Devant le Sanhédrin à Jérusalem vers 34-35 ap. J.-C., Étienne prononce le plus long discours des Actes. En retraçant l'histoire d'Israël depuis Abraham, il montre que les envoyés de Dieu ont toujours été rejetés, culminant dans le rejet du Messie. Loin de se défendre, Étienne devient l'accusateur de ses juges, s'inscrivant dans la lignée des prophètes et du Christ.
Luc 1.1-4 (Louis Segond S21) :
Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,d'après ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et qui sont devenus des serviteurs de la parole.Il m'a donc paru bon à moi aussi, qui me suis soigneusement informé sur toutes ces choses dès l'origine, de te les exposer par écrit d'une manière suivie, excellent Théophile,afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.
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Le discours d'Étienne devant le Sanhédrin, rapporté en Actes 7.1-53, constitue le plus long discours du livre des Actes. Luc lui accorde une place littéraire exceptionnelle, signe de l'importance théologique qu'il lui attribue dans le développement de son récit. Prononcé à Jérusalem vers l'an 34 ou 35, ce discours intervient alors qu'Étienne comparaît devant le Sanhédrin, accusé de blasphème contre la Loi et le Temple. L'argumentation d'Étienne s'articule autour d'une idée directrice centrale : l'histoire d'Israël est marquée par un rejet systématique des envoyés de Dieu. En retraçant les grandes étapes de cette histoire, depuis Abraham jusqu'à Salomon, Étienne montre que les hommes choisis par Dieu pour accomplir sa volonté ont invariablement été incompris, contestés ou persécutés par ceux à qui ils étaient envoyés. Joseph fut rejeté par ses frères, Moïse fut contesté par son propre peuple, les prophètes furent persécutés. Cette longue succession d'oppositions trouve son aboutissement logique et tragique dans le rejet du Messie lui-même, Jésus de Nazareth. Le discours ne constitue donc pas une simple rétrospective historique, mais une véritable interprétation théologique de l'histoire du salut. La figure de Moïse occupe une place centrale et délibérée dans ce discours.
Actes des apôtres 7.25-28 (Louis Segond S21) :
Ses frères comprendraient que Dieu leur accordait la délivrance par son intermédiaire, pensait-il, mais ils ne l'ont pas compris.Le jour suivant, il est venu au milieu d'eux alors que certains se battaient et il a essayé de ramener la paix en leur disant: ‘Vous êtes frères! Pourquoi vous faites-vous du mal l'un à l'autre?’Mais celui qui maltraitait son prochain l'a repoussé en disant: Qui t'a établi chef et juge sur nous?Veux-tu me tuer comme tu as tué l'Egyptien hier?
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II
Étienne y consacre la plus grande partie de son développement, mettant particulièrement en lumière les épisodes révélant le rejet du grand législateur par son propre peuple. Il rappelle que celui que Dieu avait choisi pour délivrer Israël fut d'abord méconnu et repoussé par ses frères (Actes 7.25-28), puis que la génération sortie d'Égypte, malgré les prodiges accomplis dans le désert, se détourna de lui pour retomber dans l'idolâtrie lors de l'épisode du veau d'or (Actes 7.39-41). Ce développement répond indirectement aux accusations portées contre Étienne : loin de blasphémer contre Moïse, c'est lui qui en saisit le mieux la place dans l'histoire du salut, tandis que ses accusateurs reproduisent l'infidélité des générations passées. Un des aspects les plus frappants de ce discours réside dans le renversement des rôles qui s'y opère progressivement. Étienne ne cherche pas véritablement à assurer sa défense ni à obtenir son acquittement. À l'image des prophètes de l'Ancien Testament, il apparaît davantage préoccupé par la fidélité au message reçu que par son propre sort. Après avoir retracé l'histoire d'Israël, il interpelle directement les membres du Sanhédrin en des termes d'une grande violence prophétique : « Hommes au cou raide, incirconcis de cœur et d'oreilles ! Vous vous opposez toujours au Saint-Esprit ; ce que vos pères ont été, vous l'êtes aussi » (Actes 7.51). Puis il conclut : « Vous qui avez reçu la Loi d'après des commandements d'anges, et qui ne l'avez point gardée ! » (Actes 7.53).
Luc 1.1-4 (Louis Segond S21) :
Plusieurs ont entrepris de composer un récit des événements qui se sont accomplis parmi nous,d'après ce que nous ont transmis ceux qui ont été des témoins oculaires dès le commencement et qui sont devenus des serviteurs de la parole.Il m'a donc paru bon à moi aussi, qui me suis soigneusement informé sur toutes ces choses dès l'origine, de te les exposer par écrit d'une manière suivie, excellent Théophile,afin que tu reconnaisses la certitude des enseignements que tu as reçus.
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III
Ainsi, celui qui comparaît comme accusé devient l'accusateur de ses juges, qui se retrouvent à leur tour placés sous le jugement de la Parole de Dieu. Cette inversion rappelle plusieurs scènes évangéliques dans lesquelles Jésus lui-même, tout en étant jugé, dévoile la responsabilité de ses accusateurs. Étienne apparaît ainsi dans la lignée directe des prophètes de l'Ancien Testament et du Christ, partageant leur sort autant que leur mission. Son discours illustre de manière saisissante la continuité entre l'histoire d'Israël et l'Église naissante, et met en lumière la nature profonde du conflit entre l'Évangile et les autorités religieuses de Jérusalem. Sur le plan de la méthode historique, Luc précise que ces événements ont eu lieu à Jérusalem et que les informations rapportées proviennent de sa source unique. Fidèle à la méthode annoncée au début de son Évangile (Luc 1.1-4), il a vraisemblablement retenu les éléments les plus significatifs du discours plutôt que d'en reproduire l'intégralité. Le fait que le visage d'Étienne apparaissait « comme le visage d'un ange » aux membres du conseil (Actes 6.15) pourrait expliquer en partie pourquoi l'accusé fut autorisé à développer aussi longuement son argumentation.
L'article ANN054 clarifie les termes désignant le peuple d'Israël : Juif, Israélite, Israélien, Hébreu et Sémite. Chaque terme possède une signification distincte selon le contexte historique, religieux ou civique. L'article distingue notamment 'Juif' (peuple ou religion selon la majuscule) et 'Israélite' (descendants des douze tribus). Il affirme reconnaître Israël comme le peuple de Dieu et propose des définitions précises pour mieux comprendre les Écritures et le contexte contemporain.
Esther 2.5-6 (Louis Segond S21) :
Il y avait à Suse, la capitale, un Juif du nom de Mardochée. C'était un fils de Jaïr, un descendant de Shimeï et de Kis, un Benjaminitequi avait quitté Jérusalem en compagnie du groupe d'exilés partis avec Jéconia, le roi de Juda, sur ordre de Nebucadnetsar, le roi de Babylone.
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Cet article de la série des Annexes (ANN054) propose une étude terminologique et théologique approfondie des différents termes utilisés pour désigner le peuple d'Israël : Juif, Israélite, Israélien, Hébreu et Sémite. L'objectif est de clarifier ces notions souvent confondues ou mal comprises, en apportant des définitions précises tout en tenant compte des sensibilités historiques et culturelles liées à ces appellations. Le terme 'Juif' est le premier examiné. L'article distingue l'usage avec majuscule (désignant le peuple juif en tant que groupe ethnique et national) de l'usage avec minuscule (renvoyant à la dimension religieuse). Cette distinction suit la règle du dictionnaire Larousse, mais l'article souligne que son application est rendue délicate par l'antisémitisme latent qui traverse l'histoire. Le terme dérive du nom de Judah, quatrième fils de Jacob. La première personne désignée comme 'Juive' dans la Bible est Mardochée (Esther 2.5-6). Le mot 'Juif' apparaît 280 fois dans le Nouveau Testament et 93 fois dans l'Ancien Testament. L'article affirme clairement reconnaître Israël comme un peuple, et même comme le peuple de Dieu, justifiant ainsi l'emploi systématique de la majuscule dans leurs écrits.
Esther 2.5-6 (Louis Segond S21) :
Il y avait à Suse, la capitale, un Juif du nom de Mardochée. C'était un fils de Jaïr, un descendant de Shimeï et de Kis, un Benjaminitequi avait quitté Jérusalem en compagnie du groupe d'exilés partis avec Jéconia, le roi de Juda, sur ordre de Nebucadnetsar, le roi de Babylone.
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II
Le terme 'Israélite' est ensuite analysé. Il désigne les descendants des douze fils de Jacob, dont le nom 'Israël' signifie 'celui qui lutte avec Dieu', en référence à la transformation de Jacob 'le trompeur'. Ce terme apparaît 671 fois dans l'Ancien Testament et 24 fois dans le Nouveau Testament. L'article établit une distinction historique importante : après le règne de Salomon, la nation s'est divisée en deux royaumes — le royaume d'Israël au nord (donnant le terme 'Israélite') et le royaume de Juda au sud (donnant le terme 'Juif'). Cette interprétation est présentée comme généralement acceptée par les historiens, même si elle reste sujette à débat. Le terme 'Israélien' renvoie quant à lui à la nationalité moderne, désignant les citoyens de l'État d'Israël fondé en 1948, quelle que soit leur appartenance religieuse ou ethnique. C'est donc une désignation civique et contemporaine, distincte des précédentes qui ont une dimension davantage religieuse et historique. Le terme 'Hébreu' est l'un des plus anciens pour désigner ce peuple. Il est souvent associé à Abraham, considéré comme le premier Hébreu.
III
Son étymologie est débattue : certains le relient à Eber, ancêtre d'Abraham mentionné dans la généalogie biblique, d'autres à une racine signifiant 'celui qui traverse' ou 'celui qui vient de l'autre côté'. Dans le Nouveau Testament, le terme 'Hébreux' peut aussi désigner les Juifs de langue hébraïque ou araméenne, par opposition aux Juifs hellénistes. Enfin, le terme 'Sémite' est d'ordre linguistique et ethnologique. Il désigne les peuples parlant des langues sémitiques (hébreu, arabe, araméen, etc.) et descend de Sem, fils de Noé. Les Juifs sont donc des Sémites, mais les Sémites ne sont pas tous Juifs. L'article met en garde contre l'usage abusif du terme 'antisémitisme', souvent réduit à tort à l'antijudaïsme alors qu'il devrait théoriquement englober tous les peuples sémitiques. L'article se présente comme une annexe de référence, destinée à accompagner d'autres chapitres traitant du contexte historique, géopolitique, du pays d'Israël aujourd'hui et de la fin des conflits. Il s'inscrit dans une démarche pédagogique visant à doter le lecteur des outils conceptuels nécessaires pour mieux comprendre les textes bibliques et l'actualité du peuple juif. Le ton est didactique, respectueux et théologiquement engagé, affirmant une position claire en faveur de la reconnaissance d'Israël comme peuple de Dieu.
L'article discute de la divergence entre les généalogies de Jésus dans les Évangiles, se demandant s'il descend de Salomon ou de Nathan. En analysant les contextes historiques et les diverses hypothèses, il conclut que cette différence n'est pas une contradiction significative mais une question complexe relevant des généalogies bibliques.
Deutéronome 25.5-6 (Louis Segond S21) :
»*Lorsque des frères habiteront ensemble et que l'un d'eux mourra sans laisser d'enfant, la femme du défunt ne se mariera pas en dehors de la famille avec un étranger. C'est son beau-frère qui s'unira à elle, la prendra pour femme et l'épousera comme beau-frère.Le premier-né qu'elle mettra au monde succédera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d'Israël.
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Cet article examine la question de la double descendance de Jésus, que l'on trouve dans les Évangiles de Matthieu et de Luc. Il s'agit de savoir si Jésus descend de Salomon, comme le précise Matthieu (Matthieu 1:6), ou de Nathan, comme le rapporte Luc (Luc 3:31). Cette divergence apparente entre les deux généalogies a souvent été perçue comme une contradiction.
Deutéronome 25.5-6 (Louis Segond S21) :
»*Lorsque des frères habiteront ensemble et que l'un d'eux mourra sans laisser d'enfant, la femme du défunt ne se mariera pas en dehors de la famille avec un étranger. C'est son beau-frère qui s'unira à elle, la prendra pour femme et l'épousera comme beau-frère.Le premier-né qu'elle mettra au monde succédera au frère mort et portera son nom, afin que ce nom ne soit pas effacé d'Israël.
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II
Cependant, l'article souligne qu'il est essentiel de comprendre les différents usages des généalogies dans le contexte biblique. Ces généalogies, loin d'être de simples relevés civils, servent à exprimer la continuité de la promesse messianique et l'enracinement dans la lignée de David. Le texte explore différentes hypothèses pour expliquer ces variations, telles que des mariages interlignées ou la possible existence de personnes différentes portant le même nom.
Luc 1.32-33 (Louis Segond S21) :
Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut, et le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David, son ancêtre.Il régnera sur la famille de Jacob éternellement, son règne n'aura pas de fin.»
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III
Finalement, l'auteur conclut que cette question se situe plutôt dans les limites actuelles de notre compréhension des usages généalogiques anciens que dans une incohérence biblique manifeste.
Les Sadducéens étaient un groupe aristocratique et sacerdotal du judaïsme antique (200 av. J.-C. – 70 ap. J.-C.), contrôlant le Temple de Jérusalem et le Sanhédrin. Ils acceptaient uniquement le Pentateuque, niaient la résurrection des morts et l'existence des anges. Présents quinze fois dans le Nouveau Testament, ils jouèrent un rôle clé dans la condamnation de Jésus, notamment à travers Caïphe et Anne. Leur disparition coïncide avec la destruction du Temple en 70 ap. J.-C.
Actes des apôtres 23.6 (Louis Segond S21) :
Sachant qu'une partie de l'assemblée était composée de sadducéens et l'autre de pharisiens, Paul s'écria dans le sanhédrin: «Mes frères, je suis pharisien, fils de pharisien. C'est à cause de l'espérance de la résurrection des morts que je suis mis en jugement.»
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Les Sadducéens constituaient l'un des groupes religieux et politiques les plus influents du judaïsme antique, actifs entre environ 200 av. J.-C. et 70 ap. J.-C. Leur nom dérive très probablement de Sadoq, grand prêtre sous les règnes de David et de Salomon, ce qui reflète leur ancrage profond dans la tradition sacerdotale d'Israël. Issus principalement de l'aristocratie sacerdotale, ils représentaient l'élite dirigeante du Temple de Jérusalem et exerçaient un contrôle déterminant sur le Sanhédrin, le conseil suprême juif. Sur le plan théologique, les Sadducéens se distinguaient par une approche strictement littérale et restrictive des Écritures. Ils ne reconnaissaient comme autoritatif que le Pentateuque, les cinq premiers livres de la Torah, rejetant catégoriquement les traditions orales que les Pharisiens considéraient comme partie intégrante de la Loi. Cette différence fondamentale engendrait des tensions doctrinales profondes entre ces deux courants majeurs du judaïsme. Parmi leurs croyances les plus caractéristiques figure le refus de la résurrection des morts.
Actes des apôtres 23.6 (Louis Segond S21) :
Sachant qu'une partie de l'assemblée était composée de sadducéens et l'autre de pharisiens, Paul s'écria dans le sanhédrin: «Mes frères, je suis pharisien, fils de pharisien. C'est à cause de l'espérance de la résurrection des morts que je suis mis en jugement.»
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II
Les Sadducéens n'admettaient aucune forme de vie après la mort, rejetant également l'existence des anges et de tout monde spirituel intermédiaire. Cette position les plaçait en opposition directe non seulement avec les Pharisiens, mais aussi avec les Esséniens, qui partageaient une vision eschatologique plus développée. Politiquement, les Sadducéens adoptaient une posture pragmatique vis-à-vis de l'occupation romaine. Leur collaboration avec les autorités romaines leur permettait de maintenir leur influence et leurs privilèges, notamment au sein du Sanhédrin. Cette attitude leur valait l'hostilité des Zélotes et des Sicaires, mouvements nationalistes qui les considéraient comme des traîtres collaborateurs. Leur éloignement du peuple ordinaire contrastait avec l'implantation populaire des Pharisiens. Dans le Nouveau Testament, les Sadducéens apparaissent à quinze reprises : dix fois dans les Évangiles synoptiques et cinq fois dans les Actes des Apôtres. Fait notable, les auteurs évangéliques les associent à cinq reprises aux Pharisiens, soulignant ainsi les alliances circonstancielles entre ces groupes habituellement opposés. Les relations des Sadducéens avec Jésus présentent un caractère particulier : contrairement aux Pharisiens, avec lesquels les tensions sont récurrentes et explicitement dénoncées, Jésus ne leur adresse jamais de reproches directs dans les récits évangéliques.
III
Leurs interactions avec Jésus portent principalement sur des questions doctrinales, notamment la célèbre confrontation sur la résurrection, dans laquelle ils tentent de piéger Jésus avec le cas hypothétique de la femme aux sept maris. Cette discussion illustre parfaitement leur scepticisme théologique fondamental concernant toute forme de vie future. Deux figures sadducéennes majeures jouent un rôle central dans le récit de la Passion : Caïphe et Anne, les Principaux Sacrificateurs. Ces deux personnages appartiennent au mouvement sadducéen et sont directement impliqués dans la condamnation de Jésus, ce qui confère à ce groupe une responsabilité historique et théologique particulièrement lourde dans la narration néotestamentaire. Dans les Actes des Apôtres, les Sadducéens apparaissent comme des adversaires actifs de la jeune Église chrétienne, notamment en raison de la proclamation de la résurrection de Jésus, doctrine qu'ils combattaient fondamentalement. L'apôtre Paul exploitera d'ailleurs habilement la division entre Pharisiens et Sadducéens lors de son procès devant le Sanhédrin, en se réclamant de la croyance en la résurrection des morts, provoquant ainsi une dispute entre ses juges (Actes 23,6). La destruction du Temple de Jérusalem en 70 ap. J.-C. par les Romains marqua la fin effective du mouvement sadducéen. Privés de leur base institutionnelle, le Temple et ses rites, et de leur rôle politique au sein du Sanhédrin, les Sadducéens disparurent progressivement de la scène historique, laissant le judaïsme rabbinique, héritier des Pharisiens, prendre le relais pour structurer la foi juive dans les siècles suivants.
Les livres apocryphes sont des écrits religieux exclus du canon biblique officiel. On distingue les apocryphes de l'Ancien Testament (Tobie, Judith, Maccabées, Siracide…), reconnus comme deutérocanoniques par les catholiques et orthodoxes, et ceux du Nouveau Testament (Évangile de Thomas, de Philippe, de Marie-Madeleine…), souvent à coloration gnostique. Leur étude éclaire l'histoire religieuse et les débats des premiers siècles chrétiens, sans pour autant les placer au niveau des Écritures canoniques.
Les livres apocryphes sont des écrits religieux qui occupent une place particulière dans l'histoire du christianisme et du judaïsme. Le terme 'apocryphe' provient du grec et signifie 'caché' ou 'secret', ce qui reflète bien la nature de ces textes qui ont été mis de côté lors de la constitution du canon biblique officiel. Bien qu'ils ne fassent pas partie de la Bible hébraïque ou du Nouveau Testament canonique, ces livres présentent un intérêt historique, théologique et littéraire indéniable. On distingue généralement deux grandes catégories d'apocryphes : ceux de l'Ancien Testament et ceux du Nouveau Testament. Les apocryphes de l'Ancien Testament, également appelés 'deutérocanoniques' dans les traditions catholique et orthodoxe, sont des livres qui figurent dans la Septante (traduction grecque de l'Ancien Testament) et dans la Vulgate latine, mais qui sont absents du canon hébraïque reconnu par le judaïsme rabbinique et les Églises protestantes. Parmi ces écrits, on trouve le livre de Tobie, qui raconte l'histoire d'un jeune homme guidé par l'ange Raphaël dans une quête visant à récupérer une fortune familiale et à guérir son père de la cécité. Ce récit met en avant des thèmes comme la fidélité à Dieu, la prière et la providence divine. Le livre de Judith, quant à lui, relate l'histoire courageuse d'une veuve juive qui parvient à sauver son peuple en séduisant puis en décapitant le général assyrien Holopherne, symbolisant ainsi la victoire de la foi sur la puissance militaire.
II
Les livres des Maccabées (1 et 2) offrent un témoignage précieux sur les révoltes juives contre l'oppression séleucide et sur le rôle de Judas Maccabée dans la résistance et la rédédicace du Temple de Jérusalem. La Sagesse de Salomon aborde des thèmes profonds tels que la justice divine et l'immortalité de l'âme, tandis que l'Ecclésiastique, ou livre de Siracide, propose des conseils pratiques sur la conduite morale et la foi. Enfin, le livre de Baruch, attribué au scribe du prophète Jérémie, contient des prières et des exhortations à la repentance adressées au peuple d'Israël en exil. Les apocryphes du Nouveau Testament constituent une catégorie distincte, regroupant des textes associés aux traditions chrétiennes primitives mais qui n'ont pas été retenus dans le canon néotestamentaire. L'Évangile de Thomas est l'un des plus célèbres : il rassemble 114 paroles attribuées à Jésus et présente souvent une coloration gnostique, insistant sur la connaissance intérieure comme voie de salut. L'Évangile de Philippe, également d'inspiration gnostique, explore des mystères sacrés et la relation spirituelle entre Jésus et Marie-Madeleine. Les Actes de Pierre relatent les miracles accomplis par l'apôtre Pierre ainsi que son martyre à Rome. L'Apocalypse de Pierre offre des visions détaillées du paradis et de l'enfer attribuées à cet apôtre.
III
L'Évangile de Marie-Madeleine, texte ésotérique, présente des enseignements mystiques de Jésus transmis par cette figure féminine importante. L'étude des livres apocryphes permet de mieux comprendre la diversité des courants religieux qui ont existé aux premiers siècles du christianisme et du judaïsme. Ces textes témoignent des débats théologiques, des spéculations spirituelles et des préoccupations pastorales de communautés qui ont cherché à exprimer leur foi de manières variées. Cependant, il est important de souligner que l'Église des premiers siècles a délibérément écarté ces écrits du canon officiel, notamment parce que certains d'entre eux véhiculaient des doctrines considérées comme hétérodoxes, voire incompatibles avec la foi apostolique authentique. Les récits apocryphes du Nouveau Testament en particulier relèvent souvent de l'imaginaire ou de la spéculation théologique, et ne peuvent être mis sur le même plan que les textes canoniques reconnus comme inspirés. Leur connaissance reste néanmoins utile pour distinguer clairement ce qui appartient au dépôt de la foi chrétienne de ce qui constitue une littérature religieuse périphérique, et pour mieux apprécier les critères qui ont présidé à la formation du canon biblique.
L'article explore la décision cruciale de suivre Jésus malgré les difficultés. Pierre choisit la voie de l'engagement profond en Jésus, privilégiant les valeurs éternelles sur les bénédictions matérielles immédiates, contrairement à d'autres qui abandonnent. Soulignant l'importance de choisir le chemin étroit menant à la vie éternelle, l'article nous incite à donner la priorité à Dieu pour réussir notre vie spirituelle et atteindre le véritable salut.
Matthieu 7.13-14 (Louis Segond S21) :
»Entrez par la porte étroite! En effet, large est la porte, spacieux le chemin menant à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là,mais étroite est la porte, resserré le chemin menant à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.
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L'article "Le grand choix de nos vies", issu de "Parole d'un Ami", décrit la profonde réflexion de l'apôtre Pierre face aux enseignements exigeants de Jésus. Alors que plusieurs disciples abandonnent le chemin du Christ, jugeant ses préceptes trop difficiles, Pierre reconnaît la valeur inestimable de la vie éternelle que le Messie offre. Là où certains cherchent des bénédictions matérielles et immédiates, Pierre perçoit un engagement plus profond, ancré dans la promesse du Royaume de Dieu.
Matthieu 16.26 (Louis Segond S21) :
Que servira-t-il à un homme de gagner le monde entier, s'il perd son âme? Ou que pourra donner un homme en échange de son âme?
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II
L'auteur souligne deux types d'adhésion à la foi : une superficielle, prête à laisser tomber face aux épreuves, et une autre, plus solide, qui comprend l'importance des valeurs éternelles. Par des références à l'Évangile selon Matthieu et Luc, l'article illustre le contraste entre ceux qui empruntent le chemin large de la facilité et ceux qui choisissent le chemin étroit menant à la vie éternelle. L'accent est mis sur le fait que la véritable réussite réside dans la priorité donnée à Dieu, plutôt qu'aux gains terrestres, comme le soulignent également les paroles de Salomon dans l'Ecclésiaste.
Matthieu 7.13-14 (Louis Segond S21) :
»Entrez par la porte étroite! En effet, large est la porte, spacieux le chemin menant à la perdition, et il y en a beaucoup qui entrent par là,mais étroite est la porte, resserré le chemin menant à la vie, et il y en a peu qui les trouvent.
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III
En essence, l'article appelle à choisir consciemment un engagement profond envers les principes du Christ, soulignant que seul ce chemin satisfait le besoin intrinsèque de l'homme pour le spirituel, garantissant ainsi une vie réussie et le salut de l'âme.
Dominique Lormier examine le verset Matthieu 7.8 qui invite à demander, chercher et frapper pour trouver des réponses spirituelles. Jésus offre une voie de salut, promettant que ceux qui cherchent sincèrement trouvent la paix et la réconciliation avec Dieu.
Ecclésiaste 3.11 (Louis Segond S21) :
Il fait toute chose belle au moment voulu. Il a même mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, même si l'homme ne peut pas comprendre l'œuvre que Dieu accomplit du début à la fin.
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Cet article de Dominique Lormier explore le message spirituel contenu dans le verset Matthieu 7.8, dans lequel Jésus affirme : 'Car quiconque demande reçoit, celui qui cherche trouve, et l'on ouvre à celui qui frappe'. Le texte souligne l'importance de comprendre ce verset dans son contexte spirituel et théologique. Selon l'auteur, Jésus s'adresse non seulement à ses disciples directs mais aussi à chaque être humain, touché par une voix intérieure qui pousse vers Dieu.
Luc 7.48 (Louis Segond S21) :
Et il dit à la femme: «Tes péchés sont pardonnés.»
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II
Cette voix est décrite par le Roi Salomon dans Ecclésiaste 3.11 et fait partie intégrante de chaque individu, les incitant à poursuivre l'idée de l'éternité et de la divinité. En explorant les concepts de demande, recherche et action, Lormier démontre que les efforts de foi et de prière sont essentiels pour aboutir à des résultats tangibles dans la quête spirituelle. Jésus est la 'porte' à laquelle on frappe, et par lui, l'homme peut retrouver la paix et la réconciliation originelle avec Dieu, un état perturbé par le péché.
Ecclésiaste 3.11 (Louis Segond S21) :
Il fait toute chose belle au moment voulu. Il a même mis dans leur cœur la pensée de l'éternité, même si l'homme ne peut pas comprendre l'œuvre que Dieu accomplit du début à la fin.
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III
L'article prétend que la quête de sens, de vérité, de paix et de salut est universelle, et Jésus propose des réponses à ces interrogations existentielles. Enfin, il est souligné que ceux qui acceptent Jésus comme Sauveur personnel reçoivent le pardon et la vie éternelle, recouvrant ainsi leur véritable essence spirituelle et communion avec le Créateur.
Jésus utilise le récit de la reine de Séba, qui a parcouru de longues distances pour écouter Salomon, pour critiquer ceux qui refusent de le reconnaître malgré ses enseignements et miracles.
Matthieu 12.42 (Louis Segond S21) :
Lors du jugement, la reine du Midi se lèvera avec cette génération et la condamnera, parce qu'elle est venue des extrémités de la terre pour entendre la sagesse de Salomon. Or, il y a ici plus que Salomon.
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L'article intitulé "PER125 - Le signe de la reine de Séba" se concentre sur l'évocation par Jésus de la reine de Séba dans Matthieu 12:42 et Luc 11:31. La reine, venue de loin pour écouter la sagesse de Salomon, symbolise ceux qui recherchent activement la vérité divine. Jésus compare cette quête à l'indifférence des Juifs de son époque, qui malgré les enseignements et signes miraculeux qu'il leur offre, choisissent de ne pas le reconnaître comme le Messie.
1 Rois 10.1-13 (Louis Segond S21) :
La reine de Séba apprit quelle était la réputation de Salomon, à la gloire de l'Eternel, et elle vint pour le mettre à l'épreuve par des énigmes.Elle arriva à Jérusalem avec une suite très nombreuse, avec des chameaux chargés d'aromates, d'or en très grande quantité et de pierres précieuses. Elle se rendit auprès de Salomon et lui exposa toutes ses réflexions.Salomon répondit à toutes ses questions; il n'y eut aucun mystère pour le roi: il lui expliqua tout.La reine de Séba vit toute la sagesse de Salomon, le palais qu'il avait construit,les plats servis à sa table, le lieu d'habitation de ses serviteurs, les fonctions et les tenues de ceux qui le servaient, ses responsables des boissons ainsi que les holocaustes qu'il offrait dans la maison de l'Eternel. Elle en eut le souffle coupéet dit au roi: «C'était donc vrai, ce que j'ai appris dans mon pays au sujet de ta situation et de ta sagesse!Je ne le croyais pas avant de venir et de le voir de mes yeux. Et l'on ne m'en avait même pas raconté la moitié! Tu as plus de sagesse et de prospérité que je ne l'avais appris par la rumeur.Heureux tes hommes, heureux tes serviteurs, puisqu'ils sont constamment devant toi et peuvent bénéficier de ta sagesse!Béni soit l'Eternel, ton Dieu, qui t'a choisi pour te placer sur le trône d'Israël! C'est parce que l'Eternel aime éternellement Israël qu'il t'a établi roi pour que tu exerces le droit et la justice.»Elle donna au roi plus de 3 tonnes et demie d'or, une très grande quantité d'aromates et des pierres précieuses. Il ne vint plus autant d'aromates que la reine de Séba en donna au roi Salomon.Les bateaux de Hiram qui rapportèrent de l'or d'Ophir ramenèrent aussi une grande quantité de bois de santal et des pierres précieuses.Avec ce bois de santal, le roi fit des balustrades pour la maison de l'Eternel et pour le palais royal, ainsi que des harpes et des luths pour les musiciens. Il ne vint plus de ce bois de santal et l'on n'en a plus vu jusqu'à aujourd'hui.Le roi Salomon donna à la reine de Séba tout ce qu'elle désira, ce qu'elle demanda. Il lui fit en outre des cadeaux dignes d'un roi tel que lui. Puis elle repartit et rentra dans son pays avec ses serviteurs.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Ce récit souligne une contradiction entre l'accueil réservé à Jésus par les foules enthousiastes et la résistance de certains, en particulier des pharisiens bien versés dans les Écritures. L'article souligne que la diligence de la reine de Séba, prête à parcourir de longues distances, sera utilisée lors du jugement final pour condamner l'incrédulité de la génération contemporaine de Jésus. Il s'agit d'un avertissement à toutes les générations sur l'importance de saisir les opportunités spirituelles divines quand elles se présentent.
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