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Les questions des pharisiens et des hérodiens

Au Temple de Jérusalem, les sadducéens tentent de piéger Jésus avec une question sur la résurrection impliquant une femme ayant eu sept maris. Jésus répond en révélant leur ignorance des Écritures et de la puissance de Dieu : dans la vie future, on ne se marie plus. Il prouve la résurrection depuis la Torah en citant Exode 3.6 : Dieu est le Dieu des vivants, non des morts. Ses adversaires sont réduits au silence.

9 min sadducéens résurrection vie éternelle Temple de Jérusalem controverses 13 versets 7 livres

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 22.23-33 (Louis Segond S21)

Le même jour, les , qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, vinrent trouver Jésus et lui posèrent cette question:

«Maître, Moïse a dit: Si quelqu'un meurt sans enfants, son frère épousera la veuve et donnera une descendance à son frère.

Or, il y avait parmi nous sept frères. Le premier s'est marié et est mort et, comme il n'avait pas d'enfants, il a laissé sa femme à son frère.

Il en est allé de même pour le deuxième, puis le troisième, et ce jusqu'au septième.

Après eux tous, la femme est morte [aussi].

A la résurrection, duquel des sept sera-t-elle donc la femme? En effet, tous l'ont épousée.»

Jésus leur répondit: «Vous êtes dans l'erreur parce que vous ne connaissez ni les Ecritures, ni la puissance de Dieu.

En effet, à la résurrection, les hommes et les femmes ne se marieront pas, mais ils seront comme les anges de Dieu dans le ciel.

En ce qui concerne la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu ce que Dieu vous a dit:

Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob? Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants.»

La foule qui écoutait fut frappée par l'enseignement de Jésus.

Marc
Marc 12.18-27 (Louis Segond S21)

Les , qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, vinrent auprès de Jésus et lui posèrent cette question:

«Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit: Si un homme meurtet laisse une femmesans avoir d'enfants, son frère épousera la veuve et donnera une descendance à son frère.

Or, il y avait sept frères. Le premier s'est marié et est mort sans laisser de descendance.

Le deuxième a pris la veuve pour femme et est mort sans laisser de descendance. Il en est allé de même pour le troisième,

et aucun des sept n'a laissé de descendance. Après eux tous, la femme est morte aussi.

A la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle la femme? En effet, les sept l'ont eue pour épouse.»

Jésus leur répondit: «N'êtes-vous pas dans l'erreur parce que vous ne connaissez ni les Ecritures ni la puissance de Dieu?

En effet, à la résurrection, les hommes et les femmes ne se marieront pas, mais ils seront comme les anges dans le ciel.

En ce qui concerne la résurrection des morts, n'avez-vous pas lu dans le livre de Moïse ce que Dieu lui a dit, dans l'épisode du buisson: Je suis le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob?

Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants. Vous êtes complètement dans l'erreur.»

Luc
Luc 20.27-40 (Louis Segond S21)

Quelques-uns des , qui disent qu'il n'y a pas de résurrection, s'approchèrent et posèrent à Jésus cette question:

«Maître, voici ce que Moïse nous a prescrit: Si un homme marié meurt sans avoir d'enfants, son frère épousera la veuve et donnera une descendance à son frère.

Or, il y avait sept frères. Le premier s'est marié et est mort sans enfants.

Le deuxième [a épousé la veuve et est mort sans enfants],

puis le troisième l'a épousée; il en est allé de même pour les sept: ils sont morts sans laisser d'enfants.

Enfin, la femme est morte aussi.

A la résurrection, duquel d'entre eux sera-t-elle donc la femme? En effet, les sept l'ont eue pour épouse.»

Jésus leur répondit: «Les hommes et les femmes de ce monde se marient,

mais celles et ceux qui seront jugés dignes de prendre part au monde à venir et à la résurrection ne se marieront pas.

Ils ne pourront pas non plus mourir, car ils seront semblables aux anges, et ils seront enfants de Dieu en tant qu'enfants de la résurrection.

Que les morts ressuscitent, c'est ce que Moïse a indiqué, dans l'épisode du buisson, quand il appelle le Seigneur le Dieu d'Abraham, le Dieu d'Isaac et le Dieu de Jacob.

Or Dieu n'est pas le Dieu des morts, mais des vivants, car tous sont vivants pour lui.»

Quelques spécialistes de la loi prirent la parole et dirent: «Maître, tu as bien parlé»,

et ils n'osaient plus lui poser aucune question.

Jean
Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Détails techniques

Lieu : Le parvis du Temple de Jérusalem

Date : le mardi 29 mars 33

Mode opératoire : Nous continuons avec Marc

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Luc rapporte aussi ce discours

Année 33

Le Messie Jésus s'entretient maintenant avec des .

Commentaires

Après les et les hérodiens, ce sont les qui interviennent. Tous cherchent à mettre le Messie Jésus en difficulté. C’est une véritable compétition : chaque groupe religieux envoie son représentant le plus érudit pour tenter de le confondre devant le peuple. Ils espèrent enfin trouver celui qui parviendra à faire taire cet homme venu de Galilée. Aucune de leurs questions n’a une intention sincèrement spirituelle ou pédagogique, leur unique but est de le piéger ( Matthieu 22.15 ).

Les , qui ne croient pas à la résurrection des morts ( Actes des apôtres 23.8 ), ont soigneusement préparé leur question. Ils la présentent au Maître avec assurance, bien décidés à le mettre en défaut : une femme ayant eu successivement sept frères pour époux sans avoir d’enfant, de qui sera-t-elle l’épouse lors de la résurrection ? La probabilité qu’une telle situation se produise est inexistante, mais Jésus ne les méprise pas. Il accepte de leur répondre avec calme et éclaire leur erreur en profondeur.
Jésus leur rappelle que leur incompréhension provient de leur ignorance des Écritures et de la puissance de Dieu ( Matthieu 22.29 ).

Dans le monde à venir, dit-il, on ne prend ni femme ni mari, car les ressuscités seront semblables aux anges, vivant pour Dieu ( Luc 20.35-36 ). Puis, pour appuyer son enseignement, il cite la , seule autorité que reconnaissent les , rappelant les paroles de Dieu à Moïse : « Je suis le Dieu d’Abraham, le Dieu d’Isaac et le Dieu de Jacob » ( Exode 3.6 ). Par ces mots, le Messie Jésus démontre que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais des vivants ; ces patriarches vivent encore en sa présence ( Matthieu 22.32 ).

Sa réponse, à la fois simple et puissante, réduit ses adversaires au silence. Certains maîtres de la Loi reconnaissent qu’il a bien parlé ( Luc 20.39 ), et la foule, fascinée, admire ce Galiléen capable de tenir tête aux plus grands docteurs d’Israël. Jamais un homme du peuple n’avait parlé avec une telle autorité ( Marc 1.22 ). Ce dialogue révèle la sagesse divine du Messie et met en lumière la foi véritable : croire en un Dieu vivant, souverain sur la vie et sur la mort ( 14.8-9 ).

La vie éternelle, enseignée par Jésus, n’est pas la continuation de ce monde, mais une transformation glorieuse dans la présence même de Dieu ( Jean 11.25-26 ).