Cet article explore les relations tendues entre Jésus, sa famille et les autorités religieuses, en se basant principalement sur l'Évangile selon Marc. Tout en décrivant la perception initialement sceptique de sa famille, il souligne la dynamique avec les pharisiens et la conversion ultérieure de certains membres de sa famille après la résurrection.
Marc 3.20-21 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent à la maison, et la foule se rassembla de nouveau, de sorte qu'ils ne pouvaient même pas prendre leur repas.Lorsqu'ils l'apprirent, les membres de la famille de Jésus vinrent pour s'emparer de lui, car ils disaient: «Il a perdu la raison.»
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L'article intitulé "PER120 - Le témoignage de la famille du Messie Jésus" explore les interactions complexes entre Jésus, sa famille et les autorités religieuses de son époque. En se concentrant principalement sur le rôle de la famille de Jésus, notamment à travers le prisme de l'Évangile selon Marc, l'article examine la perception que certains membres de sa famille avaient de lui, le considérant comme mentalement instable. Cette perception pourrait avoir été influencée par les pressions externes exercées par les pharisiens, qui cherchaient à discréditer Jésus en raison de sa popularité croissante auprès des foules.
Marc 3.20-21 (Louis Segond S21) :
Ils se rendirent à la maison, et la foule se rassembla de nouveau, de sorte qu'ils ne pouvaient même pas prendre leur repas.Lorsqu'ils l'apprirent, les membres de la famille de Jésus vinrent pour s'emparer de lui, car ils disaient: «Il a perdu la raison.»
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II
Le texte se déroule principalement à Capernaüm, en Galilée, où Jésus résidait temporairement. Le contexte historique et religieux décrit dans l'article souligne la tension entre les adeptes de Jésus et les autorités juives, et l'article suggère que la famille de Jésus, bien que préoccupée par sa sécurité, était partagée entre compréhension et crainte des représailles. Les références à l'Évangile de Marc 3:20-21 mettent en lumière l'idée que la famille a envisagé d'intervenir pour ramener Jésus à Nazareth, probablement pour le protéger des critiques ou manigances des pharisiens.
III
L'article évoque également la conversion éventuelle de certains demi-frères de Jésus après sa résurrection, illustrant une évolution de leur perception sur la mission de Jésus. Ce texte s'inscrit dans une série de réflexions sur le ministère de Jésus, leur impact sur sa famille et la manière dont la foi chrétienne interprète ces événements traduisant à la fois hésitations humaines et accomplissement divin.
Cet article discute la guérison du paralytique de Bethesda par Jésus, qui illustre la compassion et l'autorité divine de Jésus. Le miracle, survenant un jour de sabbat, incite au conflit avec les autorités juives rigides sur les lois du sabbat. Jésus, par cet acte, souligne l'importance de la foi, de la guérison spirituelle et de la rédemption au-delà des restrictions légales.
Jean 5.1-15 (Louis Segond S21) :
Après cela, il y eut une fête juive et Jésus monta à Jérusalem.Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.Sous ces portiques un grand nombre de malades étaient couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouvement de l'eau,][car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau; et le premier qui descendait dans l'eau après qu'elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa maladie.]Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans.Jésus le vit couché et, sachant qu'il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?»L'infirme lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi.»«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.»Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C'est le sabbat; il ne t'est pas permis de porter ton brancard.»Il leur répondit: «Celui qui m'a guéri m'a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’»Ils lui demandèrent: «Qui est l'homme qui t'a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?»Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui était à cet endroit.Quelque temps plus tard, Jésus le retrouva dans le temple et lui dit: «Te voilà guéri. Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire.»Cet homme s'en alla annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.
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L'article porte sur la guérison miraculeuse du paralytique de Bethesda par Jésus, tel que relaté dans Jean 5:1-15. La scène se déroule à Jérusalem, près de la porte des Brebis, où se trouve une piscine connue pour ses propriétés curatives miraculeuses lors de l'agitation de l'eau par un ange. Jésus, manifestant sa compassion, s'approche d'un homme paralysé depuis trente-huit ans et lui demande s'il souhaite être guéri. Le paralytique, n'ayant personne pour le plonger dans la piscine, se voit ordonner par Jésus de se lever, prendre son lit et marcher, ce qu'il fait immédiatement.
Jean 5.1-15 (Louis Segond S21) :
Après cela, il y eut une fête juive et Jésus monta à Jérusalem.Or à Jérusalem, près de la porte des brebis, il y a une piscine qui s'appelle en hébreu Béthesda et qui a cinq portiques.Sous ces portiques un grand nombre de malades étaient couchés: des aveugles, des boiteux, des paralysés; [ils attendaient le mouvement de l'eau,][car un ange descendait de temps en temps dans la piscine et agitait l'eau; et le premier qui descendait dans l'eau après qu'elle avait été agitée était guéri, quelle que soit sa maladie.]Là se trouvait un homme infirme depuis 38 ans.Jésus le vit couché et, sachant qu'il était malade depuis longtemps, il lui dit: «Veux-tu être guéri?»L'infirme lui répondit: «Seigneur, je n'ai personne pour me plonger dans la piscine quand l'eau est agitée, et pendant que j'y vais, un autre descend avant moi.»«Lève-toi, lui dit Jésus, prends ton brancard et marche.»Aussitôt cet homme fut guéri; il prit son brancard et se mit à marcher.C'était un jour de sabbat. Les Juifs dirent donc à celui qui avait été guéri: «C'est le sabbat; il ne t'est pas permis de porter ton brancard.»Il leur répondit: «Celui qui m'a guéri m'a dit: ‘Prends ton brancard et marche.’»Ils lui demandèrent: «Qui est l'homme qui t'a dit: ‘Prends [ton brancard] et marche’?»Mais celui qui avait été guéri ne savait pas qui c'était, car Jésus avait disparu dans la foule qui était à cet endroit.Quelque temps plus tard, Jésus le retrouva dans le temple et lui dit: «Te voilà guéri. Ne pèche plus, de peur qu'il ne t'arrive quelque chose de pire.»Cet homme s'en alla annoncer aux Juifs que c'était Jésus qui l'avait guéri.
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II
Ce miracle, survenant un jour de sabbat, attire l'attention des autorités juives qui désapprouvent l'acte de porter son lit ce jour-là. Interrogé, l'homme indique que c'est Jésus qui l'a guéri, ce qui intensifie les tensions entre Jésus et les autorités juives. Plus tard, Jésus le retrouve et lui conseille de ne plus pécher, soulignant ainsi l'importance d'une transformation non seulement physique mais aussi spirituelle. L'article analyse ensuite la signification de cet événement, mettant en lumière la compassion de Jésus, son pouvoir divin de guérison, et le conflit avec les traditions religieuses.
III
La tension entre la loi du sabbat et l'autorité de Jésus souligne un aspect central de sa mission : la rédemption et la guérison spirituelle au-delà des restrictions légales. Cet épisode démontre l'autorité de Jésus sur les maladies et met en lumière les enjeux spirituels de sa mission sur terre, tout en encourageant à une introspection sur la foi et la transformation personnelle exigée par un tel miracle.
L'article explore le miracle de Jésus guérissant un homme à la main desséchée, illustrant sa confrontation avec les Pharisiens sur le sens du sabbat. Les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc relatent chacun cet événement avec des nuances, soulignant la compassion de Jésus et la rigidité des autorités religieuses.
Luc 6.6-11 (Louis Segond S21) :
Un autre jour de sabbat, Jésus entra dans la synagogue et se mit à enseigner. Là se trouvait un homme dont la main droite était paralysée.Les spécialistes de la loi et les pharisiens observaient Jésus pour voir s'il ferait une guérison le jour du sabbat, afin d'avoir un motif pour l'accuser.Mais Jésus connaissait leurs pensées et il dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi et tiens-toi là au milieu.» Il se leva et se tint debout.Jésus leur dit: «Je vous demande s'il est permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer.»Alors il promena son regard sur eux tous et dit à l'homme: «Tends ta main.» Il le fit et sa main fut guérie, [elle fut saine comme l'autre].Ils furent remplis de fureur et se consultèrent pour savoir ce qu'ils feraient à Jésus.
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L'article discute du miracle de la guérison de l'homme à la main desséchée, un événement relaté dans les Évangiles de Matthieu, Marc et Luc. Ce récit met en lumière la confrontation entre Jésus et les Pharisiens concernant le respect du sabbat. Jésus, entrant dans une synagogue le jour du sabbat, guérit un homme dont la main était paralysée, malgré la surveillance des Pharisiens cherchant à l'accuser de violer le sabbat.
Matthieu 12.9-13 (Louis Segond S21) :
Jésus partit de là et entra dans la synagogue.Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée. Ils demandèrent à Jésus: «Est-il permis de faire une guérison le jour du sabbat?» C'était afin de pouvoir l'accuser.Il leur répondit: «Lequel de vous, s'il n'a qu'une brebis et qu'elle tombe dans un trou le jour du sabbat, n'ira pas la retirer de là?Or, un homme vaut beaucoup plus qu'une brebis! Il est donc permis de faire du bien les jours de sabbat.»Alors il dit à l'homme: «Tends la main.» Il la tendit, et elle devint saine [comme l'autre].
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II
Face à leur question concernant la légalité de guérir ce jour-là, Jésus rétorque en soulignant la priorité du bien futur sur des règles mot à mot. Matthieu, Marc et Luc apportent chacun une perspective légèrement différente sur l'événement. Matthieu présente l'idée que bienfaisance est permise le jour du sabbat, Marc accentue la dramatique confrontation, et Luc met en avant la connaissance intuitive de Jésus des intentions des Pharisiens.
Marc 3.1-6 (Louis Segond S21) :
Jésus entra de nouveau dans la synagogue. Il s'y trouvait un homme qui avait la main paralysée.Ils observaient Jésus pour voir s'il le guérirait le jour du sabbat: c'était afin de pouvoir l'accuser.Jésus dit à l'homme qui avait la main paralysée: «Lève-toi, là au milieu.»Puis il leur dit: «Est-il permis, le jour du sabbat, de faire du bien ou de faire du mal, de sauver une personne ou de la tuer?» Mais ils gardèrent le silence.Alors il promena sur eux un regard de colère et, peiné de l'endurcissement de leur cœur, il dit à l'homme: «Tends ta main.» Il la tendit, et sa main fut guérie.Les pharisiens sortirent et tinrent aussitôt conseil avec les hérodiens sur les moyens de le faire mourir.
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III
Tous les textes montrent un Messie engagé à sauver et faire le bien, remettant en question les traditions rigides et provoquant la colère et le complot des autorités religieuses.
La péricope 112 analyse le départ itinérant de Jésus vers les villes et villages de Galilée (Mt 11.1), situé en mai-juin 31. Contrairement à Jean le Baptiste qui restait fixe, Jésus parcourait activement la région pour annoncer le Royaume des Cieux, guidé par le Saint-Esprit, afin d'atteindre même les plus démunis qui ne pouvaient se déplacer jusqu'à lui.
Matthieu 11.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
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La péricope 112, intitulée 'Le départ du Messie Jésus vers d'autres villes', s'inscrit dans la série synoptique de l'œuvre de Schilo et constitue un épisode charnière dans la chronologie du ministère public de Jésus-Christ. Situé entre la péricope 111 relatant la résurrection du fils de la veuve de Naïm et la péricope 113 portant sur la question de Jean le Baptiste, cet article traite d'un verset unique extrait de l'Évangile de Matthieu (Matthieu 11.1), volontairement isolé de son contexte immédiat pour mettre en lumière une réalité ministérielle fondamentale : le déplacement itinérant du Messie à travers la région de Galilée. D'un point de vue chronologique, les auteurs situent cet événement en mai ou juin de l'an 31 de notre ère, avant l'arrivée des grandes chaleurs estivales, dans la région de Galilée. La note géographique précise qu'après son passage à Naïm, Jésus a parcouru l'ensemble de la région avant de retourner à Capernaüm, sa base d'opérations habituelle durant cette période de son ministère. L'analyse théologique développée dans cet article met en évidence une caractéristique essentielle du ministère de Jésus-Christ : son caractère proactif et itinérant. Contrairement à une posture passive qui consisterait à attendre que les foules viennent à lui — ce qu'elles faisaient déjà en grand nombre — Jésus choisit de se déplacer activement vers les villes et les villages de la région pour y annoncer la bonne nouvelle du Royaume des Cieux.
Matthieu 11.1 (Louis Segond S21) :
Lorsque Jésus eut fini de donner ses instructions à ses douze disciples, il partit de là pour enseigner et prêcher dans leurs villes.
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II
Ce comportement illustre une démarche missionnaire délibérée et structurée, qui ne se limite pas aux centres névralgiques de population mais qui s'étend jusqu'aux communautés les plus périphériques. Un parallèle significatif est établi avec le ministère de Jean le Baptiste, qui, lui, était demeuré stationnaire, opérant depuis des lieux fixes comme Béthanie au-delà du Jourdain ou Énon, dictés par la nécessité de disposer d'eau en abondance pour les baptêmes. Ce contraste révèle deux approches radicalement différentes du service de Dieu : l'une centrée sur un lieu géographique déterminé par des contraintes rituelles, l'autre animée par une dynamique de mouvement et de rencontre active avec les populations. Les auteurs avancent une interprétation pneumatologique de ce comportement missionnaire : Jésus était guidé par le Saint-Esprit dans ces déplacements. Cette motivation spirituelle profonde répond à une préoccupation d'équité et d'inclusivité sociale. En effet, tous les habitants de la région ne pouvaient pas se permettre d'interrompre leur activité professionnelle ou économique pour se rendre jusqu'à Jésus.
III
Les plus pauvres, les travailleurs, ceux dont les obligations quotidiennes ne leur laissaient aucune liberté de déplacement, auraient été exclus du message du Royaume si Jésus n'était pas venu à eux. Son choix de voyager reflète donc une préoccupation pastorale pour les plus démunis et les plus marginalisés. L'article souligne également que ces voyages en Galilée ne constituent pas des événements isolés, mais s'inscrivent dans un schéma récurrent du ministère de Jésus : une fois l'hiver terminé et avec le retour de la belle saison, il organisait des tournées missionnaires accompagné de ses disciples et des femmes qui assuraient la logistique du groupe. Cette organisation révèle une structure de mission intentionnelle, planifiée selon les saisons, et témoigne de la dimension collective et communautaire du mouvement messianique autour de Jésus. Des annexes complémentaires sont proposées au lecteur pour approfondir la compréhension du contexte : l'annexe ANN021 sur les appels des disciples et l'annexe ANN022 sur le choix des disciples permettent de mieux situer le cercle de compagnons qui accompagnait Jésus lors de ces déplacements. En définitive, cette péricope, bien que fondée sur un seul verset biblique, offre une réflexion riche sur la nature du ministère messianique : un ministère en mouvement, guidé par l'Esprit, soucieux d'atteindre tous les hommes et toutes les femmes sans distinction, et qui constitue un modèle pour toute démarche missionnaire authentique.
Emprisonné, Jean le Baptiste envoie ses disciples demander à Jésus s'il est bien le Messie attendu. Jésus répond par ses actes — guérisons, résurrections, annonce aux pauvres — en s'appuyant sur Ésaïe 35.5. L'article analyse la divergence entre les deux ministères, la logique rédactionnelle de Matthieu et le sous-entendu christologique puissant contenu dans la référence prophétique : Jésus est Dieu venant sauver son peuple (És 35.4).
Matthieu 11.18 (Louis Segond S21) :
En effet, Jean est venu, il ne mange pas et ne boit pas, et l'on dit: ‘Il a un démon.’
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La péricope 113 traite de l'un des épisodes les plus significatifs et théologiquement riches des évangiles synoptiques : la question que Jean le Baptiste, depuis sa prison, adresse à Jésus par l'intermédiaire de ses disciples. Cet événement est rapporté par Matthieu (11.2-6) et Luc (7.18-23), et se situe chronologiquement en mai ou juin de l'an 31, à Capernaüm, après le retour de Jésus dans cette ville où il prononce un discours important. La situation de départ est paradoxale et interpellante : Jean le Baptiste, celui-là même qui avait reconnu et proclamé Jésus comme 'l'Agneau de Dieu' (Jean 1.29) lors de son baptême, exprime depuis sa prison une interrogation fondamentale sur l'identité messianique de Jésus. Cette question — 'Es-tu celui qui doit venir, ou devons-nous en attendre un autre ?' — peut sembler surprenante de la part d'un homme qui avait eu une révélation directe sur Jésus. L'article propose une clé de lecture essentielle pour comprendre cette apparente contradiction : Jean le Baptiste avait des attentes messianiques précises, liées à l'avènement immédiat du Royaume de Dieu, et le comportement de Jésus — ses associations, sa manière d'être avec les gens — ne correspondait pas au schéma attendu. L'article met en lumière la divergence fondamentale entre les deux ministères : celui de Jean, austère et prophétique, annonçant le jugement et la repentance, et celui de Jésus, tourné vers la miséricorde, la guérison et l'accueil des pécheurs. Jésus lui-même est conscient de cette disparité et la mentionnera devant les pharisiens (Matthieu 11.18).
Matthieu 11.18 (Louis Segond S21) :
En effet, Jean est venu, il ne mange pas et ne boit pas, et l'on dit: ‘Il a un démon.’
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II
Cette tension ministerielle est au cœur de nombreuses interrogations de l'époque, non seulement pour Jean et ses disciples, mais aussi pour la foule et les pharisiens. Face à cette question, Jésus ne répond pas de manière abstraite ou doctrinale : il répond par ses actes. Il guérit les aveugles, les lépreux, les boiteux, les sourds, il ressuscite les morts et proclame l'Évangile aux pauvres. Cette réponse en actes constitue une démonstration messianique concrète et s'ancre délibérément dans la prophétie d'Ésaïe 35.5, texte bien connu à cette époque, qui décrit précisément ces signes comme marqueurs de l'intervention divine. L'article aborde également une question chronologique et rédactionnelle intéressante concernant la structure narrative de Matthieu. En effet, Matthieu cite des guérisons — du lépreux (Mt 8.1-4), du paralytique ou infirme (Mt 8.5-13), des deux aveugles (Mt 9.27-31), et du sourd-muet (Mt 9.32-33) — qui semblent avoir été rassemblées thématiquement plutôt que strictement chronologiquement pour appuyer la réponse de Jésus à Jean. Cette démarche rédactionnelle révèle une intentionnalité théologique de Matthieu, qui structure son récit pour démontrer point par point l'accomplissement de la prophétie d'Ésaïe 35.5.
Matthieu 9.27-31 (Louis Segond S21) :
Quand Jésus partit de là, il fut suivi par deux aveugles qui criaient: «Aie pitié de nous, Fils de David!»Lorsqu'il fut arrivé à la maison, les aveugles s'approchèrent de lui et Jésus leur dit: «Croyez-vous que je puisse faire cela?» «Oui, Seigneur», lui répondirent-ils.Alors il toucha leurs yeux en disant: «Soyez traités conformément à votre foi»,et leurs yeux s'ouvrirent. Jésus leur recommanda avec sévérité: «Faites bien attention que personne ne le sache!»mais, à peine sortis, ils parlèrent de lui dans toute la région.
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III
Cela explique également pourquoi la résurrection du fils de la veuve de Naïm, pourtant miracle spectaculaire rapporté par Luc juste avant cet épisode, n'est pas mentionnée dans la liste des signes : elle ne figure pas dans le passage précis d'Ésaïe 35.5 auquel Jésus fait explicitement référence. Mais l'aspect le plus profond et le plus suggestif de l'analyse réside dans ce que la réponse de Jésus ne dit pas explicitement, mais que tout auditeur de l'époque, et Jean le Baptiste en particulier, pouvait saisir immédiatement : le verset précédant Ésaïe 35.5, c'est-à-dire Ésaïe 35.3-4, annonce que Dieu lui-même viendra sauver son peuple. En citant Ésaïe 35.5, Jésus implique donc qu'il est celui dont parle Ésaïe 35.4 : Dieu venant en personne pour le salut. C'est une affirmation christologique d'une densité remarquable, exprimée de manière voilée mais parfaitement lisible pour qui connaît les Écritures. Ainsi, Jean le Baptiste, grand connaisseur des prophètes, est pleinement capable de saisir la portée totale de cette réponse. Bien que les Évangiles ne documentent pas la réaction de Jean, l'article conclut que cette réponse messianique ne pouvait que confirmer et affermir la foi de Jean en Jésus comme le Messie annoncé par les Écritures, apportant à la fois satisfaction et joie à ce grand prophète emprisonné. La péricope s'inscrit dans le cadre de la synopse et renvoie aux annexes ANN003, ANN021 et ANN022 pour un approfondissement du ministère de Jean et des appels des disciples.
À Capharnaüm, Jésus accepte l'invitation d'un pharisien nommé Simon. Pendant le repas, une femme pécheresse oint ses pieds de larmes et de parfum. Face au mépris de Simon, Jésus énonce une parabole sur le pardon et déclare la femme sauvée par sa foi. Cet épisode, rapporté uniquement par Luc (7,36-50), illustre l'opposition entre l'orgueil religieux des pharisiens et l'humilité repentante qui ouvre au salut.
Luc 7.39 (Louis Segond S21) :
Quand le pharisien qui avait invité Jésus vit cela, il se dit en lui-même: «Si cet homme était prophète, il saurait qui est celle qui le touche et de quel genre de femme il s'agit, il saurait que c'est une pécheresse.»
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La péricope 117 relate un épisode fondamental du ministère de Jésus le Messie, unique dans les évangiles synoptiques puisque seul Luc en fait mention (Luc 7,36-50). Cet événement se déroule à Capharnaüm en Galilée, au mois de juillet de l'an 31, entre la deuxième et la troisième fête de Pâque. Il ne faut pas confondre cet épisode avec celui où Marie de Béthanie oint les pieds de Jésus (PER275), une distinction que l'annexe ANN088 développe en détail. Le récit met en scène un repas chez Simon, un pharisien, auquel Jésus a été convié. D'emblée, le contexte est porteur de tensions : Jésus sait que cette invitation ne sera pas un moment de repos ou de convivialité simple. En acceptant de partager la table d'un pharisien, il entre dans un espace où règnent les jugements, la hiérarchie sociale et la rigidité religieuse. Le cœur du récit repose sur une opposition saisissante entre deux personnages aux antipodes de la société juive de l'époque. D'un côté, Simon, homme cultivé, instruit, religieux, notable et probablement aisé, représentant du parti pharisien et donc enseignant de la loi de Moïse. De l'autre, une femme anonyme, connue pour sa vie dissolue et sa réputation de prostituée, sans instruction, sans religion, sans ressources.
Luc 7.44-46 (Louis Segond S21) :
Puis il se tourna vers la femme et dit à Simon: «Tu vois cette femme? Je suis entré dans ta maison et tu ne m'as pas donné d'eau pour me laver les pieds; mais elle, elle les a mouillés de ses larmes et les a essuyés avec ses cheveux.Tu ne m'as pas donné de baiser; mais elle, depuis que je suis entré, elle n'a pas cessé de m'embrasser les pieds.Tu n'as pas versé d'huile sur ma tête; mais elle, elle a versé du parfum sur mes pieds.
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II
Cette opposition est voulue par Luc pour illustrer une vérité spirituelle profonde sur la grâce, le pardon et la repentance. Lors du repas, qui se tient dans une cour intérieure selon la tradition juive de l'époque — un espace semi-public où des observateurs extérieurs pouvaient assister sans être invités à manger —, cette femme fait son entrée. Elle s'approche discrètement de Jésus et lave ses pieds de ses larmes, les essuie de ses cheveux et les oint de parfum. Ce geste, profondément humble et chargé d'émotion, représente un acte de repentance et d'adoration sincère. Si ce comportement intrigue Simon, c'est parce qu'il y voit immédiatement la confirmation de ses doutes sur Jésus : un vrai prophète, selon lui, aurait reconnu qui était cette femme et l'aurait repoussée. Mais Luc souligne ici trois attitudes révélatrices de l'état d'esprit pharisien que Simon incarne : le mépris envers la femme (Luc 7,39), le mépris envers Jésus lui-même (Luc 7,39), et un manque flagrant de respect envers son propre invité (Luc 7,44-46), n'ayant pas offert à Jésus les gestes d'accueil élémentaires que la femme, elle, a amplement compensés. Face à cette situation, Jésus prend la parole publiquement et énonce une parabole sur deux débiteurs — l'un devant cinq cents deniers, l'autre cinquante — tous deux remis de leur dette par leur créancier. Il interroge Simon : lequel des deux aimera davantage le créancier ? Simon répond correctement que c'est celui à qui l'on a remis le plus.
Luc 7.39 (Louis Segond S21) :
Quand le pharisien qui avait invité Jésus vit cela, il se dit en lui-même: «Si cet homme était prophète, il saurait qui est celle qui le touche et de quel genre de femme il s'agit, il saurait que c'est une pécheresse.»
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III
Jésus applique alors cette parabole à la situation présente : la femme, consciente de la profondeur de ses péchés, a aimé en proportion de la grandeur du pardon qu'elle espérait recevoir, tandis que Simon, se croyant juste, n'a manifesté que peu d'amour. La conclusion est théologiquement puissante : Jésus annonce à la femme que ses péchés lui sont pardonnés, et que sa foi l'a sauvée. Elle repart avec le pardon de ses nombreux péchés et le salut de son âme. Simon, qui possédait tout aux yeux du monde, repart sans rien avoir reçu de spirituel. Cette inversion des valeurs est au cœur du message évangélique : ce sont les humbles, les repentants et ceux qui reconnaissent leur besoin de grâce qui accèdent au salut, non ceux qui se croient justes par leurs œuvres ou leur statut religieux. L'article souligne également que l'attitude de Simon n'est pas un cas isolé mais reflète l'état d'esprit général de la majorité des pharisiens de l'époque, qui se considéraient supérieurs au peuple et refusaient de reconnaître Jésus comme le Messie. La notion de repentance avait cessé d'exister parmi eux, engoncés dans leur autosuffisance spirituelle.
Cet article explore l'enseignement de Jésus sur les esprits impurs, mettant en avant l'importance d'une véritable conversion et la présence du Saint-Esprit pour éviter une rechute spirituelle après la délivrance.
Luc 4.41 (Louis Segond S21) :
Des démons aussi sortirent de beaucoup de personnes en criant et en disant: «Tu es [le Messie,] le Fils de Dieu.» Mais il les reprenait sévèrement et ne leur permettait pas de parler, parce qu'ils savaient qu'il était le Messie.
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L'article "PER126 - Les esprits impurs" aborde la question des esprits impurs selon les évangiles, notamment à travers les textes de Matthieu 12.43-45 et Luc 11.24-26. Le Messie Jésus livre un enseignement sur ces esprits, expliquant la dynamique spirituelle impliquée lorsqu'une personne est libérée d'un démon. L'article souligne que ces récupérations ne sont que temporaires, car les esprits cherchent à revenir, rendant ainsi la conversion et la présence du Saint-Esprit essentielles pour éviter la rechute.
Luc 8.2 (Louis Segond S21) :
avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies: Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons,
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II
Le texte illustre également comment la religion traditionnelle, qui se contente de rituels superficiels de purification, est insuffisante sans une véritable conversion. En se basant sur des exemples scripturaires, l'article met en garde la génération actuelle contre l'incrédulité et le rejet du plan de salut divin offert par le Messie Jésus. Il conclut que les individus doivent pleinement accueillir le Saint-Esprit afin de se protéger contre les influences démoniaques.
Cet article analyse un incident rapporté par Luc où une femme exprime son admiration pour Jésus, mettant ainsi en lumière le changement social de l'époque. Jésus répond en soulignant l'importance de ceux qui écoutent et appliquent ses enseignements, transcendant les liens familiaux traditionnels.
Luc 11.27-28 (Louis Segond S21) :
Jésus parlait encore quand une femme se mit à lui dire, du milieu de la foule: «Heureux le ventre qui t'a porté! Heureux les seins qui t'ont allaité!»Il répondit: «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent!»
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L'article 'PER127 - Une femme interrompt le Messie Jésus' explore un épisode unique rapporté exclusivement par l'Évangile de Luc. Dans ce passage, pendant un discours public du Messie Jésus, une femme, impressionnée par ses enseignements, s'exprime avec enthousiasme, affirmant que Marie, la mère de Jésus, doit se sentir honorée. Ceci est notable car, à l'époque, les débats religieux étaient réservés aux hommes, et les femmes étaient souvent réduites à des rôles subordonnés.
Luc 11.27-28 (Louis Segond S21) :
Jésus parlait encore quand une femme se mit à lui dire, du milieu de la foule: «Heureux le ventre qui t'a porté! Heureux les seins qui t'ont allaité!»Il répondit: «Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent!»
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II
L'intervention de la femme est perçue par Luc comme emblématique d'un changement social et religieux majeur. Jésus, dans sa réponse, redéfinit ce qu'est le véritable bonheur, au-delà des liens familiaux. Il met l'accent sur ceux qui écoutent et appliquent ses enseignements, soulignant que l'engagement spirituel et la pratique des principes de l'Évangile sont plus significatifs que les relations de sang.
Luc 8.19-21 (Louis Segond S21) :
La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver, mais ils ne pouvaient pas l'approcher à cause de la foule.On lui dit: «Ta mère et tes frères sont dehors et ils désirent te voir.»Mais il répondit: «Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la mettent en pratique.»
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III
L'article fournit également des références à d'autres passages bibliques comme Luc 8:19-21, qui illustrent ce concept. Il explore comment les lecteurs peuvent tirer des leçons en identifiant la primauté de l'application vivante de la parole de Dieu par rapport à la seule parenté biologique.
Cet article explore la question posée par Pierre sur l'audience des paraboles de Jésus. Situé près de Capernaüm, il souligne les difficultés des disciples à saisir les enseignements, mettant en lumière l'enjeu de comprendre le message universel du royaume de Dieu. Luc est le seul évangéliste à noter cette intervention spécifique de Pierre.
Luc 12.41 (Louis Segond S21) :
Pierre lui dit: «Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou bien à tout le monde?»
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L'article intitulé 'La question de Pierre' explore un passage biblique où l'apôtre Pierre s'interroge sur l'application des enseignements de Jésus. Ce texte, qui se situe près de Capernaüm en Galilée à l'automne de l'an 31, aborde les difficultés des disciples à comprendre les messages du Messie, mettant en lumière les préoccupations de Pierre quant à savoir si les paraboles de Jésus sont destinées seulement aux apôtres ou à un public plus large. Cette question reflète une recherche de clarification, soulignant la pertinence de la question au vu de la diversité de l'audience présente.
Luc 12.41 (Louis Segond S21) :
Pierre lui dit: «Seigneur, est-ce à nous que tu adresses cette parabole, ou bien à tout le monde?»
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II
Jésus, bien qu'il ne donne pas une réponse immédiate, avait déjà jeté des indices en encourageant la quête du Royaume de Dieu, suggérant que ceux qui ne placent pas cette quête au cœur de leur existence n'en bénéficieront pas. Par l'ajout d'une nouvelle parabole, Jésus cherche à élargir la compréhension des enseignements à tous les fidèles, y compris ceux qui se considèrent en dehors du cercle immédiat des disciples. Cette narration reflète la tension entre une élite spirituelle et le grand nombre, tout en introduisant un horizon eschatologique universel pour l'Église.
III
En parallèle, les annexes suggérées offrent une plongée plus en profondeur dans la compréhension prophétique du retour du Messie Jésus, les signes avant-coureurs de ce retour ainsi que les paraboles précédentes. Notons qu'ici, seul l'Évangile de Luc consigne cette question particulière de Pierre, soulignant l'importance de chercher au-delà des évidences immédiates dans les enseignements du Christ. Cet article, faisant partie d'une série synoptique comprenant une transition entre Pâques, est conçu pour une lecture attentive visant à élucider les enjeux théologiques plus larges de ces échanges entre Jésus et ses apôtres.
L'article examine comment les enseignements de Jésus créent des divisions, selon les Évangiles. Le message central est que suivre Jésus peut mener à des conflits personnels et spirituels, mais cela offre une opportunité unique de salut.
Luc 12.49-59 (Louis Segond S21) :
»Je suis venu jeter un feu sur la terre; combien je voudrais qu'il soit déjà allumé!Il y a un baptême dont je dois être baptisé, et quelle angoisse pour moi jusqu'à ce qu'il soit accompli!Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.En effet, désormais, s'il y a cinq personnes dans une famille, elles seront divisées, trois contre deux et deux contre trois,le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.»Il dit encore aux foules: «Quand vous voyez un nuage se lever à l'ouest, vous dites aussitôt: ‘La pluie vient’, et c'est ce qui se passe.Quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites: ‘Il fera chaud’, et c'est ce qui arrive.Hypocrites! Vous savez reconnaître l'aspect de la terre et du ciel; comment se fait-il que vous ne reconnaissiez pas ce temps-ci?Et pourquoi ne discernez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?Lorsque tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche en chemin de t'arranger avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice et que celui-ci ne te mette en prison.Je te le dis, tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime.»
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Cet article explore la manière dont le Messie Jésus est perçu comme un facteur de division selon les paroles rapportées dans les Évangiles. Les textes de Matthieu 10:34-39, Marc, et Luc 12:49-59 sont centrés sur l'idée que l'enseignement de Jésus introduit une polarisation inévitable au sein des communautés, forçant les individus à choisir entre leurs traditions et la nouvelle voie proposée par Jésus. Cette division est non seulement sociale mais aussi spirituelle, puisque suivre Jésus peut entraîner des confrontations avec des proches qui n'acceptent pas son message.
Matthieu 10.34-39 (Louis Segond S21) :
»Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre! Je ne suis pas venu apporter la paix, mais l'épée,car je suis venu mettre la division entre l'homme et son père, entre la fille et sa mère, entre la belle-fille et sa belle-mère,et l'on aura pour ennemis les membres de sa famille.Celui qui aime son père ou sa mère plus que moi n'est pas digne de moi, et celui qui aime son fils ou sa fille plus que moi n'est pas digne de moi.Celui qui ne prend pas sa croix et ne me suit pas n'est pas digne de moi.Celui qui conservera sa vie la perdra, et celui qui perdra sa vie à cause de moi la retrouvera.
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II
Le passage de Luc évoque un "baptême" que Jésus doit subir, faisant allusion à sa crucifixion imminente. Jésus critique les gens pour leur incapacité à interpréter les signes de son ministère en les comparant à la façon dont ils prédisent le temps. En outre, le texte de Matthieu aborde les priorités dans la vie, soulignant que l'amour pour Dieu doit surpasser tous les autres attachements, y compris ceux envers la famille.
Luc 12.49-59 (Louis Segond S21) :
»Je suis venu jeter un feu sur la terre; combien je voudrais qu'il soit déjà allumé!Il y a un baptême dont je dois être baptisé, et quelle angoisse pour moi jusqu'à ce qu'il soit accompli!Pensez-vous que je sois venu apporter la paix sur la terre? Non, vous dis-je, mais la division.En effet, désormais, s'il y a cinq personnes dans une famille, elles seront divisées, trois contre deux et deux contre trois,le père contre le fils et le fils contre le père, la mère contre la fille et la fille contre la mère, la belle-mère contre la belle-fille et la belle-fille contre la belle-mère.»Il dit encore aux foules: «Quand vous voyez un nuage se lever à l'ouest, vous dites aussitôt: ‘La pluie vient’, et c'est ce qui se passe.Quand vous voyez souffler le vent du sud, vous dites: ‘Il fera chaud’, et c'est ce qui arrive.Hypocrites! Vous savez reconnaître l'aspect de la terre et du ciel; comment se fait-il que vous ne reconnaissiez pas ce temps-ci?Et pourquoi ne discernez-vous pas par vous-mêmes ce qui est juste?Lorsque tu vas avec ton adversaire devant le magistrat, tâche en chemin de t'arranger avec lui, de peur qu'il ne te traîne devant le juge, que le juge ne te livre à l'officier de justice et que celui-ci ne te mette en prison.Je te le dis, tu n'en sortiras pas avant d'avoir payé jusqu'au dernier centime.»
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III
Le message central est que le royaume de Dieu est une opportunité unique et que la vie éternelle offerte en Christ dépasse toute valeur terrestre. Les enseignements de Jésus se heurtent aux traditions de son époque, obligeant chacun à une décision personnelle quant à suivre ou non le chemin qu'il préconise.
L'article aborde les tensions entre les disciples de Jean le Baptiste et de Jésus, deux figures bibliques centrales, en mettant en avant leurs ministères…
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