Une péricope est une unité littéraire délimitée dans un texte biblique, un passage cohérent que l'on peut lire et étudier de manière autonome. Les péricopes synoptiques sont celles qui apparaissent dans au moins deux des trois Évangiles dits synoptiques : Matthieu, Marc et Luc, qui partagent une structure narrative et des sources communes.
Les articles regroupés sous cette série proposent une lecture comparée de ces passages parallèles. L'objectif est de mettre en évidence les ressemblances, mais aussi les différences significatives entre les versions d'un même épisode selon chaque évangéliste. Ces écarts ne sont pas des contradictions, mais des choix rédactionnels qui révèlent les intentions théologiques propres à chaque auteur.
Cette approche synoptique est l'une des méthodes les plus riches pour étudier les Évangiles en profondeur. Elle permet de passer d'une lecture naïve à une compréhension plus fine de la façon dont la tradition sur Jésus a été transmise, mise en forme et interprétée.
L'article explore la transfiguration de Jésus, où il brille de lumière divine aux côtés de Moïse et Élie sur le mont Hermon. Pierre, Jacques et Jean en sont témoins. Cet événement manifeste la divinité de Jésus.
Matthieu 17.1-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et son frère Jean, et il les conduisit à l'écart sur une haute montagne.Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.Et voici que Moïse et Elie leur apparurent; ils s'entretenaient avec lui.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, faisons ici trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. De la nuée une voix fit entendre ces paroles: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation: écoutez-le!»Lorsqu'ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent le visage contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.Mais Jésus s'approcha d'eux, les toucha et dit: «Levez-vous, n'ayez pas peur!»Ils levèrent les yeux et ne virent plus que Jésus seul.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.»Les disciples lui posèrent cette question: «Pourquoi donc les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Jésus leur répondit: «Il est vrai qu'Elie doit venir [d'abord] et rétablir toutes choses,mais je vous le dis: Elie est déjà venu, ils ne l'ont pas reconnu et ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part.»Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
L'article traite de la transfiguration de Jésus, un événement mentionné dans trois évangiles synoptiques : Matthieu, Marc et Luc. La transfiguration se déroule sur le mont Hermon, près de Césarée de Philippe. Jésus emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean. Au cours de l'événement, Jésus est transfiguré, son visage brille comme le soleil et ses vêtements deviennent blancs comme la lumière.
Luc 9.28-36 (Louis Segond S21) :
Environ huit jours après avoir dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.Pendant qu'il priait, l'aspect de son visage changea et son vêtement devint d'une blancheur éclatante.Et voici que deux hommes s'entretenaient avec lui: c'étaient Moïse et Elie;apparaissant dans la gloire, ils parlaient de son prochain départ qui allait s'accomplir à Jérusalem.Pierre et ses compagnons étaient accablés de sommeil mais, restés éveillés, ils virent la gloire de Jésus et les deux hommes qui étaient avec lui.Au moment où ces hommes se séparaient de Jésus, Pierre lui dit: «Maître, il est bon que nous soyons ici. Faisons trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.» Il ne savait pas ce qu'il disait.Il parlait encore quand une nuée vint les couvrir; les disciples furent saisis de frayeur en les voyant disparaître dans la nuée.Et de la nuée sortit une voix qui dit: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le!»Quand la voix se fit entendre, Jésus se retrouva seul. Les disciples gardèrent le silence et, à cette époque-là, ils ne racontèrent rien à personne de ce qu'ils avaient vu.
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II
Moïse et Élie apparaissent aux côtés de Jésus, représentant la Loi et les Prophètes. Les disciples, endormis, se réveillent pour voir cette vision et Pierre suggère de construire trois tentes pour Jésus, Moïse et Élie. Une nuée les enveloppe et la voix de Dieu se fait entendre, confirmant Jésus comme son Fils bien-aimé. Cet événement vise à révéler la divinité de Jésus et à préparer les disciples à sa passion à venir.
Matthieu 17.1-13 (Louis Segond S21) :
Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et son frère Jean, et il les conduisit à l'écart sur une haute montagne.Il fut transfiguré devant eux; son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière.Et voici que Moïse et Elie leur apparurent; ils s'entretenaient avec lui.Pierre prit la parole et dit à Jésus: «Seigneur, il est bon que nous soyons ici. Si tu le veux, faisons ici trois abris: un pour toi, un pour Moïse et un pour Elie.»Comme il parlait encore, une nuée lumineuse les couvrit. De la nuée une voix fit entendre ces paroles: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute mon approbation: écoutez-le!»Lorsqu'ils entendirent cette voix, les disciples tombèrent le visage contre terre et furent saisis d'une grande frayeur.Mais Jésus s'approcha d'eux, les toucha et dit: «Levez-vous, n'ayez pas peur!»Ils levèrent les yeux et ne virent plus que Jésus seul.Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de ce que vous avez vu jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité.»Les disciples lui posèrent cette question: «Pourquoi donc les spécialistes de la loi disent-ils qu'Elie doit venir d'abord?»Jésus leur répondit: «Il est vrai qu'Elie doit venir [d'abord] et rétablir toutes choses,mais je vous le dis: Elie est déjà venu, ils ne l'ont pas reconnu et ils l'ont traité comme ils ont voulu. De même le Fils de l'homme souffrira de leur part.»Les disciples comprirent alors qu'il leur parlait de Jean-Baptiste.
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III
Les disciples sont émerveillés mais effrayés, et Jésus leur enjoint de ne pas parler de cette vision jusqu'à sa résurrection. Pierre fera référence à cet événement plus tard dans sa seconde épître.
L'article explore la guérison par Jésus du serviteur d'un officier romain à Capernaüm, une démonstration de foi hors norme et de l'autorité de Jésus envers tous les peuples.
Matthieu 8.5-13 (Louis Segond S21) :
Alors que Jésus entrait dans Capernaüm, un officier romain l'aborda et le suppliaen disant: «Seigneur, mon serviteur est couché à la maison, atteint de paralysie, et il souffre beaucoup.»Jésus lui dit: «J'irai et je le guérirai.»L'officier répondit: «Seigneur, je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit, mais dis seulement un mot et mon serviteur sera guéri.En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs, j'ai des soldats sous mes ordres, et je dis à l'un: ‘Pars!’ et il part, à un autre: ‘Viens!’ et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci!’ et il le fait.»Après l'avoir entendu, Jésus fut dans l'admiration, et il dit à ceux qui le suivaient: «Je vous le dis en vérité, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.Or, je vous le déclare, beaucoup viendront de l'est et de l'ouest et seront à table avec Abraham, Isaac et Jacob dans le royaume des cieux.Mais ceux à qui le royaume était destiné seront jetés dans les ténèbres extérieures, où il y aura des pleurs et des grincements de dents.»Puis Jésus dit à l'officier: «Vas-y [et] sois traité conformément à ta foi.» Et au moment même le serviteur fut guéri.
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L'article traite de la guérison du serviteur d'un officier romain, un récit relaté dans les Évangiles de Matthieu et de Luc. Ce miracle de Jésus, se déroulant à Capernaüm en Galilée peu après le pèlerinage de Pâque à Jérusalem en 31, est notable pour plusieurs raisons. L'officier romain, un étranger et envahisseur, sollicite Jésus non pas pour lui-même mais pour son esclave, ce qui dénote une compassion inhabituelle pour un soldat de son rang.
Jean 4.46-54 (Louis Segond S21) :
Jésus retourna donc à Cana en Galilée, où il avait changé l'eau en vin. Il y avait à Capernaüm un officier du roi dont le fils était malade.Quand il apprit que Jésus était venu de Judée en Galilée, il alla le trouver et le pria de descendre guérir son fils, car il était sur le point de mourir.Jésus lui dit: «Si vous ne voyez pas des signes et des prodiges, vous ne croirez donc pas?»L'officier du roi lui dit: «Seigneur, descends avant que mon enfant ne meure!»«Vas-y, lui dit Jésus, ton fils vit.» Cet homme crut à la parole que Jésus lui avait dite et s'en alla.Il était déjà en train de redescendre lorsque ses serviteurs vinrent à sa rencontre et lui dirent: «Ton enfant vit.»Il leur demanda à quelle heure il était allé mieux et ils lui dirent: «C'est hier, à une heure de l'après-midi, que la fièvre l'a quitté.»Le père reconnut que c'était à cette heure-là que Jésus lui avait dit: «Ton fils vit.» Alors il crut, lui et toute sa famille.Jésus fit ce deuxième signe miraculeux après être revenu de Judée en Galilée.
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II
Cet acte, quoique risqué à mentionner dans un contexte juif, illustre l'autorité étendue de Jésus au-delà des frontières juives. Le centurion, reconnaissant son indignité, refuse qu'il entre chez lui; ce geste de foi impressionne profondément Jésus. Matthieu souligne cette foi, bien que Luc mentionne aussi l'admiration explicite de Jésus pour l'officier.
Luc 7.1-10 (Louis Segond S21) :
Après avoir prononcé toutes ces paroles devant le peuple qui l'écoutait, Jésus entra dans Capernaüm.Un officier romain avait un esclave auquel il était très attaché et qui était malade, sur le point de mourir.Il entendit parler de Jésus et il lui envoya quelques anciens des Juifs pour lui demander de venir guérir son esclave.Ils arrivèrent vers Jésus et le supplièrent avec insistance, disant: «Il mérite que tu lui accordes cela,car il aime notre nation et c'est lui qui a fait construire notre synagogue.»Jésus partit avec eux. Il n'était plus très loin de la maison quand l'officier envoya des amis [vers lui] pour lui dire: «Seigneur, ne prends pas tant de peine, car je ne suis pas digne que tu entres sous mon toit.C'est aussi pour cela que je n'ai pas jugé bon d'aller en personne vers toi. Mais dis un mot et mon serviteur sera guéri.En effet, moi aussi je suis un homme soumis à des supérieurs et j'ai des soldats sous mes ordres; je dis à l'un: ‘Pars!’ et il part, à un autre: ‘Viens!’ et il vient, et à mon esclave: ‘Fais ceci!’ et il le fait.»Lorsque Jésus entendit ces paroles, il admira l'officier et, se tournant vers la foule qui le suivait, il dit: «Je vous le dis, même en Israël je n'ai pas trouvé une aussi grande foi.»De retour à la maison, les personnes envoyées par l'officier trouvèrent l'esclave [qui avait été malade] en bonne santé.
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III
Ce récit soulève des questions sur les relations entre Jésus et les forces d'occupation romaine, ainsi que sur la portée universelle de son message.
Luc 2.21 rapporte la circoncision de l'Enfant Jésus, huit jours après sa naissance à Bethléem. Conformément à la loi mosaïque, Joseph et Marie font circoncire l'enfant et lui donnent le nom de Jésus, tel qu'annoncé par l'ange Gabriel. Ce nom hébreu (Yehoshua) signifie « l'Éternel est salut ». Seul Luc relate cet épisode, soulignant l'humanité du Messie et son enracinement dans la tradition juive.
La péricope 16 de la synopse évangélique est consacrée à la circoncision de l'Enfant Jésus, un événement rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc dans son Évangile (Luc 2.21). Cet épisode, bien que relaté en un seul verset, revêt une importance théologique et symbolique considérable dans la compréhension du mystère de l'Incarnation et de l'insertion du Christ dans le peuple d'Israël. Selon le récit de Luc, huit jours après sa naissance, l'Enfant Jésus est circoncis conformément à la loi mosaïque. C'est à cette occasion qu'il reçoit officiellement son nom : Jésus, en accord avec l'annonce faite par l'ange Gabriel avant même sa conception. Ce rite de circoncision était prescrit par Dieu dans la loi juive, telle qu'elle est formulée dans le Lévitique 12.3, et constituait un signe de l'Alliance entre Dieu et le peuple d'Israël depuis Abraham. D'un point de vue historique et géographique, cet événement se déroule à Bethléem en Judée, le 19 octobre de l'an -2 avant Jésus-Christ selon les calculs chronologiques proposés dans l'article. Il est important de noter que la circoncision n'exigeait pas de se rendre au Temple de Jérusalem ; elle pouvait tout à fait être pratiquée localement, dans le village même de Bethléem. Ce détail précise la distinction entre ce rite et la présentation au Temple, qui interviendra ultérieurement et fera l'objet d'une autre péricope.
II
Luc est le seul évangéliste à rapporter cet épisode, les autres Évangiles — Matthieu, Marc et Jean — n'en faisant aucune mention. Cette particularité est révélatrice de la sensibilité théologique propre à Luc, qui accorde une attention particulière à l'humanité du Messie et à son enracinement dans la tradition juive. En soulignant que Joseph et Marie respectent scrupuleusement la loi de Moïse, Luc présente Jésus comme un enfant pleinement juif, né sous la loi, soumis à ses prescriptions rituelles dès les premiers jours de sa vie. Cette perspective rejoint la réflexion paulinienne développée plus tard dans l'épître aux Galates, selon laquelle le Christ est né sous la loi pour racheter ceux qui étaient sous la loi. Le nom donné à l'enfant lors de la circoncision est lui aussi porteur d'une signification théologique profonde. Jésus est la forme grecque du nom hébraïque Yehoshua (Josué), qui signifie littéralement « l'Éternel est salut » ou « Dieu sauve ». Ce nom n'est pas choisi par les parents, mais transmis par l'ange Gabriel avant même la conception, ce qui souligne son caractère divin et programmatique. Donner ce nom à l'enfant lors de la circoncision constitue donc un acte d'obéissance de la part de Marie et de Joseph, qui reconnaissent ainsi la mission salvifique de cet enfant.
III
L'article souligne également que Marie, consciente de la portée de ces événements, les contemple et les médite profondément. Cette attitude de recueillement et de foi intérieure est un trait caractéristique du portrait que Luc dresse de Marie tout au long de son Évangile. Elle apparaît comme une croyante exemplaire, qui reçoit les signes de Dieu avec humilité et les garde précieusement dans son cœur. Dans la structure narrative de la vie de Jésus, cet épisode s'inscrit entre la visite des bergers (péricope 15) et la purification de Marie (péricope 17), formant ainsi une séquence liturgique et légale cohérente qui montre comment la famille de Nazareth s'acquitte fidèlement de toutes les obligations prescrites par la Torah. Cette obéissance à la loi est présentée non comme une contrainte, mais comme une expression authentique de la piété d'une famille juive profondément attachée à sa foi et à ses traditions. En résumé, la circoncision de l'Enfant Jésus est un épisode discret mais théologiquement riche, qui met en lumière l'humanité du Fils de Dieu, son appartenance au peuple de l'Alliance, l'obéissance de ses parents à la loi divine, et la signification du nom Jésus comme annonce de la mission salvatrice du Christ. Luc, en choisissant de rapporter ce détail, offre à ses lecteurs une clé essentielle pour comprendre l'identité profonde de Jésus de Nazareth.
L'article détaille le baptême de Jésus par Jean le Baptiste, un événement significatif marquant le début du ministère messianique de Jésus. Se déroulant à Béthanie au-delà du Jourdain, ce baptême exprime la continuité entre les œuvres de Jean et Jésus, symbolisant leur mission spirituelle. La Trinité est manifestée pendant cet acte, soulignant son importance théologique et son exemple pour les générations futures.
Luc 3.21-23 (Louis Segond S21) :
Comme tout le peuple était baptisé, Jésus aussi fut baptisé. Pendant qu'il priait, le ciel s'ouvritet le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: «Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute mon approbation.»Jésus avait environ 30 ans lorsqu'il commença son ministère. Il était, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli,
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L'article "Le baptême du Messie Jésus" explore l'événement baptiste central pour le Ministère de Jean le Baptiste, soulignant les passages bibliques pertinents de Matthieu, Marc, Luc et Jean décrivant le baptême de Jésus. Il commence par situer l'événement à Béthanie, au-delà du Jourdain, lors de la fête de Yom Kippour en 29. L'article souligne que Jésus, venant de Galilée, a été baptisé par Jean pour manifester la continuité de l'œuvre du Baptiste et la suprématie de sa mission messianique implémentée par sa nature divine et la reconnaissance de Jean le Baptiste.
Jean 1.32-34 (Louis Segond S21) :
Jean rendit aussi ce témoignage: «J'ai vu l'Esprit descendre du ciel comme une colombe et s'arrêter sur lui.Je ne le connaissais pas, mais celui qui m'a envoyé baptiser d'eau m'a dit: ‘Celui sur qui tu verras l'Esprit descendre et s'arrêter, c'est lui qui baptise du Saint-Esprit.’Et moi, j'ai vu et j'atteste qu'il est le Fils de Dieu.»
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II
Le baptême, bien que n'étant qu'un symbole de repentance, illustre un passage symbolique pour Jésus, confirmant publiquement les enseignements et les actions de Jean et intégrant un nouveau genre de baptême. Ce rite est également vu comme une manifestation de la Trinité avec Dieu le Père, le Fils, et le Saint-Esprit exprimant une unité spirituelle. L'article affirme que cet événement marque le début du ministère de Jésus, symbolisant la transition entre l'ère de Jean et celle de Jésus.
Luc 3.21-23 (Louis Segond S21) :
Comme tout le peuple était baptisé, Jésus aussi fut baptisé. Pendant qu'il priait, le ciel s'ouvritet le Saint-Esprit descendit sur lui sous une forme corporelle, comme une colombe. Et une voix fit entendre du ciel ces paroles: «Tu es mon Fils bien-aimé, tu as toute mon approbation.»Jésus avait environ 30 ans lorsqu'il commença son ministère. Il était, comme on le croyait, fils de Joseph, fils d'Héli,
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III
En se faisant baptiser par Jean, Jésus témoigne de son intégration au plan divin, confirmant la continuité avec Jean. La description se termine en soulignant que l'universalité et la signification du baptême transcendent les générations et que cet événement est exemplaire pour tous. Bien que Marc, Matthieu et Luc adoptent des récits similaires, chaque Évangile enrichit l'événement d'une perspective unique, accentuant la présence simultanée et distincte de chaque Personne de la Trinité pendant le baptême.
Les noces de Cana (Jean 2.1-11) constituent le premier signe accompli par Jésus, qui transforme l'eau en vin lors d'un mariage à Cana en Galilée, en novembre 29. Seul Jean rapporte cet épisode. L'article explore les hypothèses sur la présence de la famille de Jésus, identifie peut-être Nathanaël comme le marié, et souligne que ce miracle renforce la foi des disciples en manifestant la gloire du Messie.
Jean 2.11 (Louis Segond S21) :
Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
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La péricope 36 de la synopse évangélique est consacrée aux noces de Cana, un épisode fondamental rapporté exclusivement par l'évangéliste Jean (Jean 2.1-11). Cet article s'inscrit dans la série des péricopes synoptiques et se situe chronologiquement dans la période précédant l'arrestation de Jean le Baptiste, une séquence que seul Jean documente avec précision. Du point de vue chronologique et géographique, les événements se déroulent du dimanche 25 novembre au samedi 1er décembre de l'an 29, dans le village de Cana en Galilée, situé à environ 14 kilomètres de Nazareth. L'article précise que le Messie Jésus, accompagné de sa famille et de ses nouveaux disciples, aurait d'abord regagné Nazareth après la rencontre avec Nathanaël, y aurait passé le sabbat, puis serait parti le dimanche vers Cana pour rejoindre la célébration nuptiale. L'article propose une lecture contextuelle et analytique de ce récit. Il s'ouvre sur des considérations logistiques importantes : la présence de Jésus, de sa famille (y compris, selon toute vraisemblance, ses sœurs, bien que non mentionnées explicitement dans le texte johannique) et de ses disciples à ce mariage est étudiée avec soin. L'auteur note que l'ajout des disciples au groupe des invités a pu contribuer à la pénurie de vin qui se produira au cours de la fête, bien qu'il nuance cette hypothèse en signalant que la plupart des disciples étaient des amis de Nathanaël et donc probablement déjà invités. Une hypothèse exégétique centrale de l'article mérite d'être soulignée : l'identification de Nathanaël comme étant le marié, qui viendrait chercher sa fiancée, désignée comme une demi-sœur du Messie Jésus.
Jean 2.11 (Louis Segond S21) :
Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
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II
Cette lecture expliquerait la présence de Marie et de ses enfants à Cana, qui n'y résidaient pas. Si la famille de Jésus avait été de simples invités, leur présence aurait été difficile à justifier. En revanche, si la mariée était une proche parente de Jésus, voire sa demi-sœur, l'invitation et la participation active de Marie à l'organisation de la fête deviennent parfaitement intelligibles. Cette interprétation donne également une cohérence narrative à l'intervention de Marie auprès de son fils lorsque le vin vient à manquer. L'article analyse ensuite la signification théologique du miracle. Selon Jean 2.11, la transformation de l'eau en vin constitue le premier signe accompli par Jésus, par lequel il manifesta sa gloire. L'auteur souligne que ce miracle n'a pas créé la foi chez les disciples, mais l'a renforcée et consolidée : « il serait donc plus juste de dire que ce premier miracle a renforcé la foi de ses disciples ». Cette nuance est théologiquement importante, car elle situe le miracle non pas comme un acte de conversion, mais comme une confirmation de la confession de foi déjà exprimée lors des rencontres précédentes avec Jésus.
Jean 2.1-11 (Louis Segond S21) :
Or, le troisième jour, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là.Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples.Comme le vin venait à manquer, la mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont plus de vin.»Jésus lui répondit: «Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore venue.»Sa mère dit aux serviteurs: «Faites tout ce qu'il vous dira.»Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs et contenant chacune une centaine de litres.Jésus leur dit: «Remplissez d'eau ces jarres.» Et ils les remplirent jusqu'au bord.«Puisez maintenant, leur dit-il, et apportez-en à l'organisateur du repas.» Et ils lui en apportèrent.L'organisateur du repas goûta l'eau changée en vin. Ne sachant pas d'où venait ce vin, tandis que les serviteurs qui avaient puisé l'eau le savaient bien, il appela le mariéet lui dit: «Tout homme sert d'abord le bon vin, puis le moins bon après qu'on s'est enivré; mais toi, tu as gardé le bon vin jusqu'à présent!»Tel fut, à Cana en Galilée, le premier des signes miraculeux que fit Jésus. Il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.
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III
L'article met également en lumière le rôle narratif de l'évangéliste Jean. Contrairement aux synoptiques (Matthieu, Marc, Luc) qui ne rapportent pas cet épisode, Jean apporte des précisions chronologiques et biographiques essentielles pour comprendre les motivations et les décisions des futurs apôtres. La mention des « lendemains » successifs notés par Jean permet de reconstituer une chronologie fine de ces premières semaines du ministère public de Jésus. Enfin, l'article rappelle le contexte culturel du mariage juif au premier siècle : une célébration communautaire pouvant durer environ sept jours, ce qui explique l'importance des provisions de vin et l'embarras causé par leur épuisement. Des annexes complémentaires sont proposées pour approfondir des thèmes connexes : la localisation d'Énon et de Béthanie au-delà du Jourdain, les « lendemains » johanniques, la tentation du Messie, et le mariage au temps de Jésus. La péricope s'inscrit dans une progression narrative qui fait suite à la rencontre avec Nathanaël (PER035) et précède un passage à Capharnaüm (PER037).
L'article explore la consécration des disciples de Jésus, examinant les évangiles de Matthieu et Luc. Il discute des défis et épreuves liés au choix de suivre Jésus, la capacité de discernement spirituel du Messie, et les obligations familiales des disciples. Ancré en Galilée, il souligne l'impact du ministère novateur de Jésus.
Luc 10.17 (Louis Segond S21) :
Les 70 revinrent tout joyeux et dirent: «Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom.»
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L'article intitulé 'PER061 - La consécration du disciple' explore la thématique de l'engagement des disciples dans le cadre du ministère de Jésus, se concentrant sur les évangiles de Matthieu et Luc. Ces textes mettent en lumière les défis auxquels ces individus faisaient face en décidant de suivre le Messie. Certains hommes, enthousiasmés par les miracles, exprimaient un désir ardent de suivre Jésus, qui les avertissait des épreuves à venir.
Luc 10.17 (Louis Segond S21) :
Les 70 revinrent tout joyeux et dirent: «Seigneur, même les démons nous sont soumis en ton nom.»
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II
Jésus possédait la capacité unique de discerner qui était réellement prêt à s'engager, se fiant à l'âme plutôt qu'à l'apparence. Luc rapporte dans Actes et dans l'Évangile que d'autres disciples suivaient Jésus dès le début de son ministère, soulignant par ailleurs les difficultés liées aux obligations familiales qui pouvaient freiner cet engagement. L'article, ancré dans le contexte géographique de Capernaüm en Galilée, évoque aussi la mission de 70 disciples envoyés évangéliser.
Actes des apôtres 1.21 (Louis Segond S21) :
»Il faut donc choisir un homme parmi ceux qui nous ont accompagnés tout le temps où le Seigneur Jésus a vécu avec nous,
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III
Cette réflexion théologique met en exergue le contraste entre l'appel spirituel et les réalités temporelles auxquelles les disciples devaient faire face.
L'article examine l'appel de Matthieu par Jésus, soulignant son rôle unique parmi les disciples en tant que futur rédacteur de l'Évangile. Matthieu laisse derrière lui son métier de collecteur d'impôts pour suivre le Christ après une connaissance préalable, probablement à travers Jean le Baptiste. Cet appel est significatif car il fait de Matthieu un porte-parole crucial pour les apôtres.
Marc 2.13-14 (Louis Segond S21) :
Jésus sortit de nouveau du côté du lac. Toute la foule venait à lui et il l'enseignait.En passant, il vit Lévi, fils d'Alphée, assis au bureau des taxes. Il lui dit: «Suis-moi.» Lévi se leva et le suivit.
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L'article 'PER066 - L’appel d’un autre disciple, Matthieu' explore l'événement de l'appel de Matthieu, également connu comme Lévi, à devenir un disciple de Jésus. Matthieu, qui travaillait comme collecteur d'impôts à Capernaüm, est invité par le Messie à le suivre, rejoignant ainsi un groupe déjà constitué des disciples Simon-Pierre, André, Jacques et Jean. Bien que l’Évangile de Jean mentionne les disciples Philippe et Nathanaël, Matthieu est perçu comme unique, principalement en raison de son rôle à venir en tant que rédacteur du témoignage apostolique. L'article souligne que cet appel ne s'est pas produit dans l'isolement, mais qu'il est le fruit d'une connaissance préalable avec Jésus, peut-être via Jean le Baptiste.
Luc 5.27-28 (Louis Segond S21) :
Après cela, Jésus sortit et il vit un collecteur d'impôts du nom de Lévi assis au bureau des taxes. Il lui dit: «Suis-moi.»Et laissant tout, il se leva et le suivit.
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II
Matthieu organise un banquet en l'honneur de Jésus, marquant son engagement et l'abandon de son ancien métier. Il est intéressant de noter que les trois Évangiles synoptiques sont unanimes sur l'origine de Matthieu et la transition vers son nouveau rôle de disciple. Cela pose la question de savoir pourquoi tant d'importance est accordée à cet événement particulier. La réponse semble résider dans le fait que Matthieu, à travers son écriture, devient un porte-parole essentiel pour les douze apôtres.
Matthieu 9.9 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là. En passant, il vit un homme assis au bureau des taxes et qui s'appelait Matthieu. Il lui dit: «Suis-moi.» Cet homme se leva et le suivit.
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III
Contrairement aux autres disciples, qui ont des rôles plus immédiats, Matthieu se distingue par son intellect et sa capacité à articuler la mission du Christ par écrit. Cet épisode est un rappel que le choix des disciples par Jésus ne se basait pas uniquement sur leurs capacités actuelles, mais aussi sur le potentiel qu'ils représentaient pour le message de l'Évangile.
L'article analyse la mission des douze apôtres selon Matthieu, Marc et Luc, soulignant la priorité des Juifs dans le plan du salut et les directives données par Jésus pour proclamer le royaume de Dieu.
Genèse 12.3 (Louis Segond S21) :
Je bénirai ceux qui te béniront et je maudirai ceux qui te maudiront, et *toutes les familles de la terre seront bénies en toi.»
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L'article offre une analyse du passage biblique de la mission des douze apôtres, telle qu'elle est relatée dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Il explore comment ces trois évangélistes décrivent la mission confiée aux apôtres par Jésus, insistant sur la priorité des brebis perdues d'Israël. Matthieu est particulièrement cité pour son récit méticuleux, mettant en avant la primauté du peuple juif dans le plan de salut de Dieu.
Luc 9.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus rassembla les douze [apôtres] et leur donna puissance et autorité pour chasser tous les démons et guérir les maladies.Il les envoya proclamer le royaume de Dieu et guérir les malades.«Ne prenez rien pour le voyage, leur dit-il, ni bâtons, ni sac, ni pain, ni argent, et n'ayez pas deux chemises [chacun].Quelle que soit la maison où vous entrez, restez-y, et c'est de là que vous partirez.Si l'on ne vous accueille pas, sortez de cette ville et secouez la poussière de vos pieds en témoignage contre eux.»Ils partirent et allèrent de village en village; ils annonçaient la bonne nouvelle et faisaient partout des guérisons.
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II
Cette mission implique de proclamer le royaume de Dieu, d'encourager la repentance, et de n'emporter ni bâton ni sandales, une directive analysée à travers les différences entre Matthieu, Marc et Luc. La mission des apôtres consiste à annoncer, sans imposer le message du salut, ne se tournant que vers ceux qui acceptent leurs paroles. L'article met en lumière une autorité déléguée par Jésus aux apôtres, visant à amplifier son message initialement destiné aux Juifs, puis à l'humanité tout entière.
La parabole sur la mesure (PER140) enseigne que la façon dont nous jugeons et traitons les autres détermine comment Dieu nous mesurera en retour. Jésus appelle à l'écoute active, à la réciprocité, à la justice et à la générosité. Ce principe, commun à Marc 4.24-25, Matthieu 7.1-2 et Luc 6.38, rejoint la règle d'or et forme le cœur de l'éthique chrétienne.
Luc 6.38 (Louis Segond S21) :
Donnez et on vous donnera: on versera dans le pan de votre vêtement une bonne mesure, tassée, secouée et qui déborde, car on utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous vous serez servis.»
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La péricope PER140 s'inscrit dans la synopse des évangiles et traite de la parabole sur la mesure, enseignement délivré par le Messie Jésus entre la deuxième et la troisième fête de Pâque, soit en novembre ou décembre de l'an 31. L'événement se situe près d'une petite baie le long des rives du lac de Tibériade, à proximité de Capharnaüm en Galilée. L'analyse prend comme fil directeur l'évangile de Marc, dont la chronologie est jugée la plus accessible, tout en intégrant les parallèles de Matthieu et de Luc pour approfondir la compréhension du texte. Les textes bibliques mobilisés sont Matthieu 7.1-2, Marc 4.24-25 et Luc 6.38. Bien que ces passages appartiennent à des contextes légèrement différents dans chacun des évangiles synoptiques, ils partagent un principe fondamental commun : la personne sera jugée par Dieu selon les critères mêmes qu'elle aura appliqués aux autres. Ce principe de réciprocité divine constitue le cœur de la parabole sur la mesure. L'enseignement s'articule autour de trois axes principaux. Premièrement, l'attention et le discernement : le Messie Jésus appelle ses auditeurs à prendre garde à ce qu'ils écoutent et à la manière dont ils répondent à ses enseignements.
Matthieu 7.1-2 (Louis Segond S21) :
»Ne jugez pas afin de ne pas être jugés,car on vous jugera de la même manière que vous aurez jugé et on utilisera pour vous la mesure dont vous vous serez servis.
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II
L'écoute active et le discernement spirituel sont présentés comme des vertus essentielles pour quiconque veut progresser dans la foi. Deuxièmement, la réciprocité et la justice : la métaphore de la « mesure » évoque directement la réciprocité divine. La façon dont un individu mesure — c'est-à-dire dont il traite, juge ou donne aux autres — constitue l'étalon qui sera utilisé en retour pour le mesurer lui-même. Cet enseignement est une invitation concrète à vivre dans la justice, la générosité et la compassion au quotidien. Troisièmement, la responsabilité et l'abondance : ceux qui écoutent avec attention et mettent en pratique les enseignements de Jésus reçoivent une abondance spirituelle croissante. À l'inverse, ceux qui négligent ou refusent de s'engager sur cette voie perdent progressivement les grâces et bénédictions qu'ils avaient reçues. Ce mécanisme souligne la dimension dynamique de la vie spirituelle : elle croît ou décroît selon l'engagement personnel. L'article établit également un lien explicite entre la parabole sur la mesure et la règle d'or formulée en Matthieu 7.12 et Luc 6.31, déjà abordée dans la péricope PER103.
Luc 6.38 (Louis Segond S21) :
Donnez et on vous donnera: on versera dans le pan de votre vêtement une bonne mesure, tassée, secouée et qui déborde, car on utilisera pour vous la même mesure que celle dont vous vous serez servis.»
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III
Ces deux enseignements se rejoignent pour former une éthique chrétienne cohérente fondée sur l'empathie, la bienveillance et la responsabilité personnelle. Nos attitudes envers les autres ne sont pas sans conséquences : elles déterminent en grande partie la qualité de notre relation avec Dieu et la manière dont nous serons à notre tour traités. Le commentaire souligne que ces principes étaient perçus comme nouveaux et exigeants par les auditeurs de Jésus. Ceux qui les intégraient et les vivaient se distinguaient des autres de manière visible, devenant des témoins lumineux dans le monde, en référence aux péricopes PER088 et PER139 qui traitent du thème de la lumière dans l'enseignement de Jésus. En synthèse, la parabole sur la mesure illustre l'interdépendance entre notre traitement des autres et notre propre destinée spirituelle. Elle rappelle que l'éthique chrétienne n'est pas une simple règle morale extérieure, mais un principe vivant ancré dans la réciprocité divine. Jésus réitère cet enseignement à plusieurs reprises, ce qui témoigne de son importance centrale dans sa prédication. L'article invite le lecteur à approfondir ces réflexions à travers les annexes ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur les méthodes pédagogiques du Messie Jésus.
La péricope 152 relate la guérison du démoniaque de Gadara, rapportée par Matthieu (8.28-34), Marc (5.1-20) et Luc (8.26-40). Jésus arrive sur le territoire de Gadara, rencontre des hommes possédés vivant parmi les tombes, et délivre les démons en les envoyant dans un troupeau de porcs qui se noient dans le lac. Cet épisode manifeste la puissance souveraine du Messie sur les forces démoniaques et son ministère s'étendant au-delà des frontières d'Israël.
Luc 8.26-40 (Louis Segond S21) :
Ils abordèrent dans le pays des Gadaréniens, qui est vis-à-vis de la Galilée.Lorsque Jésus fut descendu à terre, un homme de la ville vint à sa rencontre; il avait des démons depuis assez longtemps. Il ne portait pas de vêtement et n'habitait pas dans une maison, mais dans les tombeaux.Quand il vit Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds et dit d'une voix forte: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut? Je t'en supplie, ne me tourmente pas.»Jésus ordonnait en effet à l'esprit impur de sortir de cet homme, car il s'était emparé de lui depuis longtemps. On attachait le démoniaque avec des chaînes et on lui mettait les fers aux pieds pour le garder, mais il rompait les liens et il était entraîné par le démon dans les endroits déserts.Jésus lui demanda: «Quel est ton nom?» «Légion», répondit-il, car de nombreux démons étaient entrés en lui.Ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme.Il y avait là, sur la montagne, un grand troupeau de porcs en train de chercher à manger. Les démons supplièrent Jésus de leur permettre d'entrer dans ces porcs. Il le leur permit.Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les porcs, et le troupeau se précipita du haut de la falaise dans le lac et se noya.Quand les gardiens du troupeau virent ce qui était arrivé, ils s'enfuirent et rapportèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent vers Jésus et trouvèrent assis à ses pieds l'homme dont les démons étaient sortis; il était habillé et dans son bon sens. Ils furent saisis de frayeur.Ceux qui avaient été témoins de la scène leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri.Alors tous les habitants du pays des Gadaréniens demandèrent à Jésus de s'en aller de chez eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Jésus monta dans la barque pour repartir.L'homme dont les démons étaient sortis le priait de le laisser rester avec lui, mais Jésus le renvoya en disant:«Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi.» Il s'en alla et proclama dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.A son retour, Jésus fut accueilli par la foule, car tous l'attendaient.
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La péricope 152 de la synopse évangélique traite de l'un des miracles les plus frappants du ministère du Messie Jésus : la guérison du démoniaque de Gadara, également connue sous le nom de la délivrance des démoniaques de la région des Géraséniens. Cet épisode se situe chronologiquement entre la deuxième et la troisième fête de Pâque, et se déroule en février ou mars de l'an 32, sur le territoire de Gadara (l'actuelle Umm Qais), une ville située dans le nord de la Jordanie, à environ 10 km au sud du lac de Tibériade, près des frontières avec Israël et la Syrie. Le récit est rapporté par trois évangélistes : Matthieu (8.28-34), Marc (5.1-20) et Luc (8.26-40), chacun apportant des nuances et des détails propres à sa perspective théologique et narrative. La chronologie de Marc est considérée comme la plus probable pour reconstituer l'ordre des événements. Selon le récit commun aux trois évangiles, le Messie Jésus et ses disciples traversent le lac de Tibériade et arrivent sur les terres de Gadara. À leur arrivée, ils sont confrontés à un ou plusieurs hommes possédés par des esprits impurs, vivant parmi les tombeaux, dans un état de violence extrême et d'isolement total. Personne ne pouvait s'approcher d'eux en sécurité. Les démons, reconnaissant immédiatement la nature divine de Jésus, l'interpellent comme le 'Fils du Dieu Très-Haut' et le supplient de ne pas les tourmenter avant l'heure du jugement. Le Messie Jésus engage un dialogue avec eux, leur demandant leur nom.
Luc 8.26-40 (Louis Segond S21) :
Ils abordèrent dans le pays des Gadaréniens, qui est vis-à-vis de la Galilée.Lorsque Jésus fut descendu à terre, un homme de la ville vint à sa rencontre; il avait des démons depuis assez longtemps. Il ne portait pas de vêtement et n'habitait pas dans une maison, mais dans les tombeaux.Quand il vit Jésus, il poussa un cri, se jeta à ses pieds et dit d'une voix forte: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut? Je t'en supplie, ne me tourmente pas.»Jésus ordonnait en effet à l'esprit impur de sortir de cet homme, car il s'était emparé de lui depuis longtemps. On attachait le démoniaque avec des chaînes et on lui mettait les fers aux pieds pour le garder, mais il rompait les liens et il était entraîné par le démon dans les endroits déserts.Jésus lui demanda: «Quel est ton nom?» «Légion», répondit-il, car de nombreux démons étaient entrés en lui.Ils suppliaient Jésus de ne pas leur ordonner d'aller dans l'abîme.Il y avait là, sur la montagne, un grand troupeau de porcs en train de chercher à manger. Les démons supplièrent Jésus de leur permettre d'entrer dans ces porcs. Il le leur permit.Les démons sortirent de cet homme, entrèrent dans les porcs, et le troupeau se précipita du haut de la falaise dans le lac et se noya.Quand les gardiens du troupeau virent ce qui était arrivé, ils s'enfuirent et rapportèrent la nouvelle dans la ville et dans les campagnes.Les gens allèrent voir ce qui était arrivé. Ils vinrent vers Jésus et trouvèrent assis à ses pieds l'homme dont les démons étaient sortis; il était habillé et dans son bon sens. Ils furent saisis de frayeur.Ceux qui avaient été témoins de la scène leur racontèrent comment le démoniaque avait été guéri.Alors tous les habitants du pays des Gadaréniens demandèrent à Jésus de s'en aller de chez eux, car ils étaient saisis d'une grande crainte. Jésus monta dans la barque pour repartir.L'homme dont les démons étaient sortis le priait de le laisser rester avec lui, mais Jésus le renvoya en disant:«Retourne dans ta maison et raconte tout ce que Dieu a fait pour toi.» Il s'en alla et proclama dans toute la ville tout ce que Jésus avait fait pour lui.A son retour, Jésus fut accueilli par la foule, car tous l'attendaient.
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II
La réponse — 'Légion, car nous sommes nombreux' — illustre l'ampleur de la possession et la multitude des esprits mauvais présents. Les démons négocient alors leur transfert dans un troupeau de porcs qui paissait à proximité. Jésus accède à leur demande, et les porcs, au nombre d'environ 2000 selon Marc, se précipitent dans le lac et périssent. Chaque évangéliste met en évidence des aspects différents de l'événement. Matthieu mentionne deux démoniaques, tandis que Marc et Luc se concentrent sur un seul homme, dont ils décrivent avec précision l'état désespéré : il vit nu parmi les tombes, est incapable d'être maîtrisé même par des chaînes, et erre sans cesse dans les sépulcres et les montagnes. Marc insiste particulièrement sur le dialogue entre Jésus et les démons, sur le nombre de porcs et sur la guérison spectaculaire de l'homme. Luc, quant à lui, note que l'homme ne portait pas de vêtements et insiste sur la réaction de la foule après la guérison. Après l'événement, les gardiens des porcs s'enfuient pour rapporter ce qui s'est passé dans la ville et dans les campagnes environnantes. Les habitants, saisis de crainte face à ce prodige, viennent trouver Jésus et le supplient de quitter leur région, préférant la sécurité de leur environnement familier à la présence de cet être extraordinaire dont ils ne comprennent pas la puissance.
Marc 5.1-20 (Louis Segond S21) :
Ils arrivèrent sur l'autre rive du lac, dans le pays des Gadaréniens.Dès que Jésus fut hors de la barque, un homme vint à sa rencontre; il sortait des tombeaux et il était animé par un esprit impur.Cet homme habitait dans les tombeaux, et personne ne pouvait plus l'attacher, même avec une chaîne.En effet, souvent on l'avait attaché avec des fers aux pieds et des chaînes, mais il avait cassé les chaînes et brisé les fers, et personne n'avait la force de le maîtriser.Il était sans cesse, nuit et jour, dans les tombeaux et sur les montagnes; il criait et se blessait lui-même avec des pierres.Il vit Jésus de loin, accourut, se prosterna devant luiet s'écria d'une voix forte: «Que me veux-tu, Jésus, Fils du Dieu très-haut? Je t'en supplie au nom de Dieu, ne me tourmente pas.»En effet, Jésus lui disait: «Sors de cet homme, esprit impur!»Il lui demanda: «Quel est ton nom?» «Mon nom est légion, car nous sommes nombreux», répondit-il.Et il le suppliait avec insistance de ne pas les envoyer hors du pays.Il y avait là, vers la montagne, un grand troupeau de porcs en train de chercher à manger.Tous les démons le supplièrent: «Envoie-nous dans ces porcs afin que nous entrions en eux.»Il le leur permit [aussitôt]. Les esprits impurs sortirent de l'homme, entrèrent dans les porcs, et le troupeau se précipita du haut de la falaise dans le lac; il y avait environ 2000 porcs, et ils se noyèrent dans le lac.Les gardiens du troupeau s'enfuirent et allèrent le raconter dans la ville et dans les campagnes. Les gens allèrent voir ce qui était arrivé.Ils vinrent vers Jésus et virent le démoniaque, celui qui avait eu la légion de démons, assis, habillé et dans son bon sens; et ils furent saisis de frayeur.Ceux qui avaient été témoins de la scène leur racontèrent ce qui était arrivé au démoniaque et aux porcs.Alors ils se mirent à supplier Jésus de quitter leur territoire.Comme il montait dans la barque, celui qui avait été démoniaque le suppliait, demandant à l'accompagner.Jésus ne le lui permit pas mais lui dit: «Va dans ta maison, vers les tiens, et raconte-leur tout ce que le Seigneur a fait pour toi, comment il a eu pitié de toi.»Il s'en alla et se mit à proclamer dans la Décapole tout ce que Jésus avait fait pour lui. Et tous étaient dans l'étonnement.
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III
L'homme guéri, lui, veut suivre Jésus. Mais le Messie lui donne une mission particulière : retourner dans sa maison, auprès des siens, et témoigner de ce que le Seigneur a accompli pour lui. Cette injonction missionnaire est notable : là où Jésus ordonne souvent le silence après ses miracles en territoire juif, il envoie ici cet homme témoigner ouvertement dans une région majoritairement païenne. Sur le plan théologique, cet épisode révèle plusieurs vérités fondamentales. Il manifeste d'abord la souveraineté absolue du Messie Jésus sur le monde démoniaque : les esprits impurs, aussi nombreux et puissants soient-ils, sont contraints de s'incliner devant lui et de négocier leur propre sort. Il illustre également la dimension universelle du ministère de Jésus, qui s'étend au-delà des frontières d'Israël vers des territoires non juifs. Enfin, il montre la tension entre la peur naturelle des hommes face au divin et l'appel à la foi et à la reconnaissance. Cet article s'inscrit dans la série synoptique de l'étude des péricopes évangéliques et invite le lecteur à consulter des annexes complémentaires, notamment sur les paraboles (ANN078) et sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre (ANN050), pour enrichir la compréhension du contexte de cet épisode.
La péricope 153 relate le début de l'épisode de la fille de Jaïrus à Capernaüm (février-mars 32). Dirigeant de synagogue, Jaïrus supplie Jésus de guérir sa fille unique de 12 ans. Mais Jésus, retardé par la foule, n'arrive pas à temps : la fillette décède. Ce récit synoptique (Mt 9.18-19 ; Mc 5.21-24 ; Lc 8.40-42) soulève la question de la foi de Jaïrus face à l'épreuve de la mort.
Luc 8.40-42 (Louis Segond S21) :
A son retour, Jésus fut accueilli par la foule, car tous l'attendaient.Voici qu'arriva un homme du nom de Jaïrus; il était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds et le supplia d'entrer dans sa maison,parce qu'il avait une fille unique d'environ 12 ans qui était mourante. Pendant que Jésus s'y rendait, la foule le serrait de tous côtés.
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La péricope 153, intitulée 'La guérison de la fille de Jaïrus interrompue', s'inscrit dans la section synoptique couvrant la période allant de la deuxième à la troisième fête de Pâque du ministère de Jésus. Cet épisode est l'un des récits les plus poignants des évangiles synoptiques, rapporté simultanément par Matthieu (9.18-19), Marc (5.21-24) et Luc (8.40-42), ce qui témoigne de son importance capitale dans la tradition évangélique. Le contexte géographique est Capernaüm, en Galilée, ville qui constitue une base importante du ministère terrestre du Messie Jésus. La scène se déroule en février ou mars de l'an 32, selon la chronologie adoptée par les commentateurs. Le récit suit immédiatement le retour du Messie Jésus depuis Gadara, un voyage qui s'est déroulé de manière paisible, ce qui a vraisemblablement surpris les Apôtres, habitués à des événements extraordinaires se succédant sans répit. À son arrivée sur la plage de Capernaüm, une foule nombreuse accueille Jésus et ses disciples. Cette multitude est animée par diverses motivations : l'espoir de recevoir des guérisons, des bénédictions, ou simplement d'entendre l'enseignement du Maître, dont les discours se distinguent nettement de ceux des scribes et des pharisiens habituels. Cette atmosphère d'attente collective forme le cadre dans lequel va surgir la demande de Jaïrus. Jaïrus est un personnage remarquable à plus d'un titre.
Matthieu 9.18-19 (Louis Segond S21) :
Tandis qu'il leur adressait ces paroles, un chef arriva, se prosterna devant lui et dit: «Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, pose ta main sur elle et elle vivra.»Jésus se leva et le suivit avec ses disciples.
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II
Il est dirigeant de la synagogue de Capernaüm, ce qui lui confère une position sociale et religieuse élevée. Dans un contexte où les autorités religieuses entretiennent des relations de plus en plus tendues, voire hostiles, avec le Messie Jésus, la démarche de Jaïrus est particulièrement significative. En se prosternant devant Jésus pour implorer son aide en faveur de sa fille unique, âgée de douze ans et gravement malade, Jaïrus franchit une frontière sociale et religieuse importante. Son geste illustre que même parmi les chefs religieux, certains individus sont capables de dépasser les préjugés institutionnels lorsque leur détresse personnelle les y pousse. La foi peut ainsi surgir là où on ne l'attend pas nécessairement. Ce qui aurait pu être un miracle parmi d'autres prend cependant une tournure inattendue. Alors que Jésus se met en route pour accompagner Jaïrus jusqu'à son domicile, il est retardé par la pression de la foule. C'est précisément durant cet intervalle de temps que la situation se détériore irrémédiablement : la fille de Jaïrus décède. Ce qui était une demande de guérison devient désormais une situation bien plus grave et bien plus désespérée.
Luc 8.40-42 (Louis Segond S21) :
A son retour, Jésus fut accueilli par la foule, car tous l'attendaient.Voici qu'arriva un homme du nom de Jaïrus; il était chef de la synagogue. Il se jeta à ses pieds et le supplia d'entrer dans sa maison,parce qu'il avait une fille unique d'environ 12 ans qui était mourante. Pendant que Jésus s'y rendait, la foule le serrait de tous côtés.
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III
L'espoir initial de Jaïrus se trouve brutalement confronté à la réalité de la mort. L'article, qui correspond à la première partie d'un récit en deux temps, s'arrête intentionnellement sur cette question suspendue : comment Jaïrus va-t-il réagir face à cette tragédie ? Sa foi résistera-t-elle à l'épreuve de la mort de sa fille ? Trouvera-t-il en lui la force de continuer à faire confiance au Messie Jésus, ou succombera-t-il au découragement et à la résignation ? Ces interrogations constituent le cœur spirituel et théologique de cette péricope introductive, invitant le lecteur à réfléchir sur la nature de la foi authentique, celle qui persiste même lorsque toute espérance humaine semble perdue. La méthodologie suivie dans cette péricope s'appuie principalement sur Marc, dont la chronologie est jugée la plus probable par les auteurs. Cette approche synoptique permet de croiser les témoignages des trois évangélistes et d'en dégager une vision cohérente et complémentaire des événements. Des annexes thématiques sont également proposées au lecteur, notamment sur les paraboles (ANN078) et sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre (ANN050), enrichissant ainsi la compréhension du contexte pédagogique et rhétorique du ministère de Jésus. En définitive, cette péricope 153 pose les fondations d'un épisode miraculeux à venir, tout en mettant en lumière des thématiques théologiques essentielles : la foi en situation de crise, le rapport entre l'autorité religieuse et la reconnaissance du Messie, et la souveraineté de Jésus sur les circonstances humaines, même les plus dramatiques.
La péricope 154 relate la guérison d'une femme souffrant d'hémorragie depuis douze ans, rapportée par Matthieu, Marc et Luc. À Capharnaüm, elle touche discrètement le vêtement de Jésus en route vers chez Jaïrus. Guérie instantanément, elle est reconnue publiquement par Jésus qui déclare : 'Ta foi t'a sauvée.' L'article compare les trois récits synoptiques et explore la portée théologique, christologique et sociale de ce miracle de foi.
Luc 8.43-48 (Louis Segond S21) :
Or il y avait une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans; elle avait dépensé tout son bien chez les médecins, mais aucun n'avait pu la guérir.Elle s'approcha par-derrière et toucha le bord du vêtement de Jésus. Son hémorragie s'arrêta immédiatement.Jésus dit: «Qui m'a touché?» Comme tous s'en défendaient, Pierre et ceux qui étaient avec lui dirent: «Maître, la foule t'entoure et te presse, [et tu dis: ‘Qui m'a touché?’]»Mais Jésus répondit: «Quelqu'un m'a touché, car j'ai senti qu'une force était sortie de moi.»Voyant qu'elle n'était pas passée inaperçue, la femme vint toute tremblante se jeter à ses pieds; elle déclara devant tout le peuple pourquoi elle l'avait touché et comment elle avait été immédiatement guérie.Alors il lui dit: «Ma fille, [prends courage,] ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix!»
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La péricope 154 de la synopse évangélique traite de l'un des miracles les plus touchants du ministère du Messie Jésus : la guérison d'une femme souffrant d'une hémorragie chronique depuis douze ans. Cet épisode est rapporté par trois évangélistes synoptiques — Matthieu (9.20-22), Marc (5.24-34) et Luc (8.43-48) — mais est absent de l'Évangile de Jean. L'événement se déroule à Capharnaüm en Galilée, vraisemblablement en février ou mars de l'an 32, dans le contexte du voyage de Jésus vers la maison de Jaïrus, dont il allait ressusciter la fille. La femme en question souffrait d'une perte de sang persistante depuis douze ans. Au-delà de sa souffrance physique, cette condition la plaçait dans un état d'impureté rituelle permanente selon les lois mosaïques de pureté (Lévitique 15.25-27), ce qui la marginalisait socialement et religieusement. Elle n'avait trouvé aucun remède efficace, malgré — selon Luc — de nombreuses consultations médicales. Dans cet état de détresse, la femme décide d'approcher Jésus discrètement, alors qu'il avance dans une foule dense. Elle touche le bord de son vêtement, convaincue que ce simple geste suffira à la guérir. Sa foi silencieuse mais déterminée est immédiatement récompensée : elle est guérie instantanément.
Marc 5.24-34 (Louis Segond S21) :
Jésus s'en alla avec lui. Une grande foule le suivait et le pressait de tous côtés.Or, il y avait une femme atteinte d'hémorragies depuis 12 ans.Elle avait beaucoup souffert entre les mains de nombreux médecins. Elle avait dépensé tout ce qu'elle possédait, mais cela n'avait servi à rien; au contraire, son état avait plutôt empiré.Elle entendit parler de Jésus, vint dans la foule par-derrière et toucha son vêtement,car elle se disait: «Même si je ne touche que ses vêtements, je serai guérie.»A l'instant même, son hémorragie s'arrêta, et elle sentit dans son corps qu'elle était guérie de son mal.Jésus se rendit aussitôt compte qu'une force était sortie de lui; il se retourna au milieu de la foule et dit: «Qui a touché mes vêtements?»Ses disciples lui dirent: «Tu vois la foule qui te presse et tu dis: ‘Qui m'a touché?’»Jésus regardait autour de lui pour voir celle qui avait fait cela.La femme, effrayée et tremblante, sachant ce qui lui était arrivé, vint se jeter à ses pieds et lui dit toute la vérité.Alors il lui dit: «Ma fille, ta foi t'a sauvée. Pars dans la paix et sois guérie de ton mal.»
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II
Simultanément, Jésus perçoit qu'une puissance est sortie de lui et interroge la foule : 'Qui a touché mes vêtements ?' La femme, tremblante, s'avance alors et avoue publiquement ce qu'elle a fait. Jésus lui répond avec tendresse et lui déclare que sa foi l'a sauvée. L'article propose une analyse comparée des trois récits synoptiques afin de mettre en lumière leurs différences et complémentarités. Matthieu offre une version concise, centrée sur l'acte de foi et la guérison immédiate. Il rapporte brièvement les paroles de Jésus : 'Prends courage, ma fille, ta foi t'a guérie.' Marc, dont l'Évangile est réputé s'appuyer sur les souvenirs de l'apôtre Pierre, fournit la version la plus détaillée. Il décrit la souffrance prolongée de la femme, les nombreux médecins consultés en vain, la sensation qu'a Jésus d'une puissance sortant de lui, et le dialogue complet entre Jésus et la femme. Marc insiste sur la puissance divine de Jésus et la crainte respectueuse de la femme devant lui. Luc, quant à lui, met davantage l'accent sur la dimension publique de la guérison et sur la reconnaissance par la femme du miracle accompli devant tous. Il mentionne explicitement l'intervention de Pierre qui souligne l'absurdité de la question de Jésus face à la pression de la foule.
Matthieu 9.20-22 (Louis Segond S21) :
C'est alors qu'une femme qui souffrait d'hémorragies depuis 12 ans s'approcha par-derrière et toucha le bord de son vêtement,car elle se disait: «Si je peux seulement toucher son vêtement, je serai guérie.»Jésus se retourna et dit en la voyant: «Prends courage, ma fille, ta foi t'a sauvée.» Et cette femme fut guérie dès ce moment.
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III
L'article souligne également la richesse théologique de cet épisode. Sur le plan christologique, le miracle atteste de la puissance divine du Messie Jésus, capable de guérir par le simple contact de son vêtement, et conscient de la force qui émane de lui. Sur le plan sotériologique, la parole de Jésus — 'ta foi t'a sauvée' — indique que la foi est le canal par lequel la grâce divine opère. La femme n'est pas simplement guérie physiquement ; elle est déclarée sauvée, terme qui dépasse la simple restauration corporelle. Sur le plan social et éthique, cet épisode révèle la compassion de Jésus envers les personnes marginalisées. En s'arrêtant pour cette femme alors qu'il se rendait en urgence chez Jaïrus, Jésus démontre que chaque individu compte, indépendamment de son statut social ou de son impureté rituelle. En la nommant publiquement 'ma fille', il la réintègre dans la communauté et lui rend sa dignité. Enfin, la note technique précise que la chronologie de Marc est retenue comme la plus probable pour la reconstitution synoptique, et que l'épisode s'inscrit dans un enchaînement narratif plus large incluant la résurrection de la fille de Jaïrus. Le fait que Pierre ait discuté directement avec cette femme explique le niveau de détail présent dans le récit marcien, ce qui renforce la valeur historique et testimoniale de l'Évangile de Marc pour cet épisode précis.
La péricope 159 présente Jésus poursuivant son ministère en Galilée, depuis Capernaüm, en février-mars 32, avant la troisième Pâque. S'appuyant uniquement sur Matthieu 9.35, l'article souligne la priorité accordée à la proclamation du Royaume sur les miracles, l'autonomie des synagogues locales face aux pharisiens, et la méthode thématique de Matthieu, corrigée ici par la chronologie de Marc.
Jean 11.55 (Louis Segond S21) :
La Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem avant la Pâque pour se purifier.
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La péricope 159, intitulée 'Le Messie Jésus continue son œuvre', s'inscrit dans la série synoptique du site Schilo et traite de la période située entre la deuxième et la troisième fête de Pâques du ministère de Jésus. Cette péricope s'appuie principalement sur le texte de Matthieu 9.35, qui constitue la seule source évangélique pour cet épisode particulier, Marc et Luc n'y apportant pas de parallèle direct. Le contexte chronologique est soigneusement établi : nous nous trouvons en hiver, probablement en février ou mars de l'an 32 de l'ère commune, avant la troisième fête de Pâques prévue pour le lundi 12 avril 32, mentionnée en Jean 6.4. L'article rappelle le cadre général du ministère de Jésus en précisant les quatre fêtes de Pâques qui le jalonnent : la première le vendredi 7 avril 30 (Jean 2.13), la deuxième le lundi 24 mars 31 (Jean 5.1), la troisième le lundi 12 avril 32 (Jean 6.4), et la quatrième le vendredi 1er avril 33 (Jean 11.55). Ce cadre chronologique permet de situer précisément les activités de Jésus dans le calendrier de son ministère terrestre. Le lieu de l'action est Capernaüm en Galilée, région que Jésus parcourait inlassablement pour annoncer la bonne nouvelle du Royaume des Cieux. L'auteur souligne que la répétition apparente des pérégrinations de Jésus en Galilée témoigne de son engagement profond et constant envers les populations de cette région.
Jean 6.4 (Louis Segond S21) :
Or la Pâque, la fête juive, était proche.
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II
Le ministère itinérant de Jésus se caractérise par une activité intense d'enseignement dans les synagogues, de proclamation de la bonne nouvelle et de guérison des malades. Un aspect notable souligné dans le commentaire est la question de l'accessibilité des synagogues. Malgré l'opposition marquée des pharisiens, décrite au chapitre 12 de l'Évangile selon Matthieu, les synagogues restaient ouvertes à Jésus. Cette observation conduit l'auteur à suggérer qu'il existait une certaine autonomie des dirigeants religieux locaux par rapport aux autorités centrales de Jérusalem, ce qui relativise le pouvoir effectif des pharisiens sur l'ensemble du territoire. L'article aborde également une question méthodologique importante concernant la structure de l'Évangile selon Matthieu. L'auteur rappelle que Matthieu n'organise pas ses récits selon une chronologie stricte, mais selon des regroupements thématiques. C'est pourquoi, dans le cadre de cette synopse, les événements du chapitre 12 de Matthieu ont été positionnés avant ceux du chapitre 9, en suivant la chronologie de Marc, qui est généralement considéré comme ayant rédigé son évangile sous la dictée de l'apôtre Pierre et dont l'ordre narratif est souvent jugé plus chronologique.
Jean 2.13 (Louis Segond S21) :
La Pâque juive était proche et Jésus monta à Jérusalem.
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III
Un autre point théologique central mis en évidence est la hiérarchie des valeurs que Matthieu attribue à Jésus dans son ministère : la proclamation du message de la bonne nouvelle du Royaume passe avant les miracles et les guérisons. Cette priorité accordée à l'enseignement sur les actes miraculeux reflète une vision théologique selon laquelle le salut éternel de l'âme dépasse en importance la guérison physique du corps. Cette perspective est renforcée par le comportement de Jésus qui demandait souvent aux personnes guéries de ne pas divulguer leur guérison, soulignant ainsi que les miracles ne doivent pas être une fin en soi mais restent subordonnés à l'annonce du Royaume. L'augmentation du nombre de guérisons est également notée, toutes les personnes affectées semblant bénéficier d'une libération complète. Ce mouvement croissant de guérisons témoigne de l'intensification du ministère de Jésus à l'approche de la troisième Pâque. Des annexes complémentaires sont proposées au lecteur pour approfondir sa compréhension : l'annexe ANN078 sur les paraboles et l'annexe ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, ce qui indique que cet article s'inscrit dans un parcours pédagogique structuré et progressif. La péricope précédente (PER158) portait sur le jugement des pharisiens, ce qui confirme la continuité narrative et thématique de la série.
Le second retour de Jésus à Nazareth (mars 32) est relaté par Matthieu et Marc. Malgré ses enseignements dans la synagogue, les habitants le rejettent en raison de leur familiarité avec lui et sa famille. Le manque de foi limite ses miracles. Jésus prononce la célèbre parole : 'Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie.' Marc ajoute des détails absents chez Matthieu : la présence des disciples et l'étonnement de Jésus face à l'incrédulité.
Marc 6.5 (Louis Segond S21) :
Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.
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La péricope 161 intitulée 'Retour à Nazareth' s'inscrit dans la période comprise entre la deuxième et la troisième fête de Pâque dans la vie publique du Messie Jésus. Cet épisode, daté de mars 32, se déroule à Nazareth en Galilée et est relaté principalement par Matthieu (13.54-58) et Marc (6.1-6), tandis que Luc et Jean n'en font pas mention dans ce contexte synoptique particulier. Il s'agit du second retour documenté du Messie Jésus dans sa ville natale. Le premier séjour (référencé comme PER050) s'était conclu de façon dramatique par une tentative d'assassinat déjouée de manière inattendue. Cette seconde visite, bien que moins violente, ne se déroule pas non plus sous le signe de l'accueil chaleureux. Jésus peut néanmoins prendre la parole dans la synagogue le jour du sabbat, ce qui représente une différence notable par rapport à sa première venue. Le cœur théologique de cet épisode réside dans la tension entre la connaissance familière que les habitants de Nazareth ont de Jésus et la foi nécessaire pour reconnaître en lui le Messie. Les Nazaréens sont étonnés par sa sagesse et les miracles dont ils ont entendu parler, mais leur familiarité avec lui — ils le connaissent comme le fils du charpentier et connaissent sa famille — devient paradoxalement un obstacle à la foi. Cette familiarité engendre un scandale au sens biblique du terme, c'est-à-dire une pierre d'achoppement.
Marc 6.5 (Louis Segond S21) :
Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.
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II
L'un des versets les plus intrigants de cette péricope est Marc 6.5 : 'Il ne put faire là aucun miracle, si ce n'est qu'il guérit quelques malades en posant les mains sur eux.' L'auteur de l'analyse propose une lecture nuancée de cette affirmation : Jésus a bien accompli certaines guérisons, mais pas autant qu'il l'aurait souhaité. Le manque de foi des habitants a constitué un frein réel à l'action miraculeuse. Cette situation devait profondément affecter le Messie Jésus, d'autant plus que ces personnes avaient réellement besoin de délivrance. Il est également précisé que les miracles évoqués en Marc 6.2 devaient avoir été accomplis à Capharnaüm et non à Nazareth, ce qui ajoute une dimension contextuelle importante à la compréhension du texte. La parole célèbre prononcée par Jésus — 'Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa famille' — trouve ici son accomplissement direct. L'auteur souligne que cette expression, entrée dans le langage courant, est souvent citée sans que l'on sache qu'elle provient du Messie Jésus lui-même, ce qui témoigne de l'influence culturelle profonde des Évangiles. L'analyse propose ensuite une comparaison détaillée entre les récits de Matthieu et de Marc. Les deux évangélistes s'accordent sur les points essentiels : l'étonnement initial des habitants, leur rejet fondé sur la connaissance qu'ils ont de Jésus et de sa famille, et la limitation des miracles en raison du manque de foi. Marc apporte cependant des éléments supplémentaires : il précise que Jésus était accompagné de ses disciples, détail absent chez Matthieu.
Matthieu 13.54-58 (Louis Segond S21) :
Il se rendit dans sa patrie, et il enseignait dans la synagogue, de sorte que ceux qui l'entendirent étaient étonnés et disaient: «D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles?N'est-il pas le fils du charpentier? N'est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude ne sont-ils pas ses frères?Et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D'où lui vient donc tout cela?»Et il représentait un obstacle pour eux. Mais Jésus leur dit: «Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa famille.»Il ne fit pas beaucoup de miracles à cet endroit à cause de leur incrédulité.
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III
Il mentionne également que Jésus lui-même fut étonné de leur incrédulité, ajoutant une dimension émotionnelle et humaine à la narration. Marc indique aussi que Jésus visita d'autres villages des environs après cet épisode. D'un point de vue méthodologique, l'auteur précise que la chronologie suivie est celle de Marc, considérée comme la plus réaliste pour cette période du ministère de Jésus. Il est également noté que Marc et l'apôtre Pierre ont repris l'Évangile de Matthieu pour l'adapter aux non-Juifs, ce qui explique les convergences et les légères divergences entre les deux récits. En conclusion, cet épisode du retour à Nazareth illustre une vérité fondamentale de la foi chrétienne : la proximité et la familiarité ne garantissent pas la foi, et peuvent même l'entraver. Le rejet de Jésus par les siens à Nazareth préfigure le rejet plus large qu'il subira et s'inscrit dans la logique prophétique de sa mission. La péricope invite le lecteur à s'interroger sur la nature de sa propre foi et sur les obstacles que la familiarité peut dresser face à la reconnaissance du divin.
La péricope PER164 rappelle les circonstances de l'arrestation de Jean le Baptiste, relatées par Matthieu (14.3-5) et Marc (6.17-20). Jean fut emprisonné pour avoir dénoncé publiquement le mariage illicite d'Hérode Antipas avec Hérodiade, ex-femme de son frère. Marc offre un portrait nuancé d'Hérode, ambigu et fasciné par Jean, tandis que Matthieu insiste sur sa crainte de la foule. C'est Hérodiade qui pousse à la mort du prophète, détenu à Macheronte en mars 32.
Deutéronome 24.1-4 (Louis Segond S21) :
»Lorsqu'un homme a pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux parce qu'il a découvert en elle quelque chose de honteux, il *écrit pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui.Elle sort alors de chez lui, s'en va et peut devenir la femme d'un autre homme.Supposons que ce dernier homme la prenne en haine, écrive pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui, ou bien que le dernier homme qui l'a prise pour femme vienne à mourir.Alors le premier mari qui l'avait renvoyée ne pourra pas la reprendre pour femme après qu'elle a ainsi été rendue impure, car ce serait une pratique abominable devant l'Eternel, et tu ne chargeras pas d'un péché le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne en héritage.
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La péricope PER164 s'inscrit dans la période allant de la deuxième à la troisième fête de Pâque et traite du rappel de l'arrestation de Jean le Baptiste, tel que relaté par Matthieu et Marc. Situé en Galilée, en mars de l'an 32, cet épisode constitue un moment charnière dans le récit évangélique, éclairant les circonstances politiques et religieuses qui ont conduit à l'emprisonnement puis à la mort de Jean le Baptiste. Matthieu (14.3-5) et Marc (6.17-20) sont les deux évangélistes qui relatent cet épisode. L'Évangile de Luc et celui de Jean n'y font pas référence dans ce passage synoptique. L'absence de l'apôtre Jean dans le récit de l'arrestation est interprétée comme un choix délibéré : ayant personnellement connu Jean le Baptiste, il préfère apporter des informations complémentaires plutôt que de reprendre ce que ses collègues avaient déjà consigné. Pierre, quant à lui, ayant été disciple de Jean le Baptiste et vraisemblablement baptisé par lui, aurait influencé Marc dans la rédaction de son Évangile, ce qui expliquerait le niveau de détail plus élevé que l'on trouve chez Marc concernant ce grand prophète. La raison officielle de l'arrestation de Jean le Baptiste est clairement identifiée : il avait publiquement dénoncé le mariage d'Hérode Antipas avec Hérodiade comme étant illicite selon la loi juive. En effet, Hérodiade était l'épouse divorcée d'Hérode Philippe, le frère d'Antipas, et la loi du Deutéronome (24.1-4) interdisait à un homme d'épouser la femme divorcée de son frère. Jean le Baptiste s'est fait le porte-voix d'une indignation populaire largement partagée, mais exprimée jusqu'alors uniquement en privé.
Deutéronome 24.1-4 (Louis Segond S21) :
»Lorsqu'un homme a pris et épousé une femme qui viendrait à ne pas trouver grâce à ses yeux parce qu'il a découvert en elle quelque chose de honteux, il *écrit pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui.Elle sort alors de chez lui, s'en va et peut devenir la femme d'un autre homme.Supposons que ce dernier homme la prenne en haine, écrive pour elle une lettre de divorce et, après la lui avoir remise, la renvoie de chez lui, ou bien que le dernier homme qui l'a prise pour femme vienne à mourir.Alors le premier mari qui l'avait renvoyée ne pourra pas la reprendre pour femme après qu'elle a ainsi été rendue impure, car ce serait une pratique abominable devant l'Eternel, et tu ne chargeras pas d'un péché le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne en héritage.
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II
L'analyse comparée des deux récits révèle des différences significatives dans le portrait dressé d'Hérode Antipas. Chez Marc, Hérode est présenté comme un personnage complexe et ambivalent : il craint Jean, le protège contre les desseins d'Hérodiade, et prend même un certain plaisir à l'écouter, bien qu'il soit souvent troublé par ses paroles. Ce portrait nuancé met en lumière les tensions intérieures d'un tétrarque tiraillé entre son respect pour le prophète et les pressions de son entourage. Chez Matthieu, le traitement est plus succinct : Hérode hésite à faire mourir Jean principalement par crainte de la réaction de la foule qui le considère comme un prophète. Le rôle d'Hérodiade y est moins explicitement développé, bien qu'elle soit identifiée comme la cause première de l'emprisonnement. C'est donc Hérodiade, et non Hérode lui-même, qui est le moteur de la haine envers Jean le Baptiste. Marc insiste sur ce point : Hérodiade lui en voulait profondément et cherchait à le faire mourir, mais elle se heurtait à la résistance d'Hérode qui protégeait le prophète. Ce contraste entre la rancœur tenace d'Hérodiade et l'ambivalence d'Hérode donne au récit de Marc une profondeur psychologique absente de la version matthéenne. Sur le plan méthodologique, l'article précise que la chronologie de Marc est suivie comme fil directeur, étant jugée la plus réaliste.
Matthieu 14.3-5 (Louis Segond S21) :
En effet, Hérode avait fait arrêter Jean; il l'avait enchaîné et mis en prison à cause d'Hérodiade, la femme de son frère Philippe,car Jean lui disait: «Il ne t'est pas permis de l'avoir pour femme.»Il voulait le faire mourir, mais il redoutait les réactions de la foule parce qu'elle considérait Jean comme un prophète.
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III
Jean le Baptiste aurait été détenu dans la forteresse de Macheronte pendant plusieurs mois avant d'être exécuté. Cet épisode s'inscrit dans un contexte plus large du ministère de Jésus, entre la deuxième et la troisième Pâque, période durant laquelle Jésus intensifie son enseignement en Galilée. Cet article fait partie d'un ensemble synoptique qui invite le lecteur à consulter plusieurs annexes complémentaires : ANN003 sur la naissance et le ministère de Jean le Baptiste, ANN078 sur les paraboles, et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre. Ces ressources permettent de replacer l'épisode dans son contexte théologique et historique plus large. En conclusion, cette péricope illustre la tension entre le pouvoir politique et la parole prophétique, entre la loi divine et les compromis humains. Jean le Baptiste paie de sa liberté, puis de sa vie, sa fidélité à proclamer la vérité, même face aux puissants. Marc offre le récit le plus riche en nuances, tandis que Matthieu en donne une version plus condensée orientée vers la peur sociale d'Hérode.
La péricope PER168 signale la troisième fête de Pâque du ministère du Messie Jésus, datée du lundi 12 avril 32, mentionnée uniquement par Jean (Jn 6,4). Situé en Galilée près de Bethsaïda, Jésus et ses disciples ne semblent pas monter à Jérusalem, compte tenu de l'intensité de leur activité. Cette mention sert de repère chronologique dans la synopse, annonçant les événements à venir jusqu'à la fête des Tabernacles en octobre 32.
Jean 7.14 (Louis Segond S21) :
C'était déjà le milieu de la fête lorsque Jésus monta au temple et se mit à enseigner.
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La péricope PER168 s'inscrit dans la continuité de la série synoptique consacrée à la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère du Messie Jésus. Elle porte sur un événement chronologique précis : la mention de la troisième fête de Pâque dans le récit évangélique, telle qu'elle est rapportée exclusivement par l'évangile de Jean (Jean 6,4). Contexte narratif et situation géographique Dans les péricopes précédentes, les auteurs de la synopse avaient mis en lumière l'intensité de l'activité du Messie Jésus et de ses disciples. Cette activité était telle que le groupe n'avait même pas le temps de se restaurer convenablement. Face à cette pression constante, le Messie Jésus avait pris la décision d'imposer une pause afin de se retirer avec ses disciples dans un lieu calme, identifié comme une montagne dans la région de Bethsaïda, en Galilée. C'est donc dans ce cadre géographique, la région de Galilée, que se déroule le moment décrit dans cette péricope. Une mention temporelle unique dans l'évangile de Jean L'un des points techniques essentiels de cette péricope réside dans le fait que seul l'évangile de Jean fournit des informations temporelles permettant de situer précisément cet épisode dans le calendrier. Les évangiles de Matthieu, Marc et Luc ne mentionnent pas cette fête de Pâque à ce stade du récit.
Jean 6.4 (Louis Segond S21) :
Or la Pâque, la fête juive, était proche.
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II
Jean est donc la source exclusive pour cette datation, ce qui est caractéristique de son évangile qui jalonne le ministère de Jésus en référence aux grandes fêtes juives. Datation précise de la troisième Pâque Grâce aux travaux de conversion des dates hébraïques en dates du calendrier julien, cette troisième fête de Pâque est datée avec précision du lundi 12 avril 32 de notre ère. Il s'agit d'un repère chronologique majeur dans la reconstitution de la chronologie du ministère de Jésus. Cette datation permet de situer l'ensemble des événements survenus entre la deuxième et la troisième Pâque, et d'anticiper ceux qui suivront jusqu'à la Pâque finale, au cours de laquelle Jésus sera crucifié. Absence probable de montée à Jérusalem Un point de commentaire important est soulevé dans cette péricope : compte tenu de l'intensité de l'activité pastorale du Messie Jésus et de ses disciples dans la région de Galilée, et de la nécessité d'une pause qui venait d'être décrétée, il paraît peu probable que le groupe ait effectué le voyage jusqu'à Jérusalem pour participer à cette fête de Pâque. Jean ne fait que signaler la proximité de la fête, sans indiquer que Jésus s'y rendit. La mention de la Pâque sert ici avant tout de repère temporel dans la narration johannique. Perspective sur les fêtes de pèlerinage à venir L'article invite également à considérer la suite du calendrier liturgique juif.
Jean 7.14 (Louis Segond S21) :
C'était déjà le milieu de la fête lorsque Jésus monta au temple et se mit à enseigner.
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III
Après cette troisième Pâque, le prochain grand rendez-vous évoqué dans les évangiles sera la fête des Tabernacles (Souccot), mentionnée dans Jean 7,14. Cette fête est datée du 15 Tishri, correspondant au jeudi 7 octobre 32 selon les convertisseurs de dates. Cela laisse entrevoir une période d'activité ministérielle intense en Galilée et dans les régions environnantes entre avril et octobre de l'an 32, avant que Jésus ne monte à Jérusalem pour la fête des Tabernacles. Pertinence dans le cadre de la synopse Dans le cadre de la synopse, cette péricope remplit une fonction de charnière chronologique. Elle ne relate pas un événement narratif développé, mais marque une étape dans la reconstruction de la vie et du ministère du Messie Jésus selon une méthode harmonisée des quatre évangiles. Les annexes recommandées, notamment ANN078 sur les paraboles et ANN050 sur la manière dont le Messie Jésus se faisait entendre, offrent des éléments complémentaires pour comprendre le contexte pédagogique et communicationnel du ministère de Jésus à cette époque. Conclusion PER168 est une péricope à caractère essentiellement chronologique et géographique, qui s'appuie sur le seul témoignage de Jean pour dater la troisième Pâque du ministère de Jésus au 12 avril 32. Elle souligne l'importance de l'évangile de Jean comme source temporelle indispensable dans toute reconstitution synoptique, tout en préparant le lecteur aux événements majeurs qui suivront, notamment la multiplication des pains pour les 5000 personnes décrite dans la péricope suivante, PER169.
La péricope PER201 présente l'enseignement privé de Jésus à Capernaüm sur les scandales et les occasions de chutes. Il distingue deux cas : ceux qui font trébucher les nouveaux convertis, et les chrétiens confrontés à leurs propres faiblesses. Par des métaphores corporelles radicales, Jésus invite à éliminer tout ce qui conduit au péché, soulignant que la vie dans le royaume de Dieu vaut tout sacrifice. Matthieu, Marc et Luc rapportent cet enseignement avec des nuances complémentaires.
Matthieu 15.19 (Louis Segond S21) :
En effet, c'est du cœur que viennent les mauvaises pensées, les meurtres, les adultères, l'immoralité sexuelle, les vols, les faux témoignages, les calomnies.
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La péricope PER201, intitulée 'Les scandales et les occasions de chutes', s'inscrit dans le cadre du ministère de Jésus en Galilée, plus précisément à Capernaüm, en septembre 32. Cet enseignement est tiré des évangiles synoptiques : Matthieu 18.7-9, Marc 9.42-48 et Luc 17.1-2. L'évangile de Jean ne contient pas de passage parallèle pour cette péricope. Il s'agit de la 201ème péricope de la synopse, située dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine du ministère de Jésus. Cet enseignement est exclusivement destiné aux apôtres et à leurs proches, dans un cadre privé et confidentiel, à l'intérieur d'une maison de Capernaüm. Il ne s'adresse pas aux foules, mais aux convertis et aux disciples déjà engagés dans la foi. Cette distinction est fondamentale pour bien comprendre la portée et l'intention du message. Le Messie Jésus aborde deux dimensions distinctes du scandale dans cet enseignement. La première concerne ceux qui sont à l'origine du scandale, c'est-à-dire des individus qui, par leurs comportements ou leurs influences, éloignent progressivement d'autres croyants de leur foi. L'expression 'ces petits' semble désigner des nouveaux convertis encore fragiles dans leur engagement spirituel, particulièrement vulnérables aux influences négatives.
Jacques 1.14-15 (Louis Segond S21) :
Mais chacun est tenté quand il est attiré et entraîné par ses propres désirs.Puis le désir, lorsqu'il est encouragé, donne naissance au péché et le péché, parvenu à son plein développement, a pour fruit la mort.
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II
Jésus souligne la gravité extrême de faire trébucher ces personnes dans leur foi, allant jusqu'à affirmer qu'il vaudrait mieux pour le coupable être jeté à la mer avec une meule au cou, image utilisée également par Luc. La seconde dimension s'adresse aux chrétiens eux-mêmes, confrontés à leurs propres faiblesses intérieures qui les poussent vers le péché. Jésus les invite à identifier avec lucidité les causes profondes de leurs chutes spirituelles et à y remédier avec radicalité. Pour illustrer l'urgence et la nécessité de ce combat intérieur, il emploie une métaphore corporelle saisissante : couper la main, arracher le pied ou crever l'œil si ceux-ci font trébucher. Cette image ne doit pas être comprise de manière littérale, mais comme une invitation au sacrifice radical de tout ce qui conduit au péché. L'analyse théologique de cette métaphore est essentielle. Les Écritures enseignent unanimement que la source du péché réside dans le cœur humain (Matthieu 15.19, Romains 5.12, Jacques 1.14-15, Proverbes 4.23), et non dans les membres physiques du corps. Il serait donc erroné de supposer qu'une personne privée d'un membre serait automatiquement préservée du péché. La main, le pied et l'œil représentent symboliquement les actions, les chemins de vie et les désirs qui peuvent orienter une personne vers le mal. Jésus évoque également les conséquences du péché non abandonné : le feu éternel et, dans la version de Marc, 'le ver qui ne meurt pas et le feu qui ne s'éteint pas', images puissantes de la séparation définitive d'avec Dieu.
Marc 9.42-48 (Louis Segond S21) :
Mais si quelqu'un fait trébucher un seul de ces petits qui croient en moi, il vaudrait mieux pour lui qu'on attache à son cou une grosse meule de moulin et qu'on le jette à la mer.»Si ta main te pousse à mal agir, coupe-la. Mieux vaut pour toi entrer manchot dans la vie que d'avoir les deux mains et d'aller en enfer, dans le feu qui ne s'éteint pas,[là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas].Si ton pied te pousse à mal agir, coupe-le. Mieux vaut pour toi entrer boiteux dans la vie que d'avoir les deux pieds et d'être jeté en enfer, [dans le feu qui ne s'éteint pas,là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas].Et si ton œil te pousse à mal agir, arrache-le. Mieux vaut pour toi entrer dans le royaume de Dieu avec un seul œil que d'avoir deux yeux et d'être jeté dans l'enfer [de feu],là où le ver ne meurt pas et où le feu ne s'éteint pas.
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III
Ces représentations de l'enfer servent à renforcer l'urgence morale du message : il est infiniment préférable de renoncer à ce qui nous attache au péché que de subir une condamnation éternelle. Une comparaison entre les trois évangiles synoptiques révèle des nuances complémentaires. Matthieu et Marc insistent tous deux sur la nécessité de se séparer radicalement de tout ce qui pousse au péché, avec des images corporelles similaires. Marc est toutefois le plus explicite sur les conséquences du péché, décrivant l'enfer avec les formules les plus marquantes. Luc, quant à lui, adopte une approche plus concise, mettant davantage l'accent sur l'inévitabilité des occasions de chute dans le monde, tout en insistant sur la responsabilité morale particulièrement lourde de celui qui fait trébucher un 'petit'. En conclusion, cet enseignement de Jésus invite ses disciples à une vigilance spirituelle constante sur deux fronts : ne jamais être une cause de chute pour les autres, surtout pour les plus fragiles dans la foi, et lutter avec détermination contre toute influence intérieure qui conduit au péché. La récompense promise, la vie dans le royaume de Dieu, dépasse infiniment tout sacrifice terrestre consenti. Cet enseignement demeure d'une actualité profonde pour tout croyant soucieux de sa croissance spirituelle et de sa responsabilité envers la communauté des disciples.
La péricope 209 relate le voyage de Jésus et ses disciples à travers la Samarie, rapporté uniquement par Luc. Quittant la Galilée le 3 octobre 32, Jésus choisit le chemin samaritain plus court vers Jérusalem. Certains villages refusent de l'accueillir, illustrant les tensions judéo-samaritaines, tandis que d'autres l'acceptent. Ce passage préfigure la mission universelle et la future évangélisation de la région par les 70 disciples.
Luc 9.52-53 (Louis Segond S21) :
Il envoya devant lui des messagers qui se mirent en route et entrèrent dans un village samaritain pour lui préparer un logement.Mais on refusa de l'accueillir parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.
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La péricope 209 intitulée 'Le voyage par la Samarie' s'inscrit dans la chronologie synoptique du ministère de Jésus, précisément dans la période allant de la troisième Pâque au début de la dernière semaine. Elle est exclusivement relatée par l'évangéliste Luc, ce qui en fait un témoignage singulier et précieux pour comprendre les déplacements géographiques et spirituels du Messie Jésus dans les derniers mois de son ministère public. Le récit débute le dimanche 3 octobre de l'an 32, lorsque Jésus et son groupe de disciples quittent définitivement la Galilée pour se diriger vers Jérusalem. Ce départ marque un tournant décisif dans la narration évangélique : Jésus ne reviendra plus en Galilée comme base de son ministère. Il est précisé, en référence à Jean 7.9-10, que Jésus n'arrivera pas à Jérusalem au début de la fête des Tabernacles, mais sera délibérément retardé. Sa famille, quant à elle, est déjà présente à Jérusalem depuis trois à quatre jours. Cette donnée temporelle permet de situer avec précision le contexte liturgique et familial du voyage. Un élément chronologique important est également mentionné : Jésus et ses disciples resteront dans la région de Jérusalem pendant six mois, jusqu'à la fête de la Pâque le 1er avril 33. Ce séjour prolongé témoigne de l'importance capitale de cette période dans le déroulement du plan divin. Concernant l'itinéraire choisi, l'article souligne que les Juifs se rendant de la Galilée à Jérusalem suivaient habituellement la route longeant le Jourdain, évitant ainsi la Samarie.
Luc 9.52-53 (Louis Segond S21) :
Il envoya devant lui des messagers qui se mirent en route et entrèrent dans un village samaritain pour lui préparer un logement.Mais on refusa de l'accueillir parce qu'il se dirigeait vers Jérusalem.
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II
Cette précaution s'expliquait par les tensions historiques et ethniques profondes entre Juifs et Samaritains, une hostilité réciproque qui rendait le voyage à travers la Samarie potentiellement dangereux. Jésus, cependant, choisit délibérément le chemin plus court traversant la Samarie, une décision qui n'était pas sans signification théologique et symbolique. Le groupe qui accompagnait Jésus était suffisamment important pour limiter les risques physiques liés à ce passage. L'article précise également qu'une partie des personnes faisant partie de ce groupe seraient vraisemblablement les 70 disciples que Jésus enverra peu après la fête pour évangéliser la région samaritaine. Ce lien entre le voyage et la mission ultérieure révèle une stratégie missionnaire cohérente : Jésus prépare le terrain en traversant la région avant d'y envoyer ses envoyés. Pour faciliter le voyage et assurer des haltes dans de bonnes conditions, Jésus envoie des messagers en avant pour préparer son accueil dans certains villages samaritains. Ces messagers ont clairement annoncé l'identité du Messie Jésus et la nature de son œuvre. Malgré cela, certains villages samaritains refusent catégoriquement de l'accueillir. Ce rejet est présenté comme emblématique de l'agressivité et des tensions qui caractérisaient les relations judéo-samaritaines à cette époque. Il ne s'agit pas d'un simple manque d'hospitalité, mais d'un refus délibéré et motivé par des préjugés ethniques et religieux anciens.
Luc 9.56 (Louis Segond S21) :
En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver.»] Et ils allèrent dans un autre village.
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III
Néanmoins, l'article nuance ce tableau en signalant, en référence à Luc 9.56, que d'autres villages samaritains ont, eux, accepté de recevoir Jésus et ses disciples. Cette distinction est théologiquement significative : elle montre que le rejet n'est pas universel parmi les Samaritains et que l'accueil du Messie transcende les barrières ethniques et culturelles pour ceux qui sont disposés à recevoir le message. D'un point de vue littéraire et canonique, le fait que seul Luc rapporte ce voyage est notable. Luc, dont l'évangile est particulièrement attentif aux marginaux, aux étrangers et aux exclus, accorde une place privilégiée aux interactions de Jésus avec les Samaritains, comme en témoigne également la parabole du Bon Samaritain. Ce voyage s'inscrit donc dans une cohérence rédactionnelle et théologique propre à Luc. La péricope invite à une réflexion sur les frontières culturelles et religieuses que Jésus choisit de traverser, tant géographiquement que symboliquement. Elle préfigure l'universalité du message évangélique, qui ne se limite pas au peuple juif mais s'étend à toutes les nations. En choisissant de passer par la Samarie, Jésus manifeste sa volonté de rejoindre tous les hommes, même ceux considérés comme impurs ou ennemis par ses contemporains.
Durant le voyage de Jésus à travers la Samarie, Jacques et Jean, les « fils du tonnerre », proposent de faire descendre le feu du ciel sur un village samaritain hostile. Jésus les reprend sévèrement, rappelant qu'il est venu pour sauver et non pour perdre les hommes. Cet épisode, rapporté uniquement par Luc (Lc 9.54-56), illustre les tensions judéo-samaritaines et la formation progressive des disciples vers un esprit de miséricorde.
Luc 9.54-56 (Louis Segond S21) :
Voyant cela, ses disciples Jacques et Jean dirent: «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer [comme l'a fait Elie]?»Jésus se tourna vers eux et leur adressa des reproches [en disant: «Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés.En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver.»] Et ils allèrent dans un autre village.
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La péricope PER210 traite d'un épisode significatif du ministère de Jésus, rapporté exclusivement par l'évangéliste Luc (Luc 9.54-56), durant lequel Jacques et Jean, deux des disciples les plus proches de Jésus, manifestent une réaction violente face au refus d'accueil d'un village samaritain. Cet épisode s'inscrit dans le cadre du voyage de Jésus à travers la Samarie, situé chronologiquement entre le dimanche 3 octobre et le vendredi 8 octobre de l'an 32, alors que Jésus et ses disciples se dirigent vers Jérusalem. Jacques et Jean, fils de Zébédée, sont connus sous le surnom de Boanergès, terme araméen signifiant « fils du tonnerre », que Jésus lui-même leur a attribué selon l'Évangile de Marc (Marc 3.17). Ce surnom illustre parfaitement leur tempérament fougueux et leur zèle ardent, caractéristiques qui se manifestent pleinement dans cet épisode. Face au refus des habitants d'un village samaritain d'accueillir Jésus et ses disciples, Jacques et Jean proposent de faire descendre le feu du ciel pour consumer ce village. Leur réaction s'inspire vraisemblablement du geste du prophète Élie rapporté dans le livre des Rois (2 Rois 1.9-12), où ce dernier avait effectivement appelé le feu du ciel pour consumer deux groupes de soldats envoyés contre lui. Cette réaction des deux disciples s'explique en partie par le contexte historique et culturel marqué par des tensions profondes et anciennes entre les Juifs et les Samaritains.
Luc 9.54-56 (Louis Segond S21) :
Voyant cela, ses disciples Jacques et Jean dirent: «Seigneur, veux-tu que nous ordonnions au feu de descendre du ciel et de les consumer [comme l'a fait Elie]?»Jésus se tourna vers eux et leur adressa des reproches [en disant: «Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés.En effet, le Fils de l'homme n'est pas venu pour perdre les âmes des hommes, mais pour les sauver.»] Et ils allèrent dans un autre village.
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II
Le nationalisme qui imprégnait la pensée juive de l'époque influençait également la manière dont les apôtres percevaient les étrangers et les opposants à leur mission. L'hostilité des Samaritains envers un groupe juif se rendant à Jérusalem n'était pas un phénomène isolé, mais s'inscrivait dans une longue histoire de rivalités religieuses et ethniques entre les deux peuples. Cependant, Jésus réagit fermement à la proposition de ses disciples en les reprenant sévèrement avec ces paroles : « Vous ne savez pas de quel esprit vous êtes animés. » Cette correction est fondamentale car elle révèle la nature profonde de la mission du Messie : Jésus n'est pas venu pour perdre les hommes, mais pour les sauver. Son ministère est celui de la miséricorde, de la réconciliation et du salut universel, non de la vengeance ou du jugement immédiat. Cet épisode constitue une étape importante dans le processus de formation spirituelle et théologique des disciples. Il met en évidence le chemin que les apôtres devaient parcourir pour abandonner leur mentalité nationaliste et vindicative afin d'embrasser pleinement l'esprit de douceur, de compassion et d'amour universel que Jésus incarnait. La transformation progressive de Jean est particulièrement significative à cet égard : l'apôtre qui voulait faire descendre le feu du ciel deviendra, dans ses épîtres et son évangile, le grand témoin de l'amour de Dieu pour l'humanité entière.
Marc 3.17 (Louis Segond S21) :
Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui signifie «fils du tonnerre»;
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III
L'épisode se conclut sur une note nuancée : après avoir quitté le village hostile, Jésus et ses disciples se rendent dans un autre village samaritain qui les accueille favorablement (Luc 9.56). Ce détail est théologiquement important car il montre que ce n'était pas l'ensemble du peuple samaritain qui rejetait Jésus, mais seulement certains villages, et qu'une ouverture existait malgré les tensions. Cela tempère toute généralisation négative envers les Samaritains et rappelle que l'Évangile s'adresse à tous, sans distinction de peuple ou d'origine. Sur le plan synoptique, Luc est le seul évangéliste à rapporter ce voyage à travers la Samarie et cet incident particulier, ce qui confère à son témoignage une valeur documentaire unique pour comprendre cette période du ministère de Jésus. L'article renvoie également aux annexes ANN078 sur les paraboles et ANN072 sur les miracles du Messie, offrant ainsi des ressources complémentaires pour approfondir le contexte général du ministère de Jésus.
L'article examine l'incident où Jésus expulse les marchands du Temple, un événement rapporté différemment dans les Évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean. Alors…