L'article analyse l'arrestation d'Étienne (Actes 6.8-12) à Jérusalem vers 34-35 ap. J.-C. Bien que désigné parmi les Sept, Étienne exerce un ministère apostolique remarquable. Son témoignage suscite l'opposition de Juifs hellénistes qui, incapables de le réfuter, recourent à de faux témoins pour le faire comparaître devant le Sanhédrin. Luc souligne les parallèles avec le procès de Jésus et l'extension progressive de la persécution à toute l'Église.
Actes des apôtres 6.10 (Louis Segond S21) :
mais ils ne pouvaient pas résister à la sagesse et à l'Esprit qui inspiraient ses paroles.
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L'article ADA026 traite de l'arrestation d'Étienne, l'un des Sept diacres choisis par la première communauté chrétienne de Jérusalem, tel que rapporté par Luc dans les Actes des Apôtres (Actes 6.8-12). Cet épisode se situe vers l'année 34 ou 35 après Jésus-Christ, dans la ville de Jérusalem, et constitue une étape décisive dans l'histoire de la persécution de l'Église naissante. Le premier point développé concerne le ministère d'Étienne. Bien qu'il ait été initialement désigné parmi les Sept pour une fonction d'assistance matérielle, Étienne s'avère être bien plus qu'un simple administrateur. Rempli de grâce et de puissance divine, il accomplit de grands prodiges et miracles parmi le peuple, et manifeste une sagesse inspirée par l'Esprit-Saint qui rend ses adversaires incapables de réfuter ses arguments. Luc souligne ainsi que l'annonce de l'Évangile et l'exercice des dons spirituels ne sont pas réservés aux seuls Douze apôtres, mais que d'autres disciples, eux aussi remplis de l'Esprit-Saint, participent activement à la proclamation du message chrétien et à l'édification de la communauté. Le deuxième point porte sur l'opposition que suscite le ministère d'Étienne, notamment de la part de Juifs hellénistes appartenant aux synagogues des Affranchis, des Cyrénéens, des Alexandrins, de la Cilicie et de l'Asie. Ces hommes engagent des débats avec Étienne, mais se révèlent incapables de résister à la sagesse et à l'Esprit par lesquels il s'exprime, accomplissant ainsi la promesse faite par Jésus à ses disciples (Luc 21.15).
Actes des apôtres 5.34-39 (Louis Segond S21) :
Mais un pharisien du nom de Gamaliel, professeur de la loi estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et ordonna de faire sortir un instant les apôtres.Puis il leur dit: «Israélites, faites attention à ce que vous allez faire vis-à-vis de ces hommes.En effet, il y a quelque temps, Theudas est apparu; il prétendait être quelqu'un et environ 400 hommes se sont ralliés à lui. Il a été tué et tous ses partisans ont été mis en déroute, il n'en est rien resté.Après lui est apparu Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il a attiré du monde à sa suite. Lui aussi est mort et tous ses partisans ont été dispersés.Maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les faire. Si cette entreprise ou cette activité vient des êtres humains, elle se détruira;en revanche, si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque de combattre contre Dieu!»
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II
Face à leur incapacité à réfuter son témoignage, les opposants abandonnent le terrain de la discussion théologique pour recourir à des méthodes plus contestables. Le troisième point décrit le recours aux faux témoins. À l'image du procès de Jésus (Matthieu 26.59-61), des hommes sont secrètement soudoyés pour porter de fausses accusations contre Étienne. Ces accusations portent sur des paroles prétendument blasphématoires dirigées contre Moïse, la Loi et le Temple, c'est-à-dire contre les fondements mêmes de l'identité religieuse juive. Les adversaires cherchent ainsi à transformer un débat théologique en affaire judiciaire susceptible d'entraîner une condamnation officielle. Luc met en évidence une fois encore la ressemblance troublante entre le destin du disciple et celui de son Maître. Le quatrième point analyse l'extension de l'opposition au christianisme. Étienne devient le premier membre de l'Église, après les apôtres, à comparaître devant le Sanhédrin.
Actes des apôtres 6.9 (Louis Segond S21) :
Quelques membres de la synagogue appelée «synagogue des affranchis», des Cyrénéens, des Alexandrins et des Juifs de Cilicie et d'Asie se mirent à discuter avec lui;
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III
Les mêmes autorités qui avaient déjà fait arrêter Pierre et Jean (Actes 4.1-3), puis l'ensemble des Douze (Actes 5.17-18), sont de nouveau mobilisées. Cependant, une nouveauté importante apparaît : l'initiative de cette affaire ne provient pas directement du grand sacerdoce ou de la garde du Temple, comme lors des précédentes arrestations, mais d'opposants issus du milieu helléniste, qui excitent le peuple, les anciens et les scribes, organisent les accusations et présentent les faux témoins. Le Sanhédrin intervient ensuite comme instance judiciaire. Le cinquième et dernier point souligne le climat de plus en plus hostile dans lequel évolue la communauté chrétienne. Malgré les recommandations prudentes de Gamaliel (Actes 5.34-39), rien n'indique que l'opposition des autorités sadducéennes se soit atténuée. Au contraire, les tensions continuent de s'aggraver, et la persécution, jusque-là dirigée principalement contre les apôtres, commence à s'étendre à l'ensemble de l'Église, annonçant une dispersion prochaine de la communauté de Jérusalem. Cet article, qui s'appuie exclusivement sur le récit de Luc, constitue une analyse exégétique rigoureuse d'un épisode charnière des origines chrétiennes, en mettant en lumière les parallèles entre la passion du Christ et le destin de ses disciples, ainsi que la dynamique croissante de la persécution religieuse.
Devant le Sanhédrin à Jérusalem vers 34-35 ap. J.-C., Étienne prononce le plus long discours des Actes. En retraçant l'histoire d'Israël depuis Abraham, il montre que les envoyés de Dieu ont toujours été rejetés, culminant dans le rejet du Messie. Loin de se défendre, Étienne devient l'accusateur de ses juges, s'inscrivant dans la lignée des prophètes et du Christ.
Actes des apôtres 7.25-28 (Louis Segond S21) :
Ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par son intermédiaire, pensait-il, mais ils ne l'ont pas compris.Le jour suivant, il est venu au milieu d'eux alors que certains se battaient et il a essayé de ramener la paix en leur disant: ‘Vous êtes frères! Pourquoi vous faites-vous du mal l'un à l'autre?’Mais celui qui maltraitait son prochain l'a repoussé en disant: Qui t'a établi chef et juge sur nous?Veux-tu me tuer comme tu as tué l'Egyptien hier?
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Le discours d'Étienne devant le Sanhédrin, rapporté en Actes 7.1-53, constitue le plus long discours du livre des Actes. Luc lui accorde une place littéraire exceptionnelle, signe de l'importance théologique qu'il lui attribue dans le développement de son récit. Prononcé à Jérusalem vers l'an 34 ou 35, ce discours intervient alors qu'Étienne comparaît devant le Sanhédrin, accusé de blasphème contre la Loi et le Temple. L'argumentation d'Étienne s'articule autour d'une idée directrice centrale : l'histoire d'Israël est marquée par un rejet systématique des envoyés de Dieu. En retraçant les grandes étapes de cette histoire, depuis Abraham jusqu'à Salomon, Étienne montre que les hommes choisis par Dieu pour accomplir sa volonté ont invariablement été incompris, contestés ou persécutés par ceux à qui ils étaient envoyés. Joseph fut rejeté par ses frères, Moïse fut contesté par son propre peuple, les prophètes furent persécutés. Cette longue succession d'oppositions trouve son aboutissement logique et tragique dans le rejet du Messie lui-même, Jésus de Nazareth. Le discours ne constitue donc pas une simple rétrospective historique, mais une véritable interprétation théologique de l'histoire du salut. La figure de Moïse occupe une place centrale et délibérée dans ce discours.
Actes des apôtres 7.39-41 (Louis Segond S21) :
»Nos ancêtres n'ont pas voulu lui obéir, mais ils l'ont repoussé et, dans leur cœur, ils se sont tournés vers l'Egypteen disant à Aaron: Fais-nous des dieux qui marchent devant nous! En effet, ce Moïse qui nous a fait sortir d'Egypte, nous ignorons ce qu'il est devenu.A ce moment-là, ils ont fait un veau, ils ont offert un sacrifice à l'idole et se sont réjouis de ce que leurs mains avaient fabriqué.
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II
Étienne y consacre la plus grande partie de son développement, mettant particulièrement en lumière les épisodes révélant le rejet du grand législateur par son propre peuple. Il rappelle que celui que Dieu avait choisi pour délivrer Israël fut d'abord méconnu et repoussé par ses frères (Actes 7.25-28), puis que la génération sortie d'Égypte, malgré les prodiges accomplis dans le désert, se détourna de lui pour retomber dans l'idolâtrie lors de l'épisode du veau d'or (Actes 7.39-41). Ce développement répond indirectement aux accusations portées contre Étienne : loin de blasphémer contre Moïse, c'est lui qui en saisit le mieux la place dans l'histoire du salut, tandis que ses accusateurs reproduisent l'infidélité des générations passées. Un des aspects les plus frappants de ce discours réside dans le renversement des rôles qui s'y opère progressivement. Étienne ne cherche pas véritablement à assurer sa défense ni à obtenir son acquittement. À l'image des prophètes de l'Ancien Testament, il apparaît davantage préoccupé par la fidélité au message reçu que par son propre sort. Après avoir retracé l'histoire d'Israël, il interpelle directement les membres du Sanhédrin en des termes d'une grande violence prophétique : « Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d'oreilles ! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit ; ce que vos pères ont été, vous l'êtes aussi » (Actes 7.51). Puis il conclut : « Vous qui avez reçu la Loi d'après des commandements d'anges, et qui ne l'avez point gardée ! » (Actes 7.53).
Actes des apôtres 7.1-53 (Louis Segond S21) :
Le grand-prêtre dit: «Est-ce exact?»Etienne répondit: «Mes frères et pères, écoutez! Le Dieu de gloire est apparu à notre ancêtre Abraham lorsqu'il était en Mésopotamie, avant qu'il ne s'installe à Charan, et lui a dit:Quitte ton pays et ta famille et va dans le pays que je te montrerai.Il a alors quitté le pays des Chaldéens et est allé habiter à Charan. De là, après la mort de son père, Dieu l'a fait passer dans le pays que vous habitez maintenant.Il ne lui a donné aucun héritage dans ce pays, pas même de quoi poser le pied, mais il a promis de lui en donner la possession, ainsi qu'à sa descendance après lui, alors même qu'il n'avait pas d'enfant.Voici ce que Dieu a dit: Ses descendants séjourneront dans un pays étranger; on les réduira en esclavage et on les maltraitera pendant 400 ans.Cependant, la nation dont ils seront esclaves, c'est moi-même qui la jugerai, dit Dieu. Après cela, ils sortiront et ils me serviront dans ce lieu-ci.Puis Dieu a donné à Abraham l'alliance de la circoncision; ainsi, Abraham a eu pour fils Isaac et l'a circoncis le huitième jour, Isaac a fait de même pour Jacob, et Jacob pour les douze patriarches.»Les patriarches, jaloux de Joseph, l'ont vendu pour qu'il soit emmené en Egypte, mais Dieu était avec luiet l'a délivré de toutes ses détresses. Il lui a donné la sagesse et la grâce devant le pharaon, le roi d'Egypte, qui l'a établi gouverneur de l'Egypte et de toute sa maison.Il est alors survenu une famine dans toute l'Egypte et en Canaan. La détresse était grande et nos ancêtres ne trouvaient pas de quoi manger.Jacob a appris qu'il y avait du blé en Egypte et il y a envoyé nos ancêtres une première fois.La deuxième fois, Joseph s'est fait reconnaître par ses frères et le pharaon a ainsi appris quelle était son origine.Puis Joseph a envoyé chercher son père Jacob et toute sa famille, composée de 75 personnes.Jacob est descendu en Egypte, où il est mort, ainsi que nos ancêtres.Leurs corps ont été transportés à Sichem et déposés dans le tombeau qu'Abraham avait acheté à prix d'argent aux fils d'Hamor à Sichem.»Le temps où devait s'accomplir la promesse que Dieu avait faite à Abraham approchait, et le peuple a grandi et augmenté en nombre en Egyptejusqu'à la venue d'un autre roi, qui n'avait pas connu Joseph.Ce roi s'en est pris avec perfidie à notre peuple et a maltraité nos ancêtres au point de leur faire abandonner leurs enfants pour qu'ils ne survivent pas.»A cette époque est né Moïse, qui était beau aux yeux de Dieu. Il a été nourri trois mois chez son pèreet, quand il a été abandonné, la fille du pharaon l'a adopté et l'a élevé comme son fils.Moïse a été formé avec toute la sagesse des Egyptiens; il était puissant en paroles et en actes.»Il était âgé de 40 ans lorsqu'il a eu à cœur de rendre visite à ses frères, les Israélites.Il en a vu un qu'on maltraitait, a pris sa défense et, pour venger l'homme malmené, a frappé l'Egyptien.Ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par son intermédiaire, pensait-il, mais ils ne l'ont pas compris.Le jour suivant, il est venu au milieu d'eux alors que certains se battaient et il a essayé de ramener la paix en leur disant: ‘Vous êtes frères! Pourquoi vous faites-vous du mal l'un à l'autre?’Mais celui qui maltraitait son prochain l'a repoussé en disant: Qui t'a établi chef et juge sur nous?Veux-tu me tuer comme tu as tué l'Egyptien hier?A cette parole, Moïse a pris la fuite et est allé habiter dans le pays de Madian, où il a eu deux fils.»C'est 40 ans plus tard qu’un ange [du Seigneur] lui est apparu dans le désert du mont Sinaï, dans la flamme d'un buisson en feu.Voyant cela, Moïse a été étonné de cette apparition; comme il s'approchait pour regarder, la voix du Seigneur s'est fait entendre:Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Moïse, tout tremblant, n'osait pas regarder.Le Seigneur lui a dit: Retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte.J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, j'ai entendu ses gémissements et je suis descendu pour le délivrer. Maintenant, vas-y, je t'enverrai en Egypte.»Ce Moïse qu'ils avaient renié en disant: Qui t'a établi chef et juge? c'est lui que Dieu a envoyé comme chef et libérateur avec l'aide de l'ange qui lui était apparu dans le buisson.C'est lui qui les a fait sortir d'Egypte en accomplissant des prodiges et des signes miraculeux en Egypte, à la mer Rouge et au désert pendant 40 ans.C'est ce Moïse qui a dit aux Israélites: [Le Seigneur notre] Dieu fera surgir pour vous, parmi vos frères, un prophète comme moi.C'est lui qui, lors de l'assemblée au désert, était avec l'ange qui lui parlait sur le mont Sinaï et avec nos ancêtres; il a reçu des oracles de vie pour nous les transmettre.»Nos ancêtres n'ont pas voulu lui obéir, mais ils l'ont repoussé et, dans leur cœur, ils se sont tournés vers l'Egypteen disant à Aaron: Fais-nous des dieux qui marchent devant nous! En effet, ce Moïse qui nous a fait sortir d'Egypte, nous ignorons ce qu'il est devenu.A ce moment-là, ils ont fait un veau, ils ont offert un sacrifice à l'idole et se sont réjouis de ce que leurs mains avaient fabriqué.Alors Dieu s'est détourné d'eux et les a laissés adorer les corps célestes, comme cela est écrit dans le livre des prophètes: M'avez-vous offert des victimes et des sacrifices pendant 40 ans au désert, communauté d'Israël?Vous avez porté la tente de Moloc et l'étoile de votre dieu Remphan, ces images que vous avez faites pour les adorer! Aussi, je vous déporterai au-delà de Babylone.»Dans le désert, nos ancêtres avaient la tente du témoignage; celui qui parlait à Moïse lui avait ordonné de la faire d'après le modèle qu'il avait vu.Nos ancêtres l'ont reçue et l'ont introduite, sous la conduite de Josué, dans le pays conquis sur les nations que Dieu a chassées devant eux; et elle y est restée jusqu'à l'époque de David.David a trouvé grâce devant Dieu et a demandé la permission de trouver une habitation pour le Dieu de Jacob,mais c'est Salomon qui lui a construit un temple.Cependant le Très-Haut n'habite pas dans des temples faits par la main de l'homme, comme le dit le prophète:Le ciel est mon trône, et la terre mon marchepied. Quelle maison pourrez-vous me construire, dit le Seigneur, ou quel endroit pourra être mon lieu de repos?N'est-ce pas ma main qui a fait tout cela?»Hommes réfractaires, incirconcis de cœur et d'oreilles! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit; vous êtes bien comme vos ancêtres.Lequel des prophètes vos ancêtres n'ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d'avance la venue du Juste, et c'est lui que vous avez fait maintenant arrêter et dont vous êtes devenus les meurtriers,vous qui avez reçu la loi par l'intermédiaire des anges et qui ne l'avez pas gardée!»
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III
Ainsi, celui qui comparaît comme accusé devient l'accusateur de ses juges, qui se retrouvent à leur tour placés sous le jugement de la Parole de Dieu. Cette inversion rappelle plusieurs scènes évangéliques dans lesquelles Jésus lui-même, tout en étant jugé, dévoile la responsabilité de ses accusateurs. Étienne apparaît ainsi dans la lignée directe des prophètes de l'Ancien Testament et du Christ, partageant leur sort autant que leur mission. Son discours illustre de manière saisissante la continuité entre l'histoire d'Israël et l'Église naissante, et met en lumière la nature profonde du conflit entre l'Évangile et les autorités religieuses de Jérusalem. Sur le plan de la méthode historique, Luc précise que ces événements ont eu lieu à Jérusalem et que les informations rapportées proviennent de sa source unique. Fidèle à la méthode annoncée au début de son Évangile (Luc 1.1-4), il a vraisemblablement retenu les éléments les plus significatifs du discours plutôt que d'en reproduire l'intégralité. Le fait que le visage d'Étienne apparaissait « comme le visage d'un ange » aux membres du conseil (Actes 6.15) pourrait expliquer en partie pourquoi l'accusé fut autorisé à développer aussi longuement son argumentation.
L'article examine l'origine et l'importance du sabbat, un des dix commandements, comme un jour de repos et de culte dans la tradition juive, basé sur la création divine. Le respect du sabbat est également souligné par un exemple où sa violation entraîne une sentence sévère.
Exode 16.22-30 (Louis Segond S21) :
Le sixième jour, ils ramassèrent une double quantité de nourriture, 4 litres pour chacun. Tous les chefs de l'assemblée vinrent le rapporter à Moïse.Celui-ci leur dit: «C'est ce que l'Eternel a ordonné. Demain est le jour du repos, le sabbat consacré à l'Eternel. Faites cuire ce que vous avez à faire cuire, faites bouillir ce que vous avez à faire bouillir et mettez en réserve jusqu'au matin tout ce qui restera.»Ils le laissèrent jusqu'au matin, comme Moïse l'avait ordonné, et cela ne devint pas infect, il ne s'y mit pas de vers.Moïse dit: «Mangez-le aujourd'hui, car c'est le jour du sabbat en l'honneur de l'Eternel. Aujourd'hui vous n'en trouverez pas dans la campagne.Pendant 6 jours vous en ramasserez, mais le septième jour, celui du sabbat, il n'y en aura pas.»Le septième jour, quelques membres du peuple sortirent pour en ramasser, mais ils n'en trouvèrent pas.Alors l'Eternel dit à Moïse: «Jusqu'à quand refuserez-vous de respecter mes commandements et mes lois?Considérez que c'est l'Eternel qui vous a donné le sabbat. Voilà pourquoi, le sixième jour, il vous donne de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste sous sa tente, que personne ne sorte de chez lui le septième jour.»Et le peuple se reposa le septième jour.
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L'article explore le concept du sabbat en soulignant son origine, sa signification et son évolution à travers l'histoire juive et chrétienne. Le sabbat est enraciné dans l'Ancien Testament, plus précisément avec la création du monde par Dieu en six jours suivis d'un jour de repos, comme décrit dans le livre de la Genèse. Ce rythme hebdomadaire est intégré dans la loi mosaïque et reçu comme un commandement divin, mettant en place un jour de repos absolu destiné à être observé par tous - une pratique enrichie et transformée au fil des siècles.
Exode 31.14-17 (Louis Segond S21) :
Vous respecterez le sabbat, car il est saint pour vous. Celui qui le violera sera puni de mort. Oui, toute personne qui accomplira un travail ce jour-là sera exclue de son peuple.Pendant 6 jours on travaillera, mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Eternel. Toute personne qui accomplira un travail le jour du sabbat sera punie de mort.Les Israélites respecteront le sabbat en le célébrant, au fil des générations, comme une alliance éternelle.Ce sera entre moi et les Israélites un signe qui devra durer à perpétuité. En effet, en 6 jours l'Eternel a fait le ciel et la terre, et le septième jour il s'est arrêté et s'est reposé.»
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II
Le texte souligne également l'importance du sabbat comme un jour dédié à Dieu, pas seulement comme simple repos physique. Il met en évidence un exemple historique où la transgression du sabbat entraînait la peine de mort pour illustrer la rigueur avec laquelle cette observance a été appliquée dans les temps bibliques. Ce respect du sabbat faisait partie intégrante des dix commandements.
Exode 16.22-30 (Louis Segond S21) :
Le sixième jour, ils ramassèrent une double quantité de nourriture, 4 litres pour chacun. Tous les chefs de l'assemblée vinrent le rapporter à Moïse.Celui-ci leur dit: «C'est ce que l'Eternel a ordonné. Demain est le jour du repos, le sabbat consacré à l'Eternel. Faites cuire ce que vous avez à faire cuire, faites bouillir ce que vous avez à faire bouillir et mettez en réserve jusqu'au matin tout ce qui restera.»Ils le laissèrent jusqu'au matin, comme Moïse l'avait ordonné, et cela ne devint pas infect, il ne s'y mit pas de vers.Moïse dit: «Mangez-le aujourd'hui, car c'est le jour du sabbat en l'honneur de l'Eternel. Aujourd'hui vous n'en trouverez pas dans la campagne.Pendant 6 jours vous en ramasserez, mais le septième jour, celui du sabbat, il n'y en aura pas.»Le septième jour, quelques membres du peuple sortirent pour en ramasser, mais ils n'en trouvèrent pas.Alors l'Eternel dit à Moïse: «Jusqu'à quand refuserez-vous de respecter mes commandements et mes lois?Considérez que c'est l'Eternel qui vous a donné le sabbat. Voilà pourquoi, le sixième jour, il vous donne de la nourriture pour deux jours. Que chacun reste sous sa tente, que personne ne sorte de chez lui le septième jour.»Et le peuple se reposa le septième jour.
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III
Le sabbat, en tant que phénomène religieux et culturel, invite à une contemplation plus profonde du repos, de la communauté et de la relation à Dieu.
L'article explore la notion biblique du serviteur, illustrée par Jésus à travers le lavement des pieds, un geste symbolique de service et de dévotion envers Dieu, central au message des Écritures.
Jean 13.1-17 (Louis Segond S21) :
Avant la fête de la Pâque, Jésus, sachant que son heure était venue de passer de ce monde au Père et ayant aimé ceux qui lui appartenaient dans le monde, les aima jusqu'à l'extrême.C'était pendant le souper. Le diable avait déjà mis dans le cœur de Judas l'Iscariot, fils de Simon, l'intention de le trahir.Jésus savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu'il était venu de Dieu et qu'il retournait vers Dieu.Il se leva de table, quitta ses vêtements et prit un linge qu'il mit autour de sa taille.Ensuite il versa de l'eau dans un bassin et il commença à laver les pieds des disciples et à les essuyer avec le linge qu'il avait autour de la taille.Il arriva donc vers Simon Pierre qui lui dit: «Toi, Seigneur, tu me laves les pieds!»Jésus lui répondit: «Ce que je fais, tu ne le sais pas maintenant, mais tu le comprendras par la suite.»Pierre lui dit: «Non, jamais tu ne me laveras les pieds.» Jésus lui répondit: «Si je ne te lave pas, tu n'auras pas de part avec moi.»Simon Pierre lui dit: «Seigneur, non seulement les pieds, mais encore les mains et la tête!»Jésus lui dit: «Celui qui s'est baigné n'a besoin que de se laver les pieds pour être entièrement pur, et vous êtes purs, mais pas tous.»En effet, il connaissait celui qui était prêt à le trahir; voilà pourquoi il dit: «Vous n'êtes pas tous purs.»Après leur avoir lavé les pieds, il reprit ses vêtements, se remit à table et leur dit: «Comprenez-vous ce que je vous ai fait?Vous m'appelez Maître et Seigneur, et vous avez raison, car je le suis.Si donc je vous ai lavé les pieds, moi, le Seigneur et le Maître, vous devez aussi vous laver les pieds les uns aux autres,car je vous ai donné un exemple afin que vous fassiez comme je vous ai fait.En vérité, en vérité, je vous le dis, le serviteur n'est pas plus grand que son seigneur, ni l'apôtre plus grand que celui qui l'a envoyé.Si vous savez cela, vous êtes heureux, pourvu que vous le mettiez en pratique.
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Le serviteur dans la Bible : du Serviteur de l’Éternel au lavement des pieds
I
L'article intitulé "Le serviteur dans la Bible : du Serviteur de l'Éternel au lavement des pieds" explore le thème central du serviteur dans les Écritures, en commençant par le symbolisme du lavement des pieds en Jean 13:1-17. Ce geste de Jésus est présenté non seulement comme un acte d'humilité, mais comme une expression profonde du service et de l'obéissance à Dieu, un thème qui traverse toute la Bible. L'article explique que, dans l'Ancien Testament, des figures telles que Moïse, Josué, et David ont été appelées "serviteurs de l'Éternel" pour leur dévouement et obéissance à Dieu, mais ces figures ne sont que des préfigurations d'un Serviteur unique prophétisé par Ésaïe.
Esaïe 42.1-9 (Louis Segond S21) :
*Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai,Il ne criera pas, il ne haussera pas le tonIl ne cassera pas le roseau abîméIl ne faiblira pas et ne se relâchera pasVoici ce que dit l'Eternel, le DieuMoi, l'Eternel, je t'ai appelé en toute justicepour que tu ouvres les yeux des aveugles,Je suis l'Eternel, voilà quel est mon nom,Les premiers événements se sont produits
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II
Jésus-Christ est présenté dans le Nouveau Testament comme l'accomplissement de cette prophétie, incarnant le service tout au long de son ministère. Des passages des Évangiles (Matthieu 20:25-28, Marc 10:42-45, Luc 22:24-27) illustrent que Jésus a prôné et pratiqué le service, le présentant comme la véritable grandeur dans le Royaume de Dieu. L'article met en lumière l'unité remarquable de la révélation biblique, connectant les premiers serviteurs de l'Éternel de l'Ancien Testament, le Serviteur souffrant d'Ésaïe, et l'exemple ultime de Jésus.
Luc 22.24-27 (Louis Segond S21) :
Il y eut aussi une rivalité entre les disciples pour déterminer qui devait être considéré comme le plus grand parmi eux.Jésus leur dit: «Les rois des nations dominent sur leurs peuples et ceux qui exercent le pouvoir se font appeler bienfaiteurs.Que cela ne soit pas votre cas, mais que le plus grand parmi vous soit comme le plus jeune, et celui qui commande comme celui qui sert.En effet, qui est le plus grand: celui qui est à table ou celui qui sert? N'est-ce pas celui qui est à table? Et moi, cependant, je suis au milieu de vous comme celui qui sert.
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III
En outre, il relie cette idée de service à l'œuvre rédemptrice du Christ. L'analyse montre que le lavement des pieds n'est pas simplement un exemple d'humilité pour les disciples mais une synthèse de l'appel de Dieu aux croyants pour qu'ils suivent cet exemple. L'article illustre que servir Dieu n'est pas dévalorisant mais est une des hautes expressions de fidélité et d'engagement envers Lui, tandis qu'il exhorte les lecteurs à comprendre et à incarner ce message dans leur vie quotidienne.
L'article traite de la rédaction des cinq premiers livres de la Bible. Il met en lumière la transmission orale, l'écriture et l'intégration de diverses sources littéraires. L'importance de la préservation textuelle à travers les siècles est également abordée, tout comme les motivations historiques des rédacteurs.
Deutéronome 4.9 (Louis Segond S21) :
»Seulement, fais bien attention à toi! Veille attentivement sur toi-même tous les jours de ta vie, afin de ne pas oublier ce que tes yeux ont vu et de ne pas le laisser sortir de ton cœur. Enseigne-le à tes enfants et à tes petits-enfants.
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L'article BIB001 - Les textes fondateurs de la Bible explore la formation et la rédaction des premiers textes bibliques, en particulier le Pentateuque, qui comprend les cinq premiers livres de la Bible hébraïque. Le texte commence par examiner l'importance de la transmission orale dans le maintien de l'histoire biblique, en soulignant le rôle crucial joué par les récits racontés de génération en génération. Ensuite, l'article se penche sur la mise par écrit de ces récits, ce qui a commencé à une époque où les Israélites ont senti le besoin de préserver et consigner leurs traditions.
Deutéronome 4.9 (Louis Segond S21) :
»Seulement, fais bien attention à toi! Veille attentivement sur toi-même tous les jours de ta vie, afin de ne pas oublier ce que tes yeux ont vu et de ne pas le laisser sortir de ton cœur. Enseigne-le à tes enfants et à tes petits-enfants.
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II
Le processus d'écriture s'est probablement amorcé à l'époque de Moïse et s'est poursuivi jusqu'à l'exil babylonien. Plusieurs sources littéraires distinctes ont contribué à la composition du Pentateuque, notamment la source Jahviste, Elohiste, Deutéronomiste et Sacerdotale. Leurs caractéristiques théologiques et stylistiques variées ont été intégrées par des rédacteurs ultérieurs pour former un texte cohérent.
Exode 13.8 (Louis Segond S21) :
Tu diras alors à ton fils: ‘C'est en mémoire de ce que l'Eternel a fait pour moi lorsque je suis sorti d'Egypte.’
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III
L'article aborde également la transmission de ces textes au moyen de manuscrits anciens, tels que les Manuscrits de la mer Morte, qui témoignent de la fidélité remarquablement préservée des textes lors des pratiques scribales de l'époque. La fin de l'article explore les motivations des rédacteurs qui ont contribué à la compilation de ces textes centraux, notamment la nécessité de garantir l'alliance et la loi à travers les écritures, tout en évoquant le contexte historique et culturel dans lequel ces motifs ont pris forme.
L'article analyse l'évolution et la compilation de la Bible hébraïque, ou Tanakh, en se concentrant sur ses trois sections : la Torah, les Nevi'im et les Ketouvim. Il met en lumière les processus historiques et les décisions académiques ayant mené à sa formation finale.
L'article 'La Bible Hébraïque' explore la formation et la compilation de la Bible hébraïque, également connue sous le nom de Tanakh. Ce canon des Écritures sacrées du judaïsme comprend trois sections principales : la Torah, les Nevi'im, et les Ketouvim. La Torah, contenant les cinq premiers livres de la Bible, raconte la création, les histoires des patriarches et les lois données au mont Sinaï.
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Les Nevi'im, ou Prophètes, sont subdivisés entre les Prophètes antérieurs et postérieurs, comprenant des figures bibliques notables comme Josué, Samuel, et Ésaïe. Les Ketouvim incluent des poèmes, des hymnes, de la littérature de sagesse, et des récits historiques. Ce processus de compilation s'est déroulé sur plusieurs siècles, avec d'importantes discussions parmi les érudits juifs pour définir le canon final vers la fin du premier siècle.
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La Bible hébraïque occupe une place centrale dans le judaïsme et a significativement influencé la formation des bibles modernes.
Le Code d'Hammourabi autorisait une femme stérile à proposer sa servante à son mari pour assurer une descendance, l'enfant étant reconnu comme légitime. Cette pratique, répandue dans l'ancien Proche-Orient, n'était pas prescrite dans la Loi de Moïse. Elle éclaire le geste de Sarah proposant Agar à Abraham, un acte culturellement acceptable mais contraire à la promesse divine spécifique faite à Abraham concernant sa descendance.
Cet article explore une pratique sociale et juridique ancienne qui a influencé les récits bibliques, notamment celui d'Abraham, Sarah et Agar. Le point central est l'existence du Code d'Hammourabi, un corpus législatif babylonien parmi les plus anciens du monde, qui réglementait de nombreux aspects de la vie sociale, familiale et économique dans l'ancien Proche-Orient. L'article met en lumière une règle particulière de ce code concernant la gestion de la stérilité féminine dans le mariage. Selon cette disposition du Code d'Hammourabi, lorsqu'une femme mariée se trouvait dans l'incapacité de porter des enfants, elle avait la possibilité de proposer à son mari de s'unir avec sa servante ou son esclave. L'enfant né de cette union n'était pas considéré comme le fils de la servante, mais comme l'enfant légitime de l'épouse infertile. La servante jouait ainsi un rôle de mère porteuse au sens antique du terme, sans que cela lui confère de droits parentaux particuliers sur l'enfant. Cette pratique visait à assurer la continuité de la lignée familiale et à garantir une descendance au couple, ce qui était d'une importance capitale dans les sociétés patriarcales de l'époque. L'article souligne que cette coutume n'était pas exclusive aux Hébreux, mais qu'elle était largement répandue parmi les nations voisines de l'ancien Proche-Orient.
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Elle reflétait une norme culturelle et juridique commune à plusieurs civilisations mésopotamiennes. Ce que l'article met particulièrement en valeur, c'est que cette pratique n'était nullement prescrite ou stipulée dans la Loi de Moïse. Autrement dit, il ne s'agissait pas d'un commandement divin, mais d'un usage humain et culturel que les Hébreux avaient adopté au contact des peuples environnants. L'exemple le plus illustratif cité dans l'article est celui de Jacob, mentionné en Genèse 29.31, qui eut des enfants avec les servantes de ses épouses Léa et Rachel. Ce récit biblique s'inscrit dans ce contexte culturel précis, où la servante servait de substitut maternel pour pallier la stérilité de l'épouse principale. Mais l'application la plus théologiquement significative de cette pratique concerne Abraham et Sarah. Lorsque Sarah, l'épouse d'Abraham, constata qu'elle ne pouvait pas enfanter, elle proposa à son mari de s'unir à Agar, sa servante égyptienne. Cette proposition était parfaitement conforme aux usages juridiques et sociaux de l'époque, tels que codifiés dans le Code d'Hammourabi.
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Cependant, l'article insiste sur un point théologique fondamental : cette décision humaine ne correspondait pas à ce que Dieu avait dit et promis à Abraham. En effet, Dieu avait fait une promesse spécifique à Abraham concernant sa descendance, une promesse qui devait se réaliser selon les voies divines et non selon les solutions humaines. Ce passage met ainsi en évidence une tension récurrente dans le récit biblique : la tentation pour les croyants de résoudre leurs problèmes par des moyens humains et culturellement acceptables, au lieu d'attendre la réalisation des promesses divines. La décision de Sarah et d'Abraham d'avoir recours à Agar, bien que culturellement normale, représentait une anticipation humaine sur le plan divin, avec des conséquences qui traverseront l'histoire biblique et humaine jusqu'à aujourd'hui. Sur le plan historique, cet article apporte un éclairage précieux sur le contexte culturel et juridique dans lequel évoluaient les patriarches hébreux. Il montre que les récits de la Genèse ne se déroulent pas dans un vacuum culturel, mais qu'ils s'inscrivent dans un monde réel, avec ses codes, ses lois et ses pratiques sociales. La connaissance du Code d'Hammourabi permet donc de mieux comprendre les motivations et les choix des personnages bibliques, tout en discernant ce qui relève de la culture humaine de l'époque et ce qui constitue la volonté et la parole de Dieu. En résumé, cet article de type note historique offre une fenêtre sur le monde antique pour mieux éclairer les récits bibliques, invitant le lecteur à distinguer entre les pratiques culturelles humaines et les instructions divines, et à comprendre les conséquences spirituelles du choix de suivre l'une plutôt que l'autre.
YHWH, le nom propre de Dieu dans la Bible hébraïque, est composé de quatre consonnes hébraïques (le tétragramme). Sa prononciation exacte est inconnue car l'hébreu ancien n'écrit pas les voyelles. Par respect du troisième commandement (Ex 20,7), les Juifs le remplacent par 'Adonaï' ou 'Ha Élohim'. Traduit par 'Kyrios' en grec puis par 'l'Éternel' dans les Bibles protestantes, ce nom apparaît près de 6800 fois dans l'Ancien Testament.
Exode 20.7 (Louis Segond S21) :
»Tu n'utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.
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Cet article explore l'une des questions les plus fascinantes de la théologie et de l'histoire religieuse : pourquoi le nom de Dieu est-il considéré comme imprononçable ? Le nom divin, transcrit en français par l'acronyme YHWH, est ce que les spécialistes appellent le tétragramme, c'est-à-dire un mot composé de quatre lettres. En hébreu, ces quatre consonnes sont : Yod (י), Hé (ה), Waw (ו), et Hé (ה). Ce nom constitue l'identité propre et personnelle du Dieu d'Israël, distingué de tous les autres dieux du monde antique. La première raison pour laquelle ce nom est dit imprononçable tient à la nature même de l'hébreu biblique. En effet, l'hébreu ancien est une langue qui s'écrit essentiellement avec des consonnes. Les voyelles ne sont pas notées dans les textes originaux, ce qui rend impossible, aujourd'hui, de connaître avec certitude la prononciation exacte du tétragramme. Les érudits et linguistes ont proposé des reconstructions, parmi lesquelles 'Yahvé' ou 'Yahweh' sont les plus répandues, mais aucune ne fait l'unanimité. L'incertitude phonétique est donc à la fois linguistique et historique.
Exode 20.7 (Louis Segond S21) :
»Tu n'utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.
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La seconde raison est d'ordre religieux et spirituel. Selon le troisième commandement du Décalogue, tel qu'il est formulé en Exode 20.7, il est interdit de prendre le nom de Dieu en vain. Pour les Juifs pieux, la manière la plus sûre de respecter ce commandement est d'éviter toute prononciation du nom divin, afin de ne jamais risquer de le profaner. Cette pratique de révérence extrême s'est développée progressivement dans le judaïsme, probablement après l'exil babylonien, et s'est solidement établie dans la tradition rabbinique. En lieu et place du tétragramme, les Juifs ont adopté des substituts verbaux. Le plus courant est 'Adonaï', qui signifie 'mon Seigneur' et qui était lu à la place de YHWH lors de la lecture des Écritures. Un autre substitut fréquent est 'Ha Élohim', qui signifie simplement 'Le Dieu'. Dans certains contextes informels ou écrits, on trouve aussi l'usage de 'Ha Chem', littéralement 'Le Nom', pour désigner Dieu sans jamais énoncer son nom propre. Cette tradition orale de substitution a eu des conséquences importantes sur les traductions de la Bible.
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Lorsque la Bible hébraïque a été traduite en grec dans la version dite des Septante, les traducteurs ont rendu le tétragramme par le mot grec 'Kyrios', qui signifie 'Seigneur'. Cette décision de traduction a profondément influencé la façon dont les chrétiens allaient lire et comprendre les Écritures, puisque le Nouveau Testament, écrit en grec, utilise lui aussi 'Kyrios' pour parler de Dieu et de Jésus-Christ. Dans les Bibles protestantes françaises, le terme retenu pour traduire YHWH est 'l'Éternel'. Ce choix reflète une volonté théologique de souligner l'une des caractéristiques essentielles de Dieu : son existence hors du temps, son éternité. D'autres traductions ou confessions utilisent 'Yahvé', 'Yahweh', ou même 'Jéhovah', cette dernière forme étant le résultat d'une combinaison médiévale entre les consonnes du tétragramme et les voyelles d'Adonaï, créant ainsi un mot hybride qui ne correspond à aucune prononciation historique attestée. Il est remarquable de noter que le nom YHWH apparaît environ 6 800 fois dans la Bible hébraïque, ce qui en fait de loin le nom le plus fréquent pour désigner Dieu dans l'Ancien Testament. Cette omniprésence témoigne de l'importance centrale de ce nom dans la révélation biblique, tout en contrastant avec le silence religieux qui entoure sa prononciation. Cet article s'inscrit dans une perspective historique et théologique, rappelant que le Dieu unique vénéré par les Juifs et les chrétiens porte un nom propre, un nom qui lui a été révélé à Moïse selon le récit de l'Exode, mais dont la prononciation reste enveloppée de mystère et de sainteté. Ce paradoxe — un nom omniprésent mais imprononçable — invite le croyant à une réflexion profonde sur la transcendance divine et sur le respect dû au Créateur.
Le pays de Canaan, correspondant à l'actuel Israël, Palestine, Liban et parties de Jordanie et Syrie, est décrit comme 'le plus beau de tous les pays' dans la Bible. Peuplé par les Cananéens, Amorites, Hittites et Philistins, il constitue la terre promise au peuple hébreu. Deux étapes séparées de 470 ans marquent sa conquête : l'arrivée d'Abraham, puis la conquête de Josué après la captivité en Égypte et l'errance au désert.
Ezéchiel 20.6 (Louis Segond S21) :
Ce jour-là, je me suis engagé envers eux à les faire passer d'Egypte dans un pays que j'avais cherché pour eux, un pays où coulent le lait et le miel, le plus beau de tous les pays.
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L'article 'Le pays de Canaan' offre une présentation géographique, historique et théologique de cette région centrale dans la Bible hébraïque et chrétienne. Le pays de Canaan, tel qu'il est mentionné dans les Écritures, correspond approximativement aux territoires actuels d'Israël, de la Palestine, du Liban, ainsi qu'à certaines parties de la Jordanie et de la Syrie. Cette région est présentée comme une terre d'une importance capitale pour le peuple hébreu, qualifiée à quatre reprises dans la Bible de 'plus beau de tous les pays', une expression que l'on retrouve notamment en Ézéchiel 20.6, où Dieu rappelle son engagement envers Israël de les conduire vers cette terre promise, décrite comme un pays 'où coulent le lait et le miel'. Cette formulation symbolique illustre à la fois la fertilité matérielle du territoire et la bénédiction divine associée à sa possession. Dans l'Antiquité, Canaan était peuplé par plusieurs ethnies distinctes, parmi lesquelles les Cananéens, les Amorites, les Hittites et les Philistins. Ces peuples occupaient le territoire avant l'arrivée et la conquête progressive par les Hébreux. La coexistence, les conflits et les interactions entre ces peuples constituent un arrière-plan essentiel pour comprendre de nombreux récits bibliques, notamment ceux du livre des Juges, de Josué et des livres historiques de l'Ancien Testament.
Ezéchiel 20.6 (Louis Segond S21) :
Ce jour-là, je me suis engagé envers eux à les faire passer d'Egypte dans un pays que j'avais cherché pour eux, un pays où coulent le lait et le miel, le plus beau de tous les pays.
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L'article structure l'histoire de la prise de possession de Canaan en deux grandes étapes séparées d'environ 470 ans. La première étape commence avec l'arrivée d'Abraham en Canaan. C'est à lui que Dieu promet cette terre pour ses descendants, établissant ainsi le fondement théologique de la notion de 'terre promise'. Cette promesse divine faite à Abraham constitue l'un des piliers de l'alliance entre Dieu et le peuple hébreu, une alliance qui traverse l'ensemble de l'Ancien Testament et structure la compréhension que le peuple d'Israël a de son identité et de sa vocation. La seconde étape correspond à la conquête menée par Josué, qui intervient après deux événements majeurs : la captivité en Égypte et les quarante années d'errance dans le désert sous la conduite de Moïse. Cette longue période intermédiaire, marquée par l'esclavage égyptien puis par la pérégrination au désert, est présentée dans la Bible comme un temps d'épreuve, de formation et de fidélité à l'alliance divine. La conquête de Josué représente alors l'accomplissement de la promesse faite à Abraham, plusieurs siècles auparavant, et l'entrée concrète du peuple hébreu dans l'héritage promis par Dieu.
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Cet article s'inscrit dans une série de notes historiques destinées à contextualiser les récits bibliques dans leur cadre géographique et culturel. Il permet aux lecteurs, même débutants, de mieux comprendre le contexte dans lequel se déroulent les grands récits de l'Ancien Testament, notamment ceux de la Genèse, de l'Exode et du livre de Josué. La connaissance du pays de Canaan, de ses frontières approximatives, de ses habitants originels et de son importance spirituelle pour le peuple d'Israël est indispensable pour une lecture éclairée de la Bible. En somme, cet article constitue une introduction claire et accessible à la géographie biblique de Canaan, en reliant les données historiques et ethniques aux grandes lignes théologiques de l'alliance et de la promesse divine. Il pose les bases d'une compréhension approfondie de la relation entre le peuple d'Israël et sa terre, une relation qui demeure un thème central de toute la révélation biblique.
La Torah, texte sacré du judaïsme, se compose des cinq premiers livres de la Bible hébraïque et est essentielle à la foi et à la morale juives. Elle est lue régulièrement en synagogue et a généré une riche tradition littéraire rabbinique.
L'article sur la Torah explore son rôle central dans le judaïsme, soulignant qu'elle est le texte le plus sacré, composé des cinq premiers livres de la Bible hébraïque, aussi connus sous le nom de Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome. La Torah, dont le mot signifie 'instruction' ou 'loi', est fondamentale pour la foi et la pratique juives, renfermant des lois, enseignements et récits. Elle est lue régulièrement dans les synagogues, notamment durant le Shabbat et les jours de fête, et est considérée comme la parole divine dévoilée à Moïse sur le mont Sinaï.
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Elle a donné naissance à une riche tradition d'exégèse et de livres rabbiniques, tels que le Talmud et le Midrash. Au-delà de ses enjeux religieux, elle est une source d'éthique et de morale, orientant les juifs dans leur quotidien. L'article affirme finalement que la Torah transcende sa nature de texte religieux pour être au cœur de la vie spirituelle et culturelle juive.
Le Pentateuque, composé des cinq premiers livres bibliques, est essentiel pour les traditions juives et chrétiennes. Il raconte la création, la libération des Hébreux avec Moïse, et contient lois et récits fondateurs.
Le Pentateuque est un ensemble des cinq premiers livres de la Bible, essentiels dans les traditions juives et chrétiennes. Il inclut la Genèse, qui raconte la création du monde, l'histoire d'Adam et Ève, le déluge et les récits des patriarches. L'Exode détaille la libération des Hébreux de l'esclavage en Égypte sous la conduite de Moïse, apportant aussi les Dix Commandements.
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Le Lévitique est composé de lois et rituels pour Israël, tandis que le livre des Nombres narre le périple des Israélites dans le désert et divers recensements. Enfin, le Deutéronome contient les discours de Moïse récapitulant les lois avant l'entrée en Terre promise. Cette section biblique est fondamentale, fournissant un socle légal, moral et narratif.
III
Chaque livre joue un rôle unique mais complémentaire, façonnant la structure sociale, religieuse et politique des communautés juives et chrétiennes à travers leurs histoires et leurs législations.
L'article décrit des passages du Pentateuque attribués à la source Jahviste, laquelle se distingue par l'usage du nom divin Yahvé et des descriptions anthropomorphiques de Dieu. Exemples notables: la création, la chute, Caïn et Abel, et l'appel de Moïse. Ces passages montrent les caractéristiques distinctes de la source Jahviste.
Exode 3.1-15 (Louis Segond S21) :
Moïse était devenu berger du troupeau de son beau-père Jéthro, le prêtre de Madian. Il conduisit le troupeau derrière le désert et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.*L'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda et vit que le buisson était tout en feu sans être consumé.Moïse dit: «Je veux faire un détour pour voir quelle est cette grande vision et pourquoi le buisson ne brûle pas.»L'Eternel vit qu'il faisait un détour pour regarder. Dieu l'appela du milieu du buisson en disant: «Moïse! Moïse!» Il répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Ne t'approche pas d'ici, *retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte.»Il ajouta: *«Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.» Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.L'Eternel dit: *«J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j'ai entendu les cris qu'il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs.Je suis descendu pour le délivrer de la domination des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays jusque dans un bon et vaste pays, un pays où coulent le lait et le miel; c'est l'endroit qu'habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.Maintenant, les cris des Israélites sont venus jusqu'à moi, j'ai aussi vu l'oppression que leur font subir les Egyptiens.Maintenant, vas-y, je t'enverrai vers le pharaon et tu feras sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites.»Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d'Egypte?»Dieu dit: «Je serai avec toi. Voici pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie: quand tu auras fait sortir le peuple d'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»Moïse dit à Dieu: «J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: ‘Le Dieu de vos ancêtres m'envoie vers vous.’ Mais s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?»Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m'a envoyé vers vous.’»Dieu dit encore à Moïse: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous.’ Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération.
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L'article présente des exemples clés de la source Jahviste (J), une composante hypothétique du Pentateuque, les cinq premiers livres de la Bible. Selon la théorie documentaire, qui postule que le Pentateuque est composé de plusieurs sources distinctes, la source Jahviste est caractérisée par son utilisation du nom divin Yahvé-Dieu et par ses descriptions anthropomorphiques des actions de Dieu. Les premiers exemples cités sont : Genèse 2.4b-25, qui raconte la création de l'homme et de la femme avec des éléments anthropomorphiques ; Genèse 3, qui décrit la chute de l'homme en utilisant un dialogue direct entre Dieu et Adam et Ève ; et Genèse 4.1-16, où l'histoire de Caïn et Abel montre une interaction directe entre Yahvé et Caïn.
Exode 3.1-15 (Louis Segond S21) :
Moïse était devenu berger du troupeau de son beau-père Jéthro, le prêtre de Madian. Il conduisit le troupeau derrière le désert et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.*L'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda et vit que le buisson était tout en feu sans être consumé.Moïse dit: «Je veux faire un détour pour voir quelle est cette grande vision et pourquoi le buisson ne brûle pas.»L'Eternel vit qu'il faisait un détour pour regarder. Dieu l'appela du milieu du buisson en disant: «Moïse! Moïse!» Il répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Ne t'approche pas d'ici, *retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte.»Il ajouta: *«Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.» Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.L'Eternel dit: *«J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j'ai entendu les cris qu'il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs.Je suis descendu pour le délivrer de la domination des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays jusque dans un bon et vaste pays, un pays où coulent le lait et le miel; c'est l'endroit qu'habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.Maintenant, les cris des Israélites sont venus jusqu'à moi, j'ai aussi vu l'oppression que leur font subir les Egyptiens.Maintenant, vas-y, je t'enverrai vers le pharaon et tu feras sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites.»Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d'Egypte?»Dieu dit: «Je serai avec toi. Voici pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie: quand tu auras fait sortir le peuple d'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»Moïse dit à Dieu: «J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: ‘Le Dieu de vos ancêtres m'envoie vers vous.’ Mais s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?»Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m'a envoyé vers vous.’»Dieu dit encore à Moïse: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous.’ Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération.
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D'autres exemples incluent Genèse 6.1-8 et 7.1-5, qui couvrent les événements entourant les "fils de Dieu" et le déluge en utilisant le nom Yahvé, et Exode 3.1-15 qui raconte l'appel de Moïse au buisson ardent avec la révélation du nom divin Yahvé. Chacun de ces passages sert à illustrer les caractéristiques littéraires et théologiques distinctes de la source Jahviste, bien que l'attribution précise puisse varier selon les interprétations des chercheurs.
L'article examine les passages bibliques souvent attribués à la source Elohiste, laquelle utilise le nom divin Elohim et présente Dieu apparaissant dans des rêves. Il aborde des récits comme ceux d'Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, et Moïse, détaillant leurs éléments distinctifs.
Genèse 22.1-19 (Louis Segond S21) :
Après cela, Dieu mit Abraham à l'épreuve. Il lui dit: «Abraham!» Celui-ci répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Prends ton fils unique, celui que tu aimes, Isaac. Va-t'en au pays de Morija et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je t'indiquerai.»Abraham se leva de bon matin, sella son âne et prit avec lui deux serviteurs et son fils Isaac. Il fendit du bois pour l'holocauste et partit pour aller à l'endroit que Dieu lui avait indiqué.Le troisième jour, Abraham leva les yeux et vit l'endroit de loin.Il dit à ses serviteurs: «Restez ici avec l'âne. Le jeune homme et moi, nous irons jusque là-bas pour adorer, puis nous reviendrons vers vous.»Abraham prit le bois pour l'holocauste, le chargea sur son fils Isaac et porta lui-même le feu et le couteau. Ils marchèrent tous les deux ensemble.Alors Isaac s'adressa à son père Abraham en disant: «Mon père!» Il répondit: «Me voici, mon fils!» Isaac reprit: «Voici le feu et le bois, mais où se trouve l'agneau pour l'holocauste?»Abraham répondit: «Mon fils, Dieu pourvoira lui-même à l'agneau pour l'holocauste.» Et ils continuèrent à marcher tous les deux ensemble.Lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit que Dieu lui avait indiqué, Abraham y construisit un autel et rangea le bois. Il attacha son fils Isaac et le mit sur l'autel par-dessus le bois.Puis Abraham tendit la main et prit le couteau pour égorger son fils.Alors l'ange de l'Eternel l'appela depuis le ciel et dit: «Abraham! Abraham!» Il répondit: «Me voici!»L'ange dit: «Ne porte pas la main sur l'enfant et ne lui fais rien, car je sais maintenant que tu crains Dieu et que tu ne m'as pas refusé ton fils unique.»Abraham leva les yeux et vit [derrière lui] un bélier retenu par les cornes dans un buisson. Il alla prendre le bélier et l'offrit en holocauste à la place de son fils.Abraham donna à cet endroit le nom de Yahvé-Jiré. C'est pourquoi l'on dit aujourd'hui: «A la montagne de l'Eternel il sera pourvu.»L'ange de l'Eternel appela une deuxième fois Abraham depuis le ciel.Il dit: «*Je le jure par moi-même – déclaration de l'Eternel –, parce que tu as fait cela et que tu n'as pas refusé ton fils unique,je te bénirai et je multiplierai ta descendance: elle sera *aussi nombreuse que les étoiles du ciel, pareille au sable qui est au bord de la mer. De plus, ta descendance possédera les villes de ses ennemis.*Toutes les nations de la terre seront bénies en ta descendance, parce que tu m'as obéi.»Abraham retourna vers ses serviteurs. Ils se levèrent et repartirent ensemble à Beer-Shéba. En effet, Abraham habitait à Beer-Shéba.
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L'article explore les exemples de passages bibliques attribués à la source Elohiste (E). La source Elohiste utilise principalement le nom divin Elohim et adopte un style formel, souvent caractérisé par des récits où Dieu se manifeste à travers des rêves et des anges. Les récits incluent l'histoire d'Abraham et d'Abimélek dans Genèse 20.1-18, où Dieu apparaît à Abimélek dans un rêve pour lui interdire de prendre Sara.
Genèse 28.10-22 (Louis Segond S21) :
Jacob partit de Beer-Shéba et prit la direction de Charan.Arrivé à un certain endroit, il y passa la nuit car le soleil était couché. Il prit une pierre dont il fit son oreiller et il se coucha à cet endroit.Il fit un rêve: une échelle était appuyée sur la terre et son sommet touchait le ciel; des anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle.L'Eternel se tenait au-dessus d'elle, et il dit: «Je suis l'Eternel, le Dieu de ton grand-père Abraham et le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, à toi et à ta descendance.Ta descendance sera pareille à la poussière de la terre: tu t'étendras à l'ouest et à l'est, au nord et au sud, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta descendance.Je suis moi-même avec toi, je te garderai partout où tu iras et je te ramènerai dans ce pays, car je ne t'abandonnerai pas tant que je n'aurai pas accompli ce que je te dis.»Jacob se réveilla et se dit: «C'est certain, l'Eternel est dans cet endroit et moi, je ne le savais pas!»Il eut peur et dit: «Que cet endroit est redoutable! C'est ici que se trouve la maison de Dieu, c'est ici que se trouve la porte du ciel!»Jacob se leva de bon matin. Il prit la pierre dont il avait fait son oreiller, en fit un monument et versa de l'huile sur son sommet.Il appela cet endroit Béthel, mais la ville s'appelait auparavant Luz.Jacob fit ce vœu: «Si Dieu est avec moi et me garde pendant mon voyage, s'il me donne du pain à manger et des habits à mettre,et si je reviens dans la paix chez mon père, alors l'Eternel sera mon Dieu.Cette pierre dont j'ai fait un monument sera la maison de Dieu et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras.»
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D'autres exemples sont l'expulsion d'Agar et d'Ismaël, où un ange de Dieu console Agar après avoir entendu les cris de l'enfant (Genèse 21.8-21), et le sacrifice d'Isaac, où Dieu met Abraham à l'épreuve (Genèse 22.1-19). Jacob également fait un rêve à Béthel où Dieu lui promet la terre et de nombreux descendants (Genèse 28.10-22). En Genèse 31.1-55, Dieu apparaît à Laban dans un rêve pour protéger Jacob, et en Exode 1.1-2.25, l'oppression des Israélites en Égypte ainsi que l'appel de Moïse par Dieu pour libérer son peuple sont décrits.
Exode 3.1-15 (Louis Segond S21) :
Moïse était devenu berger du troupeau de son beau-père Jéthro, le prêtre de Madian. Il conduisit le troupeau derrière le désert et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.*L'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda et vit que le buisson était tout en feu sans être consumé.Moïse dit: «Je veux faire un détour pour voir quelle est cette grande vision et pourquoi le buisson ne brûle pas.»L'Eternel vit qu'il faisait un détour pour regarder. Dieu l'appela du milieu du buisson en disant: «Moïse! Moïse!» Il répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Ne t'approche pas d'ici, *retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte.»Il ajouta: *«Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.» Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.L'Eternel dit: *«J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j'ai entendu les cris qu'il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs.Je suis descendu pour le délivrer de la domination des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays jusque dans un bon et vaste pays, un pays où coulent le lait et le miel; c'est l'endroit qu'habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.Maintenant, les cris des Israélites sont venus jusqu'à moi, j'ai aussi vu l'oppression que leur font subir les Egyptiens.Maintenant, vas-y, je t'enverrai vers le pharaon et tu feras sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites.»Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d'Egypte?»Dieu dit: «Je serai avec toi. Voici pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie: quand tu auras fait sortir le peuple d'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»Moïse dit à Dieu: «J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: ‘Le Dieu de vos ancêtres m'envoie vers vous.’ Mais s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?»Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m'a envoyé vers vous.’»Dieu dit encore à Moïse: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous.’ Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération.
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III
Dans Exode 3.1-15, Dieu s'exprime à travers le buisson ardent, montrant la mixture des sources Elohiste et Jahviste. Ces passages sont identifiés par leurs caractéristiques linguistiques et théologiques, contribuant à la compréhension de la complexité des sources bibliques.
Cet article examine la source Deutéronomiste, soulignant son rôle et son influence dans la Bible hébraïque à travers le Deutéronome et d'autres livres historiques tels que Josué, Juges, Samuel et Rois. Misant sur des thèmes de loi, d'alliance et de culte centralisé, il explore la théologie deutéronomiste et ses implications pour Israël.
Juges 2.11-23 (Louis Segond S21) :
Les Israélites firent alors ce qui déplaît à l'Eternel et servirent les Baals.Ils abandonnèrent l'Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, celui qui les avait fait sortir d'Egypte, et ils suivirent d'autres dieux pris parmi les dieux des peuples qui les entouraient. Ils se prosternèrent devant eux et irritèrent ainsi l'Eternel.Ils abandonnèrent l'Eternel et servirent Baal et les Astartés.La colère de l'Eternel s'enflamma contre Israël. Il les livra entre les mains de pillards qui les dépouillèrent, il les vendit aux ennemis qui les environnaient, de sorte qu'ils ne purent plus résister à leurs ennemis.Partout où ils allaient, la main de l'Eternel était contre eux pour leur faire du mal, comme l'Eternel l'avait dit, comme l'Eternel le leur avait juré. Ils se trouvèrent ainsi dans une grande détresse.L'Eternel fit surgir des juges afin qu'ils les délivrent de ceux qui les dépouillaient.Mais ils n'écoutèrent même pas leurs juges, car ils se prostituèrent à d'autres dieux en se prosternant devant eux. Ils se détournèrent bien vite de la voie qu'avaient suivie leurs ancêtres et ils n'obéirent pas comme eux aux commandements de l'Eternel.Lorsque l'Eternel faisait surgir pour eux des juges, il était avec le juge et les délivrait de leurs ennemis pendant toute la vie du juge. En effet, il avait pitié des gémissements qu'ils poussaient à cause de leurs oppresseurs et de leurs persécuteurs.Mais, à la mort du juge, ils se corrompaient de nouveau plus que leurs ancêtres en suivant d'autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux. Ils persistaient dans les mêmes agissements et la même conduite, le même endurcissement.Alors la colère de l'Eternel s'enflamma contre Israël et il dit: «Puisque les membres de cette nation ont violé mon alliance, celle que j'avais prescrite à leurs ancêtres, et puisqu'ils ne m'ont pas obéi,je ne chasserai plus devant eux aucune des nations que Josué n'avait pas encore pu chasser à sa mort.En effet, à travers elles je mettrai les Israélites à l'épreuve pour savoir s'ils imiteront l'exemple de leurs ancêtres et veilleront, ou non, à suivre la voie de l'Eternel.»Ainsi, l'Eternel laissa tranquilles les nations qu'il n'avait pas livrées entre les mains de Josué, il ne s'empressa pas de les chasser.
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L'article traite de la source Deutéronomiste, une composante essentielle de l'Ancien Testament dans la Bible hébraïque. Elle est principalement associée au Deutéronome, bien que son influence s'étende également dans les livres historiques tels que Josué, Juges, Samuel et Rois. Chaque texte attribué à cette source partage des thèmes distincts comme la loi, l'alliance entre Dieu et Israël, et la centralisation du culte.
Josué 1.1-9 (Louis Segond S21) :
Après la mort de Moïse, le serviteur de l'Eternel, l'Eternel dit à Josué, fils de Nun et assistant de Moïse:«Mon serviteur Moïse est mort. Maintenant, lève-toi, passe le Jourdain avec tout ce peuple pour entrer dans le pays que je donne aux Israélites.Tout lieu que foulera la plante de votre pied, je vous le donne, comme je l'ai dit à Moïse.Votre territoire ira depuis le désert et le Liban jusqu'au grand fleuve, jusqu'à l'Euphrate, tout le pays des Hittites et jusqu'à la mer Méditerranée vers le soleil couchant.Personne ne pourra te résister tant que tu vivras. Je serai avec toi comme j'ai été avec Moïse. *Je ne te délaisserai pas et je ne t'abandonnerai pas.Fortifie-toi et prends courage, car c'est toi qui mettras ce peuple en possession du pays que j'ai juré à leurs ancêtres de leur donner.Seulement, fortifie-toi et aie bon courage en te conformant fidèlement à toute la loi que Moïse, mon serviteur, t'a prescrite. Ne t'en écarte ni à droite ni à gauche afin de réussir où que tu ailles.Que ce livre de la loi ne s'éloigne pas de toi! Médite-le jour et nuit pour agir avec fidélité conformément à tout ce qui y est écrit, car c'est alors que tu auras du succès dans tes entreprises, c'est alors que tu réussiras.Ne t'ai-je pas ordonné: ‘Fortifie-toi et prends courage’? Ne sois pas effrayé ni épouvanté, car l'Eternel, ton Dieu, est avec toi où que tu ailles.»
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II
Le passage Deutéronome 5.1-22, par exemple, réitère les Dix Commandements tandis que Deutéronome 6.4-9 met en lumière le Shema Israël, soulignant l'unicité de Dieu et l'obligation des Israélites à respecter ses commandements. Le culte centralisé est évoqué dans Deutéronome 12.1-14, désignant Jérusalem comme le futur lieu choisi. L'article explore la dichotomie des bénédictions et malédictions en Deutéronome 28 et aborde des récits de Josué et Samuel, où l'adhésion à la loi divine est centrale.
2 Rois 22.1-20 (Louis Segond S21) :
Josias avait 8 ans lorsqu'il devint roi et il régna 31 ans à Jérusalem. Sa mère s'appelait Jedida et c'était la fille d'Adaja, de Botskath.Il fit ce qui est droit aux yeux de l'Eternel et il marcha entièrement sur la voie de son ancêtre David, il ne s'en écarta ni à droite ni à gauche.La dix-huitième année de son règne, le roi Josias envoya dans la maison de l'Eternel Shaphan, le secrétaire, le fils d'Atsalia et petit-fils de Meshullam.Il lui dit: «Monte vers le grand-prêtre Hilkija. Qu'il ramasse l'argent qui a été apporté dans la maison de l'Eternel et que les gardiens de l'entrée ont récolté auprès du peuple.On confiera cet argent aux responsables chargés des travaux dans la maison de l'Eternel. Ils l'emploieront pour ceux qui travaillent aux réparations de la maison de l'Eternel,pour les charpentiers, les manœuvres et les maçons, pour l'achat de bois et de pierres de taille nécessaires aux réparations du temple.Mais on ne leur demandera pas de comptes pour l'argent remis entre leurs mains, car ils agissent avec honnêteté.»C'est alors que le grand-prêtre Hilkija dit à Shaphan, le secrétaire: «J'ai trouvé le livre de la loi dans la maison de l'Eternel.» Hilkija donna le livre à Shaphan, et Shaphan le lut.Puis Shaphan, le secrétaire, alla faire son rapport au roi. Il dit: «Tes serviteurs ont ramassé l'argent qui se trouvait dans le temple et l'ont confié aux responsables chargés des travaux dans la maison de l'Eternel.»Puis Shaphan, le secrétaire, annonça au roi: «Le prêtre Hilkija m'a donné un livre.» Et Shaphan le lut devant le roi.A l'écoute des paroles du livre de la loi, le roi déchira ses habits.Ensuite, il donna cet ordre au prêtre Hilkija, à Achikam, fils de Shaphan, à Acbor, fils de Michée, à Shaphan, le secrétaire, et à son propre serviteur Asaja:«Allez consulter l'Eternel pour moi, pour le peuple et pour tout Juda, au sujet des paroles de ce livre qu'on a trouvé. En effet, elle doit être grande, la colère de l'Eternel qui s'est enflammée contre nous, parce que nos ancêtres n'ont pas obéi aux paroles de ce livre et ne se sont pas conformés à tout ce qui nous y est prescrit.»Le prêtre Hilkija, Achikam, Acbor, Shaphan et Asaja allèrent trouver la prophétesse Hulda. Elle était l'épouse de Shallum, le gardien des habits, le fils de Thikva et petit-fils de Harhas, et elle habitait à Jérusalem, dans la ville neuve. Une fois qu'ils lui eurent parlé,elle leur annonça: «Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu d'Israël: Annoncez à l'homme qui vous a envoyés vers moi:‘Voici ce que dit l'Eternel: Je vais faire venir des malheurs sur cet endroit et sur ses habitants, conformément à toutes les paroles du livre qu'a lu le roi de Juda.Puisqu'ils m'ont abandonné et qu'ils ont offert des parfums à d'autres dieux afin de m'irriter par toute leur manière d'agir, ma colère s'est enflammée contre cet endroit et elle ne s'éteindra pas.’Mais vous annoncerez au roi de Juda qui vous a envoyés pour consulter l'Eternel: ‘Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu d'Israël, au sujet des paroles que tu as entendues:Ton cœur a été touché, tu t'es humilié devant l'Eternel en entendant ce que j'ai déclaré contre cet endroit et contre ses habitants, à savoir qu'ils seront un objet d'étonnement et de malédiction, tu as déchiré tes habits et tu as pleuré devant moi. Eh bien, moi aussi, j'ai entendu cela, dit l'Eternel.C'est pourquoi je te ferai rejoindre tes ancêtres, tu rejoindras la tombe dans la paix et tes yeux ne verront pas tous les malheurs que je ferai venir sur cet endroit.’» Ils rapportèrent cette réponse au roi.
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III
Une attention particulière est donnée à la réforme de Josias en 2 Rois 22, souvent associée au Deutéronome, et au cycle de jugement dans le livre des Juges. En analysant ces exemples, l'accent est mis sur la théologie deutéronomiste qui voit l'obéissance ou la désobéissance à Dieu comme intrinsèquement liée aux bénédictions ou aux punitions reçues par Israël.
La Transfiguration, relatée dans Matthieu, Marc et Luc, révèle la divinité de Jésus. Il est transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean sur une montagne. Moïse et Élie apparaissent, et une voix céleste déclare Jésus comme le Fils bien-aimé. Ces récits soulignent l'importance de Jésus et son enseignement.
Matthieu 17.1-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et son frère Jean, et il les conduisit à l'écart sur une haute montagne.Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.Et voici que Moïse et Elie leur apparurent; ils s'entretenaient avec lui.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, faisons ici trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. De la nuée une voix fit entendre ces paroles: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation: écoutez-le!»Lorsqu'ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent le visage contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.Mais Jésus s'approcha d'eux, les toucha et dit: «Levez-vous, n'ayez pas peur!»Ils levèrent les yeux et ne virent plus que Jésus seul.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.»Les disciples lui posèrent cette question: «Pourquoi donc les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Jésus leur répondit: «Il est vrai qu'Elie doit venir [d'abord] et rétablir toutes choses,mais je vous le dis: Elie est déjà venu, ils ne l'ont pas reconnu et ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part.»Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.
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L'événement de la Transfiguration du Messie Jésus, relaté dans Matthieu 17.1-13, Marc 9.2-13 et Luc 9.28-36, est un moment clé des Évangiles. Jésus emmène Pierre, Jacques et Jean sur une haute montagne, où il est transfiguré devant eux ; son visage brille comme le soleil et ses vêtements deviennent éclatants de blancheur. Moïse et Élie apparaissent et s'entretiennent avec lui, symbolisant la Loi et les Prophètes.
Marc 9.2-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux;ses vêtements devinrent resplendissants et d'une telle blancheur que personne sur la terre ne peut blanchir ainsi.Elie et Moïse leur apparurent; ils s'entretenaient avec Jésus.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Il ne savait que dire, car ils étaient effrayés.Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Aussitôt les disciples regardèrent tout autour et ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que signifiait ressusciter.Puis ils lui posèrent cette question: «Pourquoi les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Il leur répondit: «Elie doit venir d'abord pour rétablir toutes choses. Et pourquoi est-il écrit, à propos du Fils de l'homme, qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé?Mais je vous le dis: Elie est déjà venu et ils l'ont traité comme ils ont voulu, conformément à ce qui est écrit à son sujet.»
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II
Une voix céleste déclare : 'Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection : écoutez-le !' Les disciples, effrayés, tombent à terre, mais Jésus les rassure. Chaque évangile présente des variations : Matthieu et Marc mentionnent un délai de six jours avant l'événement, tandis que Luc parle de huit jours et précise que les disciples étaient endormis. L'événement souligne la divinité de Jésus et l'importance de son enseignement.
Matthieu 17.1-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et son frère Jean, et il les conduisit à l'écart sur une haute montagne.Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.Et voici que Moïse et Elie leur apparurent; ils s'entretenaient avec lui.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, faisons ici trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. De la nuée une voix fit entendre ces paroles: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation: écoutez-le!»Lorsqu'ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent le visage contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.Mais Jésus s'approcha d'eux, les toucha et dit: «Levez-vous, n'ayez pas peur!»Ils levèrent les yeux et ne virent plus que Jésus seul.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.»Les disciples lui posèrent cette question: «Pourquoi donc les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Jésus leur répondit: «Il est vrai qu'Elie doit venir [d'abord] et rétablir toutes choses,mais je vous le dis: Elie est déjà venu, ils ne l'ont pas reconnu et ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part.»Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.
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III
Les récits démontrent une grande cohérence tout en offrant des perspectives uniques qui enrichissent la compréhension de ce miracle.
La péricope PER038 analyse la première fête de Pâque dans l'Évangile de Jean (Jean 2.13), datée précisément au 7 avril 30. L'article formule trois observations : la valeur chronologique de cette fête pour dater le ministère de Jésus sur 3,5 ans, la distinction johannique de 'Pâque des Juifs', et la soumission de Jésus aux rites du judaïsme. Seul Jean documente cette période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste.
Jean 6.4 (Louis Segond S21) :
Or la Pâque, la fête juive, était proche.
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La péricope PER038 traite de la première fête de Pâque mentionnée dans l'Évangile de Jean, un moment charnière dans le ministère du Messie Jésus. Cet article s'inscrit dans le cadre d'une synopse évangélique détaillée, cherchant à reconstituer chronologiquement la vie et le ministère de Jésus à partir des quatre Évangiles, avec une attention particulière portée ici à l'Évangile de Jean, seule source disponible pour cette période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste. D'un point de vue historique et chronologique, cette première Pâque est datée avec précision au 14 Nissan 3790 du calendrier hébraïque, soit le vendredi 7 avril de l'an 30 de notre ère. La fête, qui débute à 18 heures le jeudi 6 avril, dure sept jours au total, incluant la fête des Pains sans Levain que les Juifs intégraient à la célébration pascale. Cette datation précise est rendue possible grâce au calendrier perpétuel juif, un outil essentiel dans l'approche chronologique adoptée par l'auteur de cet article. L'article formule trois observations fondamentales à partir de cette référence temporelle. La première, et la plus importante, concerne la valeur chronologique de cette mention de la Pâque. Jean recadre à trois reprises explicitement les événements autour des fêtes de Pâque (Jean 2.13 ; Jean 6.4 ; Jean 11.55), auxquelles s'ajoute une quatrième fête implicite mentionnée en Jean 5.1. Ces quatre fêtes de Pâque permettent d'établir une chronologie précise du ministère de Jésus s'étendant sur environ 3,5 années, confirmant ainsi les prophéties de Daniel.
Jean 2.13 (Louis Segond S21) :
La Pâque juive était proche et Jésus monta à Jérusalem.
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II
Les dates retenues sont les suivantes : la première Pâque le vendredi 7 avril 30, la deuxième le lundi 24 mars 31, la troisième le lundi 12 avril 32, et la quatrième le vendredi 1er avril 33. La deuxième observation porte sur la formulation distinctive employée par Jean, qui qualifie cette fête de 'Pâque des Juifs'. Cette précision apparaît également pour la deuxième et la troisième fêtes, mais pas pour la dernière. L'auteur interprète cette absence comme significative : la dernière Pâque marque un tournant théologique majeur, car avec la crucifixion du Messie Jésus, elle cesse d'être une fête exclusivement juive pour devenir la Pâque de toute l'humanité, conformément à ce qu'affirme Paul en 1 Corinthiens 5.7, où Christ est désigné comme notre Pâque sacrifiée. La troisième observation est d'ordre théologique et concerne le rapport du Messie Jésus à la Loi. En participant à ce pèlerinage à Jérusalem, Jésus se soumet à une pratique du judaïsme. L'auteur précise cependant que l'obligation du pèlerinage à Jérusalem ne découle pas directement de la Loi de Moïse telle qu'elle est exprimée en Nombres 9.1-14, puisque Jérusalem n'existait pas encore comme lieu de culte au moment de la rédaction de ce texte. Il s'agit donc d'un rite ultérieur du judaïsme, auquel Jésus et ses disciples se conforment néanmoins fidèlement. L'article précise également le contexte géographique et temporel de cet épisode.
Jean 6.4 (Louis Segond S21) :
Or la Pâque, la fête juive, était proche.
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III
Jésus et ses disciples effectuent un voyage depuis Énon, près de Salim, situé au nord de la Judée, jusqu'à Jérusalem. L'auteur émet l'hypothèse que Jésus a passé les quatre mois séparant les noces de Cana de cette première Pâque à collaborer avec Jean le Baptiste dans la région d'Énon. Cette période reste en grande partie inconnue des sources évangéliques, seul Jean apportant des éléments sur ce moment du ministère précédant l'arrestation du Baptiste. Le séjour à Jérusalem se prolonge au-delà de la seule célébration pascale, car Jean relate des événements qui nécessitent plusieurs jours. Des annexes complémentaires (ANN063 et ANN064) sont proposées en consultation pour approfondir les questions géographiques relatives à Énon et à Béthanie au-delà du Jourdain, ainsi que pour analyser les 'lendemains' notés par Jean, témoins de la précision chronologique caractéristique de cet évangéliste. Cet article s'adresse à un public intermédiaire à avancé, familier des questions de chronologie biblique, de synoptique évangélique et d'histoire du judaïsme du premier siècle. Il constitue une pièce importante dans la reconstruction du ministère public de Jésus, articulant exégèse, histoire et théologie dans une démarche rigoureuse et documentée.
L'article discute des témoignages qui confirment que Jésus est le Messie, notamment ceux de Jean le Baptiste et des miracles divins, dans la tradition de Jean. Le lieu est Jérusalem après la Pâque de mars 31. Jésus critique les autorités religieuses qui ne le reconnaissent pas et évoque Moïse comme précurseur. Certains, comme Nicodème, se convertiront.
Deutéronome 18.15 (Louis Segond S21) :
»*L'Eternel, ton Dieu, fera surgir pour toi et du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi: c'est lui que vous devrez écouter.
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Cet article explore divers témoignages qui confirment la messianité de Jésus selon l'Évangile de Jean, notamment les témoignages de Jean le Baptiste et de Dieu le Père à travers les miracles accomplis par Jésus. Le contexte est celui de la ville de Jérusalem, précisément sur l’esplanade du temple, pendant le sabbat suivant la Pâque du 29 mars 31. Le discours de Jésus aborde l'importance du témoignage dans la tradition juive et critique les dirigeants religieux qui, bien qu'ils respectent Jean le Baptiste, ne croient pas en son témoignage concernant Jésus.
Jean 3.17 (Louis Segond S21) :
Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
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II
L'article se penche aussi sur le rôle de Moïse, qui, bien qu'associé à la loi juive, préfigure la venue de Jésus en tant que Messie, le but étant de sauver et non de juger. Ce contraste est illustré par des exemples bibliques tels que le récit de la femme adultère. Enfin, l'article évoque des personnages tels que Nicodème et Joseph d'Arimathée, qui, contrairement à d'autres, choisiront de se convertir, témoignant ainsi d'une véritable reconnaissance du Christ.
Cinquième volet du Sermon sur la montagne, cet article analyse la relation de Jésus avec la loi mosaïque à partir de Matthieu 5.17-20. Jésus affirme ne pas être venu abolir la loi mais l'accomplir pleinement, selon le dessein originel de Dieu. Il distingue la loi authentique de Moïse des traditions religieuses ajoutées par les scribes et pharisiens, et avertit que leur justice institutionnalisée ne conduit pas au royaume des cieux.
Matthieu 5.17-20 (Louis Segond S21) :
»Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.En effet, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre n'auront pas disparu, pas une seule lettre ni un seul trait de lettre ne disparaîtra de la loi avant que tout ne soit arrivé.Celui donc qui violera l'un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les mettra en pratique et les enseignera aux autres, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.En effet, je vous le dis, si votre justice ne dépasse pas celle des spécialistes de la loi et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux.
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Le sermon sur la montagne (5), la relation du Messie Jésus avec la loi
I
Cet article constitue la cinquième partie d'une série consacrée au Sermon sur la montagne, et traite spécifiquement de la relation du Messie Jésus avec la loi mosaïque. Il s'inscrit dans la catégorie chronologique correspondant à la période entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus, avec une localisation précise : un plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem le 5 avril 31. Le texte principal s'appuie sur Matthieu 5.17-20, complété par une référence à Luc 24.44. L'auteur souligne que Matthieu fournit un maximum d'informations sur ce discours, tandis que Luc, s'adressant à un public plus large incluant des non-Juifs, n'aborde pas ce sujet de la loi mosaïque de manière développée, préférant y faire allusion ailleurs. Le cœur théologique de cet article porte sur la position de Jésus concernant la loi de Moïse et les écrits des prophètes. Dans un contexte où la société juive du premier siècle était entièrement structurée autour de cette loi divine, la question de savoir si Jésus allait abolir ou réformer ce système était centrale. Certains contemporains, notamment au vu de ses critiques répétées envers les pharisiens, pouvaient imaginer que Jésus venait instaurer un ordre entièrement nouveau. Or, Jésus affirme avec clarté qu'il n'est pas venu abolir la loi ou les prophètes, mais les accomplir.
Luc 24.44 (Louis Segond S21) :
Puis il leur dit: «C'est ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous: il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes.»
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II
L'auteur insiste sur la logique théologique de cette affirmation : puisque la loi a été donnée à Moïse par Dieu lui-même, comment le Fils de Dieu pourrait-il en contester la validité ? Jésus vient donc réaliser un accomplissement authentique et complet de la loi, tel que Dieu le Père l'avait originellement prévu. Il précise également que cette loi subsistera jusqu'à la fin du monde et exhorte ses auditeurs à l'observer scrupuleusement. Une distinction fondamentale est opérée dans l'enseignement de Jésus : il s'agit bien de la loi originelle de Moïse, et non de l'ensemble des préceptes et traditions accumulés au fil des siècles par les diverses autorités religieuses. Cette nuance est capitale pour comprendre la critique que Jésus adresse aux spécialistes de la loi et aux pharisiens. L'article met en lumière la déclaration conclusive de Jésus, particulièrement frappante : si la justice des croyants ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens, ils n'entreront pas dans le royaume des cieux. Cette affirmation constitue une véritable révolution religieuse : le système tel qu'il est pratiqué par les autorités religieuses de l'époque ne représente plus fidèlement la loi de Dieu, mais en est une déformation qui conduit le peuple juif à sa perte. En d'autres termes, Jésus avertit que l'accomplissement du système tel que promu par les religieux ne mène pas au salut mais à la condamnation.
Matthieu 5.17-20 (Louis Segond S21) :
»Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.En effet, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre n'auront pas disparu, pas une seule lettre ni un seul trait de lettre ne disparaîtra de la loi avant que tout ne soit arrivé.Celui donc qui violera l'un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les mettra en pratique et les enseignera aux autres, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.En effet, je vous le dis, si votre justice ne dépasse pas celle des spécialistes de la loi et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux.
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III
L'auteur souligne ainsi le caractère paradoxal et subversif du message de Jésus : loin de rejeter la loi, il en appelle à un retour à sa source divine authentique, tout en dénonçant les dérives et les ajouts humains qui en ont dénaturé l'esprit. Jésus ne vient pas détruire, mais purifier et accomplir. Cet article s'insère dans un parcours synoptique rigoureux, le sermon sur la montagne étant divisé en 23 sections analysées successivement. Il fait suite à la péricope PER088 portant sur 'la lumière du monde' et précède la péricope PER090 consacrée au meurtre. Des annexes complémentaires sont proposées au lecteur, notamment sur les Béatitudes (ANN097), les appels des disciples (ANN021) et le choix des disciples (ANN022), ainsi qu'un renvoi au chapitre traitant des Évangiles. L'ensemble forme un outil d'étude biblique structuré et progressif, destiné à approfondir la compréhension du ministère de Jésus en Galilée et de son rapport à la tradition juive.
Sixième partie du Sermon sur la montagne (Mt 5.21-26), cette péricope examine l'enseignement de Jésus sur le meurtre, l'offrande et le pardon. Jésus approfondit le cinquième commandement en montrant que la colère et le mépris envers son frère sont spirituellement aussi graves que le meurtre lui-même. Il oppose la lettre de la loi pharisaïque à l'esprit originel de Dieu et affirme que seul le pardon sincère, et non l'offrande, rétablit une relation normale. L'avertissement est eschatologique : sans réconciliation, c'est la géhenne.
Matthieu 5.22 (Louis Segond S21) :
Mais moi je vous dis: Tout homme qui se met [sans raison] en colère contre son frère mérite de passer en jugement; celui qui traite son frère d'imbécile mérite d'être puni par le tribunal, et celui qui le traite de fou mérite d'être puni par le feu de l'enfer.
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Le sermon sur la montagne (6), le meurtre, l’offrande et le pardon
I
Cette péricope (PER090) constitue la sixième partie d'une série consacrée au Sermon sur la montagne, l'un des discours les plus importants du ministère de Jésus. L'article s'appuie essentiellement sur l'Évangile de Matthieu (5.21-26), situé géographiquement sur un plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm en Galilée, peu après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem, daté du 5 avril 31 de notre ère. Le contenu central de cette section du Sermon sur la montagne porte sur trois thèmes étroitement liés : le meurtre, l'offrande et le pardon. Jésus y reprend le cinquième commandement donné par Dieu à Moïse (Exode 20.13) pour en approfondir radicalement la portée spirituelle et morale. La méthode pédagogique de Jésus est caractéristique de sa démarche : il oppose systématiquement l'enseignement traditionnel des religieux juifs à sa propre révélation de la loi en tant que Fils de Dieu. La formule répétée 'On vous a enseigné ceci, mais moi je vous dis cela' marque une rupture profonde avec les interprétations pharisaïques et scribales de la Torah. Jésus ne remet pas en cause la condamnation du meurtre, mais il élargit considérablement la notion de culpabilité en montrant que l'origine du crime — la colère injustifiée, le mépris, l'insulte — est elle-même passible de jugement divin.
Matthieu 5.21-26 (Louis Segond S21) :
»Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: ‘Tu ne commettras pas de meurtre; celui qui commet un meurtre mérite de passer en jugement.’Mais moi je vous dis: Tout homme qui se met [sans raison] en colère contre son frère mérite de passer en jugement; celui qui traite son frère d'imbécile mérite d'être puni par le tribunal, et celui qui le traite de fou mérite d'être puni par le feu de l'enfer.Si donc tu présentes ton offrande vers l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,laisse ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande.Mets-toi rapidement d'accord avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice et que tu ne sois mis en prison.Je te le dis en vérité, tu n'en sortiras pas avant d'avoir remboursé jusqu'au dernier centime.
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II
Traiter son frère d'imbécile ou de fou, demeurer dans un état de mépris envers autrui, constitue une faute grave aux yeux de Dieu, équivalente dans sa dimension spirituelle à l'acte meurtrier lui-même. Cette mise sur un même plan du meurtre et du conflit fratricide représente une véritable révolution éthique et théologique. L'article souligne que les religieux juifs avaient progressivement éloigné leur interprétation de la loi de la pensée originelle de Dieu, en y ajoutant de nombreux préceptes humains. Jésus dévoile ici la volonté du Père et révèle un écart considérable — qualifié d'abîme — entre la lettre de la loi telle qu'elle était enseignée et l'esprit de la loi tel que Dieu l'avait conçu. Il ne s'agit pas d'une simple nuance, mais d'une différence fondamentale dans la compréhension de ce que Dieu attend de l'être humain. La dimension du pardon occupe une place centrale dans cet enseignement. Jésus montre clairement que l'offrande cultuelle ne rachète pas une situation de rupture fraternelle et que seul le pardon sincère permet le rétablissement d'une relation normale.
Luc 17.3-4 (Louis Segond S21) :
Faites bien attention à vous-mêmes. Si ton frère a péché [contre toi], reprends-le et, s'il reconnaît ses torts, pardonne-lui.S'il a péché contre toi 7 fois dans une journée et que 7 fois [dans la journée] il revienne [vers toi] et dise: ‘J'ai eu tort’, tu lui pardonneras.»
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III
Celui qui se présente devant Dieu avec une offrande tout en étant en conflit avec son frère doit d'abord se réconcilier avant de présenter son don. Cela illustre la primauté des relations humaines réconciliées sur les pratiques religieuses formelles. L'article précise également la dimension eschatologique de cet avertissement : celui qui ne rétablit pas une situation de paix avec son frère mérite la condamnation, voire la géhenne — terme grec translittérant l'hébreu 'vallée de Hinnom' (Ge-Hinnom), lieu associé dans la tradition juive à la damnation. Ce renvoi à Matthieu 5.20 rappelle que seule une justice surpassant celle des scribes et des pharisiens permet d'entrer dans le royaume des cieux. Luc, dans son Évangile, n'aborde pas ces thèmes dans ce contexte précis, car il s'adresse à un public de culture grecque non familiarisé avec la loi mosaïque. Il traite néanmoins de l'offrande (Luc 18.9-14) et du pardon (Luc 17.3-4) en d'autres passages, avec un développement adapté à son lectorat. En résumé, cette péricope présente une relecture christologique et eschatologique du commandement 'tu ne tueras pas', en élargissant la culpabilité morale à toutes les formes de mépris et de rupture fraternelle, tout en affirmant la nécessité absolue du pardon et de la réconciliation comme conditions d'une vie conforme à la volonté de Dieu.
La dixième section du Sermon sur la montagne porte sur l'amour des ennemis (Mt 5.43-48 ; Lc 6.27-36). Jésus dépasse l'interprétation pharisienne en invitant ses disciples à aimer même les païens, à l'image de Dieu qui aime tous les hommes. La 'règle d'or' (Mt 7.12) complète cet enseignement. L'objectif ultime est la perfection divine : 'Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.'
Matthieu 7.1-12 (Louis Segond S21) :
»Ne jugez pas afin de ne pas être jugés,car on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis.Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil?Ou comment peux-tu dire à ton frère: ‘Laisse-moi enlever la paille de ton œil’, alors que toi, tu as une poutre dans le tien?Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour retirer la paille de l'œil de ton frère.»Ne donnez pas les choses saintes aux chiens et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu'ils ne les piétinent et qu'ils ne se retournent pour vous déchirer.»Demandez et l'on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira.En effet, toute personne qui demande reçoit, celui qui cherche trouve et l'on ouvre à celui qui frappe.Qui parmi vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain?Ou s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent?Si donc, mauvais comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, votre Père céleste donnera d'autant plus volontiers de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.»Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
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Cette péricope (PER094) constitue la dixième section d'une série consacrée au Sermon sur la montagne, l'un des discours les plus fondamentaux de Jésus selon les Évangiles synoptiques. Elle traite d'un thème central et exigeant de l'enseignement du Messie : l'amour des ennemis. L'étude s'appuie principalement sur les textes de Matthieu 5.43-48 et Matthieu 7.12, ainsi que sur le parallèle de Luc 6.27-36, Marc et Jean ne rapportant pas ce passage. Le cadre géographique et temporel est précisé : l'événement se déroule sur un plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem, situé au 5 avril 31. Le sermon sur la montagne est ici divisé en vingt-trois sections, dont celle-ci représente un moment charnière dans la progression thématique. Jésus utilise sa formule caractéristique, rapportée par Matthieu : 'Il est écrit, mais moi je vous dis.' Cette structure rhétorique souligne le contraste voulu entre l'enseignement traditionnel des scribes et des pharisiens d'une part, et la nouvelle norme proposée par le Messie d'autre part. En Matthieu 5.43, Jésus cite la prescription de détester son ennemi, mais le commentaire précise que cette formulation ne se trouve pas dans la loi de Moïse elle-même, notamment en Lévitique 19.18, qui ne mentionne que l'amour du prochain. Il s'agirait donc d'une interprétation rabbinique et pharisienne ajoutée à la Torah, que Jésus corrige et dépasse.
Matthieu 5.43-48 (Louis Segond S21) :
»Vous avez appris qu'il a été dit: ‘Tu aimeras ton prochain et tu détesteras ton ennemi.’Mais moi je vous dis: Aimez vos ennemis, [bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous détestent] et priez pour ceux [qui vous maltraitent et] qui vous persécutent,afin d'être les fils de votre Père céleste. En effet, il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et il fait pleuvoir sur les justes et sur les injustes.Si vous aimez ceux qui vous aiment, quelle récompense méritez-vous? Les collecteurs d'impôts n'agissent-ils pas de même?Et si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire? Les membres des autres peuples n'agissent-ils pas de même?Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait.
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II
L'enseignement de Jésus s'adresse en premier lieu aux Juifs, en les invitant à étendre leur amour jusqu'aux païens, bien que la loi de Moïse ne le prescrive pas explicitement. La justification théologique avancée est que Dieu lui-même aime ces nations. Matthieu 5.45 développe cette idée en précisant que le disciple qui applique ces préceptes sera reconnu concrètement comme enfant de Dieu. C'est donc par l'imitation de Dieu que se manifeste l'appartenance au Père céleste. Le commentaire souligne la rupture radicale entre le comportement du véritable disciple et celui des religieux de l'époque. L'auteur reconnaît la difficulté, voire l'apparente impossibilité humaine, d'atteindre un tel idéal. Seule l'aide divine permettrait au croyant de s'élever à ce niveau d'exigence éthique et spirituelle. Le passage de Matthieu 7.12 est également cité et mis en relation avec Luc 6.31.
Matthieu 7.12 (Louis Segond S21) :
»Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
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III
On y trouve la formulation connue sous le nom de 'règle d'or' : 'Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.' Jésus présente ici un idéal positif d'action envers autrui, tout en dénonçant la tendance naturelle de l'homme à agir de manière opposée à ces préceptes. Une comparaison entre Matthieu et Luc est effectuée : si Matthieu introduit ce thème, c'est Luc qui l'approfondit davantage. Cependant, la démonstration reste similaire dans les deux évangiles. Matthieu 7.1-12 reprend et développe le thème du comportement du disciple après avoir traité des sujets du meurtre, de la convoitise, de la haine, de la tromperie et de la vengeance. La conclusion de cette section du sermon se trouve dans l'injonction : 'Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait.' Luc reprend la même pensée avec une légère variation. Cette formule synthétise l'ensemble de l'enseignement : Dieu ne diminue pas ses exigences morales pour s'adapter aux capacités humaines, mais les révèle dans leur plénitude comme un objectif vers lequel tendre. L'article invite ainsi le lecteur à méditer sur la nature de la sainteté divine et sur la vocation du disciple à en refléter les attributs dans ses relations avec tous, y compris ses ennemis. Des ressources complémentaires sont proposées, notamment l'annexe ANN097 sur les Béatitudes, l'annexe ANN021 sur les appels des disciples et l'annexe ANN022 sur le choix des disciples, ainsi qu'un renvoi au chapitre général sur les Évangiles.
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