Ce parcours propose une exploration approfondie des quatre récits évangéliques — Matthieu, Marc, Luc et Jean — en les abordant non pas isolément, mais dans leur complémentarité. Il s'agit de comprendre comment chaque évangéliste, avec sa perspective propre et son public cible, contribue à un portrait complet et nuancé de la personne et de l'enseignement de Jésus de Nazareth.
Les articles regroupés sous ce thème couvrent un large spectre : de la présentation des particularités littéraires et théologiques de chaque Évangile, à l'étude comparative des péricopes synoptiques, en passant par des épisodes clés comme la nativité, l'enfance de Jésus, le Sermon sur la montagne ou encore les événements entourant les fêtes de Pâque. Ce regard croisé permet de saisir les convergences et les nuances entre les différents témoignages.
Cette démarche s'inscrit dans une logique de synopse évangélique : mettre en regard les textes parallèles pour mieux en dégager le sens, déceler les choix rédactionnels de chaque auteur et enrichir la compréhension du lecteur. Elle intègre également des éléments de contexte historique, culturel et géopolitique indispensables pour situer les récits dans leur époque.
Que l'on soit étudiant de la Bible, enseignant ou simplement curieux, ce parcours offre une porte d'entrée structurée et stimulante dans l'univers des Évangiles, en combinant rigueur exégétique et accessibilité.
L'article explore l'apparente contradiction dans les Évangiles concernant les paroles du centurion à la mort de Jésus. Tandis que Luc insiste sur l'innocence, Marc souligne la reconnaissance de Jésus comme Fils de Dieu. Ces perspectives révèlent la pluralité théologique des Évangiles, rendant compte de l'innocence de Jésus et de sa mort salvatrice. Les évangélistes rapportent des paroles significatives selon leurs objectifs théologiques.
Marc 1.1 (Louis Segond S21) :
Voici le commencement de l'Evangile de Jésus-Christ, Fils de Dieu,
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L'article "Que dit le centurion quand Jésus meurt ?" explore une prétendue contradiction dans les Évangiles concernant les paroles du centurion lors de la crucifixion de Jésus. Selon le site islamland.com, Luc rapporte que le centurion aurait dit : "Cet homme était certainement innocent", tandis que Marc mentionne : "Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu". L'analyse met en évidence que les Évangiles situent ces déclarations dans un contexte de phénomènes extraordinaires qui ont marqué la mort de Jésus, tels que l'obscurité, le voile du Temple déchiré, et le tremblement de terre. Ces contextes ont suscité la crainte et la réflexion.
Esaïe 53.9 (Louis Segond S21) :
On a mis son tombeau parmi les méchants,
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II
Les auteurs des Évangiles auraient choisi de rapporter des paroles significatives pour appuyer leurs messages théologiques respectifs, plutôt que de transmettre un compte rendu complet. Luc met l'accent sur l'innocence de Jésus, s'alignant sur le témoignage convergent de Pilate et d'autres témoins, ainsi que sur la prophétie du Serviteur souffrant en Ésaïe. Marc, en revanche, souligne une reconnaissance christologique importante par le centurion, qui est ici un païen, renforçant ainsi l'universalité de la révélation divine. Cette déclaration est en corrélation avec d'autres passages clés de Marc, comme le baptême et la transfiguration de Jésus.
Jean 1.29 (Louis Segond S21) :
Le lendemain, il vit Jésus s'approcher de lui et dit: «Voici l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde.
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III
Les différences dans les récits peuvent être attribuées à la sélection narrative consciente des évangélistes pour refléter leurs perspectives théologiques uniques. Ensemble, ces déclarations mettent en lumière la vérité profonde de l'innocence de Jésus et sa reconnaissance comme Fils de Dieu, soulignant sa souffrance pour l'humanité et la portée salvatrice de sa mort.
L'article analyse les Évangiles à travers la lente exploration des péricopes, discutant de l'antériorité et de la dépendance des récits. Basé sur un découpage…
Cette annexe explore l’Évangile de Jean, qui se distingue des synoptiques par son style unique et sa dimension théologique profonde. Elle présente l’apôtre Jean,…
Péricopes synoptiques
Le terme "Péricopes synoptiques" se réfère à l'étude des passages des Évangiles de Matthieu, Marc et Luc qui se ressemblent étroitement en contenu et en structure. Ces trois Évangiles, souvent appelés "synoptiques", offrent une perspective similaire sur la vie et les enseignements de Jésus, bien qu'avec quelques variations notables.
Les péricopes synoptiques incluent de nombreux incidents célèbres de la vie de Jésus : ses enseignements, ses miracles, et des événements concernant sa passion et sa résurrection. Cette étude est cruciale pour les chercheurs et les lecteurs souhaitant comparer et comprendre les différences et similitudes dans la narration de ces Évangiles.
L'intérêt principal de l'étude des péricopes synoptiques réside dans leur capacité à éclaircir la façon dont les traditions orales et écrites ont été sélectionnées et adaptées pour chaque communauté auditrice. Elles offrent un aperçu précieux de l'historicité des événements bibliques et de l'évolution théologique au sein du christianisme primitif.
L'article explore le miracle unique de la guérison de l'aveugle de Bethsaïda par Jésus, relaté seulement dans l'Évangile de Marc. Cette guérison progressive en deux étapes symbolise la croissance spirituelle et la compréhension graduelle des disciples.
Marc 7.31-37 (Louis Segond S21) :
Jésus quitta le territoire de Tyr et revint par Sidon vers le lac de Galilée en traversant la région de la Décapole.On lui amena un sourd qui avait de la difficulté à parler et on le supplia de poser la main sur lui.Il le prit à part loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et lui toucha la langue avec sa propre salive.Puis il leva les yeux au ciel, soupira et dit: «Ephphatha» – c'est-à-dire «Ouvre-toi».Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa langue se délia et il se mit à parler correctement.Jésus leur recommanda de n'en parler à personne, mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient.Remplis d'étonnement, ils disaient: «Il fait tout à merveille; il fait même entendre les sourds et parler les muets.»
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L'article "PER187 - L'aveugle de Bethsaïda" analyse un miracle unique accompli par le Messie Jésus, tel que relaté uniquement dans l'Évangile de Marc (Marc 8.22-26). Le récit met en lumière une guérison progressive en deux étapes de l'aveugle de Bethsaïda, un procédé inhabituel par rapport aux guérisons instantanées habituelles de Jésus. L'homme est amené à Jésus par des gens espérant sa guérison.
Jean 9.1-7 (Louis Segond S21) :
Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?»Jésus répondit: «Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui.Il faut que je fasse, tant qu'il fait jour, les œuvres de celui qui m'a envoyé; la nuit vient, où personne ne peut travailler.Pendant que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde.»Après avoir dit cela, il cracha par terre et fit de la boue avec sa salive. Puis il appliqua cette boue sur les yeux [de l'aveugle]et lui dit: «Va te laver au bassin de Siloé», nom qui signifie «envoyé». Il y alla donc, se lava et revint voyant clair.
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II
Jésus le prend par la main et l'emmène hors du village pour effectuer cette guérison en privé, ce qui diffère de ses pratiques habituelles. Après une première intervention, l'homme voit partiellement, puis Jésus opère une seconde fois pour une guérison complète. L'article explore la signification symbolique de cette guérison progressive, suggérant qu'elle pourrait représenter le développement de la foi et de la compréhension spirituelle des disciples.
Marc 7.31-37 (Louis Segond S21) :
Jésus quitta le territoire de Tyr et revint par Sidon vers le lac de Galilée en traversant la région de la Décapole.On lui amena un sourd qui avait de la difficulté à parler et on le supplia de poser la main sur lui.Il le prit à part loin de la foule, lui mit les doigts dans les oreilles et lui toucha la langue avec sa propre salive.Puis il leva les yeux au ciel, soupira et dit: «Ephphatha» – c'est-à-dire «Ouvre-toi».Aussitôt ses oreilles s'ouvrirent, sa langue se délia et il se mit à parler correctement.Jésus leur recommanda de n'en parler à personne, mais plus il le leur recommandait, plus ils le proclamaient.Remplis d'étonnement, ils disaient: «Il fait tout à merveille; il fait même entendre les sourds et parler les muets.»
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III
Jésus demande à l'homme de ne pas retourner au village, symbolisant potentiellement un appel à une transformation intérieure. L'analyse établit une relation entre ce miracle et les événements précédents pour enseigner aux disciples la nécessité d'un développement progressif dans leur compréhension spirituelle.
L'article analyse la seconde multiplication des pains par Jésus pour quatre mille personnes, en se référant aux Évangiles de Matthieu et Marc. Il explore les nuances entre les deux récits tout en soulignant la compassion de Jésus et sa capacité à subvenir aux besoins de la foule.
Matthieu 15.32-38 (Louis Segond S21) :
Jésus appela ses disciples et leur dit: «Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu'ils sont près de moi et ils n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.»Les disciples lui dirent: «Comment nous procurer dans cet endroit désert assez de pains pour rassasier une si grande foule?»Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» «Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons.»Alors il fit asseoir la foule par terre,prit les sept pains et les poissons et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule.Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.Ceux qui avaient mangé étaient 4000 hommes, sans compter les femmes et les enfants.
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Seconde multiplication des pains pour 4000 personnes
I
L'article intitulé 'PER182- Seconde multiplication des pains pour 4000 personnes' explore un épisode bien connu des Évangiles où Jésus accomplit un miracle en multipliant une petite quantité de nourriture pour nourrir une grande foule. Ce récit se trouve dans les passages de Matthieu 15.32-38 et Marc 8.1-9, où il est rapporté que Jésus, pris de compassion pour la foule qui le suit depuis trois jours sans rien à manger, interpelle ses disciples. Avec seulement sept pains et quelques petits poissons en sa possession, Jésus bénit la nourriture puis la distribue, fournissant suffisamment pour nourrir quatre mille hommes, sans compter les femmes et les enfants.
Marc 8.1-9 (Louis Segond S21) :
Ces jours-là, une foule [très] nombreuse s'était [de nouveau] réunie et n'avait pas de quoi manger. Jésus appela ses disciples et leur dit:«Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu'ils sont près de moi, et ils n'ont rien à manger.Si je les renvoie chez eux à jeun, les forces leur manqueront en chemin, car quelques-uns d'entre eux sont venus de loin.»Ses disciples lui répondirent: «Comment pourrait-on leur donner assez de pains à manger, ici, dans un endroit désert?»Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» «Sept», répondirent-ils.Alors il fit asseoir la foule par terre, prit les sept pains et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples pour les distribuer; et ils les distribuèrent à la foule.Ils avaient encore quelques petits poissons; Jésus [les] bénit et les fit aussi distribuer.Ils mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.Ceux qui mangèrent étaient environ 4000. Ensuite Jésus les renvoya.
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II
Dans ces deux passages, bien que le miracle soit le même, des distinctions subtiles apparaissent, notamment dans l'expression de la compassion de Jésus et la réaction des disciples. Alors que Matthieu présente une réponse plus factuelle des disciples, Marc souligne leur perplexité face à la demande de Jésus. En combinant un style narratif dynamique et des descriptions détaillées, ces récits démontrent la capacité divine de Jésus à pourvoir aux besoins de ceux qui ont foi en lui, en dépit des ressources limitées qu'ils possèdent.
Matthieu 15.32-38 (Louis Segond S21) :
Jésus appela ses disciples et leur dit: «Je suis rempli de compassion pour cette foule, car voilà trois jours qu'ils sont près de moi et ils n'ont rien à manger. Je ne veux pas les renvoyer à jeun, de peur que les forces ne leur manquent en chemin.»Les disciples lui dirent: «Comment nous procurer dans cet endroit désert assez de pains pour rassasier une si grande foule?»Jésus leur demanda: «Combien avez-vous de pains?» «Sept, répondirent-ils, et quelques petits poissons.»Alors il fit asseoir la foule par terre,prit les sept pains et les poissons et, après avoir remercié Dieu, il les rompit et les donna à ses disciples, qui les distribuèrent à la foule.Tous mangèrent et furent rassasiés, et l'on emporta sept corbeilles pleines des morceaux qui restaient.Ceux qui avaient mangé étaient 4000 hommes, sans compter les femmes et les enfants.
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III
L'article souligne également l'universalité du message d'espoir et de foi illustré par cet événement, promouvant ainsi une réflexion sur la sollicitude divine en temps de besoin.
La parabole de la tour (Luc 14.28-30), transmise uniquement par Luc, s'inscrit dans un discours de Jésus sur le coût du discipulat. Par l'image d'un bâtisseur qui calcule ses ressources avant de construire, Jésus invite ses disciples à un engagement réfléchi, lucide et persévérant, mettant en garde contre une foi superficielle ou émotionnelle sans maturité spirituelle.
Luc 14.28 (Louis Segond S21) :
En effet, si l'un de vous veut construire une tour, il s'assied d'abord pour calculer la dépense et voir s'il a de quoi la terminer.
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La péricope PER239 porte sur la parabole de la tour, un enseignement unique transmis exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 14.28-30). Cet article s'inscrit dans le cadre de la Synopse biblique et appartient à la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. L'événement se situe géographiquement sur la route de Béthanie, au-delà du Jourdain, et est daté après le sabbat du samedi 4 décembre 32. Luc présente ici une série d'enseignements qui ne suivent pas nécessairement une chronologie formelle, mais qui obéissent à une logique argumentative précise. Il est généralement admis que Luc a regroupé plusieurs paraboles prononcées en différents lieux et à différentes périodes afin de structurer son récit de manière cohérente et concise. Cette parabole de la tour est la deuxième d'une série de onze paraboles que l'on trouve dans les chapitres 14 à 18 de l'Évangile selon Luc, juste après la parabole de l'invité prétentieux. Le contexte immédiat de ce texte est un discours de Jésus sur le coût du discipulat (Luc 14.25-35). Jésus s'adresse à une foule nombreuse et les invite à réfléchir sérieusement avant de s'engager à le suivre. Son appel n'est pas destiné à susciter un enthousiasme irréfléchi, mais à provoquer une réflexion lucide et un engagement mûrement pesé.
Luc 14.30 (Louis Segond S21) :
en disant: ‘Cet homme a commencé à construire, et il n'a pas pu finir.’
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II
L'analyse verset par verset révèle une progression logique et pédagogique. Au verset 28, Jésus introduit l'image du bâtisseur qui souhaite construire une tour. Cette métaphore évoque la nécessité de planifier, de calculer les ressources disponibles avant de se lancer dans un projet ambitieux. Suivre Jésus est comparé à une entreprise de grande envergure qui requiert un engagement total. La notion de dépense représente symboliquement les renoncements personnels, les risques et la fidélité dans l'épreuve que le disciple doit être prêt à assumer. Au verset 29, Jésus souligne le risque de ne pas pouvoir terminer ce que l'on a commencé. Les fondations posées représentent l'élan initial de la foi, mais la suite du chemin exige persévérance et constance. L'abandon du projet entraîne non seulement un échec personnel, mais aussi une conséquence sociale et symbolique : la honte et le ridicule aux yeux des autres. Au verset 30, Jésus formule le jugement que les témoins porteront sur celui qui a commencé à construire sans pouvoir terminer.
Luc 14.29 (Louis Segond S21) :
Autrement, si après avoir posé les fondations il ne peut pas la terminer, tous ceux qui le verront se mettront à se moquer de lui
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III
Cette ironie souligne l'impact d'un engagement non tenu et pose une leçon morale fondamentale : l'authenticité de la foi ne se mesure pas à son lancement enthousiaste, mais à sa constance dans la durée. Sur le plan spirituel, cette parabole véhicule plusieurs enseignements essentiels. D'abord, le Messie Jésus valorise une foi réfléchie et consciente de ce qu'elle implique, plutôt qu'un engouement passager ou émotionnel. Ensuite, le disciple est appelé à examiner ses ressources intérieures et sa volonté réelle de s'engager. Enfin, ce passage met en garde contre les décisions précipitées, superficielles ou prises sans maturité spirituelle. Bien que ce discours puisse paraître exigeant au premier abord, et qu'il puisse même sembler décourageant pour certains, il s'inscrit pleinement dans la volonté du Messie Jésus d'encourager un discipulat authentique, pleinement assumé et fondé sur une compréhension approfondie de ce que signifie marcher à sa suite. L'article renvoie également à des ressources complémentaires telles que l'annexe ANN078 sur les paraboles, l'étude PAR029 sur la tour inachevée, et l'annexe ANN072 sur les miracles du Messie Jésus, permettant ainsi un approfondissement thématique et contextuel de cet enseignement.
Emprisonné, Jean le Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus s'il est bien le Messie attendu. Jésus répond par ses actes — guérisons, résurrections, annonce aux pauvres — en s'appuyant sur Ésaïe 35.5. L'article analyse la divergence entre les deux ministères, la logique rédactionnelle de Matthieu et le sous-entendu christologique puissant contenu dans la référence prophétique : Jésus est Dieu venant sauver son peuple (És 35.4).
Esaïe 35.5 (Louis Segond S21) :
Alors *les yeux des aveugles seront ouverts
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La péricope 113 traite de l'un des épisodes les plus significatifs et théologiquement riches des évangiles synoptiques : la question que Jean le Baptiste, depuis sa prison, adresse à Jésus par l'intermédiaire de ses disciples. Cet événement est rapporté par Matthieu (11.2-6) et Luc (7.18-23), et se situe chronologiquement en mai ou juin de l'an 31, à Capernaüm, après le retour de Jésus dans cette ville où il prononce un discours important. La situation de départ est paradoxale et interpellante : Jean le Baptiste, celui-là même qui avait reconnu et proclamé Jésus comme 'l'Agneau de Dieu' (Jean 1.29) lors de son baptême, exprime depuis sa prison une interrogation fondamentale sur l'identité messianique de Jésus. Cette question — 'Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?' — peut sembler surprenante de la part d'un homme qui avait eu une révélation directe sur Jésus. L'article propose une clé de lecture essentielle pour comprendre cette apparente contradiction : Jean le Baptiste avait des attentes messianiques précises, liées à l'avènement immédiat du Royaume de Dieu, et le comportement de Jésus — ses associations, sa manière d'être avec les gens — ne correspondait pas au schéma attendu. L'article met en lumière la divergence fondamentale entre les deux ministères : celui de Jean, austère et prophétique, annonçant le jugement et la repentance, et celui de Jésus, tourné vers la miséricorde, la guérison et l'accueil des pécheurs. Jésus lui-même est conscient de cette disparité et la mentionnera devant les pharisiens (Matthieu 11.18).
Matthieu 11.18 (Louis Segond S21) :
En effet, Jean est venu, il ne mange pas et ne boit pas, et l'on dit: ‘Il a un démon.’
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II
Cette tension ministerielle est au cœur de nombreuses interrogations de l'époque, non seulement pour Jean et ses disciples, mais aussi pour la foule et les pharisiens. Face à cette question, Jésus ne répond pas de manière abstraite ou doctrinale : il répond par ses actes. Il guérit les aveugles, les lépreux, les boiteux, les sourds, il ressuscite les morts et proclame l'Évangile aux pauvres. Cette réponse en actes constitue une démonstration messianique concrète et s'ancre délibérément dans la prophétie d'Ésaïe 35.5, texte bien connu à cette époque, qui décrit précisément ces signes comme marqueurs de l'intervention divine. L'article aborde également une question chronologique et rédactionnelle intéressante concernant la structure narrative de Matthieu. En effet, Matthieu cite des guérisons — du lépreux (Mt 8.1-4), du paralytique ou infirme (Mt 8.5-13), des deux aveugles (Mt 9.27-31), et du sourd-muet (Mt 9.32-33) — qui semblent avoir été rassemblées thématiquement plutôt que strictement chronologiquement pour appuyer la réponse de Jésus à Jean. Cette démarche rédactionnelle révèle une intentionnalité théologique de Matthieu, qui structure son récit pour démontrer point par point l'accomplissement de la prophétie d'Ésaïe 35.5.
Matthieu 8.1-4 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus fut descendu de la montagne, une grande foule le suivit.Alors un lépreux s'approcha, se prosterna devant lui et dit: «Seigneur, si tu le veux, tu peux me rendre pur.»Jésus tendit la main, le toucha et dit: «Je le veux, sois pur.» Aussitôt il fut purifié de sa lèpre.Puis Jésus lui dit: «Fais bien attention de n'en parler à personne, mais va te montrer au prêtre et présente l'offrande que Moïse a prescrite, afin que cela leur serve de témoignage.»
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III
Cela explique également pourquoi la résurrection du fils de la veuve de Naïm, pourtant miracle spectaculaire rapporté par Luc juste avant cet épisode, n'est pas mentionnée dans la liste des signes : elle ne figure pas dans le passage précis d'Ésaïe 35.5 auquel Jésus fait explicitement référence. Mais l'aspect le plus profond et le plus suggestif de l'analyse réside dans ce que la réponse de Jésus ne dit pas explicitement, mais que tout auditeur de l'époque, et Jean le Baptiste en particulier, pouvait saisir immédiatement : le verset précédant Ésaïe 35.5, c'est-à-dire Ésaïe 35.3-4, annonce que Dieu lui-même viendra sauver son peuple. En citant Ésaïe 35.5, Jésus implique donc qu'il est celui dont parle Ésaïe 35.4 : Dieu venant en personne pour le salut. C'est une affirmation christologique d'une densité remarquable, exprimée de manière voilée mais parfaitement lisible pour qui connaît les Écritures. Ainsi, Jean le Baptiste, grand connaisseur des prophètes, est pleinement capable de saisir la portée totale de cette réponse. Bien que les Évangiles ne documentent pas la réaction de Jean, l'article conclut que cette réponse messianique ne pouvait que confirmer et affermir la foi de Jean en Jésus comme le Messie annoncé par les Écritures, apportant à la fois satisfaction et joie à ce grand prophète emprisonné. La péricope s'inscrit dans le cadre de la synopse et renvoie aux annexes ANN003, ANN021 et ANN022 pour un approfondissement du ministère de Jean et des appels des disciples.
Jésus rend hommage à Jean le Baptiste à Capernaüm (mai-juin 31), selon Matthieu 11.7-19 et Luc 7.24-35. Sans chercher à recruter ses disciples, il affirme la grandeur prophétique de Jean, l'identifie à l'Élie annoncé par Malachie, et signale la fin de l'ancienne alliance. Il oppose le royaume de Dieu au royaume construit par les pharisiens selon leurs propres règles.
Esaïe 35.4-5 (Louis Segond S21) :
Dites à ceux qui ont le cœur battant:Alors *les yeux des aveugles seront ouverts
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La péricope PER114 traite de l'éloge que le Messie Jésus rend à Jean le Baptiste, tel que relaté dans les évangiles de Matthieu (11.7-19) et de Luc (7.24-35). Cet épisode se déroule à Capernaüm, en mai ou juin de l'an 31, peu après le départ des envoyés de Jean le Baptiste qui étaient venus interroger Jésus sur sa messianité (voir PER113). L'article souligne d'emblée qu'il serait erroné d'interpréter cet éloge comme une tentative de Jésus de recruter les disciples de Jean. Au contraire, Jésus exprime simplement la vérité sur la personne et le ministère de Jean, sans arrière-pensée ni motivation personnelle. La preuve de sa propre messianité repose uniquement sur ses actes conformes aux prophéties d'Ésaïe (35.4-5), et non sur des stratégies humaines de persuasion. Le Messie Jésus reconnaît publiquement l'importance considérable du ministère de Jean le Baptiste. Les qualités exceptionnelles de ce grand prophète sont évidentes pour le peuple, même si les chefs religieux persistent à les nier.
Luc 7.24-35 (Louis Segond S21) :
Lorsque les messagers de Jean furent partis, Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?Mais qu'êtes-vous allés voir? Un homme habillé de tenues élégantes? Ceux qui portent des tenues somptueuses et qui vivent dans le luxe se trouvent dans les maisons des rois.Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète.C'est celui à propos duquel il est écrit: Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.»Je vous le dis, parmi ceux qui sont nés de femmes, aucun [prophète] n'est plus grand que Jean[-Baptiste]. Cependant, le plus petit dans le royaume de Dieu est plus grand que lui.Tout le peuple qui l'a entendu et même les collecteurs d'impôts ont reconnu la justice de Dieu en se faisant baptiser du baptême de Jean;mais les pharisiens et les professeurs de la loi, en ne se faisant pas baptiser par lui, ont rejeté le plan de Dieu pour eux.A qui donc comparerai-je les hommes de cette génération, à qui ressemblent-ils?Ils ressemblent à des enfants assis sur la place publique, qui se parlent les uns aux autres et disent: ‘Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé; nous avons entonné des chants funèbres et vous n'avez pas pleuré.’En effet, Jean-Baptiste est venu, il ne mange pas de pain et ne boit pas de vin, et vous dites: ‘Il a un démon.’Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’Mais la sagesse a été reconnue juste par tous ses enfants.»
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II
Jean a profondément marqué son époque, notamment en amenant de nombreuses personnes — y compris des collecteurs d'impôts — à se faire baptiser, ce que Luc souligne particulièrement. Cependant, la classe religieuse dominante n'a pas adhéré à ses enseignements, révélant une incrédulité persistante face au plan divin. L'article met en évidence une différence notable dans l'approche des deux évangélistes. Matthieu, fidèle à son habitude, établit des liens explicites avec les prophètes de l'Ancien Testament, notamment en citant Malachie 3.1, car son audience est familière avec ces textes. Luc, en revanche, se contente de rapporter les faits sans recourir aux prophéties juives, son lectorat étant vraisemblablement d'origine non juive et moins familier avec ces références. Un point théologique central de cet éloge est la parole quelque peu énigmatique de Matthieu 11.12 : « Depuis l'époque de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est assailli avec force, et des violents s'en emparent. » Cette déclaration est interprétée comme marquant un tournant historique et eschatologique majeur. Jean le Baptiste représente la fin de l'ancienne alliance et de la lignée prophétique qui la caractérise (Matthieu 11.13), tandis que sa venue inaugure le seuil d'une nouvelle alliance.
Matthieu 11.7-19 (Louis Segond S21) :
Comme ils s'en allaient, Jésus se mit à dire à la foule au sujet de Jean: «Qu'êtes-vous allés voir au désert? Un roseau agité par le vent?Mais qu'êtes-vous allés voir? Un homme habillé de [tenues] élégantes? Ceux qui portent des tenues élégantes sont dans les maisons des rois.Qu'êtes-vous donc allés voir? Un prophète? Oui, je vous le dis, et plus qu'un prophète,[car] c'est celui à propos duquel il est écrit: Voici, j'envoie mon messager devant toi pour te préparer le chemin.»Je vous le dis en vérité, parmi ceux qui sont nés de femmes, il n'est venu personne de plus grand que Jean-Baptiste. Cependant, le plus petit dans le royaume des cieux est plus grand que lui.Depuis l'époque de Jean-Baptiste jusqu'à présent, le royaume des cieux est assailli avec force, et des violents s'en emparent.En effet, tous les prophètes et la loi ont prophétisé jusqu'à Jean.Si vous voulez bien l'accepter, c'est lui l'Elie qui devait venir.Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.»A qui comparerai-je cette génération? Elle ressemble à des enfants assis sur des places publiques et qui s'adressent à d'autres enfantsen disant: ‘Nous vous avons joué de la flûte et vous n'avez pas dansé, nous [vous] avons entonné des chants funèbres et vous ne vous êtes pas lamentés.’En effet, Jean est venu, il ne mange pas et ne boit pas, et l'on dit: ‘Il a un démon.’Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’ Mais la sagesse a été reconnue juste par ses enfants.»
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III
La violence exercée contre le royaume des cieux ferait référence aux chefs religieux qui ont construit un système religieux selon leurs propres critères, proclamant un royaume conforme à leur vision personnelle, mais radicalement différent de celui annoncé par Jean et par Jésus. En identifiant Jean le Baptiste comme l'Élie qui devait venir, conformément à la prophétie de Malachie 3.1, Jésus valide la légitimité divine du ministère de Jean tout en condamnant implicitement l'aveuglement des pharisiens. Cette identification est théologiquement lourde de sens : elle inscrit Jean dans la continuité de la grande tradition prophétique d'Israël tout en marquant la clôture de cette ère. L'éloge permet ainsi au Messie Jésus de clarifier l'existence de deux royaumes distincts et opposés : celui des pharisiens, fondé sur leurs propres règles et interprétations religieuses, et celui de Dieu, annoncé par Jean et incarné par Jésus. Cette péricope invite le lecteur à une réflexion profonde sur la réception du message divin, sur les résistances institutionnelles à ce message, et sur la continuité du plan de salut à travers les figures de Jean le Baptiste et de Jésus. Elle illustre également la manière dont Dieu interpelle son peuple par des messagers successifs, et comment ces messagers peuvent être rejetés par ceux-là mêmes qui se prétendent gardiens de la foi.
La parabole sur la mesure (PER140) enseigne que la façon dont nous jugeons et traitons les autres détermine comment Dieu nous mesurera en retour. Jésus appelle à l'écoute active, à la réciprocité, à la justice et à la générosité. Ce principe, commun à Marc 4.24-25, Matthieu 7.1-2 et Luc 6.38, rejoint la règle d'or et forme le cœur de l'éthique chrétienne.
Luc 6.38 (Louis Segond S21) :
Donnez et on vous donnera: on versera dans le pan de votre vêtement une bonne mesure, tassée, secouée et qui déborde, car on utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous vous serez servis.»
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La péricope PER140 s'inscrit dans la synopse des évangiles et traite de la parabole sur la mesure, enseignement délivré par le Messie Jésus entre la deuxième et la troisième fête de Pâque, soit en novembre ou décembre de l'an 31. L'événement se situe près d'une petite baie le long des rives du lac de Tibériade, à proximité de Capharnaüm en Galilée. L'analyse prend comme fil directeur l'évangile de Marc, dont la chronologie est jugée la plus accessible, tout en intégrant les parallèles de Matthieu et de Luc pour approfondir la compréhension du texte. Les textes bibliques mobilisés sont Matthieu 7.1-2, Marc 4.24-25 et Luc 6.38. Bien que ces passages appartiennent à des contextes légèrement différents dans chacun des évangiles synoptiques, ils partagent un principe fondamental commun : la personne sera jugée par Dieu selon les critères mêmes qu'elle aura appliqués aux autres. Ce principe de réciprocité divine constitue le cœur de la parabole sur la mesure. L'enseignement s'articule autour de trois axes principaux. Premièrement, l'attention et le discernement : le Messie Jésus appelle ses auditeurs à prendre garde à ce qu'ils écoutent et à la manière dont ils répondent à ses enseignements.
Matthieu 7.12 (Louis Segond S21) :
»Tout ce que vous voudriez que les hommes fassent pour vous, vous aussi, faites-le de même pour eux, car c'est ce qu'enseignent la loi et les prophètes.
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II
L'écoute active et le discernement spirituel sont présentés comme des vertus essentielles pour quiconque veut progresser dans la foi. Deuxièmement, la réciprocité et la justice : la métaphore de la « mesure » évoque directement la réciprocité divine. La façon dont un individu mesure — c'est-à-dire dont il traite, juge ou donne aux autres — constitue l'étalon qui sera utilisé en retour pour le mesurer lui-même. Cet enseignement est une invitation concrète à vivre dans la justice, la générosité et la compassion au quotidien. Troisièmement, la responsabilité et l'abondance : ceux qui écoutent avec attention et mettent en pratique les enseignements de Jésus reçoivent une abondance spirituelle croissante. À l'inverse, ceux qui négligent ou refusent de s'engager sur cette voie perdent progressivement les grâces et bénédictions qu'ils avaient reçues. Ce mécanisme souligne la dimension dynamique de la vie spirituelle : elle croît ou décroît selon l'engagement personnel. L'article établit également un lien explicite entre la parabole sur la mesure et la règle d'or formulée en Matthieu 7.12 et Luc 6.31, déjà abordée dans la péricope PER103.
Marc 4.24-25 (Louis Segond S21) :
Il leur dit encore: «Prêtez bien attention à ce que vous entendez. On utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous vous serez servis, et on y ajoutera pour vous [qui écoutez].En effet, on donnera à celui qui a, mais à celui qui n'a pas on enlèvera même ce qu'il a.»
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III
Ces deux enseignements se rejoignent pour former une éthique chrétienne cohérente fondée sur l'empathie, la bienveillance et la responsabilité personnelle. Nos attitudes envers les autres ne sont pas sans conséquences : elles déterminent en grande partie la qualité de notre relation avec Dieu et la manière dont nous serons à notre tour traités. Le commentaire souligne que ces principes étaient perçus comme nouveaux et exigeants par les auditeurs de Jésus. Ceux qui les intégraient et les vivaient se distinguaient des autres de manière visible, devenant des témoins lumineux dans le monde, en référence aux péricopes PER088 et PER139 qui traitent du thème de la lumière dans l'enseignement de Jésus. En synthèse, la parabole sur la mesure illustre l'interdépendance entre notre traitement des autres et notre propre destinée spirituelle. Elle rappelle que l'éthique chrétienne n'est pas une simple règle morale extérieure, mais un principe vivant ancré dans la réciprocité divine. Jésus réitère cet enseignement à plusieurs reprises, ce qui témoigne de son importance centrale dans sa prédication. L'article invite le lecteur à approfondir ces réflexions à travers les annexes ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur les méthodes pédagogiques du Messie Jésus.
La péricope 154 relate la guérison d'une femme souffrant d'hémorragie depuis douze ans, rapportée par Matthieu, Marc et Luc. À Capharnaüm, elle touche discrètement le vêtement de Jésus en route vers chez Jaïrus. Guérie instantanément, elle est reconnue publiquement par Jésus qui déclare : 'Ta foi t'a sauvée.' L'article compare les trois récits synoptiques et explore la portée théologique, christologique et sociale de ce miracle de foi.
Lévitique 15.25-27 (Louis Segond S21) :
La femme qui aura un écoulement de sang pendant plusieurs jours en dehors de ses règles, ou dont les règles dureront plus que d'habitude, sera impure pendant toute la période de son écoulement, comme pendant ses règles.Tout lit sur lequel elle couchera pendant la durée de cet écoulement sera comme le lit de ses règles et tout objet sur lequel elle s'assiéra sera impur comme lors de ses règles.Si quelqu'un les touche, il sera impur. Il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
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La péricope 154 de la synopse évangélique traite de l'un des miracles les plus touchants du ministère du Messie Jésus : la guérison d'une femme souffrant d'une hémorragie chronique depuis douze ans. Cet épisode est rapporté par trois évangélistes synoptiques — Matthieu (9.20-22), Marc (5.24-34) et Luc (8.43-48) — mais est absent de l'Évangile de Jean. L'événement se déroule à Capharnaüm en Galilée, vraisemblablement en février ou mars de l'an 32, dans le contexte du voyage de Jésus vers la maison de Jaïrus, dont il allait ressusciter la fille. La femme en question souffrait d'une perte de sang persistante depuis douze ans. Au-delà de sa souffrance physique, cette condition la plaçait dans un état d'impureté rituelle permanente selon les lois mosaïques de pureté (Lévitique 15.25-27), ce qui la marginalisait socialement et religieusement. Elle n'avait trouvé aucun remède efficace, malgré — selon Luc — de nombreuses consultations médicales. Dans cet état de détresse, la femme décide d'approcher Jésus discrètement, alors qu'il avance dans une foule dense. Elle touche le bord de son vêtement, convaincue que ce simple geste suffira à la guérir. Sa foi silencieuse mais déterminée est immédiatement récompensée : elle est guérie instantanément.
Lévitique 15.25-27 (Louis Segond S21) :
La femme qui aura un écoulement de sang pendant plusieurs jours en dehors de ses règles, ou dont les règles dureront plus que d'habitude, sera impure pendant toute la période de son écoulement, comme pendant ses règles.Tout lit sur lequel elle couchera pendant la durée de cet écoulement sera comme le lit de ses règles et tout objet sur lequel elle s'assiéra sera impur comme lors de ses règles.Si quelqu'un les touche, il sera impur. Il lavera ses vêtements, se lavera dans l'eau et sera impur jusqu'au soir.
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II
Simultanément, Jésus perçoit qu'une puissance est sortie de lui et interroge la foule : 'Qui a touché mes vêtements ?' La femme, tremblante, s'avance alors et avoue publiquement ce qu'elle a fait. Jésus lui répond avec tendresse et lui déclare que sa foi l'a sauvée. L'article propose une analyse comparée des trois récits synoptiques afin de mettre en lumière leurs différences et complémentarités. Matthieu offre une version concise, centrée sur l'acte de foi et la guérison immédiate. Il rapporte brièvement les paroles de Jésus : 'Prends courage, ma fille, ta foi t'a guérie.' Marc, dont l'Évangile est réputé s'appuyer sur les souvenirs de l'apôtre Pierre, fournit la version la plus détaillée. Il décrit la souffrance prolongée de la femme, les nombreux médecins consultés en vain, la sensation qu'a Jésus d'une puissance sortant de lui, et le dialogue complet entre Jésus et la femme. Marc insiste sur la puissance divine de Jésus et la crainte respectueuse de la femme devant lui. Luc, quant à lui, met davantage l'accent sur la dimension publique de la guérison et sur la reconnaissance par la femme du miracle accompli devant tous. Il mentionne explicitement l'intervention de Pierre qui souligne l'absurdité de la question de Jésus face à la pression de la foule.
Marc 5.24-34 (Louis Segond S21) :
Jésus s'en alla avec lui. Une grande foule le suivait et le pressait de tous côtés.Or, il y avait une femme atteinte d'hémorragies depuis 12 ans.Elle avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins. Elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, mais cela n'avait servi à rien; au contraire, son état avait plutôt empiré.Elle entendit parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière et toucha son vêtement,car elle se disait: «Même si je ne touche que ses vêtements, je serai guérie.»A l'instant même, son hémorragie s'arrêta, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.Jésus se rendit aussitôt compte qu'une force était sortie de lui; il se retourna au milieu de la foule et dit: «Qui a touché mes vêtements?»Ses disciples lui dirent: «Tu vois la foule qui te presse et tu dis: ‘Qui m'a touché?’»Jésus regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.Alors il lui dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.»
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III
L'article souligne également la richesse théologique de cet épisode. Sur le plan christologique, le miracle atteste de la puissance divine du Messie Jésus, capable de guérir par le simple contact de son vêtement, et conscient de la force qui émane de lui. Sur le plan sotériologique, la parole de Jésus — 'ta foi t'a sauvée' — indique que la foi est le canal par lequel la grâce divine opère. La femme n'est pas simplement guérie physiquement ; elle est déclarée sauvée, terme qui dépasse la simple restauration corporelle. Sur le plan social et éthique, cet épisode révèle la compassion de Jésus envers les personnes marginalisées. En s'arrêtant pour cette femme alors qu'il se rendait en urgence chez Jaïrus, Jésus démontre que chaque individu compte, indépendamment de son statut social ou de son impureté rituelle. En la nommant publiquement 'ma fille', il la réintègre dans la communauté et lui rend sa dignité. Enfin, la note technique précise que la chronologie de Marc est retenue comme la plus probable pour la reconstitution synoptique, et que l'épisode s'inscrit dans un enchaînement narratif plus large incluant la résurrection de la fille de Jaïrus. Le fait que Pierre ait discuté directement avec cette femme explique le niveau de détail présent dans le récit marcien, ce qui renforce la valeur historique et testimoniale de l'Évangile de Marc pour cet épisode précis.
La péricope 159 présente Jésus poursuivant son ministère en Galilée, depuis Capernaüm, en février-mars 32, avant la troisième Pâque. S'appuyant uniquement sur Matthieu 9.35, l'article souligne la priorité accordée à la proclamation du Royaume sur les miracles, l'autonomie des synagogues locales face aux pharisiens, et la méthode thématique de Matthieu, corrigée ici par la chronologie de Marc.
Jean 11.55 (Louis Segond S21) :
La Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem avant la Pâque pour se purifier.
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La péricope 159, intitulée 'Le Messie Jésus continue son œuvre', s'inscrit dans la série synoptique du site Schilo et traite de la période située entre la deuxième et la troisième fête de Pâques du ministère de Jésus. Cette péricope s'appuie principalement sur le texte de Matthieu 9.35, qui constitue la seule source évangélique pour cet épisode particulier, Marc et Luc n'y apportant pas de parallèle direct. Le contexte chronologique est soigneusement établi : nous nous trouvons en hiver, probablement en février ou mars de l'an 32 de l'ère commune, avant la troisième fête de Pâques prévue pour le lundi 12 avril 32, mentionnée en Jean 6.4. L'article rappelle le cadre général du ministère de Jésus en précisant les quatre fêtes de Pâques qui le jalonnent : la première le vendredi 7 avril 30 (Jean 2.13), la deuxième le lundi 24 mars 31 (Jean 5.1), la troisième le lundi 12 avril 32 (Jean 6.4), et la quatrième le vendredi 1er avril 33 (Jean 11.55). Ce cadre chronologique permet de situer précisément les activités de Jésus dans le calendrier de son ministère terrestre. Le lieu de l'action est Capernaüm en Galilée, région que Jésus parcourait inlassablement pour annoncer la bonne nouvelle du Royaume des Cieux. L'auteur souligne que la répétition apparente des pérégrinations de Jésus en Galilée témoigne de son engagement profond et constant envers les populations de cette région.
Jean 2.13 (Louis Segond S21) :
La Pâque juive était proche et Jésus monta à Jérusalem.
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II
Le ministère itinérant de Jésus se caractérise par une activité intense d'enseignement dans les synagogues, de proclamation de la bonne nouvelle et de guérison des malades. Un aspect notable souligné dans le commentaire est la question de l'accessibilité des synagogues. Malgré l'opposition marquée des pharisiens, décrite au chapitre 12 de l'Évangile selon Matthieu, les synagogues restaient ouvertes à Jésus. Cette observation conduit l'auteur à suggérer qu'il existait une certaine autonomie des dirigeants religieux locaux par rapport aux autorités centrales de Jérusalem, ce qui relativise le pouvoir effectif des pharisiens sur l'ensemble du territoire. L'article aborde également une question méthodologique importante concernant la structure de l'Évangile selon Matthieu. L'auteur rappelle que Matthieu n'organise pas ses récits selon une chronologie stricte, mais selon des regroupements thématiques. C'est pourquoi, dans le cadre de cette synopse, les événements du chapitre 12 de Matthieu ont été positionnés avant ceux du chapitre 9, en suivant la chronologie de Marc, qui est généralement considéré comme ayant rédigé son évangile sous la dictée de l'apôtre Pierre et dont l'ordre narratif est souvent jugé plus chronologique.
Jean 5.1 (Louis Segond S21) :
Après cela, il y eut une fête juive et Jésus monta à Jérusalem.
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III
Un autre point théologique central mis en évidence est la hiérarchie des valeurs que Matthieu attribue à Jésus dans son ministère : la proclamation du message de la bonne nouvelle du Royaume passe avant les miracles et les guérisons. Cette priorité accordée à l'enseignement sur les actes miraculeux reflète une vision théologique selon laquelle le salut éternel de l'âme dépasse en importance la guérison physique du corps. Cette perspective est renforcée par le comportement de Jésus qui demandait souvent aux personnes guéries de ne pas divulguer leur guérison, soulignant ainsi que les miracles ne doivent pas être une fin en soi mais restent subordonnés à l'annonce du Royaume. L'augmentation du nombre de guérisons est également notée, toutes les personnes affectées semblant bénéficier d'une libération complète. Ce mouvement croissant de guérisons témoigne de l'intensification du ministère de Jésus à l'approche de la troisième Pâque. Des annexes complémentaires sont proposées au lecteur pour approfondir sa compréhension : l'annexe ANN078 sur les paraboles et l'annexe ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, ce qui indique que cet article s'inscrit dans un parcours pédagogique structuré et progressif. La péricope précédente (PER158) portait sur le jugement des pharisiens, ce qui confirme la continuité narrative et thématique de la série.
La péricope 160 analyse Matthieu 9.36-38, où Jésus, à Capernaüm, est profondément ému de compassion pour la foule 'harassée et abattue comme des brebis sans berger'. Le terme grec 'splagchnizomai' exprime une compassion viscérale qui motive Jésus à enseigner, guérir et nourrir, contrastant avec l'indifférence des chefs religieux. Cette compassion devient un modèle pour les disciples.
Matthieu 9.36 (Louis Segond S21) :
A la vue des foules, il fut rempli de compassion pour elles, car elles étaient blessées et abattues, comme des brebis qui n'ont pas de berger.
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La péricope 160 de la synopse biblique proposée par le site Schilo se concentre sur un passage particulièrement révélateur du caractère du Messie Jésus : sa compassion profonde pour la foule. Ce passage, tiré uniquement de l'évangile de Matthieu (9.36-38), a été délibérément isolé par les auteurs afin de mettre en lumière l'état d'esprit intérieur de Jésus vis-à-vis des personnes qui le suivaient et l'écoutaient. L'action se situe à Capernaüm en Galilée, aux alentours de février ou mars de l'an 32. Dans le cadre de la synopse, cette péricope s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque du ministère public de Jésus. C'est Matthieu seul qui relate cet épisode, et les auteurs soulignent que ses écrits révèlent avec une profonde acuité la sensibilité du Messie face aux souffrances humaines. Le cœur théologique de cette péricope repose sur le terme grec 'splagchnizomai', traduit en français par 'ému de compassion' ou 'rempli de compassion' selon les versions bibliques. Ce mot grec est d'une richesse sémantique exceptionnelle : il désigne une émotion ressentie au plus profond des entrailles, une compassion viscérale et intense qui dépasse le simple sentiment de pitié superficielle. Jésus ne regarde pas la foule de loin avec indifférence ou condescendance ; il est intérieurement touché et bouleversé par ce qu'il voit. Ce que Jésus perçoit lorsqu'il observe la foule, c'est une communauté humaine 'harassée et abattue, comme des brebis sans berger'.
Matthieu 9.38 (Louis Segond S21) :
Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.»
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II
Cette image pastorale est particulièrement parlante dans le contexte culturel et religieux de l'époque : elle évoque l'abandon, la vulnérabilité, le manque de guidance spirituelle. Le peuple est perdu non seulement matériellement, mais aussi et surtout spirituellement. Jésus est profondément conscient de cet état de perdition, et c'est pourquoi son ministère se concentre en priorité sur l'annonce du Royaume de Dieu et le salut de l'âme. La compassion de Jésus, telle qu'elle est décrite dans ce passage, n'est pas passive. Elle est un moteur d'action. Le terme 'splagchnizomai' implique non seulement une émotion, mais aussi une volonté déterminée d'agir pour soulager la souffrance. C'est cet amour actif qui pousse Jésus à enseigner les foules, à les guérir de leurs maladies, à les nourrir, répondant ainsi à la fois à leurs besoins physiques et spirituels. La compassion devient ainsi le fondement et la motivation de tout son ministère terrestre. Un contraste saisissant est mis en évidence dans cet article : celui qui oppose Jésus aux dirigeants religieux de son époque, notamment les pharisiens.
Matthieu 9.37 (Louis Segond S21) :
Alors il dit à ses disciples: «La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers.
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III
Là où ces derniers négligeaient fréquemment les besoins spirituels et matériels du peuple, parfois avec mépris ou indifférence, Jésus se montre profondément attentif et réactif. Ce contraste souligne la nouveauté radicale de son approche pastorale et révèle la nature authentique du berger que le Messie incarne. Une dimension pédagogique importante est également présente dans ce passage : Jésus montre à ses disciples l'importance de la compassion dans leur propre ministère. En voyant leur maître agir avec une telle sollicitude envers la foule, les disciples sont appelés à imiter cette attitude dans leur service quotidien aux autres. La compassion n'est donc pas réservée au seul Messie ; elle devient un modèle de conduite pour tous ceux qui le suivent et qui sont appelés à continuer son œuvre. L'article renvoie également à deux annexes complémentaires : ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, ce qui situe cette péricope dans un contexte pédagogique et homilétique plus large. Cette péricope 160 est encadrée par la PER159 qui traite de la continuation de l'œuvre du Messie, et la PER161 consacrée au retour à Nazareth, permettant ainsi une lecture continue et cohérente du ministère de Jésus en Galilée.
Le second retour de Jésus à Nazareth (mars 32) est relaté par Matthieu et Marc. Malgré ses enseignements dans la synagogue, les habitants le rejettent en raison de leur familiarité avec lui et sa famille. Le manque de foi limite ses miracles. Jésus prononce la célèbre parole : 'Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie.' Marc ajoute des détails absents chez Matthieu : la présence des disciples et l'étonnement de Jésus face à l'incrédulité.
Marc 6.5 (Louis Segond S21) :
Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.
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La péricope 161 intitulée 'Retour à Nazareth' s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque dans la vie publique du Messie Jésus. Cet épisode, daté de mars 32, se déroule à Nazareth en Galilée et est relaté principalement par Matthieu (13.54-58) et Marc (6.1-6), tandis que Luc et Jean n'en font pas mention dans ce contexte synoptique particulier. Il s'agit du second retour documenté du Messie Jésus dans sa ville natale. Le premier séjour (référencé comme PER050) s'était conclu de façon dramatique par une tentative d'assassinat déjouée de manière inattendue. Cette seconde visite, bien que moins violente, ne se déroule pas non plus sous le signe de l'accueil chaleureux. Jésus peut néanmoins prendre la parole dans la synagogue le jour du sabbat, ce qui représente une différence notable par rapport à sa première venue. Le cœur théologique de cet épisode réside dans la tension entre la connaissance familière que les habitants de Nazareth ont de Jésus et la foi nécessaire pour reconnaître en lui le Messie. Les Nazaréens sont étonnés par sa sagesse et les miracles dont ils ont entendu parler, mais leur familiarité avec lui — ils le connaissent comme le fils du charpentier et connaissent sa famille — devient paradoxalement un obstacle à la foi. Cette familiarité engendre un scandale au sens biblique du terme, c'est-à-dire une pierre d'achoppement.
Marc 6.5 (Louis Segond S21) :
Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.
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II
L'un des versets les plus intrigants de cette péricope est Marc 6.5 : 'Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.' L'auteur de l'analyse propose une lecture nuancée de cette affirmation : Jésus a bien accompli certaines guérisons, mais pas autant qu'il l'aurait souhaité. Le manque de foi des habitants a constitué un frein réel à l'action miraculeuse. Cette situation devait profondément affecter le Messie Jésus, d'autant plus que ces personnes avaient réellement besoin de délivrance. Il est également précisé que les miracles évoqués en Marc 6.2 devaient avoir été accomplis à Capharnaüm et non à Nazareth, ce qui ajoute une dimension contextuelle importante à la compréhension du texte. La parole célèbre prononcée par Jésus — 'Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa famille' — trouve ici son accomplissement direct. L'auteur souligne que cette expression, entrée dans le langage courant, est souvent citée sans que l'on sache qu'elle provient du Messie Jésus lui-même, ce qui témoigne de l'influence culturelle profonde des Évangiles. L'analyse propose ensuite une comparaison détaillée entre les récits de Matthieu et de Marc. Les deux évangélistes s'accordent sur les points essentiels : l'étonnement initial des habitants, leur rejet fondé sur la connaissance qu'ils ont de Jésus et de sa famille, et la limitation des miracles en raison du manque de foi. Marc apporte cependant des éléments supplémentaires : il précise que Jésus était accompagné de ses disciples, détail absent chez Matthieu.
Marc 6.2 (Louis Segond S21) :
Le jour du sabbat, il se mit à enseigner dans la synagogue. Beaucoup de gens l'entendirent; ils étaient étonnés et disaient: «D'où cela lui vient-il? Quelle est cette sagesse qui lui a été donnée? Et comment de tels miracles se font-ils par son intermédiaire?
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III
Il mentionne également que Jésus lui-même fut étonné de leur incrédulité, ajoutant une dimension émotionnelle et humaine à la narration. Marc indique aussi que Jésus visita d'autres villages des environs après cet épisode. D'un point de vue méthodologique, l'auteur précise que la chronologie suivie est celle de Marc, considérée comme la plus réaliste pour cette période du ministère de Jésus. Il est également noté que Marc et l'apôtre Pierre ont repris l'Évangile de Matthieu pour l'adapter aux non-Juifs, ce qui explique les convergences et les légères divergences entre les deux récits. En conclusion, cet épisode du retour à Nazareth illustre une vérité fondamentale de la foi chrétienne : la proximité et la familiarité ne garantissent pas la foi, et peuvent même l'entraver. Le rejet de Jésus par les siens à Nazareth préfigure le rejet plus large qu'il subira et s'inscrit dans la logique prophétique de sa mission. La péricope invite le lecteur à s'interroger sur la nature de sa propre foi et sur les obstacles que la familiarité peut dresser face à la reconnaissance du divin.
L'article examine la confrontation entre Jésus et les pharisiens, où Jésus critique la priorité accordée aux traditions sur les lois divines. Dans Matthieu 15.1-9 et Marc 7.1-13, Jésus expose l'hypocrisie pharisienne en soulignant l'obligation de la sincérité et de l'authenticité spirituelle.
Esaïe 29.13 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur dit: «*Ce peuple s'approche de moi,
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Cet article WordPress analyse les reproches que le Messie Jésus adresse aux scribes et aux pharisiens, tel que relaté dans les Évangiles de Matthieu (15.1-9) et Marc (7.1-13). Les passages décrivent comment des pharisiens et scribes, venus de Jérusalem pour évaluer l'impact de Jésus sur les masses, questionnent Jésus sur la non-conformité de ses disciples aux traditions juives de purification, notamment le lavage rituel des mains. Jésus répond en dénonçant l'hypocrisie de ces leaders religieux et la manière dont leurs traditions humaines contreviennent aux commandements divins.
Marc 7.1-13 (Louis Segond S21) :
Les pharisiens et quelques spécialistes de la loi, venus de Jérusalem, se rassemblèrent auprès de Jésus.Ils virent quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées.– Or, les pharisiens et tous les Juifs ne mangent pas sans s'être lavé soigneusement les mains, conformément à la tradition des anciens.Et quand ils reviennent de la place publique, ils ne mangent pas avant de s'être purifiés. Ils tiennent encore à beaucoup d'autres traditions comme le lavage des coupes, des cruches et des vases de bronze. –Alors les pharisiens et les spécialistes de la loi lui demandèrent: «Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens mais prennent-ils au contraire leur repas avec des mains non lavées?»Jésus leur répondit: «Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, comme il est écrit: Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi.C'est faussement qu'ils m'honorent en donnant des enseignements qui sont des commandements humains.Vous abandonnez le commandement de Dieu et vous gardez la tradition des hommes [car vous lavez les pots et les coupes et vous faites beaucoup d'autres choses semblables].»Il leur dit encore: «Vous rejetez très bien le commandement de Dieu pour garder votre tradition.En effet, Moïse a dit: Honore ton père et ta mère et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.Mais d'après vous, si un homme dit à son père ou à sa mère: ‘Ce dont j'aurais pu t'assister est corban, c'est-à-dire une offrande à Dieu’,alors il peut ne plus rien faire pour son père ou pour sa mère.Vous annulez ainsi la parole de Dieu par la tradition que vous avez établie et vous faites beaucoup d'autres choses semblables.»
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II
Utilisant l'exemple du commandement d'honorer ses parents, Jésus démontre que certains échappent à cette obligation en déclarant leurs biens 'corban', invalidant ainsi l'appui familial. Marc place davantage l'emphase sur les pratiques rituelles et la tradition juive pour un public hellénique ou romain plus large, tandis que Matthieu s'adresse essentiellement à un auditoire juif en soulignant l'éloignement spirituel des pharisiens de Dieu. La critique de Jésus envers les pharisiens souligne l'urgence d'une relation authentique avec Dieu, au-delà des rituels formels.
Matthieu 15.1-9 (Louis Segond S21) :
Alors des pharisiens et des spécialistes de la loi vinrent de Jérusalem trouver Jésus et dirent:«Pourquoi tes disciples transgressent-ils la tradition des anciens? En effet, ils ne se lavent pas les mains quand ils prennent leur repas.»Il leur répondit: «Et vous, pourquoi transgressez-vous le commandement de Dieu au profit de votre tradition?En effet, Dieu a dit: Honore ton père et ta mère et: Celui qui maudira son père ou sa mère sera puni de mort.Mais d'après vous, celui qui dira à son père ou à sa mère: ‘Ce dont j'aurais pu t'assister est une offrande à Dieu’n'est pas tenu d'honorer son père [ou sa mère]. Vous annulez ainsi la parole de Dieu au profit de votre tradition.Hypocrites, Esaïe a bien prophétisé sur vous, quand il a dit:Ce peuple [prétend s'approcher de moi et] m'honore des lèvres, mais son cœur est éloigné de moi.C'est faussement qu'ils m'honorent en donnant des enseignements qui sont des commandements humains.»
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III
Ce conflit entre la loi pharisienne et l'esprit de la loi divine exprime la mission de Jésus visant à restaurer des principes authentiques et sincères dans la pratique religieuse.
Jean 7.3-9 relate la tension entre Jésus et ses frères avant la fête de Souccot (octobre 32). Ceux-ci, sans comprendre la mission messianique, l'incitent à se manifester publiquement à Jérusalem. Jésus choisit la prudence, conscient des risques d'arrestation. Marie reste en retrait. Cet épisode, unique chez Jean, illustre l'incompréhension familiale face à la nature divine de Jésus, une conversion de ses frères n'intervenant qu'après la résurrection.
Jean 7.5 (Louis Segond S21) :
En effet, ses frères non plus ne croyaient pas en lui.
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La péricope 207, intitulée 'Le différent du Maître avec ses frères', s'inscrit dans la séquence narrative de la Synopse biblique et traite d'un épisode singulier rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean (Jean 7.3-9). Cet épisode se situe à Capharnaüm en Galilée, juste avant le départ de Jésus pour Jérusalem à l'occasion de la fête de Souccot (fête des Tabernacles), célébrée le 7 octobre 32 de notre ère. Les évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc) ne mentionnent pas cet échange, ce qui fait de Jean la source unique de cette tension familiale. L'article analyse la complexité des relations entre Jésus et sa fratrie dans ce contexte particulier. Les frères de Jésus, conscients des miracles accomplis par leur demi-frère, lui suggèrent de monter à Jérusalem pour se manifester publiquement et se faire connaître. Leur démarche révèle une incompréhension profonde de la nature et de la mission du Messie. Bien qu'ils ne remettent pas en question la réalité des prodiges accomplis par Jésus, ils n'en saisissent pas la portée spirituelle et messianique. La notion même de royaume de Dieu leur demeure étrangère, et ils peinent à concevoir que leur frère de chair, celui avec lequel ils ont partagé leur enfance et leur vie quotidienne, puisse être le Fils de Dieu et le Messie annoncé par les prophètes.
Jean 7.3-9 (Louis Segond S21) :
Ses frères lui dirent: «Pars d'ici et va en Judée afin que tes disciples voient aussi ce que tu fais.Personne n'agit en secret, s'il cherche à être connu. Puisque tu fais ce genre de choses, montre-toi au monde!»En effet, ses frères non plus ne croyaient pas en lui.Jésus leur dit: «Le moment n'est pas encore venu pour moi, tandis que pour vous, c'est toujours le bon moment.Le monde ne peut pas vous détester, tandis que moi, il me déteste parce que je témoigne à son sujet que sa manière d'agir est mauvaise.Montez donc à cette fête! Quant à moi, je n'y monte pas encore parce que le moment n'est pas encore arrivé pour moi.»Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée.
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II
Marie, la mère de Jésus, reste en retrait de cette tension familiale selon les versets Jean 7.3 et 7.5, ce qui suggère une position délicate et peut-être douloureuse pour elle. L'article émet l'hypothèse que Marie ne parlait pas ouvertement de la conception surnaturelle de son fils aîné, ce qui contribuait à maintenir la fratrie dans une lecture purement humaine et fraternelle de leur relation avec Jésus. La vie commune partagée pendant plus de trente ans représentait un obstacle psychologique et spirituel majeur à la reconnaissance de la divinité de Jésus. L'auteur souligne que cette réaction des frères et sœurs de Jésus est tout à fait compréhensible et même naturelle. Il eût été surprenant qu'ils n'aient pas de difficultés à accepter que celui qu'ils connaissaient comme leur frère se proclame être le Messie prédit par les prophètes. Toutefois, l'article note qu'ils avaient probablement remarqué, au fil des années, certains traits distinctifs dans le comportement de Jésus qui le distinguaient des autres enfants de son âge. L'article aborde également la signification du retard délibéré de Jésus à se rendre à la fête, tel qu'expliqué en Jean 7.6. Le Messie est pleinement conscient des dangers que représente une montée publique et ostentatoire à Jérusalem.
Jean 7.3 (Louis Segond S21) :
Ses frères lui dirent: «Pars d'ici et va en Judée afin que tes disciples voient aussi ce que tu fais.
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III
Il craint l'arrestation par les autorités religieuses, rappelant le sort tragique de Jean le Baptiste. Sa stratégie consiste donc à se fondre dans la foule, à agir avec prudence et discrétion, en opposition directe aux conseils de ses frères qui l'exhortaient à la visibilité publique. Enfin, l'article avance une perspective eschatologique concernant la fratrie de Jésus : ses frères et sœurs se convertiront vraisemblablement après la crucifixion, et plus certainement après la résurrection du Messie. Cette conversion post-pascale est cohérente avec les données du Nouveau Testament, notamment la mention des frères de Jésus parmi les premiers disciples (Actes 1.14) et le rôle éminent de Jacques, frère du Seigneur, dans l'Église primitive de Jérusalem. Cet épisode met ainsi en lumière plusieurs thèmes théologiques fondamentaux : la nature humaine et divine de Jésus perçue différemment selon les interlocuteurs, l'incompréhension messianique même au sein du cercle familial le plus proche, la prudence stratégique de Jésus face aux autorités religieuses hostiles, et la transformation spirituelle progressive des proches du Messie. La péricope 207 constitue un témoignage précieux sur la dimension humaine et relationnelle du ministère de Jésus, révélant les tensions inhérentes à son incarnation au sein d'une famille juive ordinaire du premier siècle.
Jésus envoie soixante-dix disciples en mission d'évangélisation (Luc 10.1-16), événement unique dans les évangiles. Depuis Béthanie au-delà du Jourdain, vers novembre 32, il étend sa mission au-delà des Douze. Les instructions rappellent celles données aux apôtres, avec une portée plus universelle. Jésus avertit du risque de rejet et condamne l'aveuglement des villes galiléennes de Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm.
Matthieu 11.20-24 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus se mit à faire des reproches aux villes dans lesquelles avaient eu lieu la plupart de ses miracles, parce qu'elles n'avaient pas changé d'attitude:«Malheur à toi, Chorazin, malheur à toi, Bethsaïda, car si les miracles accomplis au milieu de vous l'avaient été dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps que leurs habitants se seraient repentis, habillés d'un sac et assis dans la cendre.C'est pourquoi je vous le dis: le jour du jugement, Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.Et toi, Capernaüm, seras-tu élevée jusqu'au ciel? Non. Tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts, car si les miracles accomplis au milieu de toi l'avaient été dans Sodome, elle subsisterait encore aujourd'hui.C'est pourquoi je vous le dis: le jour du jugement, le pays de Sodome sera traité moins sévèrement que toi.»
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La péricope PER220 traite de l'envoi par le Messie Jésus de soixante-dix disciples en mission d'évangélisation, événement rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 10.1-16). Cet épisode se situe chronologiquement entre la troisième Pâque et le début de la dernière semaine du ministère de Jésus, vers novembre 32, dans la région de Béthanie, située au-delà du Jourdain. Cet envoi missionnaire fait directement écho à un épisode antérieur étudié dans la péricope PER162, où le Messie Jésus avait mandaté les douze apôtres (Matthieu 10.1-15, Marc 6.6-13, Luc 9.1-6). La nouveauté ici réside dans l'élargissement considérable du cercle des envoyés : ce ne sont plus seulement les Douze, mais soixante-dix (ou soixante-douze selon certains manuscrits) disciples qui reçoivent une mission similaire. Ce fait suggère qu'un groupe important de disciples accompagnait désormais Jésus dans ses déplacements, vraisemblablement des Galiléens qui l'avaient suivi à travers la Samarie en direction de Jérusalem. L'article propose une comparaison détaillée entre les deux récits d'envoi en mission. Concernant le nombre de disciples envoyés, Matthieu 10.1-15 relate l'envoi des douze apôtres, tandis que Luc 10.1-16 décrit l'envoi de soixante-dix disciples, illustrant une progression et une extension de la vision missionnaire.
Luc 10.1-16 (Louis Segond S21) :
Après cela, le Seigneur désigna encore 70 autres disciples et les envoya devant lui deux par deux dans toutes les villes et dans tous les endroits où lui-même devait aller.Il leur dit: «La moisson est grande, mais il y a peu d'ouvriers. Priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers dans sa moisson.Allez-y! Je vous envoie comme des agneaux au milieu des loups.Ne prenez ni bourse, ni sac, ni sandales et ne saluez personne en chemin.Dans toute maison où vous entrerez, dites d'abord: ‘Que la paix soit sur cette maison!’Et s'il se trouve là un homme de paix, votre paix reposera sur lui; sinon, elle reviendra sur vous.Restez dans cette maison, mangez et buvez ce qu'on vous donnera, car *l'ouvrier mérite son salaire. N'allez pas de maison en maison.Dans toute ville où vous entrerez et où l'on vous accueillera, mangez ce que l'on vous offrira,guérissez les malades qui s'y trouveront et dites-leur: ‘Le royaume de Dieu s'est approché de vous.’Mais dans toute ville où vous entrerez et où l'on ne vous accueillera pas, allez dans les rues et dites:‘Nous secouons contre vous même la poussière de votre ville qui s'est attachée à nos pieds. Sachez cependant que le royaume de Dieu s'est approché [de vous].’Je vous dis que, ce jour-là, Sodome sera traitée moins sévèrement que cette ville-là.»Malheur à toi, Chorazin, malheur à toi, Bethsaïda, car si les miracles accomplis au milieu de vous l'avaient été dans Tyr et dans Sidon, il y a longtemps que leurs habitants se seraient repentis, habillés d'un sac et assis dans la cendre.C'est pourquoi, lors du jugement Tyr et Sidon seront traitées moins sévèrement que vous.Et toi, Capernaüm, qui as été élevée jusqu'au ciel, tu seras abaissée jusqu'au séjour des morts.Celui qui vous écoute m'écoute, celui qui vous rejette me rejette, et celui qui me rejette rejette celui qui m'a envoyé.»
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II
Sur le plan de la mission confiée, les instructions sont similaires dans les deux cas : les disciples doivent partir deux par deux, annoncer l'imminence du Royaume de Dieu, guérir les malades et manifester la puissance divine. Les consignes pratiques sont identiques : ne pas emporter d'argent, de sac ni de sandales supplémentaires, demeurer dans la maison qui les accueille sans passer de maison en maison, et accepter la nourriture offerte par leurs hôtes. Concernant la portée géographique et ethnique, une différence notable apparaît : dans Matthieu, la mission est explicitement limitée aux brebis perdues d'Israël, alors que dans Luc, elle semble plus universelle, sans restriction ethnique explicite, ce qui préfigure la vocation universelle de l'Église. Sur le plan de la tonalité et de la symbolique, Luc insiste davantage sur l'urgence de la moisson et l'image des agneaux envoyés parmi les loups, tandis que Matthieu met plutôt en valeur l'autorité confiée aux apôtres et leur rôle futur. L'article souligne également la dimension eschatologique de cet envoi : conscient de l'approche de sa mort, le Messie Jésus prépare activement ses disciples à poursuivre sa mission après lui. La planification apparaît réfléchie et structurée, les membres choisis possédant les compétences requises pour leurs nouvelles fonctions ministérielles. La question du rejet est abordée avec sérieux.
Marc 6.6-13 (Louis Segond S21) :
Et il s'étonnait de leur incrédulité.Alors il appela les douze et commença à les envoyer deux à deux, et il leur donna autorité sur les esprits impurs.Il leur recommanda de ne rien prendre pour le voyage, sauf un bâton, de n'avoir ni pain, ni sac, ni argent dans la ceinture,de chausser des sandales et de ne pas mettre deux chemises.Puis il leur dit: «Si quelque part vous entrez dans une maison, restez-y jusqu'à votre départ.Et si, dans une ville, les gens ne vous accueillent pas et ne vous écoutent pas, retirez-vous de là et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux. [Je vous le dis en vérité, le jour du jugement, Sodome et Gomorrhe seront traitées moins sévèrement que cette ville-là.]»Ils partirent et prêchèrent en appelant chacun à changer d'attitude.Ils chassaient beaucoup de démons, appliquaient de l'huile à beaucoup de malades et les guérissaient.
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III
Jésus avertit ses disciples qu'un accueil défavorable est possible, mais que ceux qui refusent le message en assumeront les conséquences, car rejeter les disciples revient à rejeter Jésus lui-même, et donc Dieu. Cette mise en garde est illustrée par la référence aux trois villes galiléennes de Chorazin, Bethsaïda et Capernaüm, mentionnées également en Matthieu 11.20-24, qui forment un triangle géographique au cœur du ministère galiléen de Jésus. Ces villes sont comparées défavorablement à Tyr, Sidon et Sodome : des cités réputées pour leurs péchés dans l'Ancien Testament, dont Jésus affirme qu'elles auraient fait pénitence si elles avaient bénéficié des mêmes signes miraculeux. Cette comparaison constitue une critique sévère de l'aveuglement spirituel de ceux qui, pourtant favorisés par la proximité du Messie, ont refusé de croire. En résumé, cet épisode marque un tournant important dans le ministère de Jésus : l'extension de la mission au-delà du cercle apostolique strict, la préparation de la communauté disciples à prendre le relais, et la confirmation de la responsabilité individuelle face au message du Royaume. Luc, seul évangéliste à rapporter cet événement, offre ainsi une vision élargie et universelle de la mission chrétienne.
La péricope PER232 présente les deux paraboles jumelles de la graine de moutarde et du levain (Luc 13.18-21). Prononcées près d'une synagogue de Jérusalem un samedi, elles illustrent la nature du royaume de Dieu : il commence humblement, se développe puissamment et agit de manière cachée mais transformatrice. Ces deux images complémentaires invitent à percevoir la croissance discrète et irrésistible du règne de Dieu dans le monde.
Luc 13.18-21 (Louis Segond S21) :
Il dit encore: «A quoi le royaume de Dieu ressemble-t-il et à quoi le comparerai-je?Il ressemble à une graine de moutarde qu'un homme a prise et plantée dans son jardin; elle pousse, devient un [grand] arbre, et les oiseaux du ciel habitent dans ses branches.»Il dit encore: «A quoi comparerai-je le royaume de Dieu?Il ressemble à du levain qu'une femme a pris et mis dans trois mesures de farine pour faire lever toute la pâte.»
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La péricope PER232 est consacrée aux deux paraboles jumelles de la graine de moutarde et du levain, telles qu'elles sont rapportées principalement dans l'Évangile de Luc (Luc 13.18-21), avec des parallèles dans Matthieu et Marc. Ces enseignements sont situés dans un contexte précis : Jésus vient de sortir d'une synagogue de Jérusalem, un samedi 27 novembre 32, et s'adresse à la foule. Luc est le seul évangéliste à placer explicitement cet épisode dans une synagogue, ce qui constitue une particularité rédactionnelle importante. L'article souligne d'emblée la méthode narrative de Luc, qui ne suit pas toujours une chronologie stricte dans ses chapitres 13 à 19, mais propose une argumentation théologique structurée et cohérente. Il est donc conseillé au lecteur de lire ces péricopes dans la logique argumentative propre à Luc plutôt que de chercher une correspondance chronologique absolue avec les autres évangiles. La première parabole, celle du grain de sénevé (Luc 13.18-19, parallèles en Matthieu 13.31-32 et Marc 4.30-32), illustre la croissance du royaume de Dieu à partir d'une réalité minuscule. Le grain de sénevé est l'une des plus petites graines connues dans le monde agricole du Proche-Orient ancien. Pourtant, une fois planté, il peut devenir un arbre suffisamment grand pour offrir un abri aux oiseaux du ciel. Cette image saisissante évoque la progression discrète mais irrésistible du royaume de Dieu : il commence de manière presque imperceptible, humble et fragile en apparence, mais finit par s'étendre de façon considérable, offrant protection et accueil à tous ceux qui s'y réfugient.
Marc 4.30-32 (Louis Segond S21) :
Il dit encore: «A quoi comparerons-nous le royaume de Dieu ou par quelle parabole le représenterons-nous?Il est comme une graine de moutarde: lorsqu'on la sème en terre, c'est la plus petite de toutes les semences qui sont sur la terre.Mais lorsqu'elle a été semée, elle monte, devient plus grande que tous les légumes et développe de grandes branches, de sorte que les oiseaux du ciel peuvent habiter sous son ombre.»
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II
Le contraste entre le point de départ infinitésimal et le résultat final imposant est au cœur du message. La seconde parabole, celle du levain dans la pâte (Luc 13.20-21, parallèle en Matthieu 13.33), complète et prolonge la première. Le levain est un agent de transformation invisible : on ne le voit pas agir, mais son influence se diffuse dans toute la pâte. Une petite quantité suffit à faire lever une grande masse de farine. L'article précise que les trois mesures de farine mentionnées dans le texte représentent une quantité considérable, ce qui accentue encore l'idée d'un effet puissant produit à partir d'un geste modeste et discret. Cette parabole insiste sur la dimension intérieure et cachée du royaume de Dieu : il ne s'impose pas par la force ou l'éclat extérieur, mais transforme les cœurs et les sociétés de l'intérieur, silencieusement et profondément. Ensemble, ces deux paraboles forment un diptyque cohérent qui illustre plusieurs vérités fondamentales sur la nature du royaume de Dieu. Premièrement, ce royaume commence humblement : ni la graine de moutarde ni le levain ne sont spectaculaires en eux-mêmes. Deuxièmement, il se développe de manière puissante et inexorable, indépendamment de son apparence initiale.
Luc 13.20-21 (Louis Segond S21) :
Il dit encore: «A quoi comparerai-je le royaume de Dieu?Il ressemble à du levain qu'une femme a pris et mis dans trois mesures de farine pour faire lever toute la pâte.»
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III
Troisièmement, son action est cachée, intérieure, transformatrice. Quatrièmement, il accueille et nourrit, comme un arbre offrant son ombre ou comme le pain qui rassasie. L'article met également en perspective la question des parallèles synoptiques. Jésus ayant enseigné à différentes occasions et en divers lieux, il est naturel que les évangiles présentent des récits similaires avec des nuances ou des différences factuelles. Ces variations ne sont pas des contradictions mais des témoignages complémentaires d'un même enseignement répété dans des contextes différents. L'article précise enfin que ces enseignements s'adressaient particulièrement aux Judéens présents dans la synagogue, pour qui il était essentiel d'entendre cette annonce sur la nature et la croissance du royaume de Dieu. Des renvois sont proposés vers des études complémentaires (PAR005 sur le grain de sénevé, PAR006 sur le levain, PAR000 sur les paraboles, ainsi que l'annexe ANN078 sur les paraboles), permettant au lecteur d'approfondir ces enseignements dans un cadre d'étude plus large et structuré.
L'article 'PER241 - L’image du sel sans saveur' analyse un passage de Luc 14:34-35, où Jésus enseigne que les disciples doivent être comme le sel, essentiel et transformateur. Si un disciple perd sa 'saveur' spirituelle, il devient inutile, semblable à un sel insipide. Cet enseignement appelle à un engagement actif et durable dans la vie spirituelle.
Luc 14.34-35 (Louis Segond S21) :
»Le sel est une bonne chose, mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on?Il n'est bon ni pour la terre, ni pour le fumier; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.»
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L'article intitulé 'PER241 - L’image du sel sans saveur' discute d'un passage biblique tiré principalement de Luc 14:34-35 et Matthieu 5:13. Il traite de l'enseignement de Jésus comparant les disciples à du sel, une métaphore souvent utilisée pour illustrer des concepts spirituels comme la purification, la préservation et l'apport de saveur. Dans ce contexte, le sel symbolise la valeur intrinsèque et la fonction essentielle du disciple dans le monde, soit d'être un agent de transformation.
Luc 14.34-35 (Louis Segond S21) :
»Le sel est une bonne chose, mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on?Il n'est bon ni pour la terre, ni pour le fumier; on le jette dehors. Que celui qui a des oreilles pour entendre entende.»
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II
Cependant, lorsqu'un disciple perd sa 'saveur', c'est-à-dire sa ferveur ou son intégrité, il devient inutile du point de vue spirituel, comparable à un sel qui a perdu son utilité. Cette perte d'impact est illustrée par l'incapacité du sel insipide à fertiliser ou désinfecter. L'article insiste sur la portée théologique de cet enseignement, soulignant que la véritable utilité spirituelle est ancrée dans l'identité et l'engagement actifs du disciple.
Matthieu 5.13 (Louis Segond S21) :
»Vous êtes le sel de la terre. Mais si le sel perd sa saveur, avec quoi la lui rendra-t-on? Il ne sert plus qu'à être jeté dehors et piétiné par les hommes.
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III
Le texte suggère que Luc, en dépit d'une chronologie non stricte, utilise cette métaphore pour rassembler et structurer une série d'enseignements sur le coût de la vie de disciple. L'analyse incite le lecteur à une introspection sur la constance de leur engagement spirituel.
L'article analyse Luc 17:22-37 où Jésus annonce sa seconde venue. Contrairement au discours sur le mont des Oliviers, cet enseignement unique met en garde contre les faux messies et illustre la soudaineté de sa venue par des références aux temps de Noé et de Lot.
Marc 13.1-26 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: «Maître, regarde: quelles pierres et quelles constructions!»Jésus lui répondit: «Vois-tu ces grandes constructions? Il ne restera pas pierre sur pierre, tout sera détruit.»Puis il s'assit sur le mont des Oliviers, en face du temple. Pierre, Jacques, Jean et André lui posèrent en privé cette question:«Dis-nous: quand cela arrivera-t-il et à quel signe reconnaîtra-t-on que tous ces événements vont s'accomplir?»Jésus se mit alors à leur dire: «Faites bien attention que personne ne vous égare.En effet, beaucoup viendront sous mon nom et diront: ‘C'est moi.’ Et ils tromperont beaucoup de gens.Quand vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres, ne vous laissez pas effrayer, car il faut que ces choses arrivent. Cependant, ce ne sera pas encore la fin.Une nation se dressera contre une nation et un royaume contre un royaume; en divers endroits il y aura des tremblements de terre, il y aura des famines [et des troubles]. Ce sera le commencement des douleurs.Faites attention à vous-mêmes. On vous livrera aux tribunaux et vous serez battus dans les synagogues; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et devant des rois à cause de moi pour leur apporter votre témoignage.Il faut d'abord que la bonne nouvelle soit proclamée à toutes les nations.Quand on vous emmènera pour vous faire arrêter, ne vous inquiétez pas d'avance de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné au moment même. En effet, ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit saint.Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir.Vous serez détestés de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.»Lorsque vous verrez l'abominable dévastation [dont a parlé le prophète Daniel] établie là où elle ne doit pas être – que celui qui lit fasse attention – alors, que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,que celui qui sera sur le toit ne descende pas et n'entre pas dans sa maison pour prendre quelque chose,et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront durant ces jours-là!Priez pour que cela n'arrive pas en hiver,car ces jours-là, la détresse sera telle qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu'à présent et qu'il n'y en aura jamais plus.Et si le Seigneur n'avait pas abrégé ces jours, personne ne serait sauvé; mais il les a abrégés à cause des élus, de ceux qu'il a choisis.Si quelqu'un vous dit alors: ‘Le Messie est ici’ ou: ‘Il est là’, ne le croyez pas,car de prétendus messies et de prétendus prophètes surgiront; ils feront des prodiges et des signes miraculeux pour tromper, si c'était possible, [même] ceux qui ont été choisis.Soyez sur vos gardes: je vous ai tout annoncé d'avance.Mais ces jours-là, après ce temps de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées.Alors on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire.
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Cet article wordpress analyse un enseignement particulier de Jésus tiré de l'Évangile de Luc 17:22-37, où Jésus annonce sa seconde venue. Plutôt qu'une simple répétition du discours sur le mont des Oliviers rapporté dans les évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc, ce passage di Luc présente une approche distincte du thème de la venue du Fils de l'Homme. Jésus met en garde ses disciples contre les faux messies et souligne que sa venue sera aussi visible et indiscutable qu'un éclair illuminant le ciel.
Marc 13.1-26 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: «Maître, regarde: quelles pierres et quelles constructions!»Jésus lui répondit: «Vois-tu ces grandes constructions? Il ne restera pas pierre sur pierre, tout sera détruit.»Puis il s'assit sur le mont des Oliviers, en face du temple. Pierre, Jacques, Jean et André lui posèrent en privé cette question:«Dis-nous: quand cela arrivera-t-il et à quel signe reconnaîtra-t-on que tous ces événements vont s'accomplir?»Jésus se mit alors à leur dire: «Faites bien attention que personne ne vous égare.En effet, beaucoup viendront sous mon nom et diront: ‘C'est moi.’ Et ils tromperont beaucoup de gens.Quand vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres, ne vous laissez pas effrayer, car il faut que ces choses arrivent. Cependant, ce ne sera pas encore la fin.Une nation se dressera contre une nation et un royaume contre un royaume; en divers endroits il y aura des tremblements de terre, il y aura des famines [et des troubles]. Ce sera le commencement des douleurs.Faites attention à vous-mêmes. On vous livrera aux tribunaux et vous serez battus dans les synagogues; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et devant des rois à cause de moi pour leur apporter votre témoignage.Il faut d'abord que la bonne nouvelle soit proclamée à toutes les nations.Quand on vous emmènera pour vous faire arrêter, ne vous inquiétez pas d'avance de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné au moment même. En effet, ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit saint.Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir.Vous serez détestés de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.»Lorsque vous verrez l'abominable dévastation [dont a parlé le prophète Daniel] établie là où elle ne doit pas être – que celui qui lit fasse attention – alors, que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,que celui qui sera sur le toit ne descende pas et n'entre pas dans sa maison pour prendre quelque chose,et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront durant ces jours-là!Priez pour que cela n'arrive pas en hiver,car ces jours-là, la détresse sera telle qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu'à présent et qu'il n'y en aura jamais plus.Et si le Seigneur n'avait pas abrégé ces jours, personne ne serait sauvé; mais il les a abrégés à cause des élus, de ceux qu'il a choisis.Si quelqu'un vous dit alors: ‘Le Messie est ici’ ou: ‘Il est là’, ne le croyez pas,car de prétendus messies et de prétendus prophètes surgiront; ils feront des prodiges et des signes miraculeux pour tromper, si c'était possible, [même] ceux qui ont été choisis.Soyez sur vos gardes: je vous ai tout annoncé d'avance.Mais ces jours-là, après ce temps de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées.Alors on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire.
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II
Avant cela, cependant, il doit souffrir et être rejeté par sa génération. Le texte établit un parallèle avec les temps de Noé et de Lot, indiquant que la venue du Fils de l'Homme interviendra de manière inattendue au milieu des activités humaines quotidiennes. Les period, pour les disciples, est une mise en garde contre la recherche de sécurité matérielle, illustrée par exemple par la mention de la femme de Lot, et insiste sur la nécessité de la vigilance.
Matthieu 24.3-51 (Louis Segond S21) :
Il s'assit sur le mont des Oliviers. Les disciples vinrent en privé lui poser cette question: «Dis-nous, quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton retour et de la fin du monde?»Jésus leur répondit: «Faites bien attention que personne ne vous égare.En effet, beaucoup viendront sous mon nom et diront: ‘C'est moi qui suis le Messie’, et ils tromperont beaucoup de gens.Vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres: ne vous laissez pas effrayer, car il faut que toutes ces choses arrivent. Cependant, ce ne sera pas encore la fin.Une nation se dressera contre une nation et un royaume contre un royaume, et il y aura en divers endroits des famines, [des pestes] et des tremblements de terre.Tout cela sera le commencement des douleurs.Alors on vous livrera à la persécution et l'on vous fera mourir; vous serez détestés de toutes les nations à cause de mon nom.Beaucoup trébucheront alors, et ils se trahiront, se détesteront les uns les autres.Beaucoup de prétendus prophètes surgiront et ils tromperont beaucoup de gens.A cause de la progression du mal, l'amour du plus grand nombre se refroidira,mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.Cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.»C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abominable dévastation dont a parlé le prophète Daniel établie dans le lieu saint – que celui qui lit fasse attention! –alors, que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison,et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront durant ces jours-là!Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat,car alors la détresse sera si grande qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent et qu'il n'y en aura jamais plus.Et si ces jours n'étaient pas abrégés, personne ne serait sauvé; mais à cause de ceux qui ont été choisis, ces jours seront abrégés.Si quelqu'un vous dit alors: ‘Le Messie est ici’, ou: ‘Il est là’, ne le croyez pas,car de prétendus messies et de prétendus prophètes surgiront; ils feront de grands prodiges et des signes miraculeux au point de tromper, si c'était possible, même ceux qui ont été choisis.Voilà, je vous l'ai annoncé d'avance.Si donc on vous dit: ‘Le voici, il est dans le désert’, n'y allez pas, ou: ‘Le voilà, il est dans un lieu secret’, ne le croyez pas.En effet, tout comme l'éclair part de l'est et apparaît jusqu'à l'ouest, ainsi sera le retour du Fils de l'homme.Là où sera le cadavre, là se rassembleront les vautours.»Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées.Alors le signe du Fils de l'homme apparaîtra dans le ciel; tous les peuples de la terre se lamenteront et ils verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire.Il enverra ses anges avec la trompette retentissante et ils rassembleront ceux qu'il a choisis des quatre coins du monde, d'une extrémité du ciel à l'autre.Tirez instruction de la parabole du figuier: dès que ses branches deviennent tendres et que les feuilles poussent, vous savez que l'été est proche.De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, qu'il est à la porte.Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive.Le ciel et la terre disparaîtront, mais mes paroles ne disparaîtront pas.»Quant au jour et à l'heure, personne ne les connaît, pas même les anges du ciel, [ni même le Fils]: mon Père seul les connaît.Ce qui est arrivé à l'époque de Noé arrivera de même au retour du Fils de l'homme.En effet, dans les jours précédant le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé est entré dans l'arche.Ils ne se sont doutés de rien jusqu'à ce que le déluge vienne et les emporte tous. Il en ira de même au retour du Fils de l'homme.Alors, deux hommes seront dans un champ: l'un sera pris et l'autre laissé;deux femmes moudront à la meule: l'une sera prise et l'autre laissée.Restez donc vigilants, puisque vous ignorez à quel moment votre Seigneur viendra.Vous le savez bien, si le maître de la maison savait à quelle heure de la nuit le voleur doit venir, il resterait éveillé et ne laisserait pas percer les murs de sa maison.C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas.»Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi responsable des gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu?Heureux le serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera occupé à son travail!Je vous le dis en vérité, il l'établira responsable de tous ses biens.Mais si c'est un mauvais serviteur, qui se dit en lui-même: ‘Mon maître tarde à venir’,s'il se met à battre ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas.Il le punira sévèrement et lui fera partager le sort des hypocrites: c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents.
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III
Jésus conclut en répondant à une question des disciples sur le lieu de sa venue en utilisant une métaphore du rassemblement des vautours autour d'un cadavre, soulignant ainsi l'inhérente division entre ce qui est pris et ce qui est laissé.
L'article aborde l'arrivée de Juifs à Béthanie pour voir Jésus, à l'approche de la Passion. Face à sa popularité croissante, les autorités religieuses envisagent son arrestation, tandis que la trahison de Judas se prépare.
Jean 12.9-11 (Louis Segond S21) :
Une foule de Juifs apprirent que Jésus était à Béthanie; ils y vinrent, non seulement à cause de lui, mais aussi pour voir Lazare qu'il avait ressuscité.Les chefs des prêtres décidèrent de faire mourir aussi Lazareparce que beaucoup de Juifs les quittaient et croyaient en Jésus à cause de lui.
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Cet article explore l'arrivée des Juifs à Béthanie, près de Jérusalem, où le Messie Jésus est présent. À quelques jours de la Passion, cet événement s'inscrit dans le contexte chargé de la dernière semaine avant l'arrestation de Jésus. Les habitants de Jérusalem, informés de la présence de Jésus à Béthanie, se rassemblent pour le rencontrer.
Jean 12.9-11 (Louis Segond S21) :
Une foule de Juifs apprirent que Jésus était à Béthanie; ils y vinrent, non seulement à cause de lui, mais aussi pour voir Lazare qu'il avait ressuscité.Les chefs des prêtres décidèrent de faire mourir aussi Lazareparce que beaucoup de Juifs les quittaient et croyaient en Jésus à cause de lui.
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II
La résurrection de Lazare a déjà attiré l'attention, renforçant l'intérêt des curieux et des croyants. Cependant, cette popularité croissante inquiète les responsables religieux, conscients que de nombreux Juifs commencent à croire en Jésus. Bien que les autorités songent à une possible arrestation, elles hésitent, de peur d'une réaction violente de la foule.
III
Par ailleurs, la trahison de Judas Iscariote se prépare, offrant aux autorités l'opportunité de mettre leur plan à exécution. Jésus, quant à lui, continue d'interagir avec ses disciples, illustrant un calme avant la tempête qui se prépare pour les jours à venir.
La parabole des vignerons (Mt 21.33-46 ; Mc 12.1-12 ; Lc 20.9-19), prononcée le mardi Saint sur le parvis du Temple, illustre allégoriquement l'histoire du salut : Dieu envoie des prophètes puis son Fils, que les dirigeants religieux rejettent et tuent. La vigne est transférée à l'Église, sans pour autant fermer la porte au peuple juif qui peut entrer dans la foi.
Marc 12.1-12 (Louis Segond S21) :
Jésus se mit ensuite à leur parler en paraboles: «Un homme planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, creusa un pressoir et construisit une tour. Puis il la loua à des vignerons et quitta le pays.Le moment venu, il envoya un serviteur vers les vignerons pour recevoir d'eux une part de récolte de la vigne.Ils s'emparèrent de lui, le battirent et le renvoyèrent les mains vides.Il envoya de nouveau vers eux un autre serviteur; ils [lui jetèrent des pierres,] le frappèrent à la tête et l'insultèrent.Il en envoya un troisième et ils le tuèrent, puis beaucoup d'autres qu'ils battirent ou tuèrent.Il avait encore un fils bien-aimé; il l'envoya vers eux en dernier, disant: ‘Ils auront du respect pour mon fils.’Mais ces vignerons dirent entre eux: ‘Voilà l'héritier. Venez, tuons-le et l'héritage sera à nous.’Et ils s'emparèrent de lui, le tuèrent et le jetèrent hors de la vigne.Que fera donc le maître de la vigne? Il viendra, fera mourir les vignerons et donnera la vigne à d'autres.»N'avez-vous pas lu cette parole de l'Ecriture: La pierre qu'ont rejetée ceux qui construisaient est devenue la pierre angulaire;c'est l'œuvre du Seigneur, et c'est un prodige à nos yeux?»Ils cherchaient à l'arrêter, mais ils redoutaient les réactions de la foule. Ils avaient compris que c'était pour eux que Jésus avait dit cette parabole. Ils le laissèrent alors et s'en allèrent.
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La péricope PER291 présente la parabole des vignerons, un récit allégorique puissant rapporté par trois évangiles synoptiques : Matthieu (21.33-46), Marc (12.1-12) et Luc (20.9-19). L'Évangile de Jean ne mentionne pas cette parabole. La scène se déroule le mardi 29 mars 33, sur le parvis du Temple de Jérusalem, dans un contexte de tension croissante entre Jésus et les autorités religieuses juives, en pleine dernière semaine avant son arrestation. Dans ce récit, Jésus, reconnu comme le Messie, prend la parole devant une foule attentive et silencieuse. Cette attitude de la foule est soulignée comme particulièrement remarquable dans le contexte animé et bruyant du monde juif de l'époque. Le Maître captive son auditoire par une autorité naturelle que les autorités religieuses lui envient profondément. La parabole elle-même met en scène un propriétaire de vigne qui confie son domaine à des vignerons avant de partir en voyage. Dieu est représenté par ce propriétaire qui attend de bons fruits de la part des hommes. Mais les résultats sont décevants.
Matthieu 21.33-46 (Louis Segond S21) :
»Ecoutez une autre parabole. Il y avait un propriétaire, qui planta une vigne. Il l'entoura d'une haie, y creusa un pressoir et construisit une tour; puis il la loua à des vignerons et partit en voyage.Lorsque le temps de la récolte fut arrivé, il envoya ses serviteurs vers les vignerons pour recevoir sa part de récolte.Mais les vignerons s'emparèrent de ses serviteurs; ils battirent l'un, tuèrent l'autre et lapidèrent le troisième.Il envoya encore d'autres serviteurs, en plus grand nombre que les premiers, et les vignerons les traitèrent de la même manière.Enfin, il envoya vers eux son fils en se disant: ‘Ils auront du respect pour mon fils.’Mais, quand les vignerons virent le fils, ils se dirent entre eux: ‘Voilà l'héritier. Venez, tuons-le et emparons-nous de son héritage!’Et ils s'emparèrent de lui, le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent.Maintenant, lorsque le maître de la vigne viendra, que fera-t-il à ces vignerons?»Ils lui répondirent: «Il fera mourir misérablement ces misérables et il louera la vigne à d'autres vignerons qui lui donneront sa part de récolte au moment voulu.»Jésus leur dit: «N'avez-vous jamais lu dans les Ecritures: La pierre qu'ont rejetée ceux qui construisaient est devenue la pierre angulaire; c'est l'œuvre du Seigneur, et c'est un prodige à nos yeux?C'est pourquoi, je vous le dis, le royaume de Dieu vous sera enlevé et sera donné à un peuple qui en produira les fruits.Celui qui tombera sur cette pierre s'y brisera et celui sur qui elle tombera sera écrasé.»Après avoir entendu ses paraboles, les chefs des prêtres et les pharisiens comprirent que c'était d'eux que Jésus parlait.Ils cherchaient à l'arrêter, mais ils redoutaient les réactions de la foule, parce qu'elle considérait Jésus comme un prophète.
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II
Le maître envoie alors successivement trois serviteurs auprès des vignerons, représentant les prophètes envoyés à Israël tout au long de son histoire. Ces serviteurs sont maltraités et tués par les vignerons rebelles. Finalement, le propriétaire décide d'envoyer son propre Fils, son Fils bien-aimé, pensant qu'ils l'écouteront. Mais les vignerons, loin de se repentir, assassinent également le Fils, espérant s'emparer de l'héritage. Cette parabole est une allégorie transparente de l'histoire du salut : Dieu est le propriétaire, Israël est la vigne, les vignerons sont les dirigeants religieux juifs, les serviteurs sont les prophètes de l'Ancien Testament, et le Fils bien-aimé est Jésus lui-même. La mort du Fils préfigure clairement la Passion à venir, bien que les auditeurs de l'époque n'en saisissent pas encore pleinement la portée. La réaction des auditeurs est significative : ils comprennent le sens général de la parabole, mais sans appréhender véritablement ce que signifie la mort du Fils. Matthieu et Marc notent explicitement la réaction des chefs religieux qui réalisent que Jésus parle d'eux. Plutôt que de se repentir, leur réponse est de chercher à faire taire cette voix prophétique qui les dérange et les condamne.
Luc 20.9-19 (Louis Segond S21) :
Il se mit ensuite à dire cette parabole au peuple: «Un homme planta une vigne, la loua à des vignerons et quitta pour longtemps le pays.Le moment venu, il envoya un serviteur vers les vignerons pour qu'ils lui donnent sa part de récolte de la vigne. Mais les vignerons le battirent et le renvoyèrent les mains vides.Il envoya encore un autre serviteur; ils le battirent lui aussi, l'insultèrent et le renvoyèrent les mains vides.Il en envoya encore un troisième, mais ils le blessèrent aussi et le chassèrent.Le maître de la vigne se dit alors: ‘Que faire? J'enverrai mon fils bien-aimé, peut-être [en le voyant] auront-ils du respect pour lui.’Mais quand les vignerons le virent, ils raisonnèrent entre eux et dirent: ‘Voilà l'héritier. Tuons-le, afin que l'héritage soit à nous.’Ils le jetèrent hors de la vigne et le tuèrent. Maintenant, que leur fera donc le maître de la vigne?Il viendra, fera mourir ces vignerons et donnera la vigne à d'autres.»Mais Jésus jeta les regards sur eux et dit: «Que signifie donc ce qui est écrit: La pierre qu'ont rejetée ceux qui construisaient est devenue la pierre angulaire?Toute personne qui tombera sur cette pierre s'y brisera, et celui sur qui elle tombera sera écrasé.»Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi cherchèrent à l'arrêter au moment même, mais ils redoutaient les réactions [du peuple]. Ils avaient compris que c'était pour eux que Jésus avait dit cette parabole.
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III
La conclusion théologique de la parabole est fondamentale : la vigne sera ôtée aux vignerons infidèles et confiée à d'autres. Cette déclaration est interprétée comme annonçant le transfert de la responsabilité du Royaume de Dieu du peuple juif, en tant qu'entité nationale et religieuse, vers l'Église, communauté rassemblant les croyants de toutes nations. Cependant, l'auteur du commentaire prend soin de préciser que cela ne ferme pas définitivement la porte au peuple juif : les Juifs, comme tout autre peuple, peuvent entrer dans l'assemblée des croyants par la foi en Jésus-Christ. Cette péricope s'inscrit dans une série de confrontations et d'enseignements du mardi de la Semaine Sainte, entre la parabole des deux fils (PER290) qui précède et la parabole du festin des noces (PER292) qui suit. Ces trois paraboles forment un ensemble cohérent d'avertissements adressés aux leaders religieux de Jérusalem, illustrant leur refus de reconnaître l'autorité divine de Jésus. Sur le plan littéraire, le récit est qualifié de résumé, lisible en deux minutes à voix haute, ce qui suggère que la tradition orale a condensé un enseignement probablement plus long. La triple attestation synoptique de cette parabole témoigne de son importance dans la mémoire de la communauté chrétienne primitive. Elle constitue l'un des passages les plus explicitement christologiques et eschatologiques des Évangiles synoptiques, où Jésus se désigne lui-même comme le Fils envoyé par le Père.
Jean 19.31-37 rapporte des détails exclusifs sur les événements suivant la mort de Jésus : la demande des autorités juives de retirer les corps avant le sabbat de Pâque, le crurifragium appliqué aux brigands mais non à Jésus déjà mort, et la lance perçant son côté. Jean, témoin oculaire, atteste la réalité de la mort du Christ et l'accomplissement des Écritures concernant l'Agneau pascal.
Jean 19.35 (Louis Segond S21) :
Celui qui a vu ces choses en rend témoignage et son témoignage est vrai. Il sait qu'il dit la vérité afin que vous croyiez aussi.
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La péricope PER358, intitulée 'Les précisions de Jean', est une étude synoptique centrée sur le passage de Jean 19.31-37, seul texte évangélique à rapporter les événements qui surviennent immédiatement après la mort de Jésus sur la croix, le vendredi 1er avril 33 de notre ère, aux environs de 15 heures, sur le mont Golgotha. Contrairement aux évangiles synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — qui n'abordent pas ces détails, l'évangéliste Jean apporte plusieurs informations précieuses et exclusives sur les circonstances qui suivent immédiatement le décès du Messie. Cette particularité johannique est caractéristique du quatrième évangile, qui complète fréquemment les récits des autres évangélistes par des témoignages de première main. Le contexte liturgique est d'une importance capitale pour comprendre la demande formulée par les autorités religieuses juives. Jean précise que le sabbat qui commence ce soir-là est un 'grand jour', c'est-à-dire un sabbat exceptionnel qui coïncide avec la période de la fête de la Pâque (Jean 19.31). Les autorités juives souhaitent donc que les corps des crucifiés soient retirés des croix avant le coucher du soleil, conformément aux prescriptions de la Loi de Moïse qui interdisaient de laisser un corps suspendu durant la nuit (Deutéronome 21.22-23). Soucieuses d'éviter toute souillure rituelle susceptible de compromettre leur participation à la fête, elles demandent à Ponce Pilate que les condamnés soient achevés rapidement. Pour hâter la mort des crucifiés, les soldats romains ont recours au crurifragium, une pratique consistant à briser les jambes des suppliciés (Jean 19.32). En privant les condamnés de tout appui pour soulever leur corps et respirer, cette méthode entraînait une mort rapide par asphyxie.
Jean 19.35 (Louis Segond S21) :
Celui qui a vu ces choses en rend témoignage et son témoignage est vrai. Il sait qu'il dit la vérité afin que vous croyiez aussi.
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II
Cette intervention est appliquée aux deux brigands crucifiés de part et d'autre de Jésus. Cependant, lorsque les soldats arrivent devant Jésus, ils constatent qu'il est déjà mort (Jean 19.33). Ils renoncent donc à lui briser les jambes. Ce détail revêt une signification théologique profonde : selon Jean, cette circonstance accomplit la prescription relative à l'agneau pascal, dont aucun os ne devait être brisé (Exode 12.46 ; Nombres 9.12 ; Psaume 34.21). Jésus est ainsi présenté comme le véritable Agneau de Dieu. Afin de s'assurer de la réalité du décès, un soldat perce néanmoins le côté de Jésus avec une lance. Jean rapporte qu'il en sort aussitôt 'du sang et de l'eau' (Jean 19.34). Ce phénomène a donné lieu, dès les premiers siècles de l'Église, à de nombreuses réflexions théologiques et médicales. Toutefois, l'objectif premier de Jean n'est pas de fournir une explication scientifique, mais d'attester avec force la réalité historique et physique de la mort de Jésus.
Jean 19.34 (Louis Segond S21) :
mais un des soldats lui transperça le côté avec une lance et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau.
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III
Jean insiste sur la fiabilité de son témoignage oculaire (Jean 19.35), car il était présent au pied de la croix. Cette insistance prend tout son sens face aux courants docètes qui, dès l'époque apostolique, niaient la réalité de la mort charnelle du Christ. L'article situe ces événements dans une chronologie précise élaborée à partir de l'ensemble des données évangéliques. Les ténèbres décrites par les synoptiques couvrent la période allant d'environ midi à 15 heures (Matthieu 27.45 ; Marc 15.33 ; Luc 23.44). La mort de Jésus survient vers 15 heures. Le calendrier juif fait commencer le nouveau jour au coucher du soleil, de sorte que la nuit du vendredi au samedi constitue le début des trois jours et trois nuits mentionnés dans les Écritures. L'étude renvoie par ailleurs à plusieurs annexes complémentaires portant sur le dernier repas de Pâque (ANN027), la journée juive au temps de Jésus (ANN028), l'heure de la crucifixion (ANN026) et les Souverains Sacrificateurs (ANN031), permettant au lecteur d'approfondir le contexte historique et liturgique. En définitive, cette péricope met en évidence la valeur unique du témoignage johannique pour la compréhension de la Passion. Jean, témoin oculaire, apporte des précisions indispensables à la fois sur le plan historique — confirmant la mort réelle de Jésus — et sur le plan théologique, en soulignant l'accomplissement des Écritures et en présentant Jésus comme l'Agneau pascal par excellence.
Synopse évangélique
Une "Synopse évangélique" est un outil précieux pour comparer les récits parallèles des Évangiles canoniques, Matthieu, Marc et Luc. Ces synopses permettent aux lecteurs d'observer comment les mêmes événements de la vie de Jésus sont relatés sous des angles légèrement différents. Elles mettent en lumière les variations linguistiques, les différences de détail et les ajouts ou omissions spécifiques propres à chaque Évangile.
L'objectif principal de cette étude est de mieux comprendre la théologie et l'intention de chaque auteur évangélique. Une comparaison synoptique révèle comment chaque Évangile répondait aux besoins spécifiques de ses premières communautés chrétiennes, renforçant ainsi leur foi et leur compréhension du message de Jésus.
La lecture d'une synopse évangélique est enrichissante tant pour les érudits que pour les croyants, car elle encourage une approche plus réfléchie et contextuelle des Écritures. Elle invite à une exploration approfondie de la manière dont la vision unique de chaque évangéliste contribue à l'ensemble harmonieux du témoignage chrétien sur Jésus-Christ.
Cet article traite de la parabole des deux serviteurs racontée par Jésus, illustrant l'attente envers les fidèles et le jugement sévère des infidèles. Il aborde les responsabilités proportionnelles à la connaissance divine, évoquant également les paraboles des talents et des mines.
Matthieu 24.45-51 (Louis Segond S21) :
»Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi responsable des gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu?Heureux le serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera occupé à son travail!Je vous le dis en vérité, il l'établira responsable de tous ses biens.Mais si c'est un mauvais serviteur, qui se dit en lui-même: ‘Mon maître tarde à venir’,s'il se met à battre ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas.Il le punira sévèrement et lui fera partager le sort des hypocrites: c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents.
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L'article intitulé 'PER135- Parabole des deux serviteurs' explore une parabole racontée par Jésus, mise en contexte notamment par les évangiles de Luc et Matthieu. La parabole met en exergue deux types de serviteurs en l'absence de leur maître: un serviteur fidèle, qui accomplit son devoir, et un serviteur infidèle, qui abuse de ses subordonnés et ne nourrit pas correctement ceux qui lui sont confiés. La morale implique que les serviteurs fidèles et consciencieux reçoivent davantage de responsabilités, alors que les infidèles sont punis sévèrement.
Luc 19.11-27 (Louis Segond S21) :
Comme la foule écoutait cela, Jésus ajouta une parabole. En effet, il était près de Jérusalem et l'on croyait que le royaume de Dieu allait apparaître immédiatement.Il dit donc: «Un homme de haute naissance partait dans un pays lointain pour se faire désigner roi et revenir ensuite.Il appela dix de ses serviteurs, leur remit 10 pièces d'or et leur dit: ‘Faites-les fructifier jusqu'à ce que je revienne.’Cependant, ses concitoyens le détestaient et ils envoyèrent une délégation après lui pour dire: ‘Nous ne voulons pas que cet homme règne sur nous.’Lorsqu'il fut de retour après avoir été désigné roi, il fit venir les serviteurs auxquels il avait donné l'argent afin de savoir quels bénéfices chacun avait faits.Le premier se présenta et dit: ‘Seigneur, ta pièce d'or en a rapporté 10.’Il lui dit: ‘C'est bien, bon serviteur. Parce que tu as été fidèle dans une petite chose, reçois le gouvernement de 10 villes.’Le deuxième vint et dit: ‘Seigneur, ta pièce d'or en a produit 5.’Il lui dit: ‘Toi aussi, sois établi responsable de 5 villes.’Un autre vint et dit: ‘Seigneur, voici ta pièce d'or que j'ai gardée dans un linge.En effet, j'avais peur de toi parce que tu es un homme sévère; tu prends ce que tu n'as pas déposé et tu moissonnes ce que tu n'as pas semé.’Il lui dit: ‘Je vais te juger sur tes propres paroles, mauvais serviteur; tu savais que je suis un homme sévère, que je prends ce que je n'ai pas déposé et que je moissonne ce que je n'ai pas semé.Pourquoi donc n'as-tu pas mis mon argent dans une banque, afin qu'à mon retour je le retire avec un intérêt?’Puis il dit à ceux qui étaient là: ‘Enlevez-lui la pièce d'or et donnez-la à celui qui en a 10.’Ils lui dirent: ‘Seigneur, il a déjà 10 pièces d'or.’‘Je vous le dis, répondit-il, on donnera à toute personne qui a, mais à celui qui n'a pas on enlèvera même ce qu'il a.Quant à mes ennemis qui n'ont pas voulu que je règne sur eux, amenez-les ici et mettez-les à mort devant moi.’»
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II
Cette parabole révèle un enseignement sur l'importance des responsabilités et la connaissance de la volonté divine. Tout au long de l'article, l'auteur souligne la répétition par Jésus de cet enseignement sous d'autres formes par les paraboles des talents et des mines. Enfin, la critique est surtout dirigée vers les pharisiens et docteurs de la loi, symbolisant la responsabilité spirituelle dans l'interprétation et la mise en œuvre correcte des enseignements divins.
Luc 12.42-48 (Louis Segond S21) :
Le Seigneur dit: «Quel est donc l'intendant fidèle et prudent que le maître établira responsable de ses employés pour leur donner la nourriture au moment voulu?Heureux le serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera occupé à son travail!Je vous le dis en vérité, il l'établira responsable de tous ses biens.Mais si ce serviteur se dit en lui-même: ‘Mon maître tarde à venir’, s'il se met à battre les autres serviteurs et servantes, à manger, à boire et à s'enivrer,alors le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas. Il le punira sévèrement et lui fera partager le sort des infidèles.Le serviteur qui a connu la volonté de son maître mais qui n'a rien préparé ni fait pour s'y conformer sera battu d'un grand nombre de coups.En revanche, celui qui ne l'a pas connue et qui a fait des choses dignes de punition sera battu de peu de coups. On demandera beaucoup à qui l'on a beaucoup donné, et l'on exigera davantage de celui à qui l'on a beaucoup confié.
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III
La parabole incarne un message intemporel sur la fidélité, le service, et la justice appliquée en fonction de la connaissance que tout individu reçoit.
Le complot contre Jésus est élaboré par les autorités religieuses avant la Pâque, avec l'aide de Judas. Caïphe convoque le Sanhédrin pour condamner Jésus, considéré comme une menace, en utilisant des faux témoins. Pilate est informé pour faciliter l'arrestation sur le mont des Oliviers.
Marc 14.1-2 (Louis Segond S21) :
La fête de la Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi cherchaient les moyens d'arrêter Jésus par ruse et de le faire mourir.Ils se disaient en effet: «Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'agitation parmi le peuple.»
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L'article "PER308 - Le complot contre le Messie Jésus" explore les circonstances entourant la planification et la mise en œuvre du complot contre Jésus de Nazareth par les autorités religieuses de Jérusalem. Nous sommes à la veille de la fête de la Pâque, un mercredi, le 30 mars 33. Les responsables religieux, menés par le grand prêtre Caïphe, orchestrent une conspiration visant à capturer et à condamner Jésus, perçu comme une menace croissante pour leur autorité.
Matthieu 26.1-5 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de donner toutes ces instructions, il dit à ses disciples:«Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours et que le Fils de l'homme sera arrêté pour être crucifié.»Alors les chefs des prêtres, [les spécialistes de la loi] et les anciens du peuple se réunirent dans la cour du grand-prêtre, appelé Caïphe,et ils décidèrent d'arrêter Jésus par ruse et de le faire mourir.Cependant, ils se dirent: «Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'agitation parmi le peuple.»
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II
Le Sanhédrin est convoqué pour former un consensus contre lui, et des faux témoins sont préparés afin de solidifier les accusations de blasphème à son encontre. Judas l'Iscariote, un des disciples de Jésus, accepte de trahir son maître pour trente pièces d'argent, agissant sous la pression et les promesses des autorités. Parallèlement, Ponce Pilate est informé de la situation sous un angle qui le convainc, le présentant Jésus non pas seulement comme une menace religieuse mais aussi comme perturbateur de l'ordre public romain.
Luc 19.47-48 (Louis Segond S21) :
Il enseignait tous les jours dans le temple. Les chefs des prêtres, les spécialistes de la loi et les chefs du peuple cherchaient à le faire mourir;mais ils ne savaient pas comment s'y prendre, car tout le peuple l'écoutait, suspendu à ses lèvres.
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III
L'arrestation nocturne de Jésus sur le mont des Oliviers est minutieusement planifiée pour survenir juste avant le début de la Pâque, garantissant discrétion et efficacité. Cet article s'inscrit dans une série plus large traitant des derniers jours avant l'arrestation, la Passion et la Résurrection de Jésus.
Cet article explore la trahison de Judas l’Iscariot lors du dernier repas pascal avec Jésus. En analysant les récits des Évangiles, il met en évidence les réactions des disciples et les implications théologiques de cet événement crucial à Jérusalem.
Luc 22.21-23 (Louis Segond S21) :
Cependant celui qui me trahit est avec moi à cette table.Le Fils de l'homme s'en va conformément à ce qui a été fixé, mais malheur à l'homme par qui il est trahi!»Ils commencèrent à se demander les uns aux autres lequel d'entre eux ferait cela.
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L'article intitulé "PER311 - Judas l’Iscariot, le traître est identifié" explore l'un des moments poignants des Évangiles où Judas, l'un des douze apôtres, est identifié comme le traître. La narration se déroule lors du dernier repas de Pâque que Jésus partage avec ses disciples, soulignant la solennité et la gravité de l'annonce de la trahison par Jésus lui-même. Les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc, et Jean fournissent chacun des détails uniques qui enrichissent le récit, révélant les réactions des disciples face à cette révélation accablante.
Luc 22.21-23 (Louis Segond S21) :
Cependant celui qui me trahit est avec moi à cette table.Le Fils de l'homme s'en va conformément à ce qui a été fixé, mais malheur à l'homme par qui il est trahi!»Ils commencèrent à se demander les uns aux autres lequel d'entre eux ferait cela.
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II
Ce moment dramatique est juxtaposé au contraste entre la sainte communion du repas et le geste de trahison imminent. L'article analyse également la scène critique où Judas, déjà influencé par l'avarice, reçoit le morceau de pain de Jésus, après quoi Satan entre en lui, précipitant Judas jusqu'à sa décision irrévocable de livrer Jésus aux autorités. Les disciples, surpris et confus, ne réalisent pas encore la plénitude du dessein divin qui se déroule sous leurs yeux.
Jean 13.2-3 (Louis Segond S21) :
C'était pendant le souper. Le diable avait déjà mis dans le cœur de Judas l'Iscariot, fils de Simon, l'intention de le trahir.Jésus savait que le Père avait tout remis entre ses mains, qu'il était venu de Dieu et qu'il retournait vers Dieu.
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III
Loin d'être un simple compte rendu d'événements, cet article invite à une réflexion sur la nature du libre arbitre, la perfidie, et le rôle mystérieux de la Providence divine dans le cheminement vers la crucifixion. Jérusalem, la maison de Marie, mère de Jean-Marc, sert de cadre à ce moment crucial. À travers de nombreuses références bibliques telles que Matthieu 26.21-25, Marc 14.18-21, Luc 22.21-23, et Jean 13.2-3, le lecteur est guidé à travers la richesse narrative et théologique de cet épisode éminent des Évangiles.
L'article examine comment Jésus bénit les enfants, à Béthanie, après la fête de la Dédicace. Cet événement est décrit dans les évangiles synoptiques, illustrant l'importance des enfants dans le Royaume de Dieu malgré les réticences des disciples.
Jean 11.1-53 (Louis Segond S21) :
Il y avait un homme malade; c'était Lazare de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe.- Marie était celle qui versa du parfum sur les pieds du Seigneur et qui les essuya avec ses cheveux; c'était son frère Lazare qui était malade. -Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: «Seigneur, celui que tu aimes est malade.»A cette nouvelle, Jésus dit: «Cette maladie n'aboutira pas à la mort, mais elle servira à la gloire de Dieu, afin qu'à travers elle la gloire du Fils de Dieu soit révélée.»Or, Jésus aimait Marthe, sa sœur et Lazare.Quand il eut appris que Lazare était malade, il resta encore deux jours à l'endroit où il était.Puis il dit aux disciples: «Retournons en Judée.»Les disciples lui dirent: «Maître, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider et tu retournes là-bas?»Jésus répondit: «N'y a-t-il pas douze heures de jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde;mais si quelqu'un marche pendant la nuit, il trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui.»Après ces paroles, il leur dit: «Notre ami Lazare s'est endormi, mais je vais aller le réveiller.»Les disciples lui dirent: «Seigneur, s'il s'est endormi, il sera guéri.»En fait, Jésus avait parlé de la mort de Lazare, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil.Jésus leur dit alors ouvertement: «Lazare est mort.Et à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Mais allons vers lui.»Là-dessus Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: «Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui.»A son arrivée, Jésus trouva que Lazare était depuis quatre jours déjà dans le tombeau.Béthanie était près de Jérusalem, à moins de trois kilomètres,et beaucoup de Juifs étaient venus chez Marthe et Marie pour les consoler de la mort de leur frère.Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.Marthe dit à Jésus: «Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.[Cependant,] même maintenant, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera.»Jésus lui dit: «Ton frère ressuscitera.»«Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera lors de la résurrection, le dernier jour.»Jésus lui dit: «C'est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt;et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?»Elle lui dit: «Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.»Après avoir dit cela, elle alla appeler secrètement sa sœur Marie en lui disant: «Le maître est ici et te demande.»A ces mots, Marie se leva sans attendre et alla vers lui.Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était à l'endroit où Marthe l'avait rencontré.Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient la virent se lever soudain et sortir; ils la suivirent en disant: «Elle va au tombeau pour y pleurer.»Marie arriva à l'endroit où était Jésus. Quand elle le vit, elle tomba à ses pieds et lui dit: «Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.»En la voyant pleurer, elle et les Juifs venus avec elle, Jésus fut profondément indigné et bouleversé.Il dit: «Où l'avez-vous mis?» «Seigneur, lui répondit-on, viens et tu verras.»Jésus pleura.Les Juifs dirent alors: «Voyez comme il l'aimait!»Et quelques-uns d'entre eux dirent: «Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas aussi faire en sorte que cet homme ne meure pas?»Jésus, de nouveau profondément indigné, se rendit au tombeau. C'était une grotte; une pierre fermait l'entrée.Jésus dit: «Enlevez la pierre.» Marthe, la sœur du mort, lui dit: «Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là.»Jésus lui dit: «Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?»Ils enlevèrent donc la pierre [de l'endroit où le mort avait été déposé]. Jésus leva alors les yeux et dit: «Père, je te remercie de ce que tu m'as écouté.Pour ma part, je savais que tu m'écoutes toujours, mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.»Après avoir dit cela, il cria d'une voix forte: «Lazare, sors!»Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandelettes et le visage enveloppé d'un linge. Jésus leur dit: «Détachez-le et laissez-le s'en aller.»Beaucoup de Juifs qui étaient venus auprès de Marie et qui virent ce que Jésus avait fait crurent en lui.Mais quelques-uns d'entre eux allèrent trouver les pharisiens et leur racontèrent ce que Jésus avait fait.Alors les chefs des prêtres et les pharisiens rassemblèrent le sanhédrin et dirent: «Qu'allons-nous faire? En effet, cet homme fait beaucoup de signes miraculeux.Si nous le laissons faire, tous croiront en lui et les Romains viendront détruire et notre ville et notre nation.»L'un d'eux, Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n'y comprenez rien;vous ne réfléchissez pas qu'il est dans notre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation tout entière ne disparaisse pas.»Or il ne dit pas cela de lui-même, mais comme il était grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.Et ce n'était pas pour la nation seulement, c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.Dès ce jour, ils tinrent conseil pour le faire mourir.
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L'article 'Le Messie Jésus bénit des petits enfants' explore un épisode de la vie de Jésus rapporté dans les évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc. Le récit se déroule à Béthanie, au-delà du Jourdain, après la fête de la Dédicace en décembre 32. Dans ce passage, Jésus accueille avec bienveillance les enfants que les gens lui amènent pour être bénis, malgré les réticences des disciples.
Marc 10.13-16 (Louis Segond S21) :
Des gens lui amenaient des petits enfants afin qu'il les touche, mais les disciples leur firent des reproches.Voyant cela, Jésus fut indigné et leur dit: «Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent.Je vous le dis en vérité: celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas.»Puis il les prit dans ses bras et les bénit en posant les mains sur eux.
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II
Ce geste souligne l'importance que Jésus accorde à l'innocence et la pureté des enfants, représentant le Royaume de Dieu. L'article aborde également la chronologie autour de cet événement, reliant des épisodes tels que la guérison de l'aveugle Bartimée et la rencontre avec Zachée, pour offrir une compréhension cohérente des actions de Jésus et de ses déplacements dans cette période. Les citations et références bibliques sont utilisées pour ancrer le récit dans le contexte scripturaire, tout en donnant au lecteur un aperçu des interprétations théologiques et des implications spirituelles de ces actions.
Jean 10.22-23 (Louis Segond S21) :
On célébrait alors à Jérusalem la fête de la dédicace. C'était l'hiver.Jésus marchait dans le temple, sous le portique de Salomon.
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III
L'examen minutieux des textes évangéliques met en lumière la mission de Jésus et son souci de poursuivre l'œuvre divine malgré les oppositions croissantes des autorités religieuses.
L'article explore la parabole du riche insensé dans Luc 12.13-21. Jésus enseigne sur l'inutilité des richesses matérielles, invitant à prioriser la richesse spirituelle. La parabole avertit contre la cupidité et encourage à vivre en perspective de l'éternité. Le public inclut les pharisiens et des gens modestes.
Luc 12.13-21 (Louis Segond S21) :
Du milieu de la foule, quelqu'un dit à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager notre héritage avec moi.»Jésus lui répondit: «Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?»Puis il leur dit: «Gardez-vous avec soin de toute soif de posséder, car la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, même s'il est dans l'abondance.»Il leur dit cette parabole: «Les terres d'un homme riche avaient beaucoup rapporté.Il raisonnait en lui-même, disant: ‘Que vais-je faire? En effet, je n'ai pas de place pour rentrer ma récolte.Voici ce que je vais faire, se dit-il: j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y amasserai toute ma récolte et tous mes biens,et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois et réjouis-toi.’Mais Dieu lui dit: ‘Homme dépourvu de bon sens! Cette nuit même, ton âme te sera redemandée, et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?’Voilà quelle est la situation de celui qui amasse des trésors pour lui-même et qui n'est pas riche pour Dieu.»
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L'article "La parabole du riche insensé" analyse le passage biblique de Luc 12.13-21, où Jésus enseigne sur la vanité des richesses matérielles à travers une parabole. Situé près de Capernaüm, Jésus est approché par un homme demandant son jugement dans une affaire d'héritage. Refusant de s'impliquer, Jésus profite de l'occasion pour parler de la cupidité et des priorités spirituelles.
Luc 12.13-21 (Louis Segond S21) :
Du milieu de la foule, quelqu'un dit à Jésus: «Maître, dis à mon frère de partager notre héritage avec moi.»Jésus lui répondit: «Qui m'a établi pour être votre juge ou pour faire vos partages?»Puis il leur dit: «Gardez-vous avec soin de toute soif de posséder, car la vie d'un homme ne dépend pas de ses biens, même s'il est dans l'abondance.»Il leur dit cette parabole: «Les terres d'un homme riche avaient beaucoup rapporté.Il raisonnait en lui-même, disant: ‘Que vais-je faire? En effet, je n'ai pas de place pour rentrer ma récolte.Voici ce que je vais faire, se dit-il: j'abattrai mes greniers, j'en construirai de plus grands, j'y amasserai toute ma récolte et tous mes biens,et je dirai à mon âme: Mon âme, tu as beaucoup de biens en réserve pour de nombreuses années; repose-toi, mange, bois et réjouis-toi.’Mais Dieu lui dit: ‘Homme dépourvu de bon sens! Cette nuit même, ton âme te sera redemandée, et ce que tu as préparé, pour qui cela sera-t-il?’Voilà quelle est la situation de celui qui amasse des trésors pour lui-même et qui n'est pas riche pour Dieu.»
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II
Il raconte l'histoire d'un homme riche dont la récolte abondante le conduit à construire de plus grands greniers pour entreposer ses biens, pensant pouvoir se reposer et vivre dans l'opulence. Cependant, Dieu l'avertit de sa mort imminente, soulignant la futilité de son attachement aux biens matériels. La parabole invite à une introspection sur l'importance des valeurs spirituelles par rapport aux possessions terrestres et encourage à rechercher une richesse spirituelle en Dieu.
III
Destinée à une audience de milieux modestes ainsi qu'aux pharisiens, cette leçon spirituelle met en lumière la nécessité d'une préparation constante pour l'éternité, questionnant l'influence des autorités religieuses qui s'écartent du commandement divin.
La péricope 154 relate la guérison d'une femme souffrant d'hémorragie depuis douze ans, rapportée par Matthieu, Marc et Luc. À Capharnaüm, elle touche discrètement le vêtement de Jésus en route vers chez Jaïrus. Guérie instantanément, elle est reconnue publiquement par Jésus qui déclare : 'Ta foi t'a sauvée.' L'article compare les trois récits synoptiques et explore la portée théologique, christologique et sociale de ce miracle de foi.
Marc 5.24-34 (Louis Segond S21) :
Jésus s'en alla avec lui. Une grande foule le suivait et le pressait de tous côtés.Or, il y avait une femme atteinte d'hémorragies depuis 12 ans.Elle avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins. Elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, mais cela n'avait servi à rien; au contraire, son état avait plutôt empiré.Elle entendit parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière et toucha son vêtement,car elle se disait: «Même si je ne touche que ses vêtements, je serai guérie.»A l'instant même, son hémorragie s'arrêta, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.Jésus se rendit aussitôt compte qu'une force était sortie de lui; il se retourna au milieu de la foule et dit: «Qui a touché mes vêtements?»Ses disciples lui dirent: «Tu vois la foule qui te presse et tu dis: ‘Qui m'a touché?’»Jésus regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.Alors il lui dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.»
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La péricope 154 de la synopse évangélique traite de l'un des miracles les plus touchants du ministère du Messie Jésus : la guérison d'une femme souffrant d'une hémorragie chronique depuis douze ans. Cet épisode est rapporté par trois évangélistes synoptiques — Matthieu (9.20-22), Marc (5.24-34) et Luc (8.43-48) — mais est absent de l'Évangile de Jean. L'événement se déroule à Capharnaüm en Galilée, vraisemblablement en février ou mars de l'an 32, dans le contexte du voyage de Jésus vers la maison de Jaïrus, dont il allait ressusciter la fille. La femme en question souffrait d'une perte de sang persistante depuis douze ans. Au-delà de sa souffrance physique, cette condition la plaçait dans un état d'impureté rituelle permanente selon les lois mosaïques de pureté (Lévitique 15.25-27), ce qui la marginalisait socialement et religieusement. Elle n'avait trouvé aucun remède efficace, malgré — selon Luc — de nombreuses consultations médicales. Dans cet état de détresse, la femme décide d'approcher Jésus discrètement, alors qu'il avance dans une foule dense. Elle touche le bord de son vêtement, convaincue que ce simple geste suffira à la guérir. Sa foi silencieuse mais déterminée est immédiatement récompensée : elle est guérie instantanément.
Matthieu 9.20-22 (Louis Segond S21) :
C'est alors qu'une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans s'approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement,car elle se disait: «Si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie.»Jésus se retourna et dit en la voyant: «Prends courage, ma fille, ta foi t'a sauvée.» Et cette femme fut guérie dès ce moment.
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II
Simultanément, Jésus perçoit qu'une puissance est sortie de lui et interroge la foule : 'Qui a touché mes vêtements ?' La femme, tremblante, s'avance alors et avoue publiquement ce qu'elle a fait. Jésus lui répond avec tendresse et lui déclare que sa foi l'a sauvée. L'article propose une analyse comparée des trois récits synoptiques afin de mettre en lumière leurs différences et complémentarités. Matthieu offre une version concise, centrée sur l'acte de foi et la guérison immédiate. Il rapporte brièvement les paroles de Jésus : 'Prends courage, ma fille, ta foi t'a guérie.' Marc, dont l'Évangile est réputé s'appuyer sur les souvenirs de l'apôtre Pierre, fournit la version la plus détaillée. Il décrit la souffrance prolongée de la femme, les nombreux médecins consultés en vain, la sensation qu'a Jésus d'une puissance sortant de lui, et le dialogue complet entre Jésus et la femme. Marc insiste sur la puissance divine de Jésus et la crainte respectueuse de la femme devant lui. Luc, quant à lui, met davantage l'accent sur la dimension publique de la guérison et sur la reconnaissance par la femme du miracle accompli devant tous. Il mentionne explicitement l'intervention de Pierre qui souligne l'absurdité de la question de Jésus face à la pression de la foule.
Luc 8.43-48 (Louis Segond S21) :
Or il y avait une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans; elle avait dépensé tout son bien chez les médecins, mais aucun n'avait pu la guérir.Elle s'approcha par-derrière et toucha le bord du vêtement de Jésus. Son hémorragie s'arrêta immédiatement.Jésus dit: «Qui m'a touché?» Comme tous s'en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent: «Maître, la foule t'entoure et te presse, [et tu dis: ‘Qui m'a touché?’]»Mais Jésus répondit: «Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti qu'une force était sortie de moi.»Voyant qu'elle n'était pas passée inaperçue, la femme vint toute tremblante se jeter à ses pieds; elle déclara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché et comment elle avait été immédiatement guérie.Alors il lui dit: «Ma fille, [prends courage,] ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix!»
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III
L'article souligne également la richesse théologique de cet épisode. Sur le plan christologique, le miracle atteste de la puissance divine du Messie Jésus, capable de guérir par le simple contact de son vêtement, et conscient de la force qui émane de lui. Sur le plan sotériologique, la parole de Jésus — 'ta foi t'a sauvée' — indique que la foi est le canal par lequel la grâce divine opère. La femme n'est pas simplement guérie physiquement ; elle est déclarée sauvée, terme qui dépasse la simple restauration corporelle. Sur le plan social et éthique, cet épisode révèle la compassion de Jésus envers les personnes marginalisées. En s'arrêtant pour cette femme alors qu'il se rendait en urgence chez Jaïrus, Jésus démontre que chaque individu compte, indépendamment de son statut social ou de son impureté rituelle. En la nommant publiquement 'ma fille', il la réintègre dans la communauté et lui rend sa dignité. Enfin, la note technique précise que la chronologie de Marc est retenue comme la plus probable pour la reconstitution synoptique, et que l'épisode s'inscrit dans un enchaînement narratif plus large incluant la résurrection de la fille de Jaïrus. Le fait que Pierre ait discuté directement avec cette femme explique le niveau de détail présent dans le récit marcien, ce qui renforce la valeur historique et testimoniale de l'Évangile de Marc pour cet épisode précis.
La péricope PER224 présente l'instruction de Jésus sur la prière, donnée au mont des Oliviers en décembre 32. S'appuyant sur Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, elle examine le Notre Père dans deux contextes distincts. Luc situe l'épisode près de Jérusalem, après la visite à Béthanie et avant la guérison d'un possédé. Les disciples, dont certains avaient suivi Jean-Baptiste, demandent à Jésus de leur enseigner à prier.
Luc 11.1 (Louis Segond S21) :
Jésus priait un jour dans un certain endroit. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit: «Seigneur, enseigne-nous à prier, tout comme Jean l'a enseigné à ses disciples.»
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La péricope PER224 traite de l'instruction que le Messie Jésus donne à ses disciples sur la manière de prier. Cet épisode s'inscrit dans une séquence chronologique précise du ministère de Jésus, située entre sa visite à Béthanie chez Marthe et Marie (PER223) et la guérison d'un homme possédé et muet à Jérusalem (PER226). L'événement se déroule au mont des Oliviers, face à Jérusalem, à la fin du mois de novembre ou au début du mois de décembre de l'an 32. Les textes bibliques de référence pour cette péricope sont Matthieu 6.9-13 et Luc 11.1-4, deux passages qui présentent tous deux la célèbre prière du 'Notre Père'. Cependant, les spécialistes et exégètes s'accordent à dire que ces deux récits ne décrivent probablement pas le même événement historique. Chaque évangéliste a adapté la transmission de cet enseignement à son contexte propre et à son auditoire spécifique, ce qui confère à la prière du Notre Père une richesse particulière dans la tradition chrétienne. Il est en effet probable que Jésus ait enseigné cette prière à différentes reprises au cours de son ministère, et que Luc et Matthieu en rapportent deux occurrences distinctes. L'analyse du récit de Luc soulève plusieurs interrogations.
Matthieu 6.9-13 (Louis Segond S21) :
»Voici donc comment vous devez prier: ‘Notre Père céleste! Que la sainteté de ton nom soit respectée,que ton règne vienne, que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel.Donne-nous aujourd'hui notre pain quotidien;pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés;ne nous expose pas à la tentation, mais délivre-nous du mal, [car c'est à toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le règne, la puissance et la gloire. Amen!]’
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II
Luc 11.1 manque de précision quant au moment exact et au lieu de l'événement. Cette imprécision pourrait être volontaire de la part de l'évangéliste, qui aurait ainsi voulu suggérer que Jésus a abordé le thème de la prière à plusieurs reprises durant son ministère, et non lors d'un seul et unique enseignement. Ce verset mentionne également que certains des disciples présents avaient auparavant suivi Jean le Baptiste, ce qui éclaire leur demande d'un enseignement sur la prière, Jean ayant lui-même enseigné à prier à ses propres disciples. Concernant le cadre géographique, l'analyse contextuelle de Luc indique que le discours ne se tient pas en Galilée, contrairement à la version de Matthieu qui s'inscrit dans le Sermon sur la montagne. Les indices textuels de Luc 11.37 et Luc 11.15 permettent de situer l'action dans la région de Jérusalem. Le premier passage suggère indirectement que l'invitation d'un pharisien se déroule à Jérusalem, car les pharisiens locaux étaient tenus de posséder une résidence sur les hauteurs de la ville, à proximité du Temple. Le second passage mentionne une réaction négative d'une partie de la foule, ce qui laisse entendre que Jésus et ses disciples se trouvent alors dans un environnement urbain marqué par la présence des autorités religieuses, en l'occurrence Jérusalem. Le Temple de Jérusalem constituait un lieu habituel de rassemblement des foules, souvent influencées par les pharisiens qui cherchaient à recueillir des éléments pouvant être présentés devant le Sanhédrin pour accuser Jésus.
Luc 11.1 (Louis Segond S21) :
Jésus priait un jour dans un certain endroit. Quand il eut fini, un de ses disciples lui dit: «Seigneur, enseigne-nous à prier, tout comme Jean l'a enseigné à ses disciples.»
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III
Ce contexte de tension religieuse et politique est important pour comprendre la portée de l'enseignement de Jésus sur la prière dans ce cadre précis. La chronologie proposée dans la péricope est la suivante : après avoir quitté Béthanie suite à sa rencontre avec Marthe et Marie, Jésus s'arrête au mont des Oliviers pour prier. C'est à cet endroit que ses disciples lui demandent de leur enseigner comment prier, ce qui donne lieu à la transmission du Notre Père dans la version lucanienne. Jésus se rend ensuite à Jérusalem, où il procède à la guérison d'un homme possédé et muet (PER226). Cet article fait partie d'une synopse évangélique structurée, et s'inscrit dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Il invite le lecteur à consulter des annexes complémentaires, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles réalisés par le Messie Jésus, afin d'approfondir la compréhension du passage dans son ensemble. La péricope suivante, PER225, traite de la parabole de l'ami importun, qui prolonge directement cet enseignement sur la prière.
La parabole de l'ami importun (Luc 11.5-13), propre à l'évangile de Luc, fait suite à l'enseignement du Notre Père. Jésus y enseigne la persévérance dans la prière : si un ami finit par céder à l'insistance, combien plus Dieu donnera-t-il généreusement à ceux qui le prient avec foi, offrant même le Saint-Esprit à ceux qui le demandent.
Luc 11.5-8 (Louis Segond S21) :
Il leur dit encore: «Supposons que l'un de vous ait un ami et qu'il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire: ‘Mon ami, prête-moi trois pains,car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi et je n'ai rien à lui offrir.’Supposons que, de l'intérieur de sa maison, cet ami lui réponde: ‘Ne m'ennuie pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne peux pas me lever pour te donner des pains.’Je vous le dis, même s'il ne se lève pas pour les lui donner parce que c'est son ami, il se lèvera à cause de son insistance et lui donnera tout ce dont il a besoin.
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La péricope PER225 traite de la parabole de l'ami importun, telle qu'elle est rapportée exclusivement dans l'Évangile selon Luc (Luc 11.5-13). Cette péricope s'inscrit dans le cadre du ministère de Jésus durant la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine, et plus précisément lors d'un enseignement dispensé à ses disciples aux alentours du mont des Oliviers, en face de Jérusalem, vers la fin novembre ou le début décembre de l'an 32. La parabole de l'ami importun ne surgit pas de manière isolée dans le texte de Luc : elle s'inscrit dans une continuité narrative et thématique directe avec l'enseignement précédent sur le Notre Père (Luc 11.1-4). Jésus vient d'enseigner à ses disciples une prière modèle, centrée sur la relation intime avec Dieu, le pardon, la dépendance quotidienne et la protection contre le mal. La parabole qui suit constitue alors une illustration vivante et concrète de la manière dont il convient de prier : avec persévérance, insistance et confiance absolue. Le lien logique entre le Notre Père et cette parabole est fondamental. Après avoir fourni le cadre et les mots de la prière, le Messie Jésus répond à une question implicite mais essentielle que tout disciple est amené à se poser : Dieu entend-il réellement nos prières ? La parabole met en scène un homme qui se rend chez un ami au milieu de la nuit pour lui demander du pain destiné à un voyageur arrivé à l'improviste.
Matthieu 7.7-11 (Louis Segond S21) :
»Demandez et l'on vous donnera, cherchez et vous trouverez, frappez et l'on vous ouvrira.En effet, toute personne qui demande reçoit, celui qui cherche trouve et l'on ouvre à celui qui frappe.Qui parmi vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain?Ou s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent?Si donc, mauvais comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, votre Père céleste donnera d'autant plus volontiers de bonnes choses à ceux qui les lui demandent.
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II
L'ami, d'abord réticent en raison de l'heure tardive et de sa famille endormie, finit par céder et lui accorder ce qu'il demande, non pas par amitié, mais à cause de son insistance. Le contraste est au cœur du message théologique : si un simple ami, réticent et endormi, finit par répondre à une demande pressante, combien plus Dieu, le Père céleste, sera-t-il prompt à exaucer ceux qui le prient avec foi et persévérance. Les versets qui prolongent la parabole (Luc 11.9-13) renforcent cette leçon avec trois impératifs puissants : demandez, cherchez, frappez. Et la promesse est formelle : celui qui demande reçoit, celui qui cherche trouve, et à celui qui frappe, la porte sera ouverte. La parabole révèle également la nature profonde de Dieu : contrairement à l'ami réticent, Dieu donne volontiers, généreusement, et offre même le don suprême, le Saint-Esprit, à ceux qui le lui demandent. La prière n'est donc pas une simple formule rituelle à réciter, mais une relation vivante et dynamique avec un Père qui écoute, qui se soucie et qui répond. Un aspect remarquable de cette péricope est son caractère exclusivement lucanien. La parabole de l'ami importun est propre à l'Évangile selon Luc et ne se retrouve ni chez Matthieu, ni chez Marc, ni chez Jean.
Luc 11.9-13 (Louis Segond S21) :
Et moi, je vous dis: Demandez et l'on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l'on vous ouvrira.En effet, tous ceux qui demandent reçoivent, celui qui cherche trouve et l'on ouvrira à celui qui frappe.Quel père parmi vous donnera une pierre à son fils, s'il lui demande du pain? Ou bien s'il demande un poisson, lui donnera-t-il un serpent au lieu d'un poisson?Ou bien s'il demande un œuf, lui donnera-t-il un scorpion?Si donc, mauvais comme vous l'êtes, vous savez donner de bonnes choses à vos enfants, le Père céleste donnera d'autant plus volontiers le Saint-Esprit à ceux qui le lui demandent.»
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III
Cela s'explique par les caractéristiques rédactionnelles et théologiques propres à Luc, qui accorde une place prépondérante à la prière dans son récit. Luc présente régulièrement Jésus comme un homme de prière, et il insiste tout au long de son évangile sur la nécessité de la persévérance dans la supplication. De plus, la figure de l'ami vulnérable qui frappe à la porte dans la nuit résonne avec un autre thème cher à Luc : la place des exclus, des marginaux et des personnes en situation de faiblesse. Luc est l'évangéliste de la miséricorde et de la compassion divine envers ceux qui sont dans le besoin. Pour ceux qui souhaitent approfondir le sujet, des parallèles existent dans d'autres textes évangéliques : la parabole de la veuve et du juge inique (Luc 18.1-8), également propre à Luc, insiste sur la même nécessité de prier sans se décourager. Matthieu 7.7-11 reprend les paroles sur demander, chercher et frapper, sans toutefois inclure la parabole de l'ami. En conclusion, la parabole de l'ami importun constitue un enseignement fondamental sur la nature de la prière chrétienne : persistante, confiante, fondée sur la certitude de la bonté divine. Elle invite chaque disciple à ne jamais se lasser de frapper à la porte de Dieu, sachant que ce Père céleste surpasse infiniment en générosité tout ami humain.
La parabole du figuier stérile (Luc 13.6-9), rapportée uniquement par Luc, illustre la patience de Dieu et l'urgence de la conversion. Jésus avertit que tout disciple sans fruit spirituel risque le jugement, tout en soulignant que Dieu accorde un temps de grâce supplémentaire. Ce texte s'inscrit dans la continuité de Luc 13.1-5 et porte un message double : avertissement solennel et miséricorde divine.
Jean 9.1-3 (Louis Segond S21) :
Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?»Jésus répondit: «Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui.
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La péricope PER230 porte sur la parabole du figuier stérile, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 13.6-9). Cet épisode s'inscrit dans le cadre du ministère de Jésus à Jérusalem, plus précisément lors d'un repas chez un pharisien, situé chronologiquement à la fin novembre ou au début décembre de l'an 32, entre la troisième Pâque et le début de la dernière semaine de la vie publique de Jésus. L'article souligne d'emblée une caractéristique rédactionnelle propre à Luc : les récits des chapitres 13 à 19 ne suivent pas nécessairement une chronologie formelle, mais s'inscrivent dans une argumentation théologique structurée et cohérente. Luc est le seul évangéliste à mentionner ce voyage à Jérusalem, ce qui confère à son récit une valeur documentaire particulière. La formulation introductive 'Il dit aussi cette parabole' laisse entendre que Luc a pu regrouper plusieurs enseignements prononcés à des moments différents, en les articulant selon une logique thématique plutôt que chronologique. La parabole du figuier stérile s'inscrit dans la continuité directe du passage précédent (Luc 13.1-5), dans lequel Jésus refuse d'établir un lien automatique entre un malheur et la situation spirituelle de la victime (cf. Jean 9.1-3). À partir de ce constat, Jésus formule un appel urgent à la conversion, rappelant que nul n'est maître de sa propre vie.
Luc 13.6-9 (Louis Segond S21) :
Il dit aussi cette parabole: «Un homme avait un figuier planté dans sa vigne. Il vint y chercher du fruit et il n'en trouva pas.Alors il dit au vigneron: ‘Voilà trois ans que je viens chercher du fruit sur ce figuier et je n'en trouve pas. Coupe-le: pourquoi occupe-t-il la terre inutilement?’Le vigneron lui répondit: ‘Seigneur, laisse-le encore cette année! Je creuserai tout autour et j'y mettrai du fumier.Peut-être à l'avenir donnera-t-il du fruit; sinon, tu le couperas.’»
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II
La parabole vient ensuite illustrer et approfondir ce message en introduisant deux dimensions complémentaires : l'avertissement solennel et la miséricorde divine. Dans cette parabole, un propriétaire constate depuis trois ans qu'un figuier planté dans sa vigne ne produit aucun fruit. Il demande à son vigneron de l'abattre, estimant qu'il occupe inutilement la terre. Mais le vigneron intercède en faveur de l'arbre et demande une année supplémentaire pour le soigner, bêcher la terre autour de lui et lui apporter du fumier. Si après ce délai il ne porte toujours pas de fruit, alors seulement il sera coupé. Cette image puissante illustre à la fois la patience de Dieu et la réalité d'un jugement qui, bien que différé, demeure inévitable si la conversion n'a pas lieu. L'article met en évidence la progression logique entre les deux unités textuelles de Luc 13 : - Luc 13.1-5 : avertissement, la mort peut survenir à tout moment, d'où l'urgence de la repentance. - Luc 13.6-9 : espérance, Dieu accorde encore du temps, mais ce temps est limité. Ces deux textes partagent une thématique commune : le jugement et la miséricorde.
Jean 9.1-3 (Louis Segond S21) :
Jésus vit, en passant, un homme aveugle de naissance.Ses disciples lui posèrent cette question: «Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?»Jésus répondit: «Ce n'est pas que lui ou ses parents aient péché, mais c'est afin que les œuvres de Dieu soient révélées en lui.
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III
Ensemble, ils montrent que Dieu n'est pas pressé de juger, mais qu'Il attend des fruits concrets de la foi. La conversion véritable est décrite comme nécessairement féconde : elle ne peut rester passive ou secrète. Le disciple qui ne produit pas de fruits, qui ne manifeste aucune différence dans son comportement, ses paroles ou son témoignage, est comparé au figuier stérile. L'article illustre ce point par l'exemple de Joseph d'Arimathée, disciple secret de Jésus (Jean 19.38), qui finira cependant par sortir de l'ombre en demandant, au péril de sa vie et en compagnie de Nicodème, l'autorisation de récupérer le corps de Jésus pour lui offrir une sépulture digne. Cet exemple montre que même une foi longtemps dissimulée peut finalement porter du fruit. Cette péricope constitue ainsi un avertissement solennel adressé à tout disciple tenté par une foi tiède, intérieure et sans expression extérieure, tout en témoignant de la patience et de la miséricorde de Dieu qui offre toujours une dernière chance avant le jugement. L'enseignement est destiné aussi bien aux croyants qu'aux auditeurs en quête de conversion, et s'inscrit dans la ligne théologique lucanienne d'une foi active, visible et transformatrice.
La parabole du roi qui prépare la guerre (Luc 14.31-33), rapportée uniquement par Luc, illustre les exigences du discipulat. Face à un adversaire deux fois plus puissant, un roi choisit la négociation plutôt que le combat. De même, suivre le Messie Jésus exige lucidité, humilité et renoncement total à soi-même. Luc inscrit cet enseignement dans une série thématique sur le coût de la vie chrétienne, avant la fête de la Dédicace de décembre 32.
Luc 14.33 (Louis Segond S21) :
Ainsi donc aucun de vous, à moins de renoncer à tout ce qu'il possède, ne peut être mon disciple.
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La péricope PER240 présente la parabole du roi qui prépare la guerre, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangéliste Luc (14.31-33). Cet enseignement s'inscrit dans une série de paraboles enchaînées par Luc, situées sur la route de Jérusalem, avant la fête de la Dédicace du 15 décembre de l'an 32. Luc est le seul évangéliste à transmettre cette parabole, ce qui en fait un témoignage singulier et précieux dans la tradition synoptique. Le contexte littéraire est important à comprendre : Luc ne suit pas nécessairement une chronologie stricte dans ces chapitres. Il semble avoir regroupé une série d'enseignements — notamment onze paraboles — selon une logique thématique et argumentative propre à son projet d'écriture, dans les chapitres 13 à 19 de son évangile. L'objectif de Luc est de structurer un discours cohérent sur le thème du discipulat et de ses exigences, plutôt que de rendre compte d'une progression temporelle rigoureuse. La parabole elle-même met en scène un roi confronté à une décision militaire cruciale : doit-il partir en guerre contre un adversaire dont l'armée est deux fois plus nombreuse que la sienne ? Avant d'agir, ce roi s'assied et réfléchit soigneusement à la situation, évalue ses forces et ses faiblesses, puis choisit d'envoyer une ambassade pour négocier la paix plutôt que de s'engager dans un combat perdu d'avance.
Luc 14.32 (Louis Segond S21) :
Si ce n'est pas le cas, alors que l'autre roi est encore loin, il lui envoie une ambassade pour demander la paix.
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II
Cette image illustre avec force ce que signifie un véritable engagement de disciple du Messie Jésus. L'analyse verset par verset révèle une progression théologique bien construite. En Luc 14.31, l'image du roi face à un rapport de force défavorable (10 000 contre 20 000 soldats) symbolise toute personne qui doit affronter les défis de la vie chrétienne. L'invitation à 's'asseoir pour réfléchir' est un appel à la lucidité : on ne s'engage pas à la légère dans la suite du Messie, comme on ne se lance pas dans une guerre sans évaluer ses ressources. En Luc 14.32, l'humilité du roi qui choisit la voie de la paix prend une signification spirituelle profonde : il vaut mieux se soumettre humblement à la volonté de Dieu que de prétendre l'affronter avec ses seules forces humaines. Enfin, en Luc 14.33, le Messie Jésus formule l'une des exigences les plus radicales de tout l'Évangile : nul ne peut être son disciple s'il ne renonce pas à tout ce qu'il possède. Ce renoncement ne se limite pas aux biens matériels ; il englobe les projets personnels, les attachements affectifs et même les représentations préconçues. La portée théologique de cette parabole est considérable.
Luc 14.33 (Louis Segond S21) :
Ainsi donc aucun de vous, à moins de renoncer à tout ce qu'il possède, ne peut être mon disciple.
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III
Elle définit la foi comme un choix réfléchi et délibéré, non comme une adhésion émotionnelle ou superficielle. Être disciple du Messie Jésus implique une évaluation sérieuse de ses capacités, une humilité profonde devant Dieu, et un don total de soi. La parabole s'inscrit dans un double enseignement sur le coût du discipulat dans Luc 14, faisant écho à la parabole de la tour à construire (Luc 14.28-30), qui la précède immédiatement et développe le même thème sous une autre image. Cette péricope invite donc chaque lecteur à une introspection honnête : suis-je prêt à assumer pleinement les exigences de la vie chrétienne ? L'enseignement du Messie ne cherche pas à décourager, mais à appeler à une conversion authentique et mûrement réfléchie. La parabole du roi qui prépare la guerre demeure ainsi un texte fondamental pour comprendre la radicalité de l'appel évangélique et la nature véritable du discipulat chrétien, tel que Luc le présente dans son récit. Pour approfondir le sujet, le lecteur est invité à consulter l'étude PAR030 sur la guerre imprudente du roi, ainsi que l'annexe ANN078 sur les paraboles, qui offrent un cadre analytique plus large pour situer cet enseignement dans l'ensemble de la tradition parabolique de Jésus.
L'article explore comment le peuple, accueillant le message de Jésus, contraste avec la jalousie et l'opposition des autorités religieuses. Les pharisiens, craignant de perdre leur influence, étaient souvent antagonistes, malgré l'ouverture et la compassion de Jésus envers les marginaux et pécheurs.
Matthieu 11.18-19 (Louis Segond S21) :
En effet, Jean est venu, il ne mange pas et ne boit pas, et l'on dit: ‘Il a un démon.’Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et l'on dit: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’ Mais la sagesse a été reconnue juste par ses enfants.»
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La curiosité du peuple et la jalousie des religieux
I
L'article traite du contraste entre la curiosité du peuple et la jalousie des autorités religieuses envers Jésus durant son ministère. En s'appuyant principalement sur l'Évangile de Luc, il met en lumière la tension et les dynamiques sociales de l'époque. Le peuple, en particulier les plus démunis et les marginaux, était généralement plus réceptif au message de Jésus.
Luc 15.1-2 (Louis Segond S21) :
Tous les collecteurs d'impôts et les pécheurs s'approchaient de Jésus pour l'écouter.Mais les pharisiens et les spécialistes de la loi murmuraient, disant: «Cet homme accueille des pécheurs et mange avec eux.»
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II
Cependant, les pharisiens et autres responsables religieux voyaient en lui une menace à leur autorité, ce qui provoquait une opposition souvent discrète mais persistante. La critique ouverte des pharisiens, alimentée par leur peur de perdre leur influence, contraste avec l'accueil chaleureux que Jésus recevait de la part des pécheurs et exclus. Luc 15.1-2 et d'autres passages illustrent comment la simplicité et la compassion du Messie attiraient les foules tandis que sa méthode non conventionnelle suscitait l'hostilité des chefs religieux.
Luc 7.34 (Louis Segond S21) :
Le Fils de l'homme est venu, il mange et il boit, et vous dites: ‘C'est un glouton et un buveur, un ami des collecteurs d'impôts et des pécheurs.’
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III
Ces tensions soulignent les défis auxquels Jésus a été confronté dans sa mission.
L'article analyse Luc 17:22-37 où Jésus annonce sa seconde venue. Contrairement au discours sur le mont des Oliviers, cet enseignement unique met en garde contre les faux messies et illustre la soudaineté de sa venue par des références aux temps de Noé et de Lot.
Matthieu 24.3-51 (Louis Segond S21) :
Il s'assit sur le mont des Oliviers. Les disciples vinrent en privé lui poser cette question: «Dis-nous, quand cela arrivera-t-il et quel sera le signe de ton retour et de la fin du monde?»Jésus leur répondit: «Faites bien attention que personne ne vous égare.En effet, beaucoup viendront sous mon nom et diront: ‘C'est moi qui suis le Messie’, et ils tromperont beaucoup de gens.Vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres: ne vous laissez pas effrayer, car il faut que toutes ces choses arrivent. Cependant, ce ne sera pas encore la fin.Une nation se dressera contre une nation et un royaume contre un royaume, et il y aura en divers endroits des famines, [des pestes] et des tremblements de terre.Tout cela sera le commencement des douleurs.Alors on vous livrera à la persécution et l'on vous fera mourir; vous serez détestés de toutes les nations à cause de mon nom.Beaucoup trébucheront alors, et ils se trahiront, se détesteront les uns les autres.Beaucoup de prétendus prophètes surgiront et ils tromperont beaucoup de gens.A cause de la progression du mal, l'amour du plus grand nombre se refroidira,mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.Cette bonne nouvelle du royaume sera proclamée dans le monde entier pour servir de témoignage à toutes les nations. Alors viendra la fin.»C'est pourquoi, lorsque vous verrez l'abominable dévastation dont a parlé le prophète Daniel établie dans le lieu saint – que celui qui lit fasse attention! –alors, que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,que celui qui sera sur le toit ne descende pas pour prendre ce qui est dans sa maison,et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront durant ces jours-là!Priez pour que votre fuite n'arrive pas en hiver, ni un jour de sabbat,car alors la détresse sera si grande qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement du monde jusqu'à présent et qu'il n'y en aura jamais plus.Et si ces jours n'étaient pas abrégés, personne ne serait sauvé; mais à cause de ceux qui ont été choisis, ces jours seront abrégés.Si quelqu'un vous dit alors: ‘Le Messie est ici’, ou: ‘Il est là’, ne le croyez pas,car de prétendus messies et de prétendus prophètes surgiront; ils feront de grands prodiges et des signes miraculeux au point de tromper, si c'était possible, même ceux qui ont été choisis.Voilà, je vous l'ai annoncé d'avance.Si donc on vous dit: ‘Le voici, il est dans le désert’, n'y allez pas, ou: ‘Le voilà, il est dans un lieu secret’, ne le croyez pas.En effet, tout comme l'éclair part de l'est et apparaît jusqu'à l'ouest, ainsi sera le retour du Fils de l'homme.Là où sera le cadavre, là se rassembleront les vautours.»Aussitôt après ces jours de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière, les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées.Alors le signe du Fils de l'homme apparaîtra dans le ciel; tous les peuples de la terre se lamenteront et ils verront le Fils de l'homme venir sur les nuées du ciel avec beaucoup de puissance et de gloire.Il enverra ses anges avec la trompette retentissante et ils rassembleront ceux qu'il a choisis des quatre coins du monde, d'une extrémité du ciel à l'autre.Tirez instruction de la parabole du figuier: dès que ses branches deviennent tendres et que les feuilles poussent, vous savez que l'été est proche.De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, qu'il est à la porte.Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera pas avant que tout cela n'arrive.Le ciel et la terre disparaîtront, mais mes paroles ne disparaîtront pas.»Quant au jour et à l'heure, personne ne les connaît, pas même les anges du ciel, [ni même le Fils]: mon Père seul les connaît.Ce qui est arrivé à l'époque de Noé arrivera de même au retour du Fils de l'homme.En effet, dans les jours précédant le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé est entré dans l'arche.Ils ne se sont doutés de rien jusqu'à ce que le déluge vienne et les emporte tous. Il en ira de même au retour du Fils de l'homme.Alors, deux hommes seront dans un champ: l'un sera pris et l'autre laissé;deux femmes moudront à la meule: l'une sera prise et l'autre laissée.Restez donc vigilants, puisque vous ignorez à quel moment votre Seigneur viendra.Vous le savez bien, si le maître de la maison savait à quelle heure de la nuit le voleur doit venir, il resterait éveillé et ne laisserait pas percer les murs de sa maison.C'est pourquoi, vous aussi, tenez-vous prêts, car le Fils de l'homme viendra à l'heure où vous n'y penserez pas.»Quel est donc le serviteur fidèle et prudent que son maître a établi responsable des gens de sa maison pour leur donner la nourriture en temps voulu?Heureux le serviteur que son maître, à son arrivée, trouvera occupé à son travail!Je vous le dis en vérité, il l'établira responsable de tous ses biens.Mais si c'est un mauvais serviteur, qui se dit en lui-même: ‘Mon maître tarde à venir’,s'il se met à battre ses compagnons, s'il mange et boit avec les ivrognes,le maître de ce serviteur viendra le jour où il ne s'y attend pas et à l'heure qu'il ne connaît pas.Il le punira sévèrement et lui fera partager le sort des hypocrites: c'est là qu'il y aura des pleurs et des grincements de dents.
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Cet article wordpress analyse un enseignement particulier de Jésus tiré de l'Évangile de Luc 17:22-37, où Jésus annonce sa seconde venue. Plutôt qu'une simple répétition du discours sur le mont des Oliviers rapporté dans les évangiles synoptiques de Matthieu, Marc et Luc, ce passage di Luc présente une approche distincte du thème de la venue du Fils de l'Homme. Jésus met en garde ses disciples contre les faux messies et souligne que sa venue sera aussi visible et indiscutable qu'un éclair illuminant le ciel.
Marc 13.1-26 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: «Maître, regarde: quelles pierres et quelles constructions!»Jésus lui répondit: «Vois-tu ces grandes constructions? Il ne restera pas pierre sur pierre, tout sera détruit.»Puis il s'assit sur le mont des Oliviers, en face du temple. Pierre, Jacques, Jean et André lui posèrent en privé cette question:«Dis-nous: quand cela arrivera-t-il et à quel signe reconnaîtra-t-on que tous ces événements vont s'accomplir?»Jésus se mit alors à leur dire: «Faites bien attention que personne ne vous égare.En effet, beaucoup viendront sous mon nom et diront: ‘C'est moi.’ Et ils tromperont beaucoup de gens.Quand vous entendrez parler de guerres et de menaces de guerres, ne vous laissez pas effrayer, car il faut que ces choses arrivent. Cependant, ce ne sera pas encore la fin.Une nation se dressera contre une nation et un royaume contre un royaume; en divers endroits il y aura des tremblements de terre, il y aura des famines [et des troubles]. Ce sera le commencement des douleurs.Faites attention à vous-mêmes. On vous livrera aux tribunaux et vous serez battus dans les synagogues; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et devant des rois à cause de moi pour leur apporter votre témoignage.Il faut d'abord que la bonne nouvelle soit proclamée à toutes les nations.Quand on vous emmènera pour vous faire arrêter, ne vous inquiétez pas d'avance de ce que vous direz, mais dites ce qui vous sera donné au moment même. En effet, ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit saint.Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents et les feront mourir.Vous serez détestés de tous à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.»Lorsque vous verrez l'abominable dévastation [dont a parlé le prophète Daniel] établie là où elle ne doit pas être – que celui qui lit fasse attention – alors, que ceux qui seront en Judée s'enfuient dans les montagnes,que celui qui sera sur le toit ne descende pas et n'entre pas dans sa maison pour prendre quelque chose,et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront durant ces jours-là!Priez pour que cela n'arrive pas en hiver,car ces jours-là, la détresse sera telle qu'il n'y en a pas eu de pareille depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu'à présent et qu'il n'y en aura jamais plus.Et si le Seigneur n'avait pas abrégé ces jours, personne ne serait sauvé; mais il les a abrégés à cause des élus, de ceux qu'il a choisis.Si quelqu'un vous dit alors: ‘Le Messie est ici’ ou: ‘Il est là’, ne le croyez pas,car de prétendus messies et de prétendus prophètes surgiront; ils feront des prodiges et des signes miraculeux pour tromper, si c'était possible, [même] ceux qui ont été choisis.Soyez sur vos gardes: je vous ai tout annoncé d'avance.Mais ces jours-là, après ce temps de détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,les étoiles tomberont du ciel et les puissances célestes seront ébranlées.Alors on verra le Fils de l'homme venir sur les nuées avec beaucoup de puissance et de gloire.
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II
Avant cela, cependant, il doit souffrir et être rejeté par sa génération. Le texte établit un parallèle avec les temps de Noé et de Lot, indiquant que la venue du Fils de l'Homme interviendra de manière inattendue au milieu des activités humaines quotidiennes. Les period, pour les disciples, est une mise en garde contre la recherche de sécurité matérielle, illustrée par exemple par la mention de la femme de Lot, et insiste sur la nécessité de la vigilance.
Luc 17.22-37 (Louis Segond S21) :
Puis il dit aux disciples: «Un temps viendra où vous désirerez voir même un seul des jours du Fils de l'homme, et vous ne le verrez pas.On vous dira: ‘Il est ici’, ‘Il est là.’ N'y allez pas, n'y courez pas.En effet, tout comme l'éclair resplendit et brille d'une extrémité du ciel à l'autre, ainsi sera le Fils de l'homme dans son jour.Mais il faut auparavant qu'il souffre beaucoup et qu'il soit rejeté par cette génération.»Ce qui est arrivé à l'époque de Noé arrivera de même aux jours du Fils de l'homme.Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu'au jour où Noé est entré dans l'arche, puis le déluge est venu et les a tous fait mourir.Ce sera comme à l'époque de Lot: les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, construisaient,mais le jour où Lot est sorti de Sodome, une pluie de feu et de soufre est tombée du ciel et les a tous fait mourir.Il en ira de même le jour où le Fils de l'homme apparaîtra.»Ce jour-là, que celui qui sera sur le toit et qui aura ses affaires dans la maison ne descende pas pour les prendre et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas non plus en arrière.Souvenez-vous de la femme de Lot.Celui qui cherchera à sauver sa vie la perdra, et celui qui la perdra la conservera.Je vous le dis, cette nuit-là, deux personnes seront dans un même lit: l'une sera prise et l'autre laissée;deux femmes moudront ensemble: l'une sera prise et l'autre laissée;[deux hommes seront dans un champ: l'un sera pris et l'autre laissé.]»Les disciples lui dirent: «Où cela se passera-t-il, Seigneur?» Il répondit: «Là où sera le corps, là se rassembleront [aussi] les vautours.»
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III
Jésus conclut en répondant à une question des disciples sur le lieu de sa venue en utilisant une métaphore du rassemblement des vautours autour d'un cadavre, soulignant ainsi l'inhérente division entre ce qui est pris et ce qui est laissé.
L'article examine la tentative d'arrestation de Jésus par les autorités religieuses juives, selon Jean 10.31-39. Accusé de blasphème pour ses déclarations divines, Jésus défend ses œuvres comme preuve de sa mission divine. Il cite l'Écriture pour démontrer la légitimité de son rôle, échappant finalement à l'arrestation car son heure n'était pas venue.
Psaumes 82.6 (Louis Segond S21) :
*J'avais dit: ‘Vous êtes des dieux,vous êtes tous des fils du Très-Haut.’1Note82.6 J'avais… dieux: cité par Jésus en Jean 10.34.
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L'article 'PER260 - Tentative d'arrestation' traite de la tension entre Jésus et les autorités religieuses juives lors de sa tentative d'arrestation à Jérusalem, selon l'Évangile de Jean 10.31-39. Les responsables religieux, frustrés par l'affirmation de Jésus sur son union avec Dieu, cherchent à le lapider pour blasphème, en se référant à la Loi mosaïque qui punit de mort une telle offense. Malgré l'hostilité croissante, Jésus maintient un dialogue calme, exposant ses arguments avec assurance.
Jean 10.30 (Louis Segond S21) :
Le Père et moi, nous sommes un.»
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II
Il souligne que ses œuvres témoignent de sa mission divine, mettant en avant sa guérison, sa sagesse et sa compassion comme preuves de son lien avec le Père. Les autorités, cependant, restent incrédules, interprétant ses paroles dans un cadre légaliste sans discernement spirituel. Jésus cite le Psaume 82.6, rappelant que la Loi accorde un rôle divin aux juges.
Jean 10.31-39 (Louis Segond S21) :
Alors les Juifs prirent de nouveau des pierres pour le lapider.Jésus leur dit: «Je vous ai fait voir beaucoup de belles œuvres qui viennent de mon Père. A cause de laquelle me lapidez-vous?»Les Juifs lui répondirent: «Ce n'est pas pour une belle œuvre que nous te lapidons, mais pour un blasphème, parce que toi, qui es un être humain, tu te fais Dieu.»Jésus leur répondit: «N'est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit: ‘Vous êtes des dieux’?S'il est vrai qu'elle a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu a été adressée et si l'Ecriture ne peut pas être annulée,comment pouvez-vous dire à celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde: ‘Tu blasphèmes’, et cela parce que j'ai affirmé: ‘Je suis le Fils de Dieu’?Si je ne fais pas les œuvres de mon Père, ne me croyez pas!Mais si je les fais, même si vous ne me croyez pas, croyez à ces œuvres afin de savoir et de reconnaître que le Père est en moi et que je suis en lui.»Voilà pourquoi ils cherchaient encore à l'arrêter, mais il leur échappa.
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III
Finalement, il échappe à l'arrestation, car son heure n'est pas encore venue, et se rend au-delà du Jourdain, où il est reconnu pour l'accomplissement des prophéties de Jean-Baptiste.
L'article relate le voyage de Jésus de Jérusalem à Béthanie, avec des étapes à Béthanie-au-delà-du-Jourdain et Jéricho, où il réalise des miracles. Retardé délibérément, Jésus arrive et ressuscite Lazare, déclenchant une réaction des autorités religieuses.
Jean 11.1-44 (Louis Segond S21) :
Il y avait un homme malade; c'était Lazare de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe.- Marie était celle qui versa du parfum sur les pieds du Seigneur et qui les essuya avec ses cheveux; c'était son frère Lazare qui était malade. -Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: «Seigneur, celui que tu aimes est malade.»A cette nouvelle, Jésus dit: «Cette maladie n'aboutira pas à la mort, mais elle servira à la gloire de Dieu, afin qu'à travers elle la gloire du Fils de Dieu soit révélée.»Or, Jésus aimait Marthe, sa sœur et Lazare.Quand il eut appris que Lazare était malade, il resta encore deux jours à l'endroit où il était.Puis il dit aux disciples: «Retournons en Judée.»Les disciples lui dirent: «Maître, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider et tu retournes là-bas?»Jésus répondit: «N'y a-t-il pas douze heures de jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde;mais si quelqu'un marche pendant la nuit, il trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui.»Après ces paroles, il leur dit: «Notre ami Lazare s'est endormi, mais je vais aller le réveiller.»Les disciples lui dirent: «Seigneur, s'il s'est endormi, il sera guéri.»En fait, Jésus avait parlé de la mort de Lazare, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil.Jésus leur dit alors ouvertement: «Lazare est mort.Et à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Mais allons vers lui.»Là-dessus Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: «Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui.»A son arrivée, Jésus trouva que Lazare était depuis quatre jours déjà dans le tombeau.Béthanie était près de Jérusalem, à moins de trois kilomètres,et beaucoup de Juifs étaient venus chez Marthe et Marie pour les consoler de la mort de leur frère.Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.Marthe dit à Jésus: «Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.[Cependant,] même maintenant, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera.»Jésus lui dit: «Ton frère ressuscitera.»«Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera lors de la résurrection, le dernier jour.»Jésus lui dit: «C'est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt;et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?»Elle lui dit: «Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.»Après avoir dit cela, elle alla appeler secrètement sa sœur Marie en lui disant: «Le maître est ici et te demande.»A ces mots, Marie se leva sans attendre et alla vers lui.Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était à l'endroit où Marthe l'avait rencontré.Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient la virent se lever soudain et sortir; ils la suivirent en disant: «Elle va au tombeau pour y pleurer.»Marie arriva à l'endroit où était Jésus. Quand elle le vit, elle tomba à ses pieds et lui dit: «Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.»En la voyant pleurer, elle et les Juifs venus avec elle, Jésus fut profondément indigné et bouleversé.Il dit: «Où l'avez-vous mis?» «Seigneur, lui répondit-on, viens et tu verras.»Jésus pleura.Les Juifs dirent alors: «Voyez comme il l'aimait!»Et quelques-uns d'entre eux dirent: «Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas aussi faire en sorte que cet homme ne meure pas?»Jésus, de nouveau profondément indigné, se rendit au tombeau. C'était une grotte; une pierre fermait l'entrée.Jésus dit: «Enlevez la pierre.» Marthe, la sœur du mort, lui dit: «Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là.»Jésus lui dit: «Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?»Ils enlevèrent donc la pierre [de l'endroit où le mort avait été déposé]. Jésus leva alors les yeux et dit: «Père, je te remercie de ce que tu m'as écouté.Pour ma part, je savais que tu m'écoutes toujours, mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.»Après avoir dit cela, il cria d'une voix forte: «Lazare, sors!»Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandelettes et le visage enveloppé d'un linge. Jésus leur dit: «Détachez-le et laissez-le s'en aller.»
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L'article décrit le voyage de Jésus et ses disciples depuis Jérusalem jusqu'à Béthanie au-delà du Jourdain après la fête de Hanoucca. Jésus quitte la ville pour échapper à une arrestation prévue et se retire dans une région isolée mais accessible, mentionnée dans l'Évangile de Jean, où Jean le Baptiste avait exercé. C'est dans ce lieu que Jésus apprend la maladie grave de Lazare par un messager venant de Béthanie.
Luc 19.1-10 (Louis Segond S21) :
Jésus était entré dans Jéricho et traversait la ville.Or, un homme riche appelé Zachée, chef des collecteurs d'impôts,cherchait à voir qui était Jésus, mais il n'y parvenait pas à cause de la foule, car il était de petite taille.Il courut en avant et monta sur un sycomore pour voir Jésus, parce qu'il devait passer par là.Lorsque Jésus fut arrivé à cet endroit, il leva les yeux, [le vit] et lui dit: «Zachée, dépêche-toi de descendre, car il faut que je m'arrête aujourd'hui chez toi.»Zachée s'empressa de descendre et l'accueillit avec joie.En voyant cela, tous murmuraient en disant: «Il est allé loger chez un homme pécheur.»Mais Zachée, se tenant devant le Seigneur, lui dit: «Seigneur, je donne aux pauvres la moitié de mes biens et, si j'ai causé du tort à quelqu'un, je lui rends le quadruple.»Alors Jésus dit à son propos: «Le salut est entré aujourd'hui dans cette maison, parce que lui aussi est un fils d'Abraham.En effet, le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu.»
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II
Contrairement à la réaction attendue, Jésus reste deux jours avant de décider de retourner en Judée, même s'il avait conscience des risques. Sur le chemin, Jésus traverse Jéricho, effectuant des miracles tels que redonner la vue à Bartimée et accueillant Zachée, un collecteur d'impôts. À son retour à Béthanie, Jésus trouve Lazare déjà mort depuis quatre jours et effectue sa résurrection, un acte provoquant une décision immédiate des autorités religieuses de le faire tuer.
Jean 11.1-44 (Louis Segond S21) :
Il y avait un homme malade; c'était Lazare de Béthanie, le village de Marie et de sa sœur Marthe.- Marie était celle qui versa du parfum sur les pieds du Seigneur et qui les essuya avec ses cheveux; c'était son frère Lazare qui était malade. -Les sœurs envoyèrent dire à Jésus: «Seigneur, celui que tu aimes est malade.»A cette nouvelle, Jésus dit: «Cette maladie n'aboutira pas à la mort, mais elle servira à la gloire de Dieu, afin qu'à travers elle la gloire du Fils de Dieu soit révélée.»Or, Jésus aimait Marthe, sa sœur et Lazare.Quand il eut appris que Lazare était malade, il resta encore deux jours à l'endroit où il était.Puis il dit aux disciples: «Retournons en Judée.»Les disciples lui dirent: «Maître, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider et tu retournes là-bas?»Jésus répondit: «N'y a-t-il pas douze heures de jour? Si quelqu'un marche pendant le jour, il ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde;mais si quelqu'un marche pendant la nuit, il trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui.»Après ces paroles, il leur dit: «Notre ami Lazare s'est endormi, mais je vais aller le réveiller.»Les disciples lui dirent: «Seigneur, s'il s'est endormi, il sera guéri.»En fait, Jésus avait parlé de la mort de Lazare, mais ils crurent qu'il parlait de l'assoupissement du sommeil.Jésus leur dit alors ouvertement: «Lazare est mort.Et à cause de vous, afin que vous croyiez, je me réjouis de ce que je n'étais pas là. Mais allons vers lui.»Là-dessus Thomas, appelé Didyme, dit aux autres disciples: «Allons-y, nous aussi, afin de mourir avec lui.»A son arrivée, Jésus trouva que Lazare était depuis quatre jours déjà dans le tombeau.Béthanie était près de Jérusalem, à moins de trois kilomètres,et beaucoup de Juifs étaient venus chez Marthe et Marie pour les consoler de la mort de leur frère.Lorsque Marthe apprit que Jésus arrivait, elle alla à sa rencontre, tandis que Marie restait assise à la maison.Marthe dit à Jésus: «Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.[Cependant,] même maintenant, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l'accordera.»Jésus lui dit: «Ton frère ressuscitera.»«Je sais, lui répondit Marthe, qu'il ressuscitera lors de la résurrection, le dernier jour.»Jésus lui dit: «C'est moi qui suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi vivra, même s'il meurt;et toute personne qui vit et croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela?»Elle lui dit: «Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, qui devait venir dans le monde.»Après avoir dit cela, elle alla appeler secrètement sa sœur Marie en lui disant: «Le maître est ici et te demande.»A ces mots, Marie se leva sans attendre et alla vers lui.Jésus n'était pas encore entré dans le village, mais il était à l'endroit où Marthe l'avait rencontré.Les Juifs qui étaient avec Marie dans la maison et qui la consolaient la virent se lever soudain et sortir; ils la suivirent en disant: «Elle va au tombeau pour y pleurer.»Marie arriva à l'endroit où était Jésus. Quand elle le vit, elle tomba à ses pieds et lui dit: «Seigneur, si tu avais été ici, mon frère ne serait pas mort.»En la voyant pleurer, elle et les Juifs venus avec elle, Jésus fut profondément indigné et bouleversé.Il dit: «Où l'avez-vous mis?» «Seigneur, lui répondit-on, viens et tu verras.»Jésus pleura.Les Juifs dirent alors: «Voyez comme il l'aimait!»Et quelques-uns d'entre eux dirent: «Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas aussi faire en sorte que cet homme ne meure pas?»Jésus, de nouveau profondément indigné, se rendit au tombeau. C'était une grotte; une pierre fermait l'entrée.Jésus dit: «Enlevez la pierre.» Marthe, la sœur du mort, lui dit: «Seigneur, il sent déjà, car il y a quatre jours qu'il est là.»Jésus lui dit: «Ne t'ai-je pas dit que si tu crois, tu verras la gloire de Dieu?»Ils enlevèrent donc la pierre [de l'endroit où le mort avait été déposé]. Jésus leva alors les yeux et dit: «Père, je te remercie de ce que tu m'as écouté.Pour ma part, je savais que tu m'écoutes toujours, mais j'ai parlé à cause de la foule qui m'entoure, afin qu'ils croient que c'est toi qui m'as envoyé.»Après avoir dit cela, il cria d'une voix forte: «Lazare, sors!»Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés par des bandelettes et le visage enveloppé d'un linge. Jésus leur dit: «Détachez-le et laissez-le s'en aller.»
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III
Le voyage de Jésus relate une série d'événements marqués par des enseignements, des miracles, et des rencontres significatives qui illustrent son ministère.
La parabole des deux fils (Mt 21,28-32), rapportée uniquement par Matthieu, se déroule au Temple de Jérusalem lors de la dernière semaine de Jésus. Elle oppose deux attitudes : promettre sans agir versus refuser puis obéir. Jésus y démasque l'hypocrisie des chefs religieux et annonce que les pécheurs repentants entrent avant eux dans le Royaume. Un appel universel à l'humilité et à la repentance sincère.
Matthieu 13.47-50 (Louis Segond S21) :
»Le royaume des cieux ressemble encore à un filet jeté dans la mer et qui ramène des poissons de toutes sortes.Quand il est rempli, les pêcheurs le tirent sur le rivage et s'asseyent; puis ils mettent dans des paniers ce qui est bon et jettent ce qui est mauvais.Il en ira de même à la fin du monde: les anges viendront séparer les méchants d'avec les justeset les jetteront dans la fournaise de feu, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.»
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La péricope PER290 présente et analyse la parabole des deux fils, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangéliste Matthieu (Mt 21,28-32). Cette parabole se déroule dans un contexte très précis : le parvis du Temple de Jérusalem, lors de la dernière semaine de la vie publique de Jésus, plus précisément le mardi 29 mars de l'an 33. Elle s'inscrit dans la série des confrontations entre Jésus et les autorités religieuses juives, notamment les pharisiens et les docteurs de la Loi, durant cette période charnière précédant son arrestation. La parabole elle-même met en scène un père qui demande à ses deux fils d'aller travailler dans sa vigne. Le premier fils refuse d'abord, puis se ravise et obéit. Le second accepte immédiatement, mais ne tient pas sa promesse. À travers cette courte histoire, Jésus interpelle directement ses interlocuteurs en leur posant la question de savoir lequel des deux fils a accompli la volonté du père. La réponse est évidente : celui qui a agi, même après un refus initial, vaut mieux que celui qui promet sans jamais agir.
Matthieu 5.3 (Louis Segond S21) :
«Heureux ceux qui reconnaissent leur pauvreté spirituelle, car le royaume des cieux leur appartient!
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II
L'article souligne la portée théologique profonde de cette parabole. Matthieu, seul parmi les quatre évangélistes à relater cet épisode, met en lumière une vérité dérangeante pour les gardiens de la Loi : le message du Royaume de Dieu n'est pas une récompense accordée aux apparences de piété, mais un appel à la repentance sincère et à l'obéissance concrète. Les publicains et les prostituées, figures méprisées de la société juive de l'époque, ont répondu à l'appel de Jean-Baptiste et se sont repentis. En ce sens, ils entrent dans le Royaume avant ceux qui se croyaient les plus proches de Dieu. Le commentaire de l'article insiste sur la miséricorde de Jésus : il ne condamne pas définitivement les pharisiens, mais les avertit. La porte du Royaume reste ouverte, à condition d'emprunter le chemin de l'humilité et de la repentance. Le second fils de la parabole représente symboliquement ces chefs religieux qui ont professé leur attachement à Dieu tout en refusant de reconnaître en Jésus le Fils envoyé par le Père. L'article élargit ensuite la réflexion en faisant le lien avec les six paraboles du chapitre 13 de Matthieu, présentées comme des joyaux complémentaires pour comprendre la nature du Royaume de Dieu : la parabole du semeur (Mt 13,3-23), l'ivraie parmi le blé (Mt 13,24-30), le grain de sénevé et le levain (Mt 13,31-33), le trésor caché et la perle de grand prix (Mt 13,44-46), et le filet jeté dans la mer (Mt 13,47-50).
Jean 3.16-17 (Louis Segond S21) :
En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
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III
Ces paraboles convergent vers un même enseignement fondamental : le salut ne s'acquiert ni par la naissance, ni par le savoir religieux, ni par une perfection extérieure, mais par l'humilité, la foi et l'écoute du Maître. Des références transversales viennent enrichir l'analyse : la parabole du pharisien et du publicain en Luc 18,9-14 résonne fortement avec le message de Mt 21,28-32, tout comme la foule populaire qui entend Jésus avec joie selon Marc 12,37. Les grands textes pauliniens sur la foi (Rm 10,9-10) et les paroles fondatrices de l'Évangile de Jean (Jn 3,16-17) apportent une dimension universelle à cette péricope centrée sur la conversion du cœur. En définitive, la parabole des deux fils est une invitation pressante à l'authenticité spirituelle. Elle rappelle que l'appartenance au peuple de Dieu ne se mesure pas à la conformité extérieure aux rites ou aux discours, mais à la disposition intérieure du cœur à obéir réellement à la volonté divine. C'est dans le silence du cœur repentant, comme le dit la conclusion de l'article en citant Mt 5,3, que commence le véritable voyage vers le Royaume.
Au parvis du Temple de Jérusalem, le mardi avant sa Passion, Jésus interroge les pharisiens sur l'identité du Messie. En citant le Psaume 110, il révèle que le Messie est à la fois Fils de David selon la chair et Seigneur éternel selon sa divinité, confondant ses adversaires qui restent sans réponse. Une affirmation christologique fondamentale sur la double nature de Jésus.
Luc 20.41-44 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus leur dit: «Comment peut-on dire que le Messie est le fils de David?David lui-même dit [en effet] dans le livre des Psaumes: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: ‘Assieds-toi à ma droitejusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis ton marchepied.’David l'appelle donc Seigneur. Comment peut-il être son fils?»
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La péricope 297 intitulée 'La Messianité de Jésus' s'inscrit dans le cadre de la dernière semaine de la vie publique de Jésus, plus précisément le mardi 29 mars 33, au parvis du Temple de Jérusalem. Cette étude synoptique s'appuie principalement sur les textes de Matthieu 23.1-39, Marc 12.38-40 et Luc 20.45-47, tout en intégrant les passages parallèles de Matthieu 22.41-46, Marc 12.35-37 et Luc 20.41-44 pour éclairer la question centrale posée par Jésus sur l'identité du Messie. Depuis plusieurs jours, Jésus enseigne quotidiennement dans le Temple. Les chefs religieux, scribes et pharisiens, animés de jalousie et d'hostilité, tentent à plusieurs reprises de le piéger par des questions destinées à le discréditer aux yeux du peuple. Pourtant, le peuple admire Jésus : il a été témoin de ses miracles, de ses guérisons et des délivrances qu'il accomplit. La foule est également frappée par la manière dont cet homme du peuple, plein d'autorité et dépourvu d'arrogance, répond avec sagesse aux érudits de la Loi sans jamais être mis en défaut. La scène bascule alors : après avoir été longuement interrogé, Jésus prend l'initiative de poser lui-même une question fondamentale.
Luc 20.41-44 (Louis Segond S21) :
Alors Jésus leur dit: «Comment peut-on dire que le Messie est le fils de David?David lui-même dit [en effet] dans le livre des Psaumes: Le Seigneur a dit à mon Seigneur: ‘Assieds-toi à ma droitejusqu'à ce que j'aie fait de tes ennemis ton marchepied.’David l'appelle donc Seigneur. Comment peut-il être son fils?»
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II
Matthieu 22.41 souligne explicitement que c'est Jésus qui interpelle les pharisiens devant tout le peuple rassemblé. Sa question est simple mais redoutable : 'Que pensez-vous du Christ ? De qui est-il fils ?' Les pharisiens répondent sans hésiter : 'De David.' C'est précisément cette réponse que Jésus va retourner contre eux en citant le Psaume 110.1 (ou Psaume 109.1 selon la numérotation grecque) : 'L'Éternel a dit à mon Seigneur : Assis à ma droite, jusqu'à ce que je fasse de tes ennemis ton marchepied.' Jésus soulève alors une tension théologique profonde : si David lui-même appelle le Messie 'mon Seigneur', comment le Messie peut-il être en même temps son descendant ? Cette question révèle une incompréhension fondamentale chez les docteurs de la Loi, qui réduisaient la figure messianique à un héritier royal davidique, un libérateur politique destiné à affranchir Israël du joug romain. Jésus leur dévoile une réalité bien plus haute : le Messie est à la fois Fils de David selon la chair et Seigneur de David par sa nature divine. Cette dualité est explicitement formulée par Paul dans Romains 1.3-4, où il affirme que Jésus est né de la descendance de David selon la chair, mais établi Fils de Dieu avec puissance selon l'Esprit de sainteté. Cette révélation met en lumière la limite de la conception purement terrestre et nationaliste que les autorités religieuses se faisaient du Royaume de Dieu et de son Messie.
Jean 8.58 (Louis Segond S21) :
Jésus leur dit: «En vérité, en vérité, je vous le dis, avant qu'Abraham soit né, je suis.»
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III
Jésus ne vient pas instaurer un royaume politique, mais un règne spirituel dans les cœurs des hommes, comme il l'affirmera lui-même devant Pilate en Jean 18.36 : 'Mon royaume n'est pas de ce monde.' La réaction des adversaires est éloquente : ils restent sans voix. Matthieu 22.46 rapporte que 'nul ne put lui répondre un mot, et depuis ce jour, personne n'osa plus lui proposer de question.' Ce silence collectif des plus grands érudits religieux d'Israël constitue en lui-même un témoignage de la sagesse divine qui transcende toute intelligence humaine. L'article affirme ainsi avec force la doctrine de la double nature du Messie Jésus : pleinement homme en tant qu'héritier de David, et pleinement Dieu en tant que Seigneur éternel assis à la droite du Père, comme l'atteste Hébreux 1.3-4. Cette messianité ne se comprend pas dans les catégories humaines ordinaires. Jésus existe avant Abraham, avant David, de toute éternité, comme il le déclare lui-même en Jean 8.58 : 'Avant qu'Abraham fût, je suis.' La péricope se clôt sur cette affirmation christologique décisive : par cette dernière question adressée aux pharisiens, Jésus ne cherche plus à débattre ni à se défendre — il révèle son identité véritable en tant que Fils de Dieu incarné, Messie souffrant et Seigneur glorifié.
Cet article étudie l'appel de Jésus à la vigilance, prononcé sur le mont des Oliviers, insistant sur l'incertitude de son retour et la nécessité d'une attente active et fidèle des croyants.
Jean 3.16-17 (Louis Segond S21) :
En effet, Dieu a tant aimé le monde qu'il a donné son Fils unique afin que quiconque croit en lui ne périsse pas mais ait la vie éternelle.Dieu, en effet, n'a pas envoyé son Fils dans le monde pour juger le monde, mais pour que le monde soit sauvé par lui.
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L'article "PER303 - Encouragement à la vigilance" explore un passage significatif des Évangiles synoptiques où Jésus, le Messie, s'adresse à ses disciples sur le mont des Oliviers. Ce discours, qui fait partie des événements précédant sa passion et sa résurrection, met l'accent sur l'incertitude du retour du Fils de l'homme. Jésus souligne que le jour et l'heure de son retour sont inconnus, même pour les anges, établissant ainsi la souveraineté du Père.
Marc 13.32-37 (Louis Segond S21) :
»Quant au jour et à l'heure, personne ne les connaît, pas même les anges dans le ciel ni le Fils: le Père seul les connaît.Faites bien attention, restez en éveil et priez, car vous ignorez quand ce temps viendra.Cela se passera comme pour un homme qui part en voyage: il laisse sa maison, remet l'autorité à ses serviteurs, indique à chacun son travail et ordonne au portier de rester éveillé.Restez donc vigilants, car vous ne savez pas quand viendra le maître de la maison: le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin.Qu'il ne vous trouve pas endormis quand il arrivera tout à coup!Ce que je vous dis, je le dis à tous: Restez vigilants.»
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II
À travers des images puissantes comme celles du déluge à l'époque de Noé et du maître de maison pris au dépourvu, il invite les croyants à vivre dans une vigilance constante, se préparant spirituellement pour un événement imprévisible. Le texte souligne également l'importance de la prière, de la fidélité et de la sobriété, des thèmes récurrents dans les Évangiles qui alimentent l'espérance du retour glorieux de Christ. En citant divers passages bibliques, l'article rassemble les exhortations de Jésus pour motiver une attitude de veille et d'attente active.
Cet article présente la Sainte Cène comme un moment clé, où Jésus transforme le repas pascal en symbole de son sacrifice ultime, annonçant une nouvelle alliance spirituelle pour le pardon des péchés.
Luc 22.14-23 (Louis Segond S21) :
Quand l'heure fut venue, il se mit à table avec les [douze] apôtres.Il leur dit: «J'ai vivement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrircar, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.»Puis il prit une coupe, remercia Dieu et dit: «Prenez cette coupe et partagez-la entre vouscar, je vous le dis, [désormais] je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu.»Ensuite il prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le leur donna en disant: «Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites ceci en souvenir de moi.»Après le souper il prit de même la coupe et la leur donna en disant: «Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour vous.Cependant celui qui me trahit est avec moi à cette table.Le Fils de l'homme s'en va conformément à ce qui a été fixé, mais malheur à l'homme par qui il est trahi!»Ils commencèrent à se demander les uns aux autres lequel d'entre eux ferait cela.
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L'article "PER314 - L’institution de la Sainte Cène" explore l'importance spirituelle et théologique de la Sainte Cène instituée par Jésus lors de son dernier repas pascal avec ses disciples. Cet acte revêt une signification profonde, transformant les symboles traditionnels du pain sans levain et du vin en représentations de son corps et de son sang offerts pour le salut de l'humanité. La Sainte Cène ne se limite pas à commémorer la libération d'Israël de l'Égypte, mais inaugure une nouvelle libération du péché et de la mort, accomplissant la Pâque hébraïque.
Romains 6.22-23 (Louis Segond S21) :
Mais maintenant que vous avez été libérés du péché et que vous êtes devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la progression dans la sainteté et pour fin la vie éternelle.En effet, le salaire du péché, c'est la mort, mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle en Jésus-Christ notre Seigneur.
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II
Jésus introduit une nouvelle alliance prophétisée par Jérémie, inscrivant la loi divine dans les cœurs par l'Esprit Saint, et remplaçant l'ancien sacrifice animal par sa propre passion. Le texte met en lumière la réinterprétation christologique de l'agneau pascal, soulignant que le Messie proclame explicitement sa mort sacrificielle pour sceller cette nouvelle alliance avec Dieu.
L'article examine la promesse du Saint-Esprit par Jésus dans Jean 14.16-31. Jésus prépare ses disciples à son départ, promettant l'Esprit de vérité comme lien vivant entre le Christ et l'Église. Ce texte illustre l'obéissance parfaite de Jésus au plan divin et son amour manifesté par l'envoi du Consolateur.
Luc 22.14-18 (Louis Segond S21) :
Quand l'heure fut venue, il se mit à table avec les [douze] apôtres.Il leur dit: «J'ai vivement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrircar, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.»Puis il prit une coupe, remercia Dieu et dit: «Prenez cette coupe et partagez-la entre vouscar, je vous le dis, [désormais] je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu.»
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L'article "PER319 - La promesse du Saint-Esprit" explore un passage clé de l'évangile de Jean (14.16-31), où Jésus se prépare à son départ imminent en promettant l'envoi du Saint-Esprit à ses disciples. Situé dans le cadre de son discours d'adieu, ce texte aborde la continuité de l'œuvre de Jésus à travers le Paraclet (ou Consolateur, Défenseur). Le Saint-Esprit est décrit comme celui qui prend le relais après le départ de Jésus, demeurant avec les disciples et en eux, assurant ainsi la liaison vivante entre le Christ glorifié et l'Église.
Luc 22.14-18 (Louis Segond S21) :
Quand l'heure fut venue, il se mit à table avec les [douze] apôtres.Il leur dit: «J'ai vivement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrircar, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.»Puis il prit une coupe, remercia Dieu et dit: «Prenez cette coupe et partagez-la entre vouscar, je vous le dis, [désormais] je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu.»
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II
L'article souligne la perspective unique de l'apôtre Jean, qui retranscrit cet enseignement sous l'inspiration du Saint-Esprit, reflétant la fidélité des paroles de Jésus tout en montrant une compréhension spirituelle et affective profonde du ministère du Messie. Le passage est également une illustration de l'obéissance parfaite de Jésus au plan divin, démontrant que chaque événement suit le dessein de Dieu. Le texte s'articule autour de l'annonce du départ de Jésus, la promesse de l'Esprit de vérité pour soutenir les croyants, l'offre de la paix divine et l'amour manifesté par l'obéissance au Père.
Jean 14.16-31 (Louis Segond S21) :
Quant à moi, je prierai le Père et il vous donnera un autre défenseur afin qu'il reste éternellement avec vous:l'Esprit de la vérité, que le monde ne peut pas accepter parce qu'il ne le voit pas et ne le connaît pas. [Mais] vous, vous le connaissez, car il reste avec vous et il sera en vous.Je ne vous laisserai pas orphelins, je reviens vers vous.Encore un peu de temps et le monde ne me verra plus; mais vous, vous me verrez parce que je vis et que vous vivrez aussi.Ce jour-là, vous saurez que je suis en mon Père, que vous êtes en moi et moi en vous.Celui qui a mes commandements et qui les garde, c'est celui qui m'aime; celui qui m'aime sera aimé de mon Père et moi aussi, je l'aimerai et je me ferai connaître à lui.»Jude – à distinguer de l'Iscariot – lui dit: «Seigneur, comment se fait-il que tu te feras connaître à nous et non au monde?»Jésus lui répondit: «Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera; nous viendrons vers lui et nous établirons domicile chez lui.Celui qui ne m'aime pas ne garde pas mes paroles, et la parole que vous entendez ne vient pas de moi, mais du Père qui m'a envoyé.»Je vous ai dit cela pendant que je suis encore avec vous,mais le défenseur, l'Esprit saint que le Père enverra en mon nom, vous enseignera toutes choses et vous rappellera tout ce que je vous ai dit.»Je vous laisse la paix, je vous donne ma paix. Je ne vous la donne pas comme le monde donne. Que votre cœur ne se trouble pas et ne se laisse pas effrayer.Vous avez entendu que je vous ai dit: ‘Je m'en vais et je reviens vers vous.’ Si vous m'aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais auprès du Père, car mon Père est plus grand que moi.Je vous ai dit ces choses maintenant, avant qu'elles n'arrivent, afin que, lorsqu'elles arriveront, vous croyiez.Je ne parlerai plus beaucoup avec vous, car le prince du monde vient, et il n'a rien en moi.Cependant, ainsi, le monde saura que j'aime le Père et que j'agis conformément à l'ordre que le Père m'a donné. Levez-vous, partons d'ici.
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III
La transition finale "Levez-vous, partons d'ici" marque non seulement le début d'une nouvelle section du discours, mais aussi une invitation à embrasser la présence continue de Dieu à travers le Saint-Esprit.
Lors du procès de Jésus devant Ponce Pilate, le gouverneur romain tente d'exploiter la coutume pascale de libération d'un prisonnier pour éviter de condamner Jésus. Il propose à la foule de choisir entre Jésus et Barabbas, criminel notoire, persuadé que le peuple fera le bon choix. L'intervention de sa femme renforce ses hésitations. Cette scène, attestée par les quatre évangiles, illustre la manipulation des autorités religieuses et préfigure théologiquement la substitution rédemptrice.
Marc 15.6-12 (Louis Segond S21) :
A chaque fête, il relâchait un prisonnier, celui que le peuple réclamait.Il y avait en prison le dénommé Barabbas avec ses complices, pour un meurtre qu'ils avaient commis lors d'une émeute.La foule se mit à demander à grands cris ce qu'il avait l'habitude de leur accorder.Pilate leur répondit: «Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?»En effet, il savait que c'était par jalousie que les chefs des prêtres avaient fait arrêter Jésus.Cependant, les chefs des prêtres excitèrent la foule afin que Pilate leur relâche plutôt Barabbas.Pilate reprit la parole et leur dit: «Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs?»
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La péricope 345 de la Synopse, intitulée 'La libération d'un prisonnier', s'inscrit dans la séquence narrative de la Passion de Jésus, plus précisément lors de sa dernière journée avant la crucifixion. La scène se déroule le vendredi matin, aux alentours de 8 heures, devant le prétoire du palais de Ponce Pilate, à Jérusalem. Cette péricope est attestée par les quatre évangélistes, chacun apportant des nuances complémentaires : Matthieu 27.15-19, Marc 15.6-12, Luc 23.17-22 et Jean 18.39. Le récit met en scène une coutume particulière liée à la fête de la Pâque : le gouverneur romain avait l'habitude de libérer un prisonnier à la demande du peuple. Ponce Pilate, de plus en plus conscient d'être manipulé par Caïphe et les chefs religieux du Sanhédrin, cherche un moyen habile et politiquement acceptable pour sortir de l'impasse dans laquelle il se trouve. Comprenant que Jésus a été livré par jalousie et non pour de véritables raisons criminelles, il tente d'exploiter cette coutume pascale pour obtenir la libération de Jésus sans avoir à s'opposer frontalement aux autorités religieuses. Pilate propose alors un choix à la foule rassemblée : libérer Jésus ou libérer Barabbas, un homme connu pour ses crimes, notamment sa participation à une insurrection et un meurtre selon Marc 15.7. Le calcul de Pilate repose sur une logique apparemment imparable : aucune foule raisonnable ne choisirait de libérer un individu aussi dangereux et violent au détriment d'un homme dont il ne trouve aucune faute.
Matthieu 27.15-19 (Louis Segond S21) :
A chaque fête, le gouverneur avait pour habitude de relâcher un prisonnier, celui que la foule voulait.Ils avaient alors un prisonnier célèbre, un dénommé Barabbas.Comme ils étaient rassemblés, Pilate leur dit: «Lequel voulez-vous que je vous relâche: Barabbas ou Jésus qu'on appelle le Christ?»En effet, il savait que c'était par jalousie qu'ils avaient fait arrêter Jésus.Pendant qu'il siégeait au tribunal, sa femme lui fit dire: «N'aie rien à faire avec ce juste, car aujourd'hui j'ai beaucoup souffert dans un rêve à cause de lui.»
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II
Il est persuadé que ce stratagème lui permettra de clore rapidement l'affaire tout en sauvant Jésus. Mais le récit révèle également un élément supplémentaire venu renforcer les hésitations de Pilate : l'intervention de sa femme. Matthieu 27.19 rapporte qu'elle lui envoie un message pour l'exhorter à n'avoir rien à faire avec 'ce juste', car elle a été troublée par un songe à son sujet. Cet épisode, propre à Matthieu, souligne la dimension prophétique et symbolique de l'innocence de Jésus reconnue jusque dans la sphère privée du pouvoir romain. La péricope illustre ainsi plusieurs tensions dramatiques fondamentales dans le récit de la Passion. D'un côté, Pilate représente une autorité civile qui reconnaît l'innocence de Jésus mais qui se laisse progressivement enfermer dans une position de faiblesse politique. De l'autre, les chefs religieux, menés par Caïphe, orchestrent habilement la pression populaire pour parvenir à leurs fins. La foule, quant à elle, devient l'instrument de cette manipulation, sans que le texte ne la présente comme pleinement consciente du rôle qu'on lui fait jouer.
Marc 14.11-15 (Louis Segond S21) :
Ils se réjouirent en l'entendant et promirent de lui donner de l'argent. Quant à Judas, il se mit à chercher une occasion favorable pour le trahir.Le premier jour des pains sans levain, où l'on sacrifiait l'agneau pascal, les disciples de Jésus lui dirent: «Où veux-tu que nous allions te préparer le repas de la Pâque?»Il envoya deux de ses disciples et leur dit: «Allez à la ville. Vous rencontrerez un homme qui porte une cruche d'eau: suivez-le.Là où il entrera, dites au propriétaire de la maison: ‘Le maître dit: Où est la salle où je mangerai la Pâque avec mes disciples?’Alors il vous montrera une grande chambre à l'étage, aménagée et toute prête: c'est là que vous nous préparerez la Pâque.»
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III
Sur le plan théologique, cette scène est riche en significations. Le contraste entre Jésus et Barabbas est chargé de sens symbolique : Barabbas, dont le nom signifie 'fils du père' en araméen, est libéré à la place de Jésus, le véritable Fils du Père. Ce paradoxe constitue une préfiguration de la substitution au cœur de la théologie de la rédemption : le coupable est libéré, l'innocent est condamné. Cette logique d'échange et de substitution sera développée plus avant dans la tradition théologique chrétienne. La péricope s'insère dans une chronologie précise établie par l'étude synoptique : elle fait suite au retour de Jésus devant Ponce Pilate (PER344) et précède l'acharnement du Sanhédrin et la condamnation officielle (PER346). Elle constitue donc un moment charnière dans l'escalade dramatique qui conduit à la crucifixion, montrant comment chaque tentative de Pilate pour éviter la condamnation de Jésus se heurte à une résistance croissante orchestrée par les autorités religieuses. L'approche synoptique adoptée par le site Schilo permet de confronter les quatre témoignages évangéliques sur cet épisode, en suivant principalement le récit de Luc complété par les apports de Matthieu, Marc et Jean. Cette méthode offre une vision harmonisée et nuancée des événements, tout en respectant les particularités rédactionnelles de chaque évangéliste.
PER346 analyse la condamnation officielle de Jésus par Ponce Pilate sous la pression acharnée du Sanhédrin. À Jérusalem, le vendredi matin, la foule manipulée par les chefs religieux réclame la crucifixion. Pilate, piégé politiquement, cède malgré l'absence de motif valable. L'étude aborde les irrégularités du procès et la question chronologique de la 'sixième heure' en Jean 19.14, à travers une approche synoptique des quatre évangiles.
Jean 18.27-28 (Louis Segond S21) :
Pierre le nia de nouveau. Et aussitôt un coq chanta.De chez Caïphe, ils conduisirent Jésus au prétoire; c'était le matin. Ils n'entrèrent pas eux-mêmes dans le prétoire afin de ne pas se souiller et de pouvoir manger le repas de la Pâque.
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L’acharnement du Sanhédrin, condamnation officielle
I
La péricope PER346 traite de l'acharnement du Sanhédrin contre Jésus et de sa condamnation officielle par Ponce Pilate, dans le cadre de la Passion. Cette étude synoptique s'appuie sur les quatre évangiles — Matthieu 27.20-25, Marc 15.13-15, Luc 23.23-25 et Jean 18.40 ; 19.4-16 — pour reconstituer les derniers moments du procès de Jésus devant le gouverneur romain. Le contexte chronologique est précisé : l'action se déroule le vendredi matin, aux alentours de 8 heures, devant le prétoire du palais de Ponce Pilate à Jérusalem. C'est à cet endroit que se joue l'acte final d'une procédure judiciaire marquée par de nombreuses irrégularités : jugement de nuit, recours à de faux témoignages, condamnation précipitée. Ces manquements graves aux règles du droit juif de l'époque témoignent que le but unique du Sanhédrin était l'élimination de Jésus, et non la recherche d'une justice équitable. Pilate se retrouve progressivement piégé. Bien qu'il n'ait trouvé aucun motif valable de condamnation en Jésus, la pression combinée des chefs religieux — Caïphe et les pharisiens — et de la foule excitée le place dans une position intenable. La foule rassemblée devant le palais réclame avec violence la crucifixion.
Jean 19.4-16 (Louis Segond S21) :
Pilate sortit de nouveau et dit aux Juifs: «Voilà, je vous l'amène dehors afin que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.»Jésus sortit donc, portant la couronne d'épines et le manteau de couleur pourpre. Pilate leur dit: «Voici l'homme.»Lorsque les chefs des prêtres et les gardes le virent, ils s'écrièrent: «Crucifie-le! Crucifie-le!» Pilate leur dit: «Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le, car pour ma part, je ne trouve en lui aucun motif de le condamner.»Les Juifs lui répondirent: «Nous avons une loi et, d'après notre loi, il doit mourir parce qu'il s'est fait Fils de Dieu.»Quand il entendit cette parole, Pilate eut très peur.Il rentra dans le prétoire et dit à Jésus: «D'où es-tu?» mais Jésus ne lui donna aucune réponse.Pilate lui dit: «C'est à moi que tu refuses de parler? Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher et que j'ai le pouvoir de te crucifier?»Jésus répondit: «Tu n'aurais aucun pouvoir sur moi s'il ne t'avait pas été donné d'en haut. C'est pourquoi celui qui me livre à toi est coupable d'un plus grand péché.»Dès ce moment-là, Pilate chercha à le relâcher, mais les Juifs criaient: «Si tu le relâches, tu n'es pas l'ami de l'empereur. Tout homme qui se fait roi se déclare contre l'empereur.»Après avoir entendu ces paroles, Pilate amena Jésus dehors et siégea au tribunal à l'endroit appelé «le Pavé», en hébreu Gabbatha.C'était le jour de la préparation de la Pâque, il était environ midi. Pilate dit aux Juifs: «Voici votre roi.»Ils s'écrièrent alors: «A mort! A mort! Crucifie-le!» Pilate leur dit: «Dois-je crucifier votre roi?» Les chefs des prêtres répondirent: «Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur.»Alors il le leur livra pour qu'il soit crucifié. Ils prirent donc Jésus et l'emmenèrent.
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II
Pilate, craignant une émeute et une dénonciation auprès de l'empereur César, finit par céder à cette pression, livrant Jésus pour être crucifié (Matthieu 27.26 ; Jean 19.16). Sa décision révèle à la fois une faiblesse politique caractérisée et la réussite de la stratégie orchestrée par les autorités religieuses juives. Un point technique important est abordé concernant la mention de la « sixième heure » en Jean 19.14, associée à « la préparation de la Pâque ». L'expression « préparation de la Pâque » désigne dans l'usage juif le vendredi, jour de préparation avant le sabbat pascal. Quant à la « sixième heure », deux interprétations principales s'affrontent chez les exégètes : selon le système horaire romain (le jour commençant à minuit), elle correspondrait à 6 heures du matin ; selon le système juif (le jour commençant au lever du soleil), elle correspondrait à midi. Certains commentateurs évoquent également la pratique évangélique de mentionner les heures par multiples de trois, reflétant une division approximative de la journée en grandes périodes, comme le montrent Marc 15.25 et Matthieu 27.45. La crucifixion elle-même se déroule entre la troisième et la neuvième heure selon les évangiles synoptiques, soit approximativement entre 9h et 15h. Il est donc cohérent de situer la comparution finale devant Pilate tôt le matin, vers 6 heures, peu après le reniement de Pierre et le chant du coq (Jean 18.27-28).
Marc 14.55-59 (Louis Segond S21) :
Les chefs des prêtres et tout le sanhédrin cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire mourir, et ils n'en trouvaient pas.Beaucoup rendaient en effet de faux témoignages contre lui, mais les témoignages n'étaient pas concordants.Quelques-uns se levèrent et portèrent un faux témoignage contre lui en disant:«Nous l'avons entendu dire: ‘Je détruirai ce temple fait par la main de l'homme, et en trois jours j'en construirai un autre qui ne sera pas fait de main d'homme.’»Même sur ce point-là, leurs témoignages ne concordaient pas.
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III
L'usage du terme « environ » dans les textes souligne l'absence de précision absolue et la nature de repère temporel approximatif des indications horaires. Cette péricope s'inscrit dans une série d'études synoptiques sur la Passion et la dernière journée de Jésus jusqu'à la crucifixion. Elle est complétée par plusieurs annexes thématiques : ANN026 sur l'heure de la crucifixion, ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Ces ressources complémentaires permettent d'approfondir le contexte historique, liturgique et juridique dans lequel se déroulent les événements. En définitive, cette péricope met en lumière la convergence des quatre évangélistes pour décrire comment la condamnation de Jésus résulte d'une combinaison de pression religieuse organisée, de lâcheté politique et de manipulation des foules. Le Sanhédrin, en forçant la main de Pilate, obtient la mort de Jésus dans un cadre légal romain, contournant ainsi les limites de son propre pouvoir judiciaire. Cette analyse détaillée invite le lecteur à mesurer la gravité et la complexité des événements qui précèdent directement la crucifixion.
Sur le chemin du Golgotha, Jésus s'adresse aux femmes de Jérusalem qui le pleurent. Loin de se concentrer sur sa propre souffrance, il les avertit prophétiquement d'un jugement terrible à venir sur la ville. Épisode exclusif à Luc, il révèle Jésus comme grand prophète, préoccupé jusqu'au bout du salut des autres, et annonce la destruction de Jérusalem en l'an 70.
Luc 8.2-3 (Louis Segond S21) :
avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies: Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons,Jeanne, femme de Chuza l'intendant d'Hérode, Susanne et beaucoup d'autres, qui le servaient en l'assistant de leurs biens.
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La péricope PER351, intitulée 'Paroles aux femmes', est un épisode exclusivement rapporté par l'évangéliste Luc (Luc 23,28-31), situé sur le chemin menant au mont Golgotha, le vendredi matin du 1er avril. Alors que Jésus est conduit à la crucifixion, il croise des femmes de Jérusalem qui pleurent et se lamentent sur son sort. Dans un geste remarquable de lucidité et d'altruisme, Jésus interrompt sa marche vers la mort pour s'adresser à elles, renversant complètement la perspective de la scène. L'épisode débute dans un contexte chronologique précis : la foule avait réclamé la crucifixion devant le palais de Ponce Pilate, le départ pour le Golgotha commence avant 9h, et la mise en croix aura lieu vers 9h selon le témoignage de Marc. C'est donc dans ce laps de temps tendu que s'insère cet échange unique entre Jésus et les femmes de Jérusalem. Ces 'filles de Jérusalem' peuvent être interprétées de deux manières complémentaires : soit comme des femmes du peuple genuinement émues par la scène, soit comme des pleureuses professionnelles participant aux cortèges funèbres selon la coutume juive de l'époque. Luc semble privilégier une lecture d'émotion sincère, cohérente avec son attention particulière portée aux femmes tout au long de son évangile (cf. Luc 8,2-3).
Jean 19.15 (Louis Segond S21) :
Ils s'écrièrent alors: «A mort! A mort! Crucifie-le!» Pilate leur dit: «Dois-je crucifier votre roi?» Les chefs des prêtres répondirent: «Nous n'avons pas d'autre roi que l'empereur.»
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II
Jésus, loin de se concentrer sur sa propre souffrance, retourne l'attention vers ses interlocutrices et vers l'avenir de Jérusalem. Sa parole est prophétique et solennelle : il ne leur demande pas de le pleurer lui, mais de pleurer sur elles-mêmes et leurs enfants. Ce n'est pas sa mort qui constitue le plus grand drame, mais le jugement terrible qui approche pour la ville et son peuple. La déclaration 'Heureuses les stériles...' (Luc 23,29) est particulièrement saisissante dans un contexte culturel où la maternité représente une bénédiction suprême. Ce paradoxe annonce une détresse future si profonde que ne pas avoir d'enfants sera perçu comme un avantage. Ce thème résonne avec les oracles prophétiques de l'Ancien Testament, notamment Osée 10,8, où des expressions similaires d'anéantissement sont utilisées face au jugement divin. La référence à ceux qui diront 'Tombez sur nous' (Luc 23,30) s'inscrit dans ce même registre prophétique de catastrophe eschatologique, indiquant que les événements annoncés dépassent largement une simple crise politique pour atteindre une dimension spirituelle majeure. Le verset 31, véritable clé herméneutique de la péricope, présente Jésus comme le 'bois vert' : si l'innocent subit une telle violence, que deviendra le bois sec, c'est-à-dire un peuple spirituellement endurci ?
Matthieu 27.32 (Louis Segond S21) :
Lorsqu'ils sortirent, ils rencontrèrent un homme de Cyrène appelé Simon et le forcèrent à porter la croix de Jésus.
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III
L'image est puissante et annonce un jugement encore plus sévère. Jésus se positionne ici comme un grand prophète de la tradition israélite, prononçant des paroles d'avertissement avec une gravité saisissante, même au cœur de sa propre agonie. Cet épisode trouve un écho historique frappant dans la destruction de Jérusalem en l'an 70 par les armées romaines, lors de la révolte juive. La ville fut assiégée, la famine y sévit cruellement, et le massacre fut d'une ampleur terrible, culminant avec la chute de Massada en 73. Ces événements semblent répondre point par point aux avertissements prophétiques que Jésus avait déjà formulés en Luc 19,43-44. D'un point de vue théologique, cette péricope illustre plusieurs dimensions importantes de la christologie lucanienne : la figure prophétique de Jésus, son attention constante aux femmes et aux marginalisés, sa capacité à regarder au-delà de sa propre souffrance pour se préoccuper du salut des autres, et sa conscience aiguë des conséquences spirituelles du rejet de son message. Même dans l'extrémité de la passion, Jésus reste pleinement dans sa mission d'avertissement et d'appel à la conversion. Cette péricope, propre à Luc, est donc un témoignage précieux sur la manière dont le troisième évangéliste comprend et présente la figure du Christ souffrant.
La péricope PER352 analyse la crucifixion de Jésus au mont Golgotha à travers les quatre évangiles. Elle situe l'événement vers 9h un vendredi matin, examine l'accomplissement des prophéties (Ésaïe 53,12 ; Psaume 22,19), les détails techniques de la mise en croix, l'inscription royale et les moqueries des témoins. Une lecture synoptique rigoureuse qui articule histoire, chronologie et théologie.
Luc 23.23 (Louis Segond S21) :
Cependant ils insistaient à grands cris, demandant qu'il soit crucifié, et leurs cris l'emportèrent, [avec ceux des chefs des prêtres.]
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La péricope PER352 traite de la crucifixion de Jésus, événement central de la Passion tel que rapporté par les quatre évangiles synoptiques et Jean. L'article propose une analyse détaillée et chronologique de cet épisode fondamental, en croisant les témoignages évangéliques pour en dégager la cohérence historique et théologique. Sur le plan chronologique, l'article situe les événements avec précision : la foule rassemblée devant le palais de Ponce Pilate exige la crucifixion (Mt 27,22 ; Mc 14,11-15 ; Lc 23,23 ; Jn 19,15), puis le départ vers le mont Golgotha commence avant 9 heures du matin. Marc précise que la mise en croix a lieu à la troisième heure, soit vers 9h (Mc 15,25), ce qui situe l'ensemble des événements dans la matinée du vendredi. L'article renvoie également à une annexe spécifique (ANN026) dédiée à la question de l'heure de la crucifixion, soulignant que l'imprécision des mesures temporelles antiques permet d'intégrer le temps de déplacement jusqu'au Golgotha. Un point théologique majeur est souligné : Jésus n'est pas crucifié seul, mais en compagnie de deux condamnés qualifiés de 'brigands' ou 'malfaiteurs' selon les évangiles (Mt 27,38 ; Mc 15,27 ; Lc 23,32). Cette circonstance n'est pas présentée comme un simple détail narratif, mais comme l'accomplissement d'une prophétie d'Ésaïe : 'Il a été mis au nombre des malfaiteurs' (Es 53,12).
Marc 15.27 (Louis Segond S21) :
Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche.
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II
Jésus est ainsi volontairement assimilé aux pécheurs, ce qui constitue le cœur même de la sotériologie chrétienne. L'article aborde également la question technique de la crucifixion. Les évangiles ne décrivent pas explicitement les gestes de la mise en croix, mais des indices post-résurrection confirment l'usage des clous : Thomas est invité à voir 'la marque des clous' (Jn 20,25) et Jésus montre ses mains et ses pieds à ses disciples (Lc 24,39). L'article note par ailleurs que dans le langage antique, le terme 'mains' peut inclure la région du poignet, et que les pratiques romaines combinaient parfois clous et cordes pour maintenir le corps sur la croix. Jean apporte un détail supplémentaire d'une richesse symbolique considérable : les soldats se partagent les vêtements de Jésus et tirent au sort sa tunique sans couture (Jn 19,23-24). Ce geste accomplit littéralement le Psaume 22,19 : 'Ils se partagent mes vêtements, ils tirent au sort ma tunique.' Même dans l'humiliation extrême, les Écritures s'accomplissent point par point. L'inscription placée sur la croix — 'le roi des Juifs' (Jn 19,19) — est interprétée comme une ironie tragique : ce que les autorités religieuses et politiques rejettent devient une proclamation publique.
Jean 19.17 (Louis Segond S21) :
Jésus, portant sa croix, sortit de la ville pour aller vers l'endroit appelé «le Crâne», qui se dit en hébreu Golgotha.
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III
Jésus est désigné roi, mais dans un contexte de dérision et de mépris. La scène de la crucifixion est aussi marquée par les moqueries généralisées : les passants, les chefs religieux et les soldats raillent Jésus (Mt 27,39-43 ; Lc 23,35-36). Ils reprennent ses paroles sur la destruction et la reconstruction du temple, et le défient de se sauver lui-même. Cette incompréhension est présentée comme centrale dans le récit : ceux qui se moquent ne peuvent percevoir que c'est précisément en ne se sauvant pas lui-même que Jésus accomplit sa mission salvatrice. L'article s'inscrit dans un projet synoptique plus large, renvoyant à plusieurs annexes complémentaires (ANN026 sur l'heure de la crucifixion, ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs). Cette approche méthodique permet au lecteur de contextualiser chaque détail dans son environnement historique, culturel et théologique. En synthèse, PER352 offre une lecture rigoureuse et multi-dimensionnelle de la crucifixion, articulant chronologie précise, accomplissement des Écritures, analyse des pratiques romaines et lecture théologique des symboles présents dans les récits évangéliques.
Évangile de Luc
L'Évangile de Luc est l'un des quatre évangiles du Nouveau Testament. Écrit par Luc, un médecin et compagnon de l'apôtre Paul, cet évangile se distingue par sa précision historique et ses détails uniques sur la vie et le ministère de Jésus-Christ. Cela en fait une source incontournable pour comprendre le contexte et les événements qui ont jalonné la vie de Jésus.
Luc met un accent particulier sur la compassion de Jésus et son interaction avec les personnes marginalisées de la société de l'époque. Son récit commence par des détails sur la naissance de Jésus, autrement connus sous le nom de Nativité, et se poursuit en décrivant ses actes et enseignements jusqu'à sa crucifixion et résurrection. Cette approche apporte une dimension humaine et accessible à la divinité de Jésus.
L'Évangile de Luc est également connu pour ses paraboles emblématiques que l'on ne retrouve pas dans les autres évangiles. Celles-ci incluent le Bon Samaritain, l'Enfant Prodigue et le Pharisien et le Publicain, qui illustrent les thèmes du pardon, de la rédemption et de la grâce divine. Par son style narratif riche et bien structuré, l'Évangile de Luc permet de découvrir des aspects profonds de la foi chrétienne.
Lire cet évangile offre aux croyants et aux chercheurs une perspective nuancée sur la vie de Jésus. Il est une étape clé pour ceux qui souhaitent approfondir leur compréhension du message chrétien et son impact sur le monde contemporain.
Jésus ressuscite le fils d'une veuve à Naïm, illustrant son pouvoir divin et son rôle de prophète. L'événement, relaté dans Luc 7:11-17, se passe après le discours sur la montagne et attire une foule nombreuse. Les villageois voient en Jésus un grand prophète, et la nouvelle se propage en Galilée et Judée.
Luc 7.11-17 (Louis Segond S21) :
Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn; ses disciples [en assez grand nombre] et une grande foule faisaient route avec lui.Lorsqu'il fut près de la porte de la ville, voici qu'on portait en terre un mort, fils unique de sa mère qui était veuve; beaucoup d'habitants de la ville l'accompagnaient.En voyant la femme, le Seigneur fut rempli de compassion pour elle et lui dit: «Ne pleure pas!»Il s'approcha et toucha le cercueil; ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit: «Jeune homme, je te le dis, lève-toi!»Et le mort s'assit et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère.Tous furent saisis de crainte et ils rendaient gloire à Dieu en disant: «Un grand prophète a surgi parmi nous» et: «Dieu a visité son peuple.»Cette déclaration sur Jésus se propagea dans toute la Judée et dans toute la région.
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Cet article explore l'événement biblique de la résurrection par Jésus du fils de la veuve de Naïm, comme décrit dans l'Évangile de Luc 7:11-17. Après son discours sur la montagne, Jésus et ses disciples se rendent à Naïm, un village en Galilée, le jour suivant la guérison du serviteur d'un officier romain à Capernaüm. Une foule nombreuse suit Jésus, composée de disciples et de curieux.
Luc 7.11-17 (Louis Segond S21) :
Le jour suivant, Jésus alla dans une ville appelée Naïn; ses disciples [en assez grand nombre] et une grande foule faisaient route avec lui.Lorsqu'il fut près de la porte de la ville, voici qu'on portait en terre un mort, fils unique de sa mère qui était veuve; beaucoup d'habitants de la ville l'accompagnaient.En voyant la femme, le Seigneur fut rempli de compassion pour elle et lui dit: «Ne pleure pas!»Il s'approcha et toucha le cercueil; ceux qui le portaient s'arrêtèrent. Il dit: «Jeune homme, je te le dis, lève-toi!»Et le mort s'assit et se mit à parler. Jésus le rendit à sa mère.Tous furent saisis de crainte et ils rendaient gloire à Dieu en disant: «Un grand prophète a surgi parmi nous» et: «Dieu a visité son peuple.»Cette déclaration sur Jésus se propagea dans toute la Judée et dans toute la région.
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II
La résurrection du fils unique de la veuve de Naïm, survenant à l'entrée du village, illustre le pouvoir de Jésus, bien que son objectif principal soit de prêcher le Royaume de Dieu. Les villageois attribuent le miracle à Dieu, proclamant qu'un grand prophète est apparu parmi eux. Cette nouvelle se répand dans toute la région.
III
L'article se penche également sur les raisons possibles de ce déplacement ainsi que sur l'impact et la diffusion de cet événement dans la Judée voisine. L'événement est un prélude à la réponse de Jésus aux disciples de Jean le Baptiste à Capernaüm.
Luc 17.11-19 raconte la guérison de dix lépreux par Jésus. Seul un Samaritain revient le remercier, illustrant des thèmes de foi, d'obéissance, de gratitude et d'inclusivité du salut.
Luc 17.11-19 (Louis Segond S21) :
Alors qu'il se rendait à Jérusalem, Jésus passa entre la Samarie et la Galilée.Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distanceet se mirent à lui dire: «Jésus, maître, aie pitié de nous!»Lorsqu'il les vit, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres.» Pendant qu'ils y allaient, ils furent guéris.L'un d'eux, se voyant guéri, revint sur ses pas en rendant gloire à Dieu à haute voix.Il tomba le visage contre terre aux pieds de Jésus et le remercia. C'était un Samaritain.Jésus prit la parole et dit: «Les dix n'ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu?»Puis il lui dit: «Lève-toi, vas-y, ta foi t'a sauvé.»
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L'article "Guérison des dix lépreux" revient sur le passage de Luc 17.11-19, où Jésus guérit dix lépreux alors qu'il se rend à Jérusalem, traversant la région entre la Samarie et la Galilée. Ces lépreux, exclus de la société, lui demandent pitié. Jésus les renvoie aux prêtres pour qu'ils constatent leur guérison, et ils recouvrent la santé en chemin, prouvant ainsi leur obéissance et foi.
Luc 17.11-19 (Louis Segond S21) :
Alors qu'il se rendait à Jérusalem, Jésus passa entre la Samarie et la Galilée.Comme il entrait dans un village, dix lépreux vinrent à sa rencontre. Ils se tinrent à distanceet se mirent à lui dire: «Jésus, maître, aie pitié de nous!»Lorsqu'il les vit, Jésus leur dit: «Allez vous montrer aux prêtres.» Pendant qu'ils y allaient, ils furent guéris.L'un d'eux, se voyant guéri, revint sur ses pas en rendant gloire à Dieu à haute voix.Il tomba le visage contre terre aux pieds de Jésus et le remercia. C'était un Samaritain.Jésus prit la parole et dit: «Les dix n'ont-ils pas été guéris? Et les neuf autres, où sont-ils?Ne s'est-il trouvé que cet étranger pour revenir et rendre gloire à Dieu?»Puis il lui dit: «Lève-toi, vas-y, ta foi t'a sauvé.»
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II
Cependant, seul l'un d'eux, un Samaritain, retourne pour exprimer sa gratitude envers Jésus. Jésus insiste sur ce manque de reconnaissance chez les autres guéris, soulignant l'importance de remercier Dieu pour ses bienfaits. Cette interaction met en exergue plusieurs thèmes clés : la foi, l'obéissance, la gratitude, l'inclusivité du salut et le pouvoir divin de Jésus.
III
Le Samaritain, malgré les tensions religieuses et culturelles, obtient non seulement la guérison physique, mais aussi spirituelle, illustrant que la grâce divine transcende les barrières humaines.