dans ce contexte de violence et d'injustice : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font » (Luc 23.34). Alors qu'il subit le traitement le plus dégradant, Jésus intercède pour ses bourreaux. Cette parole révèle la profondeur de son amour et transforme la croix en lieu de pardon, donnant un sens spirituel à l'ensemble de la scène. Marc, pour sa part, met en lumière le cri de détresse de Jésus : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné ? » (Marc 15.34), repris du Psaume 22.2. L'article précise que cette parole n'exprime pas une rupture définitive avec Dieu, mais manifeste la profondeur de l'abandon ressenti par celui qui porte le péché du monde.
Jean 19.17 (Louis Segond S21) :
Jésus, portant sa croix, sortit de la ville pour aller vers l'endroit appelé «le Crâne», qui se dit en hébreu Golgotha.
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III
Ce cri est à comprendre dans la continuité du Psaume 22, qui s'achève sur une confiance restaurée en Dieu. Les moqueries constituent un autre élément central de cette péricope. Matthieu (27.39-44) décrit les passants, les chefs religieux et même les hommes crucifiés avec Jésus qui le défient de se sauver lui-même s'il est vraiment le Fils de Dieu. Ces railleries reflètent une incompréhension totale du sens de la mission de Jésus : c'est précisément parce qu'il ne descend pas de la croix qu'il accomplit son œuvre de salut. L'ironie dramatique est saisissante — ceux qui se moquent formulent, sans le savoir, la vérité même de la situation. En contraste avec cette atmosphère d'hostilité et d'indifférence, Jean mentionne la présence fidèle de quelques femmes et du disciple bien-aimé au pied de la croix (Jean 19.25), introduisant une note de fidélité et d'amour au cœur de la scène de rejet. Du point de vue synoptique, l'article illustre comment chaque évangéliste apporte sa propre perspective sur cet épisode, enrichissant la compréhension globale de la Passion. La démarche comparative permet de dégager à la fois l'unité du témoignage apostolique et la richesse des éclairages théologiques propres à chaque auteur inspiré.
La péricope PER357 analyse la mort de Jésus sur la croix au Golgotha, le vendredi 1er avril 33 vers 15h, à partir des quatre récits évangéliques. Matthieu et Marc sont très proches ; Luc rapporte les dernières paroles de Jésus et la réaction du centurion ; Jean, témoin direct, précise les événements post-mortem et leur accomplissement prophétique. L'article intègre une chronologie précise des trois jours et trois nuits selon le calendrier juif.
Luc 23.44-48 (Louis Segond S21) :
C'était déjà presque midi, et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à trois heures de l'après-midi.Le soleil s'obscurcit et le voile du temple se déchira par le milieu.Jésus s'écria d'une voix forte: «Père, je remets mon esprit entre tes mains.» Après avoir dit ces paroles, il expira.Voyant ce qui était arrivé, l'officier romain rendit gloire à Dieu en disant: «Certainement, cet homme était juste.»Après avoir vu ce qui était arrivé, tous ceux qui en foule assistaient à ce spectacle repartirent en se frappant la poitrine.
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La péricope PER357 traite de la mort du Messie Jésus telle qu'elle est rapportée par les quatre évangélistes dans une approche synoptique. L'événement se situe au mont Golgotha, le vendredi 1er avril 33, vers 15 heures. L'article s'inscrit dans une étude chronologique précise de la Passion, en s'appuyant sur les récits parallèles de Matthieu, Marc, Luc et Jean pour en reconstituer le déroulement fidèle. Les récits de Matthieu et de Marc sont présentés comme très proches l'un de l'autre. Ils rapportent que Jésus, après avoir refusé le breuvage mêlé de myrrhe destiné à atténuer la douleur, accepte finalement de boire le vinaigre qui lui est proposé peu avant sa mort. Ce détail est confirmé par Jean, témoin oculaire direct de la scène. Les deux premiers évangélistes décrivent également les ténèbres qui s'étendent sur la région de Jérusalem de midi à 15 heures, détail corroboré par Luc. Luc, pour sa part, apporte des éléments particuliers qui lui sont propres.
Marc 15.33-37 (Louis Segond S21) :
A midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu'à trois heures de l'après-midi.Et à trois heures de l'après-midi, Jésus s'écria d'une voix forte: «Eloï, Eloï, lama sabachthani?» – ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?Quelques-uns de ceux qui étaient là, après l'avoir entendu, disaient: «Voici qu'il appelle Elie.»Et l'un d'eux courut remplir une éponge de vinaigre; il la fixa à un roseau et lui donna à boire en disant: «Laissez donc, voyons si Elie viendra le descendre de là.»Cependant, Jésus poussa un grand cri et expira.
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II
Il rapporte une parole de Jésus au moment de sa mort : 'Père, je remets mon esprit entre tes mains', qui témoigne d'un abandon confiant au Père au seuil du trépas. Il met également en valeur la réaction du centurion romain qui, profondément bouleversé par ce qu'il a vu, rend témoignage à l'innocence de Jésus en déclarant : 'Certainement, cet homme était juste.' Luc ajoute enfin la réaction de la foule qui quitte les lieux en se frappant la poitrine, geste exprimant le deuil, la crainte ou la repentance. Jean, témoin direct et évangéliste complémentaire aux synoptiques, fournit des informations cruciales sur ce qui suit immédiatement la mort de Jésus. Les autorités religieuses juives souhaitent que les corps ne restent pas exposés sur les croix après le coucher du soleil, car le sabbat qui suit cette Pâque est un 'grand jour', d'une solennité exceptionnelle. Elles demandent donc à Pilate que les condamnés soient achevés rapidement. Les soldats romains brisent les jambes des deux brigands crucifiés aux côtés de Jésus, pratique qui empêche le condamné de prendre appui pour respirer et provoque rapidement l'asphyxie. Mais en arrivant auprès de Jésus, ils constatent qu'il est déjà mort. Un soldat lui perce néanmoins le côté d'un coup de lance, d'où sortent du sang et de l'eau.
Matthieu 27.45-50 (Louis Segond S21) :
De midi jusqu'à trois heures de l'après-midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays.Vers trois heures de l'après-midi, Jésus s'écria d'une voix forte: «Eli, Eli, lama sabachthani?» – c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?Quelques-uns de ceux qui étaient là, après l'avoir entendu, disaient: «Il appelle Elie.»Aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre; il la fixa à un roseau et lui donna à boire.Mais les autres disaient: «Laisse donc, voyons si Elie viendra le sauver.»Jésus poussa de nouveau un grand cri et rendit l'esprit.
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III
Jean insiste sur l'importance théologique de ces détails, y voyant l'accomplissement de plusieurs prophéties scripturaires : l'absence de fracture osseuse évoque les prescriptions relatives à l'agneau pascal, et le coup de lance rappelle la prophétie de Zacharie sur celui que l'on a transpercé. Ces correspondances entre les faits historiques et les textes prophétiques de l'Ancien Testament sont au cœur de la démonstration johannique. L'article précise également la chronologie des trois jours et trois nuits, conformément au calendrier juif : la nuit qui commence avec la mort de Jésus le vendredi en fin d'après-midi constitue le point de départ de ce compte. Des renvois sont faits vers plusieurs annexes complémentaires : ANN026 sur l'heure de la crucifixion, ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Le commentaire souligne que les disciples, protégés par la nuit, se sont approchés de la croix et ont pu entendre les dernières paroles de leur Maître. Les membres du Sanhédrin, quant à eux, estiment avoir remporté une victoire décisive et peuvent désormais célébrer la fête familiale de Pâque l'esprit tranquille. Mais selon l'article, les événements ne se dérouleront pas comme ils l'imaginent, laissant présager la résurrection à venir. Cette péricope constitue un moment central de la Passion dans la synopse évangélique, articulant avec précision les témoignages des quatre évangélistes pour restituer dans toute sa densité théologique et historique le moment de la mort du Messie Jésus.
Jean 19.31-37 rapporte des détails exclusifs sur les événements suivant la mort de Jésus : la demande des autorités juives de retirer les corps avant le sabbat de Pâque, le crurifragium appliqué aux brigands mais non à Jésus déjà mort, et la lance perçant son côté. Jean, témoin oculaire, atteste la réalité de la mort du Christ et l'accomplissement des Écritures concernant l'Agneau pascal.
Psaumes 34.21 (Louis Segond S21) :
il garde tous ses os,*aucun d'eux n'est brisé.1Note34.21 Aucun… brisé: cité comme accompli par Jésus en Jean 19.36, qui peut aussi faire allusion aux règles relatives à l'agneau de la Pâque (Exode 12.46; Nombres 9.12).
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La péricope PER358, intitulée 'Les précisions de Jean', est une étude synoptique centrée sur le passage de Jean 19.31-37, seul texte évangélique à rapporter les événements qui surviennent immédiatement après la mort de Jésus sur la croix, le vendredi 1er avril 33 de notre ère, aux environs de 15 heures, sur le mont Golgotha. Contrairement aux évangiles synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — qui n'abordent pas ces détails, l'évangéliste Jean apporte plusieurs informations précieuses et exclusives sur les circonstances qui suivent immédiatement le décès du Messie. Cette particularité johannique est caractéristique du quatrième évangile, qui complète fréquemment les récits des autres évangélistes par des témoignages de première main. Le contexte liturgique est d'une importance capitale pour comprendre la demande formulée par les autorités religieuses juives. Jean précise que le sabbat qui commence ce soir-là est un 'grand jour', c'est-à-dire un sabbat exceptionnel qui coïncide avec la période de la fête de la Pâque (Jean 19.31). Les autorités juives souhaitent donc que les corps des crucifiés soient retirés des croix avant le coucher du soleil, conformément aux prescriptions de la Loi de Moïse qui interdisaient de laisser un corps suspendu durant la nuit (Deutéronome 21.22-23). Soucieuses d'éviter toute souillure rituelle susceptible de compromettre leur participation à la fête, elles demandent à Ponce Pilate que les condamnés soient achevés rapidement. Pour hâter la mort des crucifiés, les soldats romains ont recours au crurifragium, une pratique consistant à briser les jambes des suppliciés (Jean 19.32). En privant les condamnés de tout appui pour soulever leur corps et respirer, cette méthode entraînait une mort rapide par asphyxie.
Luc 23.44 (Louis Segond S21) :
C'était déjà presque midi, et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à trois heures de l'après-midi.
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II
Cette intervention est appliquée aux deux brigands crucifiés de part et d'autre de Jésus. Cependant, lorsque les soldats arrivent devant Jésus, ils constatent qu'il est déjà mort (Jean 19.33). Ils renoncent donc à lui briser les jambes. Ce détail revêt une signification théologique profonde : selon Jean, cette circonstance accomplit la prescription relative à l'agneau pascal, dont aucun os ne devait être brisé (Exode 12.46 ; Nombres 9.12 ; Psaume 34.21). Jésus est ainsi présenté comme le véritable Agneau de Dieu. Afin de s'assurer de la réalité du décès, un soldat perce néanmoins le côté de Jésus avec une lance. Jean rapporte qu'il en sort aussitôt 'du sang et de l'eau' (Jean 19.34). Ce phénomène a donné lieu, dès les premiers siècles de l'Église, à de nombreuses réflexions théologiques et médicales. Toutefois, l'objectif premier de Jean n'est pas de fournir une explication scientifique, mais d'attester avec force la réalité historique et physique de la mort de Jésus.
Jean 19.35 (Louis Segond S21) :
Celui qui a vu ces choses en rend témoignage et son témoignage est vrai. Il sait qu'il dit la vérité afin que vous croyiez aussi.
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III
Jean insiste sur la fiabilité de son témoignage oculaire (Jean 19.35), car il était présent au pied de la croix. Cette insistance prend tout son sens face aux courants docètes qui, dès l'époque apostolique, niaient la réalité de la mort charnelle du Christ. L'article situe ces événements dans une chronologie précise élaborée à partir de l'ensemble des données évangéliques. Les ténèbres décrites par les synoptiques couvrent la période allant d'environ midi à 15 heures (Matthieu 27.45 ; Marc 15.33 ; Luc 23.44). La mort de Jésus survient vers 15 heures. Le calendrier juif fait commencer le nouveau jour au coucher du soleil, de sorte que la nuit du vendredi au samedi constitue le début des trois jours et trois nuits mentionnés dans les Écritures. L'étude renvoie par ailleurs à plusieurs annexes complémentaires portant sur le dernier repas de Pâque (ANN027), la journée juive au temps de Jésus (ANN028), l'heure de la crucifixion (ANN026) et les Souverains Sacrificateurs (ANN031), permettant au lecteur d'approfondir le contexte historique et liturgique. En définitive, cette péricope met en évidence la valeur unique du témoignage johannique pour la compréhension de la Passion. Jean, témoin oculaire, apporte des précisions indispensables à la fois sur le plan historique — confirmant la mort réelle de Jésus — et sur le plan théologique, en soulignant l'accomplissement des Écritures et en présentant Jésus comme l'Agneau pascal par excellence.
À la mort de Jésus sur le Golgotha, plusieurs signes extraordinaires se produisent : le voile du Temple se déchire de haut en bas, symbolisant l'accès direct à Dieu ; un tremblement de terre secoue la région ; des rochers se fendent et des tombeaux s'ouvrent. Ces phénomènes, rapportés surtout par Matthieu, signifient la fin de l'ancienne alliance, l'avènement d'une nouvelle et la victoire du Christ sur la mort, confirmée par la confession du centurion romain.
Psaumes 18.8 (Louis Segond S21) :
La terre a été ébranlée, elle a tremblé;les fondements des montagnes ont vacillé,ils ont été ébranlés, parce qu'il était irrité.
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Les signes extraordinaires accompagnant la mort de Jésus
I
La péricope PER359 analyse les signes extraordinaires qui accompagnent la mort de Jésus, tels que rapportés principalement par Matthieu (27.51-54), confirmés partiellement par Marc (15.38-39) et Luc (23.45). Ces événements se déroulent au mont Golgotha, le vendredi 1er avril 33, après 15 heures, soit immédiatement après le décès du Messie sur la croix. Le premier et le plus symboliquement chargé de ces signes est la déchirure du voile du Temple. Ce voile, décrit en Exode 26.31-33, séparait le lieu saint du lieu très saint, espace réservé à la présence particulière de Dieu. Seul le souverain sacrificateur pouvait franchir ce seuil, une fois par an, lors du Jour des Expiations (Lévitique 16.2-15 et 16.34). Le fait que ce voile se déchire de haut en bas indique une intervention divine et non humaine. Cet acte symbolique fort signifie que le sacrifice du Christ ouvre désormais un accès direct et universel à Dieu pour tous les croyants, sans intermédiaire sacerdotal. L'épître aux Hébreux établit explicitement ce lien théologique : grâce à la mort du Christ, les fidèles disposent d'un 'chemin nouveau et vivant' vers Dieu (Hébreux 10.19-22).
Luc 22.20 (Louis Segond S21) :
Après le souper il prit de même la coupe et la leur donna en disant: «Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour vous.
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II
La déchirure du voile marque aussi symboliquement la fin du système sacrificiel de l'ancienne alliance et l'entrée en vigueur de la nouvelle alliance, annoncée par les prophètes, notamment Jérémie (31.31-34) et rappelée par Jésus lors de la dernière Cène (Luc 22.20). Le second signe est le tremblement de terre mentionné par Matthieu (27.51). Dans les Écritures hébraïques, les séismes accompagnent fréquemment les manifestations de la puissance divine ou les grandes interventions de Dieu dans l'histoire humaine, comme au Sinaï (Exode 19.18), dans les Psaumes (18.8) ou chez Nahum (1.5). Ce bouleversement de la création exprime la portée cosmique de la mort du Fils de Dieu : l'univers entier réagit à cet événement unique et décisif dans l'histoire du salut. Matthieu rapporte également que des rochers se fendirent et que des tombeaux s'ouvrirent (27.51-52). Ces détails, absents des récits de Marc et de Luc, anticipent et symbolisent la victoire du Christ sur la mort. Significativement, Matthieu précise que les saints ressuscités ne sortirent de leurs tombeaux qu'après la résurrection de Jésus (27.53), préservant ainsi la prééminence christologique : le Christ demeure les 'prémices de ceux qui sont morts', selon la formulation de Paul (1 Corinthiens 15.20-23 ; Colossiens 1.18). La résurrection de ces saints est ainsi présentée comme une conséquence et une anticipation de celle de Jésus, non comme un événement indépendant.
Psaumes 18.8 (Louis Segond S21) :
La terre a été ébranlée, elle a tremblé;les fondements des montagnes ont vacillé,ils ont été ébranlés, parce qu'il était irrité.
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III
L'article intègre également un cadre chronologique précis, élaboré selon les conclusions de l'étude ANN026 sur l'heure de la crucifixion. Il est rappelé que des ténèbres ont recouvert la région de Jérusalem de midi à 15 heures (Matthieu 27.45 ; Marc 15.33 ; Luc 23.44), avant la mort elle-même. La mort de Jésus survient avant la fin de cette nuit, ce qui marque le début du compte des trois jours et trois nuits selon le calendrier juif. Ces phénomènes s'inscrivent dans une nuit qualifiée d'extraordinaire par la chronologie proposée. Du côté des acteurs humains, l'article note l'ironie tragique de la situation : les membres du Sanhédrin, convaincus d'avoir remporté une victoire en faisant condamner Jésus, se préparent à célébrer la fête de Pâque l'esprit tranquille, ignorant que les événements allaient prendre une tournure radicalement opposée à leurs attentes. Enfin, la réaction du centurion romain présent à la crucifixion (Matthieu 27.54) constitue un témoignage inattendu : face à l'ensemble de ces signes, il reconnaît que Jésus était véritablement le Fils de Dieu. Cette confession d'un païen, au pied de la croix, résonne comme une première proclamation de la foi chrétienne dans les récits synoptiques de la Passion. Cette péricope constitue ainsi un point de convergence théologique majeur entre christologie, sotériologie et eschatologie, montrant comment la mort du Christ est présentée par les évangélistes non comme une défaite, mais comme un événement triomphal aux dimensions cosmiques et salvifiques.
PER360 analyse les disciples présents lors de la crucifixion de Jésus au Golgotha, en croisant les quatre évangiles. Majoritairement des femmes — Marie mère de Jésus, Marie-Madeleine, Salomé, Marie de Clopas — et l'apôtre Jean, seul homme mentionné. Leur courage contraste avec la fuite des disciples masculins. Jésus confie sa mère à Jean, geste d'une profonde humanité. Une obscurité surnaturelle couvre la scène de midi à 15h, le vendredi 1er avril 33.
Zacharie 13.7 (Louis Segond S21) :
Epée, réveille-toi contre mon berger et l'homme qui est mon compagnon, déclare l'Eternel, le maître de l'univers. *Frappe le berger et que les brebis soient dispersées, et je porterai la main contre les faibles.
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La péricope PER360 s'inscrit dans le récit synoptique de la Passion et traite d'un moment particulier de la crucifixion de Jésus : l'identification des disciples qui ont eu le courage de rester présents au pied de la croix ou à proximité du mont Golgotha. L'article propose une analyse comparative des quatre évangiles — Matthieu 27,55-56, Marc 15,40-41, Luc 23,49 et Jean 19,25-27 — afin de dresser un tableau aussi complet que possible des personnes présentes lors de cet événement fondateur de la foi chrétienne. Le contexte chronologique est précisé avec soin : la scène se déroule le vendredi 1er avril 33 de notre ère, avant la mort de Jésus survenue vers 15h, au moment où une obscurité surnaturelle couvre la région de Jérusalem de la sixième à la neuvième heure (soit de midi à 15h). Cette nuit extraordinaire, au sens du calendrier juif, marque le début des trois jours et trois nuits évoqués par la tradition. L'un des constats les plus frappants de cette péricope est la présence majoritaire de femmes autour de la croix, contrastant fortement avec la fuite des disciples masculins, dont Marc 14,50 atteste qu'ils abandonnèrent Jésus lors de son arrestation, accomplissant ainsi la prophétie de Zacharie 13,7 : « Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. » L'obscurité surnaturelle qui pesait sur le Golgotha détournait paradoxalement l'attention des autorités, offrant à ces femmes une discrétion providentielle leur permettant de s'approcher là où les hommes n'osaient plus paraître. L'article identifie plusieurs personnes présentes : Marie, la mère de Jésus, dont l'âme fut transpercée selon la prophétie de Syméon (Luc 2,35). Sa présence au pied de la croix est attestée exclusivement par Jean 19,25.
Matthieu 27.55-56 (Louis Segond S21) :
Il y avait là bien des femmes qui regardaient de loin; elles avaient accompagné Jésus depuis la Galilée pour le servir.Parmi elles figuraient Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.
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II
L'apôtre Jean, seul disciple masculin explicitement mentionné au pied de la croix. Après avoir fui comme ses compagnons, il est revenu, et c'est à lui que Jésus confie le soin de sa mère Marie (Jean 19,26-27). Ce geste révèle la profonde humanité de Jésus qui, même dans l'agonie, honore le cinquième commandement (Exode 20,12) et veille sur les siens. Marie de Magdala, délivrée de sept démons par Jésus (Luc 8,2 ; Jean 19,25), figure centrale des récits de la Passion et de la Résurrection. Salomé, femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean, mentionnée en Matthieu 27,56 et Marc 15,40. La sœur de Marie, mère de Jésus (Jean 19,25), dont l'identité reste débattue par les commentateurs bibliques. Marie, femme de Clopas (Jean 19,25), que certains exégètes identifient à Marie, mère de Jacques le Mineur et de Joset (Marc 15,40).
Psaumes 38.11 (Louis Segond S21) :
Mon cœur est agité, ma force m'abandonne,même la lumière de mes yeux disparaît.
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III
L'article souligne que cette liste n'est pas exhaustive, puisque Luc 23,49 mentionne d'autres femmes observant la scène de loin. Le Psaume 38,11 est évoqué en écho à l'éloignement de ceux qui aimaient Jésus. Le courage exceptionnel de ces femmes est souligné comme un fait remarquable de la narration évangélique, d'autant plus que l'atmosphère du lieu — marquée par l'obscurité surnaturelle et le caractère macabre de la crucifixion — rendait leur présence particulièrement difficile. Sur le plan méthodologique, la synopse adopte Matthieu comme fil directeur, Marc, Luc et Jean apportant des informations complémentaires et parfois exclusives. Des annexes sont proposées pour approfondir des questions connexes : le dernier repas de Pâque (ANN027), la journée juive au temps de Jésus (ANN028), l'heure de la crucifixion (ANN026) et les Souverains Sacrificateurs (ANN031). En conclusion, cette péricope met en lumière la fidélité des femmes disciples dans l'épreuve ultime, la tendresse humaine de Jésus pour sa mère et son ami Jean, ainsi que la richesse complémentaire des quatre récits évangéliques pour reconstituer cet événement central de l'histoire du christianisme.
Joseph d'Arimathée, membre éminent du Sanhédrin et disciple secret de Jésus, demande courageusement à Pilate la remise du corps du Crucifié. Accompagné de Nicodème, il organise une sépulture digne dans son propre tombeau neuf, avant le début du sabbat. Cet épisode, attesté par les quatre évangiles, illustre le passage de la discrétion à un acte public de foi au moment où les disciples proches demeurent cachés.
Jean 18.15-27 (Louis Segond S21) :
Simon Pierre et un autre disciple suivaient Jésus. Ce disciple était connu du grand-prêtre, et il entra avec Jésus dans la cour de la maison du grand-prêtre,tandis que Pierre restait dehors près de la porte. Alors l'autre disciple, qui était connu du grand-prêtre, sortit, parla à la femme qui gardait la porte et fit entrer Pierre.La servante qui gardait la porte dit à Pierre: «Ne fais-tu pas partie, toi aussi, des disciples de cet homme?» Il répliqua: «Je n'en fais pas partie.»Les serviteurs et les gardes qui étaient là avaient allumé un feu de braises pour se réchauffer, car il faisait froid. Pierre se tenait avec eux et se chauffait aussi.Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.Jésus lui répondit: «J'ai parlé ouvertement à tout le monde; j'ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le temple, où les Juifs se réunissent constamment, et je n'ai rien dit en secret.Pourquoi m'interroges-tu? Interroge ceux qui m'ont entendu sur ce que je leur ai dit; ils savent, eux, ce que j'ai dit.»A ces mots, un des gardes qui se trouvait là donna une gifle à Jésus en disant: «C'est ainsi que tu réponds au grand-prêtre?»Jésus lui dit: «Si j'ai mal parlé, explique-moi ce que j'ai dit de mal; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?»Alors Anne l'envoya attaché à Caïphe, le grand-prêtre.Simon Pierre était là et se chauffait. On lui dit: «Ne fais-tu pas partie, toi aussi, de ses disciples?» Il le nia et dit: «Je n'en fais pas partie.»Un des serviteurs du grand-prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, dit: «Ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin?»Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt un coq chanta.
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La péricope 361 de la Synopse évangélique traite de l'épisode où Joseph d'Arimathée demande à Ponce Pilate la remise du corps de Jésus après la crucifixion. Cet événement, rapporté par les quatre évangélistes (Matthieu 27.57-58, Marc 15.42-45, Luc 23.50-56 et Jean 19.38), se déroule le vendredi 1er avril 33, avant 18h00, au mont Golgotha, dans un contexte de très grande urgence temporelle et religieuse. Le cadre légal et temporel est déterminant : la Loi mosaïque, telle qu'elle est formulée en Deutéronome 21.22-23, interdit que le corps d'un supplicié demeure suspendu durant la nuit afin de ne pas souiller la Terre promise. Cette exigence prend une dimension encore plus pressante ce vendredi de Pâque, car le sabbat débute au coucher du soleil, aux alentours de 17h50, imposant l'arrêt de toute activité, y compris funéraire. Les autorités juives avaient elles-mêmes sollicité Pilate pour que les corps soient retirés avant la fête (Jean 19.31). La mise au tombeau est ainsi envisagée vers 17h, encore de jour, juste avant le début du sabbat, ce qui permettait aux trois jours et trois nuits prophétiques de commencer dès cette première nuit extraordinaire selon le calendrier juif. Joseph d'Arimathée est présenté par les évangélistes comme un personnage d'une stature remarquable. Membre éminent du Sanhédrin, homme riche, juste et pieux, il 'attendait le royaume de Dieu'. Luc précise qu'il n'avait pas consenti à la décision collective de condamner Jésus (Luc 23.50-51).
Marc 15.43 (Louis Segond S21) :
Joseph d'Arimathée arriva. C'était un membre éminent du conseil, qui attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate pour demander le corps de Jésus.
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II
Jean révèle qu'il était disciple de Jésus, mais 'en secret, par crainte des Juifs' (Jean 19.38). Sa fortune lui permettait de disposer d'un tombeau neuf, taillé dans le roc, situé dans un jardin à proximité immédiate du Golgotha, un lieu providentiellement adapté aux circonstances de l'ensevelissement. La démarche de Joseph auprès de Pilate représente un acte de courage public particulièrement significatif. En réclamant officiellement le corps d'un homme condamné pour sédition, il se révèle publiquement comme sympathisant du Crucifié, s'exposant ainsi à la réprobation de ses pairs au sein du Sanhédrin et à d'éventuelles représailles des autorités. Ce geste contraste fortement avec l'attitude de Pierre, qui avait renié Jésus par trois fois dans la cour du grand prêtre (Jean 18.15-27), et avec celle des autres disciples qui demeuraient cachés. Joseph sort de l'ombre au moment précis où les plus proches compagnons de Jésus restent dans la clandestinité (Marc 15.43). Joseph est accompagné de Nicodème, autre membre éminent du Sanhédrin et pharisien de renom. Ce personnage avait rendu visite à Jésus 'de nuit' au tout début de son ministère public, entretien lors duquel Jésus lui avait enseigné la nécessité de 'naître de nouveau' (Jean 3). Sa présence au crépuscule de la crucifixion marque une progression symbolique profonde : de la visite nocturne et prudente vers un acte public et assumé de dévotion envers le Crucifié.
Marc 15.42-47 (Louis Segond S21) :
Le soir venu, comme c'était le jour de la préparation, c'est-à-dire la veille du sabbat,Joseph d'Arimathée arriva. C'était un membre éminent du conseil, qui attendait lui aussi le royaume de Dieu. Il osa se rendre vers Pilate pour demander le corps de Jésus.Pilate s'étonna qu'il soit déjà mort; il fit venir l'officier et lui demanda si Jésus était mort depuis longtemps.Une fois renseigné par l'officier, il fit remettre le corps à Joseph.Joseph acheta un drap de lin, descendit Jésus de la croix, l'enveloppa dans le drap de lin et le déposa dans un tombeau taillé dans la roche. Puis il roula une pierre à l'entrée du tombeau.Marie de Magdala et Marie la mère de Joses regardaient où l'on déposait Jésus.
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III
Le motif johannique lumière/ténèbres trouve ici une résonance particulièrement forte. D'un point de vue synoptique, les quatre évangiles attestent cet épisode, chacun apportant des éléments complémentaires. Matthieu insiste sur la richesse de Joseph et sur le tombeau neuf. Marc souligne l'audace de la démarche et le fait que Pilate s'assura de la mort de Jésus avant d'accéder à la demande. Luc met en relief la droiture morale de Joseph et son opposition à la condamnation. Jean, quant à lui, introduit Nicodème et apporte des précisions sur les préparatifs funèbres avec les aromates. Cette péricope s'inscrit dans le cadre plus large de la Passion et de la Résurrection de Jésus, constituant le lien essentiel entre la mort sur la croix et la mise au tombeau qui précède la Résurrection. Elle illustre comment des disciples discrets, restés dans l'ombre tout au long du ministère de Jésus, accomplissent un geste décisif et courageux au moment le plus critique, assurant une sépulture digne au Fils de Dieu conformément aux prophéties scripturaires.
Joseph d'Arimathée et Nicodème, deux membres du Sanhédrin favorables à Jésus, ensevelissent son corps le vendredi 1er avril 33, avant le Sabbat. Nicodème apporte une grande quantité d'aromates, Joseph fournit son tombeau neuf. Leur geste courageux et public, accompli selon les rites juifs, confère à la sépulture du Messie une dimension royale et honorifique, marquant leur sortie de la discrétion après la crucifixion.
Jean 7.50-52 (Louis Segond S21) :
Nicodème, qui était venu de nuit vers Jésus et qui était l'un d'eux, leur dit:«Notre loi condamne-t-elle un homme avant qu'on l'entende et qu'on sache ce qu'il a fait?»Ils lui répondirent: «Es-tu, toi aussi, de la Galilée? Cherche bien et tu verras que de la Galilée il ne sort pas de prophète.»
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Joseph d’Arimathée et Nicodème mettent le corps de Jésus dans le tombeau
I
La péricope 362 traite de l'ensevelissement du corps de Jésus par Joseph d'Arimathée et Nicodème, événement qui se déroule le vendredi 1er avril 33, entre 15h et 18h, soit dans les dernières heures précédant le début du Sabbat juif. Cet épisode est rapporté par les quatre évangélistes, ce qui lui confère une importance particulière dans la tradition synoptique et johannique. Nicodème est présenté comme un personnage central du récit johannique. Pharisien influent et membre du Sanhédrin, il avait rencontré Jésus de nuit environ deux ans auparavant pour un entretien théologique fondateur, au cours duquel Jésus lui avait enseigné la nécessité de la nouvelle naissance spirituelle comme condition d'accès au Royaume de Dieu. Convaincu que Jésus était un envoyé de Dieu attesté par ses miracles, Nicodème avait déjà tenté de le défendre au sein du Sanhédrin en invoquant le droit d'être entendu avant toute condamnation. Cette démarche juridiquement fondée avait été rejetée avec mépris par ses collègues, illustrant l'endurcissement des autorités religieuses face au témoignage messianique de Jésus. Anticipant l'issue du procès, Nicodème apporte pour l'embaumement un mélange de myrrhe et d'aloès d'environ cent livres romaines, soit plus de trente kilogrammes. Cette quantité exceptionnelle évoque les pratiques funéraires réservées aux personnages de rang royal, conférant à l'ensevelissement une dimension honorifique remarquable pour un condamné à mort.
Matthieu 27.59-61 (Louis Segond S21) :
Joseph prit le corps, l'enveloppa dans un drap de lin puret le déposa dans un tombeau neuf qu'il s'était fait creuser dans la roche. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla.Marie de Magdala et l'autre Marie étaient là, assises vis-à-vis du tombeau.
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II
Cette générosité manifeste la haute estime dans laquelle Nicodème tient Jésus et peut être lue comme un acte de foi public, après une période de discrétion imposée par la peur. Joseph d'Arimathée, également membre du Sanhédrin, est quant à lui présenté comme un disciple de Jésus resté secret par crainte des autorités juives. Il prend l'initiative de se rendre auprès de Pilate pour réclamer le corps de Jésus, geste qui requiert un courage certain dans le contexte de répression qui suit la crucifixion. Il fournit un linceul de fin lin blanc et met à disposition son tombeau personnel, neuf, taillé dans le roc et situé dans un jardin proche du Golgotha. Le fait que ce tombeau n'ait encore jamais été utilisé est explicitement souligné par les évangélistes, soulignant la pureté rituelle et la dignité de la sépulture accordée à Jésus. Ensemble, les deux hommes apprêtent le corps de Jésus, l'enveloppant dans le linceul avec les aromates selon les coutumes funéraires juives. Ce geste, accompli publiquement par deux personnages de rang élevé, les expose à l'impureté rituelle ainsi qu'à la réprobation de leurs pairs. Il constitue donc un acte de foi courageux, marquant leur sortie de l'ombre après la mort du Maître.
Jean 3.1-7 (Louis Segond S21) :
Or, il y avait parmi les pharisiens un homme du nom de Nicodème, un chef des Juifs.Il vint de nuit trouver Jésus et lui dit: «Maître, nous savons que tu es un enseignant envoyé par Dieu, car personne ne peut faire ces signes miraculeux que tu fais si Dieu n'est pas avec lui.»Jésus lui répondit: «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu.»Nicodème lui dit: «Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il une seconde fois entrer dans le ventre de sa mère et naître?»Jésus répondit: «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu.Ce qui est né de parents humains est humain et ce qui est né de l'Esprit est Esprit.Ne t'étonne pas que je t'aie dit: ‘Il faut que vous naissiez de nouveau.’
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III
Sur le plan chronologique, l'article précise que les ténèbres couvrent Jérusalem de midi à 15h, que la mort survient vers 15h, et que la mise au tombeau est réalisée vers 17h, avant le début du Sabbat fixé approximativement à 17h50. Les trois jours et trois nuits évoqués par Jésus commencent avec cette nuit du vendredi, conformément au décompte du calendrier juif. L'article renvoie également à plusieurs annexes complémentaires portant sur le dernier repas de Pâque, la journée juive au temps de Jésus, l'heure de la crucifixion et les Souverains Sacrificateurs. Cette péricope s'inscrit dans le cadre plus large de la Passion et de la Résurrection de Jésus. Elle met en lumière plusieurs thèmes théologiques importants : le courage de la foi face à l'hostilité institutionnelle, l'accomplissement des prophéties relatives à la sépulture du Messie, la dignité royale conférée à Jésus même dans la mort, et la transition entre la mort et la résurrection. La sépulture de Jésus est ainsi présentée non comme un simple geste pratique, mais comme un acte chargé de signification théologique et symbolique, préparant le terrain au récit de la résurrection qui suit.
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