L'article examine l'origine et l'importance du sabbat, un des dix commandements, comme un jour de repos et de culte dans la tradition juive, basé sur la création divine. Le respect du sabbat est également souligné par un exemple où sa violation entraîne une sentence sévère.
Exode 31.14-17 (Louis Segond S21) :
Vous respecterez le sabbat, car il est saint pour vous. Celui qui le violera sera puni de mort. Oui, toute personne qui accomplira un travail ce jour-là sera exclue de son peuple.Pendant 6 jours on travaillera, mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Eternel. Toute personne qui accomplira un travail le jour du sabbat sera punie de mort.Les Israélites respecteront le sabbat en le célébrant, au fil des générations, comme une alliance éternelle.Ce sera entre moi et les Israélites un signe qui devra durer à perpétuité. En effet, en 6 jours l'Eternel a fait le ciel et la terre, et le septième jour il s'est arrêté et s'est reposé.»
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L'article explore le concept du sabbat en soulignant son origine, sa signification et son évolution à travers l'histoire juive et chrétienne. Le sabbat est enraciné dans l'Ancien Testament, plus précisément avec la création du monde par Dieu en six jours suivis d'un jour de repos, comme décrit dans le livre de la Genèse. Ce rythme hebdomadaire est intégré dans la loi mosaïque et reçu comme un commandement divin, mettant en place un jour de repos absolu destiné à être observé par tous - une pratique enrichie et transformée au fil des siècles.
Exode 20.8-11 (Louis Segond S21) :
»Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint.Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui habite chez toi.En effet, en 6 jours l'Eternel *a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve, et *il s'est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint.
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II
Le texte souligne également l'importance du sabbat comme un jour dédié à Dieu, pas seulement comme simple repos physique. Il met en évidence un exemple historique où la transgression du sabbat entraînait la peine de mort pour illustrer la rigueur avec laquelle cette observance a été appliquée dans les temps bibliques. Ce respect du sabbat faisait partie intégrante des dix commandements.
Exode 31.14-17 (Louis Segond S21) :
Vous respecterez le sabbat, car il est saint pour vous. Celui qui le violera sera puni de mort. Oui, toute personne qui accomplira un travail ce jour-là sera exclue de son peuple.Pendant 6 jours on travaillera, mais le septième jour est le sabbat, le jour du repos, consacré à l'Eternel. Toute personne qui accomplira un travail le jour du sabbat sera punie de mort.Les Israélites respecteront le sabbat en le célébrant, au fil des générations, comme une alliance éternelle.Ce sera entre moi et les Israélites un signe qui devra durer à perpétuité. En effet, en 6 jours l'Eternel a fait le ciel et la terre, et le septième jour il s'est arrêté et s'est reposé.»
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III
Le sabbat, en tant que phénomène religieux et culturel, invite à une contemplation plus profonde du repos, de la communauté et de la relation à Dieu.
Cet article discute la guérison du paralytique de Bethesda par Jésus, qui illustre la compassion et l'autorité divine de Jésus. Le miracle, survenant un jour de sabbat, incite au conflit avec les autorités juives rigides sur les lois du sabbat. Jésus, par cet acte, souligne l'importance de la foi, de la guérison spirituelle et de la rédemption au-delà des restrictions légales.
Jean 5.1-15 (Louis Segond S21) :
Après cela, il y eut une fête juive et Jésus monta à Jérusalem.Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.Sous ces portiques un grand nombre de malades étaient couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouvement de l'eau,][car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau; et le premier qui descendait dans l'eau après qu'elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa maladie.]Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans.Jésus le vit couché et, sachant qu'il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?»L'infirme lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi.»«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.»Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C'est le sabbat; il ne t'est pas permis de porter ton brancard.»Il leur répondit: «Celui qui m'a guéri m'a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’»Ils lui demandèrent: «Qui est l'homme qui t'a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?»Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui était à cet endroit.Quelque temps plus tard, Jésus le retrouva dans le temple et lui dit: «Te voilà guéri. Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire.»Cet homme s'en alla annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.
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L'article porte sur la guérison miraculeuse du paralytique de Bethesda par Jésus, tel que relaté dans Jean 5:1-15. La scène se déroule à Jérusalem, près de la porte des Brebis, où se trouve une piscine connue pour ses propriétés curatives miraculeuses lors de l'agitation de l'eau par un ange. Jésus, manifestant sa compassion, s'approche d'un homme paralysé depuis trente-huit ans et lui demande s'il souhaite être guéri. Le paralytique, n'ayant personne pour le plonger dans la piscine, se voit ordonner par Jésus de se lever, prendre son lit et marcher, ce qu'il fait immédiatement.
Jean 5.1-15 (Louis Segond S21) :
Après cela, il y eut une fête juive et Jésus monta à Jérusalem.Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.Sous ces portiques un grand nombre de malades étaient couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouvement de l'eau,][car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau; et le premier qui descendait dans l'eau après qu'elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa maladie.]Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans.Jésus le vit couché et, sachant qu'il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?»L'infirme lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi.»«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.»Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C'est le sabbat; il ne t'est pas permis de porter ton brancard.»Il leur répondit: «Celui qui m'a guéri m'a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’»Ils lui demandèrent: «Qui est l'homme qui t'a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?»Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui était à cet endroit.Quelque temps plus tard, Jésus le retrouva dans le temple et lui dit: «Te voilà guéri. Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire.»Cet homme s'en alla annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.
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II
Ce miracle, survenant un jour de sabbat, attire l'attention des autorités juives qui désapprouvent l'acte de porter son lit ce jour-là. Interrogé, l'homme indique que c'est Jésus qui l'a guéri, ce qui intensifie les tensions entre Jésus et les autorités juives. Plus tard, Jésus le retrouve et lui conseille de ne plus pécher, soulignant ainsi l'importance d'une transformation non seulement physique mais aussi spirituelle. L'article analyse ensuite la signification de cet événement, mettant en lumière la compassion de Jésus, son pouvoir divin de guérison, et le conflit avec les traditions religieuses.
III
La tension entre la loi du sabbat et l'autorité de Jésus souligne un aspect central de sa mission : la rédemption et la guérison spirituelle au-delà des restrictions légales. Cet épisode démontre l'autorité de Jésus sur les maladies et met en lumière les enjeux spirituels de sa mission sur terre, tout en encourageant à une introspection sur la foi et la transformation personnelle exigée par un tel miracle.
L'article examine Luc 13.10-21, où Jésus guérit une femme le jour du sabbat, provoquant la critique du chef de la synagogue. Jésus souligne l'hypocrisie des critiques, soutenant que faire le bien est toujours approprié. Les paraboles du grain de moutarde et du levain illustrent la croissance du royaume de Dieu. Cette analyse met en avant la puissance et l'enseignement de Jésus.
Luc 13.10-21 (Louis Segond S21) :
Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du sabbat.Or il y avait là une femme habitée par un esprit qui la rendait infirme depuis 18 ans; elle était courbée et ne pouvait pas du tout se redresser.Lorsqu'il la vit, Jésus lui adressa la parole et lui dit: «Femme, tu es délivrée de ton infirmité.»Il posa les mains sur elle; immédiatement elle se redressa, et elle se mit à célébrer la gloire de Dieu.Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Jésus avait fait une guérison un jour de sabbat, dit à la foule: «Il y a six jours pour travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là et non pas le jour du sabbat.»Le Seigneur lui répondit en ces termes: «Hypocrites! Le jour du sabbat, chacun de vous ne détache-t-il pas son bœuf ou son âne de la mangeoire pour le mener boire?Et cette femme, qui est une fille d'Abraham et que Satan tenait attachée depuis 18 ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat?»Ces paroles remplirent de honte tous ses adversaires, et la foule entière se réjouissait de toutes les merveilles qu'il faisait.Il dit encore: «A quoi le royaume de Dieu ressemble-t-il et à quoi le comparerai-je?Il ressemble à une graine de moutarde qu'un homme a prise et plantée dans son jardin; elle pousse, devient un [grand] arbre, et les oiseaux du ciel habitent dans ses branches.»Il dit encore: «A quoi comparerai-je le royaume de Dieu?Il ressemble à du levain qu'une femme a pris et mis dans trois mesures de farine pour faire lever toute la pâte.»
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L'article analyse l'événement de guérison d'une femme le jour du sabbat par Jésus, tel que narré dans Luc 13.10-21. Jésus, enseignant dans une synagogue, repère une femme courbée depuis dix-huit ans et la guérit, ce qui entraîne l'indignation du chef de la synagogue en raison du jour sacré qu'est le sabbat. Jésus réplique en soulignant l'hypocrisie de permettre certaines tâches mineures, comme abreuver un bœuf, tout en s'opposant à faire le bien le jour du sabbat.
Matthieu 13.31-33 (Louis Segond S21) :
Il leur proposa une autre parabole: «Le royaume des cieux ressemble à une graine de moutarde qu'un homme a prise et semée dans son champ.C'est la plus petite de toutes les semences, mais quand elle a poussé, elle est plus grande que les légumes et devient un arbre, de sorte que les oiseaux du ciel viennent habiter dans ses branches.»Il leur dit cette autre parabole: «Le royaume des cieux ressemble à du levain qu'une femme a pris et mis dans trois mesures de farine pour faire lever toute la pâte.»
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II
Dans la même section, Jésus raconte les paraboles du grain de moutarde et du levain, illustrant la croissance et l'impact du royaume de Dieu à partir de débuts modestes. Ces enseignements mettent en lumière sa puissance de guérison et sa critique de l'hypocrisie religieuse. L'article souligne la singularité de ce récit dans l'évangile de Luc tout en mentionnant les récits parallèles des paraboles présentes dans Matthieu et Marc, offrant une perspective enrichissante sur l'autorité et l'enseignement de Jésus.
L'article traite de la guérison par Jésus d'un homme atteint d'hydropisie un jour de sabbat, conformément à Luc 14:2-6. Le texte souligne le conflits sur les guérisons sabbatiques et met l'accent sur la priorité de la compassion et de la miséricorde par rapport à une stricte interprétation de la loi.
Luc 14.2-6 (Louis Segond S21) :
Or un homme rempli d’œdème se trouvait devant lui.Jésus prit la parole et dit aux professeurs de la loi et aux pharisiens: «Est-il permis [ou non] de faire une guérison le jour du sabbat?»Ils gardèrent le silence. Alors Jésus toucha le malade, le guérit et le renvoya.Puis il leur dit: «Lequel de vous, si son fils ou son bœuf tombe dans un puits, ne l'en retire pas aussitôt, même le jour du sabbat?»Et ils furent incapables de répondre à cela.
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L'article explore la guérison d'un homme atteint d'hydropisie par Jésus, décrite dans Luc 14:2-6. Le récit se déroule un jour de sabbat, alors que Jésus est invité à dîner chez un chef des pharisiens. Il pose une question importante sur la légalité de guérir durant le sabbat, adressée aux experts de la loi et aux pharisiens, qui demeurent silencieux.
Luc 13.10-17 (Louis Segond S21) :
Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du sabbat.Or il y avait là une femme habitée par un esprit qui la rendait infirme depuis 18 ans; elle était courbée et ne pouvait pas du tout se redresser.Lorsqu'il la vit, Jésus lui adressa la parole et lui dit: «Femme, tu es délivrée de ton infirmité.»Il posa les mains sur elle; immédiatement elle se redressa, et elle se mit à célébrer la gloire de Dieu.Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Jésus avait fait une guérison un jour de sabbat, dit à la foule: «Il y a six jours pour travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là et non pas le jour du sabbat.»Le Seigneur lui répondit en ces termes: «Hypocrites! Le jour du sabbat, chacun de vous ne détache-t-il pas son bœuf ou son âne de la mangeoire pour le mener boire?Et cette femme, qui est une fille d'Abraham et que Satan tenait attachée depuis 18 ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat?»Ces paroles remplirent de honte tous ses adversaires, et la foule entière se réjouissait de toutes les merveilles qu'il faisait.
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II
Sans réponse, Jésus guérit l'homme et le renvoie. Il poursuit en interrogeant sur l'hypocrisie, demandant si l'on ne secourrait pas un fils ou un bœuf tombé dans un puits le jour du sabbat. Le texte met en lumière le thème récurrent des guérisons sabbatiques et les conflits avec les pharisiens, tout en soulignant l'importance de la compassion et de la miséricorde sur une interprétation stricte de la loi.
Marc 3.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée.Ils observaient Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat: c'était afin de pouvoir l'accuser.Jésus dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, là au milieu.»Puis il leur dit: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer?» Mais ils gardèrent le silence.Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme: «Tends ta main.» Il la tendit, et sa main fut guérie.Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
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III
D'autres récits évangéliques, en Marc 3:1-6 et Luc 13:10-17, illustrent cet enseignement de Jésus, posant la question de la priorisation du bien-être des individus au-delà des normes conventionnelles religieuses.
L'article analyse la guérison de l'infirme par Jésus à la piscine de Bethesda durant le sabbat, illustrant l'affirmation de Jésus comme maître du sabbat et les tensions avec les pharisiens. Le récit de Jean décrit ce miracle comme un acte délibéré pour provoquer une réflexion sur les lois du judaïsme, en révélant les dérives de son interprétation par les autorités religieuses de l'époque.
Jean 5.2-16 (Louis Segond S21) :
Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.Sous ces portiques un grand nombre de malades étaient couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouvement de l'eau,][car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau; et le premier qui descendait dans l'eau après qu'elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa maladie.]Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans.Jésus le vit couché et, sachant qu'il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?»L'infirme lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi.»«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.»Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C'est le sabbat; il ne t'est pas permis de porter ton brancard.»Il leur répondit: «Celui qui m'a guéri m'a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’»Ils lui demandèrent: «Qui est l'homme qui t'a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?»Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui était à cet endroit.Quelque temps plus tard, Jésus le retrouva dans le temple et lui dit: «Te voilà guéri. Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire.»Cet homme s'en alla annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.C'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.
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L'article se concentre sur l'événement biblique de la guérison de l'infirme à la piscine de Bethesda, situé dans Jérusalem, comme rapporté dans l'évangile de Jean. Le récit se déroule durant le sabbat, ce qui est crucial car les actes de Jésus, perçus comme une transgression du sabbat, déclenchent une vive opposition des autorités religieuses. Cet acte exprime l'autorité de Jésus sur le sabbat et met en lumière les conflits avec le judaïsme institutionnel de l'époque. Jésus, bien qu'il soit à Jérusalem pour la semaine entière, choisit délibérément le sabbat pour accomplir ce miracle, démontrant son rôle en tant que maître du sabbat.
Jean 5.2-16 (Louis Segond S21) :
Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.Sous ces portiques un grand nombre de malades étaient couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouvement de l'eau,][car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau; et le premier qui descendait dans l'eau après qu'elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa maladie.]Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans.Jésus le vit couché et, sachant qu'il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?»L'infirme lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi.»«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.»Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C'est le sabbat; il ne t'est pas permis de porter ton brancard.»Il leur répondit: «Celui qui m'a guéri m'a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’»Ils lui demandèrent: «Qui est l'homme qui t'a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?»Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui était à cet endroit.Quelque temps plus tard, Jésus le retrouva dans le temple et lui dit: «Te voilà guéri. Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire.»Cet homme s'en alla annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.C'est pourquoi les Juifs poursuivaient Jésus [et cherchaient à le faire mourir], parce qu'il avait fait cela le jour du sabbat.
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II
Cela le place en conflit direct avec les pharisiens et leurs interprétations strictes des lois religieuses, position qu'il utilise pour révéler leur attachement rigide aux rites dépassant leur dévouement envers Dieu. Jean souligne l'ironie de la situation où les pharisiens rejettent le Messie qu'ils attendaient. Le texte explore comment Jésus cherche à se positionner en tant que figure centrale et contestée lors de cette période tumultueuse, confrontant les conceptions traditionnelles du sacré. Jésus ne s'oppose pas au judaïsme en soi, mais admet ses interprétations déviantes, insistant sur la véritable essence des préceptes divins qui convergent vers la figure du Messie.
III
Ces tensions aboutissent à des condamnations sévères envers Jésus, malgré ses actes qui ne vont pas à l'encontre des principes judaïques fondamentaux. L'analyse présente également la réaction des pharisiens comme une illustration des divergences au sein du judaïsme antique, aveuglés par les traditions au point de rejeter les preuves de la messianité. Jean met en évidence ces contradictions flagrantes pour exposer la fracture entre héritage religieux et foi vivante, prônant une réflexion renouvelée sur l'interprétation des rites sacrés.
Jésus et ses disciples traversent un champ de blé un jour de sabbat (5 avril 31, en Galilée). Les Pharisiens les accusent de violer la loi sabbatique. Jésus leur répond en citant l'exemple de David et affirme son autorité absolue : le Fils de l'homme est Seigneur du sabbat. Il dénonce les dérives de l'interprétation pharisaïque, opposée à l'esprit originel de la loi mosaïque, et revendique le droit de rétablir le véritable sabbat.
Marc 2.23-28 (Louis Segond S21) :
Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé. Tout en marchant, ses disciples se mirent à arracher des épis.Les pharisiens lui dirent: «Regarde! Pourquoi font-ils ce qui n'est pas permis pendant le sabbat?»Jésus leur répondit: «N'avez-vous jamais lu ce qu'a fait David, lorsqu'il a été dans le besoin et qu'il a eu faim, lui et ses compagnons?Il est entré dans la maison de Dieu, à l'époque du grand-prêtre Abiathar, a mangé les pains consacrés qu'il n'est permis qu'aux prêtres de manger et en a même donné à ses compagnons!»Puis il leur dit: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat,de sorte que le Fils de l'homme est le Seigneur même du sabbat.»
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La péricope 76 (PER076) traite de l'épisode évangélique où Jésus affirme son autorité de maître sur le sabbat, un moment charnière dans les conflits croissants entre le Messie et les autorités religieuses juives de son époque. Cet épisode est rapporté en parallèle par trois évangiles synoptiques : Matthieu (12.1-8), Marc (2.23-28) et Luc (6.1-5), tandis que l'évangile de Jean ne mentionne pas cet événement précis. La scène se déroule en Galilée, vraisemblablement dans la région de Scythopolis, lors d'un voyage de retour depuis Jérusalem après la seconde fête de Pâque. La datation proposée par l'analyse est précise : il s'agit du sabbat du 5 avril 31, soit le second sabbat après la fête de Pâque. Cette précision chronologique s'appuie notamment sur les traductions TOB (Traduction Œcuménique de la Bible) et PVV (Parole Vivante) qui évoquent 'un second sabbat du premier mois' ou 'le second sabbat après la fête de la Pâque'. Le mois d'avril correspond par ailleurs parfaitement au contexte agricole décrit : la moisson du blé n'a pas encore commencé, ce qui est cohérent avec le climat doux de la Galilée favorisant une récolte précoce. L'incident se produit alors que Jésus et ses disciples traversent un champ de blé.
Marc 2.23-28 (Louis Segond S21) :
Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé. Tout en marchant, ses disciples se mirent à arracher des épis.Les pharisiens lui dirent: «Regarde! Pourquoi font-ils ce qui n'est pas permis pendant le sabbat?»Jésus leur répondit: «N'avez-vous jamais lu ce qu'a fait David, lorsqu'il a été dans le besoin et qu'il a eu faim, lui et ses compagnons?Il est entré dans la maison de Dieu, à l'époque du grand-prêtre Abiathar, a mangé les pains consacrés qu'il n'est permis qu'aux prêtres de manger et en a même donné à ses compagnons!»Puis il leur dit: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat,de sorte que le Fils de l'homme est le Seigneur même du sabbat.»
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II
Les Pharisiens les interpellent au sujet du sabbat, reprochant aux disciples de cueillir des épis. Or, la loi de Moïse telle qu'elle est exprimée en Deutéronome 23.25 autorise explicitement de manger des grains de blé appartenant au champ du voisin. C'est donc l'interprétation pharisaïque de la loi, et non la loi elle-même, qui est en cause. Les Pharisiens ont ajouté à la loi mosaïque des prescriptions supplémentaires qui ont progressivement transformé le sabbat en un fardeau complexe, éloigné de l'esprit originel de la loi divine. Jésus répond aux Pharisiens en leur rappelant l'exemple de David et de ses compagnons qui mangèrent les pains de proposition réservés aux prêtres lorsqu'ils avaient faim (1 Samuel 21.1-6), montrant ainsi que la nécessité humaine peut primer sur les prescriptions rituelles. Cette réponse met les Pharisiens face à leurs propres contradictions et démontre leur manque de compréhension de l'esprit profond de la loi. L'enjeu théologique est fondamental : Jésus ne s'oppose pas aux principes du judaïsme dans son essence originelle, mais dénonce fermement les dérives accumulées par les interprétations pharisaïques au fil des siècles.
1 Samuel 21.1-6 (Louis Segond S21) :
David se leva et partit, et Jonathan rentra en ville.David se rendit à Nob vers le prêtre Achimélec. Celui-ci courut effrayé à sa rencontre et lui demanda: «Pourquoi es-tu seul et n'y a-t-il personne avec toi?»David répondit au prêtre Achimélec: «Le roi m'a donné un ordre et m'a dit: ‘Que personne ne sache rien de l'affaire pour laquelle je t'envoie ni de l'ordre que je t'ai donné.’ J'ai fixé un rendez-vous à mes hommes.Maintenant qu'as-tu sous la main? Donne-moi cinq pains ou ce que tu trouveras.»Le prêtre répondit à David: «Je n'ai pas de pain ordinaire sous la main, mais je peux te donner du pain consacré, à condition que tes hommes n'aient pas eu de relations avec des femmes récemment!»David répondit au prêtre: «Nous n'avons pas eu de relations avec des femmes, comme toujours quand je pars en campagne. Les affaires de mes hommes sont consacrées, même si une expédition a un caractère profane. Elles le seront d'autant plus aujourd'hui.»
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III
Le judaïsme de l'époque, alourdi par un ensemble de prescriptions complexes et souvent arbitraires, s'est éloigné de sa forme originelle. Cette confrontation révèle également une dimension christologique majeure : en se déclarant 'maître du sabbat', le Fils de l'homme revendique une autorité divine, puisque le sabbat est une institution établie par Dieu lui-même lors de la création. Les Pharisiens, qui ne reconnaissent pas en Jésus le Messie annoncé par les prophètes, ne peuvent pas comprendre cette position d'autorité absolue face aux injonctions de la loi. Leur opposition n'est pas uniquement théologique : contrariés par la notoriété grandissante de ce nouveau prédicateur auprès du peuple, ils cherchent le moindre prétexte pour le discréditer. Le message de Jésus, bien que simple dans son fond, est profondément clivant dans ses implications : le peuple le comprend et l'accepte, mais les dirigeants religieux, mis face à leurs contradictions, s'y opposent résolument. L'analyse souligne que cette révolution religieuse et sociale que représente l'enseignement de Jésus ne peut que conduire inexorablement à sa mort. La conclusion théologique des trois évangélistes est unanime : le Fils de l'homme est le Seigneur du sabbat, ce qui signifie qu'il possède l'autorité souveraine pour rétablir le véritable sens et la véritable pratique du sabbat, au-delà des ajouts humains qui en ont dénaturé l'essence.
La péricope 77 relate la guérison d'un homme à la main paralysée dans la synagogue de Capernaüm, un jour de Sabbat, en l'an 31. Rapporté par Matthieu, Marc et Luc, cet épisode révèle la tension croissante entre Jésus et les Pharisiens. Ces derniers, cherchant à l'accuser, refusent de voir les miracles accomplis. L'année 31 s'achève sur une rupture entre Jésus et les autorités religieuses juives.
Marc 3.1-5 (Louis Segond S21) :
Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée.Ils observaient Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat: c'était afin de pouvoir l'accuser.Jésus dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, là au milieu.»Puis il leur dit: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer?» Mais ils gardèrent le silence.Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme: «Tends ta main.» Il la tendit, et sa main fut guérie.
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La péricope 77 (PER077) traite de l'épisode évangélique de la guérison d'un homme à la main paralysée, tel que rapporté en parallèle par les trois évangiles synoptiques : Matthieu (12.9-13), Marc (3.1-5) et Luc (6.6-10). L'évangile de Jean ne mentionne pas cet épisode. Cet événement s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus, et se situe chronologiquement en l'an 31 de notre ère, après la Pâque du 24 mars et le sabbat du 5 avril 31. Le cadre géographique de cet épisode est la synagogue de Capernaüm, en Galilée. Bien que Matthieu, Marc et Luc ne précisent pas explicitement le lieu, le contexte général de leur récit rend évidente cette localisation. La scène se déroule un jour de Sabbat, ce qui confère à cet épisode une dimension théologique et polémique particulière. Cet épisode illustre une fois de plus la pratique régulière du Messie Jésus de guérir les malades le jour du Sabbat, pratique qu'il considère en parfaite conformité avec la loi de Moïse. Contrairement aux épisodes où les fidèles venaient chercher une guérison par leur propre démarche, c'est ici Jésus lui-même qui prend l'initiative d'inviter l'homme à la main paralysée à s'approcher, soulignant ainsi la dimension volontaire et consciente de son acte.
Matthieu 12.9-13 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là et entra dans la synagogue.Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée. Ils demandèrent à Jésus: «Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat?» C'était afin de pouvoir l'accuser.Il leur répondit: «Lequel de vous, s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans un trou le jour du sabbat, n'ira pas la retirer de là?Or, un homme vaut beaucoup plus qu'une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.»Alors il dit à l'homme: «Tends la main.» Il la tendit, et elle devint saine [comme l'autre].
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II
L'article met en lumière la tension croissante entre Jésus et les autorités religieuses juives, principalement les Pharisiens. Ces derniers, présents dans la synagogue, ne viennent pas assister à l'enseignement ou à la guérison avec un esprit ouvert, mais cherchent délibérément des preuves pour accabler Jésus. Leur position s'ancre de plus en plus dans une opposition frontale au Messie, qu'ils perçoivent comme une menace pour leur système d'interprétation de la Loi et, par extension, pour l'ordre social, culturel et économique qu'ils ont établi et dont ils bénéficient. L'auteur souligne une contradiction fondamentale dans l'attitude des Pharisiens : bien qu'ils défendent avec rigidité le respect strict du Sabbat, Matthieu révèle qu'ils n'hésitent pas eux-mêmes à enfreindre leurs propres règles lorsque leurs besoins personnels l'exigent. Cette hypocrisie contraste avec la cohérence de l'action du Messie Jésus, qui agit selon une logique de compassion et de miséricorde, fidèle à l'esprit profond de la Loi plutôt qu'à sa lettre. L'analyse théologique proposée met en évidence que les Pharisiens sont aveuglés par leur haine envers Jésus, au point de ne pas percevoir les miracles qui s'accomplissent sous leurs yeux. Leur opposition n'est pas motivée par une recherche sincère de la vérité, mais par la défense de leur système religieux, socialement et économiquement prospère. Jésus représente pour eux une remise en cause fondamentale de leur autorité et de leurs privilèges.
Luc 6.6-10 (Louis Segond S21) :
Un autre jour de sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Là se trouvait un homme dont la main droite était paralysée.Les spécialistes de la loi et les pharisiens observaient Jésus pour voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat, afin d'avoir un motif pour l'accuser.Mais Jésus connaissait leurs pensées et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi et tiens-toi là au milieu.» Il se leva et se tint debout.Jésus leur dit: «Je vous demande s'il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer.»Alors il promena son regard sur eux tous et dit à l'homme: «Tends ta main.» Il le fit et sa main fut guérie, [elle fut saine comme l'autre].
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III
L'article souligne également la dynamique populaire : tandis que les autorités religieuses s'opposent à Jésus avec une hostilité croissante, le peuple l'admire et l'acclame. Cette popularité ne fait qu'exacerber la colère et la jalousie des Pharisiens, creusant davantage le fossé entre eux et ce nouveau Maître qui enseigne et agit en homme libre. Du point de vue rédactionnel, l'article précise que la narration suit principalement l'évangile de Marc, tout en notant que l'ordre chronologique n'est pas nécessairement respecté par cet évangéliste, qui pourrait avoir regroupé plusieurs faits liés au thème du Sabbat. Cela invite le lecteur à une lecture critique et nuancée des synoptiques. En conclusion, la guérison de l'homme à la main paralysée marque un tournant dans le ministère de Jésus en Galilée : l'an 31 s'achève sur une rupture consommée entre le Messie et les autorités religieuses juives. Cet épisode illustre la dynamique fondamentale du conflit entre la Loi vécue dans sa profondeur spirituelle, incarnée par Jésus, et la Loi réduite à un instrument de pouvoir et de contrôle social, défendue par les Pharisiens. Des annexes complémentaires sont proposées sur la ville de Capernaüm, les appels et le choix des disciples, ainsi que sur le ministère du Messie Jésus.
La péricope 78 relate la décision des pharisiens d'assassiner le Messie Jésus, suite à la guérison de l'homme à la main paralysée un jour de sabbat. En l'an 31, à Capernaüm, une fracture nette oppose les autorités religieuses hostiles au peuple admiratif. Des voix dissidentes comme Nicodème et Gamaliel témoignent d'une opposition interne au Sanhédrin. Malgré ce complot, Jésus poursuit son ministère avec détermination.
Marc 3.6 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
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Les pharisiens envisagent d’assassiner le Messie Jésus
I
La péricope 78 (PER078) s'inscrit dans la continuité de l'épisode de la guérison de l'homme à la main paralysée (PER077) et constitue la conclusion que tirent les trois évangélistes synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — de cet événement survenu un jour de sabbat dans la synagogue de Capernaüm, en Galilée. Cet épisode se situe durant la deuxième année du ministère du Messie Jésus, plus précisément après la Pâque du 24 mars et le sabbat du 5 avril de l'an 31. L'article met en lumière une fracture profonde et irréversible qui se dessine désormais au sein de la société juive de l'époque. D'un côté, les autorités religieuses — les pharisiens en premier lieu — qui, confrontées à l'enseignement et aux actes du Messie Jésus, perçoivent en lui une menace directe pour leur autorité, leur statut et la stabilité de l'ordre social et religieux qu'ils incarnent. De l'autre côté, le peuple ordinaire — les petits, les pauvres, ceux qui n'ont pas d'importance aux yeux des puissants — qui admire Jésus, le loue et le suit avec ferveur. La décision prise par les autorités religieuses est radicale : elles envisagent d'assassiner le Messie Jésus. Cette résolution est rapportée explicitement par Matthieu (12.14-15) et Marc (3.6), tandis que Luc (6.11) évoque la fureur et la perplexité des religieux face aux actes de Jésus. Matthieu précise que Jésus a été averti de ces intentions malveillantes, ce qui laisse supposer qu'au sein même du groupe des opposants, une minorité désapprouvait ce projet meurtrier.
Actes des apôtres 5.34-39 (Louis Segond S21) :
Mais un pharisien du nom de Gamaliel, professeur de la loi estimé de tout le peuple, se leva dans le sanhédrin et ordonna de faire sortir un instant les apôtres.Puis il leur dit: «Israélites, faites attention à ce que vous allez faire vis-à-vis de ces hommes.En effet, il y a quelque temps, Theudas est apparu; il prétendait être quelqu'un et environ 400 hommes se sont ralliés à lui. Il a été tué et tous ses partisans ont été mis en déroute, il n'en est rien resté.Après lui est apparu Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il a attiré du monde à sa suite. Lui aussi est mort et tous ses partisans ont été dispersés.Maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les faire. Si cette entreprise ou cette activité vient des êtres humains, elle se détruira;en revanche, si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque de combattre contre Dieu!»
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II
L'article établit des connexions significatives avec d'autres passages bibliques pour illustrer cette division interne au sein des autorités juives. Il cite notamment les paroles de Caïphe, souverain sacrificateur, qui affirmait qu'il était préférable qu'un seul homme meure pour le peuple (Jean 18.14), révélant ainsi une logique politique froide et calculatrice. En contraste, le sage Gamaliel, lors des débats du Sanhédrin au sujet des apôtres, exhortait à la prudence en affirmant qu'il ne fallait pas prendre le risque de s'opposer à Dieu (Actes 5.34-39). Deux figures emblématiques illustrent davantage encore cette opposition interne : Nicodème et Joseph d'Arimathée. Nicodème, membre du Sanhédrin, intervient pour rappeler qu'on ne condamne pas un homme sans l'avoir préalablement entendu (Jean 7.45-53), témoignant ainsi d'une conscience juridique et spirituelle que ses collègues semblent avoir mise de côté. Joseph d'Arimathée, lui aussi membre influent du Sanhédrin, sera celui qui demandera le corps de Jésus après la crucifixion pour lui accorder une sépulture digne. Ces deux personnages montrent que même au cœur de l'opposition institutionnelle, la figure du Messie Jésus suscitait un questionnement profond et des conversions authentiques. L'auteur de l'article souligne la raison théologique et narrative pour laquelle les trois synoptiques ont choisi de rapporter le miracle de l'homme à la main sèche guérie un jour de sabbat : ce n'est pas tant le miracle en lui-même qui les intéresse, mais bien la réaction qu'il provoque et le danger mortel qu'il révèle.
Marc 3.6 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
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III
En présentant ce récit, ils souhaitent souligner que dès la deuxième année de son ministère public, le Messie Jésus faisait l'objet d'un complot visant à le supprimer. Un constat important est également mis en avant : il n'y a pas d'indifférence face au Messie Jésus. Chaque personne, chaque groupe social, chaque autorité religieuse est contraint de prendre position. Le clivage est total et sans nuance : soit on est du côté de ceux qui cherchent à le détruire, soit on est du côté de ceux qui le reconnaissent et l'accueillent. Malgré ce contexte hostile et menaçant, le Messie Jésus ne s'arrête pas. Il continue son œuvre avec détermination, poursuivant son ministère d'enseignement, de guérison et d'annonce du Royaume de Dieu. Cette péricope illustre ainsi non seulement l'opposition croissante que rencontre Jésus, mais aussi sa résolution inébranlable à accomplir la mission que le Père lui a confiée, quelles que soient les circonstances.
Lors de la fête des Tabernacles en octobre 32, le Messie Jésus enseigne au temple de Jérusalem avec une autorité qui étonne la foule et indigne les pharisiens. Jean 7.14-24 rapporte cet épisode unique où Jésus affirme que son enseignement vient de Dieu et défend une guérison sabbatique par une argumentation scripturaire rigoureuse. L'hostilité des autorités religieuses s'intensifie.
Jean 7.14-24 (Louis Segond S21) :
C'était déjà le milieu de la fête lorsque Jésus monta au temple et se mit à enseigner.Les Juifs s'étonnaient et disaient: «Comment connaît-il les Ecritures, lui qui n'a pas étudié?»Jésus leur répondit: «Mon enseignement ne vient pas de moi mais de celui qui m'a envoyé.Si quelqu'un veut faire la volonté de Dieu, il saura si mon enseignement vient de Dieu ou si je parle de ma propre initiative.Celui qui parle de sa propre initiative cherche sa propre gloire, mais si quelqu'un cherche la gloire de celui qui l'a envoyé, celui-là est vrai et il n'y a pas d'injustice en lui.Moïse ne vous a-t-il pas donné la loi? Or, aucun de vous ne la met en pratique. Pourquoi cherchez-vous à me faire mourir?»La foule répondit: «Tu as un démon. Qui cherche à te faire mourir?»Jésus leur répondit: «Pour une seule œuvre que j'ai faite, vous êtes tous étonnés.Moïse vous a donné la circoncision - qui ne vient du reste pas de lui, mais des patriarches - et vous circoncisez un homme le jour du sabbat.Si pour respecter la loi de Moïse un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, pourquoi vous irritez-vous contre moi parce que j'ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat?Ne jugez pas d'après l'apparence, mais portez un jugement juste.»
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La péricope PER213 traite de l'enseignement du Messie Jésus au temple de Jérusalem, tel que rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean dans son chapitre 7, versets 14 à 24. Cet épisode se situe dans le contexte de la fête des Tabernacles, connue en hébreu sous le nom de Souccot, qui débute le 15 tischri 3793, soit le jeudi 7 octobre de l'an 32. Le Messie Jésus arrive à Jérusalem le samedi 9 octobre, au milieu de la fête, et commence à enseigner dans le temple, provoquant immédiatement l'étonnement et la controverse parmi la population judéenne et les autorités religieuses. L'un des points centraux de cet enseignement réside dans la réaction de la foule face à la maîtrise scripturaire du Messie Jésus. Jean souligne que les Judéens s'étonnaient de sa connaissance approfondie des Écritures, d'autant plus qu'il n'avait pas fréquenté les grandes écoles rabbiniques de Jérusalem. Sa formation avait eu lieu à Nazareth, en Galilée, région souvent méprisée par les élites religieuses de la capitale. Cet étonnement révèle un préjugé culturel et social fort : pour les Judéens de Jérusalem, seul un enseignement reçu dans les grandes académies de la ville pouvait être considéré comme légitime et reconnu. Face à cette incompréhension, le Messie Jésus affirme que son enseignement ne provient pas d'une école humaine, mais directement de Dieu qui l'a envoyé.
Jean 7.21-24 (Louis Segond S21) :
Jésus leur répondit: «Pour une seule œuvre que j'ai faite, vous êtes tous étonnés.Moïse vous a donné la circoncision - qui ne vient du reste pas de lui, mais des patriarches - et vous circoncisez un homme le jour du sabbat.Si pour respecter la loi de Moïse un homme reçoit la circoncision le jour du sabbat, pourquoi vous irritez-vous contre moi parce que j'ai guéri un homme tout entier le jour du sabbat?Ne jugez pas d'après l'apparence, mais portez un jugement juste.»
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II
Cette affirmation ne doit pas être interprétée comme l'exclusion de tout processus d'apprentissage humain, mais plutôt comme l'expression d'une relation intime et unique avec le Père. Il semble en effet raisonnable de considérer qu'il avait étudié, qu'il possédait des capacités intellectuelles et spirituelles exceptionnelles, et que cette communion profonde avec Dieu lui permettait de comprendre parfaitement l'esprit dans lequel la Loi avait été transmise à Moïse. C'est pourquoi son interprétation des Écritures était à la fois juste, cohérente et dotée d'une autorité qui dépassait celle des scribes et des pharisiens. Un autre élément fondamental de cet épisode concerne une guérison effectuée le jour du sabbat, le samedi 9 octobre. Bien que le texte de Jean 7.21-24 ne décrive pas directement la guérison en question, il y fait clairement référence comme à un acte récent qui a suscité l'indignation des autorités religieuses. Le Messie Jésus utilise cet épisode pour développer une argumentation théologique solide : si la circoncision peut être pratiquée le jour du sabbat pour ne pas enfreindre la loi de Moïse, à plus forte raison la guérison complète d'un homme ne saurait-elle être considérée comme une transgression. Il invite son auditoire à ne pas juger selon les apparences, mais selon un jugement juste. Cet épisode s'inscrit dans une série de controverses sabbatiques présentes tout au long des Évangiles.
Luc 13.10-17 (Louis Segond S21) :
Jésus enseignait dans une des synagogues, le jour du sabbat.Or il y avait là une femme habitée par un esprit qui la rendait infirme depuis 18 ans; elle était courbée et ne pouvait pas du tout se redresser.Lorsqu'il la vit, Jésus lui adressa la parole et lui dit: «Femme, tu es délivrée de ton infirmité.»Il posa les mains sur elle; immédiatement elle se redressa, et elle se mit à célébrer la gloire de Dieu.Mais le chef de la synagogue, indigné de ce que Jésus avait fait une guérison un jour de sabbat, dit à la foule: «Il y a six jours pour travailler, venez donc vous faire guérir ces jours-là et non pas le jour du sabbat.»Le Seigneur lui répondit en ces termes: «Hypocrites! Le jour du sabbat, chacun de vous ne détache-t-il pas son bœuf ou son âne de la mangeoire pour le mener boire?Et cette femme, qui est une fille d'Abraham et que Satan tenait attachée depuis 18 ans, ne fallait-il pas la délivrer de cette chaîne le jour du sabbat?»Ces paroles remplirent de honte tous ses adversaires, et la foule entière se réjouissait de toutes les merveilles qu'il faisait.
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III
Parmi les exemples cités dans le commentaire, on trouve la guérison de l'homme à la main sèche en Marc 3.1-6, la femme courbée depuis dix-huit ans en Luc 13.10-17, l'aveugle-né en Jean 9.1-16, et l'homme souffrant d'hydropisie en Luc 14.1-6. Ces récits illustrent la tension permanente entre une observance rigide et formaliste du sabbat par les pharisiens et une conception du sabbat centrée sur la miséricorde et le service de Dieu défendue par le Messie Jésus. Malgré la clarté et la cohérence de l'argumentation du Messie Jésus, les pharisiens refusent d'accepter ses explications. Au contraire, cet enseignement public et l'enthousiasme qu'il suscite dans la foule aggravent leur hostilité. Le fossé se creuse davantage entre le Messie et les autorités religieuses, qui commencent à envisager des mesures pour l'arrêter et le supprimer. Cet épisode constitue ainsi une étape importante dans la montée des tensions qui mèneront à la Passion. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, offrant au lecteur des ressources pour approfondir sa compréhension du contexte plus large du ministère de Jésus.
La péricope 231 relate la guérison par Jésus d'une femme infirme depuis dix-huit ans, un jour de sabbat dans une synagogue de Jérusalem (Luc 13.10-17). Cet acte provoque l'indignation des autorités religieuses, que Jésus confond en pointant leurs contradictions. La foule, elle, admire et glorifie Dieu. L'épisode illustre la tension entre la tradition pharisienne et l'application authentique de la loi divine, tout en mettant en lumière la foi persévérante de cette femme.
Deutéronome 5.12-15 (Louis Segond S21) :
»Respecte le jour du repos en en faisant un jour saint comme l'Eternel, ton Dieu, te l'a ordonné.Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l'étranger qui habite chez toi, afin que ton esclave et ta servante se reposent comme toi.Tu te souviendras que tu as été esclave en Egypte et que l'Eternel, ton Dieu, t'en a fait sortir avec puissance et force. Voilà pourquoi l'Eternel, ton Dieu, t'a ordonné de respecter le jour du repos.
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La péricope 231 de la Synopse traite de la guérison d'une femme par le Messie Jésus un jour de sabbat, épisode rapporté uniquement par l'évangéliste Luc (Luc 13.10-17). Cet événement se situe dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus, et prend place dans une synagogue de Jérusalem, vraisemblablement un samedi situé entre fin novembre et début décembre. L'article commence par souligner la particularité de l'approche littéraire de Luc dans ses chapitres 13 à 19 : l'évangéliste ne suit pas une chronologie strictement formelle, mais construit une argumentation thématique et structurée. Cette observation est fondamentale pour comprendre le contexte dans lequel s'insère ce récit de guérison. Un premier élément de contexte historique important est fourni : Jérusalem comptait, au temps de Jésus, environ 480 synagogues. Ce chiffre élevé explique pourquoi Luc emploie l'expression vague « une des synagogues » plutôt que de désigner un lieu précis. Les synagogues jouaient plusieurs rôles essentiels dans la vie communautaire juive : elles étaient des lieux de lecture de la Loi, de prière collective et d'enseignement religieux. Contrairement au Temple, voué aux sacrifices, les synagogues constituaient des centres éducatifs et spirituels accessibles à l'ensemble de la population. Certaines étaient même fondées par des groupes professionnels ou des communautés étrangères établies à Jérusalem.
Jean 9.1-41 (Louis Segond S21) :
Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?»Jésus répondit: «Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui.Il faut que je fasse, tant qu'il fait jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler.Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.»Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux [de l'aveugle]et lui dit: «Va te laver au bassin de Siloé», nom qui signifie «envoyé». Il y alla donc, se lava et revint voyant clair.Ses voisins et ceux qui l'avaient vu mendier auparavant disaient: «N'est-ce pas celui qui se tenait assis et qui mendiait?»Les uns disaient: «C'est lui.» D'autres disaient: «Non, mais il lui ressemble.» Mais lui affirmait: «C'est bien moi.»Ils lui dirent donc: «Comment [donc] tes yeux ont-ils été ouverts?»Il répondit: «L'homme qu'on appelle Jésus a fait de la boue, l'a appliquée sur mes yeux et m'a dit: ‘Va au bassin de Siloé et lave-toi.’ J'y suis donc allé, je me suis lavé et j'ai pu voir.»Ils lui dirent: «Où est cet homme?» Il répondit: «Je ne sais pas.»Ils menèrent vers les pharisiens l'homme qui avait été aveugle.Or c'était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.A leur tour, les pharisiens lui demandèrent comment il avait pu voir. Il leur dit: «Il a appliqué de la boue sur mes yeux, je me suis lavé et je vois.»Là-dessus, quelques-uns des pharisiens disaient: «Cet homme ne vient pas de Dieu, car il ne respecte pas le sabbat», mais d'autres disaient: «Comment un homme pécheur peut-il faire de tels signes miraculeux?» Et il y eut division parmi eux.Ils dirent encore à l'aveugle: «Toi, que dis-tu de lui, puisqu'il t'a ouvert les yeux?» Il répondit: «C'est un prophète.»Les Juifs ne voulurent pas croire qu'il avait été aveugle et qu'il voyait désormais, avant d'avoir fait venir ses parents.Ils les interrogèrent en disant: «Est-ce bien votre fils, que vous dites être né aveugle? Comment donc se fait-il qu'il voie maintenant?»Ses parents leur répondirent: «Nous savons que c'est bien notre fils et qu'il est né aveugle,mais nous ne savons pas comment il se fait qu'il voie maintenant, ni qui lui a ouvert les yeux. Interrogez-le lui-même, il est assez grand pour parler de ce qui le concerne.»Ses parents dirent cela parce qu'ils avaient peur des chefs juifs. En effet, ceux-ci avaient déjà décidé d'exclure de la synagogue celui qui reconnaîtrait Jésus comme le Messie.Voilà pourquoi ses parents dirent: «Il est assez grand, interrogez-le lui-même.»Les pharisiens appelèrent une seconde fois l'homme qui avait été aveugle et lui dirent: «Rends gloire à Dieu! Nous savons que cet homme est un pécheur.»Il répondit: «S'il est un pécheur, je n'en sais rien. Je sais une chose: c'est que j'étais aveugle et maintenant je vois.»Ils lui dirent [de nouveau]: «Que t'a-t-il fait? Comment t'a-t-il ouvert les yeux?»Il leur répondit: «Je vous l'ai déjà dit et vous n'avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous l'entendre encore? Voulez-vous aussi devenir ses disciples?»Ils l'insultèrent et dirent: «C'est toi qui es son disciple. Nous, nous sommes disciples de Moïse.Nous savons que Dieu a parlé à Moïse, mais celui-ci, nous ne savons pas d'où il est.»Cet homme leur répondit: «Voilà qui est étonnant: vous ne savez pas d'où il est, et pourtant il m'a ouvert les yeux!Nous savons que Dieu n'exauce pas les pécheurs mais qu'en revanche, si quelqu'un l'honore et fait sa volonté, il l'exauce.Jamais encore on n'a entendu dire que quelqu'un ait ouvert les yeux d'un aveugle-né.Si cet homme ne venait pas de Dieu, il ne pourrait rien faire.»Ils lui répondirent: «Tu es né tout entier dans le péché et tu nous enseignes!» Et ils le chassèrent.Jésus apprit qu'ils l'avaient chassé. L'ayant rencontré, il [lui] dit: «Crois-tu au Fils de Dieu?»Il répondit: «Et qui est-il, Seigneur, afin que je croie en lui?»«Tu l'as vu, lui dit Jésus, et celui qui te parle, c'est lui.»Alors il dit: «Je crois, Seigneur.» Et il se prosterna devant lui.Puis Jésus dit: «Je suis venu dans ce monde pour un jugement, pour que ceux qui ne voient pas voient et pour que ceux qui voient deviennent aveugles.»Quelques pharisiens qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent: «Nous aussi, sommes-nous aveugles?»Jésus leur répondit: «Si vous étiez aveugles, vous n'auriez pas de péché. Mais en réalité, vous dites: ‘Nous voyons.’ [Ainsi donc,] votre péché reste.
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II
L'article replace ensuite la guérison dans le cadre plus large des tensions croissantes entre Jésus et les autorités religieuses, notamment les pharisiens. Ces derniers cherchent désormais à rassembler des preuves pour étayer une éventuelle accusation formelle contre Jésus. C'est dans ce contexte que la liberté d'action de Jésus doit être comprise : il continue d'enseigner et d'agir publiquement malgré la surveillance hostile qui pèse sur lui. Le miracle lui-même est au cœur du récit : une femme, infirme depuis dix-huit ans, est guérie par Jésus dans la synagogue, un jour de sabbat. Cet acte provoque immédiatement l'indignation des autorités religieuses présentes, qui y voient une violation de la loi du sabbat. L'article souligne cependant qu'aucune disposition explicite de cette loi, telle qu'elle est formulée dans les textes fondateurs (Exode 20.8-10 ; Deutéronome 5.12-15), n'interdit d'accomplir une bonne action ce jour-là. Le sabbat est avant tout un jour consacré au souvenir de Dieu. La réaction des autorités religieuses révèle donc une préférence pour la tradition interprétative humaine au détriment de l'application directe du commandement divin, au risque de nuire à autrui. Jésus, fidèle à son habitude, répond aux accusations de manière directe et sans détour, en pointant les contradictions dans le raisonnement de ses opposants.
Marc 1.21-28 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent à Capernaüm. Dès le jour du sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner.On était frappé par son enseignement, car il enseignait avec autorité, et non pas comme les spécialistes de la loi.Il y avait dans leur synagogue un homme qui avait un esprit impur. Il s'écria:«[Ah!] Que nous veux-tu, Jésus de Nazareth? Es-tu venu pour nous perdre? Je sais qui tu es: le Saint de Dieu.»Jésus le menaça en disant: «Tais-toi et sors de cet homme.»L'esprit impur sortit de cet homme en le secouant violemment et en poussant un grand cri.Tous furent si effrayés qu'ils se demandaient les uns aux autres: «Qu'est-ce que ceci? Quel est ce nouvel enseignement? Il commande avec autorité même aux esprits impurs, et ils lui obéissent!»Et sa réputation gagna aussitôt toute la région de la Galilée.
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III
Il leur rappelle notamment qu'ils n'hésitent pas eux-mêmes à mener leurs animaux à l'eau un jour de sabbat, et qu'il est donc d'autant plus légitime de délivrer cette femme, fille d'Abraham, de son infirmité. Un fait notable est souligné dans l'article : contrairement aux réactions habituelles de colère et de haine, les opposants de Jésus furent, cette fois, remplis de honte après avoir entendu ses paroles (Luc 13.17). Ce détail est présenté comme exceptionnel dans le cadre des confrontations entre Jésus et les autorités religieuses. L'article met également en valeur la foi persévérante de cette femme : malgré dix-huit années d'infirmité et la condition humiliante qui en découlait, elle continuait de se rendre à la synagogue. Ce comportement est présenté comme la condition qui rendit possible sa guérison et sa délivrance ce jour de sabbat, transformé pour elle en jour de salut. Enfin, la réaction de la foule contraste fortement avec celle des autorités : là où les chefs religieux s'indignent, le peuple admire et glorifie Dieu. Ce schéma récurrent dans les récits évangéliques illustre la fracture entre les élites religieuses et le peuple ordinaire face au ministère de Jésus. Cet épisode s'inscrit dans une série de guérisons accomplies le jour du sabbat, attestées dans plusieurs passages évangéliques (Luc 6.6-11 ; Jean 5.1-18 ; Jean 9.1-41 ; Luc 14.1-6 ; Marc 1.21-28 ; Marc 1.29-31), qui constituent autant de points de friction entre Jésus et les pharisiens, et révèlent la nature profonde de son identité messianique.
La péricope PER235 relate le repas de Jésus chez un chef des pharisiens un samedi (Luc 14.1), dans un contexte de confrontation croissante. Les pharisiens cherchent à rassembler des preuves contre lui pour le Sanhédrin. Malgré les tensions, Jésus accepte l'invitation, maintient ses positions et corrige leurs enseignements. Luc est le seul évangéliste à rapporter cet épisode, vraisemblablement situé au repas du samedi midi.
Luc 14.12 (Louis Segond S21) :
Il dit aussi à celui qui l'avait invité: «Lorsque tu organises un dîner ou un souper, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni des voisins riches, de peur qu'ils ne t'invitent à leur tour pour te rendre la pareille.
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La péricope PER235 traite d'un épisode rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 14.1), situant le repas chez un pharisien un samedi 4 décembre 32, dans la maison d'un chef des pharisiens à Jérusalem. Cet épisode s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus, et constitue un moment clé pour comprendre les relations tendues entre Jésus et les autorités religieuses de son temps. Le contexte général de ce repas est celui d'une opposition croissante des pharisiens envers le Messie Jésus. Après avoir tenté de le faire assassiner par des fanatiques (PER219), les pharisiens ont modifié leur stratégie, poussés notamment par certains membres de leur propre groupe qui refusaient de juger un homme sans l'avoir d'abord entendu, conformément au principe exprimé en Jean 7.51. Désormais, leur démarche consiste à rassembler des preuves suffisantes pour le traduire devant le Sanhédrin. C'est dans cette optique qu'il faut comprendre les invitations répétées adressées à Jésus lors de repas pharisaïques. Conscient des intentions réelles de ses hôtes, Jésus accepte néanmoins ces invitations. Il ne se dérobe pas aux confrontations mais maintient fermement ses positions et corrige les enseignements qu'il juge néfastes pour le peuple.
Luc 11.37 (Louis Segond S21) :
Pendant que Jésus parlait, un pharisien l'invita à dîner chez lui. Il entra et se mit à table.
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II
Cette attitude témoigne d'un courage remarquable, d'autant que Jésus sait que la situation ne s'améliorera pas et que sa mort est désormais inévitable. L'article souligne que ces repas n'avaient rien de convivial au sens moderne du terme. Ils constituaient de véritables joutes verbales, des arènes de débat où différents pharisiens tentaient tour à tour de déstabiliser Jésus, de mettre en évidence des contradictions dans ses propos, afin de trouver des motifs légaux de le condamner. La présence de plusieurs pharisiens simultanément n'était pas anodine : elle répondait à l'exigence légale du double témoignage, telle qu'établie dans la Torah (Deutéronome 19.15, Deutéronome 17.6) et rappelée dans le Nouveau Testament (Matthieu 18.16, 2 Corinthiens 13.1, Jean 8.17). Le fait que Caïphe ait finalement dû recourir à de faux témoins pour obtenir une condamnation devant le Sanhédrin illustre l'échec de cette stratégie. L'hôte est identifié comme l'un des chefs des pharisiens, sans que son nom soit précisé. L'article exclut qu'il s'agisse de Caïphe, d'une part parce que Luc aurait mentionné son nom, et d'autre part parce que Caïphe était sadducéen et non pharisien. Une attention particulière est portée à la question du moment de la journée où se déroule ce repas.
Deutéronome 19.15 (Louis Segond S21) :
»Un seul témoin ne suffira pas contre un homme pour constater un crime ou un péché, quel qu'il soit; *un fait ne pourra être établi que sur la déposition de 2 ou de 3 témoins.
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III
Le sabbat commence le vendredi soir au coucher du soleil et comprend plusieurs repas : le dîner du vendredi soir, considéré comme le plus solennel, le déjeuner du samedi midi, et parfois un repas en fin d'après-midi. L'article conclut, à partir de plusieurs indices textuels, qu'il s'agit vraisemblablement du repas du samedi midi. En effet, le récit de Luc laisse entendre que le sabbat est déjà bien engagé, et la succession d'enseignements, d'une guérison et de plusieurs paraboles suppose une durée importante, davantage compatible avec le déjeuner du samedi qu'avec le dîner cérémoniel du vendredi soir. Luc est présenté comme le seul évangéliste à transmettre cette invitation, ce qui confère à son récit une valeur documentaire unique. Le repas est comparé à un épisode similaire mentionné en Luc 11.37 (PER227), bien que l'atmosphère de cette nouvelle invitation semble plus sereine que la précédente. L'article renvoie également aux annexes ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, suggérant que cet épisode est riche en enseignements et en gestes significatifs. En résumé, PER235 offre une lecture approfondie d'un repas sabbatique qui, derrière une apparence sociale, cache une confrontation théologique et juridique majeure entre Jésus et les représentants du judaïsme institutionnel de son époque. Cet épisode illustre la tension croissante qui mènera à l'arrestation et au procès de Jésus, tout en révélant la liberté et la lucidité avec lesquelles il affronte ses adversaires.
Un homme atteint d'hydropisie est guéri par le Messie Jésus lors d'un repas sabbatique chez un pharisien à Jérusalem. Face aux experts de la loi, Jésus pose une question sur la légalité de guérir le sabbat, puis agit sans attendre leur réponse. Ses interlocuteurs, incapables de rétorquer, gardent le silence. Luc est le seul évangéliste à rapporter cet épisode (Luc 14.2-6), daté du 4 décembre 32.
Luc 14.6 (Louis Segond S21) :
Et ils furent incapables de répondre à cela.
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La péricope 236 de la Synopse décrit l'épisode de la guérison d'un homme atteint d'hydropisie (œdème), tel que rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 14.2-6). Cet événement se déroule un samedi 4 décembre 32, dans la maison d'un pharisien à Jérusalem, où le Messie Jésus a été invité à partager un repas avec ses hôtes et à répondre à leurs questions. Luc est le seul évangéliste à transmettre cet épisode, ce qui en fait un récit propre à son évangile. Le contexte est celui d'un déjeuner organisé dans la demeure d'un pharisien, un repas festif du jour du sabbat, occasion courante pour les grandes réunions sociales de l'époque, pratique nullement interdite par la loi mosaïque. Alors que les convives sont encore présents, un homme souffrant d'hydropisie — terme grec désignant une accumulation anormale de liquide dans les tissus corporels, ce que nous appelons aujourd'hui un œdème — se présente devant l'assemblée. Cet homme avait entendu parler du Messie Jésus et était convaincu qu'il pourrait obtenir une guérison de sa part. Sa démarche est donc délibérée et motivée par une foi concrète dans la puissance guérissante du Messie. Face à cette situation, le Messie Jésus prend l'initiative et pose une question directe à ses hôtes : « Est-il permis ou non de faire une guérison le jour du sabbat ? » Cette interrogation n'est pas une demande de permission, mais une interpellation théologique et morale adressée aux experts de la loi présents.
Luc 14.6 (Louis Segond S21) :
Et ils furent incapables de répondre à cela.
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II
Le Messie Jésus possède l'autorité pour guérir, et ses interlocuteurs en sont parfaitement conscients. Face à cette question, ils choisissent de garder le silence, incapables de formuler une réponse qui ne se retourne pas contre eux. Sans hésitation, le Messie Jésus procède alors à la guérison de l'homme, qui repart guéri. Puis le Maître interpelle de nouveau ses convives en pointant une contradiction fondamentale dans leur raisonnement : si l'un d'eux voyait son fils ou son bœuf tomber dans un puits un jour de sabbat, ne le retirerait-il pas immédiatement ? Cette argumentation par analogie démontre l'incohérence de ceux qui prétendent défendre le repos sabbatique tout en acceptant des exceptions pragmatiques dans leur propre vie. Les pharisiens et experts de la loi restent muets. Ils ne peuvent ni approuver ni contredire le Messie Jésus sans se contredire eux-mêmes ou reconnaître implicitement sa légitimité divine. Ce silence est éloquent : il témoigne de leur désarroi profond face à la sagesse et à l'autorité du Messie.
Luc 14.3 (Louis Segond S21) :
Jésus prit la parole et dit aux professeurs de la loi et aux pharisiens: «Est-il permis [ou non] de faire une guérison le jour du sabbat?»
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III
L'auteur du commentaire souligne plusieurs dimensions théologiques importantes de cet épisode. Premièrement, la guérison d'un sabbat ne constitue pas en elle-même une preuve recevable contre le Messie Jésus dans un cadre légal ou religieux, car elle impliquerait d'examiner l'origine du miracle, ce qui conduirait inévitablement à reconnaître la manifestation de la puissance divine en sa personne. Deuxièmement, le Messie Jésus « plante des graines de sénevé » dans le cœur de ces hommes : chaque interaction est une invitation au salut et à la repentance, même pour ceux qui lui sont hostiles. Le commentaire note également que cet épisode s'inscrit dans une série de confrontations avec les pharisiens lors de repas sabbatiques, et que la sagesse manifestée par le Messie Jésus place ses adversaires dans une position de plus en plus inconfortable. Ils réalisent qu'il leur sera de plus en plus difficile de le prendre en défaut et qu'une prise de position devient inévitable, comme l'illustre également Jean 7.46. Cet épisode précède la parabole de l'invité prétentieux (PER237) et fait suite au repas chez un pharisien (PER235), s'inscrivant dans une séquence narrative cohérente sur les repas et les enseignements du Messie Jésus durant la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine de sa vie terrestre.
Joseph d'Arimathée, membre éminent du Sanhédrin et disciple secret de Jésus, demande courageusement à Pilate la remise du corps du Crucifié. Accompagné de Nicodème, il organise une sépulture digne dans son propre tombeau neuf, avant le début du sabbat. Cet épisode, attesté par les quatre évangiles, illustre le passage de la discrétion à un acte public de foi au moment où les disciples proches demeurent cachés.
Matthieu 27.45 (Louis Segond S21) :
De midi jusqu'à trois heures de l'après-midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays.
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La péricope 361 de la Synopse évangélique traite de l'épisode où Joseph d'Arimathée demande à Ponce Pilate la remise du corps de Jésus après la crucifixion. Cet événement, rapporté par les quatre évangélistes (Matthieu 27.57-58, Marc 15.42-45, Luc 23.50-56 et Jean 19.38), se déroule le vendredi 1er avril 33, avant 18h00, au mont Golgotha, dans un contexte de très grande urgence temporelle et religieuse. Le cadre légal et temporel est déterminant : la Loi mosaïque, telle qu'elle est formulée en Deutéronome 21.22-23, interdit que le corps d'un supplicié demeure suspendu durant la nuit afin de ne pas souiller la Terre promise. Cette exigence prend une dimension encore plus pressante ce vendredi de Pâque, car le sabbat débute au coucher du soleil, aux alentours de 17h50, imposant l'arrêt de toute activité, y compris funéraire. Les autorités juives avaient elles-mêmes sollicité Pilate pour que les corps soient retirés avant la fête (Jean 19.31). La mise au tombeau est ainsi envisagée vers 17h, encore de jour, juste avant le début du sabbat, ce qui permettait aux trois jours et trois nuits prophétiques de commencer dès cette première nuit extraordinaire selon le calendrier juif. Joseph d'Arimathée est présenté par les évangélistes comme un personnage d'une stature remarquable. Membre éminent du Sanhédrin, homme riche, juste et pieux, il 'attendait le royaume de Dieu'. Luc précise qu'il n'avait pas consenti à la décision collective de condamner Jésus (Luc 23.50-51).
Matthieu 27.45 (Louis Segond S21) :
De midi jusqu'à trois heures de l'après-midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays.
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II
Jean révèle qu'il était disciple de Jésus, mais 'en secret, par crainte des Juifs' (Jean 19.38). Sa fortune lui permettait de disposer d'un tombeau neuf, taillé dans le roc, situé dans un jardin à proximité immédiate du Golgotha, un lieu providentiellement adapté aux circonstances de l'ensevelissement. La démarche de Joseph auprès de Pilate représente un acte de courage public particulièrement significatif. En réclamant officiellement le corps d'un homme condamné pour sédition, il se révèle publiquement comme sympathisant du Crucifié, s'exposant ainsi à la réprobation de ses pairs au sein du Sanhédrin et à d'éventuelles représailles des autorités. Ce geste contraste fortement avec l'attitude de Pierre, qui avait renié Jésus par trois fois dans la cour du grand prêtre (Jean 18.15-27), et avec celle des autres disciples qui demeuraient cachés. Joseph sort de l'ombre au moment précis où les plus proches compagnons de Jésus restent dans la clandestinité (Marc 15.43). Joseph est accompagné de Nicodème, autre membre éminent du Sanhédrin et pharisien de renom. Ce personnage avait rendu visite à Jésus 'de nuit' au tout début de son ministère public, entretien lors duquel Jésus lui avait enseigné la nécessité de 'naître de nouveau' (Jean 3). Sa présence au crépuscule de la crucifixion marque une progression symbolique profonde : de la visite nocturne et prudente vers un acte public et assumé de dévotion envers le Crucifié.
Jean 19.31-42 (Louis Segond S21) :
C'était la préparation de la Pâque et ce sabbat allait être un jour solennel. Craignant que les corps ne restent en croix pendant le sabbat, les Juifs demandèrent à Pilate qu'on brise les jambes aux crucifiés et qu'on enlève les corps.Les soldats vinrent donc briser les jambes du premier, puis du second des condamnés qui avaient été crucifiés avec Jésus.Quand ils s'approchèrent de lui, ils virent qu'il était déjà mort. Ils ne lui brisèrent pas les jambes,mais un des soldats lui transperça le côté avec une lance et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau.Celui qui a vu ces choses en rend témoignage et son témoignage est vrai. Il sait qu'il dit la vérité afin que vous croyiez aussi.En effet, cela est arrivé afin que ce passage de l'Ecriture soit accompli: Aucun de ses os ne sera brisé.Ailleurs l'Ecriture dit encore: Ils verront celui qu'ils ont transpercé.Après cela, Joseph d'Arimathée, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des chefs juifs, demanda à Pilate la permission d'enlever le corps de Jésus. Pilate le lui permit. Il vint donc et enleva le corps de Jésus.Nicodème, l'homme qui auparavant était allé trouver Jésus de nuit, vint aussi. Il apportait un mélange d'environ 30 kilos de myrrhe et d'aloès.Ils prirent donc le corps de Jésus et l'enveloppèrent de bandelettes, avec les aromates, comme c'est la coutume d'ensevelir chez les Juifs.Or, il y avait un jardin à l'endroit où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un tombeau neuf où personne encore n'avait été mis.Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus parce que c'était la préparation de la Pâque des Juifs et que le tombeau était proche.
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III
Le motif johannique lumière/ténèbres trouve ici une résonance particulièrement forte. D'un point de vue synoptique, les quatre évangiles attestent cet épisode, chacun apportant des éléments complémentaires. Matthieu insiste sur la richesse de Joseph et sur le tombeau neuf. Marc souligne l'audace de la démarche et le fait que Pilate s'assura de la mort de Jésus avant d'accéder à la demande. Luc met en relief la droiture morale de Joseph et son opposition à la condamnation. Jean, quant à lui, introduit Nicodème et apporte des précisions sur les préparatifs funèbres avec les aromates. Cette péricope s'inscrit dans le cadre plus large de la Passion et de la Résurrection de Jésus, constituant le lien essentiel entre la mort sur la croix et la mise au tombeau qui précède la Résurrection. Elle illustre comment des disciples discrets, restés dans l'ombre tout au long du ministère de Jésus, accomplissent un geste décisif et courageux au moment le plus critique, assurant une sépulture digne au Fils de Dieu conformément aux prophéties scripturaires.
Épisode exclusif à Matthieu, cette péricope relate la visite des représentants du Sanhédrin auprès de Pilate le samedi matin pour obtenir une garde au tombeau de Jésus. Craignant une rumeur de résurrection, ils font sceller le sépulcre. Pilate, pragmatique, cède à leur demande. Cet épisode révèle les tensions entre pouvoir religieux juif et autorité romaine, et prépare directement le récit de la résurrection.
Matthieu 27.45 (Louis Segond S21) :
De midi jusqu'à trois heures de l'après-midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays.
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La visite des représentants du Sanhédrin chez Pilate
I
La péricope 363 traite d'un épisode singulier rapporté uniquement par l'évangéliste Matthieu : la visite des représentants du Sanhédrin auprès du préfet romain Ponce Pilate, le samedi matin 2 avril 33, afin d'obtenir une garde militaire pour sécuriser le tombeau de Jésus. Cet épisode s'inscrit dans la chronologie précise des dernières heures de la Passion telle que reconstituée par l'auteur de l'étude. Selon la chronologie établie, Jésus est mort sur la croix le vendredi 1er avril 33 vers 15 heures. Sa mise au tombeau est intervenue vers 17 heures, peu avant le début du sabbat juif, fixé ce jour-là aux alentours de 17h50. Dès lors, aux yeux des autorités religieuses juives, l'affaire semblait définitivement close : aucun mouvement de foule n'avait troublé l'ordre public, et le bilan de la crucifixion leur apparaissait favorable. Il restait cependant un point délicat à régler : Jésus avait publiquement annoncé sa résurrection après trois jours, et cette parole, bien que jugée invraisemblable par les chefs religieux, représentait un risque potentiel pour leur autorité. C'est pourquoi des membres du Sanhédrin, vraisemblablement conduits par le grand-prêtre Caïphe, se présentent dès le matin du sabbat au palais de Pilate. Cette démarche en elle-même est révélatrice : en se rendant chez un Gentil un jour de sabbat pour traiter d'une affaire politique, ces dirigeants religieux témoignent d'une volonté de préserver l'ordre institutionnel qui prend le pas sur le respect strict de la Loi qu'ils prétendent défendre.
Matthieu 27.45 (Louis Segond S21) :
De midi jusqu'à trois heures de l'après-midi, il y eut des ténèbres sur tout le pays.
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II
Leur requête est claire : faire sceller le tombeau et y placer une garde afin d'empêcher tout vol du corps, qui pourrait ensuite être présenté au peuple comme une preuve de résurrection. Ce faisant, ils reconnaissent paradoxalement la puissance des paroles de Jésus dans l'imaginaire populaire. Leur rationalité stratégique prend acte de la force performative de ces annonces prophétiques, même si eux-mêmes n'y croient pas. Du côté de Pilate, la situation est délicate. Il avait solennellement déclaré l'innocence de Jésus avant de céder à la pression des foules et des autorités juives. Rouvrir ce dossier lui est politiquement coûteux. Pourtant, accorder une garde représente pour lui le moyen le plus simple de clore définitivement l'affaire et de prévenir tout trouble ultérieur. Son pragmatisme administratif prend donc le dessus : il autorise la mise en place d'une garde avec la formule lapidaire rapportée par Matthieu — « Vous avez une garde ; allez, sécurisez comme vous l'entendez. » Cette réponse traduit à la fois un désengagement politique et une forme de méfiance vis-à-vis des autorités juives, à qui il laisse la responsabilité de l'opération.
Matthieu 27.51 (Louis Segond S21) :
Et voici que le voile du temple se déchira en deux depuis le haut jusqu'en bas, la terre trembla, les rochers se fendirent,
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III
L'épisode du scellement du tombeau est également riche de signification symbolique. La mise en place d'une cordelette et de cachets officiels, associée à une surveillance militaire, constitue une mesure tout à fait inhabituelle pour une sépulture juive. Elle rend le tombeau visible et identifiable pour l'ensemble de la population. L'auteur de l'étude relève ici un paradoxe christologique : alors que les gardiens veillent sur ce qu'ils imaginent être un simple cadavre, le narrateur biblique suggère, en écho à l'épître aux Colossiens, que c'est en Christ que sont cachés tous les trésors de la sagesse et de la connaissance. Cette péricope s'inscrit dans un ensemble plus large que l'étude invite à explorer à travers plusieurs annexes : l'annexe ANN026 sur l'heure de la crucifixion, l'annexe ANN027 sur le dernier repas de Pâque, l'annexe ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, et l'annexe ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Ces ressources complémentaires permettent de situer précisément l'événement dans son contexte historique, liturgique et institutionnel. En définitive, cet épisode exclusif à Matthieu met en lumière plusieurs tensions fondamentales : entre autorité religieuse et pouvoir civil, entre crainte humaine et puissance divine, entre la parole prophétique de Jésus et les tentatives humaines de la neutraliser. Il prépare directement le récit de la résurrection, dont la garde au tombeau deviendra un élément central, les soldats eux-mêmes devenant témoins involontaires de l'événement pascal.
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