L'article analyse l'arrestation d'Étienne (Actes 6.8-12) à Jérusalem vers 34-35 ap. J.-C. Bien que désigné parmi les Sept, Étienne exerce un ministère apostolique remarquable. Son témoignage suscite l'opposition de Juifs hellénistes qui, incapables de le réfuter, recourent à de faux témoins pour le faire comparaître devant le Sanhédrin. Luc souligne les parallèles avec le procès de Jésus et l'extension progressive de la persécution à toute l'Église.
Actes des apôtres 5.34-39 (Louis Segond S21) :
Mais un pharisien du nom de Gamaliel, professeur de la loi estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et ordonna de faire sortir un instant les apôtres.Puis il leur dit: «Israélites, faites attention à ce que vous allez faire vis-à-vis de ces hommes.En effet, il y a quelque temps, Theudas est apparu; il prétendait être quelqu'un et environ 400 hommes se sont ralliés à lui. Il a été tué et tous ses partisans ont été mis en déroute, il n'en est rien resté.Après lui est apparu Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il a attiré du monde à sa suite. Lui aussi est mort et tous ses partisans ont été dispersés.Maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les faire. Si cette entreprise ou cette activité vient des êtres humains, elle se détruira;en revanche, si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque de combattre contre Dieu!»
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L'article ADA026 traite de l'arrestation d'Étienne, l'un des Sept diacres choisis par la première communauté chrétienne de Jérusalem, tel que rapporté par Luc dans les Actes des Apôtres (Actes 6.8-12). Cet épisode se situe vers l'année 34 ou 35 après Jésus-Christ, dans la ville de Jérusalem, et constitue une étape décisive dans l'histoire de la persécution de l'Église naissante. Le premier point développé concerne le ministère d'Étienne. Bien qu'il ait été initialement désigné parmi les Sept pour une fonction d'assistance matérielle, Étienne s'avère être bien plus qu'un simple administrateur. Rempli de grâce et de puissance divine, il accomplit de grands prodiges et miracles parmi le peuple, et manifeste une sagesse inspirée par l'Esprit-Saint qui rend ses adversaires incapables de réfuter ses arguments. Luc souligne ainsi que l'annonce de l'Évangile et l'exercice des dons spirituels ne sont pas réservés aux seuls Douze apôtres, mais que d'autres disciples, eux aussi remplis de l'Esprit-Saint, participent activement à la proclamation du message chrétien et à l'édification de la communauté. Le deuxième point porte sur l'opposition que suscite le ministère d'Étienne, notamment de la part de Juifs hellénistes appartenant aux synagogues des Affranchis, des Cyrénéens, des Alexandrins, de la Cilicie et de l'Asie. Ces hommes engagent des débats avec Étienne, mais se révèlent incapables de résister à la sagesse et à l'Esprit par lesquels il s'exprime, accomplissant ainsi la promesse faite par Jésus à ses disciples (Luc 21.15).
Actes des apôtres 5.17-18 (Louis Segond S21) :
Alors le grand-prêtre et tous ceux qui étaient avec lui, c'est-à-dire le parti des sadducéens, se levèrent, remplis de jalousie.Ils firent arrêter les apôtres et les jetèrent dans la prison publique.
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II
Face à leur incapacité à réfuter son témoignage, les opposants abandonnent le terrain de la discussion théologique pour recourir à des méthodes plus contestables. Le troisième point décrit le recours aux faux témoins. À l'image du procès de Jésus (Matthieu 26.59-61), des hommes sont secrètement soudoyés pour porter de fausses accusations contre Étienne. Ces accusations portent sur des paroles prétendument blasphématoires dirigées contre Moïse, la Loi et le Temple, c'est-à-dire contre les fondements mêmes de l'identité religieuse juive. Les adversaires cherchent ainsi à transformer un débat théologique en affaire judiciaire susceptible d'entraîner une condamnation officielle. Luc met en évidence une fois encore la ressemblance troublante entre le destin du disciple et celui de son Maître. Le quatrième point analyse l'extension de l'opposition au christianisme. Étienne devient le premier membre de l'Église, après les apôtres, à comparaître devant le Sanhédrin.
Actes des apôtres 11.19-21 (Louis Segond S21) :
Ceux qui avaient été dispersés lors de la persécution survenue après la mort d'Etienne allèrent jusqu'en Phénicie, dans l'île de Chypre et à Antioche; mais ils n'annonçaient la parole qu'aux Juifs.Cependant, certains d'entre eux, qui étaient originaires de Chypre et de Cyrène, vinrent à Antioche et s'adressèrent [aussi] aux non-Juifs pour leur annoncer la bonne nouvelle du Seigneur Jésus.La main du Seigneur était avec eux et un grand nombre de personnes crurent et se tournèrent vers le Seigneur.
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III
Les mêmes autorités qui avaient déjà fait arrêter Pierre et Jean (Actes 4.1-3), puis l'ensemble des Douze (Actes 5.17-18), sont de nouveau mobilisées. Cependant, une nouveauté importante apparaît : l'initiative de cette affaire ne provient pas directement du grand sacerdoce ou de la garde du Temple, comme lors des précédentes arrestations, mais d'opposants issus du milieu helléniste, qui excitent le peuple, les anciens et les scribes, organisent les accusations et présentent les faux témoins. Le Sanhédrin intervient ensuite comme instance judiciaire. Le cinquième et dernier point souligne le climat de plus en plus hostile dans lequel évolue la communauté chrétienne. Malgré les recommandations prudentes de Gamaliel (Actes 5.34-39), rien n'indique que l'opposition des autorités sadducéennes se soit atténuée. Au contraire, les tensions continuent de s'aggraver, et la persécution, jusque-là dirigée principalement contre les apôtres, commence à s'étendre à l'ensemble de l'Église, annonçant une dispersion prochaine de la communauté de Jérusalem. Cet article, qui s'appuie exclusivement sur le récit de Luc, constitue une analyse exégétique rigoureuse d'un épisode charnière des origines chrétiennes, en mettant en lumière les parallèles entre la passion du Christ et le destin de ses disciples, ainsi que la dynamique croissante de la persécution religieuse.
Devant le Sanhédrin à Jérusalem vers 34-35 ap. J.-C., Étienne prononce le plus long discours des Actes. En retraçant l'histoire d'Israël depuis Abraham, il montre que les envoyés de Dieu ont toujours été rejetés, culminant dans le rejet du Messie. Loin de se défendre, Étienne devient l'accusateur de ses juges, s'inscrivant dans la lignée des prophètes et du Christ.
Actes des apôtres 7.25-28 (Louis Segond S21) :
Ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par son intermédiaire, pensait-il, mais ils ne l'ont pas compris.Le jour suivant, il est venu au milieu d'eux alors que certains se battaient et il a essayé de ramener la paix en leur disant: ‘Vous êtes frères! Pourquoi vous faites-vous du mal l'un à l'autre?’Mais celui qui maltraitait son prochain l'a repoussé en disant: Qui t'a établi chef et juge sur nous?Veux-tu me tuer comme tu as tué l'Egyptien hier?
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Le discours d'Étienne devant le Sanhédrin, rapporté en Actes 7.1-53, constitue le plus long discours du livre des Actes. Luc lui accorde une place littéraire exceptionnelle, signe de l'importance théologique qu'il lui attribue dans le développement de son récit. Prononcé à Jérusalem vers l'an 34 ou 35, ce discours intervient alors qu'Étienne comparaît devant le Sanhédrin, accusé de blasphème contre la Loi et le Temple. L'argumentation d'Étienne s'articule autour d'une idée directrice centrale : l'histoire d'Israël est marquée par un rejet systématique des envoyés de Dieu. En retraçant les grandes étapes de cette histoire, depuis Abraham jusqu'à Salomon, Étienne montre que les hommes choisis par Dieu pour accomplir sa volonté ont invariablement été incompris, contestés ou persécutés par ceux à qui ils étaient envoyés. Joseph fut rejeté par ses frères, Moïse fut contesté par son propre peuple, les prophètes furent persécutés. Cette longue succession d'oppositions trouve son aboutissement logique et tragique dans le rejet du Messie lui-même, Jésus de Nazareth. Le discours ne constitue donc pas une simple rétrospective historique, mais une véritable interprétation théologique de l'histoire du salut. La figure de Moïse occupe une place centrale et délibérée dans ce discours.
Actes des apôtres 7.53 (Louis Segond S21) :
vous qui avez reçu la loi par l'intermédiaire des anges et qui ne l'avez pas gardée!»
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II
Étienne y consacre la plus grande partie de son développement, mettant particulièrement en lumière les épisodes révélant le rejet du grand législateur par son propre peuple. Il rappelle que celui que Dieu avait choisi pour délivrer Israël fut d'abord méconnu et repoussé par ses frères (Actes 7.25-28), puis que la génération sortie d'Égypte, malgré les prodiges accomplis dans le désert, se détourna de lui pour retomber dans l'idolâtrie lors de l'épisode du veau d'or (Actes 7.39-41). Ce développement répond indirectement aux accusations portées contre Étienne : loin de blasphémer contre Moïse, c'est lui qui en saisit le mieux la place dans l'histoire du salut, tandis que ses accusateurs reproduisent l'infidélité des générations passées. Un des aspects les plus frappants de ce discours réside dans le renversement des rôles qui s'y opère progressivement. Étienne ne cherche pas véritablement à assurer sa défense ni à obtenir son acquittement. À l'image des prophètes de l'Ancien Testament, il apparaît davantage préoccupé par la fidélité au message reçu que par son propre sort. Après avoir retracé l'histoire d'Israël, il interpelle directement les membres du Sanhédrin en des termes d'une grande violence prophétique : « Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d'oreilles ! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit ; ce que vos pères ont été, vous l'êtes aussi » (Actes 7.51). Puis il conclut : « Vous qui avez reçu la Loi d'après des commandements d'anges, et qui ne l'avez point gardée ! » (Actes 7.53).
Actes des apôtres 7.1-53 (Louis Segond S21) :
Le grand-prêtre dit: «Est-ce exact?»Etienne répondit: «Mes frères et pères, écoutez! Le Dieu de gloire est apparu à notre ancêtre Abraham lorsqu'il était en Mésopotamie, avant qu'il ne s'installe à Charan, et lui a dit:Quitte ton pays et ta famille et va dans le pays que je te montrerai.Il a alors quitté le pays des Chaldéens et est allé habiter à Charan. De là, après la mort de son père, Dieu l'a fait passer dans le pays que vous habitez maintenant.Il ne lui a donné aucun héritage dans ce pays, pas même de quoi poser le pied, mais il a promis de lui en donner la possession, ainsi qu'à sa descendance après lui, alors même qu'il n'avait pas d'enfant.Voici ce que Dieu a dit: Ses descendants séjourneront dans un pays étranger; on les réduira en esclavage et on les maltraitera pendant 400 ans.Cependant, la nation dont ils seront esclaves, c'est moi-même qui la jugerai, dit Dieu. Après cela, ils sortiront et ils me serviront dans ce lieu-ci.Puis Dieu a donné à Abraham l'alliance de la circoncision; ainsi, Abraham a eu pour fils Isaac et l'a circoncis le huitième jour, Isaac a fait de même pour Jacob, et Jacob pour les douze patriarches.»Les patriarches, jaloux de Joseph, l'ont vendu pour qu'il soit emmené en Egypte, mais Dieu était avec luiet l'a délivré de toutes ses détresses. Il lui a donné la sagesse et la grâce devant le pharaon, le roi d'Egypte, qui l'a établi gouverneur de l'Egypte et de toute sa maison.Il est alors survenu une famine dans toute l'Egypte et en Canaan. La détresse était grande et nos ancêtres ne trouvaient pas de quoi manger.Jacob a appris qu'il y avait du blé en Egypte et il y a envoyé nos ancêtres une première fois.La deuxième fois, Joseph s'est fait reconnaître par ses frères et le pharaon a ainsi appris quelle était son origine.Puis Joseph a envoyé chercher son père Jacob et toute sa famille, composée de 75 personnes.Jacob est descendu en Egypte, où il est mort, ainsi que nos ancêtres.Leurs corps ont été transportés à Sichem et déposés dans le tombeau qu'Abraham avait acheté à prix d'argent aux fils d'Hamor à Sichem.»Le temps où devait s'accomplir la promesse que Dieu avait faite à Abraham approchait, et le peuple a grandi et augmenté en nombre en Egyptejusqu'à la venue d'un autre roi, qui n'avait pas connu Joseph.Ce roi s'en est pris avec perfidie à notre peuple et a maltraité nos ancêtres au point de leur faire abandonner leurs enfants pour qu'ils ne survivent pas.»A cette époque est né Moïse, qui était beau aux yeux de Dieu. Il a été nourri trois mois chez son pèreet, quand il a été abandonné, la fille du pharaon l'a adopté et l'a élevé comme son fils.Moïse a été formé avec toute la sagesse des Egyptiens; il était puissant en paroles et en actes.»Il était âgé de 40 ans lorsqu'il a eu à cœur de rendre visite à ses frères, les Israélites.Il en a vu un qu'on maltraitait, a pris sa défense et, pour venger l'homme malmené, a frappé l'Egyptien.Ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par son intermédiaire, pensait-il, mais ils ne l'ont pas compris.Le jour suivant, il est venu au milieu d'eux alors que certains se battaient et il a essayé de ramener la paix en leur disant: ‘Vous êtes frères! Pourquoi vous faites-vous du mal l'un à l'autre?’Mais celui qui maltraitait son prochain l'a repoussé en disant: Qui t'a établi chef et juge sur nous?Veux-tu me tuer comme tu as tué l'Egyptien hier?A cette parole, Moïse a pris la fuite et est allé habiter dans le pays de Madian, où il a eu deux fils.»C'est 40 ans plus tard qu’un ange [du Seigneur] lui est apparu dans le désert du mont Sinaï, dans la flamme d'un buisson en feu.Voyant cela, Moïse a été étonné de cette apparition; comme il s'approchait pour regarder, la voix du Seigneur s'est fait entendre:Je suis le Dieu de tes ancêtres, le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Moïse, tout tremblant, n'osait pas regarder.Le Seigneur lui a dit: Retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte.J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte, j'ai entendu ses gémissements et je suis descendu pour le délivrer. Maintenant, vas-y, je t'enverrai en Egypte.»Ce Moïse qu'ils avaient renié en disant: Qui t'a établi chef et juge? c'est lui que Dieu a envoyé comme chef et libérateur avec l'aide de l'ange qui lui était apparu dans le buisson.C'est lui qui les a fait sortir d'Egypte en accomplissant des prodiges et des signes miraculeux en Egypte, à la mer Rouge et au désert pendant 40 ans.C'est ce Moïse qui a dit aux Israélites: [Le Seigneur notre] Dieu fera surgir pour vous, parmi vos frères, un prophète comme moi.C'est lui qui, lors de l'assemblée au désert, était avec l'ange qui lui parlait sur le mont Sinaï et avec nos ancêtres; il a reçu des oracles de vie pour nous les transmettre.»Nos ancêtres n'ont pas voulu lui obéir, mais ils l'ont repoussé et, dans leur cœur, ils se sont tournés vers l'Egypteen disant à Aaron: Fais-nous des dieux qui marchent devant nous! En effet, ce Moïse qui nous a fait sortir d'Egypte, nous ignorons ce qu'il est devenu.A ce moment-là, ils ont fait un veau, ils ont offert un sacrifice à l'idole et se sont réjouis de ce que leurs mains avaient fabriqué.Alors Dieu s'est détourné d'eux et les a laissés adorer les corps célestes, comme cela est écrit dans le livre des prophètes: M'avez-vous offert des victimes et des sacrifices pendant 40 ans au désert, communauté d'Israël?Vous avez porté la tente de Moloc et l'étoile de votre dieu Remphan, ces images que vous avez faites pour les adorer! Aussi, je vous déporterai au-delà de Babylone.»Dans le désert, nos ancêtres avaient la tente du témoignage; celui qui parlait à Moïse lui avait ordonné de la faire d'après le modèle qu'il avait vu.Nos ancêtres l'ont reçue et l'ont introduite, sous la conduite de Josué, dans le pays conquis sur les nations que Dieu a chassées devant eux; et elle y est restée jusqu'à l'époque de David.David a trouvé grâce devant Dieu et a demandé la permission de trouver une habitation pour le Dieu de Jacob,mais c'est Salomon qui lui a construit un temple.Cependant le Très-Haut n'habite pas dans des temples faits par la main de l'homme, comme le dit le prophète:Le ciel est mon trône, et la terre mon marchepied. Quelle maison pourrez-vous me construire, dit le Seigneur, ou quel endroit pourra être mon lieu de repos?N'est-ce pas ma main qui a fait tout cela?»Hommes réfractaires, incirconcis de cœur et d'oreilles! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit; vous êtes bien comme vos ancêtres.Lequel des prophètes vos ancêtres n'ont-ils pas persécuté? Ils ont tué ceux qui annonçaient d'avance la venue du Juste, et c'est lui que vous avez fait maintenant arrêter et dont vous êtes devenus les meurtriers,vous qui avez reçu la loi par l'intermédiaire des anges et qui ne l'avez pas gardée!»
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III
Ainsi, celui qui comparaît comme accusé devient l'accusateur de ses juges, qui se retrouvent à leur tour placés sous le jugement de la Parole de Dieu. Cette inversion rappelle plusieurs scènes évangéliques dans lesquelles Jésus lui-même, tout en étant jugé, dévoile la responsabilité de ses accusateurs. Étienne apparaît ainsi dans la lignée directe des prophètes de l'Ancien Testament et du Christ, partageant leur sort autant que leur mission. Son discours illustre de manière saisissante la continuité entre l'histoire d'Israël et l'Église naissante, et met en lumière la nature profonde du conflit entre l'Évangile et les autorités religieuses de Jérusalem. Sur le plan de la méthode historique, Luc précise que ces événements ont eu lieu à Jérusalem et que les informations rapportées proviennent de sa source unique. Fidèle à la méthode annoncée au début de son Évangile (Luc 1.1-4), il a vraisemblablement retenu les éléments les plus significatifs du discours plutôt que d'en reproduire l'intégralité. Le fait que le visage d'Étienne apparaissait « comme le visage d'un ange » aux membres du conseil (Actes 6.15) pourrait expliquer en partie pourquoi l'accusé fut autorisé à développer aussi longuement son argumentation.
L'article examine l'origine et l'importance du sabbat, un des dix commandements, comme un jour de repos et de culte dans la tradition juive, basé sur la création divine. Le respect du sabbat est également souligné par un exemple où sa violation entraîne une sentence sévère.
Genèse 2.1 (Louis Segond S21) :
C'est ainsi que furent terminés le ciel et la terre et toute leur armée.
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L'article explore le concept du sabbat en soulignant son origine, sa signification et son évolution à travers l'histoire juive et chrétienne. Le sabbat est enraciné dans l'Ancien Testament, plus précisément avec la création du monde par Dieu en six jours suivis d'un jour de repos, comme décrit dans le livre de la Genèse. Ce rythme hebdomadaire est intégré dans la loi mosaïque et reçu comme un commandement divin, mettant en place un jour de repos absolu destiné à être observé par tous - une pratique enrichie et transformée au fil des siècles.
Exode 20.8-11 (Louis Segond S21) :
»Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint.Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui habite chez toi.En effet, en 6 jours l'Eternel *a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve, et *il s'est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint.
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II
Le texte souligne également l'importance du sabbat comme un jour dédié à Dieu, pas seulement comme simple repos physique. Il met en évidence un exemple historique où la transgression du sabbat entraînait la peine de mort pour illustrer la rigueur avec laquelle cette observance a été appliquée dans les temps bibliques. Ce respect du sabbat faisait partie intégrante des dix commandements.
Exode 31.14-17 (Louis Segond S21) :
Vous respecterez le sabbat, car il est saint pour vous. Celui qui le violera sera puni de mort. Oui, toute personne qui accomplira un travail ce jour-là sera exclue de son peuple.Pendant 6 jours on travaillera, mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Eternel. Toute personne qui accomplira un travail le jour du sabbat sera punie de mort.Les Israélites respecteront le sabbat en le célébrant, au fil des générations, comme une alliance éternelle.Ce sera entre moi et les Israélites un signe qui devra durer à perpétuité. En effet, en 6 jours l'Eternel a fait le ciel et la terre, et le septième jour il s'est arrêté et s'est reposé.»
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III
Le sabbat, en tant que phénomène religieux et culturel, invite à une contemplation plus profonde du repos, de la communauté et de la relation à Dieu.
L'article explore la notion biblique du serviteur, illustrée par Jésus à travers le lavement des pieds, un geste symbolique de service et de dévotion envers Dieu, central au message des Écritures.
Marc 10.42-45 (Louis Segond S21) :
Jésus les appela et leur dit: «Vous savez que ceux que l'on considère comme les chefs des nations dominent sur elles et que leurs grands les tiennent sous leur pouvoir.Ce n'est pas le cas au milieu de vous, mais si quelqu'un veut être grand parmi vous, il sera votre serviteur;et si quelqu'un veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous.En effet, le Fils de l'homme est venu non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup.»
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Le serviteur dans la Bible : du Serviteur de l’Éternel au lavement des pieds
I
L'article intitulé "Le serviteur dans la Bible : du Serviteur de l'Éternel au lavement des pieds" explore le thème central du serviteur dans les Écritures, en commençant par le symbolisme du lavement des pieds en Jean 13:1-17. Ce geste de Jésus est présenté non seulement comme un acte d'humilité, mais comme une expression profonde du service et de l'obéissance à Dieu, un thème qui traverse toute la Bible. L'article explique que, dans l'Ancien Testament, des figures telles que Moïse, Josué, et David ont été appelées "serviteurs de l'Éternel" pour leur dévouement et obéissance à Dieu, mais ces figures ne sont que des préfigurations d'un Serviteur unique prophétisé par Ésaïe.
Esaïe 42.1-9 (Louis Segond S21) :
*Voici mon serviteur, celui que je soutiendrai,Il ne criera pas, il ne haussera pas le tonIl ne cassera pas le roseau abîméIl ne faiblira pas et ne se relâchera pasVoici ce que dit l'Eternel, le DieuMoi, l'Eternel, je t'ai appelé en toute justicepour que tu ouvres les yeux des aveugles,Je suis l'Eternel, voilà quel est mon nom,Les premiers événements se sont produits
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II
Jésus-Christ est présenté dans le Nouveau Testament comme l'accomplissement de cette prophétie, incarnant le service tout au long de son ministère. Des passages des Évangiles (Matthieu 20:25-28, Marc 10:42-45, Luc 22:24-27) illustrent que Jésus a prôné et pratiqué le service, le présentant comme la véritable grandeur dans le Royaume de Dieu. L'article met en lumière l'unité remarquable de la révélation biblique, connectant les premiers serviteurs de l'Éternel de l'Ancien Testament, le Serviteur souffrant d'Ésaïe, et l'exemple ultime de Jésus.
Matthieu 20.25-28 (Louis Segond S21) :
Jésus les appela et leur dit: «Vous savez que les chefs des nations dominent sur elles et que les grands les tiennent sous leur pouvoir.Ce ne sera pas le cas au milieu de vous, mais si quelqu'un veut être grand parmi vous, il sera votre serviteur;et si quelqu'un veut être le premier parmi vous, qu'il soit votre esclave.C'est ainsi que le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie en rançon pour beaucoup.»
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III
En outre, il relie cette idée de service à l'œuvre rédemptrice du Christ. L'analyse montre que le lavement des pieds n'est pas simplement un exemple d'humilité pour les disciples mais une synthèse de l'appel de Dieu aux croyants pour qu'ils suivent cet exemple. L'article illustre que servir Dieu n'est pas dévalorisant mais est une des hautes expressions de fidélité et d'engagement envers Lui, tandis qu'il exhorte les lecteurs à comprendre et à incarner ce message dans leur vie quotidienne.
L'article traite de la rédaction des cinq premiers livres de la Bible. Il met en lumière la transmission orale, l'écriture et l'intégration de diverses sources littéraires. L'importance de la préservation textuelle à travers les siècles est également abordée, tout comme les motivations historiques des rédacteurs.
Exode 13.8 (Louis Segond S21) :
Tu diras alors à ton fils: ‘C'est en mémoire de ce que l'Eternel a fait pour moi lorsque je suis sorti d'Egypte.’
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L'article BIB001 - Les textes fondateurs de la Bible explore la formation et la rédaction des premiers textes bibliques, en particulier le Pentateuque, qui comprend les cinq premiers livres de la Bible hébraïque. Le texte commence par examiner l'importance de la transmission orale dans le maintien de l'histoire biblique, en soulignant le rôle crucial joué par les récits racontés de génération en génération. Ensuite, l'article se penche sur la mise par écrit de ces récits, ce qui a commencé à une époque où les Israélites ont senti le besoin de préserver et consigner leurs traditions.
Deutéronome 4.9 (Louis Segond S21) :
»Seulement, fais bien attention à toi! Veille attentivement sur toi-même tous les jours de ta vie, afin de ne pas oublier ce que tes yeux ont vu et de ne pas le laisser sortir de ton cœur. Enseigne-le à tes enfants et à tes petits-enfants.
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II
Le processus d'écriture s'est probablement amorcé à l'époque de Moïse et s'est poursuivi jusqu'à l'exil babylonien. Plusieurs sources littéraires distinctes ont contribué à la composition du Pentateuque, notamment la source Jahviste, Elohiste, Deutéronomiste et Sacerdotale. Leurs caractéristiques théologiques et stylistiques variées ont été intégrées par des rédacteurs ultérieurs pour former un texte cohérent.
Psaumes 78.4 (Louis Segond S21) :
nous ne le cacherons pas à leurs enfants;nous redirons à la génération future les louanges de l'Eternel,sa puissance et les merveilles qu'il a accomplies.
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III
L'article aborde également la transmission de ces textes au moyen de manuscrits anciens, tels que les Manuscrits de la mer Morte, qui témoignent de la fidélité remarquablement préservée des textes lors des pratiques scribales de l'époque. La fin de l'article explore les motivations des rédacteurs qui ont contribué à la compilation de ces textes centraux, notamment la nécessité de garantir l'alliance et la loi à travers les écritures, tout en évoquant le contexte historique et culturel dans lequel ces motifs ont pris forme.
L'article analyse l'évolution et la compilation de la Bible hébraïque, ou Tanakh, en se concentrant sur ses trois sections : la Torah, les Nevi'im et les Ketouvim. Il met en lumière les processus historiques et les décisions académiques ayant mené à sa formation finale.
L'article 'La Bible Hébraïque' explore la formation et la compilation de la Bible hébraïque, également connue sous le nom de Tanakh. Ce canon des Écritures sacrées du judaïsme comprend trois sections principales : la Torah, les Nevi'im, et les Ketouvim. La Torah, contenant les cinq premiers livres de la Bible, raconte la création, les histoires des patriarches et les lois données au mont Sinaï.
II
Les Nevi'im, ou Prophètes, sont subdivisés entre les Prophètes antérieurs et postérieurs, comprenant des figures bibliques notables comme Josué, Samuel, et Ésaïe. Les Ketouvim incluent des poèmes, des hymnes, de la littérature de sagesse, et des récits historiques. Ce processus de compilation s'est déroulé sur plusieurs siècles, avec d'importantes discussions parmi les érudits juifs pour définir le canon final vers la fin du premier siècle.
III
La Bible hébraïque occupe une place centrale dans le judaïsme et a significativement influencé la formation des bibles modernes.
L'article examine une divergence entre Matthieu et Marc concernant le divorce. Il explique que Jésus s'adresse différemment selon son auditoire : les Juifs, pour qui la loi divine est intrinsèquement liée à Moïse, et les non-Juifs, pour qui la mention directe de Moïse est plus compréhensible. Les deux évangiles sont considérés comme fidèles malgré leur approche distinctive.
Exode 31.18 (Louis Segond S21) :
Lorsque l'Eternel eut fini de parler à Moïse sur le mont Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre écrites du doigt de Dieu.
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Cet article explore la question de la contradiction apparente entre les évangiles de Matthieu et Marc. Il se concentre sur la réponse de Jésus concernant la question du divorce posée par les pharisiens. Dans Matthieu 19, Jésus renvoie à la création divine, soulignant que Dieu a uni l'homme et la femme.
Marc 10.2-8 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens l'abordèrent et, pour lui tendre un piège, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de divorcer de sa femme.Il leur répondit: «Que vous a prescrit Moïse?»«Moïse, dirent-ils, nous a permis d'écrire une lettre de divorce et de renvoyer notre femme.»Jésus leur dit: «C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné cette règle.Mais au commencement de la création, Dieu a fait l'homme et la femme;c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère [et s'attachera à sa femme],et les deux ne feront qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux mais ne font qu'un.
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II
En revanche, dans Marc 10, Jésus mentionne Moïse, expliquant que c'est à cause de la dureté du cœur humain que des règles sur le divorce ont été données. L'auteur de l'article analyse cette différence en prenant en compte le public cible de chaque évangile : des Juifs pour Matthieu et un public non-juif pour Marc. L'article souligne que les deux textes évangéliques sont fidèles, chaque auteur s'étant adapté à son auditoire respectif.
Exode 31.18 (Louis Segond S21) :
Lorsque l'Eternel eut fini de parler à Moïse sur le mont Sinaï, il lui donna les deux tables du témoignage, tables de pierre écrites du doigt de Dieu.
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III
Cette adaptation montre comment le message de la loi divine a été contextualisé pour répondre aux besoins de compréhension des différents groupes. En résumé, les deux évangiles, bien que différents dans leur approche, expriment une vérité cohérente sur l'origine divine de la loi et son interprétation par Moïse selon divers besoins.
Le Code d'Hammourabi autorisait une femme stérile à proposer sa servante à son mari pour assurer une descendance, l'enfant étant reconnu comme légitime. Cette pratique, répandue dans l'ancien Proche-Orient, n'était pas prescrite dans la Loi de Moïse. Elle éclaire le geste de Sarah proposant Agar à Abraham, un acte culturellement acceptable mais contraire à la promesse divine spécifique faite à Abraham concernant sa descendance.
Cet article explore une pratique sociale et juridique ancienne qui a influencé les récits bibliques, notamment celui d'Abraham, Sarah et Agar. Le point central est l'existence du Code d'Hammourabi, un corpus législatif babylonien parmi les plus anciens du monde, qui réglementait de nombreux aspects de la vie sociale, familiale et économique dans l'ancien Proche-Orient. L'article met en lumière une règle particulière de ce code concernant la gestion de la stérilité féminine dans le mariage. Selon cette disposition du Code d'Hammourabi, lorsqu'une femme mariée se trouvait dans l'incapacité de porter des enfants, elle avait la possibilité de proposer à son mari de s'unir avec sa servante ou son esclave. L'enfant né de cette union n'était pas considéré comme le fils de la servante, mais comme l'enfant légitime de l'épouse infertile. La servante jouait ainsi un rôle de mère porteuse au sens antique du terme, sans que cela lui confère de droits parentaux particuliers sur l'enfant. Cette pratique visait à assurer la continuité de la lignée familiale et à garantir une descendance au couple, ce qui était d'une importance capitale dans les sociétés patriarcales de l'époque. L'article souligne que cette coutume n'était pas exclusive aux Hébreux, mais qu'elle était largement répandue parmi les nations voisines de l'ancien Proche-Orient.
II
Elle reflétait une norme culturelle et juridique commune à plusieurs civilisations mésopotamiennes. Ce que l'article met particulièrement en valeur, c'est que cette pratique n'était nullement prescrite ou stipulée dans la Loi de Moïse. Autrement dit, il ne s'agissait pas d'un commandement divin, mais d'un usage humain et culturel que les Hébreux avaient adopté au contact des peuples environnants. L'exemple le plus illustratif cité dans l'article est celui de Jacob, mentionné en Genèse 29.31, qui eut des enfants avec les servantes de ses épouses Léa et Rachel. Ce récit biblique s'inscrit dans ce contexte culturel précis, où la servante servait de substitut maternel pour pallier la stérilité de l'épouse principale. Mais l'application la plus théologiquement significative de cette pratique concerne Abraham et Sarah. Lorsque Sarah, l'épouse d'Abraham, constata qu'elle ne pouvait pas enfanter, elle proposa à son mari de s'unir à Agar, sa servante égyptienne. Cette proposition était parfaitement conforme aux usages juridiques et sociaux de l'époque, tels que codifiés dans le Code d'Hammourabi.
III
Cependant, l'article insiste sur un point théologique fondamental : cette décision humaine ne correspondait pas à ce que Dieu avait dit et promis à Abraham. En effet, Dieu avait fait une promesse spécifique à Abraham concernant sa descendance, une promesse qui devait se réaliser selon les voies divines et non selon les solutions humaines. Ce passage met ainsi en évidence une tension récurrente dans le récit biblique : la tentation pour les croyants de résoudre leurs problèmes par des moyens humains et culturellement acceptables, au lieu d'attendre la réalisation des promesses divines. La décision de Sarah et d'Abraham d'avoir recours à Agar, bien que culturellement normale, représentait une anticipation humaine sur le plan divin, avec des conséquences qui traverseront l'histoire biblique et humaine jusqu'à aujourd'hui. Sur le plan historique, cet article apporte un éclairage précieux sur le contexte culturel et juridique dans lequel évoluaient les patriarches hébreux. Il montre que les récits de la Genèse ne se déroulent pas dans un vacuum culturel, mais qu'ils s'inscrivent dans un monde réel, avec ses codes, ses lois et ses pratiques sociales. La connaissance du Code d'Hammourabi permet donc de mieux comprendre les motivations et les choix des personnages bibliques, tout en discernant ce qui relève de la culture humaine de l'époque et ce qui constitue la volonté et la parole de Dieu. En résumé, cet article de type note historique offre une fenêtre sur le monde antique pour mieux éclairer les récits bibliques, invitant le lecteur à distinguer entre les pratiques culturelles humaines et les instructions divines, et à comprendre les conséquences spirituelles du choix de suivre l'une plutôt que l'autre.
YHWH, le nom propre de Dieu dans la Bible hébraïque, est composé de quatre consonnes hébraïques (le tétragramme). Sa prononciation exacte est inconnue car l'hébreu ancien n'écrit pas les voyelles. Par respect du troisième commandement (Ex 20,7), les Juifs le remplacent par 'Adonaï' ou 'Ha Élohim'. Traduit par 'Kyrios' en grec puis par 'l'Éternel' dans les Bibles protestantes, ce nom apparaît près de 6800 fois dans l'Ancien Testament.
Exode 20.7 (Louis Segond S21) :
»Tu n'utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.
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Cet article explore l'une des questions les plus fascinantes de la théologie et de l'histoire religieuse : pourquoi le nom de Dieu est-il considéré comme imprononçable ? Le nom divin, transcrit en français par l'acronyme YHWH, est ce que les spécialistes appellent le tétragramme, c'est-à-dire un mot composé de quatre lettres. En hébreu, ces quatre consonnes sont : Yod (י), Hé (ה), Waw (ו), et Hé (ה). Ce nom constitue l'identité propre et personnelle du Dieu d'Israël, distingué de tous les autres dieux du monde antique. La première raison pour laquelle ce nom est dit imprononçable tient à la nature même de l'hébreu biblique. En effet, l'hébreu ancien est une langue qui s'écrit essentiellement avec des consonnes. Les voyelles ne sont pas notées dans les textes originaux, ce qui rend impossible, aujourd'hui, de connaître avec certitude la prononciation exacte du tétragramme. Les érudits et linguistes ont proposé des reconstructions, parmi lesquelles 'Yahvé' ou 'Yahweh' sont les plus répandues, mais aucune ne fait l'unanimité. L'incertitude phonétique est donc à la fois linguistique et historique.
Exode 20.7 (Louis Segond S21) :
»Tu n'utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.
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II
La seconde raison est d'ordre religieux et spirituel. Selon le troisième commandement du Décalogue, tel qu'il est formulé en Exode 20.7, il est interdit de prendre le nom de Dieu en vain. Pour les Juifs pieux, la manière la plus sûre de respecter ce commandement est d'éviter toute prononciation du nom divin, afin de ne jamais risquer de le profaner. Cette pratique de révérence extrême s'est développée progressivement dans le judaïsme, probablement après l'exil babylonien, et s'est solidement établie dans la tradition rabbinique. En lieu et place du tétragramme, les Juifs ont adopté des substituts verbaux. Le plus courant est 'Adonaï', qui signifie 'mon Seigneur' et qui était lu à la place de YHWH lors de la lecture des Écritures. Un autre substitut fréquent est 'Ha Élohim', qui signifie simplement 'Le Dieu'. Dans certains contextes informels ou écrits, on trouve aussi l'usage de 'Ha Chem', littéralement 'Le Nom', pour désigner Dieu sans jamais énoncer son nom propre. Cette tradition orale de substitution a eu des conséquences importantes sur les traductions de la Bible.
III
Lorsque la Bible hébraïque a été traduite en grec dans la version dite des Septante, les traducteurs ont rendu le tétragramme par le mot grec 'Kyrios', qui signifie 'Seigneur'. Cette décision de traduction a profondément influencé la façon dont les chrétiens allaient lire et comprendre les Écritures, puisque le Nouveau Testament, écrit en grec, utilise lui aussi 'Kyrios' pour parler de Dieu et de Jésus-Christ. Dans les Bibles protestantes françaises, le terme retenu pour traduire YHWH est 'l'Éternel'. Ce choix reflète une volonté théologique de souligner l'une des caractéristiques essentielles de Dieu : son existence hors du temps, son éternité. D'autres traductions ou confessions utilisent 'Yahvé', 'Yahweh', ou même 'Jéhovah', cette dernière forme étant le résultat d'une combinaison médiévale entre les consonnes du tétragramme et les voyelles d'Adonaï, créant ainsi un mot hybride qui ne correspond à aucune prononciation historique attestée. Il est remarquable de noter que le nom YHWH apparaît environ 6 800 fois dans la Bible hébraïque, ce qui en fait de loin le nom le plus fréquent pour désigner Dieu dans l'Ancien Testament. Cette omniprésence témoigne de l'importance centrale de ce nom dans la révélation biblique, tout en contrastant avec le silence religieux qui entoure sa prononciation. Cet article s'inscrit dans une perspective historique et théologique, rappelant que le Dieu unique vénéré par les Juifs et les chrétiens porte un nom propre, un nom qui lui a été révélé à Moïse selon le récit de l'Exode, mais dont la prononciation reste enveloppée de mystère et de sainteté. Ce paradoxe — un nom omniprésent mais imprononçable — invite le croyant à une réflexion profonde sur la transcendance divine et sur le respect dû au Créateur.
Le pays de Canaan, correspondant à l'actuel Israël, Palestine, Liban et parties de Jordanie et Syrie, est décrit comme 'le plus beau de tous les pays' dans la Bible. Peuplé par les Cananéens, Amorites, Hittites et Philistins, il constitue la terre promise au peuple hébreu. Deux étapes séparées de 470 ans marquent sa conquête : l'arrivée d'Abraham, puis la conquête de Josué après la captivité en Égypte et l'errance au désert.
Ezéchiel 20.6 (Louis Segond S21) :
Ce jour-là, je me suis engagé envers eux à les faire passer d'Egypte dans un pays que j'avais cherché pour eux, un pays où coulent le lait et le miel, le plus beau de tous les pays.
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L'article 'Le pays de Canaan' offre une présentation géographique, historique et théologique de cette région centrale dans la Bible hébraïque et chrétienne. Le pays de Canaan, tel qu'il est mentionné dans les Écritures, correspond approximativement aux territoires actuels d'Israël, de la Palestine, du Liban, ainsi qu'à certaines parties de la Jordanie et de la Syrie. Cette région est présentée comme une terre d'une importance capitale pour le peuple hébreu, qualifiée à quatre reprises dans la Bible de 'plus beau de tous les pays', une expression que l'on retrouve notamment en Ézéchiel 20.6, où Dieu rappelle son engagement envers Israël de les conduire vers cette terre promise, décrite comme un pays 'où coulent le lait et le miel'. Cette formulation symbolique illustre à la fois la fertilité matérielle du territoire et la bénédiction divine associée à sa possession. Dans l'Antiquité, Canaan était peuplé par plusieurs ethnies distinctes, parmi lesquelles les Cananéens, les Amorites, les Hittites et les Philistins. Ces peuples occupaient le territoire avant l'arrivée et la conquête progressive par les Hébreux. La coexistence, les conflits et les interactions entre ces peuples constituent un arrière-plan essentiel pour comprendre de nombreux récits bibliques, notamment ceux du livre des Juges, de Josué et des livres historiques de l'Ancien Testament.
Ezéchiel 20.6 (Louis Segond S21) :
Ce jour-là, je me suis engagé envers eux à les faire passer d'Egypte dans un pays que j'avais cherché pour eux, un pays où coulent le lait et le miel, le plus beau de tous les pays.
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II
L'article structure l'histoire de la prise de possession de Canaan en deux grandes étapes séparées d'environ 470 ans. La première étape commence avec l'arrivée d'Abraham en Canaan. C'est à lui que Dieu promet cette terre pour ses descendants, établissant ainsi le fondement théologique de la notion de 'terre promise'. Cette promesse divine faite à Abraham constitue l'un des piliers de l'alliance entre Dieu et le peuple hébreu, une alliance qui traverse l'ensemble de l'Ancien Testament et structure la compréhension que le peuple d'Israël a de son identité et de sa vocation. La seconde étape correspond à la conquête menée par Josué, qui intervient après deux événements majeurs : la captivité en Égypte et les quarante années d'errance dans le désert sous la conduite de Moïse. Cette longue période intermédiaire, marquée par l'esclavage égyptien puis par la pérégrination au désert, est présentée dans la Bible comme un temps d'épreuve, de formation et de fidélité à l'alliance divine. La conquête de Josué représente alors l'accomplissement de la promesse faite à Abraham, plusieurs siècles auparavant, et l'entrée concrète du peuple hébreu dans l'héritage promis par Dieu.
III
Cet article s'inscrit dans une série de notes historiques destinées à contextualiser les récits bibliques dans leur cadre géographique et culturel. Il permet aux lecteurs, même débutants, de mieux comprendre le contexte dans lequel se déroulent les grands récits de l'Ancien Testament, notamment ceux de la Genèse, de l'Exode et du livre de Josué. La connaissance du pays de Canaan, de ses frontières approximatives, de ses habitants originels et de son importance spirituelle pour le peuple d'Israël est indispensable pour une lecture éclairée de la Bible. En somme, cet article constitue une introduction claire et accessible à la géographie biblique de Canaan, en reliant les données historiques et ethniques aux grandes lignes théologiques de l'alliance et de la promesse divine. Il pose les bases d'une compréhension approfondie de la relation entre le peuple d'Israël et sa terre, une relation qui demeure un thème central de toute la révélation biblique.
La Torah, texte sacré du judaïsme, se compose des cinq premiers livres de la Bible hébraïque et est essentielle à la foi et à la morale juives. Elle est lue régulièrement en synagogue et a généré une riche tradition littéraire rabbinique.
L'article sur la Torah explore son rôle central dans le judaïsme, soulignant qu'elle est le texte le plus sacré, composé des cinq premiers livres de la Bible hébraïque, aussi connus sous le nom de Pentateuque : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome. La Torah, dont le mot signifie 'instruction' ou 'loi', est fondamentale pour la foi et la pratique juives, renfermant des lois, enseignements et récits. Elle est lue régulièrement dans les synagogues, notamment durant le Shabbat et les jours de fête, et est considérée comme la parole divine dévoilée à Moïse sur le mont Sinaï.
II
Elle a donné naissance à une riche tradition d'exégèse et de livres rabbiniques, tels que le Talmud et le Midrash. Au-delà de ses enjeux religieux, elle est une source d'éthique et de morale, orientant les juifs dans leur quotidien. L'article affirme finalement que la Torah transcende sa nature de texte religieux pour être au cœur de la vie spirituelle et culturelle juive.
Le Pentateuque, composé des cinq premiers livres bibliques, est essentiel pour les traditions juives et chrétiennes. Il raconte la création, la libération des Hébreux avec Moïse, et contient lois et récits fondateurs.
Le Pentateuque est un ensemble des cinq premiers livres de la Bible, essentiels dans les traditions juives et chrétiennes. Il inclut la Genèse, qui raconte la création du monde, l'histoire d'Adam et Ève, le déluge et les récits des patriarches. L'Exode détaille la libération des Hébreux de l'esclavage en Égypte sous la conduite de Moïse, apportant aussi les Dix Commandements.
II
Le Lévitique est composé de lois et rituels pour Israël, tandis que le livre des Nombres narre le périple des Israélites dans le désert et divers recensements. Enfin, le Deutéronome contient les discours de Moïse récapitulant les lois avant l'entrée en Terre promise. Cette section biblique est fondamentale, fournissant un socle légal, moral et narratif.
III
Chaque livre joue un rôle unique mais complémentaire, façonnant la structure sociale, religieuse et politique des communautés juives et chrétiennes à travers leurs histoires et leurs législations.
L'article décrit des passages du Pentateuque attribués à la source Jahviste, laquelle se distingue par l'usage du nom divin Yahvé et des descriptions anthropomorphiques de Dieu. Exemples notables: la création, la chute, Caïn et Abel, et l'appel de Moïse. Ces passages montrent les caractéristiques distinctes de la source Jahviste.
Exode 3.1-15 (Louis Segond S21) :
Moïse était devenu berger du troupeau de son beau-père Jéthro, le prêtre de Madian. Il conduisit le troupeau derrière le désert et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.*L'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda et vit que le buisson était tout en feu sans être consumé.Moïse dit: «Je veux faire un détour pour voir quelle est cette grande vision et pourquoi le buisson ne brûle pas.»L'Eternel vit qu'il faisait un détour pour regarder. Dieu l'appela du milieu du buisson en disant: «Moïse! Moïse!» Il répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Ne t'approche pas d'ici, *retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte.»Il ajouta: *«Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.» Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.L'Eternel dit: *«J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j'ai entendu les cris qu'il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs.Je suis descendu pour le délivrer de la domination des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays jusque dans un bon et vaste pays, un pays où coulent le lait et le miel; c'est l'endroit qu'habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.Maintenant, les cris des Israélites sont venus jusqu'à moi, j'ai aussi vu l'oppression que leur font subir les Egyptiens.Maintenant, vas-y, je t'enverrai vers le pharaon et tu feras sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites.»Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d'Egypte?»Dieu dit: «Je serai avec toi. Voici pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie: quand tu auras fait sortir le peuple d'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»Moïse dit à Dieu: «J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: ‘Le Dieu de vos ancêtres m'envoie vers vous.’ Mais s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?»Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m'a envoyé vers vous.’»Dieu dit encore à Moïse: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous.’ Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération.
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L'article présente des exemples clés de la source Jahviste (J), une composante hypothétique du Pentateuque, les cinq premiers livres de la Bible. Selon la théorie documentaire, qui postule que le Pentateuque est composé de plusieurs sources distinctes, la source Jahviste est caractérisée par son utilisation du nom divin Yahvé-Dieu et par ses descriptions anthropomorphiques des actions de Dieu. Les premiers exemples cités sont : Genèse 2.4b-25, qui raconte la création de l'homme et de la femme avec des éléments anthropomorphiques ; Genèse 3, qui décrit la chute de l'homme en utilisant un dialogue direct entre Dieu et Adam et Ève ; et Genèse 4.1-16, où l'histoire de Caïn et Abel montre une interaction directe entre Yahvé et Caïn.
Exode 3.1-15 (Louis Segond S21) :
Moïse était devenu berger du troupeau de son beau-père Jéthro, le prêtre de Madian. Il conduisit le troupeau derrière le désert et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.*L'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda et vit que le buisson était tout en feu sans être consumé.Moïse dit: «Je veux faire un détour pour voir quelle est cette grande vision et pourquoi le buisson ne brûle pas.»L'Eternel vit qu'il faisait un détour pour regarder. Dieu l'appela du milieu du buisson en disant: «Moïse! Moïse!» Il répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Ne t'approche pas d'ici, *retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte.»Il ajouta: *«Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.» Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.L'Eternel dit: *«J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j'ai entendu les cris qu'il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs.Je suis descendu pour le délivrer de la domination des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays jusque dans un bon et vaste pays, un pays où coulent le lait et le miel; c'est l'endroit qu'habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.Maintenant, les cris des Israélites sont venus jusqu'à moi, j'ai aussi vu l'oppression que leur font subir les Egyptiens.Maintenant, vas-y, je t'enverrai vers le pharaon et tu feras sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites.»Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d'Egypte?»Dieu dit: «Je serai avec toi. Voici pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie: quand tu auras fait sortir le peuple d'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»Moïse dit à Dieu: «J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: ‘Le Dieu de vos ancêtres m'envoie vers vous.’ Mais s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?»Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m'a envoyé vers vous.’»Dieu dit encore à Moïse: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous.’ Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération.
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II
D'autres exemples incluent Genèse 6.1-8 et 7.1-5, qui couvrent les événements entourant les "fils de Dieu" et le déluge en utilisant le nom Yahvé, et Exode 3.1-15 qui raconte l'appel de Moïse au buisson ardent avec la révélation du nom divin Yahvé. Chacun de ces passages sert à illustrer les caractéristiques littéraires et théologiques distinctes de la source Jahviste, bien que l'attribution précise puisse varier selon les interprétations des chercheurs.
L'article examine les passages bibliques souvent attribués à la source Elohiste, laquelle utilise le nom divin Elohim et présente Dieu apparaissant dans des rêves. Il aborde des récits comme ceux d'Abraham, Ismaël, Isaac, Jacob, et Moïse, détaillant leurs éléments distinctifs.
Genèse 21.8-21 (Louis Segond S21) :
L'enfant grandit et fut sevré. Abraham fit un grand festin le jour où Isaac fut sevré.Sara vit rire le fils que l'Egyptienne Agar avait donné à Abraham.Alors elle dit à Abraham: *«Chasse cette esclave et son fils, car le fils de cette esclave n'héritera pas avec mon fils, avec Isaac.»Cette parole déplut beaucoup à Abraham parce que c'était son fils.Cependant, Dieu dit à Abraham: «Que cela ne te déplaise pas à cause de l'enfant et de ton esclave. Quoi que te dise Sara, écoute-la, car *c'est par Isaac qu'une descendance te sera assurée.Je ferai aussi une nation du fils de l'esclave, car il est ta descendance.»Abraham se leva de bon matin. Il prit du pain et une outre d'eau qu'il donna à Agar et plaça sur son épaule. Il lui remit aussi l'enfant et la renvoya. Elle s'en alla et se perdit dans le désert de Beer-Shéba.Quand l'eau de l'outre fut épuisée, elle laissa l'enfant sous un des arbrisseauxet alla s'asseoir vis-à-vis, à la distance d'une portée d'arc, car elle se disait: «Je ne veux pas voir mourir mon enfant!» Elle s'assit donc vis-à-vis de lui et se mit à pleurer tout haut.Dieu entendit les cris de l'enfant. L'ange de Dieu appela Agar depuis le ciel et lui dit: «Qu'as-tu, Agar? N'aie pas peur, car Dieu a entendu les cris de l'enfant là où il se trouve.Lève-toi, relève l'enfant et tiens-le par la main, car je ferai de lui une grande nation.»Dieu lui ouvrit les yeux et elle vit un puits. Elle alla remplir l'outre d'eau et donna à boire à l'enfant.Dieu fut avec l'enfant. Celui-ci grandit, habita dans le désert et devint tireur à l'arc.Il s'installa dans le désert de Paran et sa mère prit pour lui une femme égyptienne.
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L'article explore les exemples de passages bibliques attribués à la source Elohiste (E). La source Elohiste utilise principalement le nom divin Elohim et adopte un style formel, souvent caractérisé par des récits où Dieu se manifeste à travers des rêves et des anges. Les récits incluent l'histoire d'Abraham et d'Abimélek dans Genèse 20.1-18, où Dieu apparaît à Abimélek dans un rêve pour lui interdire de prendre Sara.
Genèse 28.10-22 (Louis Segond S21) :
Jacob partit de Beer-Shéba et prit la direction de Charan.Arrivé à un certain endroit, il y passa la nuit car le soleil était couché. Il prit une pierre dont il fit son oreiller et il se coucha à cet endroit.Il fit un rêve: une échelle était appuyée sur la terre et son sommet touchait le ciel; des anges de Dieu montaient et descendaient par cette échelle.L'Eternel se tenait au-dessus d'elle, et il dit: «Je suis l'Eternel, le Dieu de ton grand-père Abraham et le Dieu d'Isaac. La terre sur laquelle tu es couché, je te la donnerai, à toi et à ta descendance.Ta descendance sera pareille à la poussière de la terre: tu t'étendras à l'ouest et à l'est, au nord et au sud, et toutes les familles de la terre seront bénies en toi et en ta descendance.Je suis moi-même avec toi, je te garderai partout où tu iras et je te ramènerai dans ce pays, car je ne t'abandonnerai pas tant que je n'aurai pas accompli ce que je te dis.»Jacob se réveilla et se dit: «C'est certain, l'Eternel est dans cet endroit et moi, je ne le savais pas!»Il eut peur et dit: «Que cet endroit est redoutable! C'est ici que se trouve la maison de Dieu, c'est ici que se trouve la porte du ciel!»Jacob se leva de bon matin. Il prit la pierre dont il avait fait son oreiller, en fit un monument et versa de l'huile sur son sommet.Il appela cet endroit Béthel, mais la ville s'appelait auparavant Luz.Jacob fit ce vœu: «Si Dieu est avec moi et me garde pendant mon voyage, s'il me donne du pain à manger et des habits à mettre,et si je reviens dans la paix chez mon père, alors l'Eternel sera mon Dieu.Cette pierre dont j'ai fait un monument sera la maison de Dieu et je te donnerai la dîme de tout ce que tu me donneras.»
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II
D'autres exemples sont l'expulsion d'Agar et d'Ismaël, où un ange de Dieu console Agar après avoir entendu les cris de l'enfant (Genèse 21.8-21), et le sacrifice d'Isaac, où Dieu met Abraham à l'épreuve (Genèse 22.1-19). Jacob également fait un rêve à Béthel où Dieu lui promet la terre et de nombreux descendants (Genèse 28.10-22). En Genèse 31.1-55, Dieu apparaît à Laban dans un rêve pour protéger Jacob, et en Exode 1.1-2.25, l'oppression des Israélites en Égypte ainsi que l'appel de Moïse par Dieu pour libérer son peuple sont décrits.
Genèse 31.1-55 (Louis Segond S21) :
Jacob entendit les propos des fils de Laban. Ils disaient: «Jacob a pris tout ce qui appartenait à notre père et c'est grâce aux biens de notre père qu'il s'est constitué toute cette richesse.»Jacob remarqua aussi le visage de Laban: il n'avait plus la même attitude qu'avant vis-à-vis de lui.C'est alors que l'Eternel dit à Jacob: «Retourne dans le pays de tes pères et dans ton lieu de naissance, et je serai avec toi.»Jacob fit appeler Rachel et Léa aux champs, vers son troupeau.Il leur dit: «Je vois au visage de votre père qu'il n'a plus la même attitude qu'avant envers moi. Cependant, le Dieu de mon père a été avec moi.Vous savez vous-mêmes que j'ai servi votre père de toute ma force.Quant à votre père, il m'a trompé et a changé dix fois mon salaire, mais Dieu ne lui a pas permis de me faire du mal.Quand il disait: ‘Les tachetés seront ton salaire’, toutes les brebis faisaient des petits tachetés, et quand il disait: ‘Les rayés seront ton salaire’, toutes les brebis faisaient des petits rayés.Dieu a pris à votre père son troupeau et me l'a donné.A l'époque où les brebis entraient en chaleur, j'ai levé les yeux et j'ai vu en rêve que les boucs qui s'accouplaient avec les brebis étaient rayés, tachetés et marquetés.L'ange de Dieu m'a dit en rêve: ‘Jacob!’ J'ai répondu: ‘Me voici!’Il a dit: ‘Lève les yeux et regarde: tous les boucs qui s'accouplent avec les brebis sont rayés, tachetés et marquetés, car j'ai vu tout ce que te fait Laban.Je suis le Dieu de Béthel où tu as consacré par onction un monument, où tu m'as fait un vœu. Maintenant, lève-toi, quitte ce pays et retourne au pays de ta naissance.’»Rachel et Léa lui répondirent: «Avons-nous encore une part et un héritage chez notre père?Ne sommes-nous pas considérées par lui comme des étrangères, puisqu'il nous a vendues et a même mangé notre argent?Toute la richesse que Dieu a enlevée à notre père nous appartient, à nous et à nos enfants. Fais maintenant tout ce que Dieu t'a dit.»Jacob se leva donc et fit monter ses enfants et ses femmes sur les chameaux.Il emmena tout son troupeau et tous les biens qu'il possédait, le troupeau qui lui appartenait, dont il était devenu propriétaire à Paddan-Aram, et il se rendit vers son père Isaac au pays de Canaan.Laban était parti tondre ses brebis, et Rachel vola les théraphim de son père.De son côté, Jacob trompa Laban l'Araméen en ne l'avertissant pas de son départet s'enfuit avec tout ce qui lui appartenait. Il se leva, traversa l'Euphrate et se dirigea vers la région montagneuse de Galaad.Trois jours plus tard, on annonça à Laban que Jacob s'était enfui.Il prit ses frères avec lui, le poursuivit durant sept jours de marche et le rattrapa dans la région montagneuse de Galaad.Cependant, au cours de la nuit Dieu apparut en rêve à Laban l'Araméen et lui dit: «Garde-toi de parler à Jacob, que ce soit en bien ou en mal!»Laban rattrapa donc Jacob alors que celui-ci avait planté sa tente sur la montagne. Laban planta aussi la sienne, avec ses frères, dans la région montagneuse de Galaad.Alors Laban dit à Jacob: «Qu'as-tu fait? Pourquoi m'as-tu trompé et emmènes-tu mes filles comme des prisonnières de guerre?Pourquoi as-tu pris la fuite en cachette et m'as-tu trompé, au lieu de m'avertir? Je t'aurais laissé partir au milieu de la joie et des chants, au son du tambourin et de la harpe.Tu ne m'as pas permis d'embrasser mes petits-enfants et mes filles! Tu t'es comporté de façon stupide.Ma main est assez forte pour vous faire du mal, mais le Dieu de votre père m'a dit hier: ‘Garde-toi de parler à Jacob, que ce soit en bien ou en mal!’Et maintenant que tu es parti parce que tu languissais après le foyer de ton père, pourquoi as-tu volé mes dieux?»Jacob répondit à Laban: «C'est que j'avais peur. Je me suis dit que tu m'enlèverais peut-être tes filles.Quant à celui auprès duquel tu trouverais tes dieux, qu'il cesse de vivre! Devant les membres de notre parenté, reconnais ce qui t'appartient chez moi et prends-le.» Jacob ne savait pas que Rachel les avait volés.Laban entra dans la tente de Jacob, dans celle de Léa, dans celle des deux servantes, et il ne trouva rien. Il sortit de la tente de Léa et entra dans celle de Rachel.Rachel avait pris les théraphim, les avait mis sous le bât du chameau et s'était assise dessus. Laban fouilla toute la tente et ne trouva rien.Elle dit à son père: «Mon seigneur, ne te fâche pas si je ne peux pas me lever devant toi, car je suis indisposée.» Il chercha les théraphim et ne les trouva pas.Jacob se fâcha et chercha querelle à Laban. Il reprit la parole et lui dit: «Quel est mon crime, quel est mon péché, pour que tu me poursuives avec tant d'ardeur?Quand tu as fouillé toutes mes affaires, qu'as-tu trouvé des affaires de ta maison? Dépose-le ici devant nos parentés respectives, et qu'elles soient juges entre nous deux.Voilà 20 ans que j'ai passés chez toi. Tes brebis et tes chèvres n'ont pas avorté et je n'ai pas mangé les béliers de ton troupeau.Je ne t'ai pas rapporté de bête trouvée déchiquetée, j'en ai payé le dédommagement. Tu me redemandais ce qu'on me volait de jour et ce qu'on me volait de nuit.La chaleur me dévorait pendant le jour et le froid pendant la nuit, et le sommeil fuyait mes yeux.Voilà 20 ans que j'ai passés chez toi. Je t'ai servi 14 ans pour tes deux filles, 6 ans pour ton troupeau, et tu as changé dix fois mon salaire.Si le Dieu de mon père, le Dieu d'Abraham, celui que craint Isaac, n'avait pas été en ma faveur, tu m'aurais maintenant renvoyé les mains vides. Dieu a vu ma peine et le travail de mes mains, et hier il a prononcé son jugement.»Laban répondit à Jacob: «Ces filles sont les miennes, ces enfants sont les miens, ce troupeau est le mien et tout ce que tu vois m'appartient. Que puis-je faire aujourd'hui pour mes filles ou pour leurs enfants, ceux qu'elles ont mis au monde?Viens maintenant! Concluons une alliance, toi et moi, et que quelque chose serve de témoignage entre nous!»Jacob prit une pierre et la dressa en guise de monument.Jacob dit aux membres de sa parenté: «Ramassez des pierres.» Ils prirent des pierres et firent un tas. Ils mangèrent là sur le tas.Laban l'appela Jegar-Sahadutha, et Jacob l'appela Galed.Laban dit: «Que ce tas serve aujourd'hui de témoignage entre toi et moi!» C'est pourquoi on lui a donné le nom de Galed.On l'appelle aussi Mitspa, parce que Laban dit: «Que l'Eternel veille sur toi et sur moi, quand nous nous serons perdus de vue, tous les deux.Si tu maltraites mes filles et si tu prends encore d'autres femmes, ce n'est pas un homme qui sera avec nous, fais-y bien attention! C'est Dieu qui sera témoin entre toi et moi.»Laban dit à Jacob: «Vois ce tas de pierres et ce monument que j'ai placés entre toi et moi:ils seront témoins que je ne dépasserai pas ce tas dans ta direction et que, de ton côté, tu ne dépasseras pas ce tas et ce monument dans ma direction avec de mauvaises intentions.Que le Dieu d'Abraham et le Dieu de Nachor – c'est-à-dire le Dieu de leur ancêtre – soient juges entre nous!» Jacob prêta serment au nom de celui que craignait son père Isaac.Jacob offrit un sacrifice sur la montagne et invita les membres de sa parenté à manger. Ils mangèrent donc et passèrent la nuit sur la montagne.
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III
Dans Exode 3.1-15, Dieu s'exprime à travers le buisson ardent, montrant la mixture des sources Elohiste et Jahviste. Ces passages sont identifiés par leurs caractéristiques linguistiques et théologiques, contribuant à la compréhension de la complexité des sources bibliques.
Cet article examine la source Deutéronomiste, soulignant son rôle et son influence dans la Bible hébraïque à travers le Deutéronome et d'autres livres historiques tels que Josué, Juges, Samuel et Rois. Misant sur des thèmes de loi, d'alliance et de culte centralisé, il explore la théologie deutéronomiste et ses implications pour Israël.
Juges 2.11-23 (Louis Segond S21) :
Les Israélites firent alors ce qui déplaît à l'Eternel et servirent les Baals.Ils abandonnèrent l'Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, celui qui les avait fait sortir d'Egypte, et ils suivirent d'autres dieux pris parmi les dieux des peuples qui les entouraient. Ils se prosternèrent devant eux et irritèrent ainsi l'Eternel.Ils abandonnèrent l'Eternel et servirent Baal et les Astartés.La colère de l'Eternel s'enflamma contre Israël. Il les livra entre les mains de pillards qui les dépouillèrent, il les vendit aux ennemis qui les environnaient, de sorte qu'ils ne purent plus résister à leurs ennemis.Partout où ils allaient, la main de l'Eternel était contre eux pour leur faire du mal, comme l'Eternel l'avait dit, comme l'Eternel le leur avait juré. Ils se trouvèrent ainsi dans une grande détresse.L'Eternel fit surgir des juges afin qu'ils les délivrent de ceux qui les dépouillaient.Mais ils n'écoutèrent même pas leurs juges, car ils se prostituèrent à d'autres dieux en se prosternant devant eux. Ils se détournèrent bien vite de la voie qu'avaient suivie leurs ancêtres et ils n'obéirent pas comme eux aux commandements de l'Eternel.Lorsque l'Eternel faisait surgir pour eux des juges, il était avec le juge et les délivrait de leurs ennemis pendant toute la vie du juge. En effet, il avait pitié des gémissements qu'ils poussaient à cause de leurs oppresseurs et de leurs persécuteurs.Mais, à la mort du juge, ils se corrompaient de nouveau plus que leurs ancêtres en suivant d'autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux. Ils persistaient dans les mêmes agissements et la même conduite, le même endurcissement.Alors la colère de l'Eternel s'enflamma contre Israël et il dit: «Puisque les membres de cette nation ont violé mon alliance, celle que j'avais prescrite à leurs ancêtres, et puisqu'ils ne m'ont pas obéi,je ne chasserai plus devant eux aucune des nations que Josué n'avait pas encore pu chasser à sa mort.En effet, à travers elles je mettrai les Israélites à l'épreuve pour savoir s'ils imiteront l'exemple de leurs ancêtres et veilleront, ou non, à suivre la voie de l'Eternel.»Ainsi, l'Eternel laissa tranquilles les nations qu'il n'avait pas livrées entre les mains de Josué, il ne s'empressa pas de les chasser.
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L'article traite de la source Deutéronomiste, une composante essentielle de l'Ancien Testament dans la Bible hébraïque. Elle est principalement associée au Deutéronome, bien que son influence s'étende également dans les livres historiques tels que Josué, Juges, Samuel et Rois. Chaque texte attribué à cette source partage des thèmes distincts comme la loi, l'alliance entre Dieu et Israël, et la centralisation du culte.
Deutéronome 28.1-68 (Louis Segond S21) :
»Si tu obéis à l'Eternel, ton Dieu, en respectant et en mettant en pratique tous ses commandements que je te prescris aujourd'hui, l'Eternel, ton Dieu, te donnera la supériorité sur toutes les nations de la terre.Voici toutes les bénédictions qui se déverseront sur toi et seront ton lot lorsque tu obéiras à l'Eternel, ton Dieu:»Tu seras béni dans la ville et dans les champs.Tes enfants, le produit de ton sol, les portées de tes troupeaux, de ton gros et de ton petit bétail, tout cela sera béni.Ta corbeille et ta huche seront bénies.»Tu seras béni à ton arrivée et à ton départ.L'Eternel te donnera la victoire sur les ennemis qui se dresseront contre toi. Ils sortiront contre toi par un seul chemin et c'est par sept chemins qu'ils fuiront devant toi.»L'Eternel ordonnera à la bénédiction d'être avec toi dans tes greniers et dans toutes tes entreprises. Il te bénira dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.»Tu seras pour l'Eternel un peuple saint, comme il te l'a juré, lorsque tu respecteras les commandements de l'Eternel, ton Dieu, et que tu marcheras dans ses voies.Tous les peuples de la terre verront que tu es appelé du nom de l'Eternel et ils auront peur de toi.»L'Eternel te comblera de biens en multipliant tes enfants, les portées de tes troupeaux et le produit de ton sol dans le territoire qu'il a juré à tes ancêtres de te donner.L'Eternel t'ouvrira son bon trésor, le ciel, pour envoyer au moment voulu la pluie sur ton pays et pour bénir tout le travail de tes mains. Tu prêteras à beaucoup de nations et tu ne feras pas d'emprunt.L'Eternel fera de toi la tête et non la queue, tu seras toujours en haut et jamais en bas, lorsque tu obéiras aux commandements de l'Eternel, ton Dieu, que je te prescris aujourd'hui pour que tu les respectes et les mettes en pratique,et lorsque tu ne t'écarteras ni à droite ni à gauche de tous les commandements que je vous donne aujourd'hui pour suivre d'autres dieux et les servir.»En revanche, si tu n'obéis pas à l'Eternel, ton Dieu, en respectant et mettant en pratique tous ses commandements et toutes ses prescriptions, que je te donne aujourd'hui, voici toutes les malédictions qui t'atteindront et seront ton lot:»Tu seras maudit dans la ville et dans les champs.Ta corbeille et ta huche seront maudites.Tes enfants, le produit de ton sol, les portées de ton gros et de ton petit bétail, tout cela sera maudit.»Tu seras maudit à ton arrivée et à ton départ.»L'Eternel enverra contre toi la malédiction, le trouble et la menace, au milieu de toutes les entreprises où tu t'engageras, jusqu'à ce que tu sois détruit et disparaisses – ce ne sera pas long – à cause de la méchanceté de tes agissements, qui t'aura amené à m'abandonner.L'Eternel attachera la peste à toi jusqu'à ce qu'elle t'élimine du territoire dont tu vas entrer en possession.L'Eternel te frappera de dépérissement, de fièvre, d'inflammation, de chaleur brûlante, de dessèchement, de rouille et de nielle. Tout cela te poursuivra jusqu'à ce que tu disparaisses.Le ciel au-dessus de ta tête sera de bronze, et la terre sous tes pieds sera de fer.En guise de pluie, l'Eternel enverra à ton pays du sable et de la poussière et il en descendra du ciel sur toi jusqu'à ce que tu sois détruit.»L'Eternel te fera battre par tes ennemis. Tu sortiras contre eux par un seul chemin et c'est par sept chemins que tu fuiras devant eux. Tu seras un objet d'effroi pour tous les royaumes de la terre.Ton cadavre servira de nourriture à tous les oiseaux du ciel et aux bêtes de la terre, et il n'y aura personne pour les troubler.L'Eternel te frappera de l'ulcère qui a frappé les Egyptiens, d'hémorroïdes, de gale et de teigne, et tu ne pourras pas en guérir.L'Eternel te frappera de délire, d'aveuglement, d'affolement,et tu tâtonneras en plein midi comme l'aveugle dans l'obscurité. Tu n'auras pas de succès dans tes entreprises et tu seras tous les jours exploité, pillé, sans personne pour venir à ton secours.Tu auras une fiancée et c'est un autre homme qui couchera avec elle; tu construiras une maison et tu ne l'habiteras pas; tu planteras une vigne et tu n'en jouiras pas.Ton bœuf sera égorgé sous tes yeux et tu n'en mangeras pas; ton âne sera enlevé devant toi et on ne te le rendra pas. Tes brebis seront données à tes ennemis et il n'y aura personne pour venir à ton secours.Tes fils et tes filles seront livrés à un autre peuple, tes yeux le verront et languiront constamment après eux, mais ta main restera sans force.Un peuple que tu n'auras pas connu mangera le produit de ton sol et de ton travail, et tu seras tous les jours exploité et écrasé.Le spectacle que tu auras sous les yeux te rendra fou.L'Eternel te frappera aux genoux et aux cuisses d'un ulcère malin dont tu ne pourras guérir, il te frappera depuis la plante du pied jusqu'au sommet de la tête.L'Eternel vous enverra, toi et le roi que tu auras établi sur toi, vers une nation que vous n'aurez pas connue, ni toi ni tes ancêtres. Et là, tu serviras d'autres dieux, du bois et de la pierre.Tu seras un sujet d'étonnement, de proverbe et de raillerie parmi tous les peuples chez qui l'Eternel te conduira.»Tu répandras beaucoup de semence sur ton champ et tu feras une faible récolte car les sauterelles la dévoreront.Tu planteras des vignes, tu les cultiveras, et tu ne boiras pas de vin ni ne feras de récolte car les vers la mangeront.Tu auras des oliviers sur tout ton territoire et tu ne t'enduiras pas d'huile car tes olives tomberont.Tu auras des fils et des filles et ils ne seront pas à toi car ils partiront en déportation.Les insectes prendront possession de tous tes arbres et du produit de ton sol.L'étranger en séjour chez toi s'élèvera toujours plus au-dessus de toi et toi, tu descendras toujours plus bas.Il te fera des prêts et toi, tu ne pourras pas lui en faire. Il sera la tête et toi la queue.Toutes ces malédictions t'atteindront. Elles te poursuivront et seront ton lot jusqu'à ce que tu sois détruit, parce que tu n'auras pas obéi à l'Eternel, ton Dieu, parce que tu n'auras pas respecté ses commandements et ses prescriptions qu'il te donne.Elles seront à toujours pour tes descendants et toi comme des signes et des prodiges.»Pour n'avoir pas, au milieu de l'abondance générale, servi l'Eternel, ton Dieu, avec joie et de bon cœur,tu serviras, au milieu de la faim, de la soif, de la nudité et des privations générales, les ennemis que l'Eternel enverra contre toi. Il t'imposera une domination inflexible jusqu'à ce qu'il t'ait détruit.L'Eternel fera partir de loin, des extrémités de la terre, une nation qui fondra sur toi d'un vol d'aigle. Ce sera une nation dont tu ne comprendras pas la langue,une nation au visage dur, qui n'aura ni respect pour le vieillard ni pitié pour l'enfant.Elle mangera les portées de tes troupeaux et le produit de ton sol jusqu'à ce que tu sois détruit. Elle ne te laissera ni blé, ni vin nouveau, ni huile, ni portées de ton gros et de ton petit bétail, jusqu'à ce qu'elle t'ait fait disparaître.Elle t'assiégera dans toutes tes villes jusqu'à ce que tes murailles tombent, ces hautes et fortes murailles dans lesquelles tu auras placé ta confiance sur tout ton territoire. Elle t'assiégera dans toutes tes villes, dans tout le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.»Au milieu de l'angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi, tu mangeras tes enfants, la chair des fils et des filles que l'Eternel, ton Dieu, t'aura donnés.L'homme le plus délicat et le plus raffiné parmi vous aura un regard dépourvu de pitié pour son frère, pour la femme qui repose sur sa poitrine, pour ceux de ses enfants qu'il aura épargnés.A aucun d'eux il ne donnera à manger de la chair de ses enfants dont il fait sa nourriture, parce qu'il ne lui restera plus rien au milieu de l'angoisse et de la détresse où te réduira ton ennemi dans toutes tes villes.La femme la plus délicate et la plus raffinée parmi vous, celle qui par raffinement et délicatesse n'essayait même pas de poser à terre la plante de son pied, aura un regard dépourvu de pitié pour le mari qui repose sur sa poitrine, pour son fils et pour sa fille,et même pour le nouveau-né sorti de son ventre, pour les enfants qu'elle mettra au monde. En effet, manquant de tout, elle en fera secrètement sa nourriture au milieu de l'angoisse et de la détresse où ton ennemi te réduira dans tes villes.»Si tu ne veilles pas à mettre en pratique toutes les paroles de cette loi, qui sont écrites dans ce livre, à craindre ce nom glorieux et redoutable, celui de l'Eternel, ton Dieu,l'Eternel te frappera, toi et ta descendance, de fléaux extraordinaires. Il te frappera de fléaux importants et durables, de maladies graves et tenaces.Il amènera sur toi toutes les maladies d'Egypte devant lesquelles tu tremblais et elles s'attacheront à toi.Et même, l'Eternel fera venir sur toi, jusqu'à ce que tu sois détruit, toutes sortes de maladies et de fléaux qui ne sont pas mentionnés dans le livre de cette loi.Après avoir été aussi nombreux que les étoiles du ciel, vous ne resterez qu'en petit nombre, parce que tu n'auras pas obéi à l'Eternel, ton Dieu.De même que l'Eternel prenait plaisir à vous faire du bien et à vous multiplier, de même il prendra plaisir à vous faire disparaître et à vous détruire. Vous serez arrachés du territoire dont tu vas entrer en possession.L'Eternel te dispersera parmi tous les peuples, d'une extrémité de la terre à l'autre, et là, tu serviras d'autres dieux que ni toi ni tes ancêtres n'avez connus, du bois et de la pierre.Parmi ces nations, tu ne seras pas tranquille et tu n'auras pas un lieu de repos pour la plante de tes pieds. L'Eternel te donnera un cœur inquiet, des yeux affaiblis, une âme découragée.Ta vie sera comme suspendue à un fil devant toi, tu trembleras la nuit et le jour, tu n'auras pas confiance dans l'existence.A cause de la frayeur qui remplira ton cœur et du spectacle que tes yeux verront, tu diras le matin: ‘Si seulement c'était le soir!’ et tu diras le soir: ‘Si seulement c'était le matin!’L'Eternel te ramènera par bateaux en Egypte, par le chemin dont je t'avais dit: ‘Tu ne le reverras plus!’ Là, vous vous vendrez vous-mêmes à vos ennemis comme esclaves et servantes, et il n'y aura personne pour vous acheter.»
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II
Le passage Deutéronome 5.1-22, par exemple, réitère les Dix Commandements tandis que Deutéronome 6.4-9 met en lumière le Shema Israël, soulignant l'unicité de Dieu et l'obligation des Israélites à respecter ses commandements. Le culte centralisé est évoqué dans Deutéronome 12.1-14, désignant Jérusalem comme le futur lieu choisi. L'article explore la dichotomie des bénédictions et malédictions en Deutéronome 28 et aborde des récits de Josué et Samuel, où l'adhésion à la loi divine est centrale.
Juges 2.11-23 (Louis Segond S21) :
Les Israélites firent alors ce qui déplaît à l'Eternel et servirent les Baals.Ils abandonnèrent l'Eternel, le Dieu de leurs ancêtres, celui qui les avait fait sortir d'Egypte, et ils suivirent d'autres dieux pris parmi les dieux des peuples qui les entouraient. Ils se prosternèrent devant eux et irritèrent ainsi l'Eternel.Ils abandonnèrent l'Eternel et servirent Baal et les Astartés.La colère de l'Eternel s'enflamma contre Israël. Il les livra entre les mains de pillards qui les dépouillèrent, il les vendit aux ennemis qui les environnaient, de sorte qu'ils ne purent plus résister à leurs ennemis.Partout où ils allaient, la main de l'Eternel était contre eux pour leur faire du mal, comme l'Eternel l'avait dit, comme l'Eternel le leur avait juré. Ils se trouvèrent ainsi dans une grande détresse.L'Eternel fit surgir des juges afin qu'ils les délivrent de ceux qui les dépouillaient.Mais ils n'écoutèrent même pas leurs juges, car ils se prostituèrent à d'autres dieux en se prosternant devant eux. Ils se détournèrent bien vite de la voie qu'avaient suivie leurs ancêtres et ils n'obéirent pas comme eux aux commandements de l'Eternel.Lorsque l'Eternel faisait surgir pour eux des juges, il était avec le juge et les délivrait de leurs ennemis pendant toute la vie du juge. En effet, il avait pitié des gémissements qu'ils poussaient à cause de leurs oppresseurs et de leurs persécuteurs.Mais, à la mort du juge, ils se corrompaient de nouveau plus que leurs ancêtres en suivant d'autres dieux pour les servir et se prosterner devant eux. Ils persistaient dans les mêmes agissements et la même conduite, le même endurcissement.Alors la colère de l'Eternel s'enflamma contre Israël et il dit: «Puisque les membres de cette nation ont violé mon alliance, celle que j'avais prescrite à leurs ancêtres, et puisqu'ils ne m'ont pas obéi,je ne chasserai plus devant eux aucune des nations que Josué n'avait pas encore pu chasser à sa mort.En effet, à travers elles je mettrai les Israélites à l'épreuve pour savoir s'ils imiteront l'exemple de leurs ancêtres et veilleront, ou non, à suivre la voie de l'Eternel.»Ainsi, l'Eternel laissa tranquilles les nations qu'il n'avait pas livrées entre les mains de Josué, il ne s'empressa pas de les chasser.
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III
Une attention particulière est donnée à la réforme de Josias en 2 Rois 22, souvent associée au Deutéronome, et au cycle de jugement dans le livre des Juges. En analysant ces exemples, l'accent est mis sur la théologie deutéronomiste qui voit l'obéissance ou la désobéissance à Dieu comme intrinsèquement liée aux bénédictions ou aux punitions reçues par Israël.
La source Jahviste (J) est une source hypothétique de la Torah identifiée par l'hypothèse documentaire du XIXe siècle. Nommée d'après l'usage du nom divin YHWH, elle se caractérise par un style anthropomorphique et narratif. Associée à des textes comme la création (Gn 2) et la chute (Gn 3), sa datation reste débattue. Aujourd'hui, sa validité est remise en question par les exégètes contemporains.
Exode 3.1-15 (Louis Segond S21) :
Moïse était devenu berger du troupeau de son beau-père Jéthro, le prêtre de Madian. Il conduisit le troupeau derrière le désert et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.*L'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda et vit que le buisson était tout en feu sans être consumé.Moïse dit: «Je veux faire un détour pour voir quelle est cette grande vision et pourquoi le buisson ne brûle pas.»L'Eternel vit qu'il faisait un détour pour regarder. Dieu l'appela du milieu du buisson en disant: «Moïse! Moïse!» Il répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Ne t'approche pas d'ici, *retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte.»Il ajouta: *«Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.» Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.L'Eternel dit: *«J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j'ai entendu les cris qu'il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs.Je suis descendu pour le délivrer de la domination des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays jusque dans un bon et vaste pays, un pays où coulent le lait et le miel; c'est l'endroit qu'habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.Maintenant, les cris des Israélites sont venus jusqu'à moi, j'ai aussi vu l'oppression que leur font subir les Egyptiens.Maintenant, vas-y, je t'enverrai vers le pharaon et tu feras sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites.»Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d'Egypte?»Dieu dit: «Je serai avec toi. Voici pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie: quand tu auras fait sortir le peuple d'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»Moïse dit à Dieu: «J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: ‘Le Dieu de vos ancêtres m'envoie vers vous.’ Mais s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?»Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m'a envoyé vers vous.’»Dieu dit encore à Moïse: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous.’ Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération.
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La source Jahviste, souvent désignée par la lettre J dans les études bibliques, est l'une des quatre sources hypothétiques identifiées par l'hypothèse documentaire pour expliquer la composition de la Torah, c'est-à-dire les cinq premiers livres de la Bible hébraïque (Pentateuque). Cette théorie a été développée et formalisée au XIXe siècle, notamment par le théologien et exégète allemand Julius Wellhausen, dont les travaux ont profondément marqué la critique biblique moderne. L'hypothèse documentaire postule que la Torah n'est pas l'œuvre d'un seul auteur, mais le résultat d'une compilation et d'une rédaction de quatre sources distinctes et indépendantes : la source Jahviste (J), la source Élohiste (E), la source Deutéronomiste (D) et la source Sacerdotale (P, de l'allemand Priesterschrift). Chacune de ces sources aurait été rédigée à des époques différentes et présenterait des caractéristiques théologiques, stylistiques et linguistiques propres. La source Jahviste tire son nom de l'usage préférentiel du nom divin YHWH, translittéré en français sous la forme Yahvé ou Jahvé, pour désigner Dieu. Ce choix terminologique constitue l'un des critères principaux ayant permis aux chercheurs d'identifier et d'isoler cette source au sein du texte biblique. Là où d'autres sources utilisent le terme générique Élohim pour parler de Dieu, la source Jahviste emploie systématiquement le nom propre YHWH, révélé au peuple d'Israël. Sur le plan stylistique et théologique, la source Jahviste se distingue par son caractère fortement anthropomorphique.
Exode 3.1-15 (Louis Segond S21) :
Moïse était devenu berger du troupeau de son beau-père Jéthro, le prêtre de Madian. Il conduisit le troupeau derrière le désert et vint à la montagne de Dieu, à Horeb.*L'ange de l'Eternel lui apparut dans une flamme de feu, au milieu d'un buisson. Moïse regarda et vit que le buisson était tout en feu sans être consumé.Moïse dit: «Je veux faire un détour pour voir quelle est cette grande vision et pourquoi le buisson ne brûle pas.»L'Eternel vit qu'il faisait un détour pour regarder. Dieu l'appela du milieu du buisson en disant: «Moïse! Moïse!» Il répondit: «Me voici!»Dieu dit: «Ne t'approche pas d'ici, *retire tes sandales, car l'endroit où tu te tiens est une terre sainte.»Il ajouta: *«Je suis le Dieu de ton père, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.» Moïse se cacha le visage, car il avait peur de regarder Dieu.L'Eternel dit: *«J'ai vu la souffrance de mon peuple qui est en Egypte et j'ai entendu les cris qu'il pousse devant ses oppresseurs. Oui, je connais ses douleurs.Je suis descendu pour le délivrer de la domination des Egyptiens et pour le faire monter de ce pays jusque dans un bon et vaste pays, un pays où coulent le lait et le miel; c'est l'endroit qu'habitent les Cananéens, les Hittites, les Amoréens, les Phéréziens, les Héviens et les Jébusiens.Maintenant, les cris des Israélites sont venus jusqu'à moi, j'ai aussi vu l'oppression que leur font subir les Egyptiens.Maintenant, vas-y, je t'enverrai vers le pharaon et tu feras sortir d'Egypte mon peuple, les Israélites.»Moïse dit à Dieu: «Qui suis-je, moi, pour aller trouver le pharaon et pour faire sortir les Israélites d'Egypte?»Dieu dit: «Je serai avec toi. Voici pour toi le signe que c'est moi qui t'envoie: quand tu auras fait sortir le peuple d'Egypte, vous servirez Dieu sur cette montagne.»Moïse dit à Dieu: «J'irai donc trouver les Israélites et je leur dirai: ‘Le Dieu de vos ancêtres m'envoie vers vous.’ Mais s'ils me demandent quel est son nom, que leur répondrai-je?»Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m'a envoyé vers vous.’»Dieu dit encore à Moïse: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘L'Eternel, le Dieu de vos ancêtres, le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob, m'envoie vers vous.’ Tel est mon nom pour toujours, tel est le nom sous lequel on fera appel à moi de génération en génération.
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II
Elle décrit Dieu en lui attribuant des traits humains : il se promène dans le jardin d'Éden, il façonne l'homme de ses mains, il dialogue directement avec les personnages. Ce style narratif vivant et imagé contraste avec le ton plus solennel et liturgique de la source Sacerdotale. La source Jahviste accorde également une grande importance à la relation personnelle entre Dieu et l'être humain, à la condition terrestre de l'homme, à la réalité du péché et à la fragilité humaine. Parmi les passages bibliques traditionnellement attribués à la source Jahviste, on trouve le second récit de la création de l'homme et de la femme (Genèse 2,4b-25), le récit de la chute (Genèse 3), ainsi que certains passages du récit de l'appel de Moïse au buisson ardent (Exode 3,1-15). Ces textes partagent un style narratif particulier, une terminologie spécifique et une vision théologique cohérente qui ont conduit les exégètes à les regrouper sous cette même source. La datation de la source Jahviste a fait l'objet de nombreux débats. Les premières hypothèses situaient sa rédaction à la période monarchique, vers le Xe siècle avant notre ère, sous les règnes de David ou de Salomon, dans le royaume de Juda. D'autres chercheurs ont proposé des datations plus tardives, la situant à la période exilique ou post-exilique, soit aux VIe ou Ve siècles avant notre ère, à une époque de grande réflexion théologique pour le peuple d'Israël.
III
Cependant, il convient de noter que l'hypothèse documentaire dans son ensemble, et la source Jahviste en particulier, ne bénéficie plus du même consensus scientifique qu'au XIXe et au début du XXe siècle. Les chercheurs contemporains en études bibliques remettent en question la validité et la pertinence de ce modèle, préférant des approches plus nuancées pour rendre compte de la complexité de la composition de la Torah. Des modèles alternatifs, tels que l'hypothèse des fragments, l'hypothèse des suppléments ou des approches narratives et rhétoriques, ont progressivement pris de l'importance dans le champ de l'exégèse biblique. En conclusion, la source Jahviste reste un concept fondamental dans l'histoire de la critique biblique. Même si son existence en tant que document indépendant est aujourd'hui largement débattue et contestée, elle continue d'alimenter la réflexion sur la formation, la transmission et la rédaction des textes fondateurs du judaïsme et du christianisme. Sa compréhension est essentielle pour quiconque souhaite approfondir l'étude historique et littéraire de la Bible hébraïque.
La source Deutéronomiste (D) est l'une des quatre sources hypothétiques de la Torah selon l'hypothèse documentaire. Associée au Livre du Deutéronome, elle se distingue par un style homilétique, une théologie de l'alliance et une insistance sur la centralisation du culte à Jérusalem. Datée du VIIe siècle avant J.-C., elle est liée aux réformes religieuses du roi Josias et influence également les livres historiques de Josué à 2 Rois.
Juges 1.1 (Louis Segond S21) :
Après la mort de Josué, les Israélites consultèrent l'Eternel en disant: «Qui de nous montera le premier contre les Cananéens pour les attaquer?»
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La source Deutéronomiste, souvent désignée par la lettre D, constitue l'une des quatre sources hypothétiques identifiées dans le cadre de l'hypothèse documentaire appliquée à la Torah. Cette théorie académique, développée principalement aux XVIIIe et XIXe siècles par des chercheurs comme Julius Wellhausen, postule que le Pentateuque n'est pas une œuvre unitaire mais résulte de la compilation de plusieurs traditions littéraires et théologiques distinctes. Les quatre sources identifiées sont : la source Jahviste (J), qui utilise le nom divin YHWH ; la source Élohiste (E), qui préfère le terme Elohim ; la source Deutéronomiste (D) ; et la source Sacerdotale (P), liée aux milieux sacerdotaux. La source Deutéronomiste tire son nom de son lien étroit avec le Livre du Deutéronome, cinquième livre de la Torah, qui présente essentiellement les discours de Moïse adressés au peuple d'Israël avant son entrée en Canaan. Ce livre se distingue des quatre autres livres du Pentateuque par son ton particulièrement homilétique, c'est-à-dire prédicateur et exhortatif, invitant constamment le peuple à la fidélité envers l'alliance conclue avec Dieu. Sur le plan stylistique et thématique, la source D se caractérise par plusieurs éléments distinctifs. Son style est élaboré, rhétorique et répétitif, avec des formules récurrentes qui insistent sur l'amour de Dieu pour Israël, l'obligation d'obéir aux commandements divins et les conséquences de la fidélité ou de l'infidélité à l'alliance. La théologie deutéronomiste est fondée sur un principe de rétribution : la bénédiction pour l'obéissance et la malédiction pour la désobéissance.
Juges 1.1 (Louis Segond S21) :
Après la mort de Josué, les Israélites consultèrent l'Eternel en disant: «Qui de nous montera le premier contre les Cananéens pour les attaquer?»
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II
Cette perspective théologique est connue sous le nom de théologie de l'alliance ou théologie du covenant. Un autre trait majeur de la source Deutéronomiste est son insistance sur la centralisation du culte en un lieu unique, identifié comme le Temple de Jérusalem. Cette centralisation s'oppose aux sanctuaires locaux, les hauts lieux, qui étaient considérés comme des sources de syncrétisme et d'idolâtrie. Cette préoccupation reflète directement le contexte historique dans lequel la source D est généralement située. En ce qui concerne la datation, la majorité des chercheurs situent la rédaction principale de la source Deutéronomiste au VIIe siècle avant notre ère, plus précisément sous le règne du roi Josias de Juda (640-609 avant J.-C.). Ce roi est célèbre pour avoir entrepris une vaste réforme religieuse après la découverte d'un livre de la Loi dans le Temple de Jérusalem, événement rapporté en 2 Rois 22-23. Beaucoup d'exégètes identifient ce livre trouvé au Temple comme une version primitive du Deutéronome ou d'un noyau deutéronomiste. La réforme de Josias visait précisément à éliminer les cultes étrangers, à supprimer les hauts lieux et à centraliser toute la vie religieuse autour du Temple de Jérusalem.
1 Rois 1.1 (Louis Segond S21) :
Le roi David était vieux, il était d'un âge avancé. On le couvrait d'habits, mais il ne parvenait pas à se réchauffer.
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III
La source Deutéronomiste ne se limite pas au seul livre du Deutéronome. Les chercheurs, notamment Martin Noth qui développa la théorie de l'Histoire Deutéronomiste dans les années 1940, ont identifié une influence deutéronomiste significative dans un ensemble de livres historiques couvrant la période allant de Josué à la fin des Rois. Ces livres — Josué, Juges, 1 et 2 Samuel, 1 et 2 Rois — formeraient ainsi ce que l'on appelle l'Histoire Deutéronomiste, une grande fresque narrative qui retrace l'histoire d'Israël depuis la conquête de Canaan jusqu'à l'exil babylonien, à travers le prisme théologique deutéronomiste de la fidélité et de l'infidélité à l'alliance. La rédaction de la source D est généralement attribuée à des cercles de prêtres, de scribes et de prophètes proches du Temple de Jérusalem, qui partageaient une sensibilité théologique commune et cherchaient à orienter la vie religieuse et sociale d'Israël selon les principes de l'alliance sinaïtique. Il convient toutefois de souligner que l'hypothèse documentaire, et avec elle l'existence de la source Deutéronomiste, reste une théorie académique. D'autres modèles d'explication de la formation de la Torah ont été proposés, notamment des théories fragmentaires ou des théories de supplémentation, et le débat reste ouvert au sein de la recherche biblique contemporaine. Néanmoins, la notion de source Deutéronomiste demeure un outil analytique précieux pour comprendre la richesse théologique et la complexité littéraire des textes vétérotestamentaires.
Le Tanakh est le canon des Écritures sacrées du judaïsme, correspondant à l'Ancien Testament chrétien. Son nom est un acronyme formé des trois sections : Torah (Pentateuque), Nevi'im (Prophètes) et Ketouvim (Écrits). Rédigé principalement en hébreu avec quelques passages en araméen, il constitue le fondement théologique, moral et liturgique du judaïsme et les racines communes des traditions juive et chrétienne.
Juges 1.1 (Louis Segond S21) :
Après la mort de Josué, les Israélites consultèrent l'Eternel en disant: «Qui de nous montera le premier contre les Cananéens pour les attaquer?»
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Le Tanakh est la collection sacrée des textes fondateurs du judaïsme. Son nom est un acronyme hébreu formé à partir des initiales de ses trois grandes sections : Torah, Nevi'im et Ketouvim. Il correspond, dans sa quasi-totalité, à ce que les chrétiens désignent sous le nom d'Ancien Testament, bien que l'ordre et le regroupement des livres diffèrent selon les traditions. La première section, la Torah, signifie littéralement 'Loi' ou 'Enseignement'. Elle regroupe les cinq premiers livres de la Bible hébraïque, également connus sous le nom de Pentateuque : la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Ces livres constituent le cœur de la révélation divine dans le judaïsme. Ils relatent les origines du monde et de l'humanité, les récits des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, la descente en Égypte, la sortie miraculeuse sous la conduite de Moïse, et la transmission de la Loi divine au Sinaï. La Torah est considérée comme la partie la plus sacrée du Tanakh et occupe une place centrale dans le culte juif, notamment lors des lectures synagogales. La deuxième section, les Nevi'im, signifie 'Prophètes'.
1 Rois 1.1 (Louis Segond S21) :
Le roi David était vieux, il était d'un âge avancé. On le couvrait d'habits, mais il ne parvenait pas à se réchauffer.
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II
Elle se divise en deux sous-ensembles distincts. Les Prophètes antérieurs comprennent les livres de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois. Ces ouvrages racontent l'histoire du peuple d'Israël depuis l'entrée en Canaan jusqu'à l'exil babylonien, mettant en lumière les conséquences de la fidélité ou de l'infidélité au pacte avec Dieu. Les Prophètes postérieurs regroupent les grands prophètes comme Ésaïe, Jérémie et Ézéchiel, ainsi que les douze prophètes dits 'mineurs' : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie. Ces textes prophétiques sont des appels à la conversion, des annonces de jugement et des promesses de restauration adressées au peuple d'Israël et aux nations. La troisième section, les Ketouvim, signifie 'Écrits'. C'est la partie la plus diverse du Tanakh, tant par ses genres littéraires que par ses perspectives théologiques. On y trouve des livres poétiques comme les Psaumes, livre de prière et de louange par excellence, les Proverbes, recueil de sagesse pratique, et Job, méditation profonde sur la souffrance et la justice divine. Les Ketouvim incluent également des textes dits 'des cinq rouleaux' ou Méguilot : le Cantique des Cantiques, Ruth, les Lamentations, l'Ecclésiaste et Esther.
1 Samuel 1.1 (Louis Segond S21) :
Il y avait un homme de Ramathaïm-Tsophim, de la région montagneuse d'Ephraïm, du nom d'Elkana. Il était le fils de Jeroham, fils d'Elihu, petit-fils de Thohu et arrière-petit-fils de Tsuph, et était éphraïmite.
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III
S'y ajoutent des livres à caractère historique et apocalyptique comme Daniel, Esdras, Néhémie et les Chroniques. Cette section reflète la richesse de la réflexion spirituelle, morale et poétique du peuple d'Israël à travers les âges. Du point de vue linguistique, la grande majorité des textes du Tanakh est rédigée en hébreu biblique. Quelques passages, notamment dans les livres de Daniel et d'Esdras, sont écrits en araméen, langue qui était devenue courante au Proche-Orient à partir de l'époque de l'exil babylonien. Le Tanakh joue un rôle fondamental dans la foi juive. Il constitue le canon officiel des Écritures sacrées du judaïsme, servant de référence théologique, juridique, liturgique et morale pour toutes les communautés juives à travers le monde. Il est lu, étudié, commenté et interprété sans cesse, notamment à travers les traditions rabbiniques du Talmud et des Midrashim. Pour les chrétiens, le Tanakh constitue également une partie essentielle de leur canon biblique, qu'ils lisent à la lumière du Nouveau Testament comme une préfiguration et une promesse accomplie en Jésus-Christ. La connaissance du Tanakh est donc indispensable pour comprendre les racines communes du judaïsme et du christianisme.
Cet article clarifie la distinction entre trois termes liés aux Écritures hébraïques : le Tanakh désigne l'ensemble du canon juif (Torah, Nevi'im, Ketouvim) ; la Torah en est la première section, composée des cinq livres de Moïse (Pentateuque) ; la Bible hébraïque est simplement un autre nom pour le Tanakh. La Torah fait partie du Tanakh, et Bible hébraïque et Tanakh sont synonymes.
Cet article propose une clarification terminologique essentielle pour quiconque s'intéresse aux Écritures hébraïques et au judaïsme. Il distingue trois termes souvent confondus ou utilisés de manière interchangeable : le Tanakh, la Torah et la Bible hébraïque. Le Tanakh est l'ensemble du corpus scripturaire sacré du judaïsme. Son nom est en réalité un acronyme hébreu formé à partir des initiales des trois grandes sections qui le composent. La première section est la Torah (Loi), qui regroupe les cinq premiers livres de la Bible, à savoir la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. La deuxième section est le Nevi'im (Prophètes), qui inclut les livres historiques et prophétiques tels que Josué, les Juges, les livres de Samuel et des Rois, ainsi que les grands prophètes comme Isaïe, Jérémie et Ézéchiel, sans oublier les douze petits prophètes. La troisième section est le Ketouvim (Écrits), qui rassemble des textes poétiques, sapientiaux et autres écrits divers, parmi lesquels on trouve les Psaumes, les Proverbes, Job, le Cantique des Cantiques, Ruth, les Lamentations, l'Ecclésiaste, Esther, Daniel, Esdras, Néhémie et les Chroniques.
II
La Torah, quant à elle, désigne exclusivement la première des trois sections du Tanakh. Elle se compose des cinq livres attribués à Moïse, raison pour laquelle on l'appelle aussi le Pentateuque, terme d'origine grecque signifiant « cinq rouleaux ». Ces cinq livres sont considérés comme les plus sacrés de toute l'Écriture juive, car ils sont traditionnellement vus comme contenant la révélation divine directe transmise à Moïse au mont Sinaï. Ils comprennent à la fois des récits fondateurs (création, patriarches, Exode) et un vaste corpus législatif qui constitue le fondement de la loi juive (halakha). Dans le judaïsme rabbinique, la Torah occupe une place absolument centrale dans la liturgie, l'étude et la pratique religieuse quotidienne. La Bible hébraïque est simplement un autre nom pour désigner le Tanakh dans son intégralité. Ce terme est davantage utilisé dans les milieux académiques, théologiques et chrétiens pour faire référence aux Écritures juives sans employer le terme hébreu Tanakh.
III
Il souligne la langue originale de rédaction de la grande majorité de ces textes, à savoir l'hébreu, avec quelques passages en araméen. La Bible hébraïque et le Tanakh sont donc deux expressions parfaitement synonymes et interchangeables. Il est important de noter que ce corpus scripturaire juif correspond à ce que les chrétiens appellent l'Ancien Testament, bien que les deux traditions ne partagent pas exactement le même découpage ni le même ordre des livres. De plus, certaines traditions chrétiennes (catholique et orthodoxe) incluent des livres deutérocanoniques qui ne font pas partie du canon juif du Tanakh. En résumé, la relation entre ces trois termes est une relation d'inclusion : la Torah est une partie du Tanakh, et la Bible hébraïque est un autre nom pour désigner ce même Tanakh dans son ensemble. Comprendre cette distinction est fondamental pour aborder correctement les études bibliques, la théologie juive et les dialogues interreligieux entre judaïsme et christianisme. Cette clarification terminologique permet d'éviter des confusions fréquentes chez les lecteurs débutants ou intermédiaires qui découvrent les Écritures hébraïques et leur organisation canonique.
La Transfiguration, relatée dans Matthieu, Marc et Luc, révèle la divinité de Jésus. Il est transfiguré devant Pierre, Jacques et Jean sur une montagne. Moïse et Élie apparaissent, et une voix céleste déclare Jésus comme le Fils bien-aimé. Ces récits soulignent l'importance de Jésus et son enseignement.
Luc 9.28-36 (Louis Segond S21) :
Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea et son vêtement devint d'une blancheur éclatante.Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie;apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s'accomplir à Jérusalem.Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu'il disait.Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée.Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu'ils avaient vu.
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L'événement de la Transfiguration du Messie Jésus, relaté dans Matthieu 17.1-13, Marc 9.2-13 et Luc 9.28-36, est un moment clé des Évangiles. Jésus emmène Pierre, Jacques et Jean sur une haute montagne, où il est transfiguré devant eux ; son visage brille comme le soleil et ses vêtements deviennent éclatants de blancheur. Moïse et Élie apparaissent et s'entretiennent avec lui, symbolisant la Loi et les Prophètes.
Luc 9.28-36 (Louis Segond S21) :
Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea et son vêtement devint d'une blancheur éclatante.Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie;apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s'accomplir à Jérusalem.Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu'il disait.Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée.Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu'ils avaient vu.
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II
Une voix céleste déclare : 'Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui j'ai mis toute mon affection : écoutez-le !' Les disciples, effrayés, tombent à terre, mais Jésus les rassure. Chaque évangile présente des variations : Matthieu et Marc mentionnent un délai de six jours avant l'événement, tandis que Luc parle de huit jours et précise que les disciples étaient endormis. L'événement souligne la divinité de Jésus et l'importance de son enseignement.
Marc 9.2-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux;ses vêtements devinrent resplendissants et d'une telle blancheur que personne sur la terre ne peut blanchir ainsi.Elie et Moïse leur apparurent; ils s'entretenaient avec Jésus.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Il ne savait que dire, car ils étaient effrayés.Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Aussitôt les disciples regardèrent tout autour et ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que signifiait ressusciter.Puis ils lui posèrent cette question: «Pourquoi les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Il leur répondit: «Elie doit venir d'abord pour rétablir toutes choses. Et pourquoi est-il écrit, à propos du Fils de l'homme, qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé?Mais je vous le dis: Elie est déjà venu et ils l'ont traité comme ils ont voulu, conformément à ce qui est écrit à son sujet.»
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III
Les récits démontrent une grande cohérence tout en offrant des perspectives uniques qui enrichissent la compréhension de ce miracle.
La péricope PER038 analyse la première fête de Pâque dans l'Évangile de Jean (Jean 2.13), datée précisément au 7 avril 30. L'article formule trois observations : la valeur chronologique de cette fête pour dater le ministère de Jésus sur 3,5 ans, la distinction johannique de 'Pâque des Juifs', et la soumission de Jésus aux rites du judaïsme. Seul Jean documente cette période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste.
Nombres 9.1-14 (Louis Segond S21) :
L'Eternel parla à Moïse dans le désert du Sinaï, le premier mois de la deuxième année après leur sortie d'Egypte.Il dit: «Que les Israélites célèbrent la Pâque au moment fixé.Vous la célébrerez au moment fixé, le quatorzième jour de ce mois, au coucher du soleil. Vous la célébrerez conformément à toutes les prescriptions et les règles qui s'y rapportent.»Moïse ordonna aux Israélites de célébrer la Pâque,et ils célébrèrent la Pâque le quatorzième jour du premier mois, au coucher du soleil, dans le désert du Sinaï. Les Israélites se conformèrent à tous les ordres que l'Eternel avait donnés à Moïse.Il y eut des hommes qui étaient impurs à cause d'un mort et ne pouvaient donc pas célébrer la Pâque ce jour-là. Ils se présentèrent le jour même devant Moïse et Aaronet dirent à Moïse: «Nous sommes impurs à cause d'un mort. Pourquoi serions-nous privés de présenter au moment fixé l'offrande de l'Eternel parmi les Israélites?»Moïse leur dit: «Attendez que je sache ce que l'Eternel vous ordonne.»L'Eternel dit à Moïse:«Transmets ces instructions aux Israélites: Si l'un de vous ou de vos descendants est impur à cause d'un mort ou bien est en train d'effectuer un long voyage, il célébrera néanmoins la Pâque en l'honneur de l'Eternel.C'est le quatorzième jour du deuxième mois qu'ils la célébreront, au coucher du soleil; ils la mangeront avec des pains sans levain et des herbes amères.Ils n'en laisseront rien jusqu'au matin et ils ne briseront aucun de ses os. Ils la célébreront suivant toutes les prescriptions de la Pâque.»Si quelqu'un qui est pur et n'est pas en voyage s'abstient de célébrer la Pâque, il sera exclu de son peuple. Cet homme-là supportera les conséquences de son péché parce qu'il n'a pas présenté l'offrande de l'Eternel au moment fixé.Si un étranger en séjour chez vous célèbre la Pâque de l'Eternel, il se conformera aux prescriptions et aux règles de la Pâque. Vous aurez la même prescription pour l'étranger et pour l'Israélite.»
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La péricope PER038 traite de la première fête de Pâque mentionnée dans l'Évangile de Jean, un moment charnière dans le ministère du Messie Jésus. Cet article s'inscrit dans le cadre d'une synopse évangélique détaillée, cherchant à reconstituer chronologiquement la vie et le ministère de Jésus à partir des quatre Évangiles, avec une attention particulière portée ici à l'Évangile de Jean, seule source disponible pour cette période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste. D'un point de vue historique et chronologique, cette première Pâque est datée avec précision au 14 Nissan 3790 du calendrier hébraïque, soit le vendredi 7 avril de l'an 30 de notre ère. La fête, qui débute à 18 heures le jeudi 6 avril, dure sept jours au total, incluant la fête des Pains sans Levain que les Juifs intégraient à la célébration pascale. Cette datation précise est rendue possible grâce au calendrier perpétuel juif, un outil essentiel dans l'approche chronologique adoptée par l'auteur de cet article. L'article formule trois observations fondamentales à partir de cette référence temporelle. La première, et la plus importante, concerne la valeur chronologique de cette mention de la Pâque. Jean recadre à trois reprises explicitement les événements autour des fêtes de Pâque (Jean 2.13 ; Jean 6.4 ; Jean 11.55), auxquelles s'ajoute une quatrième fête implicite mentionnée en Jean 5.1. Ces quatre fêtes de Pâque permettent d'établir une chronologie précise du ministère de Jésus s'étendant sur environ 3,5 années, confirmant ainsi les prophéties de Daniel.
Jean 6.4 (Louis Segond S21) :
Or la Pâque, la fête juive, était proche.
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II
Les dates retenues sont les suivantes : la première Pâque le vendredi 7 avril 30, la deuxième le lundi 24 mars 31, la troisième le lundi 12 avril 32, et la quatrième le vendredi 1er avril 33. La deuxième observation porte sur la formulation distinctive employée par Jean, qui qualifie cette fête de 'Pâque des Juifs'. Cette précision apparaît également pour la deuxième et la troisième fêtes, mais pas pour la dernière. L'auteur interprète cette absence comme significative : la dernière Pâque marque un tournant théologique majeur, car avec la crucifixion du Messie Jésus, elle cesse d'être une fête exclusivement juive pour devenir la Pâque de toute l'humanité, conformément à ce qu'affirme Paul en 1 Corinthiens 5.7, où Christ est désigné comme notre Pâque sacrifiée. La troisième observation est d'ordre théologique et concerne le rapport du Messie Jésus à la Loi. En participant à ce pèlerinage à Jérusalem, Jésus se soumet à une pratique du judaïsme. L'auteur précise cependant que l'obligation du pèlerinage à Jérusalem ne découle pas directement de la Loi de Moïse telle qu'elle est exprimée en Nombres 9.1-14, puisque Jérusalem n'existait pas encore comme lieu de culte au moment de la rédaction de ce texte. Il s'agit donc d'un rite ultérieur du judaïsme, auquel Jésus et ses disciples se conforment néanmoins fidèlement. L'article précise également le contexte géographique et temporel de cet épisode.
Jean 11.55 (Louis Segond S21) :
La Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem avant la Pâque pour se purifier.
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III
Jésus et ses disciples effectuent un voyage depuis Énon, près de Salim, situé au nord de la Judée, jusqu'à Jérusalem. L'auteur émet l'hypothèse que Jésus a passé les quatre mois séparant les noces de Cana de cette première Pâque à collaborer avec Jean le Baptiste dans la région d'Énon. Cette période reste en grande partie inconnue des sources évangéliques, seul Jean apportant des éléments sur ce moment du ministère précédant l'arrestation du Baptiste. Le séjour à Jérusalem se prolonge au-delà de la seule célébration pascale, car Jean relate des événements qui nécessitent plusieurs jours. Des annexes complémentaires (ANN063 et ANN064) sont proposées en consultation pour approfondir les questions géographiques relatives à Énon et à Béthanie au-delà du Jourdain, ainsi que pour analyser les 'lendemains' notés par Jean, témoins de la précision chronologique caractéristique de cet évangéliste. Cet article s'adresse à un public intermédiaire à avancé, familier des questions de chronologie biblique, de synoptique évangélique et d'histoire du judaïsme du premier siècle. Il constitue une pièce importante dans la reconstruction du ministère public de Jésus, articulant exégèse, histoire et théologie dans une démarche rigoureuse et documentée.
L'article discute des témoignages qui confirment que Jésus est le Messie, notamment ceux de Jean le Baptiste et des miracles divins, dans la tradition de Jean. Le lieu est Jérusalem après la Pâque de mars 31. Jésus critique les autorités religieuses qui ne le reconnaissent pas et évoque Moïse comme précurseur. Certains, comme Nicodème, se convertiront.
Jean 8.1-11 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit au mont des Oliviers.Mais dès le matin il revint dans le temple et tout le peuple s'approcha de lui. Il s'assit et se mit à les enseigner.Alors les spécialistes de la loi et les pharisiens amenèrent une femme surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent au milieu de la fouleet dirent à Jésus: «Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu?»Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l'accuser.Comme ils continuaient à l'interroger, il se redressa et leur dit: «Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.»Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol.Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés et jusqu'aux derniers; Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.Alors il se redressa et, ne voyant plus qu'elle, il lui dit: «Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a donc condamnée?»Elle répondit: «Personne, Seigneur.» Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus.»]
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Cet article explore divers témoignages qui confirment la messianité de Jésus selon l'Évangile de Jean, notamment les témoignages de Jean le Baptiste et de Dieu le Père à travers les miracles accomplis par Jésus. Le contexte est celui de la ville de Jérusalem, précisément sur l’esplanade du temple, pendant le sabbat suivant la Pâque du 29 mars 31. Le discours de Jésus aborde l'importance du témoignage dans la tradition juive et critique les dirigeants religieux qui, bien qu'ils respectent Jean le Baptiste, ne croient pas en son témoignage concernant Jésus.
Jean 8.1-11 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit au mont des Oliviers.Mais dès le matin il revint dans le temple et tout le peuple s'approcha de lui. Il s'assit et se mit à les enseigner.Alors les spécialistes de la loi et les pharisiens amenèrent une femme surprise en train de commettre un adultère. Ils la placèrent au milieu de la fouleet dirent à Jésus: «Maître, cette femme a été surprise en flagrant délit d'adultère.Moïse, dans la loi, nous a ordonné de lapider de telles femmes. Et toi, que dis-tu?»Ils disaient cela pour lui tendre un piège, afin de pouvoir l'accuser.Comme ils continuaient à l'interroger, il se redressa et leur dit: «Que celui d'entre vous qui est sans péché jette le premier la pierre contre elle.»Puis il se baissa de nouveau et se remit à écrire sur le sol.Quand ils entendirent cela, accusés par leur conscience ils se retirèrent un à un, à commencer par les plus âgés et jusqu'aux derniers; Jésus resta seul avec la femme qui était là au milieu.Alors il se redressa et, ne voyant plus qu'elle, il lui dit: «Femme, où sont ceux qui t'accusaient? Personne ne t'a donc condamnée?»Elle répondit: «Personne, Seigneur.» Jésus lui dit: «Moi non plus, je ne te condamne pas; vas-y et désormais ne pèche plus.»]
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II
L'article se penche aussi sur le rôle de Moïse, qui, bien qu'associé à la loi juive, préfigure la venue de Jésus en tant que Messie, le but étant de sauver et non de juger. Ce contraste est illustré par des exemples bibliques tels que le récit de la femme adultère. Enfin, l'article évoque des personnages tels que Nicodème et Joseph d'Arimathée, qui, contrairement à d'autres, choisiront de se convertir, témoignant ainsi d'une véritable reconnaissance du Christ.
Cinquième volet du Sermon sur la montagne, cet article analyse la relation de Jésus avec la loi mosaïque à partir de Matthieu 5.17-20. Jésus affirme ne pas être venu abolir la loi mais l'accomplir pleinement, selon le dessein originel de Dieu. Il distingue la loi authentique de Moïse des traditions religieuses ajoutées par les scribes et pharisiens, et avertit que leur justice institutionnalisée ne conduit pas au royaume des cieux.
Luc 24.44 (Louis Segond S21) :
Puis il leur dit: «C'est ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous: il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes.»
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Le sermon sur la montagne (5), la relation du Messie Jésus avec la loi
I
Cet article constitue la cinquième partie d'une série consacrée au Sermon sur la montagne, et traite spécifiquement de la relation du Messie Jésus avec la loi mosaïque. Il s'inscrit dans la catégorie chronologique correspondant à la période entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus, avec une localisation précise : un plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem le 5 avril 31. Le texte principal s'appuie sur Matthieu 5.17-20, complété par une référence à Luc 24.44. L'auteur souligne que Matthieu fournit un maximum d'informations sur ce discours, tandis que Luc, s'adressant à un public plus large incluant des non-Juifs, n'aborde pas ce sujet de la loi mosaïque de manière développée, préférant y faire allusion ailleurs. Le cœur théologique de cet article porte sur la position de Jésus concernant la loi de Moïse et les écrits des prophètes. Dans un contexte où la société juive du premier siècle était entièrement structurée autour de cette loi divine, la question de savoir si Jésus allait abolir ou réformer ce système était centrale. Certains contemporains, notamment au vu de ses critiques répétées envers les pharisiens, pouvaient imaginer que Jésus venait instaurer un ordre entièrement nouveau. Or, Jésus affirme avec clarté qu'il n'est pas venu abolir la loi ou les prophètes, mais les accomplir.
Matthieu 5.17-20 (Louis Segond S21) :
»Ne croyez pas que je sois venu pour abolir la loi ou les prophètes; je suis venu non pour abolir, mais pour accomplir.En effet, je vous le dis en vérité, tant que le ciel et la terre n'auront pas disparu, pas une seule lettre ni un seul trait de lettre ne disparaîtra de la loi avant que tout ne soit arrivé.Celui donc qui violera l'un de ces plus petits commandements et qui enseignera aux hommes à faire de même sera appelé le plus petit dans le royaume des cieux; mais celui qui les mettra en pratique et les enseignera aux autres, celui-là sera appelé grand dans le royaume des cieux.En effet, je vous le dis, si votre justice ne dépasse pas celle des spécialistes de la loi et des pharisiens, vous n'entrerez pas dans le royaume des cieux.
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II
L'auteur insiste sur la logique théologique de cette affirmation : puisque la loi a été donnée à Moïse par Dieu lui-même, comment le Fils de Dieu pourrait-il en contester la validité ? Jésus vient donc réaliser un accomplissement authentique et complet de la loi, tel que Dieu le Père l'avait originellement prévu. Il précise également que cette loi subsistera jusqu'à la fin du monde et exhorte ses auditeurs à l'observer scrupuleusement. Une distinction fondamentale est opérée dans l'enseignement de Jésus : il s'agit bien de la loi originelle de Moïse, et non de l'ensemble des préceptes et traditions accumulés au fil des siècles par les diverses autorités religieuses. Cette nuance est capitale pour comprendre la critique que Jésus adresse aux spécialistes de la loi et aux pharisiens. L'article met en lumière la déclaration conclusive de Jésus, particulièrement frappante : si la justice des croyants ne dépasse pas celle des scribes et des pharisiens, ils n'entreront pas dans le royaume des cieux. Cette affirmation constitue une véritable révolution religieuse : le système tel qu'il est pratiqué par les autorités religieuses de l'époque ne représente plus fidèlement la loi de Dieu, mais en est une déformation qui conduit le peuple juif à sa perte. En d'autres termes, Jésus avertit que l'accomplissement du système tel que promu par les religieux ne mène pas au salut mais à la condamnation.
Luc 24.44 (Louis Segond S21) :
Puis il leur dit: «C'est ce que je vous disais lorsque j'étais encore avec vous: il fallait que s'accomplisse tout ce qui est écrit à mon sujet dans la loi de Moïse, dans les prophètes et dans les psaumes.»
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III
L'auteur souligne ainsi le caractère paradoxal et subversif du message de Jésus : loin de rejeter la loi, il en appelle à un retour à sa source divine authentique, tout en dénonçant les dérives et les ajouts humains qui en ont dénaturé l'esprit. Jésus ne vient pas détruire, mais purifier et accomplir. Cet article s'insère dans un parcours synoptique rigoureux, le sermon sur la montagne étant divisé en 23 sections analysées successivement. Il fait suite à la péricope PER088 portant sur 'la lumière du monde' et précède la péricope PER090 consacrée au meurtre. Des annexes complémentaires sont proposées au lecteur, notamment sur les Béatitudes (ANN097), les appels des disciples (ANN021) et le choix des disciples (ANN022), ainsi qu'un renvoi au chapitre traitant des Évangiles. L'ensemble forme un outil d'étude biblique structuré et progressif, destiné à approfondir la compréhension du ministère de Jésus en Galilée et de son rapport à la tradition juive.
Sixième partie du Sermon sur la montagne (Mt 5.21-26), cette péricope examine l'enseignement de Jésus sur le meurtre, l'offrande et le pardon. Jésus approfondit le cinquième commandement en montrant que la colère et le mépris envers son frère sont spirituellement aussi graves que le meurtre lui-même. Il oppose la lettre de la loi pharisaïque à l'esprit originel de Dieu et affirme que seul le pardon sincère, et non l'offrande, rétablit une relation normale. L'avertissement est eschatologique : sans réconciliation, c'est la géhenne.
Matthieu 5.21-26 (Louis Segond S21) :
»Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: ‘Tu ne commettras pas de meurtre; celui qui commet un meurtre mérite de passer en jugement.’Mais moi je vous dis: Tout homme qui se met [sans raison] en colère contre son frère mérite de passer en jugement; celui qui traite son frère d'imbécile mérite d'être puni par le tribunal, et celui qui le traite de fou mérite d'être puni par le feu de l'enfer.Si donc tu présentes ton offrande vers l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,laisse ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande.Mets-toi rapidement d'accord avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice et que tu ne sois mis en prison.Je te le dis en vérité, tu n'en sortiras pas avant d'avoir remboursé jusqu'au dernier centime.
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Le sermon sur la montagne (6), le meurtre, l’offrande et le pardon
I
Cette péricope (PER090) constitue la sixième partie d'une série consacrée au Sermon sur la montagne, l'un des discours les plus importants du ministère de Jésus. L'article s'appuie essentiellement sur l'Évangile de Matthieu (5.21-26), situé géographiquement sur un plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm en Galilée, peu après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem, daté du 5 avril 31 de notre ère. Le contenu central de cette section du Sermon sur la montagne porte sur trois thèmes étroitement liés : le meurtre, l'offrande et le pardon. Jésus y reprend le cinquième commandement donné par Dieu à Moïse (Exode 20.13) pour en approfondir radicalement la portée spirituelle et morale. La méthode pédagogique de Jésus est caractéristique de sa démarche : il oppose systématiquement l'enseignement traditionnel des religieux juifs à sa propre révélation de la loi en tant que Fils de Dieu. La formule répétée 'On vous a enseigné ceci, mais moi je vous dis cela' marque une rupture profonde avec les interprétations pharisaïques et scribales de la Torah. Jésus ne remet pas en cause la condamnation du meurtre, mais il élargit considérablement la notion de culpabilité en montrant que l'origine du crime — la colère injustifiée, le mépris, l'insulte — est elle-même passible de jugement divin.
Matthieu 5.22 (Louis Segond S21) :
Mais moi je vous dis: Tout homme qui se met [sans raison] en colère contre son frère mérite de passer en jugement; celui qui traite son frère d'imbécile mérite d'être puni par le tribunal, et celui qui le traite de fou mérite d'être puni par le feu de l'enfer.
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II
Traiter son frère d'imbécile ou de fou, demeurer dans un état de mépris envers autrui, constitue une faute grave aux yeux de Dieu, équivalente dans sa dimension spirituelle à l'acte meurtrier lui-même. Cette mise sur un même plan du meurtre et du conflit fratricide représente une véritable révolution éthique et théologique. L'article souligne que les religieux juifs avaient progressivement éloigné leur interprétation de la loi de la pensée originelle de Dieu, en y ajoutant de nombreux préceptes humains. Jésus dévoile ici la volonté du Père et révèle un écart considérable — qualifié d'abîme — entre la lettre de la loi telle qu'elle était enseignée et l'esprit de la loi tel que Dieu l'avait conçu. Il ne s'agit pas d'une simple nuance, mais d'une différence fondamentale dans la compréhension de ce que Dieu attend de l'être humain. La dimension du pardon occupe une place centrale dans cet enseignement. Jésus montre clairement que l'offrande cultuelle ne rachète pas une situation de rupture fraternelle et que seul le pardon sincère permet le rétablissement d'une relation normale.
Matthieu 5.21-26 (Louis Segond S21) :
»Vous avez appris qu'il a été dit aux anciens: ‘Tu ne commettras pas de meurtre; celui qui commet un meurtre mérite de passer en jugement.’Mais moi je vous dis: Tout homme qui se met [sans raison] en colère contre son frère mérite de passer en jugement; celui qui traite son frère d'imbécile mérite d'être puni par le tribunal, et celui qui le traite de fou mérite d'être puni par le feu de l'enfer.Si donc tu présentes ton offrande vers l'autel et que là tu te souviennes que ton frère a quelque chose contre toi,laisse ton offrande devant l'autel et va d'abord te réconcilier avec ton frère, puis viens présenter ton offrande.Mets-toi rapidement d'accord avec ton adversaire, pendant que tu es en chemin avec lui, de peur qu'il ne te livre au juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice et que tu ne sois mis en prison.Je te le dis en vérité, tu n'en sortiras pas avant d'avoir remboursé jusqu'au dernier centime.
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III
Celui qui se présente devant Dieu avec une offrande tout en étant en conflit avec son frère doit d'abord se réconcilier avant de présenter son don. Cela illustre la primauté des relations humaines réconciliées sur les pratiques religieuses formelles. L'article précise également la dimension eschatologique de cet avertissement : celui qui ne rétablit pas une situation de paix avec son frère mérite la condamnation, voire la géhenne — terme grec translittérant l'hébreu 'vallée de Hinnom' (Ge-Hinnom), lieu associé dans la tradition juive à la damnation. Ce renvoi à Matthieu 5.20 rappelle que seule une justice surpassant celle des scribes et des pharisiens permet d'entrer dans le royaume des cieux. Luc, dans son Évangile, n'aborde pas ces thèmes dans ce contexte précis, car il s'adresse à un public de culture grecque non familiarisé avec la loi mosaïque. Il traite néanmoins de l'offrande (Luc 18.9-14) et du pardon (Luc 17.3-4) en d'autres passages, avec un développement adapté à son lectorat. En résumé, cette péricope présente une relecture christologique et eschatologique du commandement 'tu ne tueras pas', en élargissant la culpabilité morale à toutes les formes de mépris et de rupture fraternelle, tout en affirmant la nécessité absolue du pardon et de la réconciliation comme conditions d'une vie conforme à la volonté de Dieu.
La dixième section du Sermon sur la montagne porte sur l'amour des ennemis (Mt 5.43-48 ; Lc 6.27-36). Jésus dépasse l'interprétation pharisienne en invitant ses disciples à aimer même les païens, à l'image de Dieu qui aime tous les hommes. La 'règle d'or' (Mt 7.12) complète cet enseignement. L'objectif ultime est la perfection divine : 'Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait.'
Matthieu 7.12 (Louis Segond S21) :
»Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
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Cette péricope (PER094) constitue la dixième section d'une série consacrée au Sermon sur la montagne, l'un des discours les plus fondamentaux de Jésus selon les Évangiles synoptiques. Elle traite d'un thème central et exigeant de l'enseignement du Messie : l'amour des ennemis. L'étude s'appuie principalement sur les textes de Matthieu 5.43-48 et Matthieu 7.12, ainsi que sur le parallèle de Luc 6.27-36, Marc et Jean ne rapportant pas ce passage. Le cadre géographique et temporel est précisé : l'événement se déroule sur un plateau en contrebas d'une montagne à proximité de Capharnaüm en Galilée, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem, situé au 5 avril 31. Le sermon sur la montagne est ici divisé en vingt-trois sections, dont celle-ci représente un moment charnière dans la progression thématique. Jésus utilise sa formule caractéristique, rapportée par Matthieu : 'Il est écrit, mais moi je vous dis.' Cette structure rhétorique souligne le contraste voulu entre l'enseignement traditionnel des scribes et des pharisiens d'une part, et la nouvelle norme proposée par le Messie d'autre part. En Matthieu 5.43, Jésus cite la prescription de détester son ennemi, mais le commentaire précise que cette formulation ne se trouve pas dans la loi de Moïse elle-même, notamment en Lévitique 19.18, qui ne mentionne que l'amour du prochain. Il s'agirait donc d'une interprétation rabbinique et pharisienne ajoutée à la Torah, que Jésus corrige et dépasse.
Matthieu 7.1-12 (Louis Segond S21) :
»Ne jugez pas afin de ne pas être jugés,car on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis.Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l'œil de ton frère et ne remarques-tu pas la poutre qui est dans ton œil?Ou comment peux-tu dire à ton frère: ‘Laisse-moi enlever la paille de ton œil’, alors que toi, tu as une poutre dans le tien?Hypocrite, enlève d'abord la poutre de ton œil, et alors tu verras clair pour retirer la paille de l'œil de ton frère.»Ne donnez pas les choses saintes aux chiens et ne jetez pas vos perles devant les porcs, de peur qu'ils ne les piétinent et qu'ils ne se retournent pour vous déchirer.»Demandez et l'on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira.En effet, toute personne qui demande reçoit, celui qui cherche trouve et l'on ouvre à celui qui frappe.Qui parmi vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain?Ou s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent?Si donc, mauvais comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, votre Père céleste donnera d'autant plus volontiers de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.»Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
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II
L'enseignement de Jésus s'adresse en premier lieu aux Juifs, en les invitant à étendre leur amour jusqu'aux païens, bien que la loi de Moïse ne le prescrive pas explicitement. La justification théologique avancée est que Dieu lui-même aime ces nations. Matthieu 5.45 développe cette idée en précisant que le disciple qui applique ces préceptes sera reconnu concrètement comme enfant de Dieu. C'est donc par l'imitation de Dieu que se manifeste l'appartenance au Père céleste. Le commentaire souligne la rupture radicale entre le comportement du véritable disciple et celui des religieux de l'époque. L'auteur reconnaît la difficulté, voire l'apparente impossibilité humaine, d'atteindre un tel idéal. Seule l'aide divine permettrait au croyant de s'élever à ce niveau d'exigence éthique et spirituelle. Le passage de Matthieu 7.12 est également cité et mis en relation avec Luc 6.31.
Matthieu 7.12 (Louis Segond S21) :
»Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
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III
On y trouve la formulation connue sous le nom de 'règle d'or' : 'Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.' Jésus présente ici un idéal positif d'action envers autrui, tout en dénonçant la tendance naturelle de l'homme à agir de manière opposée à ces préceptes. Une comparaison entre Matthieu et Luc est effectuée : si Matthieu introduit ce thème, c'est Luc qui l'approfondit davantage. Cependant, la démonstration reste similaire dans les deux évangiles. Matthieu 7.1-12 reprend et développe le thème du comportement du disciple après avoir traité des sujets du meurtre, de la convoitise, de la haine, de la tromperie et de la vengeance. La conclusion de cette section du sermon se trouve dans l'injonction : 'Soyez donc parfaits comme votre Père céleste est parfait.' Luc reprend la même pensée avec une légère variation. Cette formule synthétise l'ensemble de l'enseignement : Dieu ne diminue pas ses exigences morales pour s'adapter aux capacités humaines, mais les révèle dans leur plénitude comme un objectif vers lequel tendre. L'article invite ainsi le lecteur à méditer sur la nature de la sainteté divine et sur la vocation du disciple à en refléter les attributs dans ses relations avec tous, y compris ses ennemis. Des ressources complémentaires sont proposées, notamment l'annexe ANN097 sur les Béatitudes, l'annexe ANN021 sur les appels des disciples et l'annexe ANN022 sur le choix des disciples, ainsi qu'un renvoi au chapitre général sur les Évangiles.
Après la multiplication des pains, la foule reconnaît Jésus comme le prophète annoncé par Moïse et veut le couronner roi. Seul Jean rapporte cet épisode. Jésus se retire sur la montagne, refusant une royauté politique. Ce passage révèle la tension entre les attentes messianiques populaires et la mission spirituelle du Messie, qui refuse de se conformer aux espérances nationalistes de son époque.
Jean 6.14-15 (Louis Segond S21) :
A la vue du signe miraculeux que Jésus avait fait, ces gens disaient: «Cet homme est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.»Cependant Jésus, sachant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, tout seul.
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La péricope 170 intitulée 'La réaction de la foule' s'inscrit dans la continuité directe du miracle de la multiplication des pains pour les 5000 personnes (PER169). Elle repose exclusivement sur le témoignage de l'évangéliste Jean (Jean 6.14-15), les évangiles synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — ne rapportant pas cet épisode particulier. Ce passage se situe géographiquement près de Bethsaïda, en avril de l'an 32, peu avant la Pâque fixée au lundi 12 avril 32. Après avoir été témoins du prodige de la multiplication des pains, les membres de la foule réagissent de manière significative et révélatrice. Ils reconnaissent en Jésus le prophète annoncé par Moïse dans le Deutéronome 18.15 : 'L'Éternel, ton Dieu, te suscitera du milieu de toi, d'entre tes frères, un prophète comme moi.' Cette identification prophétique est fondamentale : la foule ne voit pas simplement en Jésus un thaumaturge ou un enseignant charismatique, mais bien le Messie attendu, celui qui devait venir accomplir les prophéties de l'Ancien Testament. Cependant, cette reconnaissance messianique est immédiatement colorée par des attentes d'ordre politique et nationaliste. La foule souhaite s'emparer de Jésus pour le couronner roi. Ce désir traduit les aspirations profondes du peuple juif de l'époque : libéré de l'occupation romaine, Israël espérait l'avènement d'un roi-messie qui restaurerait la royauté davidique et chasserait les envahisseurs.
Deutéronome 18.15 (Louis Segond S21) :
»*L'Eternel, ton Dieu, fera surgir pour toi et du milieu de toi, parmi tes frères, un prophète comme moi: c'est lui que vous devrez écouter.
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II
La multiplication des pains, rappelant la manne prodiguée par Dieu au peuple hébreu dans le désert sous la conduite de Moïse, renforce cette conviction populaire : Jésus est bien le nouveau Moïse, le libérateur tant attendu. Face à ces intentions de la foule, la réaction du Messie Jésus est sans ambiguïté. Il se retire seul sur la montagne, refusant catégoriquement d'endosser le rôle de roi politique que la foule veut lui attribuer de force. Ce geste de retrait volontaire est profondément symbolique et théologiquement chargé. Il affirme que le royaume que Jésus est venu inaugurer n'est pas de nature terrestre ou politique, mais spirituelle. Il refuse la couronne que les hommes lui offrent parce que sa mission, selon le plan divin, est d'un ordre tout autre : il vient non pour régner sur les nations par la force, mais pour révéler le Père et accomplir une rédemption d'ordre spirituel et universel. L'exclusivité johannique de ce récit est particulièrement précieuse. Jean prend soin de détailler cette réaction de la foule et la réponse de Jésus, mettant en lumière une tension fondamentale qui traverse tout le ministère du Messie : la tension entre la perception populaire d'un messie politique et guerrier, et la réalité d'une mission spirituelle et sacrificielle.
Jean 6.14-15 (Louis Segond S21) :
A la vue du signe miraculeux que Jésus avait fait, ces gens disaient: «Cet homme est vraiment le prophète qui doit venir dans le monde.»Cependant Jésus, sachant qu'ils allaient venir l'enlever pour le faire roi, se retira de nouveau sur la montagne, tout seul.
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III
Cette tension explique en partie pourquoi Jésus maintiendra souvent le secret messsianique tout au long de son ministère, cherchant à éviter les malentendus qui auraient pu détourner le peuple de la véritable nature de son message. Du point de vue de la synopse évangélique, ce passage illustre la complémentarité des quatre évangiles. Là où Matthieu, Marc et Luc se concentrent sur d'autres aspects du même événement ou passent directement à la suite des faits, Jean offre un éclairage unique sur la dynamique entre Jésus et les foules qui le suivent. Cette approche johannique est cohérente avec l'ensemble du quatrième évangile, qui cherche à approfondir la compréhension théologique des événements plutôt qu'à simplement les narrer. Pour le lecteur ou l'étudiant de la Bible, ce passage invite à réfléchir sur la nature authentique du messianisme de Jésus, sur la tentation du pouvoir temporel que représente l'adhésion enthousiaste des foules, et sur la fidélité de Jésus à sa vocation divine malgré les pressions extérieures. Il soulève également la question de la manière dont chaque croyant peut être tenté de modeler Jésus selon ses propres attentes culturelles, politiques ou sociales, plutôt que d'accueillir la révélation qu'il apporte dans sa totalité et sa radicalité. En résumé, la péricope 170 constitue un moment charnière dans l'évangile de Jean, révélant à la fois la foi encore imparfaite de la foule et la détermination souveraine du Messie Jésus à accomplir la volonté de Dieu selon un plan qui dépasse largement les espérances humaines de son temps.
L'article explore la transfiguration de Jésus, où il brille de lumière divine aux côtés de Moïse et Élie sur le mont Hermon. Pierre, Jacques et Jean en sont témoins. Cet événement manifeste la divinité de Jésus.
Marc 9.2-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux;ses vêtements devinrent resplendissants et d'une telle blancheur que personne sur la terre ne peut blanchir ainsi.Elie et Moïse leur apparurent; ils s'entretenaient avec Jésus.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Il ne savait que dire, car ils étaient effrayés.Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Aussitôt les disciples regardèrent tout autour et ils ne virent plus que Jésus seul avec eux.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire ce qu'ils avaient vu à personne jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que signifiait ressusciter.Puis ils lui posèrent cette question: «Pourquoi les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Il leur répondit: «Elie doit venir d'abord pour rétablir toutes choses. Et pourquoi est-il écrit, à propos du Fils de l'homme, qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé?Mais je vous le dis: Elie est déjà venu et ils l'ont traité comme ils ont voulu, conformément à ce qui est écrit à son sujet.»
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L'article traite de la transfiguration de Jésus, un événement mentionné dans trois évangiles synoptiques : Matthieu, Marc et Luc. La transfiguration se déroule sur le mont Hermon, près de Césarée de Philippe. Jésus emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean. Au cours de l'événement, Jésus est transfiguré, son visage brille comme le soleil et ses vêtements deviennent blancs comme la lumière.
Matthieu 17.1-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et son frère Jean, et il les conduisit à l'écart sur une haute montagne.Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.Et voici que Moïse et Elie leur apparurent; ils s'entretenaient avec lui.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, faisons ici trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. De la nuée une voix fit entendre ces paroles: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation: écoutez-le!»Lorsqu'ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent le visage contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.Mais Jésus s'approcha d'eux, les toucha et dit: «Levez-vous, n'ayez pas peur!»Ils levèrent les yeux et ne virent plus que Jésus seul.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.»Les disciples lui posèrent cette question: «Pourquoi donc les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Jésus leur répondit: «Il est vrai qu'Elie doit venir [d'abord] et rétablir toutes choses,mais je vous le dis: Elie est déjà venu, ils ne l'ont pas reconnu et ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part.»Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.
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II
Moïse et Élie apparaissent aux côtés de Jésus, représentant la Loi et les Prophètes. Les disciples, endormis, se réveillent pour voir cette vision et Pierre suggère de construire trois tentes pour Jésus, Moïse et Élie. Une nuée les enveloppe et la voix de Dieu se fait entendre, confirmant Jésus comme son Fils bien-aimé. Cet événement vise à révéler la divinité de Jésus et à préparer les disciples à sa passion à venir.
Luc 9.28-36 (Louis Segond S21) :
Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea et son vêtement devint d'une blancheur éclatante.Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie;apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s'accomplir à Jérusalem.Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu'il disait.Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée.Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu'ils avaient vu.
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III
Les disciples sont émerveillés mais effrayés, et Jésus leur enjoint de ne pas parler de cette vision jusqu'à sa résurrection. Pierre fera référence à cet événement plus tard dans sa seconde épître.
Après la transfiguration, les disciples interrogent Jésus sur la prophétie d'Élie. Jésus révèle que Jean-Baptiste accomplit cette prophétie, lien que les Évangiles développent progressivement.
Luc 1.17 (Louis Segond S21) :
Il marchera devant Dieu avec l'esprit et la puissance d'Elie pour ramener le cœur des pères vers leurs enfants et les rebelles à la sagesse des justes, afin de préparer pour le Seigneur un peuple bien disposé.»
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L'article 'PER195 - Question des disciples au sujet du prophète Elie' explore un moment clé du ministère de Jésus après sa transfiguration. Les disciples Pierre, Jacques et Jean, ayant vu Moïse et Élie sur le Mont Hermon, posent une question sur le prophète Élie en référence à la prophétie de Malachie 3.23-24 concernant son retour avant le Messie. Jésus répond en identifiant Jean-Baptiste comme celui qui accomplit cette prophétie, indiquant qu'il est venu avec l'esprit et la puissance d'Élie pour préparer la venue du Seigneur.
Marc 9.11-13 (Louis Segond S21) :
Puis ils lui posèrent cette question: «Pourquoi les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Il leur répondit: «Elie doit venir d'abord pour rétablir toutes choses. Et pourquoi est-il écrit, à propos du Fils de l'homme, qu'il doit souffrir beaucoup et être méprisé?Mais je vous le dis: Elie est déjà venu et ils l'ont traité comme ils ont voulu, conformément à ce qui est écrit à son sujet.»
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II
Les passages bibliques de Matthieu 17.10-13 et Marc 9.11-13 mettent en évidence cette interprétation, soulignant que Jean-Baptiste n'a pas été reconnu par les gens comme l'Élie attendu. Les Évangiles montrent qu'à travers les paroles de Jésus et les événements de son ministère, la reconnaissance de Jean-Baptiste en tant qu'Élie s'est faite progressivement. Cet article se déroule à proximité de Césarée de Philippe, au pied du Mont Hermon, en août 32.
Lors de la fête des Tabernacles en octobre 32, le Messie Jésus enseigne au temple de Jérusalem avec une autorité qui étonne la foule et indigne les pharisiens. Jean 7.14-24 rapporte cet épisode unique où Jésus affirme que son enseignement vient de Dieu et défend une guérison sabbatique par une argumentation scripturaire rigoureuse. L'hostilité des autorités religieuses s'intensifie.
Jean 7.15 (Louis Segond S21) :
Les Juifs s'étonnaient et disaient: «Comment connaît-il les Ecritures, lui qui n'a pas étudié?»
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La péricope PER213 traite de l'enseignement du Messie Jésus au temple de Jérusalem, tel que rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean dans son chapitre 7, versets 14 à 24. Cet épisode se situe dans le contexte de la fête des Tabernacles, connue en hébreu sous le nom de Souccot, qui débute le 15 tischri 3793, soit le jeudi 7 octobre de l'an 32. Le Messie Jésus arrive à Jérusalem le samedi 9 octobre, au milieu de la fête, et commence à enseigner dans le temple, provoquant immédiatement l'étonnement et la controverse parmi la population judéenne et les autorités religieuses. L'un des points centraux de cet enseignement réside dans la réaction de la foule face à la maîtrise scripturaire du Messie Jésus. Jean souligne que les Judéens s'étonnaient de sa connaissance approfondie des Écritures, d'autant plus qu'il n'avait pas fréquenté les grandes écoles rabbiniques de Jérusalem. Sa formation avait eu lieu à Nazareth, en Galilée, région souvent méprisée par les élites religieuses de la capitale. Cet étonnement révèle un préjugé culturel et social fort : pour les Judéens de Jérusalem, seul un enseignement reçu dans les grandes académies de la ville pouvait être considéré comme légitime et reconnu. Face à cette incompréhension, le Messie Jésus affirme que son enseignement ne provient pas d'une école humaine, mais directement de Dieu qui l'a envoyé.
Jean 7.17 (Louis Segond S21) :
Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il saura si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative.
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II
Cette affirmation ne doit pas être interprétée comme l'exclusion de tout processus d'apprentissage humain, mais plutôt comme l'expression d'une relation intime et unique avec le Père. Il semble en effet raisonnable de considérer qu'il avait étudié, qu'il possédait des capacités intellectuelles et spirituelles exceptionnelles, et que cette communion profonde avec Dieu lui permettait de comprendre parfaitement l'esprit dans lequel la Loi avait été transmise à Moïse. C'est pourquoi son interprétation des Écritures était à la fois juste, cohérente et dotée d'une autorité qui dépassait celle des scribes et des pharisiens. Un autre élément fondamental de cet épisode concerne une guérison effectuée le jour du sabbat, le samedi 9 octobre. Bien que le texte de Jean 7.21-24 ne décrive pas directement la guérison en question, il y fait clairement référence comme à un acte récent qui a suscité l'indignation des autorités religieuses. Le Messie Jésus utilise cet épisode pour développer une argumentation théologique solide : si la circoncision peut être pratiquée le jour du sabbat pour ne pas enfreindre la loi de Moïse, à plus forte raison la guérison complète d'un homme ne saurait-elle être considérée comme une transgression. Il invite son auditoire à ne pas juger selon les apparences, mais selon un jugement juste. Cet épisode s'inscrit dans une série de controverses sabbatiques présentes tout au long des Évangiles.
Luc 14.1-6 (Louis Segond S21) :
Un jour de sabbat, Jésus était allé dans la maison de l'un des chefs des pharisiens pour prendre un repas, et les pharisiens l'observaient.Or un homme rempli d’œdème se trouvait devant lui.Jésus prit la parole et dit aux professeurs de la loi et aux pharisiens: «Est-il permis [ou non] de faire une guérison le jour du sabbat?»Ils gardèrent le silence. Alors Jésus toucha le malade, le guérit et le renvoya.Puis il leur dit: «Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt, même le jour du sabbat?»Et ils furent incapables de répondre à cela.
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III
Parmi les exemples cités dans le commentaire, on trouve la guérison de l'homme à la main sèche en Marc 3.1-6, la femme courbée depuis dix-huit ans en Luc 13.10-17, l'aveugle-né en Jean 9.1-16, et l'homme souffrant d'hydropisie en Luc 14.1-6. Ces récits illustrent la tension permanente entre une observance rigide et formaliste du sabbat par les pharisiens et une conception du sabbat centrée sur la miséricorde et le service de Dieu défendue par le Messie Jésus. Malgré la clarté et la cohérence de l'argumentation du Messie Jésus, les pharisiens refusent d'accepter ses explications. Au contraire, cet enseignement public et l'enthousiasme qu'il suscite dans la foule aggravent leur hostilité. Le fossé se creuse davantage entre le Messie et les autorités religieuses, qui commencent à envisager des mesures pour l'arrêter et le supprimer. Cet épisode constitue ainsi une étape importante dans la montée des tensions qui mèneront à la Passion. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, offrant au lecteur des ressources pour approfondir sa compréhension du contexte plus large du ministère de Jésus.
Au Temple de Jérusalem, les sadducéens tentent de piéger Jésus avec une question sur la résurrection impliquant une femme ayant eu sept maris. Jésus répond en révélant leur ignorance des Écritures et de la puissance de Dieu : dans la vie future, on ne se marie plus. Il prouve la résurrection depuis la Torah en citant Exode 3.6 : Dieu est le Dieu des vivants, non des morts. Ses adversaires sont réduits au silence.
Matthieu 22.15 (Louis Segond S21) :
Alors les pharisiens allèrent tenir conseil sur les moyens de prendre Jésus au piège de ses propres paroles.
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La péricope PER295 s'inscrit dans la séquence des affrontements intellectuels qui caractérisent la dernière semaine de la vie publique de Jésus, plus précisément le mardi 29 mars 33, dans le parvis du Temple de Jérusalem. Après les pharisiens et les hérodiens qui avaient tenté de piéger le Messie sur la question de l'impôt dû à César (PER294), ce sont maintenant les sadducéens qui prennent le relais dans cette véritable compétition organisée par les autorités religieuses d'Israël. Chaque groupe envoie son représentant le plus érudit pour tenter de confondre cet homme venu de Galilée devant le peuple assemblé dans le Temple. Les sadducéens constituent un groupe religieux particulier au sein du judaïsme du premier siècle : ils rejettent catégoriquement la croyance en la résurrection des morts, comme le rappelle le livre des Actes (Actes 23.8). Forts de cette conviction, ils ont soigneusement préparé une question destinée à démontrer l'absurdité de la doctrine de la résurrection. Ils exposent à Jésus un cas hypothétique, probablement construit de toutes pièces : une femme aurait épousé successivement sept frères, conformément à la loi du lévirat prévue dans la Torah, sans avoir eu d'enfant d'aucun d'eux. Leur question finale est formulée comme un piège logique : lors de la résurrection, de laquelle de ces unions cette femme sera-t-elle l'épouse ? L'intention n'est pas spirituelle ni pédagogique, mais purement polémique, comme l'indique clairement Matthieu 22.15. La réponse de Jésus est à la fois directe et profonde. Il commence par identifier la source de l'erreur de ses interlocuteurs : leur ignorance des Écritures et leur méconnaissance de la puissance de Dieu (Matthieu 22.29).
Marc 1.22 (Louis Segond S21) :
On était frappé par son enseignement, car il enseignait avec autorité, et non pas comme les spécialistes de la loi.
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II
Cette double ignorance les empêche de comprendre la nature réelle de la vie après la mort. Jésus leur explique que dans le monde à venir, la condition humaine sera radicalement transformée : on ne prendra ni femme ni mari, car les ressuscités seront semblables aux anges, vivant entièrement pour Dieu (Luc 20.35-36). La résurrection n'est donc pas une simple prolongation de l'existence terrestre avec ses structures sociales et familiales, mais une transformation glorieuse vers une nouvelle forme d'existence dans la présence de Dieu. Puis, avec une habileté remarquable, Jésus appuie son enseignement sur la Torah elle-même, le seul corpus scripturaire que les sadducéens reconnaissent comme faisant autorité. Il cite les paroles prononcées par Dieu à Moïse devant le buisson ardent : 'Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob' (Exode 3.6). L'argument est saisissant : Dieu ne se présente pas comme celui qui fut le Dieu de ces patriarches, mais comme celui qui est leur Dieu au présent. Or Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Cela implique nécessairement que Abraham, Isaac et Jacob sont encore vivants devant lui, ce qui constitue une preuve tirée de la Torah elle-même de la réalité de la vie après la mort (Matthieu 22.32). L'effet de cette réponse est immédiat et puissant. Les sadducéens se trouvent réduits au silence.
Matthieu 22.32 (Louis Segond S21) :
Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob? Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants.»
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III
Certains scribes et maîtres de la Loi, probablement des pharisiens présents dans la foule, reconnaissent publiquement que Jésus a bien parlé (Luc 20.39). La foule, fascinée, admire la sagesse de ce Galiléen qui parvient à tenir tête aux plus grands docteurs d'Israël avec une autorité sans pareille (Marc 1.22). Cette scène illustre une vérité fondamentale : la foi chrétienne repose sur un Dieu vivant, souverain aussi bien sur la vie que sur la mort (Romains 14.8-9). Théologiquement, cet épisode est riche d'enseignements. Il affirme la réalité de la résurrection contre le matérialisme religieux des sadducéens. Il précise la nature de la vie éternelle comme transformation et non comme simple continuation. Il démontre la maîtrise que Jésus a des Écritures et sa capacité à en tirer des arguments inattendus. Enfin, il révèle sa nature messianique : celui qui parle avec une telle autorité sur la mort et la vie éternelle est bien celui qui se présentera lui-même comme la résurrection et la vie (Jean 11.25-26). Cet épisode s'inscrit dans la série des controverses du Temple qui précèdent immédiatement l'arrestation de Jésus.
Sur le parvis du Temple de Jérusalem, le mercredi précédant sa Passion, Jésus prononce un sévère réquisitoire contre les scribes et les pharisiens. À travers huit proclamations de 'Malheur à vous !', il dénonce leur hypocrisie, leur orgueil et leur religion de façade, tout en exprimant une profonde douleur pour Jérusalem. Il appelle ses disciples à une foi authentique, humble et au service des autres.
Matthieu 23.39 (Louis Segond S21) :
car, je vous le dis, vous ne me verrez plus désormais, jusqu'à ce que vous disiez: ‘Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur!’»
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La péricope PER298 intitulée 'Réquisitoire contre les responsables religieux' constitue un moment charnière de la dernière semaine de Jésus avant son arrestation. Située dans le contexte des affrontements répétés entre le Messie Jésus et les autorités religieuses juives, cette péricope prend place sur le parvis du Temple de Jérusalem, le mercredi 30 mars 33. Elle est attestée principalement dans trois évangiles synoptiques : Matthieu 23.1-39, qui en offre la version la plus complète et détaillée, Marc 12.38-40 et Luc 20.45-47, qui en donnent des versions plus condensées. L'évangile de Jean n'a pas de parallèle direct pour ce passage. Après avoir répondu aux multiples attaques et questions pièges tendus par les chefs religieux, Jésus se retourne vers le peuple et ses disciples pour leur adresser un avertissement solennel : ne pas placer une confiance aveugle dans les responsables religieux, fussent-ils docteurs de la Loi. Ce discours, parfois appelé 'les sept ou huit malheurs', se structure autour de proclamations répétées introduites par la formule : 'Malheur à vous, spécialistes de la Loi !' avec une variation notable : 'Malheur à vous, conducteurs aveugles !'. Ce procédé rhétorique donne au discours une force accusatoire remarquable et solennelle.
Matthieu 23.37 (Louis Segond S21) :
»Jérusalem, Jérusalem, toi qui tues les prophètes et qui lapides ceux qui te sont envoyés! Combien de fois j'ai voulu rassembler tes enfants, comme une poule rassemble ses poussins sous ses ailes, et vous ne l'avez pas voulu!
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II
Jésus cible particulièrement les pharisiens, non par hasard, mais parce que ces derniers auraient dû, en théorie, être les plus proches de l'idéal spirituel qu'il incarne : gardiens de la Loi, défenseurs de la foi, ils étaient censés guider le peuple vers Dieu. Or, au fil des générations, l'accumulation de traditions humaines et d'interprétations secondaires a fini par dénaturer la Parole divine, l'enfermant sous des fardeaux que les maîtres eux-mêmes refusaient de porter. Leur orgueil intellectuel et leur incapacité à se remettre en question les ont conduits à s'opposer de plus en plus violemment à Jésus, jusqu'à conspirer pour le faire mourir. Le Messie Jésus reconnaît néanmoins leur autorité légitime d'enseignants, puisqu'ils siègent dans la chaire de Moïse, et il enjoint le peuple à suivre leur enseignement tout en refusant d'imiter leurs comportements. Car le problème central n'est pas doctrinal mais existentiel : les pharisiens pratiquent une religion de façade, orientée vers la reconnaissance sociale et les honneurs humains. Ils recherchent les premières places dans les synagogues, les salutations publiques et les titres honorifiques, tout en négligeant les fondements essentiels de la Loi : la justice, la miséricorde et la fidélité, selon Matthieu 23.23. Dans les versions plus brèves de Marc et de Luc, Jésus ajoute une accusation particulièrement grave : les scribes 'dévorent les maisons des veuves', c'est-à-dire qu'ils profitent de leur position d'autorité spirituelle pour s'approprier les biens des plus vulnérables, tout en affichant une piété ostentatoire à travers de longues prières publiques.
Marc 12.38-40 (Louis Segond S21) :
Il leur disait dans son enseignement: «Attention aux spécialistes de la loi qui aiment se promener en longues robes et être salués sur les places publiques!Ils recherchent les sièges d'honneur dans les synagogues et les meilleures places dans les festins;ils dépouillent les veuves de leurs biens tout en faisant pour l'apparence de longues prières. Ils seront jugés plus sévèrement.»
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III
Cette hypocrisie constitue, aux yeux de Jésus, une faute d'autant plus sérieuse qu'elle est commise au nom de Dieu. Le discours se clôt sur une lamentation poignante de Jésus sur Jérusalem, révélant la profondeur de son amour pour son peuple malgré l'incrédulité persistante de ses chefs. Il pleure sur la ville, évoque sa tendresse maternelle à son égard, et annonce à la fois le jugement à venir et une espérance future : 'Vous ne me verrez plus jusqu'à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur' (Matthieu 23.39). Cette tension entre jugement et grâce constitue le cœur théologique de ce passage. Au total, cette péricope délivre un enseignement intemporel : l'appel à une foi authentique, vécue dans l'humilité et le service des autres, par opposition à une religiosité de façade centrée sur l'apparence et la reconnaissance humaine. Jésus ne condamne pas la Loi, mais ceux qui la détournent pour asseoir leur pouvoir. Il appelle ses disciples à la vraie grandeur, celle du service humble : 'Le plus grand parmi vous sera votre serviteur' (Matthieu 23.11).
L'article 'Les dix plaies d'Égypte' analyse ces événements bibliques comme une révélation progressive de Dieu en tant que juge et libérateur, établissant des parallèles avec l'Apocalypse de Jean. Le peuple hébreu, opprimé en Égypte, voit en Moïse, accompagné d'Aaron, l'instrument divin de sa libération malgré le refus tenace de Pharaon.
L'article intitulé 'Les dix plaies d'Égypte' explore les événements bibliques décrits dans le livre de l'Exode, analysant leur signification théologique et eschatologique. Les dix plaies ne sont pas seulement perçues comme des actes de punition, mais également comme une révélation progressive du caractère de Dieu en tant que juge et libérateur. Le texte établit des parallèles entre ces plaies et les visions apocalyptiques de Jean, mettant en lumière un schéma divin où Dieu avertit, juge et délivre.
II
Le contexte historique présente l'Égypte comme une civilisation puissante et religieuse sous le règne d'un Pharaon divinisé, confrontée à la demande subversive de Moïse pour la libération des Hébreux. Moïse, mandaté par Dieu à Horeb, avec l'aide de son frère Aaron, défie Pharaon, dont le refus durcit son cœur et alimente l'escalade des plaies. Le récit devient un miroir de la lutte entre l'autorité divine et l'orgueil humain, où chaque fléau renforce la promesse eschatologique d'une délivrance ultime et d'un jugement final.
L'article examine comment la première confrontation entre Moïse et Pharaon, avant les dix plaies, symbolise un choc de souverainetés entre Yahvé et les divinités égyptiennes. Moïse défie l'autorité de Pharaon, révélant ainsi une lutte pour la reconnaissance divine et posant les bases du jugement à venir. Cette rencontre met en lumière le processus divin de rédemption initié par la parole, et souligne l'asymétrie de la puissance divine face aux prétentions humaines.
Exode 4.29-31 (Louis Segond S21) :
Moïse et Aaron poursuivirent leur chemin et rassemblèrent tous les anciens des Israélites.Aaron rapporta toutes les paroles que l'Eternel avait dites à Moïse et accomplit les signes sous les yeux du peuple.Le peuple crut. Ils apprirent que l'Eternel s'occupait des Israélites, qu'il avait vu leur souffrance, et ils se prosternèrent et adorèrent.
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L'article explore la première confrontation entre Moïse et Pharaon avant le déclenchement des dix plaies d'Égypte, une scène fondamentale dans le récit biblique. Ce face-à-face illustre un choc de souverainetés où Moïse, envoyé par Dieu, défie l'autorité divine et politique de Pharaon. Le texte souligne que ce n'est pas un simple affrontement humain, mais bien une confrontation entre le Dieu vivant et les prétentions idolâtres. Loin d'être une simple introduction, cette rencontre met en lumière la nature fondamentale du conflit : la divergence entre deux visions du monde, celle de Dieu contre celle de Pharaon et du système égyptien.
Exode 5.1-5 (Louis Segond S21) :
Moïse et Aaron allèrent ensuite annoncer au pharaon: «Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu d'Israël: Laisse partir mon peuple pour qu'il célèbre une fête en mon honneur dans le désert.»Le pharaon répondit: «Qui est l'Eternel, pour que j'obéisse à ses ordres en laissant partir Israël? Je ne connais pas l'Eternel et je ne laisserai pas partir Israël.»Ils dirent: «Le Dieu des Hébreux s'est présenté à nous. Permets-nous de faire trois journées de marche dans le désert pour offrir des sacrifices à l'Eternel, notre Dieu, afin qu'il ne nous frappe pas de la peste ou de l'épée.»Le roi d'Egypte leur dit: «Moïse et Aaron, pourquoi détournez-vous le peuple de son travail? Retournez à vos corvées!»Le pharaon ajouta: «Ce peuple est maintenant nombreux dans le pays, et vous lui feriez interrompre ses corvées!»
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II
Moïse annonce la volonté de Yahvé : « laisse aller mon peuple », ce qui incarne une remise en question du statut divin de Pharaon. Ce dernier, en refusant de reconnaître Yahvé, ne fait pas seulement preuve d'ignorance mais rejette également l'autorité divine. Ce refus prépare le terrain pour l'arrivée des plaies, vues comme un jugement divin conséquence de l'obstination de Pharaon. L'article met également en avant la pédagogie divine qui débute par la parole et les avertissements avant de passer aux actes décisifs.
Exode 7.1-13 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Regarde, je te fais Dieu pour le pharaon, et ton frère Aaron sera ton prophète.Toi, tu diras tout ce que je t'ordonnerai et ton frère Aaron parlera au pharaon pour qu'il laisse les Israélites partir de son pays.De mon côté, j'endurcirai le cœur du pharaon et je multiplierai mes signes et mes miracles en Egypte.Le pharaon ne vous écoutera pas. Je porterai la main contre l'Egypte et c'est par de grands actes de jugement que je ferai sortir d'Egypte mes armées, mon peuple, les Israélites.Les Egyptiens reconnaîtront que je suis l'Eternel lorsque je déploierai ma puissance contre l'Egypte et ferai sortir les Israélites du milieu d'eux.»Moïse et Aaron se conformèrent à ce que l'Eternel leur avait ordonné, c'est ce qu'ils firent.Moïse était âgé de 80 ans et Aaron de 83 ans lorsqu'ils parlèrent au pharaon.L'Eternel dit à Moïse et à Aaron:«Si le pharaon vous dit: ‘Faites un miracle!’ tu ordonneras à Aaron: ‘Prends ton bâton et jette-le devant le pharaon.’ Le bâton se changera alors en serpent.»Moïse et Aaron allèrent trouver le pharaon et se conformèrent à ce que l'Eternel avait ordonné: Aaron jeta son bâton devant le pharaon et devant ses serviteurs, et il se changea en serpent.Cependant, le pharaon appela des sages et des sorciers, et les magiciens d'Egypte, eux aussi, en firent autant par leurs sortilèges.Ils jetèrent tous leurs bâtons et ceux-ci se changèrent en serpents. Mais le bâton d'Aaron engloutit les leurs.Le cœur du pharaon s'endurcit et il n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.
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III
Dans cette scène initiale, se dessine l'ensemble du récit du salut biblique où le mot de Dieu initie tout, et le refus d'entendre ce mot conduit au jugement. Il est également fait mention de l'aspect asymétrique de la rencontre sur le plan humain, Moïse étant un simple berger sans pouvoir apparents face au pharaon tout-puissant, symbolisant que la véritable force provient de Dieu. Les références bibliques liées à ce récit incluent Exode 5.1-5 et Exode 7.1-13. En somme, cet article place cette confrontation dans le contexte plus large du récit biblique et de l'histoire de la rédemption, et offre une lecture approfondie du récit tout en demeurant accessible à un public varié.
La première plaie d'Égypte transforme le Nil en sang, marquant une rupture dans l'Exode. Ce signe divin illustre la souveraineté de Dieu, la fragilité des idoles égyptiennes, et appelle à la repentance. Il met en lumière la dynamique de renversement orchestrée par Dieu contre Pharaon et ses croyances.
Exode 7.14-24 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Le pharaon a le cœur insensible, il refuse de laisser partir le peuple.Va trouver le pharaon dès le matin; il sortira pour aller près de l'eau et tu te présenteras devant lui au bord du fleuve. Tu prendras à la main le bâton qui a été changé en serpentet tu diras au pharaon: ‘L'Eternel, le Dieu des Hébreux, m'a envoyé vers toi pour te dire: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve dans le désert, et jusqu'à présent tu n'as pas écouté.Voici ce que dit l'Eternel: Cette fois, tu reconnaîtras que je suis l'Eternel. Je vais frapper l'eau du Nil avec le bâton qui est dans ma main et elle sera changée en sang.Les poissons qui sont dans le fleuve mourront, le fleuve deviendra infect et les Egyptiens renonceront à en boire l'eau.’»L'Eternel dit à Moïse: «Ordonne à Aaron: ‘Prends ton bâton et tends ta main sur l'eau des Egyptiens, sur leurs rivières, leurs ruisseaux, leurs étangs et tous leurs réservoirs d'eau.’ Elle deviendra du sang. Ainsi il y aura du sang dans toute l'Egypte, même dans les récipients en bois et en pierre.»Moïse et Aaron se conformèrent à ce que l'Eternel avait ordonné. Aaron leva le bâton et frappa l'eau du Nil sous les yeux du pharaon et de ses serviteurs, et toute l'eau du fleuve fut changée en sang.Les poissons qui étaient dans le fleuve moururent, le fleuve devint infect, les Egyptiens ne purent plus en boire l'eau et il y eut du sang dans toute l'Egypte.Cependant, les magiciens d'Egypte en firent autant par leurs sortilèges. Le cœur du pharaon s'endurcit et il n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.Le pharaon se détourna d'eux et rentra chez lui; il ne prit même pas ces événements à cœur.Tous les Egyptiens creusèrent aux environs du fleuve pour trouver de l'eau à boire, car ils ne pouvaient pas boire de l'eau du Nil.
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L'article "La première plaie : l’eau du Nil changée en sang" analyse la première des dix plaies d'Égypte, mettant en avant son rôle symbolique et théologique. En transformant l'eau du Nil en sang, Dieu inaugure la "pédagogie des signes", un passage de la parole à l'acte illustrant sa souveraineté. Le Nil, cœur vital et sacré de l'Égypte, devient un instrument de révélation divine, touchant ce que le pays a de plus vénéré.
Exode 7.14-24 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Le pharaon a le cœur insensible, il refuse de laisser partir le peuple.Va trouver le pharaon dès le matin; il sortira pour aller près de l'eau et tu te présenteras devant lui au bord du fleuve. Tu prendras à la main le bâton qui a été changé en serpentet tu diras au pharaon: ‘L'Eternel, le Dieu des Hébreux, m'a envoyé vers toi pour te dire: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve dans le désert, et jusqu'à présent tu n'as pas écouté.Voici ce que dit l'Eternel: Cette fois, tu reconnaîtras que je suis l'Eternel. Je vais frapper l'eau du Nil avec le bâton qui est dans ma main et elle sera changée en sang.Les poissons qui sont dans le fleuve mourront, le fleuve deviendra infect et les Egyptiens renonceront à en boire l'eau.’»L'Eternel dit à Moïse: «Ordonne à Aaron: ‘Prends ton bâton et tends ta main sur l'eau des Egyptiens, sur leurs rivières, leurs ruisseaux, leurs étangs et tous leurs réservoirs d'eau.’ Elle deviendra du sang. Ainsi il y aura du sang dans toute l'Egypte, même dans les récipients en bois et en pierre.»Moïse et Aaron se conformèrent à ce que l'Eternel avait ordonné. Aaron leva le bâton et frappa l'eau du Nil sous les yeux du pharaon et de ses serviteurs, et toute l'eau du fleuve fut changée en sang.Les poissons qui étaient dans le fleuve moururent, le fleuve devint infect, les Egyptiens ne purent plus en boire l'eau et il y eut du sang dans toute l'Egypte.Cependant, les magiciens d'Egypte en firent autant par leurs sortilèges. Le cœur du pharaon s'endurcit et il n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.Le pharaon se détourna d'eux et rentra chez lui; il ne prit même pas ces événements à cœur.Tous les Egyptiens creusèrent aux environs du fleuve pour trouver de l'eau à boire, car ils ne pouvaient pas boire de l'eau du Nil.
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II
Cette plaie symbolise la fragilité des idoles et l'effondrement de l'ordre égyptien face à la puissance divine. L'article explore aussi comment la plaie prépare le terrain pour les jugements suivants et invite à la repentance. Pharaon, devant ce premier signe, est confronté à l'impuissance des dieux égyptiens et à la nécessité de reconnaître l'autorité de Yahvé.
III
Le récit soulève des questions sur l'utilisation du pouvoir divin et l'efficacité des signes dans la théologie biblique.
L'article analyse la deuxième plaie d'Égypte, l'invasion des grenouilles. Ce signe attaque un symbole religieux égyptien majeur et commence à entamer l'orgueil de Pharaon, illustrant la pédagogie divine et la progression de l'œuvre de libération d'Israël.
Exode 8.1-11 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Dis à Aaron: ‘Tends la main, avec ton bâton, sur les rivières, les ruisseaux et les étangs, et fais-en monter les grenouilles sur l'Egypte.’»Aaron tendit sa main sur les cours d'eau de l'Egypte et les grenouilles en sortirent et recouvrirent l'Egypte.Cependant les magiciens en firent autant par leurs sortilèges: ils firent monter les grenouilles sur l'Egypte.Le pharaon appela Moïse et Aaron et dit: «Priez l'Eternel afin qu'il éloigne les grenouilles de moi et de mon peuple, et je laisserai le peuple partir pour offrir des sacrifices à l'Eternel.»Moïse dit au pharaon: «A toi l'honneur de me fixer le moment où je dois prier pour toi, pour tes serviteurs et pour ton peuple afin que l'Eternel éloigne les grenouilles de toi et de tes maisons. Il n'en restera que dans le fleuve.»Il répondit: «Demain.» Moïse dit: «Cela se passera comme cela afin que tu saches qu'il n'y a personne qui soit pareil à l'Eternel, notre Dieu.Les grenouilles s'éloigneront de toi et de tes maisons, de tes serviteurs et de ton peuple. Il n'en restera que dans le fleuve.»Moïse et Aaron sortirent de chez le pharaon. Puis Moïse cria à l'Eternel à cause des grenouilles dont il avait frappé le pharaon.L'Eternel fit ce que demandait Moïse et les grenouilles moururent dans les maisons, les cours intérieures et les champs.On en fit des tas et des tas, et le pays fut infecté.Voyant qu'il y avait du répit, le pharaon rendit son cœur plus insensible encore et n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.
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L'article explore en profondeur la deuxième plaie d'Égypte, l'invasion des grenouilles, tel que décrit dans le livre de l'Exode. Malgré la gravité de la première plaie, Pharaon reste indifférent, considérant le jugement comme une simple nuisance. Dieu annonce alors une nouvelle plaie, plus personnelle et envahissante.
Exode 7.25-29 (Louis Segond S21) :
Sept jours passèrent après que l'Eternel eut frappé le Nil.L'Eternel dit à Moïse: «Va trouver le pharaon et tu lui annonceras: ‘Voici ce que dit l'Eternel: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.Si tu refuses de le laisser partir, je frapperai tout ton territoire par des grenouilles.Le fleuve pullulera de grenouilles; elles en sortiront et pénétreront dans ta maison, dans ta chambre à coucher et dans ton lit, chez tes serviteurs et ton peuple, dans tes fours et tes pétrins.Les grenouilles grimperont sur toi, sur ton peuple et sur tous tes serviteurs.’»
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II
Les grenouilles, symboles de fécondité et associées à la déesse égyptienne Héqet, sortent du Nil et envahissent tout l'Égypte. Ce signe renverse un des piliers symboliques de l'Égypte, transformant ce qui était vu comme une bénédiction en véritable oppression. L'article met en lumière la pédagogie divine, où Dieu expose l'impuissance des idoles égyptiennes et commence à fissurer l'orgueil de Pharaon, qui va jusqu'à demander pour la première fois l'intercession de Moïse.
Exode 8.1-11 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Dis à Aaron: ‘Tends la main, avec ton bâton, sur les rivières, les ruisseaux et les étangs, et fais-en monter les grenouilles sur l'Egypte.’»Aaron tendit sa main sur les cours d'eau de l'Egypte et les grenouilles en sortirent et recouvrirent l'Egypte.Cependant les magiciens en firent autant par leurs sortilèges: ils firent monter les grenouilles sur l'Egypte.Le pharaon appela Moïse et Aaron et dit: «Priez l'Eternel afin qu'il éloigne les grenouilles de moi et de mon peuple, et je laisserai le peuple partir pour offrir des sacrifices à l'Eternel.»Moïse dit au pharaon: «A toi l'honneur de me fixer le moment où je dois prier pour toi, pour tes serviteurs et pour ton peuple afin que l'Eternel éloigne les grenouilles de toi et de tes maisons. Il n'en restera que dans le fleuve.»Il répondit: «Demain.» Moïse dit: «Cela se passera comme cela afin que tu saches qu'il n'y a personne qui soit pareil à l'Eternel, notre Dieu.Les grenouilles s'éloigneront de toi et de tes maisons, de tes serviteurs et de ton peuple. Il n'en restera que dans le fleuve.»Moïse et Aaron sortirent de chez le pharaon. Puis Moïse cria à l'Eternel à cause des grenouilles dont il avait frappé le pharaon.L'Eternel fit ce que demandait Moïse et les grenouilles moururent dans les maisons, les cours intérieures et les champs.On en fit des tas et des tas, et le pays fut infecté.Voyant qu'il y avait du répit, le pharaon rendit son cœur plus insensible encore et n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.
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III
La libération d'Israël commence à se dessiner alors que Dieu montre sa souveraineté et poursuit son œuvre de libération. Cet épisode biblique révèle comment Dieu use des événements, même destructeurs, pour atteindre ses desseins ultimes et enseigner des leçons spirituelles profondes à son peuple et à ses oppresseurs.
Cet article explore la troisième plaie d'Égypte, où la poussière se transforme en moustiques, soulignant un tournant stratégique divin sans avertissement préalable à Pharaon, mettant en avant la puissance souveraine de Dieu.
Exode 8.12-15 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Dis à Aaron: ‘Tends ton bâton et frappe la poussière de la terre.’ Elle se changera en moustiques dans toute l'Egypte.»C'est ce qu'ils firent. Aaron tendit la main avec son bâton et frappa la poussière de la terre. Elle fut changée en moustiques sur les hommes et sur les animaux. Toute la poussière de la terre fut changée en moustiques, dans toute l'Egypte.Les magiciens employèrent leurs sortilèges pour produire les moustiques, mais ils n'y parvinrent pas. Les moustiques étaient sur les hommes et sur les animaux.Les magiciens dirent au pharaon: «C'est le doigt de Dieu!» Le cœur du pharaon s'endurcit et il n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.
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La troisième plaie : les moustiques sortis de la poussière
I
L'article intitulé 'La troisième plaie : les moustiques sortis de la poussière' analyse la spécificité et l'importance de la troisième plaie d'Égypte, qui voit la transformation de la poussière en moustiques. Contrairement aux deux premières plaies, cette nuisance arrive sans avertissement préalable à Pharaon, signalant un changement stratégique de la part de Dieu. La métamorphose de la poussière, symbole d'humilité et de fragilité, en un fléau vivant, accentue la puissance divine et souligne l'incapacité des magiciens égyptiens à la reproduire.
Exode 8.12-15 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Dis à Aaron: ‘Tends ton bâton et frappe la poussière de la terre.’ Elle se changera en moustiques dans toute l'Egypte.»C'est ce qu'ils firent. Aaron tendit la main avec son bâton et frappa la poussière de la terre. Elle fut changée en moustiques sur les hommes et sur les animaux. Toute la poussière de la terre fut changée en moustiques, dans toute l'Egypte.Les magiciens employèrent leurs sortilèges pour produire les moustiques, mais ils n'y parvinrent pas. Les moustiques étaient sur les hommes et sur les animaux.Les magiciens dirent au pharaon: «C'est le doigt de Dieu!» Le cœur du pharaon s'endurcit et il n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit.
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II
Cet acte marque un virage pédagogique divin, exposant l'impuissance humaine face à l'autorité suprême de Dieu. Les magiciens eux-mêmes admettent que cette plaie est le 'doigt de Dieu', tandis que Pharaon reste impassible, refusant de céder malgré les preuves accablantes de la puissance divine. L'étude de cet événement met en lumière la volonté divine de distinguer Israël de l'Égypte et de démontrer qu'aucune force humaine ne peut rivaliser avec la volonté de Dieu.
Cet article traite de la quatrième plaie d'Égypte, les mouches venimeuses, et explore la distinction divine entre Israël et l'Égypte. Dieu protège Israël tandis que Pharaon, inflexible, commence à négocier.
Exode 8.16-28 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Lève-toi de bon matin et présente-toi devant le pharaon; il sortira pour aller près de l'eau. Tu lui annonceras: ‘Voici ce que dit l'Eternel: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.Si tu ne laisses pas partir mon peuple, j'enverrai les mouches venimeuses contre toi, contre tes serviteurs, ton peuple et tes maisons. Les maisons des Egyptiens seront remplies de mouches et le sol en sera couvert.Cependant, ce jour-là, je traiterai de manière différente la région de Gosen où habite mon peuple: il n'y aura pas de mouches là-bas afin que tu saches que moi, l'Eternel, je suis présent dans cette région.Je placerai une séparation entre mon peuple et le tien. Ce signe sera pour demain.’»C'est ce que fit l'Eternel. Une grande quantité de mouches venimeuses vint dans la maison du pharaon et de ses serviteurs, et toute l'Egypte fut dévastée par les mouches.Le pharaon appela Moïse et Aaron et dit: «Allez-y, offrez des sacrifices à votre Dieu dans le pays.»Moïse répondit: «Il n'est pas convenable d'agir ainsi. En effet, nous offririons à l'Eternel, notre Dieu, des sacrifices qui font horreur aux Egyptiens. Et si nous offrons sous les yeux des Egyptiens des sacrifices qui leur font horreur, ne nous lanceront-ils pas des pierres?Nous ferons trois journées de marche dans le désert et alors nous offrirons des sacrifices à l'Eternel, notre Dieu, conformément à ce qu'il nous dira.»Le pharaon dit: «Je vous laisserai partir pour offrir des sacrifices à l'Eternel, votre Dieu, dans le désert. Seulement, vous ne vous éloignerez pas en y allant. Priez pour moi!»Moïse répondit: «Dès que je serai sorti de chez toi, je prierai l'Eternel. Demain, les mouches s'éloigneront du pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Mais que le pharaon ne nous trompe plus en refusant de laisser le peuple partir pour offrir des sacrifices à l'Eternel!»Moïse sortit de chez le pharaon et pria l'Eternel.L'Eternel fit ce que demandait Moïse et les mouches s'éloignèrent du pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Il n'en resta pas une.Cependant, cette fois encore, le pharaon rendit son cœur insensible et ne laissa pas partir le peuple.
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Cet article WordPress se concentre sur la quatrième plaie d'Égypte, qui est l'arrivée des mouches venimeuses, marquant un tournant dans la série des dix plaies. Dieu fait ici une distinction claire entre le peuple d'Israël et l'Égypte, une première dans la narration des plaies. Le récit souligne que jusqu'ici, toutes les plaies affectaient l'ensemble de l'Égypte sans exception, mais cette fois, Israël sera épargné, illustrant la puissance, la justice et la fidélité de Dieu.
Exode 8.16-28 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Lève-toi de bon matin et présente-toi devant le pharaon; il sortira pour aller près de l'eau. Tu lui annonceras: ‘Voici ce que dit l'Eternel: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.Si tu ne laisses pas partir mon peuple, j'enverrai les mouches venimeuses contre toi, contre tes serviteurs, ton peuple et tes maisons. Les maisons des Egyptiens seront remplies de mouches et le sol en sera couvert.Cependant, ce jour-là, je traiterai de manière différente la région de Gosen où habite mon peuple: il n'y aura pas de mouches là-bas afin que tu saches que moi, l'Eternel, je suis présent dans cette région.Je placerai une séparation entre mon peuple et le tien. Ce signe sera pour demain.’»C'est ce que fit l'Eternel. Une grande quantité de mouches venimeuses vint dans la maison du pharaon et de ses serviteurs, et toute l'Egypte fut dévastée par les mouches.Le pharaon appela Moïse et Aaron et dit: «Allez-y, offrez des sacrifices à votre Dieu dans le pays.»Moïse répondit: «Il n'est pas convenable d'agir ainsi. En effet, nous offririons à l'Eternel, notre Dieu, des sacrifices qui font horreur aux Egyptiens. Et si nous offrons sous les yeux des Egyptiens des sacrifices qui leur font horreur, ne nous lanceront-ils pas des pierres?Nous ferons trois journées de marche dans le désert et alors nous offrirons des sacrifices à l'Eternel, notre Dieu, conformément à ce qu'il nous dira.»Le pharaon dit: «Je vous laisserai partir pour offrir des sacrifices à l'Eternel, votre Dieu, dans le désert. Seulement, vous ne vous éloignerez pas en y allant. Priez pour moi!»Moïse répondit: «Dès que je serai sorti de chez toi, je prierai l'Eternel. Demain, les mouches s'éloigneront du pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Mais que le pharaon ne nous trompe plus en refusant de laisser le peuple partir pour offrir des sacrifices à l'Eternel!»Moïse sortit de chez le pharaon et pria l'Eternel.L'Eternel fit ce que demandait Moïse et les mouches s'éloignèrent du pharaon, de ses serviteurs et de son peuple. Il n'en resta pas une.Cependant, cette fois encore, le pharaon rendit son cœur insensible et ne laissa pas partir le peuple.
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II
Les mouches envahissent tout le pays, causant chaos et souillure dans chaque recoin, des palais aux rues. Pharaon commence à négocier un compromis, autorisant le peuple d'Israël à faire des sacrifices à l'intérieur des frontières de l'Égypte, mais Moïse refuse, insistant sur la demande divine d'une libération totale et sans compromis du peuple. L'article explore le texte biblique d'Exode 8:16-28, où sont décrites les interactions entre Moïse et Pharaon, et détaille la capacité de Dieu à protéger Israël tout en exécutant son jugement sur l'Égypte.
III
Cette analyse met en lumière la pédagogie divine, la progression unique de cette plaie par rapport aux précédentes, et la signification spirituelle de cette distinction marquée dans le récit biblique. L'article s'inscrit dans un ensemble plus grand qui traite des dix plaies d'Égypte, sous l'angle théologique de la fiabilité des Écritures.
La cinquième plaie d'Égypte, abordée dans cet article, démontre la puissance divine par la mortalité du bétail, un pilier de l'économie. Elle souligne la distinction entre Israël et l'Égypte, malgré l'endurcissement de Pharaon. Ce jugement amplifie la démonstration de souveraineté de Dieu, tout en épargnant les troupeaux des Israélites.
Exode 9.1-4 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Va trouver le pharaon et tu lui annonceras: ‘Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.Si tu refuses de le laisser partir et si tu le retiens encore,la main de l'Eternel frappera tes troupeaux dans les champs, les chevaux, les ânes, les chameaux, les bœufs et les brebis; il y aura une mortalité très importante.L'Eternel traitera de manière différente les troupeaux d'Israël et ceux des Egyptiens: rien de tout ce qui appartient aux Israélites ne mourra.’»
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Cet article WordPress explore la cinquième plaie infligée à l'Égypte lors des dix plaies bibliques : la mortalité du bétail. Cette plaie marque un tournant dans la démonstration de pouvoir divin, soulignant non seulement la souveraineté de Dieu sur les éléments de la création, mais aussi sa capacité à opérer des distinctions claires entre ceux qu'il protège et ceux qu'il juge. Le pharaon, malgré les avertissements répétés, reste obstinément endurci, ce qui conduit à l'accomplissement de cette nouvelle calamité.
Exode 9.5-7 (Louis Segond S21) :
L'Eternel fixa un moment précis en disant: «Demain, l'Eternel fera cela dans le pays»,et il agit ainsi dès le lendemain. Tous les troupeaux des Egyptiens moururent, tandis que pas une seule bête des troupeaux des Israélites ne mourut.Le pharaon s'informa de ce qui était arrivé et constata que pas une seule bête des troupeaux d'Israël n'était morte. Cependant, le cœur du pharaon resta insensible et il ne laissa pas partir le peuple.
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II
La perte des troupeaux — incluant chevaux, ânes, chameaux, bœufs et brebis — frappe au cœur même de l'économie et de la religion égyptiennes, touchant les secteurs du transport, de l'agriculture, du sacrifice, du commerce, et de la riche culture égyptienne de l'époque. Cette cinquième plaie, qui exempte miraculeusement les troupeaux des Israélites, sert de preuve éclatante de la faveur divine donnée au peuple d'Israël. Elle met en lumière la distinction entre Israël et l'Égypte tandis que la sévérité du jugement s'accroît au fur et à mesure des plaies.
Exode 9.1-4 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Va trouver le pharaon et tu lui annonceras: ‘Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.Si tu refuses de le laisser partir et si tu le retiens encore,la main de l'Eternel frappera tes troupeaux dans les champs, les chevaux, les ânes, les chameaux, les bœufs et les brebis; il y aura une mortalité très importante.L'Eternel traitera de manière différente les troupeaux d'Israël et ceux des Egyptiens: rien de tout ce qui appartient aux Israélites ne mourra.’»
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III
Le bétail, vital pour le culte et l'économie, subit une destruction massive, irréversible et soudainement appliquée, exposant davantage l'impuissance des Égyptiens et de leurs dieux. Ce texte ne se contente pas d'une relecture historique, mais rend compte de l'enjeu théologique majeur : l'affirmation de la puissance divine face à l'insubordination humaine, suscitant une réflexion sur la nature de la foi et de l'obéissance, alors que la frontière entre justice divine et miséricorde se dessine dans le contexte d’une confrontation entre Moïse, mandaté par Dieu, et un pharaon inflexible.
La sixième plaie d'Égypte marque un tournant majeur dans l'Exode. Dieu frappe directement les Égyptiens avec des ulcères, révélant l'effondrement des pouvoirs égyptiens et illustrant sa fidélité envers les Hébreux. Ce geste symbolique renverse les outils d'oppression en instruments de justice, préparant ainsi la délivrance à venir.
Exode 9.8-11 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse et à Aaron: «Remplissez vos mains de cendre de fourneau et que Moïse la jette vers le ciel sous les yeux du pharaon.Elle deviendra une poussière qui couvrira toute l'Egypte et dans toute l'Egypte elle produira, sur les hommes et sur les animaux, des ulcères formés par une éruption de pustules.»Ils prirent de la cendre de fourneau et se présentèrent devant le pharaon. Moïse la jeta vers le ciel et elle produisit sur les hommes et sur les animaux des ulcères formés par une éruption de pustules.Les magiciens furent incapables de se présenter devant Moïse à cause des ulcères. En effet, ils étaient couverts d'ulcères comme tous les Egyptiens.
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L'article traite de la sixième plaie d'Égypte, où Dieu frappe directement les Égyptiens avec des ulcères, marquant un tournant dans le récit de l'Exode. Cette plaie inaugure un cycle sans avertissement, montrant un changement de la pédagogie divine à une action directe. La plaie ne cible plus l'environnement mais le corps des Égyptiens, révélant l'effondrement des pouvoirs égyptiens et la force du jugement divin.
Exode 9.12 (Louis Segond S21) :
L'Eternel endurcit le cœur du pharaon et celui-ci n'écouta pas Moïse et Aaron. Cela se passa comme l'Eternel l'avait dit à Moïse.
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II
Les ulcères signent la vulnérabilité d'un empire jugé invincible et illustrent la fidélité de Dieu envers son peuple. Le geste de Moïse, jetant la cendre des fours qui opprimaient les Hébreux, devient symbolique : ce qui servait à opprimer Israël devient l'instrument du jugement. Cette plaie prépare la délivrance en renversant les forces qui s'opposaient à la vie, un thème central du texte biblique.
Exode 9.8-11 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse et à Aaron: «Remplissez vos mains de cendre de fourneau et que Moïse la jette vers le ciel sous les yeux du pharaon.Elle deviendra une poussière qui couvrira toute l'Egypte et dans toute l'Egypte elle produira, sur les hommes et sur les animaux, des ulcères formés par une éruption de pustules.»Ils prirent de la cendre de fourneau et se présentèrent devant le pharaon. Moïse la jeta vers le ciel et elle produisit sur les hommes et sur les animaux des ulcères formés par une éruption de pustules.Les magiciens furent incapables de se présenter devant Moïse à cause des ulcères. En effet, ils étaient couverts d'ulcères comme tous les Egyptiens.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
III
Elle est la sixième des dix plaies énumérées dans l'Exode, un point clé de l'affrontement entre Dieu et Pharaon. Le passage central est Exode 9:8-12, décrivant le déroulé et les effets de cette plaie, marquant un niveau plus personnel dans le conflit entre Dieu et Pharaon, touchant l'intégrité physique de ceux qui s'opposent à la libération des Hébreux.
Cet article explore la septième plaie d'Égypte, la grêle mêlée de feu, soulignant l'escalade du conflit entre Dieu et Pharaon. En décrivant la destruction étendue causée par cette plaie, le texte examine le message divin sur la justice divine et la possibilité de salut. Cette analyse met en lumière les différents comportements des Égyptiens face à cette manifestation de puissance divine.
Exode 9.27-30 (Louis Segond S21) :
Le pharaon fit appeler Moïse et Aaron, et il leur dit: «Cette fois-ci, j'ai péché. C'est l'Eternel qui est juste, et mon peuple et moi nous sommes coupables.Priez l'Eternel pour qu'il n'y ait plus de coups de tonnerre ni de grêle et je vous laisserai partir, on ne vous retiendra plus.»Moïse lui dit: «Quand je sortirai de la ville, je lèverai les mains vers l'Eternel. Les coups de tonnerre cesseront et il n'y aura plus de grêle, afin que tu saches que la terre appartient à l'Eternel.Cependant, je sais que toi et tes serviteurs, vous ne craindrez pas encore l'Eternel Dieu.»
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L'article 'La Septième plaie : la grêle mêlée de feu' explore l'un des épisodes les plus dramatiques des dix plaies d'Égypte décrites dans l'Exode. Cette septième plaie constitue un tournant majeur dans le récit biblique. Dieu envoie une tempête de grêle, mêlée de feu, une démonstration de pouvoir sans précédent qui frappe sévèrement l'Égypte, épargnant cependant le pays de Goshen, où vivent les Israélites. Ce fléau marque l'escalade du conflit entre Dieu et Pharaon, illustrant la puissance divine sur la nature et son intransigeance face à l'oppression.
Exode 9.13-26 (Louis Segond S21) :
L'Eternel dit à Moïse: «Lève-toi de bon matin et présente-toi devant le pharaon. Tu lui annonceras: ‘Voici ce que dit l'Eternel, le Dieu des Hébreux: Laisse partir mon peuple afin qu'il me serve.En effet, cette fois, je vais envoyer tous mes fléaux contre ton cœur, contre tes serviteurs et contre ton peuple, afin que tu saches qu'il n'y a personne qui soit pareil à moi sur toute la terre.Si j'étais intervenu pour te frapper de la peste, toi et ton peuple, tu aurais disparu de la terre.Mais *voilà pourquoi je t'ai suscité: c'est pour te montrer ma puissance et afin que mon nom soit proclamé sur toute la terre.Si tu t'attaques encore à mon peuple et ne le laisses pas partir,alors je ferai pleuvoir demain, à cette heure, une grêle si forte qu'il n'y en a pas eu de pareille en Egypte depuis le jour de sa fondation jusqu'à maintenant.Fais donc mettre en sécurité tes troupeaux et tout ce qui t'appartient dans les champs. La grêle tombera sur tous les hommes et sur tous les animaux qui se trouveront dans les champs et qui n'auront pas été rassemblés dans les maisons, et ils mourront.’»Les serviteurs du pharaon qui prirent la parole de l'Eternel au sérieux mirent leurs serviteurs et leurs troupeaux à l'abri dans les maisons,tandis que ceux qui ne prirent pas la parole de l'Eternel à cœur laissèrent leurs serviteurs et leurs troupeaux dans les champs.L'Eternel dit à Moïse: «Tends ta main vers le ciel et qu'il tombe de la grêle dans toute l'Egypte. Qu'elle tombe sur les hommes, sur les animaux et sur toutes les herbes des champs en Egypte.»Moïse tendit son bâton vers le ciel et l'Eternel envoya des coups de tonnerre et de la grêle; la foudre s'abattit sur la terre. L'Eternel fit pleuvoir de la grêle sur l'Egypte.Il tomba de la grêle accompagnée de foudre; elle était tellement forte qu'il n'y en avait pas eu de pareille dans toute l'Egypte depuis qu'elle existe en tant que nation.Dans toute l'Egypte, la grêle frappa tout ce qui se trouvait dans les champs, hommes ou animaux; elle frappa aussi toute la végétation et brisa tous les arbres.Ce fut seulement dans la région de Gosen, là où se trouvaient les Israélites, qu'il n'y eut pas de grêle.
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II
Le texte reconstitue le déroulement de cette plaie, soulignant la nature implacable de la colère divine et la persistance de Pharaon dans son endurcissement, malgré les avertissements clairs et le désastre qui en résulte. L'article aborde aussi les réactions contrastées parmi les Égyptiens, dont certains commencent à craindre la puissance de Dieu, annonçant une fracture croissante au sein de la nation égyptienne. Le contexte historique et théologique est analysé, mettant en lumière la symbolique de la grêle et du feu comme instruments de jugement. Enfin, l'article reprend des passages spécifiques de l'Exode, dégageant les leçons que l'on tire de cette narration quant à la souveraineté universelle de Dieu et la possibilité du salut pour ceux qui obéissent à sa parole.
Exode 9.27-30 (Louis Segond S21) :
Le pharaon fit appeler Moïse et Aaron, et il leur dit: «Cette fois-ci, j'ai péché. C'est l'Eternel qui est juste, et mon peuple et moi nous sommes coupables.Priez l'Eternel pour qu'il n'y ait plus de coups de tonnerre ni de grêle et je vous laisserai partir, on ne vous retiendra plus.»Moïse lui dit: «Quand je sortirai de la ville, je lèverai les mains vers l'Eternel. Les coups de tonnerre cesseront et il n'y aura plus de grêle, afin que tu saches que la terre appartient à l'Eternel.Cependant, je sais que toi et tes serviteurs, vous ne craindrez pas encore l'Eternel Dieu.»
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III
Cette plaie, au-delà de sa violence, est interprétée comme un message divin sur la justice et le triomphe éventuel de ceux qui se rangent du côté de Dieu. L'application de cette leçon à des contextes contemporains est suggérée par des comparaisons avec d'autres catastrophes naturelles en tant que rappel des limites humaines face aux actes de Dieu et de la nature.
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