Cette étude constitue l’un des éléments de notre recherche consacrée à l’établissement d’une chronologie de la vie du Messie Jésus à partir de la prophétie des soixante-dix semaines de Daniel (但以理书 9.24-27). Elle doit être comprise en lien avec les autres études de cette série, chacune apportant des données complémentaires historiques, calendaires et bibliques. L’ensemble de ces travaux forme une analyse cohérente visant à reconstituer, aussi précisément que possible, l’enchaînement des événements rapportés dans les Évangiles.
La chute de Babylone en 539 av. J.-C. — marquée par la prise de la ville par les Perses le 12 octobre — met fin à la domination babylonienne. Cyrus, nouveau maître de l'empire, adopte une politique de tolérance : il encourage les peuples conquis à pratiquer leur religion et leurs coutumes, et autorise les Judéens à regagner leur patrie pour reconstruire le Temple (以赛亚书 44.28, 以赛亚书 45.1-4).
Daniel se distingue par son intelligence exceptionnelle et sa vaste érudition. À plusieurs reprises, il interprète avec succès songes et présages pour les souverains successifs de Babylone, soulignant systématiquement que ces révélations ne proviennent pas de ses propres capacités, mais de son Dieu (但以理书 2.27-28, 但以理书 4.18). Au fil des années, il est progressivement élevé à des fonctions d'autorité considérables (但以理书 2.48, 但以理书 6.2-3).
Par cette étude attentive, Daniel parvient à la conviction que les soixante-dix années de captivité annoncées par Jérémie arrivent à leur terme (耶利米书 25.11-12, 耶利米书 29.10). Il discerne que les événements historiques auxquels il assiste confirment la parole prophétique.
Ce qui surprend véritablement dans la révélation apportée par Gabriel, c'est qu'elle ne se concentre plus sur les soixante-dix années de captivité. L'ange présente une nouvelle période : sept fois soixante-dix ans, soit quatre cent quatre-vingt-dix ans. Contrairement à l'exil, cette ère annoncée ne se rapporte pas à la domination des nations étrangères sur les Judéens, mais à un temps spirituel aboutissant à un événement crucial : la mort du Messie (但以理书 9.24-26).
Si ces paroles doivent rester scellées, à qui sont-elles destinées ? Dieu aurait-il parlé en vain ? Rappelons que dans l'Apocalypse, Jean insiste sur le fait que sa révélation ne doit pas être cachée (启示录 22.10).
Reprenons donc l'analyse du texte de Daniel concernant ces soixante-dix semaines. Le verset 24 indique que cette période marque l'intervalle entre deux événements majeurs : le décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem et la mort du Messie (但以理书 9.24). Six points clés liés à l'œuvre expiatoire du Messie Jésus — incluant sa mort et sa résurrection — y sont évoqués.
La septième et dernière semaine se distingue des précédentes par ses caractéristiques singulières (但以理书 9.27). La précision de ces informations permet d'analyser l'Histoire sous un éclairage nouveau. Cependant, après examen de nombreux commentaires sur ce sujet, force est de constater une certaine déception : les interprétations varient, et même les exégètes les plus rigoureux ne s'accordent pas sur les dates.
Pourquoi interpréter ces semaines comme des unités annuelles ? Cette lecture procède d'une déduction logique : des semaines composées de jours ou de mois seraient manifestement disproportionnées par rapport à l'ampleur historique des événements décrits. L'année apparaît donc comme la seule unité de temps cohérente. Cette interprétation se trouve renforcée par l'usage que fait Daniel du terme « années » ailleurs dans ses récits (但以理书 9.2), ce qui suggère qu'il demeure dans le même registre temporel lorsqu'il évoque ces semaines.
Le point de départ de cette période est lié à un décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem (但以理书 9.25). Quant à la soixante-dixième et dernière semaine, elle est généralement considérée comme distincte des soixante-neuf premières, en raison des caractéristiques uniques qui lui sont associées.
Un débat ancien et toujours vivace porte sur la question de savoir lequel de ces décrets doit être retenu comme point de départ. Sans prétendre trancher définitivement cette controverse, notre objectif est d'examiner attentivement les quatre actes royaux mentionnés dans les Écritures afin de proposer une interprétation susceptible de s'harmoniser avec 但以理书 9.24-25.
X. 第一道谕旨:亚达薛西,公元前445年
La référence la plus fréquemment invoquée concerne le décret rapporté par Néhémie, daté de 445 av. J.-C. (尼希米记 2.1-8).
Pour pallier cette difficulté, certains chercheurs ont proposé d'utiliser une « année prophétique » de 360 jours, en s'appuyant notamment sur les indications temporelles relatives au déluge (创世记 7.11, 创世记 8.4). Selon cette méthode, la durée totale se trouve réduite d'environ 2450 jours, soit approximativement 6,8 années. Malgré cet ajustement, la période doit encore être corrigée pour coïncider avec les années 30 ou 33.
Il nous reste à examiner le décret mentionné dans 以斯拉记 7.11-26. Si celui-ci ne s'avère pas être le point de départ recherché, il faudrait alors se tourner vers le décret de Néhémie ou envisager l'hypothèse — surprenante et peu probable — d'un cinquième décret n'ayant laissé aucune trace dans les Écritures.
En ajoutant la période complète de 490 ans mentionnée en 但以理书 9.24, on obtient : −458 + 490 + 1 = 33. Nous parvenons ainsi au 3 avril 33, l'une des deux dates pressenties pour la résurrection du Messie — au jour près.
Une question demeure cependant : pourquoi existe-t-il un débat autour de cette date si l'équation semble si évidente ? La réponse réside dans le texte même d'以斯拉记 7.11-26 : le roi Artaxerxès n'y mentionne pas formellement la reconstruction de la ville de Jérusalem. Voilà pourquoi de nombreux exégètes écartent ce décret comme point de départ des soixante-dix semaines.
我们将证明,虽然这一重建没有明文提到,却是隐含地获得准许的。
XIV. 亚达薛西诏令的分析
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Après lecture de cet édit, force est de reconnaître qu'Artaxerxès ne mentionne pas expressément la reconstruction de Jérusalem — contrairement à son décret ultérieur adressé à Néhémie en 445 av. J.-C. (尼希米记 2.5).
Esdras avait manifestement compris le sens de ce décret, puisqu'il entreprit la reconstruction de la ville. Le chapitre 4 de son livre mentionne deux incidents ayant entravé la progression des travaux. Le second, rapporté en 以斯拉记 4.7-16, se situe précisément sous le règne d'Artaxerxès.
Cela explique également l'affliction de Néhémie lorsqu'il arriva à Jérusalem treize ans plus tard (尼希米记 1.3-4) : il savait que la reconstruction avait été autorisée, mais les progrès n'étaient pas à la hauteur de ses attentes. Rappelons que certaines familles impliquées dans les travaux de la muraille sous sa direction furent affectées à des sections situées à proximité de leurs maisons (尼希米记 3.10, 尼希米记 3.23, 尼希米记 3.28-30).
Selon notre interprétation, cette dernière semaine — ne s'étant pas déroulée comme prévu — a été en quelque sorte suspendue. Le temps s'est arrêté pour le peuple juif tandis que s'ouvrait l'ère de l'Église, ce « mystère » révélé par l'apôtre Paul (以弗所书 3.3-6). Cette semaine sera rejouée à la fin des temps ; elle deviendra alors une période de jugement et de tribulations (启示录 7.14), et s'achèvera par la victoire définitive du Messie Jésus.
Daniel annonce ici une période prophétique de « soixante-dix semaines » fixée pour le peuple d’Israël et pour Jérusalem (但以理书 9.24). Dans le contexte prophétique, ces semaines doivent être comprises comme des semaines d’années, soit une durée totale de 490 ans.
Selon notre compréhension, ces 490 années forment un ensemble cohérent et continu, conduisant jusqu’au rejet et à la mort du Messie, événement central de l’expiation (以赛亚书 53.5-6 ; 但以理书 9.26). Toutefois, plusieurs objectifs mentionnés par Daniel ne semblent pas encore pleinement réalisés dans l’histoire. Cela conduit à envisager un accomplissement progressif de cette dernière semaine prophétique, dont l’achèvement appartiendrait encore à l’avenir.
Après avoir présenté la vision dans son ensemble, Daniel en détaille maintenant la structure (但以理书 9.25). La période est divisée en deux segments : sept semaines, puis soixante-deux semaines, soit un total de soixante-neuf semaines prophétiques.
Le premier cycle de sept semaines correspond vraisemblablement à la restauration et à la reconstruction de Jérusalem dans un contexte de grandes difficultés, conformément aux récits d’Esdras et de Néhémie (尼希米记 4.17-18). Le second cycle de soixante-deux semaines conduit jusqu’à l’apparition du Messie.
Le verset 26 constitue un tournant majeur de la prophétie (但以理书 9.26). Daniel annonce qu’« après les 62 semaines » le Messie sera retranché. Cette expression doit être comprise à la lumière du verset précédent : les 62 semaines s’ajoutent aux 7 premières, soit un total de 69 semaines.
因此经文明确指出,弥赛亚是在六十九个七之后被剪除的,这意味着该事件发生在第七十个预言之七期间。
Daniel évoque ensuite la destruction de Jérusalem et du sanctuaire par « le peuple d’un prince qui viendra ». Historiquement, cette annonce trouve un accomplissement remarquable dans les événements de l’an 70, lorsque les armées romaines dirigées par Titus, fils de l’empereur Vespasien, détruisent Jérusalem et le Temple (路加福音 21.20-24).
Nous observons ici un phénomène fréquent dans les textes prophétiques : une compression du temps. Daniel juxtapose plusieurs événements séparés par de longues périodes historiques sans détailler les intervalles qui les séparent. Ce procédé apparaît également dans d’autres passages prophétiques (以赛亚书 61.1-2 ; 路加福音 4.18-21).
Le dernier verset introduit un personnage distinct du Messie (但以理书 9.27). Alors que le Messie a disparu du récit prophétique, un nouvel acteur impose une alliance pour une semaine et interrompt les sacrifices au milieu de cette période.
Cette absence ne signifie pas que cette période n’existe pas, mais plutôt qu’elle ne fait pas partie du cadre principal de la révélation donnée à Daniel, centrée sur Israël et Jérusalem (但以理书 9.24).
Cette manière de présenter des événements éloignés dans une même vision n’est pas exceptionnelle dans les textes prophétiques. Les prophètes contemplent parfois plusieurs accomplissements successifs sans distinguer clairement les périodes intermédiaires (以赛亚书 61.1-2 ; 路加福音 4.18-21). Nous considérons que Daniel 9 s’inscrit dans cette logique prophétique.
XXI. 年代学上的一项建议
依我们的工作假设,六十九个预言之七恰好通向施洗约翰、随后是弥赛亚的事工开始:
亚达薛西的谕旨将定在-458年4月3日;
483年之后,施洗约翰的事工将于公元26年4月5日开始;
弥赛亚的受洗和祂事工的开始将定在公元29年10月4日,即赎罪日;
le rejet et la mort du Messie interviendraient au terme des 490 années, au printemps 33 (约翰福音 19.14-18).
Daniel distingue soigneusement une première période de sept semaines, soit 49 années (但以理书 9.25). Cette phase semble correspondre à la reconstruction complète de Jérusalem après l’exil.
Nous nous trouvons alors à l’époque d’Esdras et de Néhémie. Néhémie arrive à Jérusalem sous le règne d’Artaxerxès et entreprend la reconstruction des murailles malgré l’opposition des peuples voisins (尼希米记 2.1-8 ; 尼希米记 4.1-23).
Les murailles sont rebâties rapidement, en cinquante-deux jours (尼希米记 6.15), mais la restauration complète de la ville nécessite plusieurs décennies. Néhémie lui-même gouverne Juda pendant douze années (尼希米记 5.14).
Nous découvrons une vision de l’histoire gouvernée par la souveraineté divine. Les événements ne surviennent pas de manière aléatoire : ils s’inscrivent dans un plan annoncé à l’avance par les prophètes (以赛亚书 46.9-10).
La prophétie de Daniel conduit le lecteur vers le Messie, son rejet, puis vers une période future marquée par l’apparition d’un dirigeant hostile à Dieu. Cette perspective est reprise et développée dans le livre de l’Apocalypse (启示录 13.1-10).
Dans cette perspective, le premier cavalier d’启示录 6.1-2 ne représente pas l’Antéchrist en personne, mais bien l’esprit de l’Antéchrist décrit par Jean. Ce cavalier symbolise ces figures qui, par leur influence, encouragent le rejet de Dieu et s’opposent physiquement au peuple de Dieu, en visant en premier lieu les Juifs.
Les Quatre Espèces (Arba Minim) : Loulav (branche de palmier), Etrog (citrus ressemblant à un citron), Hadass (myrte), Arava (saule) Ces plantes sont secouées dans six directions (nord, sud, est, ouest, haut, bas) pour symboliser la souveraineté divine sur toute la création.
Hoshana Rabbah:第7天,有特别的祷告和游行。
Chemini Atseret et Sim’hat Torah : fêtes qui suivent immédiatement Souccot, célébrant la clôture et le recommencement de la lecture annuelle de la Torah.
La soukka rappelle la fragilité humaine et la protection divine, tandis que les Quatre Espèces symbolisent la diversité des individus au sein du peuple juif, tous nécessaires à l’unité.
与新约的联系
在《约翰福音》(第7至9章)中,耶稣为住棚节上耶路撒冷。节期中的光与水的礼仪,成为他话语的背景:
« Je suis la lumière du monde » (约翰福音 8.12).
La guérison de l’aveugle-né (约翰福音 9.1-34) illustre cette affirmation, en lien direct avec le thème de la lumière célébré à Souccot.
Cette région est nommée à quatre reprises dans la Bible « le plus beau de tous les pays »Ézéchiel 20.6 (S21)
当那日,我向他们起誓,要领他们出埃及地,到我为他们探察的地,是流奶与蜜之地,是万国中最美的。
(Traduction Louis Segond S21)Dans l’Antiquité, plusieurs ethnies habitaient Canaan, notamment les Cananéens, les Amorites, les Hittites et les Philistins. La Bible mentionne cette région en tant que terre promise au peuple d’Israël.
Deutéronome : Ce dernier livre est une série de discours de Moïse réitérant et récapitulant les lois pour le peuple d'Israël avant d'entrer en Terre promise.
Le Pentateuque est donc fondamental pour la tradition juive et chrétienne, posant les bases légales, morales et narratives de ces religions.
Les fils du monarque Hérode seront promus par l’autorité romaine, tétrarques, et gouverneront ces différentes provinces sous l’égide de ces procurateurs.
Nous sommes par conséquent, pendant le ministère du Messie Jésus avec un préfet, Ponce Pilate et un tétrarque, Hérode Antipas qui se partagent le pouvoir. Les deux hommes se haïssent jusqu’au jour de la condamnation du Messie Jésus (路加福音 23.12).
Le tétragramme YHWH est le nom propre de Dieu utilisé dans la Bible hébraïque. Voici quelques informations clés :
含义与起源
Nom de Dieu : YHWH est considéré comme le nom le plus sacré de Dieu dans le judaïsme. Il est souvent traduit par "L'Éternel" ou "Jehovah" en français.
Origine : Le terme "tétragramme" signifie "quatre lettres" en grec, se référant aux quatre lettres hébraïques יהוה (yod, hé, waw, hé).
Texte Sacré :Le tétragramme apparaît fréquemment dans la Torah et d'autres écrits de la Bible hébraïque. Rituel et Prières : Dans les prières et les rituels, les Juifs utilisent généralement "Adonaï" pour remplacer YHWH lorsqu'ils lisent les textes sacrés à haute voix.
神学上的重要性
Monothéisme :YHWH souligne l'unicité et l'exclusivité de Dieu dans la foi juive. Relation Divine :Il exprime la relation personnelle entre Dieu et le peuple d'Israël, marquant une révélation divine et une alliance.