L'article traite de la traduction des Septante, une version grecque de la Bible hébraïque du 3ème siècle av. J.-C. pour les Juifs de langue grecque. Réalisée à Alexandrie, la Septante a largement influencé les premiers chrétiens. Elle inclut divers livres bibliques et a été initiée par le roi Ptolémée II.
L'article explorant la traduction des Septante commence par discuter de l'évolution des langues qui ont rendu certaines écritures anciennes inaccessibles au grand public. Il aborde la nécessité de traductions pour rendre ces textes sacrés accessibles, tout en soulignant que la première traduction significative était la Septante, une version grecque de la Bible hébraïque réalisée vers 270 av. J.-C. pour les Juifs de langue grecque d'Égypte.
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Beaucoup de Juifs de cette époque vivaient en dehors de la Palestine et utilisaient le grec comme langue vernaculaire. La Septante a été largement employée par les premiers chrétiens et a aussi influencé d'autres traductions bibliques. L'article détaille les différents livres traduits, tels que le Pentateuque, les Livres Historiques, les Livres Poétiques, et les Livres Prophétiques.
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De plus, il mentionne l'origine des manuscrits hébreux, le rôle d’Alexandrie et la demande royale de traduction.
L'article explore les codex bibliques, des manuscrits clés dans la préservation des textes bibliques. Il passe en revue des exemples importants de codex, leur impact sur la transmission des Écritures et l'absence d'informations historiques sur les premiers manuscrits.
Cet article explore l'histoire et la préservation des manuscrits bibliques par le biais de compilations manuscrites appelées codex. Un codex est un livre manuscrit composé de feuilles de parchemin, de vélin ou de papier, reliées ensemble. C'est le précurseur du livre moderne, facilitant la consultation des textes par rapport aux rouleaux.
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Les codex ont assuré la préservation des textes bibliques, les rendant accessibles à des générations ultérieures. Parmi les codex célèbres figurent le Codex Sinaiticus, le Codex Vaticanus, le Codex Alexandrinus, et d'autres manuscrits significatifs datant du IVe au XIIIe siècle, chacun fournissant des indices sur la transmission des Écritures. L'article poursuit en soulignant le rôle crucial de ces manuscrits dans le développement et la prolifération du christianisme, avec chaque communauté désirant posséder un exemplaire des Écritures.
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Il aborde également l'absence d'informations historiques entre la rédaction originale des textes et les manuscrits les plus anciens. Ce fossé crée un défi pour les chercheurs mais souligne également l'importance des codex pour notre compréhension actuelle des textes bibliques.
Les livres apocryphes sont des écrits religieux exclus du canon biblique officiel. On distingue les apocryphes de l'Ancien Testament (Tobie, Judith, Maccabées, Siracide…), reconnus comme deutérocanoniques par les catholiques et orthodoxes, et ceux du Nouveau Testament (Évangile de Thomas, de Philippe, de Marie-Madeleine…), souvent à coloration gnostique. Leur étude éclaire l'histoire religieuse et les débats des premiers siècles chrétiens, sans pour autant les placer au niveau des Écritures canoniques.
Les livres apocryphes sont des écrits religieux qui occupent une place particulière dans l'histoire du christianisme et du judaïsme. Le terme 'apocryphe' provient du grec et signifie 'caché' ou 'secret', ce qui reflète bien la nature de ces textes qui ont été mis de côté lors de la constitution du canon biblique officiel. Bien qu'ils ne fassent pas partie de la Bible hébraïque ou du Nouveau Testament canonique, ces livres présentent un intérêt historique, théologique et littéraire indéniable. On distingue généralement deux grandes catégories d'apocryphes : ceux de l'Ancien Testament et ceux du Nouveau Testament. Les apocryphes de l'Ancien Testament, également appelés 'deutérocanoniques' dans les traditions catholique et orthodoxe, sont des livres qui figurent dans la Septante (traduction grecque de l'Ancien Testament) et dans la Vulgate latine, mais qui sont absents du canon hébraïque reconnu par le judaïsme rabbinique et les Églises protestantes. Parmi ces écrits, on trouve le livre de Tobie, qui raconte l'histoire d'un jeune homme guidé par l'ange Raphaël dans une quête visant à récupérer une fortune familiale et à guérir son père de la cécité. Ce récit met en avant des thèmes comme la fidélité à Dieu, la prière et la providence divine. Le livre de Judith, quant à lui, relate l'histoire courageuse d'une veuve juive qui parvient à sauver son peuple en séduisant puis en décapitant le général assyrien Holopherne, symbolisant ainsi la victoire de la foi sur la puissance militaire.
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Les livres des Maccabées (1 et 2) offrent un témoignage précieux sur les révoltes juives contre l'oppression séleucide et sur le rôle de Judas Maccabée dans la résistance et la rédédicace du Temple de Jérusalem. La Sagesse de Salomon aborde des thèmes profonds tels que la justice divine et l'immortalité de l'âme, tandis que l'Ecclésiastique, ou livre de Siracide, propose des conseils pratiques sur la conduite morale et la foi. Enfin, le livre de Baruch, attribué au scribe du prophète Jérémie, contient des prières et des exhortations à la repentance adressées au peuple d'Israël en exil. Les apocryphes du Nouveau Testament constituent une catégorie distincte, regroupant des textes associés aux traditions chrétiennes primitives mais qui n'ont pas été retenus dans le canon néotestamentaire. L'Évangile de Thomas est l'un des plus célèbres : il rassemble 114 paroles attribuées à Jésus et présente souvent une coloration gnostique, insistant sur la connaissance intérieure comme voie de salut. L'Évangile de Philippe, également d'inspiration gnostique, explore des mystères sacrés et la relation spirituelle entre Jésus et Marie-Madeleine. Les Actes de Pierre relatent les miracles accomplis par l'apôtre Pierre ainsi que son martyre à Rome. L'Apocalypse de Pierre offre des visions détaillées du paradis et de l'enfer attribuées à cet apôtre.
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L'Évangile de Marie-Madeleine, texte ésotérique, présente des enseignements mystiques de Jésus transmis par cette figure féminine importante. L'étude des livres apocryphes permet de mieux comprendre la diversité des courants religieux qui ont existé aux premiers siècles du christianisme et du judaïsme. Ces textes témoignent des débats théologiques, des spéculations spirituelles et des préoccupations pastorales de communautés qui ont cherché à exprimer leur foi de manières variées. Cependant, il est important de souligner que l'Église des premiers siècles a délibérément écarté ces écrits du canon officiel, notamment parce que certains d'entre eux véhiculaient des doctrines considérées comme hétérodoxes, voire incompatibles avec la foi apostolique authentique. Les récits apocryphes du Nouveau Testament en particulier relèvent souvent de l'imaginaire ou de la spéculation théologique, et ne peuvent être mis sur le même plan que les textes canoniques reconnus comme inspirés. Leur connaissance reste néanmoins utile pour distinguer clairement ce qui appartient au dépôt de la foi chrétienne de ce qui constitue une littérature religieuse périphérique, et pour mieux apprécier les critères qui ont présidé à la formation du canon biblique.
Le Codex Sinaiticus est un manuscrit biblique grec datant du IVe siècle, découvert au monastère Sainte-Catherine du Sinaï par Tischendorf en 1844. Il contient l'intégralité du Nouveau Testament, une grande partie de l'Ancien Testament en grec (Septante), ainsi que l'Épître de Barnabé et le Pasteur d'Hermas. Texte de type alexandrin, il est crucial pour la critique textuelle. Réparti entre la British Library, Saint-Pétersbourg, Leipzig et le Sinaï, il est entièrement numérisé et consultable en ligne.
Le Codex Sinaiticus est l'un des manuscrits bibliques les plus anciens, les plus complets et les plus précieux qui nous soient parvenus. Rédigé en grec, il est daté approximativement entre 325 et 360 après Jésus-Christ, ce qui en fait un témoin exceptionnel des textes chrétiens primitifs, produit à une époque charnière pour l'histoire du christianisme, soit peu après le concile de Nicée et sous l'influence de l'empire romain christianisé. Sa découverte constitue l'une des aventures les plus remarquables de l'archéologie biblique du XIXe siècle. C'est le bibliste et philologue allemand Constantin von Tischendorf qui mit au jour ce trésor lors de ses visites au monastère Sainte-Catherine, situé au pied du mont Sinaï, en Égypte. Lors de sa première visite en 1844, Tischendorf repéra des feuillets du manuscrit qui étaient sur le point d'être brûlés pour alimenter les fours du monastère. Il en récupéra une partie, et lors de visites ultérieures, notamment en 1859, il parvint à obtenir l'intégralité du codex, qu'il remit au tsar de Russie Alexandre II, protecteur de l'Église orthodoxe. Du point de vue de sa composition, le Codex Sinaiticus est d'une richesse extraordinaire. Il contient l'intégralité du Nouveau Testament en grec, ce qui est en soi exceptionnel pour un manuscrit de cette époque. Il inclut également une grande partie de l'Ancien Testament dans sa version grecque, la Septante, ainsi que deux textes deutérocanoniques ou apocryphes : l'Épître de Barnabé et le Pasteur d'Hermas.
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Ces derniers textes, bien qu'ils ne fassent pas partie du canon biblique définitif, témoignent de leur importance dans les premières communautés chrétiennes et de la fluidité du canon à cette période. Sur le plan textuel, le Codex Sinaiticus appartient à la famille des textes dits alexandrins, réputés pour leur fidélité aux manuscrits originaux. Cette classification le rend particulièrement précieux pour la critique textuelle, une discipline qui vise à reconstituer le texte biblique le plus proche possible des écrits originaux à partir de la comparaison entre différents manuscrits. Son ancienneté et son état de conservation font du Sinaiticus une référence incontournable pour les exégètes, les théologiens et les historiens du christianisme. L'état de conservation du manuscrit est remarquable. Contrairement à de nombreux codices antiques qui ne nous sont parvenus que de manière fragmentaire, le Sinaiticus a survécu dans une forme presque intégrale, permettant une étude approfondie et continue. Cela en fait l'un des rares manuscrits bibliques à offrir une vue d'ensemble cohérente du texte chrétien au IVe siècle. Aujourd'hui, le Codex Sinaiticus est dispersé entre quatre institutions de renom. La plus grande partie est conservée à la British Library de Londres, qui en est la gardienne principale depuis son acquisition en 1933.
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D'autres feuillets sont détenus par la Bibliothèque nationale russe à Saint-Pétersbourg, héritage de la remise à la cour impériale russe. L'Université de Leipzig conserve les feuillets récupérés lors de la première visite de Tischendorf en 1844. Enfin, le monastère Sainte-Catherine du Sinaï, lieu de sa découverte, en préserve également une portion significative. Afin de rendre ce patrimoine accessible au plus grand nombre, un ambitieux projet international de numérisation a été lancé en 2005. Grâce à ce projet, le Codex Sinaiticus est désormais consultable en ligne en haute définition sur le site dédié codexsinaiticus.org, avec des traductions disponibles en plusieurs langues. Cette initiative représente une avancée majeure pour la recherche académique et pour tous ceux qui souhaitent explorer les fondements textuels de la Bible chrétienne. En résumé, le Codex Sinaiticus est bien plus qu'un simple manuscrit ancien. Il est une fenêtre ouverte sur les origines du christianisme, sur la transmission des Écritures et sur la manière dont les premières communautés chrétiennes percevaient et organisaient leur corpus sacré. Son étude continue d'alimenter la réflexion théologique, historique et philologique, faisant de lui un monument incontournable du patrimoine religieux et culturel de l'humanité.
Le Codex Vaticanus, daté entre 300 et 325 après J.-C., est l'un des plus anciens manuscrits bibliques complets en grec. Conservé à la Bibliothèque apostolique vaticane à Rome, il contient l'Ancien et le Nouveau Testament, ainsi que l'Épître de Barnabé et le Pasteur d'Hermas. De type alexandrin, il est très proche des textes originaux et constitue une référence majeure pour la critique textuelle. Numérisé en 2019, il est désormais accessible en ligne à tous les chercheurs.
Le Codex Vaticanus est l'un des manuscrits bibliques les plus anciens et les plus précieux qui nous soit parvenu. Daté approximativement entre 300 et 325 après Jésus-Christ, il représente un témoignage exceptionnel de la transmission des textes sacrés chrétiens au cours des premiers siècles de l'ère chrétienne. Son existence et sa conservation constituent un événement majeur dans l'histoire de la critique textuelle biblique. Sur le plan historique, le Codex Vaticanus est rédigé en grec et constitue ce que les spécialistes appellent un texte de type alexandrin. Cette caractéristique est fondamentale : le type alexandrin est généralement considéré comme l'un des plus fidèles aux manuscrits originaux, car il provient d'une tradition de copie rigoureuse associée à la ville d'Alexandrie en Égypte, grand centre intellectuel et théologique de l'Antiquité. Cette proximité supposée avec les textes originaux confère au Codex Vaticanus une autorité et une valeur inestimables pour les chercheurs et les théologiens. Du point de vue de sa composition, le codex est remarquablement complet. Il contient l'intégralité du texte de la Bible chrétienne en grec, couvrant à la fois l'Ancien Testament — sous sa forme grecque connue sous le nom de Septante — et le Nouveau Testament. À cela s'ajoutent des textes supplémentaires qui reflètent la diversité de la littérature chrétienne primitive, notamment l'Épître de Barnabé et le Pasteur d'Hermas. Ces deux textes, bien que non canoniques dans la tradition chrétienne majoritaire, étaient lus et respectés dans certaines communautés chrétiennes des premiers siècles, ce qui témoigne de la richesse et de la complexité du christianisme naissant.
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La conservation du Codex Vaticanus est elle-même une histoire remarquable. Le manuscrit est conservé depuis des siècles à la Bibliothèque apostolique vaticane, à Rome, d'où il tire son nom. Cette institution, l'une des plus anciennes et des plus prestigieuses bibliothèques du monde, abrite de nombreux trésors intellectuels et spirituels de l'humanité. Le fait que ce codex ait pu traverser les siècles sans être détruit, perdu ou dégradé de manière irrémédiable est en soi un miracle de l'histoire. Il est en effet l'un des rares manuscrits bibliques anciens à avoir été conservé dans son intégralité. Une étape décisive dans l'histoire du codex survient en 2019, lorsque le manuscrit est numérisé et rendu accessible en ligne. Cette initiative représente une démocratisation sans précédent de l'accès à ce document exceptionnel. Auparavant réservé à un cercle restreint de chercheurs autorisés à consulter l'original, le Codex Vaticanus devient désormais consultable par n'importe quel chercheur, étudiant ou amateur passionné dans le monde entier. Cette ouverture numérique marque une révolution dans les études bibliques et manuscrites. L'importance du Codex Vaticanus pour la critique textuelle est difficile à surestimer.
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La critique textuelle est la discipline qui vise à reconstituer le texte original des Écritures en comparant les différents manuscrits disponibles. Dans ce cadre, le Codex Vaticanus constitue l'une des sources de référence les plus importantes. Chaque variante textuelle qu'il présente, chaque différence avec d'autres manuscrits comme le Codex Sinaiticus ou le Codex Alexandrinus, est étudiée avec la plus grande attention par les spécialistes. Ces comparaisons permettent de mieux comprendre l'histoire de la transmission des textes bibliques, les erreurs éventuelles de copistes, les corrections intentionnelles et l'évolution de la tradition manuscrite. En résumé, le Codex Vaticanus est bien plus qu'un simple manuscrit ancien. Il constitue une fenêtre ouverte sur les premiers siècles du christianisme, sur la manière dont les communautés chrétiennes primitives ont conservé, copié et transmis leurs textes sacrés. Il est à la fois un objet d'étude pour les historiens, un outil indispensable pour les spécialistes de la critique textuelle et un témoignage vivant de la foi des premières générations chrétiennes. Sa numérisation en 2019 a ouvert une nouvelle ère dans son étude et sa diffusion, permettant à un public mondial d'accéder à ce patrimoine spirituel et intellectuel exceptionnel.
Le papyrus Nash est un ensemble de quatre fragments de papyrus hébreux datant d'environ 150 à 100 avant J.-C., acquis en Égypte en 1898 et conservés à Cambridge. Il contient les Dix Commandements, combinant Exode 20 et Deutéronome 5, ainsi que le début du Shema Israël. Avant les manuscrits de Qumrân, il était le plus ancien manuscrit biblique hébreu connu, et reste un témoignage précieux de la transmission des Écritures.
Deutéronome 5.6-21 (Louis Segond S21) :
»‘*Je suis l'Eternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir d'Egypte, de la maison d'esclavage.»Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi.»Tu ne te feras pas de sculpture sacrée ni aucune représentation de ce qui est en haut dans le ciel, en bas sur la terre et dans l'eau plus bas que la terre.»Tu ne te prosterneras pas devant ces choses et tu ne les serviras pas, car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. Je punis la faute des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me détestent,et j'agis avec bonté jusqu'à 1000 générations envers ceux qui m'aiment et qui respectent mes commandements.»Tu n'utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.»Respecte le jour du repos en en faisant un jour saint comme l'Eternel, ton Dieu, te l'a ordonné.Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l'étranger qui habite chez toi, afin que ton esclave et ta servante se reposent comme toi.Tu te souviendras que tu as été esclave en Egypte et que l'Eternel, ton Dieu, t'en a fait sortir avec puissance et force. Voilà pourquoi l'Eternel, ton Dieu, t'a ordonné de respecter le jour du repos.»*Honore ton père et ta mère comme l'Eternel, ton Dieu, te l'a ordonné, afin de vivre longtemps et d'être heureux dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.»Tu ne commettras pas de meurtre.»Tu ne commettras pas d'adultère.»Tu ne commettras pas de vol.»Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.»Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain; tu ne désireras pas la maison de ton prochain, ni son champ, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni quoi que ce soit qui lui appartienne.’
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Le papyrus Nash est l'un des documents manuscrits hébreux les plus anciens jamais découverts, constituant ainsi un témoignage exceptionnel de la transmission des textes bibliques à travers les siècles. Il s'agit d'un ensemble de quatre fragments de papyrus acquis en Égypte en 1898 par W. L. Nash, secrétaire de la Society of Biblical Archaeology, institution britannique dédiée à l'étude des antiquités bibliques. Ce document est aujourd'hui conservé et exposé à la Bibliothèque de l'Université de Cambridge, où il demeure accessible aux chercheurs et spécialistes du monde entier. Sur le plan chronologique, les fragments sont datés d'environ 150 à 100 avant Jésus-Christ, ce qui en fait un témoin précieux de la période du Second Temple. Il est intéressant de noter que lors de leur première description par l'érudit Stanley A. Cook en 1903, ces fragments avaient été initialement attribués au IIe siècle après J.-C., une datation bien plus tardive qui fut ultérieurement corrigée grâce aux progrès des méthodes paléographiques et des études comparatives des manuscrits anciens.
Deutéronome 5.6-21 (Louis Segond S21) :
»‘*Je suis l'Eternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir d'Egypte, de la maison d'esclavage.»Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi.»Tu ne te feras pas de sculpture sacrée ni aucune représentation de ce qui est en haut dans le ciel, en bas sur la terre et dans l'eau plus bas que la terre.»Tu ne te prosterneras pas devant ces choses et tu ne les serviras pas, car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. Je punis la faute des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et à la quatrième génération de ceux qui me détestent,et j'agis avec bonté jusqu'à 1000 générations envers ceux qui m'aiment et qui respectent mes commandements.»Tu n'utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.»Respecte le jour du repos en en faisant un jour saint comme l'Eternel, ton Dieu, te l'a ordonné.Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bœuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l'étranger qui habite chez toi, afin que ton esclave et ta servante se reposent comme toi.Tu te souviendras que tu as été esclave en Egypte et que l'Eternel, ton Dieu, t'en a fait sortir avec puissance et force. Voilà pourquoi l'Eternel, ton Dieu, t'a ordonné de respecter le jour du repos.»*Honore ton père et ta mère comme l'Eternel, ton Dieu, te l'a ordonné, afin de vivre longtemps et d'être heureux dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.»Tu ne commettras pas de meurtre.»Tu ne commettras pas d'adultère.»Tu ne commettras pas de vol.»Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.»Tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain; tu ne désireras pas la maison de ton prochain, ni son champ, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni quoi que ce soit qui lui appartienne.’
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Du point de vue de sa composition, le papyrus Nash se présente sous la forme d'un document long de vingt-quatre lignes, rédigé en hébreu, avec quelques lettres manquantes sur chacun des bords, probablement du fait de l'usure naturelle du matériau au fil du temps. Le contenu textuel est d'une importance capitale : il comprend les Dix Commandements, également appelés le Décalogue, suivis du début de la célèbre prière Shema Israël, l'une des prières fondamentales du judaïsme, tirée du livre du Deutéronome et proclamant l'unicité de Dieu. Ce qui rend le papyrus Nash particulièrement fascinant sur le plan textuel, c'est qu'il ne reproduit pas fidèlement un seul passage scripturaire, mais combine des éléments provenant de deux sources distinctes de la Torah. En effet, le texte des Dix Commandements qu'il contient mêle des extraits de l'Exode 20.2-17 avec des parties du Deutéronome 5.6-21, les deux grandes versions du Décalogue présentes dans la Bible hébraïque. Cette combinaison suggère que le papyrus Nash n'était pas un simple manuscrit de copie scripturaire, mais peut-être un document liturgique ou catéchétique destiné à la prière ou à l'enseignement religieux. Un autre aspect remarquable du document réside dans ses variantes textuelles. Certaines des substitutions ou modifications présentes dans le papyrus Nash se retrouvent également dans la Septante, c'est-à-dire la traduction grecque de la Bible hébraïque réalisée à Alexandrie. Ces parallèles sont précieux pour les spécialistes de la critique textuelle, car ils permettent de mieux comprendre la diversité des formes textuelles qui circulaient avant la standardisation du texte massorétique.
Exode 20.2-17 (Louis Segond S21) :
«Je suis l'Eternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir d'Egypte, de la maison d'esclavage.»Tu n'auras pas d'autres dieux devant moi.»Tu ne te feras pas de sculpture sacrée ni de représentation de ce qui est en haut dans le ciel, en bas sur la terre et dans l'eau plus bas que la terre.Tu ne te prosterneras pas devant elles et tu ne les serviras pas, car moi, l'Eternel, ton Dieu, je suis un Dieu jaloux. Je punis la faute des pères sur les enfants jusqu'à la troisième et la quatrième génération de ceux qui me détestent,et j'agis avec bonté jusqu'à 1000 générations envers ceux qui m'aiment et qui respectent mes commandements.»Tu n'utiliseras pas le nom de l'Eternel, ton Dieu, à la légère, car l'Eternel ne laissera pas impuni celui qui utilisera son nom à la légère.»Souviens-toi de faire du jour du repos un jour saint.Pendant 6 jours, tu travailleras et tu feras tout ce que tu dois faire.Mais le septième jour est le jour du repos de l'Eternel, ton Dieu. Tu ne feras aucun travail, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton esclave, ni ta servante, ni ton bétail, ni l'étranger qui habite chez toi.En effet, en 6 jours l'Eternel *a fait le ciel, la terre, la mer et tout ce qui s'y trouve, et *il s'est reposé le septième jour. Voilà pourquoi l'Eternel a béni le jour du repos et en a fait un jour saint.*»Honore ton père et ta mère afin de vivre longtemps dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.»Tu ne commettras pas de meurtre.»Tu ne commettras pas d'adultère.»Tu ne commettras pas de vol.»Tu ne porteras pas de faux témoignage contre ton prochain.»Tu ne convoiteras pas la maison de ton prochain; tu ne convoiteras pas la femme de ton prochain, ni son esclave, ni sa servante, ni son bœuf, ni son âne, ni quoi que ce soit qui lui appartienne.»
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
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Quant à l'origine géographique du papyrus, elle demeure incertaine, bien que les spécialistes s'accordent à penser qu'il provient vraisemblablement de la région du Fayoum, en Égypte. Cette hypothèse est renforcée par une curiosité textuelle notable : l'omission de l'expression « maison de servitude » pour désigner l'Égypte dans le texte des Dix Commandements. Cette absence pourrait en effet indiquer que le rédacteur du papyrus, vivant en territoire égyptien, a délibérément ou inconsciemment évité cette formule négative à l'égard du pays dans lequel il résidait. Au-delà de son intérêt paléographique, le papyrus Nash revêt une importance théologique et historique considérable. Avant la découverte des manuscrits de la mer Morte à Qumrân à partir de 1947, il était considéré comme le plus ancien manuscrit hébreu biblique connu. Il constitue ainsi un maillon essentiel dans la chaîne de transmission des Écritures, illustrant la fidélité avec laquelle les communautés juives ont préservé leurs textes sacrés à travers les siècles et les migrations. Son étude continue d'alimenter les recherches en histoire du texte biblique, en paléographie hébraïque et en histoire du judaïsme du Second Temple.
La Vulgate est une traduction latine de la Bible réalisée par saint Jérôme à la fin du IVe siècle, sur demande du pape Damase Ier. Traduite principalement depuis l'hébreu pour l'Ancien Testament et révisée depuis le grec pour le Nouveau Testament, elle devint la version standard de l'Église catholique romaine pendant plus de mille ans. Le Concile de Trente en fit officiellement l'édition authentique au XVIe siècle. Son influence sur la culture, la théologie et la liturgie occidentales est considérable.
La Vulgate est l'une des traductions bibliques les plus importantes de l'histoire chrétienne. Il s'agit d'une version latine de la Bible réalisée principalement par saint Jérôme à la fin du IVe siècle, sur demande expresse du pape Damase Ier. Cette traduction a joué un rôle central dans l'unification doctrinale et liturgique de l'Église catholique romaine pendant plus d'un millénaire. L'origine de la Vulgate remonte à l'année 382, lorsque le pape Damase Ier confia à saint Jérôme la mission de réviser les anciennes traductions latines des Écritures, connues sous le nom de Vetus Latina. Ces traductions antérieures étaient nombreuses, disparates et de qualité inégale, ce qui créait des difficultés pour l'Église dans sa mission d'enseignement et de liturgie. Il fallait donc une version unifiée, fiable et accessible en latin, langue commune de l'Occident chrétien de l'époque. Saint Jérôme, érudit reconnu et maîtrisant l'hébreu, le grec et le latin, était particulièrement bien placé pour accomplir cette tâche monumentale. Pour l'Ancien Testament, il fit le choix audacieux de traduire directement depuis l'hébreu, s'écartant ainsi de la pratique courante qui consistait à s'appuyer sur la Septante, la version grecque de l'Ancien Testament largement utilisée dans les communautés chrétiennes. Cette approche lui valut certaines critiques de ses contemporains, dont saint Augustin, qui craignaient que l'abandon de la Septante ne crée de divisions avec les Églises d'Orient.
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Néanmoins, Jérôme maintint sa démarche philologique rigoureuse, convaincue qu'une traduction fidèle à l'hébreu original était indispensable. Pour certains livres deutérocanoniques, il s'appuya toutefois sur la Septante. Concernant le Nouveau Testament, Jérôme procéda à une révision des traductions latines existantes en les comparant avec les manuscrits grecs disponibles, sans en proposer une retraduction complète. Le terme « Vulgate » vient du latin « vulgata », signifiant « répandue » ou « commune », reflétant ainsi sa vocation à être la Bible du peuple chrétien occidental. Au fil des siècles, la Vulgate s'imposa progressivement comme la référence canonique de l'Église d'Occident, supplantant les versions antérieures et devenant le texte de base pour la théologie, la liturgie, l'enseignement et la prédication. Son importance fut solennellement réaffirmée au XVIe siècle lors du Concile de Trente (1545-1563), en réponse à la Réforme protestante. Le concile décréta que la Vulgate était l'édition authentique et officielle de la Bible pour l'Église catholique romaine, lui conférant ainsi une autorité canonique formelle. Cette décision eut des répercussions importantes sur le débat théologique de l'époque, notamment face aux humanistes et réformateurs qui prônaient un retour aux textes originaux en hébreu et en grec. L'héritage de la Vulgate est considérable.
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Sur le plan culturel et littéraire, elle a profondément influencé la langue latine médiévale, la théologie scolastique, la liturgie catholique et même les langues vernaculaires européennes, dont beaucoup ont puisé dans la Vulgate pour leurs propres traductions bibliques. Des œuvres majeures de la littérature occidentale, de la philosophie et de l'art ont été nourries par le vocabulaire et les images de cette traduction. Au XXe siècle, l'Église catholique a entrepris une révision de la Vulgate, connue sous le nom de Nova Vulgata, promulguée officiellement en 1979 sous le pontificat de Jean-Paul II. Cette version révisée tient compte des avancées de la critique textuelle et des découvertes archéologiques comme les manuscrits de la mer Morte. Elle constitue aujourd'hui le texte latin officiel de référence pour la liturgie et les documents officiels de l'Église catholique. En conclusion, la Vulgate demeure un monument incontournable de l'histoire biblique et chrétienne. Fruit du travail acharné de saint Jérôme, elle a traversé les siècles en structurant la foi, la liturgie et la pensée théologique de l'Occident chrétien. Son étude reste indispensable pour quiconque souhaite comprendre l'histoire de la transmission et de la réception de la Bible dans la tradition catholique.
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