
Introduction
Voici la vingt-deuxiÚme question ou contradiction présentée sur le site www.islamland.com, référencée sous le numéro 48 (Citation adaptée pour des raisons de clarté).
Quâest-ce que JĂ©sus a dit Ă propos du dĂ©ni de Pierre ?
1) : Le coq ne chantera pas jusquâĂ ce que tu mâaies reniĂ© trois fois ( Jean 13.38 ).
2) : Avant que le coq chante deux fois, tu me renieras trois fois ( Marc 14.30 ). Lorsque le coq chanta une fois, les trois reniements nâĂ©taient pas encore complets (voir Marc 14.72 ). Par consĂ©quent, la prĂ©diction (1) a Ă©chouĂ©.
Notre réponse :
Regardons les textes en question.
Nous retrouvons ces informations chez Matthieu et Luc nous les ajoutons bien qu’elles ne soient pas rĂ©fĂ©rencĂ©es sur le site : Islam land ۣ۱۶ ۧÙۄ۳ÙŰ§Ù Â .
La question des paroles de JĂ©sus concernant le reniement de Pierre repose sur une divergence apparente entre les rĂ©cits Ă©vangĂ©liques : selon Jean, JĂ©sus dĂ©clare que le coq ne chantera pas avant que Pierre ne lâait reniĂ© trois fois ( Jean 13.38 ), tandis que Marc prĂ©cise que le coq chantera deux fois avant lâaccomplissement des trois reniements ( Marc 14.30 ; Marc 14.72 ). Cette diffĂ©rence peut donner lâimpression dâune contradiction, mais une analyse attentive permet dâen dĂ©montrer la cohĂ©rence.
Le récit de Marc est le plus détaillé sur le plan chronologique. Il mentionne explicitement un premier chant du coq, survenant aprÚs un ou plusieurs reniements, puis un second chant, qui intervient aprÚs le troisiÚme reniement ( Marc 14.68 ; Marc 14.72 ). Ce double repÚre temporel permet de suivre avec précision le déroulement des événements.
En revanche, les autres Ăvangiles, dont celui de Jean, ne retiennent quâun seul chant du coq ( Jean 13.38 ; cf. Matthieu 26.34 ; Luc 22.34 ). Cette prĂ©sentation ne contredit pas celle de Marc, mais en constitue une simplification. En effet, dans un usage courant, lâexpression « le chant du coq » peut dĂ©signer lâensemble de la pĂ©riode marquĂ©e par les chants successifs de lâanimal, notamment Ă lâaube. Ainsi, mentionner un seul chant revient Ă prendre comme repĂšre le moment le plus significatif, sans dĂ©tailler toutes les occurrences intermĂ©diaires.
Dans cette perspective, la parole rapportĂ©e par Jean doit ĂȘtre comprise comme une rĂ©fĂ©rence gĂ©nĂ©rale au moment du chant du coq, sans exclure la possibilitĂ© de plusieurs chants. Marc, pour sa part, fournit une prĂ©cision supplĂ©mentaire en distinguant deux occurrences successives.
Lâaccomplissement de la prĂ©diction est attestĂ© dans tous les rĂ©cits : Pierre renie JĂ©sus Ă trois reprises avant le chant final du coq, ce qui correspond pleinement Ă lâannonce faite par JĂ©sus ( Jean 18.27 ; Marc 14.72 ). Le premier chant mentionnĂ© par Marc nâinvalide pas cette parole, puisquâil ne marque pas encore lâachĂšvement des reniements.
En conclusion, il nâexiste aucune contradiction entre les Ăvangiles. Jean exprime la prĂ©diction de maniĂšre synthĂ©tique, en se rĂ©fĂ©rant au chant du coq comme repĂšre global, tandis que Marc en prĂ©cise le dĂ©roulement en distinguant deux chants successifs. Les deux approches sont complĂ©mentaires et confirment lâexact accomplissement de la parole de JĂ©sus.