Étude 1 sur 11 · La guérison du démoniaque de Gadara

  1. Étude 1 : La guérison du démoniaque de Gadara
  2. Étude 2 : Le Messie Jésus s'isole avec ses disciples
  3. Étude 3 : La multiplication des pains pour les 5000 personnes
  4. Étude 4 : Le Messie Jésus et Pierre marchent sur les eaux
  5. Étude 5 : La réaction des apôtres
  6. Étude 6 : Pierre reconnait Jésus comme le Messie
  7. Étude 7 : Nombreuses guérisons en soirée
  8. Étude 8 : Le Messie Jésus annonce à nouveau sa mort
  9. Étude 9 : Malédiction du figuier stérile
  10. Étude 10 : Le figuier est sec
  11. Étude 11 : L'ânon et l'ânesse ?

De la 2ème à la 3ème fête de Pâque

  • La guérison du démoniaque de Gadara

    La péricope 152 relate la guérison du démoniaque de Gadara, rapportée par Matthieu (8.28-34), Marc (5.1-20) et Luc (8.26-40). Jésus arrive sur le territoire de Gadara, rencontre des hommes possédés vivant parmi les tombes, et délivre les démons en les envoyant dans un troupeau de porcs qui se noient dans le lac. Cet épisode manifeste la puissance souveraine du Messie sur les forces démoniaques et son ministère s'étendant au-delà des frontières d'Israël.

    Luc 8.26-40 (Louis Segond S21) :
    Ils abordèrent dans le pays des Gadaréniens, qui est vis-à-vis de la Galilée.Lorsque Jésus fut descendu à terre, un homme de la ville vint à sa rencontre; il avait des démons depuis assez longtemps. Il ne portait pas de vêtement et n'habitait pas dans une maison, mais dans les tombeaux.Quand il vit Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds et dit d'une voix forte: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut? Je t'en supplie, ne me tourmente pas.»Jésus ordonnait en effet à l'esprit impur de sortir de cet homme, car il s'était emparé de lui depuis longtemps. On attachait le démoniaque avec des chaînes et on lui mettait les fers aux pieds pour le garder, mais il rompait les liens et il était entraîné par le démon dans les endroits déserts.Jésus lui demanda: «Quel est ton nom?» «Légion», répondit-il, car de nombreux démons étaient entrés en lui.Ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme.Il y avait là, sur la montagne, un grand troupeau de porcs en train de chercher à manger. Les démons supplièrent Jésus de leur permettre d'entrer dans ces porcs. Il le leur permit.Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les porcs, et le troupeau se précipita du haut de la falaise dans le lac et se noya.Quand les gardiens du troupeau virent ce qui était arrivé, ils s'enfuirent et rapportèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent vers Jésus et trouvèrent assis à ses pieds l'homme dont les démons étaient sortis; il était habillé et dans son bon sens. Ils furent saisis de frayeur.Ceux qui avaient été témoins de la scène leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri.Alors tous les habitants du pays des Gadaréniens demandèrent à Jésus de s'en aller de chez eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Jésus monta dans la barque pour repartir.L'homme dont les démons étaient sortis le priait de le laisser rester avec lui, mais Jésus le renvoya en disant:«Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi.» Il s'en alla et proclama dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.A son retour, Jésus fut accueilli par la foule, car tous l'attendaient.
    Lire la suite
  • Le Messie Jésus s'isole avec ses disciples

    PER167 décrit le retrait de Jésus et ses disciples vers Bethsaïda pour se reposer après une intense mission d'évangélisation en Galilée, juste avant la Pâque d'avril 32. L'analyse synoptique de Matthieu 14,13-14, Marc 6,31-32, Luc 9,10-11 et Jean 6,1-4 montre convergences et nuances : désir d'isolement, suivi par la foule, guérisons et enseignement. Cet épisode précède directement la multiplication des pains.

    Jean 6.1-4 (Louis Segond S21) :
    Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté du lac de Galilée, ou lac de Tibériade.Une grande foule le suivait, parce que les gens voyaient les signes miraculeux qu'il faisait sur les malades.Jésus monta sur la montagne, et là il s'assit avec ses disciples.Or la Pâque, la fête juive, était proche.
    Lire la suite

De la 3ème Pâque au début de la dernière semaine

  • La multiplication des pains pour les 5000 personnes

    La multiplication des pains pour 5000 hommes est un miracle attesté par les quatre évangélistes, situé près de Bethsaïda en avril 32. Avec seulement cinq pains et deux poissons, Jésus nourrit une foule immense, illustrant sa puissance divine, sa compassion de berger et préfigurant l'Eucharistie. Les douze paniers restants symbolisent l'abondance du Royaume de Dieu.

    Jean 6.1-14 (Louis Segond S21) :
    Après cela, Jésus s'en alla de l'autre côté du lac de Galilée, ou lac de Tibériade.Une grande foule le suivait, parce que les gens voyaient les signes miraculeux qu'il faisait sur les malades.Jésus monta sur la montagne, et là il s'assit avec ses disciples.Or la Pâque, la fête juive, était proche.Jésus leva les yeux et vit une grande foule venir vers lui. Il dit à Philippe: «Où achèterons-nous des pains pour que ces gens aient à manger?»Il disait cela pour le mettre à l'épreuve, car lui-même savait ce qu'il allait faire.Philippe lui répondit: «Les pains qu'on aurait pour 200 pièces d'argent ne suffiraient pas pour que chacun en reçoive un peu.»Un de ses disciples, André, le frère de Simon Pierre, lui dit:«Il y a ici un jeune garçon qui a cinq pains d'orge et deux poissons, mais qu'est-ce que cela pour tant de monde?»Jésus dit: «Faites asseoir ces gens.» Il y avait beaucoup d'herbe à cet endroit. Ils s'assirent donc, au nombre d'environ 5000 hommes.Jésus prit les pains, remercia Dieu et les distribua [aux disciples, qui les donnèrent] à ceux qui étaient là; il leur distribua de même des poissons, autant qu'ils en voulurent.Lorsqu'ils furent rassasiés, il dit à ses disciples: «Ramassez les morceaux qui restent, afin que rien ne se perde.»Ils les ramassèrent donc et ils remplirent douze paniers avec les morceaux qui restaient des cinq pains d'orge après que tous eurent mangé.A la vue du signe miraculeux que Jésus avait fait, ces gens disaient: «Cet homme est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.»
    Lire la suite
  • Le Messie Jésus et Pierre marchent sur les eaux

    La péricope 171 analyse le miracle de Jésus marchant sur les eaux du lac de Génésareth (avril 32), incluant l'épisode de Pierre. Une comparaison rigoureuse des récits de Matthieu 14.22-32, Marc 6.45-52 et Jean 6.16-21 met en lumière convergences et divergences, révélant la puissance divine du Messie et la tension entre foi et doute chez les disciples.

    Jean 6.22-24 (Louis Segond S21) :
    Le lendemain, la foule restée de l'autre côté du lac remarqua qu'il n'y avait eu là qu'une seule barque et que Jésus n'était pas monté dedans avec ses disciples, mais que ceux-ci étaient partis seuls.D'autres barques arrivèrent de Tibériade près de l'endroit où ils avaient mangé le pain après que le Seigneur eut remercié Dieu.Quand les gens s'aperçurent que ni Jésus ni ses disciples n'étaient là, ils montèrent dans ces barques et allèrent à Capernaüm à la recherche de Jésus.
    Lire la suite
  • La réaction des apôtres

    La péricope 172 relate la réaction des apôtres après que Jésus a marché sur les eaux et calmé la tempête. Situé à Génésareth en avril 32, l'épisode est rapporté par Matthieu et Marc. Les disciples se prosternent et proclament : 'Tu es véritablement le Fils de Dieu', marquant une étape décisive dans leur foi et dans la révélation christologique progressive des Évangiles.

    Jean 6.21 (Louis Segond S21) :
    Ils voulurent alors le prendre dans la barque, et aussitôt celle-ci aborda à l'endroit où ils allaient.
    Lire la suite
  • Pierre reconnait Jésus comme le Messie

    La péricope 176 relate la confession de Pierre reconnaissant Jésus comme le Messie, rapportée uniquement par Jean (6.62-71). Après le départ massif de disciples, Jésus interroge les Douze sur leur engagement. Pierre répond par une proclamation de foi remarquable. L'article explore la tension entre souveraineté divine et liberté humaine, et conclut sur la mention de Judas l'Iscariote, rappelant que rien n'échappe au regard de Dieu.

    Jean 6.65 (Louis Segond S21) :
    Il ajouta: «Voilà pourquoi je vous ai dit que personne ne peut venir à moi à moins que cela ne lui soit donné par mon Père.»
    Lire la suite
  • Nombreuses guérisons en soirée

    L'article explore les guérisons de Jésus, notamment en Galilée après son retour de Phénicie. Matthieu décrit les nombreux miracles réalisés, tandis que Marc se concentre sur un cas singulier impliquant un homme sourd, démontrant la méthode unique de Jésus déjà observée ailleurs dans les Évangiles.

    Marc 8.22-37 (Louis Segond S21) :
    Ils se rendirent à Bethsaïda; on amena un aveugle vers Jésus et on le supplia de le toucher.Il prit l'aveugle par la main et le conduisit à l'extérieur du village; puis il lui mit de la salive sur les yeux, posa les mains sur lui et lui demanda s'il voyait quelque chose.Il regarda et dit: «J'aperçois les gens, je les vois comme des arbres, et ils marchent.»Jésus lui mit de nouveau les mains sur les yeux et, quand l'aveugle regarda fixement, il fut guéri et vit tout distinctement.Alors Jésus le renvoya chez lui en disant: «N'entre pas dans le village [et n'en parle à personne].»Jésus s'en alla avec ses disciples dans les villages voisins de Césarée de Philippe. Il leur posa en chemin cette question: «Qui suis-je, d'après les hommes?»Ils répondirent: «Jean-Baptiste; d'après certains, Elie; d'après d'autres, l'un des prophètes.»«Et d'après vous, qui suis-je?» leur demanda-t-il. Pierre lui répondit: «Tu es le Messie.»Jésus leur recommanda sévèrement de n'en parler à personne.Alors il commença à leur enseigner qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, par les chefs des prêtres et par les spécialistes de la loi, qu'il soit mis à mort et qu'il ressuscite trois jours après.Il leur disait cela ouvertement. Alors Pierre le prit à part et se mit à le reprendre,mais Jésus se retourna, regarda ses disciples et réprimanda Pierre en disant: «Arrière, Satan, car tes pensées ne sont pas les pensées de Dieu, mais celles des hommes.»Puis il appela la foule avec ses disciples et il leur dit: «Si quelqu'un veut être mon disciple, qu'il renonce à lui-même, qu'il se charge de sa croix et qu'il me suive!En effet, celui qui voudra sauver sa vie la perdra, mais celui qui la perdra à cause de moi et de la bonne nouvelle la sauvera.Et que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme?Que donnera un homme en échange de son âme?
    Lire la suite
  • Le Messie Jésus annonce à nouveau sa mort

    Jésus annonce à ses disciples sa mort et résurrection imminentes. Ce moment marque la fin de son ministère en Galilée, où il évite les foules pour préparer ses disciples. Références à Matthieu 17.22-23, Marc 9.30-32 et Luc 9.43-45.

    Marc 9.30-32 (Louis Segond S21) :
    Ils partirent de là et traversèrent la Galilée. Jésus ne voulait pas qu'on le sache,car il enseignait ses disciples et il leur disait: «Le Fils de l'homme sera livré entre les mains des hommes; ils le feront mourir et, trois jours après avoir été mis à mort, il ressuscitera.»Cependant, les disciples ne comprenaient pas cette parole et ils avaient peur de l'interroger.
    Lire la suite

La dernière semaine avant l'arrestation

  • Malédiction du figuier stérile

    Le lundi 28 mars 33, sur la route de Béthanie à Jérusalem, le Messie Jésus maudit un figuier couvert de feuilles mais sans fruit, qui se dessèche aussitôt. Cet acte, rapporté par Matthieu et Marc, est un miracle-parabole symbolisant Israël : beaucoup d'apparence religieuse, mais aucune fécondité réelle. Encadrant la purification du Temple chez Marc, cet épisode annonce le jugement divin sur une piété stérile.

    Matthieu 21.18-19 (Louis Segond S21) :
    Le lendemain matin, en retournant à la ville, il eut faim.Il vit un figuier sur le bord du chemin et s'en approcha, mais il n'y trouva que des feuilles. Il lui dit: «Que jamais plus tu ne portes de fruit!» Le figuier sécha immédiatement.
    Lire la suite
  • Le figuier est sec

    Le lendemain de la malédiction du figuier, les disciples découvrent l'arbre entièrement desséché. Jésus en profite pour enseigner la puissance de la foi et l'importance du pardon. Au-delà de cet enseignement, le figuier symbolise Israël dans les Écritures, et son dessèchement préfigure le jugement qui s'abattra sur la nation quarante ans plus tard avec la destruction du Temple. Foi et pardon demeurent les valeurs inébranlables que Jésus met en avant.

    Osée 9.10 (Louis Segond S21) :
    J'ai trouvé Israël comme des raisins dans le désert,
    Lire la suite

Les contradictions

  • L'ânon et l'ânesse ?

    L'article CTD011 répond à une prétendue contradiction sur le nombre d'animaux lors de l'entrée de Jésus à Jérusalem. Marc et Luc mentionnent un ânon, Matthieu une ânesse et son ânon. L'auteur montre qu'il ne s'agit pas d'une contradiction mais d'une différence de focalisation : Matthieu, écrivant pour un public juif, souligne l'accomplissement littéral de la prophétie de Zacharie 9.9. Jésus n'a monté qu'un seul animal, l'ânon, mais la présence de l'ânesse est mentionnée pour son contexte prophétique et pratique.

    Matthieu 21.7 (Louis Segond S21) :
    Ils amenèrent l'ânesse et l'ânon, mirent leurs vêtements sur eux, et Jésus s'assit dessus.
    Lire la suite
Compléments