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Le Messie Jésus bénit des petits enfants

L'article examine comment Jésus bénit les enfants, à Béthanie, après la fête de la Dédicace. Cet événement est décrit dans les évangiles synoptiques, illustrant l'importance des enfants dans le Royaume de Dieu malgré les réticences des disciples.

4 min bénédiction enfants Jésus évangiles Bethanie 3 versets 3 livres

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 19.13-15 (Louis Segond S21)

Alors des gens lui amenèrent des petits enfants afin qu'il pose les mains sur eux et prie pour eux. Mais les disciples leur firent des reproches.

Jésus dit: «Laissez les petits enfants, ne les empêchez pas de venir à moi, car le royaume des cieux est pour ceux qui leur ressemblent.»

Il posa les mains sur eux et partit de là.

Marc
Marc 10.13-16 (Louis Segond S21)

Des gens lui amenaient des petits enfants afin qu'il les touche, mais les disciples leur firent des reproches.

Voyant cela, Jésus fut indigné et leur dit: «Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent.

Je vous le dis en vérité: celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas.»

Puis il les prit dans ses bras et les bénit en posant les mains sur eux.

Luc
Luc 18.15-17 (Louis Segond S21)

Des gens lui amenaient même de tout petits enfants afin qu'il les touche, mais les disciples, en voyant cela, leur firent des reproches.

Jésus appela les enfants et dit: «Laissez les petits enfants venir à moi et ne les en empêchez pas, car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent.

Je vous le dis en vérité, celui qui n'accueille pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n'y entrera pas.»

Jean
Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Détails techniques

Lieu : Béthanie au delà du Jourdain

Date : Après la du 15 décembre au 23 décembre 32

Mode opératoire : Nous continuons avec Marc

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Luc confirment les propos de Marc

Année 33

A l’issue de son échange avec les concernant le divorce, Jésus procède à la bénédiction des enfants que les gens avaient amenés.

Commentaires

Dans les trois récits, des personnes amènent de très jeunes enfants au Messie Jésus pour qu’il pose les mains sur eux et les bénisse. Le geste est simple, mais il porte une forte charge symbolique : on reconnaît en Jésus le Messie quelqu’un dont la présence apporte la vie, la protection et la faveur de Dieu. Pourtant, les disciples réagissent vivement et cherchent à repousser ceux qui s’approchent. Leur attitude montre qu’ils n’ont pas encore compris la logique du Royaume : ils pensent protéger le Messie Jésus, alors qu’ils empêchent précisément ce qu’il veut faire.

Le Messie Jésus intervient alors avec une autorité douce mais ferme. Il demande que les enfants soient laissés libres de venir à lui, et il déclare que le Royaume de Dieu appartient à ceux qui leur ressemblent. Dans Marc et Luc, il insiste sur la manière de recevoir le Royaume : il faut l’accueillir comme un enfant, c’est‑à‑dire avec confiance, disponibilité et absence de prétention. L’enfant n’apporte rien, ne revendique rien, ne se croit pas digne ou indigne ; il reçoit simplement. Le Messie Jésus fait de cette attitude la condition même de l’entrée dans le Royaume.

Marc ajoute un détail touchant : Le Messie Jésus prend les enfants dans ses bras avant de les bénir. Ce geste souligne la tendresse du Messie Jésus et la valeur que Dieu accorde à ceux que la société considère comme insignifiants. Matthieu, de son côté, met davantage l’accent sur l’interdiction de faire obstacle : il faut laisser les enfants venir, car leur présence révèle quelque chose du cœur même de Dieu.

Dans les trois évangiles, la scène devient ainsi une leçon vivante. Le Messie Jésus ne se contente pas de bénir des enfants ; il renverse les critères habituels de grandeur et rappelle que le Royaume n’est pas conquis par la force, la connaissance ou le mérite, mais reçu dans la simplicité et la confiance. Les enfants deviennent l’image même du disciple authentique, celui qui se laisse accueillir par Dieu avant de prétendre accomplir quoi que ce soit pour lui.