Cet article aborde une apparente contradiction biblique entre les pharisiens et les scribes dans les Évangiles, et explique comment ces différences reflètent des perspectives distinctes mais complémentaires des auteurs bibliques sur l'opposition à Jésus.
Matthieu 9.33-34 (Louis Segond S21) :
Il chassa le démon et le muet se mit à parler. La foule disait, émerveillée: «On n'a jamais rien vu de pareil en Israël»,mais les pharisiens disaient: «C'est par le prince des démons qu'il chasse les démons.»
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Cet article explore la différence apparente entre les pharisiens et les scribes dans les Évangiles, en prenant en compte un éventuel problème de cohérence dans les récits bibliques. Les pharisiens et les scribes sont deux groupes religieux distincts dans le judaïsme, qui souvent s'opposaient à Jésus. L'article met en lumière des passages controversés des Évangiles de Matthieu, Marc et Luc où des accusations sont portées contre Jésus pour avoir chassé les démons.
Luc 11.14-16 (Louis Segond S21) :
Jésus chassa un démon qui était muet. Lorsque le démon fut sorti, le muet se mit à parler, et la foule fut dans l'admiration.Cependant, quelques-uns dirent: «C'est par Béelzébul, le prince des démons, qu'il chasse les démons.»D'autres, pour le mettre à l'épreuve, lui demandaient un signe venant du ciel.
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II
Matthieu désigne les pharisiens, tandis que Marc se réfère aux scribes, soulignant que l'un et l'autre ont accrédité leur opposition à Jésus par des accusations similaires mais distinctes. Luc ne précise pas, appelant simplement à des voix critiques qui auraient inclu des membres de ces groupes religieux. L'article débat également de la portée et du public des Évangiles, expliquant que chaque évangéliste a pu choisir de mentionner le groupe le plus pertinent pour son public.
Marc 3.22 (Louis Segond S21) :
Les spécialistes de la loi qui étaient descendus de Jérusalem disaient: «Il a en lui Béelzébul; c'est par le prince des démons qu'il chasse les démons.»
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III
Les pharisiens et les scribes étaient souvent des leaders religieux bien connus, et leurs opinions avaient un impact significatif sur la perception publique de Jésus. L'article conclut que bien que des contradictions puissent sembler émerger, elles offrent plutôt une diversité de perspectives sur les mêmes événements, reflétant les différents objectifs et publics des Évangiles.
Les Pharisiens, apparus après la révolte des Maccabées (165 av. J.-C.), étaient un groupe religieux influent du judaïsme antique. Attachés à la Torah écrite et orale, ils croyaient en la résurrection et restaient proches du peuple. Souvent en conflit avec Jésus dans les Évangiles, ils ont néanmoins donné des figures comme Nicodème et Joseph d'Arimathée. Leurs enseignements ont fondé le judaïsme rabbinique après la destruction du Temple en 70 ap. J.-C.
Philippiens 3.5 (Louis Segond S21) :
j'ai été circoncis le huitième jour, je suis issu du peuple d'Israël, de la tribu de Benjamin, hébreu né d'Hébreux; en ce qui concerne la loi, j'étais pharisien;
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Les Pharisiens constituent l'un des groupes religieux et sociaux les plus importants du judaïsme antique, notamment durant la période du Second Temple. Leur émergence remonte à la suite de la révolte des Maccabées, vers 165-160 avant Jésus-Christ, et ils sont souvent considérés comme les héritiers spirituels des Hasidéens, un mouvement piétiste juif attaché à la stricte observance de la Loi. Leur influence s'est exercée jusqu'à la destruction du Second Temple en 70 après Jésus-Christ, événement qui marque un tournant décisif dans l'histoire du judaïsme. Sur le plan théologique, les Pharisiens se distinguaient nettement des Sadducéens par leur adhésion à une double source d'autorité religieuse : la Torah écrite (le Pentateuque) et la Torah orale, c'est-à-dire un ensemble de traditions et d'interprétations transmises de génération en génération. Cette loi orale leur permettait d'adapter les prescriptions mosaïques aux réalités contemporaines, mais conduisait parfois à des glissements doctrinaux que Jésus condamnera explicitement. Les Pharisiens croyaient également en la résurrection des morts et en l'immortalité de l'âme, points sur lesquels ils s'opposaient frontalement aux Sadducéens. D'un point de vue sociologique, les Pharisiens étaient proches du peuple. Contrairement aux Sadducéens, étroitement liés aux classes sacerdotales et à l'aristocratie collaborant avec Rome, les Pharisiens résistaient aux compromis avec l'occupant romain et refusaient l'influence de l'hellénisme.
Matthieu 23.13-29 (Louis Segond S21) :
»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous fermez aux hommes l'accès au royaume des cieux; vous n'y entrez pas vous-mêmes et vous ne laissez pas entrer ceux qui le voudraient.»[Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous dépouillez les veuves de leurs biens tout en faisant pour l'apparence de longues prières; à cause de cela, vous serez jugés plus sévèrement.]»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous parcourez la mer et la terre pour faire un converti et, quand il l'est devenu, vous en faites un fils de l'enfer deux fois pire que vous.»Malheur à vous, conducteurs aveugles! Vous dites: ‘Si quelqu'un jure par le temple, cela ne compte pas, mais si quelqu'un jure par l'or du temple, il est engagé.’Espèces de fous aveugles! Lequel est le plus grand: l'or ou le temple qui consacre l'or?Vous dites encore: ‘Si quelqu'un jure par l'autel, cela ne compte pas, mais si quelqu'un jure par l'offrande qui est sur l'autel, il est engagé.’Espèces de fous aveugles! Lequel est le plus grand: l'offrande ou l'autel qui consacre l'offrande?Celui qui jure par l'autel jure par l'autel et par tout ce qui est dessus,celui qui jure par le temple jure par le temple et par celui qui l'habite,et celui qui jure par le ciel jure par le trône de Dieu et par celui qui y est assis.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous versez la dîme de la menthe, de l'aneth et du cumin et que vous laissez ce qu'il y a de plus important dans la loi: la justice, la bonté et la fidélité. C'est cela qu'il fallait pratiquer, sans négliger le reste.Conducteurs aveugles! Vous filtrez vos boissons pour éliminer le moucheron, mais vous avalez le chameau.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous nettoyez l'extérieur de la coupe et du plat, alors qu'à l'intérieur ils sont pleins du produit de vos vols et de vos excès.Pharisien aveugle! Nettoie d'abord l'intérieur de la coupe et du plat, afin que l'extérieur aussi devienne pur.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous ressemblez à des tombeaux blanchis qui paraissent beaux de l'extérieur et qui, à l'intérieur, sont pleins d'ossements de morts et de toutes sortes d'impuretés.Vous de même, de l'extérieur, vous paraissez justes aux hommes, mais à l'intérieur vous êtes pleins d'hypocrisie et d'injustice.»Malheur à vous, spécialistes de la loi et pharisiens hypocrites, parce que vous construisez les tombeaux des prophètes et que vous décorez les tombes des justes,
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II
Ils ne contrôlaient pas les postes de haute responsabilité politique, réservés aux Sadducéens favorables à Rome, mais ils exerçaient une autorité morale et religieuse considérable sur la population. Au sein du Sanhédrin, ils formaient néanmoins le groupe le plus nombreux et le plus influent. Leur héritage est fondamental pour comprendre le judaïsme postérieur. Après la destruction du Temple, leurs enseignements ont été compilés et structurés dans la Mishna, vers 200 après Jésus-Christ, ouvrage qui constitue la pierre angulaire du judaïsme rabbinique. En ce sens, le judaïsme moderne est en grande partie l'héritier direct de la pensée pharisienne. Dans le Nouveau Testament, les Pharisiens sont mentionnés à cent trois reprises : quatre-vingt-treize fois dans les Évangiles, neuf fois dans les Actes des Apôtres et une fois dans l'épître aux Philippiens. Leurs relations avec Jésus sont caractérisées par une tension persistante et des conflits répétés. Jésus les interpelle à plusieurs reprises avec une grande sévérité, utilisant des expressions comme « malheur à vous » et « hypocrites », notamment dans le chapitre 23 de l'Évangile selon Matthieu, où il dénonce leurs pratiques et leur tendance à imposer au peuple des charges que la Loi de Moïse n'exigeait pas.
Jean 3.1-21 (Louis Segond S21) :
Or, il y avait parmi les pharisiens un homme du nom de Nicodème, un chef des Juifs.Il vint de nuit trouver Jésus et lui dit: «Maître, nous savons que tu es un enseignant envoyé par Dieu, car personne ne peut faire ces signes miraculeux que tu fais si Dieu n'est pas avec lui.»Jésus lui répondit: «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître de nouveau, personne ne peut voir le royaume de Dieu.»Nicodème lui dit: «Comment un homme peut-il naître quand il est vieux? Peut-il une seconde fois entrer dans le ventre de sa mère et naître?»Jésus répondit: «En vérité, en vérité, je te le dis, à moins de naître d'eau et d'Esprit, on ne peut entrer dans le royaume de Dieu.Ce qui est né de parents humains est humain et ce qui est né de l'Esprit est Esprit.Ne t'étonne pas que je t'aie dit: ‘Il faut que vous naissiez de nouveau.’Le vent souffle où il veut et tu en entends le bruit, mais tu ne sais pas d'où il vient, ni où il va. C'est aussi le cas de toute personne qui est née de l'Esprit.»Nicodème reprit la parole et lui dit: «Comment cela peut-il se faire?»Jésus lui répondit: «Tu es l'enseignant d'Israël et tu ne sais pas cela!En vérité, en vérité, je te le dis, nous disons ce que nous savons et nous rendons témoignage de ce que nous avons vu, et vous ne recevez pas notre témoignage.Si vous ne croyez pas quand je vous parle des réalités terrestres, comment croirez-vous si je vous parle des réalités célestes?Personne n'est monté au ciel, sinon celui qui est descendu du ciel, le Fils de l'homme [qui est dans le ciel].»Et tout comme Moïse a élevé le serpent dans le désert, il faut aussi que le Fils de l'homme soit élevéafin que quiconque croit en lui [ne périsse pas mais qu'il] ait la vie éternelle.En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.Celui qui croit en lui n'est pas jugé, mais celui qui ne croit pas est déjà jugé parce qu'il n'a pas cru au nom du Fils unique de Dieu.Et voici quel est ce jugement: la lumière est venue dans le monde et les hommes ont préféré les ténèbres à la lumière parce que leur manière d'agir était mauvaise.En effet, toute personne qui fait le mal déteste la lumière, et elle ne vient pas à la lumière pour éviter que ses actes soient dévoilés.Mais celui qui agit conformément à la vérité vient à la lumière afin qu'il soit évident que ce qu'il a fait, il l'a fait en Dieu.»
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III
Il leur reproche en particulier de mettre en avant les détails minutieux de la Loi tout en négligeant ses exigences fondamentales comme la justice, la miséricorde et la fidélité (Matthieu 23,23). Néanmoins, tous les Pharisiens ne s'opposaient pas à Jésus. Deux figures notables issues de ce groupe, Nicodème et Joseph d'Arimathée, se sont montrés ouverts à l'enseignement du Christ et ont finalement adhéré au christianisme. Nicodème est celui qui vient trouver Jésus de nuit pour l'interroger sur la naissance de l'Esprit (Jean 3), tandis que Joseph d'Arimathée est celui qui réclame le corps de Jésus pour lui offrir une sépulture digne. Ces exemples montrent que l'appartenance au groupe pharisien n'excluait pas une authentique ouverture spirituelle. L'apôtre Paul lui-même se réclamait de la tradition pharisienne avant sa conversion, se décrivant comme « Pharisien, fils de Pharisien » (Actes 23,6), ce qui témoigne du prestige et de l'enracinement de ce mouvement dans la société juive de l'époque. En conclusion, les Pharisiens représentent un groupe complexe, souvent réduit à une image négative dans la lecture superficielle des Évangiles, mais dont la contribution à l'histoire religieuse juive est considérable. Leur attachement à la Loi, leur foi en la résurrection, leur proximité avec le peuple et leur rôle dans la transmission des traditions orales en font des acteurs incontournables pour comprendre le contexte dans lequel Jésus a exercé son ministère et dans lequel les premières communautés chrétiennes ont émergé.
L'article explore le miracle de Jésus guérissant un homme à la main desséchée, illustrant sa confrontation avec les Pharisiens sur le sens du sabbat. Les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc relatent chacun cet événement avec des nuances, soulignant la compassion de Jésus et la rigidité des autorités religieuses.
Luc 6.6-11 (Louis Segond S21) :
Un autre jour de sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Là se trouvait un homme dont la main droite était paralysée.Les spécialistes de la loi et les pharisiens observaient Jésus pour voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat, afin d'avoir un motif pour l'accuser.Mais Jésus connaissait leurs pensées et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi et tiens-toi là au milieu.» Il se leva et se tint debout.Jésus leur dit: «Je vous demande s'il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer.»Alors il promena son regard sur eux tous et dit à l'homme: «Tends ta main.» Il le fit et sa main fut guérie, [elle fut saine comme l'autre].Ils furent remplis de fureur et se consultèrent pour savoir ce qu'ils feraient à Jésus.
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L'article discute du miracle de la guérison de l'homme à la main desséchée, un événement relaté dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Ce récit met en lumière la confrontation entre Jésus et les Pharisiens concernant le respect du sabbat. Jésus, entrant dans une synagogue le jour du sabbat, guérit un homme dont la main était paralysée, malgré la surveillance des Pharisiens cherchant à l'accuser de violer le sabbat.
Marc 3.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée.Ils observaient Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat: c'était afin de pouvoir l'accuser.Jésus dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, là au milieu.»Puis il leur dit: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer?» Mais ils gardèrent le silence.Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme: «Tends ta main.» Il la tendit, et sa main fut guérie.Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
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II
Face à leur question concernant la légalité de guérir ce jour-là, Jésus rétorque en soulignant la priorité du bien futur sur des règles mot à mot. Matthieu, Marc et Luc apportent chacun une perspective légèrement différente sur l'événement. Matthieu présente l'idée que bienfaisance est permise le jour du sabbat, Marc accentue la dramatique confrontation, et Luc met en avant la connaissance intuitive de Jésus des intentions des Pharisiens.
Matthieu 12.9-13 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là et entra dans la synagogue.Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée. Ils demandèrent à Jésus: «Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat?» C'était afin de pouvoir l'accuser.Il leur répondit: «Lequel de vous, s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans un trou le jour du sabbat, n'ira pas la retirer de là?Or, un homme vaut beaucoup plus qu'une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.»Alors il dit à l'homme: «Tends la main.» Il la tendit, et elle devint saine [comme l'autre].
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III
Tous les textes montrent un Messie engagé à sauver et faire le bien, remettant en question les traditions rigides et provoquant la colère et le complot des autorités religieuses.
Jésus et ses disciples traversent un champ de blé un jour de sabbat (5 avril 31, en Galilée). Les Pharisiens les accusent de violer la loi sabbatique. Jésus leur répond en citant l'exemple de David et affirme son autorité absolue : le Fils de l'homme est Seigneur du sabbat. Il dénonce les dérives de l'interprétation pharisaïque, opposée à l'esprit originel de la loi mosaïque, et revendique le droit de rétablir le véritable sabbat.
Marc 2.23-28 (Louis Segond S21) :
Un jour de sabbat, Jésus traversait des champs de blé. Tout en marchant, ses disciples se mirent à arracher des épis.Les pharisiens lui dirent: «Regarde! Pourquoi font-ils ce qui n'est pas permis pendant le sabbat?»Jésus leur répondit: «N'avez-vous jamais lu ce qu'a fait David, lorsqu'il a été dans le besoin et qu'il a eu faim, lui et ses compagnons?Il est entré dans la maison de Dieu, à l'époque du grand-prêtre Abiathar, a mangé les pains consacrés qu'il n'est permis qu'aux prêtres de manger et en a même donné à ses compagnons!»Puis il leur dit: «Le sabbat a été fait pour l'homme, et non l'homme pour le sabbat,de sorte que le Fils de l'homme est le Seigneur même du sabbat.»
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La péricope 76 (PER076) traite de l'épisode évangélique où Jésus affirme son autorité de maître sur le sabbat, un moment charnière dans les conflits croissants entre le Messie et les autorités religieuses juives de son époque. Cet épisode est rapporté en parallèle par trois évangiles synoptiques : Matthieu (12.1-8), Marc (2.23-28) et Luc (6.1-5), tandis que l'évangile de Jean ne mentionne pas cet événement précis. La scène se déroule en Galilée, vraisemblablement dans la région de Scythopolis, lors d'un voyage de retour depuis Jérusalem après la seconde fête de Pâque. La datation proposée par l'analyse est précise : il s'agit du sabbat du 5 avril 31, soit le second sabbat après la fête de Pâque. Cette précision chronologique s'appuie notamment sur les traductions TOB (Traduction Œcuménique de la Bible) et PVV (Parole Vivante) qui évoquent 'un second sabbat du premier mois' ou 'le second sabbat après la fête de la Pâque'. Le mois d'avril correspond par ailleurs parfaitement au contexte agricole décrit : la moisson du blé n'a pas encore commencé, ce qui est cohérent avec le climat doux de la Galilée favorisant une récolte précoce. L'incident se produit alors que Jésus et ses disciples traversent un champ de blé.
1 Samuel 21.1-6 (Louis Segond S21) :
David se leva et partit, et Jonathan rentra en ville.David se rendit à Nob vers le prêtre Achimélec. Celui-ci courut effrayé à sa rencontre et lui demanda: «Pourquoi es-tu seul et n'y a-t-il personne avec toi?»David répondit au prêtre Achimélec: «Le roi m'a donné un ordre et m'a dit: ‘Que personne ne sache rien de l'affaire pour laquelle je t'envoie ni de l'ordre que je t'ai donné.’ J'ai fixé un rendez-vous à mes hommes.Maintenant qu'as-tu sous la main? Donne-moi cinq pains ou ce que tu trouveras.»Le prêtre répondit à David: «Je n'ai pas de pain ordinaire sous la main, mais je peux te donner du pain consacré, à condition que tes hommes n'aient pas eu de relations avec des femmes récemment!»David répondit au prêtre: «Nous n'avons pas eu de relations avec des femmes, comme toujours quand je pars en campagne. Les affaires de mes hommes sont consacrées, même si une expédition a un caractère profane. Elles le seront d'autant plus aujourd'hui.»
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II
Les Pharisiens les interpellent au sujet du sabbat, reprochant aux disciples de cueillir des épis. Or, la loi de Moïse telle qu'elle est exprimée en Deutéronome 23.25 autorise explicitement de manger des grains de blé appartenant au champ du voisin. C'est donc l'interprétation pharisaïque de la loi, et non la loi elle-même, qui est en cause. Les Pharisiens ont ajouté à la loi mosaïque des prescriptions supplémentaires qui ont progressivement transformé le sabbat en un fardeau complexe, éloigné de l'esprit originel de la loi divine. Jésus répond aux Pharisiens en leur rappelant l'exemple de David et de ses compagnons qui mangèrent les pains de proposition réservés aux prêtres lorsqu'ils avaient faim (1 Samuel 21.1-6), montrant ainsi que la nécessité humaine peut primer sur les prescriptions rituelles. Cette réponse met les Pharisiens face à leurs propres contradictions et démontre leur manque de compréhension de l'esprit profond de la loi. L'enjeu théologique est fondamental : Jésus ne s'oppose pas aux principes du judaïsme dans son essence originelle, mais dénonce fermement les dérives accumulées par les interprétations pharisaïques au fil des siècles.
Luc 6.1-5 (Louis Segond S21) :
Un jour de sabbat [appelé second-premier], Jésus traversait des champs de blé. Ses disciples arrachaient des épis et les mangeaient après les avoir froissés dans leurs mains.Quelques pharisiens leur dirent: «Pourquoi faites-vous ce qu'il n'est pas permis de faire pendant le sabbat?»Jésus leur répondit: «N'avez-vous pas lu ce qu'a fait David, lorsqu'il a eu faim, lui et ses compagnons?Il est entré dans la maison de Dieu, a pris les pains consacrés, en a mangé et en a donné même à ses compagnons, bien qu'il ne soit permis qu'aux prêtres de les manger!»Puis il leur dit: «Le Fils de l'homme est le Seigneur [même] du sabbat.»
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III
Le judaïsme de l'époque, alourdi par un ensemble de prescriptions complexes et souvent arbitraires, s'est éloigné de sa forme originelle. Cette confrontation révèle également une dimension christologique majeure : en se déclarant 'maître du sabbat', le Fils de l'homme revendique une autorité divine, puisque le sabbat est une institution établie par Dieu lui-même lors de la création. Les Pharisiens, qui ne reconnaissent pas en Jésus le Messie annoncé par les prophètes, ne peuvent pas comprendre cette position d'autorité absolue face aux injonctions de la loi. Leur opposition n'est pas uniquement théologique : contrariés par la notoriété grandissante de ce nouveau prédicateur auprès du peuple, ils cherchent le moindre prétexte pour le discréditer. Le message de Jésus, bien que simple dans son fond, est profondément clivant dans ses implications : le peuple le comprend et l'accepte, mais les dirigeants religieux, mis face à leurs contradictions, s'y opposent résolument. L'analyse souligne que cette révolution religieuse et sociale que représente l'enseignement de Jésus ne peut que conduire inexorablement à sa mort. La conclusion théologique des trois évangélistes est unanime : le Fils de l'homme est le Seigneur du sabbat, ce qui signifie qu'il possède l'autorité souveraine pour rétablir le véritable sens et la véritable pratique du sabbat, au-delà des ajouts humains qui en ont dénaturé l'essence.
La péricope 77 relate la guérison d'un homme à la main paralysée dans la synagogue de Capernaüm, un jour de Sabbat, en l'an 31. Rapporté par Matthieu, Marc et Luc, cet épisode révèle la tension croissante entre Jésus et les Pharisiens. Ces derniers, cherchant à l'accuser, refusent de voir les miracles accomplis. L'année 31 s'achève sur une rupture entre Jésus et les autorités religieuses juives.
Marc 3.1-5 (Louis Segond S21) :
Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée.Ils observaient Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat: c'était afin de pouvoir l'accuser.Jésus dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, là au milieu.»Puis il leur dit: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer?» Mais ils gardèrent le silence.Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme: «Tends ta main.» Il la tendit, et sa main fut guérie.
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La péricope 77 (PER077) traite de l'épisode évangélique de la guérison d'un homme à la main paralysée, tel que rapporté en parallèle par les trois évangiles synoptiques : Matthieu (12.9-13), Marc (3.1-5) et Luc (6.6-10). L'évangile de Jean ne mentionne pas cet épisode. Cet événement s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus, et se situe chronologiquement en l'an 31 de notre ère, après la Pâque du 24 mars et le sabbat du 5 avril 31. Le cadre géographique de cet épisode est la synagogue de Capernaüm, en Galilée. Bien que Matthieu, Marc et Luc ne précisent pas explicitement le lieu, le contexte général de leur récit rend évidente cette localisation. La scène se déroule un jour de Sabbat, ce qui confère à cet épisode une dimension théologique et polémique particulière. Cet épisode illustre une fois de plus la pratique régulière du Messie Jésus de guérir les malades le jour du Sabbat, pratique qu'il considère en parfaite conformité avec la loi de Moïse. Contrairement aux épisodes où les fidèles venaient chercher une guérison par leur propre démarche, c'est ici Jésus lui-même qui prend l'initiative d'inviter l'homme à la main paralysée à s'approcher, soulignant ainsi la dimension volontaire et consciente de son acte.
Luc 6.6-10 (Louis Segond S21) :
Un autre jour de sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Là se trouvait un homme dont la main droite était paralysée.Les spécialistes de la loi et les pharisiens observaient Jésus pour voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat, afin d'avoir un motif pour l'accuser.Mais Jésus connaissait leurs pensées et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi et tiens-toi là au milieu.» Il se leva et se tint debout.Jésus leur dit: «Je vous demande s'il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer.»Alors il promena son regard sur eux tous et dit à l'homme: «Tends ta main.» Il le fit et sa main fut guérie, [elle fut saine comme l'autre].
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II
L'article met en lumière la tension croissante entre Jésus et les autorités religieuses juives, principalement les Pharisiens. Ces derniers, présents dans la synagogue, ne viennent pas assister à l'enseignement ou à la guérison avec un esprit ouvert, mais cherchent délibérément des preuves pour accabler Jésus. Leur position s'ancre de plus en plus dans une opposition frontale au Messie, qu'ils perçoivent comme une menace pour leur système d'interprétation de la Loi et, par extension, pour l'ordre social, culturel et économique qu'ils ont établi et dont ils bénéficient. L'auteur souligne une contradiction fondamentale dans l'attitude des Pharisiens : bien qu'ils défendent avec rigidité le respect strict du Sabbat, Matthieu révèle qu'ils n'hésitent pas eux-mêmes à enfreindre leurs propres règles lorsque leurs besoins personnels l'exigent. Cette hypocrisie contraste avec la cohérence de l'action du Messie Jésus, qui agit selon une logique de compassion et de miséricorde, fidèle à l'esprit profond de la Loi plutôt qu'à sa lettre. L'analyse théologique proposée met en évidence que les Pharisiens sont aveuglés par leur haine envers Jésus, au point de ne pas percevoir les miracles qui s'accomplissent sous leurs yeux. Leur opposition n'est pas motivée par une recherche sincère de la vérité, mais par la défense de leur système religieux, socialement et économiquement prospère. Jésus représente pour eux une remise en cause fondamentale de leur autorité et de leurs privilèges.
Marc 3.1-5 (Louis Segond S21) :
Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée.Ils observaient Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat: c'était afin de pouvoir l'accuser.Jésus dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, là au milieu.»Puis il leur dit: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer?» Mais ils gardèrent le silence.Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme: «Tends ta main.» Il la tendit, et sa main fut guérie.
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III
L'article souligne également la dynamique populaire : tandis que les autorités religieuses s'opposent à Jésus avec une hostilité croissante, le peuple l'admire et l'acclame. Cette popularité ne fait qu'exacerber la colère et la jalousie des Pharisiens, creusant davantage le fossé entre eux et ce nouveau Maître qui enseigne et agit en homme libre. Du point de vue rédactionnel, l'article précise que la narration suit principalement l'évangile de Marc, tout en notant que l'ordre chronologique n'est pas nécessairement respecté par cet évangéliste, qui pourrait avoir regroupé plusieurs faits liés au thème du Sabbat. Cela invite le lecteur à une lecture critique et nuancée des synoptiques. En conclusion, la guérison de l'homme à la main paralysée marque un tournant dans le ministère de Jésus en Galilée : l'an 31 s'achève sur une rupture consommée entre le Messie et les autorités religieuses juives. Cet épisode illustre la dynamique fondamentale du conflit entre la Loi vécue dans sa profondeur spirituelle, incarnée par Jésus, et la Loi réduite à un instrument de pouvoir et de contrôle social, défendue par les Pharisiens. Des annexes complémentaires sont proposées sur la ville de Capernaüm, les appels et le choix des disciples, ainsi que sur le ministère du Messie Jésus.
Cet article explore l'enseignement de Jésus sur les dons lors du sermon sur la montagne. En insistant sur une relation personnelle avec Dieu, il critique les pratiques ostentatoires des pharisiens. Le cadre est la Galilée, peu après la Pâque de l'an 31, soulignant un moment crucial du ministère de Jésus.
Matthieu 6.6 (Louis Segond S21) :
Mais toi, quand tu pries, entre dans ta chambre, ferme ta porte et prie ton Père qui est là dans le lieu secret; et ton Père, qui voit dans le secret, te le rendra [ouvertement].
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L'article "Le sermon sur la montagne (11), Les dons" traite d'un passage clé du ministère de Jésus, tel que présenté dans l'Évangile de Matthieu, centré sur la critique du formalisme religieux et l'importance d'une relation personnelle avec Dieu. Le cœur du message réside dans le fait que les dons à Dieu doivent être faits en secret et non pour impressionner les hommes, une idée fortement opposée aux pratiques ostentatoires des pharisiens et des riches de l'époque. Matthieu est le seul évangéliste à aborder directement ce sujet, soulignant une critique des récompenses terrestres comparée aux récompenses divines.
Matthieu 6.2 (Louis Segond S21) :
Donc, lorsque tu fais un don à quelqu'un, ne sonne pas de la trompette devant toi, comme le font les hypocrites dans les synagogues et dans les rues afin de recevoir la gloire qui vient des hommes. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense.
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II
Cela est également illustré dans la prière, où le véritable disciple sert Dieu sans chercher l'approbation publique. Le cadre est situé à proximité de Capernaüm, après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem en l'an 31. Ce passage marque un tournant dans le ministère de Jésus, provoquant des réactions hostiles parmi les religieux et les riches.
Matthieu 6.16 (Louis Segond S21) :
»Lorsque vous jeûnez, ne prenez pas un air triste comme les hypocrites. En effet, ils présentent un visage tout défait pour montrer aux hommes qu'ils jeûnent. Je vous le dis en vérité, ils ont leur récompense.
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III
Bien que Luc n'aborde pas ce contexte social spécifique, il reprend certains thèmes plus tard pour son propre public. L'article conseille de se référer à des annexes sur les Béatitudes et les appels des disciples pour un approfondissement, ainsi que des commentaires sur l'opposition entre la loi divine et les pratiques religieuses dominantes.
L'article décrit comment les pharisiens demandent à Jésus de prouver son autorité par un signe, et comment il refuse en dénonçant leur hypocrisie, mentionnant seulement le signe de Jonas. Le récit met en lumière les tensions entre Jésus et les chefs religieux de son temps.
Marc 8.11-12 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens arrivèrent, se mirent à discuter avec Jésus et, pour le mettre à l'épreuve, lui demandèrent un signe venant du ciel.Jésus soupira profondément dans son esprit et dit: «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Je vous le dis en vérité, il ne sera pas donné de signe à cette génération.»
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L'article explore la confrontation entre Jésus et les pharisiens, tels que rapportée dans les évangiles de Matthieu et Marc. Les pharisiens, accompagnés des sadducéens dans Matthieu, sollicitent Jésus pour un signe miraculeux pour prouver son autorité divine. Jésus refuse leur demande, dénonçant leur hypocrisie, car ils peuvent interpréter les signes météorologiques mais pas les signes spirituels.
Marc 8.11-12 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens arrivèrent, se mirent à discuter avec Jésus et, pour le mettre à l'épreuve, lui demandèrent un signe venant du ciel.Jésus soupira profondément dans son esprit et dit: «Pourquoi cette génération demande-t-elle un signe? Je vous le dis en vérité, il ne sera pas donné de signe à cette génération.»
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II
Il mentionne seulement le signe de Jonas qui préfigure sa mort et sa résurrection comme la vraie preuve de sa mission. Marc ne mentionne que les pharisiens et souligne l'affliction de Jésus devant leur incrédulité. La réponse concise de Jésus dans Marc contraste avec celle plus argumentative de Matthieu qui fait référence aux signes prophétiques.
Matthieu 16.1-4 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens et les sadducéens abordèrent Jésus et, pour le mettre à l'épreuve, lui demandèrent de leur faire voir un signe venant du ciel.Jésus leur répondit: «[Le soir, vous dites: ‘Il fera beau, car le ciel est rouge’, et le matin:‘Il y aura de l'orage aujourd'hui, car le ciel est d'un rouge sombre.’ Hypocrites! Vous savez discerner l'aspect du ciel et vous ne pouvez pas discerner les signes des temps.]Une génération mauvaise et adultère réclame un signe, il ne lui sera pas donné d'autre signe que celui de Jonas [le prophète].» Puis il les quitta et s'en alla.
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III
Cette interaction montre la résistance des chefs religieux à reconnaître l'autorité divine de Jésus, soulignant la tension entre lui et les autorités de l'époque. Les deux récits mettent en évidence l'imminence de la crucifixion et de la résurrection escomptées du Christ.
La péricope 212 relate, selon Jean 7.11-13 uniquement, la recherche de Jésus par les Juifs lors de la fête à Jérusalem en octobre 32. Elle illustre la division du peuple face au Messie : certains le reconnaissent, d'autres cherchent à l'éliminer. La peur des autorités religieuses freine les conversions publiques, révélant la tension politique et spirituelle de l'époque.
Jean 7.13 (Louis Segond S21) :
Personne, toutefois, ne parlait ouvertement de lui, par crainte des chefs juifs.
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La péricope 212 intitulée 'Les Juifs cherchent le Messie Jésus' s'inscrit dans la série synoptique consacrée au ministère de Jésus, plus précisément dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine. Cette péricope est exclusivement fondée sur le texte de Jean 7.11-13, Jean étant le seul évangéliste à relater cet épisode lié à une fête à Jérusalem. Les évangiles synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — ne mentionnent pas cet événement particulier, ce qui confère à Jean un rôle narratif singulier et irremplaçable pour cette séquence chronologique. Sur le plan historique et géographique, l'action se déroule lors d'un voyage à travers la Samarie, entre le dimanche 3 octobre et le vendredi soir 8 octobre de l'an 32, le Messie Jésus se trouvant ensuite à Jérusalem le samedi. Ce cadre précis permet de situer l'épisode dans une période charnière du ministère public de Jésus, à un moment où sa notoriété a considérablement grandi, non seulement en Galilée mais également en Judée. Le contenu théologique et narratif de cette péricope est riche en enseignements sur la réception contrastée de Jésus au sein du peuple juif. Les habitants juifs présents à Jérusalem pour la fête le cherchent activement parmi les pèlerins, connaissant son habitude de participer aux pèlerinages lors des grandes fêtes religieuses. Son absence remarquée devient le sujet de discussions et de spéculations dans la foule, témoignant de l'emprise spirituelle et populaire que Jésus exerce sur ses contemporains.
Jean 7.11 (Louis Segond S21) :
Les Juifs le cherchaient pendant la fête et disaient: «Où est-il?»
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II
L'un des points saillants de cette péricope est la division qu'elle révèle au sein du peuple. Deux camps distincts et opposés se dessinent clairement : d'un côté, les autorités religieuses et une partie de la population qui souhaitent la disparition de Jésus, le percevant comme une menace à l'ordre établi ; de l'autre, ceux qui le reconnaissent authentiquement comme le Messie promis par les prophètes. Cette polarisation illustre la puissance de l'impact de Jésus sur son environnement : personne ne reste neutre ou indifférent face à lui, chacun est contraint de prendre position. Le commentaire souligne également la dimension politique de la situation. Dans le contexte de l'occupation romaine, les autorités religieuses, notamment les Pharisiens, cherchaient à neutraliser Jésus tout en évitant de déclencher une réaction populaire susceptible d'alerter les Romains. Ces derniers ne toléraient aucune agitation sociale, et la question messianique risquait d'être interprétée non plus comme un débat purement religieux, mais comme une menace à la stabilité de l'ordre public. Cette réalité politique complexifiait considérablement la gestion de la question de Jésus par les élites juives. Le verset Jean 7.13 est particulièrement éclairant à cet égard.
Jean 7.13 (Louis Segond S21) :
Personne, toutefois, ne parlait ouvertement de lui, par crainte des chefs juifs.
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III
Il met en lumière la peur que les autorités religieuses inspiraient au peuple. Ces dirigeants détenaient un pouvoir considérable sur la vie quotidienne et spirituelle des Juifs, ce qui engendrait une appréhension généralisée de les contrarier ou de s'opposer à eux ouvertement. Dans ce contexte, se convertir au Messie Jésus représentait un acte de courage extraordinaire, car cela impliquait une rupture avec l'autorité religieuse établie et ses conséquences sociales et communautaires potentiellement graves. Cette péricope met donc en scène une dynamique essentielle du ministère de Jésus : la tension entre l'espérance messianique populaire et la résistance institutionnelle des autorités religieuses, le tout enchâssé dans un contexte politique de domination romaine. Elle pose la question fondamentale de l'identité de Jésus et de la réponse que chaque individu est appelé à lui apporter, une question qui divise les foules et définit les alliances et les oppositions au sein du peuple juif. En lien avec cette péricope, deux annexes sont recommandées pour approfondir la compréhension du contexte : l'annexe ANN078 sur les paraboles et l'annexe ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus. La péricope précédente (PER211) traite des hommes qui veulent suivre le Messie Jésus, et la suivante (PER213) portera sur l'enseignement du Messie Jésus au temple, offrant ainsi une continuité narrative et théologique cohérente dans la progression du ministère de Jésus vers sa passion.
L'article discute de l'enseignement de Jésus sur le divorce, en s'appuyant sur les évangiles de Matthieu et Marc. Il place cet enseignement dans le contexte chronologique du ministère de Jésus entre Hanoucca et Pessa'h, offrant une analyse approfondie des implications spirituelles de ses enseignements au-delà des simples débats juridiques.
Luc 18.35-43 (Louis Segond S21) :
Comme Jésus était près de Jéricho, un aveugle était assis au bord du chemin et mendiait.Il entendit la foule passer et demanda ce qui se passait.On lui dit: «C'est Jésus de Nazareth qui passe.»Alors il cria: «Jésus, Fils de David, aie pitié de moi!»Ceux qui marchaient devant le reprenaient pour le faire taire, mais il criait beaucoup plus fort: «Fils de David, aie pitié de moi!»Jésus s'arrêta et ordonna qu'on le lui amène; quand il fut près de lui, il lui demanda:«Que veux-tu que je fasse pour toi?» Il répondit: «Seigneur, que je retrouve la vue.»Jésus lui dit: «Retrouve la vue, ta foi t'a sauvé.»Il retrouva immédiatement la vue et suivit Jésus en célébrant la gloire de Dieu. Voyant cela, tout le peuple se mit à adresser des louanges à Dieu.
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Cet article explore l'enseignement biblique de Jésus sur le divorce, tel que relaté dans les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Les passages examinés incluent Matthieu 19.3-12 et Marc 10.2-12, qui traitent les interactions de Jésus avec les pharisiens cherchant à le piéger avec des questions sur la légitimité du divorce selon la loi mosaïque. Jésus, tout en reconnaissant la difficulté du mariage, souligne que le divorce n'était pas le plan original de Dieu pour le mariage, mais une concession à cause de la dureté du cœur humain.
Luc 19.1-10 (Louis Segond S21) :
Jésus était entré dans Jéricho et traversait la ville.Or, un homme riche appelé Zachée, chef des collecteurs d'impôts,cherchait à voir qui était Jésus, mais il n'y parvenait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.Il courut en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, parce qu'il devait passer par là.Lorsque Jésus fut arrivé à cet endroit, il leva les yeux, [le vit] et lui dit: «Zachée, dépêche-toi de descendre, car il faut que je m'arrête aujourd'hui chez toi.»Zachée s'empressa de descendre et l'accueillit avec joie.En voyant cela, tous murmuraient en disant: «Il est allé loger chez un homme pécheur.»Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit: «Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens et, si j'ai causé du tort à quelqu'un, je lui rends le quadruple.»Alors Jésus dit à son propos: «Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison, parce que lui aussi est un fils d'Abraham.En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.»
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II
En outre, l'article situe cet enseignement dans le cadre plus large du ministère de Jésus, en suivant sa trajectoire géographique et chronologique entre Hanoucca et Pessa'h. Ce contexte comprend son séjour à Béthanie-au-delà-Jourdain, ses interactions avec les pharisiens, et les tendances générales de ses enseignements et miracles. Ainsi, l'analyse apporte une perspective chronologique et géographique à cet épisode, mettant en lumière la mission de Jésus d'interpréter et d'amplifier la compréhension des lois divines à ses disciples, tant dans le cadre des pratiques religieuses que dans leur application quotidienne.
Marc 10.2-12 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens l'abordèrent et, pour lui tendre un piège, ils lui demandèrent s'il est permis à un homme de divorcer de sa femme.Il leur répondit: «Que vous a prescrit Moïse?»«Moïse, dirent-ils, nous a permis d'écrire une lettre de divorce et de renvoyer notre femme.»Jésus leur dit: «C'est à cause de la dureté de votre cœur que Moïse vous a donné cette règle.Mais au commencement de la création, Dieu a fait l'homme et la femme;c'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère [et s'attachera à sa femme],et les deux ne feront qu'un. Ainsi, ils ne sont plus deux mais ne font qu'un.Que l'homme ne sépare donc pas ce que Dieu a uni.»Lorsqu'ils furent dans la maison, les disciples l'interrogèrent encore là-dessus.Il leur dit: «Celui qui renvoie sa femme et qui en épouse une autre commet un adultère envers elle,et si une femme divorce de son mari et en épouse un autre, elle commet un adultère.»
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III
Le récit s'éloigne du simple débat juridique sur le divorce pour offrir une vision plus spirituelle et compassionnée, centrée sur la restauration et la recomposition des relations humaines dans le cadre divin établi par Dieu. La chronologie des événements entre Hanoucca et Pessa'h, exploitée dans l'article, renforce cette analyse par une observation attentive des mouvements de Jésus et des motivations sous-jacentes de ses enseignements.
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