PER231

Guérison d'une femme le jour du Sabbat

La péricope 231 relate la guérison par Jésus d'une femme infirme depuis dix-huit ans, un jour de sabbat dans une synagogue de Jérusalem (Luc 13.10-17). Cet acte provoque l'indignation des autorités religieuses, que Jésus confond en pointant leurs contradictions. La foule, elle, admire et glorifie Dieu. L'épisode illustre la tension entre la tradition pharisienne et l'application authentique de la loi divine, tout en mettant en lumière la foi persévérante de cette femme.

10 min guérison sabbat synagogue pharisiens Luc 12 versets 5 livres

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Marc
Marc (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Luc
Luc 13.10-17 (Louis Segond S21)

Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du .

Or il y avait là une femme habitée par un esprit qui la rendait infirme depuis 18 ans; elle était courbée et ne pouvait pas du tout se redresser.

Lorsqu'il la vit, Jésus lui adressa la parole et lui dit: «Femme, tu es délivrée de ton infirmité.»

Il posa les mains sur elle; immédiatement elle se redressa, et elle se mit à célébrer la gloire de Dieu.

Mais le chef de la , indigné de ce que Jésus avait fait une guérison un jour de , dit à la foule: «Il y a six jours pour travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là et non pas le jour du

Le Seigneur lui répondit en ces termes: «Hypocrites! Le jour du , chacun de vous ne détache-t-il pas son bœuf ou son âne de la mangeoire pour le mener boire?

Et cette femme, qui est une fille d'Abraham et que Satan tenait attachée depuis 18 ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du

Ces paroles remplirent de honte tous ses adversaires, et la foule entière se réjouissait de toutes les merveilles qu'il faisait.

Jean
Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Détails techniques

Lieu : Une des

Date : Le samedi 4 décembre ou le samedi 27 nivembre

Mode opératoire : Nous continuons avec Luc

Note sur le mode opératoire : Luc est le seul à noter cet épisode dans la

Année 32

Le Messie Jésus, dans une de Jérusalem, propose à une femme de la guérir.

Guérison d'une femme le jour du Sabbat

la femme courbée depuis 18 ans

Commentaires

Luc présente ici des récits qui ne suivent pas une chronologie formelle. Il propose une argumentation structurée selon une logique précise. Ce thème est développé dans le paragraphe intitulé : L’. Il est pertinent de considérer l’objectif de Luc lors de l’étude de ces chapitres.

 

L’

 

Au temps du Messie Jésus, Jérusalem comptait environ 480 synagogues. Ce nombre élevé explique l’emploi par Luc de l’expression « une des synagogues » plutôt que « la  ». Cette précision suggère qu’il s’agissait probablement d’un lieu choisi parmi la multitude qui existait dans la ville, et non d’un bâtiment unique et central.

Les synagogues remplissaient plusieurs rôles essentiels : elles étaient le cadre de la lecture de la Loi, de la prière communautaire et de l’enseignement. À la différence du Temple, elles servaient donc de centres éducatifs et spirituels pour la population. Certaines synagogues étaient fondées par des groupes professionnels, comme les chaudronniers, ou par des communautés étrangères installées à Jérusalem.

Ainsi, la formulation de :

Luc 13.10 (Louis Segond S21) :
Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du .

appuie cette réalité. L’existence de plusieurs synagogues dans la ville explique le choix de cette tournure et semble indiquer que Luc faisait référence à Jérusalem, car s’il s’était agi de localités différentes, il aurait probablement écrit simplement : « dans la  ».

La liberté d’action dont disposait le Messie Jésus est liée à l’évolution de la démarche des , qui cherchent dorénavant à rassembler des éléments pour soutenir leur accusation dans le cadre d’un éventuel procès.

La servait principalement de lieu d’enseignement, à la différence du Temple destiné aux sacrifices. Selon plusieurs passages bibliques ( Luc 13.10-17 , Luc 6.6-11 , Jean 5.1-18 , Jean 9.1-41 , Luc 14.1-6 , Marc 1.21-28 et Marc 1.29-31 ), il est rapporté que le Messie Jésus accomplissait des miracles au quotidien, y compris pendant le .

A chaque fois les autorités religieuses s’indignaient, car elles considéraient qu’un tel acte enfreignait la loi du . Elles auraient plutôt dû se réjouir de la délivrance de cette personne malade depuis 18 ans. Le Messie Jésus ne manquait pas de rappeler les contradictions dans leurs accusations.

Le résultat apparait sensiblement toujours le même. Les autorités religieuses sont révoltées et la foule est admiratrice. Cependant, nous observons que le ton employé par le Messie Jésus demeure direct et sans détour.

 

 

La guérison de cette femme n’aurait pas eu lieu si Jésus avait strictement appliqué les recommandations des . Il est à noter qu’aucune disposition explicite de la loi relative au ( Exode 20.8-10 ; Deutéronome 5.12-15 ) n’interdit d’accomplir une bonne action lors de ce jour de repos, dont l’objet principal est de se souvenir de Dieu. Toutefois, certains interprètes privilégient la tradition à l’application directe du commandement divin, même lorsque cela peut affecter autrui.

Nous constatons un fait exceptionnel : les opposants au Messie Jésus furent remplis de honte en entendant ses paroles ( Luc 13.17 ). Habituellement, c’était plutôt la colère et la haine qui les animaient.

Cette femme était malade depuis dix-huit ans, mais elle gardait la foi et se rendait à la . Malgré sa situation humiliante, elle continuait à fréquenter la maison de Dieu — et heureusement, car ce jour de fut pour elle un jour de délivrance et de salut.

Dans la tradition juive, le nombre 18 est associé au mot chai (חַי), qui signifie « vie ». Ironique, puisque cette femme semblait privée de vie… jusqu’à ce que le Messie Jésus la restaure pleinement.

Ce récit met en lumière le manque de compassion des religieux opposés au Messie Jésus.