Étude 1 sur 18 · Annonce de la destruction de Jérusalem

  1. Étude 1 : Annonce de la destruction de Jérusalem
  2. Étude 2 : Le figuier est sec
  3. Étude 3 : Les questions des étrangers au Messie Jésus
  4. Étude 4 : Les questions des docteurs de la loi
  5. Étude 5 : L’incrédulité des Juifs
  6. Étude 6 : La présentation à Ponce Pilate
  7. Étude 7 : La fin tragique de Judas l'Iscariot
  8. Étude 8 : Présentation au "roi" Antipas
  9. Étude 9 : La libération d’un prisonnier
  10. Étude 10 : Les différents sévices et la flagellation
  11. Étude 11 : Les efforts de Pilate pour sauver Jésus
  12. Étude 12 : Le titulus de Pilate
  13. Étude 13 : Le chemin jusqu’au Mont Golgotha, aide de Simon de Cyrène
  14. Étude 14 : La crucifixion
  15. Étude 15 : Le partage des vêtements et les moqueries
  16. Étude 16 : Le dialogue avec les deux malfaiteurs qui l’entouraient
  17. Étude 17 : Les disciples présents à la crucifixion
  18. Étude 18 : Dans quelle langue, Jésus, s'exprimait-il ?

La dernière semaine avant l'arrestation

  • Annonce de la destruction de Jérusalem

    En Luc 19.41-44, Jésus approche de Jérusalem, pleure sur la ville et annonce avec précision sa destruction future par les Romains en 70 ap. J.-C. Seul Luc rapporte cet épisode sous cette forme. Jésus déplore que Jérusalem n'ait pas reconnu sa visitation divine. Ce passage révèle à la fois la compassion du Messie et la gravité du refus de la révélation divine, s'inscrivant dans la dernière semaine avant son arrestation.

    Jean 12.23-27 (Louis Segond S21) :
    Jésus leur répondit: «L'heure où le Fils de l'homme va être élevé dans sa gloire est venue.Note12.27 Mon âme est troublée… délivre-moi: citation du Psaume 6.4, 5.En vérité, en vérité, je vous le dis, si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul; mais s'il meurt, il porte beaucoup de fruit.Celui qui aime sa vie la perdra et celui qui déteste sa vie dans ce monde la conservera pour la vie éternelle.Si quelqu'un me sert, qu'il me suive, et là où je suis, là aussi sera mon serviteur. Si quelqu'un me sert, le Père l'honorera.Maintenant mon âme est troublée. Et que dirai-je? Père, délivre-moi de cette heure? Mais c'est pour cela que je suis venu jusqu'à cette heure.
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  • Le figuier est sec

    Le lendemain de la malédiction du figuier, les disciples découvrent l'arbre entièrement desséché. Jésus en profite pour enseigner la puissance de la foi et l'importance du pardon. Au-delà de cet enseignement, le figuier symbolise Israël dans les Écritures, et son dessèchement préfigure le jugement qui s'abattra sur la nation quarante ans plus tard avec la destruction du Temple. Foi et pardon demeurent les valeurs inébranlables que Jésus met en avant.

    Osée 9.10 (Louis Segond S21) :
    J'ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert, j'ai vu vos ancêtres comme les premiers fruits d'un figuier, mais ils sont allés vers Baal-Peor, ils se sont consacrés à l'infâme idole et ils sont devenus aussi détestables que l'objet de leur amour.
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  • Les questions des étrangers au Messie Jésus

    Épisode exclusif à Jean (Jean 12.20-50), situé le mardi saint sur le parvis des Gentils. Des Grecs demandent à voir Jésus, déclenchant l'annonce de l'heure de sa glorification. Par l'image du grain de blé, Jésus révèle que sa mort est source de vie universelle. La croix est présentée comme élévation glorieuse attirant tous les hommes à lui, ouvrant le salut à toutes les nations.

    Jean 7.30 (Louis Segond S21) :
    Ils cherchaient donc à l'arrêter, mais personne ne mit la main sur lui parce que son heure n'était pas encore venue.
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  • Les questions des docteurs de la loi

    Durant la dernière semaine avant sa Passion, Jésus est interrogé par des docteurs de la Loi sur le plus grand commandement. Il résume toute la Loi en deux principes : aimer Dieu et aimer son prochain. Un scribe sincère reconnaît la justesse de cette réponse, et Jésus lui déclare qu'il n'est pas loin du Royaume. L'article nuance la vision du pharisaïsme et invite à une foi vécue dans l'amour plutôt que dans le légalisme.

    Jean 19.39 (Louis Segond S21) :
    Nicodème, l'homme qui auparavant était allé trouver Jésus de nuit, vint aussi. Il apportait un mélange d'environ 30 kilos de myrrhe et d'aloès.
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  • L’incrédulité des Juifs

    La péricope 300 traite de l'incrédulité des Juifs face aux signes accomplis par Jésus, épisode rapporté uniquement par Jean (Jn 12,37-50), situé au Temple de Jérusalem le mercredi 30 mars 33. En contraste, le don de la pauvre veuve illustre la foi authentique. Jésus renverse les critères humains : la vraie générosité ne se mesure pas à la quantité donnée mais à la disposition du cœur, offrant tout ce que l'on est à Dieu.

    Jean 12.37-50 (Louis Segond S21) :
    Malgré tous les signes miraculeux qu'il avait faits devant eux, ils ne croyaient pas en lui.Note12.38 Seigneur… révélé: citation d'Esaïe 53.1.Note12.40 Il a aveuglé… guérisse pas: citation d'Esaïe 6.9, 10.Ainsi s'accomplit la parole annoncée par le prophète Esaïe: Seigneur, qui a cru à notre prédication? Et à qui le bras du Seigneur a-t-il été révélé?Esaïe a dit encore pourquoi ils ne pouvaient pas croire:Il a aveuglé leurs yeux et il a endurci leur cœur pour qu'ils ne voient pas de leurs yeux, qu'ils ne comprennent pas dans leur cœur, qu'ils ne se convertissent pas et que je ne les guérisse pas.Esaïe dit cela lorsqu'il vit sa gloire et qu'il parla de lui.Cependant, même parmi les chefs, beaucoup crurent en lui; mais, à cause des pharisiens, ils ne le déclaraient pas, de crainte d'être exclus de la synagogue.En effet, ils aimèrent la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu.Quant à Jésus, il s'écria: «Celui qui croit en moi ne croit pas seulement en moi, mais en celui qui m'a envoyé,et celui qui me voit voit celui qui m'a envoyé.Moi, la lumière, je suis venu dans le monde afin que quiconque croit en moi ne reste pas dans les ténèbres.Si quelqu'un entend mes paroles mais n'y croit pas, ce n'est pas moi qui le juge, car je suis venu non pour juger le monde, mais pour le sauver.Celui qui me rejette et qui n'accepte pas mes paroles a son juge: la parole que j'ai annoncée, c'est elle qui le jugera, le dernier jour.En effet, je n'ai pas parlé de ma propre initiative, mais le Père, qui m'a envoyé, m'a prescrit lui-même ce que je dois dire et annoncer,et je sais que son commandement est la vie éternelle. C'est pourquoi ce que j'annonce, je l'annonce comme le Père me l'a dit.»
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La dernière journée jusqu'à la crucifixion

  • La présentation à Ponce Pilate

    La péricope PER341 reconstitue la présentation de Jésus devant Ponce Pilate le vendredi matin, vers 6h45, après sa condamnation nocturne par le Sanhédrin. Croisant Matthieu, Marc, Luc et Jean, l'article analyse la chronologie précise, le rôle de Caïphe, le refus des chefs religieux d'entrer au Prétoire et le dialogue entre Jésus et Pilate, seul habilité à prononcer une peine capitale.

    Matthieu 26.74 (Louis Segond S21) :
    Alors il se mit à jurer en lançant des malédictions: «Je ne connais pas cet homme.» Aussitôt un coq chanta.
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  • La fin tragique de Judas l'Iscariot

    Seul Matthieu rapporte la fin tragique de Judas l'Iscariot. Après la condamnation de Jésus, accablé de remords, Judas jette les trente pièces d'argent dans le sanctuaire du Temple et se suicide. Les prêtres achètent avec cet argent le champ du potier, appelé Hakeldama. Cet épisode illustre l'irréversibilité de la trahison et le désespoir d'un homme incapable d'accepter le pardon.

    Actes des apôtres 1.18 (Louis Segond S21) :
    Cet homme a acheté un champ avec le salaire du crime; il y est tombé en avant, s'est éventré et toutes ses entrailles sont sorties.
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  • Présentation au "roi" Antipas

    Jésus est envoyé par Pilate devant Hérode Antipas, tétrarque de Galilée présent à Jérusalem. Fasciné par le spectaculaire, Hérode espère un miracle mais se heurte au silence total de Jésus. Vexé, il le raille, lui met un manteau éclatant et le renvoie à Pilate. Ironiquement, cet épisode réconcilie Pilate et Hérode. Seul Luc rapporte cette comparution (Lc 23.6-12), survenue vers 7h30 le vendredi matin de la Passion.

    Luc 23.9 (Louis Segond S21) :
    Il lui posa beaucoup de questions, mais Jésus ne lui répondit rien.
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  • La libération d’un prisonnier

    Lors du procès de Jésus devant Ponce Pilate, le gouverneur romain tente d'exploiter la coutume pascale de libération d'un prisonnier pour éviter de condamner Jésus. Il propose à la foule de choisir entre Jésus et Barabbas, criminel notoire, persuadé que le peuple fera le bon choix. L'intervention de sa femme renforce ses hésitations. Cette scène, attestée par les quatre évangiles, illustre la manipulation des autorités religieuses et préfigure théologiquement la substitution rédemptrice.

    Jean 18.39 (Louis Segond S21) :
    Mais, comme c'est une coutume parmi vous que je vous relâche quelqu'un lors de la Pâque, voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?»
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  • Les différents sévices et la flagellation

    PER347 analyse la flagellation et les sévices infligés à Jésus au prétoire de Ponce Pilate, le vendredi matin de la Passion. Pratique romaine normalisée précédant la crucifixion, ce supplice est accompagné de moqueries soldatesques (couronne d'épines, manteau de pourpre). L'article compare les récits de Matthieu, Marc, Luc et Jean dans une approche synoptique, soulignant la violence institutionnelle romaine et la dignité conservée de Jésus malgré les outrages.

    Luc 23.23 (Louis Segond S21) :
    Cependant ils insistaient à grands cris, demandant qu'il soit crucifié, et leurs cris l'emportèrent, [avec ceux des chefs des prêtres.]
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  • Les efforts de Pilate pour sauver Jésus

    La péricope PER348 analyse les tentatives répétées de Ponce Pilate pour sauver Jésus lors du procès devant le prétoire à Jérusalem, un vendredi matin. Basée principalement sur Jean 19.4-15, elle retrace les pressions politiques et religieuses qui conduisent Pilate à condamner Jésus malgré sa conviction d'innocence. Ce passage révèle la tension entre justice, pouvoir politique et autorité religieuse lors de la Passion du Christ.

    Marc 15.6-19 (Louis Segond S21) :
    A chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que le peuple réclamait.Il y avait en prison le dénommé Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu'ils avaient commis lors d'une émeute.La foule se mit à demander à grands cris ce qu'il avait l'habitude de leur accorder.Pilate leur répondit: «Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?»En effet, il savait que c'était par jalousie que les chefs des prêtres avaient fait arrêter Jésus.Cependant, les chefs des prêtres excitèrent la foule afin que Pilate leur relâche plutôt Barabbas.Pilate reprit la parole et leur dit: «Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs?»Ils crièrent de nouveau: «Crucifie-le!»«Quel mal a-t-il fait?» leur dit Pilate. Ils crièrent encore plus fort: «Crucifie-le!»Voulant satisfaire la foule, Pilate leur relâcha Barabbas et, après avoir fait fouetter Jésus, il le livra à la crucifixion.Les soldats conduisirent Jésus à l'intérieur de la cour, c'est-à-dire dans le prétoire, et ils rassemblèrent toute la troupe.Ils lui mirent un habit pourpre et posèrent sur sa tête une couronne d'épines qu'ils avaient tressée.Puis ils se mirent à le saluer: «Salut, roi des Juifs!»Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui et se mettaient à genoux pour se prosterner devant lui.
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  • Le titulus de Pilate

    Le titulus de Pilate est l'écriteau placé sur la croix de Jésus portant la mention 'Jésus de Nazareth, le roi des Juifs', rédigé en hébreu, latin et grec. Pilate impose cette formulation malgré la protestation des chefs des prêtres, affirmant ainsi une autorité symbolique après avoir cédé sur la condamnation. Cet acte révèle une ironie tragique : l'inscription proclame publiquement la royauté de Jésus au moment même de sa mort.

    Jean 19.21 (Louis Segond S21) :
    Les chefs des prêtres des Juifs dirent à Pilate: «N'écris pas: ‘Le roi des Juifs’, mais plutôt: ‘Cet homme a dit: Je suis le roi des Juifs.’»
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  • Le chemin jusqu’au Mont Golgotha, aide de Simon de Cyrène

    PER350 analyse le chemin de Jésus vers le mont Golgotha, depuis le prétoire de Pilate. Affaibli par la flagellation, Jésus ne peut plus porter seul sa croix. Simon de Cyrène est réquisitionné par les soldats. Luc mentionne des femmes en pleurs dans la foule, Matthieu rapporte le refus de Jésus d'une boisson anesthésiante. Marc identifie Simon comme père d'Alexandre et Rufus, figures connues des premières communautés chrétiennes. Une synopse de Matthieu, Marc et Luc éclaire cet épisode précédant immédiatement la crucifixion, datée du vendredi matin vers 9 heures.

    Matthieu 27.34 (Louis Segond S21) :
    ils lui donnèrent à boire du vinaigre mêlé de fiel; mais quand il l'eut goûté, il ne voulut pas boire.
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  • La crucifixion

    La péricope PER352 analyse la crucifixion de Jésus au mont Golgotha à travers les quatre évangiles. Elle situe l'événement vers 9h un vendredi matin, examine l'accomplissement des prophéties (Ésaïe 53,12 ; Psaume 22,19), les détails techniques de la mise en croix, l'inscription royale et les moqueries des témoins. Une lecture synoptique rigoureuse qui articule histoire, chronologie et théologie.

    Marc 15.34 (Louis Segond S21) :
    Et à trois heures de l'après-midi, Jésus s'écria d'une voix forte: «Eloï, Eloï, lama sabachthani?» – ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?
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  • Le partage des vêtements et les moqueries

    La péricope PER353 analyse le partage des vêtements de Jésus et les moqueries lors de sa crucifixion au Golgotha. Les quatre évangiles convergent sur cet épisode : les soldats tirent au sort la tunique sans couture, accomplissant le Psaume 22.19. Luc rapporte la prière de pardon de Jésus pour ses bourreaux, Marc son cri d'abandon, et Matthieu les railleries des passants et chefs religieux. Cet article synoptique dégage la richesse théologique de chaque récit évangélique.

    Marc 15.20-41 (Louis Segond S21) :
    Après s'être ainsi moqués de lui, ils lui enlevèrent l'habit pourpre, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.Ils forcèrent un passant qui revenait des champs à porter la croix de Jésus. C'était Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus.Ils conduisirent Jésus à l'endroit appelé Golgotha, ce qui signifie «lieu du crâne».Ils lui donnèrent [à boire] du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas.Ils le crucifièrent, puis ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait.Note15.28 Il a… criminels: citation d'Esaïe 53.12.C'était neuf heures du matin quand ils le crucifièrent.L'inscription indiquant le motif de sa condamnation portait ces mots: «Le roi des Juifs».Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche.[Ainsi fut accompli ce que dit l'Ecriture: Il a été compté parmi les criminels.]Les passants l'insultaient et secouaient la tête en disant: «Hé! toi qui détruis le temple et qui le reconstruis en trois jours,sauve-toi toi-même, descends de la croix!»Les chefs des prêtres, avec les spécialistes de la loi, se moquaient aussi entre eux et disaient: «Il en a sauvé d'autres et il ne peut pas se sauver lui-même!Que le Messie, le roi d'Israël, descende maintenant de la croix, afin que nous voyions et que nous croyions!» Ceux qui étaient crucifiés avec lui l'insultaient aussi.A midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays, jusqu'à trois heures de l'après-midi.Note15.34 Mon Dieu… abandonné: citation du Psaume 22.2.Et à trois heures de l'après-midi, Jésus s'écria d'une voix forte: «Eloï, Eloï, lama sabachthani?» – ce qui signifie: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?Quelques-uns de ceux qui étaient là, après l'avoir entendu, disaient: «Voici qu'il appelle Elie.»Et l'un d'eux courut remplir une éponge de vinaigre; il la fixa à un roseau et lui donna à boire en disant: «Laissez donc, voyons si Elie viendra le descendre de là.»Cependant, Jésus poussa un grand cri et expira.Note15.38 Voile du temple: celui qui séparait le lieu saint du lieu très saint, accessible au grand-prêtre seulement, et ce une fois par an.Le voile du temple se déchira en deux, depuis le haut jusqu'en bas.Quand l'officier romain qui se tenait en face de Jésus [entendit son cri et] le vit expirer de cette manière, il dit: «Cet homme était vraiment le Fils de Dieu.»Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le jeune et de Joses, ainsi que Salomé,qui le suivaient et le servaient lorsqu'il était en Galilée, et beaucoup d'autres femmes qui étaient aussi montées avec lui à Jérusalem.
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  • Le dialogue avec les deux malfaiteurs qui l’entouraient

    La péricope 354 analyse le dialogue unique rapporté par Luc entre Jésus et les deux malfaiteurs crucifiés à ses côtés (Lc 23,39-43). L'un raille Jésus, l'autre reconnaît sa culpabilité, affirme l'innocence de Jésus et demande à être accueilli dans son royaume. Jésus lui promet le paradis « aujourd'hui ». Ce passage révèle un paradoxe théologique central : Jésus sauve depuis la croix, manifestant une autorité spirituelle là où tout semble le contredire.

    Jean 18.17-30 (Louis Segond S21) :
    La servante qui gardait la porte dit à Pierre: «Ne fais-tu pas partie, toi aussi, des disciples de cet homme?» Il répliqua: «Je n'en fais pas partie.»Les serviteurs et les gardes qui étaient là avaient allumé un feu de braises pour se réchauffer, car il faisait froid. Pierre se tenait avec eux et se chauffait aussi.Le grand-prêtre interrogea Jésus sur ses disciples et sur son enseignement.Jésus lui répondit: «J'ai parlé ouvertement à tout le monde; j'ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le temple, où les Juifs se réunissent constamment, et je n'ai rien dit en secret.Pourquoi m'interroges-tu? Interroge ceux qui m'ont entendu sur ce que je leur ai dit; ils savent, eux, ce que j'ai dit.»A ces mots, un des gardes qui se trouvait là donna une gifle à Jésus en disant: «C'est ainsi que tu réponds au grand-prêtre?»Jésus lui dit: «Si j'ai mal parlé, explique-moi ce que j'ai dit de mal; et si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?»Alors Anne l'envoya attaché à Caïphe, le grand-prêtre.Simon Pierre était là et se chauffait. On lui dit: «Ne fais-tu pas partie, toi aussi, de ses disciples?» Il le nia et dit: «Je n'en fais pas partie.»Un des serviteurs du grand-prêtre, un parent de celui à qui Pierre avait coupé l'oreille, dit: «Ne t'ai-je pas vu avec lui dans le jardin?»Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt un coq chanta.De chez Caïphe, ils conduisirent Jésus au prétoire; c'était le matin. Ils n'entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger le repas de la Pâque.Note18.28 Se souiller: d'après la tradition, le contact avec des non-Juifs était source d'impureté rituelle.Pilate sortit donc à leur rencontre et dit: «De quoi accusez-vous cet homme?»Ils lui répondirent: «Si ce n'était pas un malfaiteur, nous ne te l'aurions pas livré.»
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  • Les disciples présents à la crucifixion

    PER360 analyse les disciples présents lors de la crucifixion de Jésus au Golgotha, en croisant les quatre évangiles. Majoritairement des femmes — Marie mère de Jésus, Marie-Madeleine, Salomé, Marie de Clopas — et l'apôtre Jean, seul homme mentionné. Leur courage contraste avec la fuite des disciples masculins. Jésus confie sa mère à Jean, geste d'une profonde humanité. Une obscurité surnaturelle couvre la scène de midi à 15h, le vendredi 1er avril 33.

    Jean 19.25-27 (Louis Segond S21) :
    Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère, la sœur de sa mère, Marie la femme de Clopas et Marie de Magdala.Jésus vit sa mère et, près d'elle, le disciple qu'il aimait. Il dit à sa mère: «Femme, voici ton fils.»Puis il dit au disciple: «Voici ta mère.» Dès ce moment-là, le disciple la prit chez lui.
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Les contradictions

  • Dans quelle langue, Jésus, s'exprimait-il ?

    L'article CTD043 répond à la prétendue contradiction entre Matthieu ('Eli, Eli...') et Marc ('Eloï, Eloï...') concernant le cri de Jésus sur la croix. L'analyse linguistique montre que Jésus parlait araméen (attesté par 'sabachthani' dans les deux textes) et que la différence entre 'Eli' (forme hébraïque) et 'Eloï' (forme araméenne) reflète simplement l'adaptation de chaque évangéliste à son lectorat. Il n'y a aucune contradiction.

    Jean 18.33-38 (Louis Segond S21) :
    Pilate rentra dans le prétoire, appela Jésus et lui dit: «Es-tu le roi des Juifs?»Jésus [lui] répondit: «Est-ce de toi-même que tu dis cela ou d'autres te l'ont-ils dit de moi?»Pilate répondit: «Suis-je un Juif, moi? Ta nation et les chefs des prêtres t'ont livré à moi. Qu'as-tu fait?»Jésus répondit: «Mon royaume n'est pas de ce monde. Si mon royaume était de ce monde, mes serviteurs auraient combattu pour moi afin que je ne sois pas livré aux Juifs; mais en réalité, mon royaume n'est pas d'ici-bas.»Pilate lui dit: «Tu es donc roi?» Jésus répondit: «Tu le dis, je suis roi. Si je suis né et si je suis venu dans le monde, c'est pour rendre témoignage à la vérité. Toute personne qui est de la vérité écoute ma voix.»Pilate lui répliqua: «Qu'est-ce que la vérité?» Sur ces mots, il sortit de nouveau à la rencontre des Juifs et leur dit: «Pour ma part, je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.
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