-
ANN001
L’Évangile de Luc
L’Évangile selon Luc forme avec les Actes des Apôtres une œuvre en deux volumes consacrée aux origines du christianisme. Luc n’a pas été témoin direct du ministère de Jésus, mais il a fréquenté les apôtres et les responsables des premières communautés. Collaborateur de Paul, probablement grec et médecin, il apparaît comme un auteur cultivé et méthodique. Dans Luc 1.1-4, il explique avoir étudié les récits existants et les témoignages oculaires afin de proposer à Théophile un exposé ordonné et fiable. Son Évangile se distingue par son attention au contexte historique, au Saint-Esprit, à la prière, aux pauvres, aux femmes et aux personnes marginalisées. Son autorité repose sur son enquête, ses sources apostoliques et son insertion dans l’Église primitive.
2 Timothée 4.11 (Louis Segond S21) :Luc seul est avec moi. Prends Marc et amène-le avec toi, car il m'est utile pour le ministère.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Moyen Public : Intermediaire
ANN001L’Évangile de Luc
I L’annexe consacrée à l’Évangile de Luc présente l’auteur, sa méthode, son autorité et la place particulière de son œuvre dans le Nouveau Testament. Luc a rédigé deux livres complémentaires : l’Évangile selon Luc, consacré à la vie, au ministère, à la mort et à la résurrection de Jésus, puis les Actes des Apôtres, qui racontent les débuts de l’Église et la diffusion du message chrétien. Ensemble, ces deux ouvrages proposent une histoire suivie des origines du christianisme, depuis les événements entourant la naissance de Jésus jusqu’à l’expansion de l’Évangile dans le monde gréco-romain. Luc ne fait pas partie des Douze et ne prétend pas avoir été témoin direct du ministère terrestre de Jésus. Il se serait converti au christianisme peu après la résurrection et aurait fréquenté les apôtres ainsi que les principaux responsables des premières communautés. Dans un mouvement encore restreint, où les dirigeants se connaissaient, il pouvait recueillir des témoignages de première main et confronter les traditions disponibles. Son absence parmi les témoins initiaux n’affaiblit donc pas son travail : elle explique au contraire la méthode d’enquête qu’il expose avec précision au début de son Évangile. Le prologue de Luc 1.1-4 constitue une déclaration de méthode. L’auteur reconnaît que plusieurs récits avaient déjà été composés à partir des informations transmises par les témoins oculaires et les serviteurs de la Parole. Après avoir tout recherché avec exactitude depuis les origines, il choisit de présenter les événements d’une manière ordonnée. Son objectif est de permettre à Théophile de reconnaître la solidité de l’enseignement reçu.
Actes des apôtres 16.10-17 (Louis Segond S21) :Suite à cette vision de Paul, nous avons aussitôt cherché à nous rendre en Macédoine, concluant que le Seigneur nous appelait à y annoncer la bonne nouvelle.Après avoir embarqué à Troas, nous avons fait voile directement vers Samothrace, et le lendemain vers Néapolis.De là nous sommes allés à Philippes qui est la première ville du district de Macédoine et une colonie. Nous avons passé quelques jours dans la ville même.Le jour du sabbat, nous nous sommes rendus à l'extérieur de la ville, au bord d'une rivière où nous pensions trouver un lieu de prière. Nous nous sommes assis et avons parlé aux femmes qui étaient réunies.L'une d'elles s'appelait Lydie. C'était une marchande de pourpre originaire de la ville de Thyatire, qui craignait Dieu. Elle nous écoutait et le Seigneur a ouvert son cœur pour qu'elle soit attentive à ce que disait Paul.Après avoir été baptisée avec sa famille, elle nous a invités en disant: «Si vous me jugez fidèle au Seigneur, entrez dans ma maison et logez-y», et elle a fortement insisté pour que nous acceptions.Alors que nous nous rendions au lieu de prière, une jeune esclave qui avait un esprit de divination est venue à notre rencontre. Par ses prédictions, elle procurait un grand profit à ses maîtres.Elle s'est mise à nous suivre, Paul et nous, en criant: «Ces hommes sont les serviteurs du Dieu très-haut et ils nous annoncent le chemin du salut.»Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II L’Évangile ne se présente donc ni comme une improvisation ni comme une simple compilation, mais comme le résultat d’un travail documentaire, historique et théologique. L’annexe souligne également les indices permettant d’identifier Luc. Il est généralement considéré comme un non-Juif, probablement grec, en raison de sa langue, de son style recherché et de sa culture. Sa manière d’écrire révèle un intellectuel capable de manier les procédés historiographiques de son époque. Paul le désigne dans Colossiens 4.14 comme « le médecin bien-aimé ». Même si le statut des médecins du premier siècle ne correspond pas exactement à celui des praticiens modernes, les écrits de Luc témoignent d’un esprit attentif, instruit et sensible aux réalités humaines, notamment aux maladies, aux guérisons et aux personnes vulnérables. Luc apparaît aussi comme un collaborateur de Paul. Plusieurs passages des Actes utilisent la première personne du pluriel et suggèrent que l’auteur a accompagné l’apôtre durant certains voyages. Cette proximité lui donne accès à l’expérience missionnaire de Paul et aux responsables des Églises. Elle contribue à expliquer l’autorité avec laquelle il peut raconter la naissance du mouvement chrétien sans être lui-même apôtre. Son autorité repose sur ses recherches, ses contacts avec les témoins et son insertion dans le réseau apostolique.
Actes des apôtres 1.1-8 (Louis Segond S21) :Cher Théophile, dans mon premier livre, j'ai parlé de tout ce que Jésus a commencé de faire et d'enseignerjusqu'au jour où il a été enlevé au ciel après avoir donné ses ordres, par le Saint-Esprit, aux apôtres qu'il avait choisis.Après avoir souffert, il se présenta à eux vivant et leur en donna de nombreuses preuves: pendant 40 jours, il se montra à eux et parla de ce qui concerne le royaume de Dieu.Alors qu'il se trouvait en leur compagnie, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, «ce que je vous ai annoncé, leur dit-il,car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint-Esprit.»Alors que les apôtres étaient réunis, ils lui demandèrent: «Seigneur, est-ce à ce moment-là que tu rétabliras le royaume pour Israël?»Il leur répondit: «Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.Mais vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie et jusqu'aux extrémités de la terre.»Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.III Son Évangile se distingue de Matthieu et de Marc par son organisation et par certains récits qui lui sont propres. Luc accorde une grande attention aux circonstances historiques, aux personnages secondaires et aux événements précédant la naissance de Jésus. Il met particulièrement en valeur la prière, le Saint-Esprit, la joie, la repentance, le pardon et l’ouverture du salut à tous. Les femmes, les pauvres, les malades, les étrangers et les personnes marginalisées occupent une place importante dans sa narration. Cette orientation ne remplace pas l’histoire par la théologie : elle montre comment Luc interprète les événements comme l’accomplissement du dessein de Dieu. La relation entre l’Évangile et les Actes est essentielle. Le premier volume présente ce que Jésus commence à faire et à enseigner ; le second montre la poursuite de son œuvre par l’Esprit saint à travers les apôtres. Jérusalem constitue un pivot : Jésus y accomplit sa mission, puis le témoignage chrétien en repart pour atteindre la Judée, la Samarie et les nations. L’Évangile selon Luc apparaît ainsi comme l’œuvre d’un croyant cultivé, médecin, historien et collaborateur de Paul. Par une enquête rigoureuse et une rédaction ordonnée, Luc cherche à transmettre une connaissance fiable de Jésus et à affermir la foi de ses lecteurs. Son travail relie les témoins du ministère du Messie à la génération suivante et offre une vision cohérente des origines du christianisme et de la naissance de l’Église.
-
ANN009
Les recensements de Quirinus
L'article ANN009 examine la question des recensements de Quirinus mentionnés dans l'évangile de Luc (Lc 2,1-2) et leur apparent décalage avec le recensement historiquement attesté de 6 ap. J.-C. En s'appuyant sur des données épigraphiques (Lapis Tiburtinus), historiques et administratives romaines, l'auteur défend l'hypothèse de deux recensements distincts liés à Quirinus, permettant de réconcilier le récit lucanien avec les sources historiques classiques, dans le cadre d'une naissance de Jésus fixée à -2 av. J.-C.
Matthieu 2.1 (Louis Segond S21) :Jésus naquit à Bethléhem en Judée, à l'époque du roi Hérode. Or, des mages venus d'Orient arrivèrent à JérusalemTexte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Avance Public : Intermediaire
ANN009Les recensements de Quirinus
I L'article ANN009 traite de l'une des questions les plus débattues de la chronologie néotestamentaire : les recensements mentionnés dans les récits évangéliques, en particulier celui associé à Quirinus, gouverneur de Syrie. L'évangile selon Luc situe explicitement la naissance de Jésus dans le contexte d'un recensement ordonné sous l'autorité de Quirinus (Luc 2,1-2). Or, les sources historiques classiques, notamment Flavius Josèphe, attestent un recensement sous Quirinus en l'an 6 ap. J.-C., soit plusieurs années après la mort d'Hérode le Grand, sous le règne duquel Matthieu situe également la naissance de Jésus (Mt 2,1). Cette tension apparente constitue le cœur du problème historique et exégétique que l'article cherche à résoudre. L'étude adopte comme point de départ deux hypothèses chronologiques précises : la mort d'Hérode le Grand en -1 av. J.-C. et la naissance de Jésus en -2 av. J.-C. Dans ce cadre de référence, l'auteur réexamine les données disponibles en proposant l'hypothèse de deux recensements distincts liés à Quirinus, ce qui permettrait de réconcilier le témoignage lucanien avec les données historiques extérieures. La première partie de l'article analyse le témoignage de l'évangile de Luc.
Luc 2.1-2 (Louis Segond S21) :A cette époque-là parut un édit de l'empereur Auguste qui ordonnait le recensement de tout l'Empire.Ce premier recensement eut lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II Le passage Luc 2,1-2 insère la naissance de Jésus dans un cadre impérial structuré, soulignant à la fois l'universalité du décret augustéen et son inscription dans une réalité administrative concrète. L'auteur invite à une analyse approfondie plutôt qu'à une conclusion hâtive en termes d'incohérence entre les deux évangiles. La deuxième partie est consacrée aux données historiques relatives à Quirinus, Publius Sulpicius Quirinius. Le recensement de 6 ap. J.-C. est bien documenté et évoqué dans le Nouveau Testament en lien avec la révolte de Judas le Galiléen (Actes 5,37). Il correspond à l'intégration directe de la Judée dans l'administration romaine après la déposition d'Archelaüs. Toutefois, plusieurs éléments convergents suggèrent que Quirinus aurait exercé des responsabilités en Orient avant cette date. Sa carrière sous le règne d'Auguste inclut des campagnes militaires et des responsabilités prolongées dans la région. L'article met en avant plusieurs indices en faveur d'une implication antérieure de Quirinus : premièrement, le témoignage épigraphique du Lapis Tiburtinus, une inscription fragmentaire mentionnant un personnage ayant exercé à deux reprises des fonctions en Syrie, souvent identifié à Quirinus bien que cette identification reste discutée. Deuxièmement, les pratiques administratives romaines permettaient l'exercice d'autorités ponctuelles sans mandat officiel de gouverneur, notamment dans le cadre de missions fiscales ou politiques extraordinaires.
Actes des apôtres 5.37 (Louis Segond S21) :Après lui est apparu Judas le Galiléen, à l'époque du recensement, et il a attiré du monde à sa suite. Lui aussi est mort et tous ses partisans ont été dispersés.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.III Troisièmement, la complexité de l'administration romaine et le recours fréquent à des missions extraordinaires confiées à des personnalités de haut rang rendent plausible une mission antérieure de Quirinus en Orient. L'hypothèse centrale défendue est donc celle de deux recensements distincts : un premier, antérieur à 6 ap. J.-C., lors d'une mission de Quirinus en Orient sous une forme d'autorité ponctuelle ou extraordinaire, coïncidant avec la naissance de Jésus sous Hérode le Grand ; et un second, celui de 6 ap. J.-C., bien attesté historiquement. Cette double occurrence expliquerait la mention de Luc sans contredire les données historiques externes. L'article s'inscrit dans un ensemble plus large de ressources complémentaires, invitant le lecteur à consulter d'autres chapitres et annexes connexes portant sur le prophète Daniel, les 70 semaines de Daniel, la date exacte du décret, la date de naissance de Jésus, le calcul des dates de la vie du Messie, le calendrier juif et la tentation du Messie. Cette démarche interdisciplinaire, croisant exégèse biblique, histoire romaine et épigraphie, illustre la richesse des approches disponibles pour aborder les questions de chronologie néotestamentaire. L'auteur conclut que les éléments disponibles, pris conjointement, rendent plausible l'hypothèse d'un premier mandat ou d'une mission extraordinaire de Quirinus en Syrie avant le recensement officiellement attesté de 6 ap. J.-C., en cohérence avec le témoignage de Luc.
-
ANN112
La prophétie de Saint Malachie
Cet article explore la prophétie de Saint Malachie, prétendant prédire les 112 futurs papes. Bien que contestée, elle suscite un intérêt continu en raison de ses devises symboliques, publiées par le moine Arnold Wion. Elle soulève des débats sur son authenticité et son influence potentielle sur les élections papales.
Niveau : Moyen Public : Intermediaire
ANN112La prophétie de Saint Malachie
I L'article explore la prophétie de Saint Malachie, une série de devises latines prétendument révélées par l'archevêque irlandais Malachie d'Armagh en 1139, qui décriraient les futurs 112 papes de l'Église catholique. Bien que souvent référencée dans les médias et par les lecteurs de la Bible, cette prophétie n'est pas reconnue comme une partie des Écritures canoniques. L'article relate que les devises, supposées symboliques, sont publiées pour la première fois en 1595 par le moine bénédictin Arnold Wion. Malachie aurait reçu cette vision à Rome lors d'une visite au pape Innocent II.
II La prophétie refait surface périodiquement, surtout en périodes de trouble au sein de l'Église catholique. Bien qu'elle soit l'objet de nombreux débats sur son authenticité, certains les voient comme des tentatives d'influencer les élections papales. Exemples données incluent les références symboliques aux pontificats de Jean-Paul II et Benoît XVI. Les devises ont suscité diverses interprétations, soulignant les déclinaisons historiques de la doctrine et de la foi au sein de l'Église catholique.
III L'article aborde aussi des concepts comme la simonie, une pratique condamnable au sein de l'Église. L'intérêt pour cette prophétie réside dans sa pertinence continue, témoignant des crises et des intrigues papales. Les références historiques sont associées à des événements marquants de la vie des papes assignés, suscitant une curiosité continue pour ce texte énigmatique. La dissémination de ces informations via des ouvrages et articles continue de maintenir l'intérêt du public, malgré le manque de preuves quant à leur véracité historique.
-
APO001
Présence du Vivant au milieu des Eglises
Premier chapitre d'une étude de l'Apocalypse, cet article présente la datation du livre (vers 95 ap. J.-C. sous Domitien), l'identité de Jean comme auteur et son exil à Patmos. L'analyse exégétique d'Apocalypse 1 dévoile un Christ glorieux, souverain et présent au milieu de ses Églises, appelant les croyants à la fidélité dans la persécution.
Apocalypse 1.17-18 (Louis Segond S21) :Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa alors sa main droite sur moi en disant: «N'aie pas peur. Je suis le premier et le dernier,le vivant. J'étais mort et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Moyen Public : Intermediaire
APO001Présence du Vivant au milieu des Eglises
I Cet article, intitulé APO001 - Présence du Vivant au milieu des Églises, constitue le premier chapitre d'une étude approfondie du livre de l'Apocalypse. Il s'inscrit dans une démarche exégétique rigoureuse, visant à présenter ce livre prophétique non comme un texte ésotérique ou énigmatique, mais comme une révélation claire et encourageante destinée à des communautés chrétiennes réelles confrontées à la persécution et à l'incertitude. L'article s'articule autour de plusieurs axes majeurs. Premièrement, il aborde la question des dates de rédaction du livre de l'Apocalypse. La grande majorité des spécialistes s'accorde pour situer cette rédaction vers l'an 95 après J.-C., sous le règne de l'empereur romain Domitien (81-96). Cette datation s'appuie sur plusieurs éléments convergents : le contexte de persécution décrit dans le texte correspond à celui vécu sous Domitien, et le témoignage d'Irénée de Lyon au IIe siècle confirme que Jean reçut sa vision à Patmos à la fin du règne de cet empereur. Une datation alternative, autour des années 68-70 sous Néron, est évoquée mais demeure minoritaire parmi les chercheurs. Deuxièmement, l'article traite de l'identité et de l'âge de l'auteur.
Apocalypse 1.1-20 (Louis Segond S21) :Révélation de Jésus-Christ. Dieu la lui a donnée pour montrer à ses serviteurs ce qui doit arriver bientôt et l'a fait connaître en envoyant son ange à son serviteur Jean.Celui-ci l'a attesté, tout ce qu'il a vu est la parole de Dieu et le témoignage de Jésus-Christ.Heureux celui qui lit et ceux qui écoutent les paroles de la prophétie et gardent ce qui s'y trouve écrit, car le moment est proche!De la part de Jean aux sept Eglises qui sont en Asie: que la grâce et la paix vous soient données de la part de [Dieu,] celui qui est, qui était et qui vient, de la part des sept esprits qui sont devant son trôneet de la part de Jésus-Christ, le témoin fidèle, le premier-né d'entre les morts et le chef des rois de la terre! A celui qui nous aime, qui nous a lavés de nos péchés par son sanget qui a fait de nous un royaume, des prêtres pour Dieu son Père, à lui soient la gloire et la domination aux siècles des siècles! Amen!Le voici qui vient avec les nuées. Tout œil le verra, même ceux qui l'ont transpercé, et toutes les familles de la terre pleureront amèrement sur lui. Oui. Amen!«Je suis l'Alpha et l'Oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était et qui vient, le Tout-Puissant.»Moi Jean, votre frère et votre compagnon dans la persécution, le royaume et la persévérance en Jésus-Christ, j'étais dans l'île appelée Patmos à cause de la parole de Dieu et du témoignage de Jésus-Christ.Je fus saisi par l'Esprit le jour du Seigneur et j'entendis derrière moi une voix forte comme le son d'une trompette.Elle disait: «Ce que tu vois, écris-le dans un livre et envoie-le aux sept Eglises: à Ephèse, à Smyrne, à Pergame, à Thyatire, à Sardes, à Philadelphie et à Laodicée.»Je me retournai pour savoir quelle était la voix qui me parlait. M'étant donc retourné, je vis sept chandeliers d'or,et au milieu des [sept] chandeliers quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme. Il était habillé d'une longue robe et portait une écharpe en or sur la poitrine.Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige. Ses yeux étaient comme une flamme de feu,ses pieds étaient semblables à du bronze ardent, comme s'ils avaient été embrasés dans une fournaise, et sa voix ressemblait au bruit de grandes eaux.Il tenait dans sa main droite sept étoiles, de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans toute sa force.Quand je le vis, je tombai à ses pieds comme mort. Il posa alors sa main droite sur moi en disant: «N'aie pas peur. Je suis le premier et le dernier,le vivant. J'étais mort et voici, je suis vivant aux siècles des siècles. Je détiens les clés de la mort et du séjour des morts.Ecris donc ce que tu as vu, ce qui est et ce qui doit arriver ensuite.Quant au mystère des sept étoiles que tu as vues dans ma main droite et des sept chandeliers d'or, le voici: les sept étoiles sont les anges des sept Eglises et les sept chandeliers sont les sept Eglises.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II La tradition apostolique attribue l'ouvrage à Jean, fils de Zébédée, l'un des douze apôtres. Si Jean était adolescent lors du ministère de Jésus-Christ vers l'an 30, il aurait eu approximativement 85 à 90 ans au moment de la rédaction en l'an 95. Cette longévité exceptionnelle est confirmée par des Pères de l'Église tels que Justin Martyr et Irénée, qui attestent que Jean vécut jusqu'au début du règne de Trajan vers 98. D'autres hypothèses mentionnent Jean le Presbytre, un ancien de la communauté d'Éphèse, mais l'article retient la tradition apostolique comme interprétation principale. Le lieu de rédaction est l'île de Patmos, où Jean se trouvait en exil forcé. Troisièmement, l'article propose une analyse exégétique détaillée d'Apocalypse 1, versets 1 à 20. Ce passage fondamental révèle que l'Apocalypse est avant tout une révélation de Jésus-Christ lui-même, transmise de manière fiable à travers Jean et destinée à éclairer et fortifier les croyants. Jean se présente comme un témoin de ce qu'il a vu et invité les Églises à lire, écouter et garder ce message chargé de grâce et de paix.
Apocalypse 1.12-16 (Louis Segond S21) :Je me retournai pour savoir quelle était la voix qui me parlait. M'étant donc retourné, je vis sept chandeliers d'or,et au milieu des [sept] chandeliers quelqu'un qui ressemblait à un fils d'homme. Il était habillé d'une longue robe et portait une écharpe en or sur la poitrine.Sa tête et ses cheveux étaient blancs comme de la laine blanche, comme de la neige. Ses yeux étaient comme une flamme de feu,ses pieds étaient semblables à du bronze ardent, comme s'ils avaient été embrasés dans une fournaise, et sa voix ressemblait au bruit de grandes eaux.Il tenait dans sa main droite sept étoiles, de sa bouche sortait une épée aiguë à deux tranchants et son visage était comme le soleil lorsqu'il brille dans toute sa force.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.III La vision christologique centrale montre le Christ ressuscité marchant au milieu des sept chandeliers, symboles des sept Églises, apparaissant comme majestueux, pur, souverain et néanmoins proche de ses communautés. Sa victoire sur la mort et son autorité absolue constituent le cœur de cette révélation inaugurale. L'article insiste sur la dimension pastorale et pratique du livre de l'Apocalypse : loin d'être réservé aux spécialistes ou aux initiés, il s'adresse à des croyants ordinaires confrontés à des défis réels. Le message central est un appel à la fidélité, soutenu par la certitude de la présence active et victorieuse du Messie Jésus au milieu de son peuple. Plusieurs ressources complémentaires sont référencées dans l'article, notamment l'annexe sur l'inerrrance de la Bible (ANN105), le chapitre sur le prophète Daniel, l'explication des 70 semaines de Daniel (ANN067), le déroulement prophétique de la fin des temps (ANN101) et les signes annonçant le retour du Messie Jésus (ANN102). Le plan du livre s'appuie sur les commentaires de Scofield, offrant un cadre structuré pour l'étude de l'Apocalypse. Des compléments visuels tels que la localisation de l'île de Patmos et une comparaison entre les déportations de Daniel et de Jean enrichissent également le propos.