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Détails chronologiques, selon nos conclusions :
_26 La mort sur la croix a lieu le vendredi 1er avril 33 vers 15 h, selon les Évangiles. Elle intervient avant la fin de cette nuit extraordinaire. Les trois jours et trois nuits commencent avec cette nuit comme le veut le calendrier juif.
_27 La mise au tombeau est envisagée vers 17 h, il fait jour. Nous sommes encore le vendredi qui se termine vers 18 h pour les Juifs. Le Sabbat débute normalement un peu plus tôt vers 17 h 50. Tout est achevé au moment où commence le Sabbat. Matthieu 27.57-61 ; Marc 15.42-47 ; Luc 23.50-56 ; Jean 19.31-42 .
_28 Aux yeux de tous, cette affaire est maintenant réglée définitivement et le bilan est plutôt positif pour ces dirigeants, il n’y a eu aucun mouvement de foule.
_29 Un dernier petit point reste à traiter, le Messie Jésus avait parlé de résurrection alors, il est plus prudent de placer des gardes devant le tombeau. C’est la demande formulée à Pilate le jour même du Sabbat, rien n’arrête ces fervents religieux. Matthieu 27.62-66 .
Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.
Commentaire :
Dès le début du jour suivant — le sabbat ayant commencé la veille au soir — des représentants du Sanhédrin décident de se rendre auprès de Pilate pour lui demander une garde militaire afin de protéger le tombeau ( Matthieu 27.62-64 ). Le sabbat entraîne pourtant de nombreuses interdictions en matière d’activité et de déplacements ( Exode 20.8-10 ), mais rien n’arrête ces hommes, révélant ainsi combien leur inquiétude est profonde — et combien leur respect de la Loi était sélectif lorsque leurs intérêts étaient en jeu ( Jean 11.49-53 ).
Ces religieux se souvenaient des propos du Messie Jésus au sujet de sa résurrection ( Matthieu 27.63 ; Jean 2.19-21 ). Ils n’envisageaient pas une telle chose comme réellement possible, mais le vol du corps ouvrirait la porte à toutes sortes de spéculations dangereuses pour leur autorité ( Matthieu 27.64 ). Leur fébrilité est significative : ces hommes qui avaient orchestré l’arrestation, le procès et la condamnation du Messie n’étaient pas apaisés par sa mort. Les événements météorologiques et sismiques de la veille — l’obscurité surnaturelle, le tremblement de terre, le voile du Temple déchiré ( Matthieu 27.45 ; Matthieu 27.51 ) — ne les avaient pas rassurés, même s’ils s’efforçaient de les minimiser comme de simples coïncidences.
Pourquoi Pilate accède-t-il à leur demande ? Il n’était dans l’intérêt de personne de raviver cette affaire embarrassante. Pilate avait lui-même déclaré publiquement l’innocence de Jésus ( Jean 19.4 ) avant de le livrer sous la pression. Rouvrir le dossier lui était insupportable. Par ailleurs, les superstitions étaient nombreuses dans le monde romain de l’époque, et les phénomènes inexpliqués de la veille avaient peut-être ébranlé jusqu’à ses propres certitudes. Il accorde donc la garde demandée ( Matthieu 27.65 ).
Les disciples, quant à eux, sont davantage préoccupés par leur propre sécurité que par une éventuelle résurrection ( Jean 20.19 ). Pourtant, le Messie Jésus les avait avertis à plusieurs reprises de ce qui devait arriver ( Marc 8.31 ; Marc 9.31 ; Marc 10.33-34 ). Ils savaient que tout semblait terminé et se demandaient ce qu’ils allaient devenir sans leur Maître, accomplissant ainsi la parole prophétique : « Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées » ( Zacharie 13.7 ; Marc 14.27 ).
Le tombeau est scellé à l’aide d’une cordelette et de cachets de cire, puis placé sous surveillance militaire ( Matthieu 27.66 ). Cette garde au grand jour étonne la population : il n’était pas habituel de protéger une sépulture de la sorte. Certains devaient imaginer qu’un grand trésor se trouvait à l’intérieur. Ironiquement, c’est bien un trésor qui y reposait — mais d’une nature que personne n’aurait pu anticiper ( Colossiens 2.3 ).
Les disciples, malgré les avertissements répétés de leur Maître, restaient profondément déstabilisés par sa mort et troublés par les manifestations extraordinaires de la nature. Réunis ensemble par peur ( Jean 20.19 ), chacun avançait sa propre théorie sur les événements de la veille. Pourtant, au milieu du désarroi, une impression persistante et un espoir fragile commençaient à se dégager : et si tout n’était pas vraiment terminé ? Car la Parole de Dieu ne peut demeurer sans effet ( Esaïe 55.11 ), et ce que le Messie avait annoncé allait bientôt s’accomplir de manière éclatante ( 1 Corinthiens 15.20 ).