Le Tanakh est le canon des Écritures sacrées du judaïsme, correspondant à l'Ancien Testament chrétien. Son nom est un acronyme formé des trois sections : Torah (Pentateuque), Nevi'im (Prophètes) et Ketouvim (Écrits). Rédigé principalement en hébreu avec quelques passages en araméen, il constitue le fondement théologique, moral et liturgique du judaïsme et les racines communes des traditions juive et chrétienne.
Ezéchiel 1.1 (Louis Segond S21) :
La trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, je faisais partie des exilés, près du fleuve Kebar. Le ciel s'est ouvert et j'ai eu des visions divines.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
Le Tanakh est la collection sacrée des textes fondateurs du judaïsme. Son nom est un acronyme hébreu formé à partir des initiales de ses trois grandes sections : Torah, Nevi'im et Ketouvim. Il correspond, dans sa quasi-totalité, à ce que les chrétiens désignent sous le nom d'Ancien Testament, bien que l'ordre et le regroupement des livres diffèrent selon les traditions. La première section, la Torah, signifie littéralement 'Loi' ou 'Enseignement'. Elle regroupe les cinq premiers livres de la Bible hébraïque, également connus sous le nom de Pentateuque : la Genèse, l'Exode, le Lévitique, les Nombres et le Deutéronome. Ces livres constituent le cœur de la révélation divine dans le judaïsme. Ils relatent les origines du monde et de l'humanité, les récits des patriarches Abraham, Isaac et Jacob, la descente en Égypte, la sortie miraculeuse sous la conduite de Moïse, et la transmission de la Loi divine au Sinaï. La Torah est considérée comme la partie la plus sacrée du Tanakh et occupe une place centrale dans le culte juif, notamment lors des lectures synagogales. La deuxième section, les Nevi'im, signifie 'Prophètes'.
Ezéchiel 1.1 (Louis Segond S21) :
La trentième année, le cinquième jour du quatrième mois, je faisais partie des exilés, près du fleuve Kebar. Le ciel s'est ouvert et j'ai eu des visions divines.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
II
Elle se divise en deux sous-ensembles distincts. Les Prophètes antérieurs comprennent les livres de Josué, des Juges, de Samuel et des Rois. Ces ouvrages racontent l'histoire du peuple d'Israël depuis l'entrée en Canaan jusqu'à l'exil babylonien, mettant en lumière les conséquences de la fidélité ou de l'infidélité au pacte avec Dieu. Les Prophètes postérieurs regroupent les grands prophètes comme Ésaïe, Jérémie et Ézéchiel, ainsi que les douze prophètes dits 'mineurs' : Osée, Joël, Amos, Abdias, Jonas, Michée, Nahum, Habacuc, Sophonie, Aggée, Zacharie et Malachie. Ces textes prophétiques sont des appels à la conversion, des annonces de jugement et des promesses de restauration adressées au peuple d'Israël et aux nations. La troisième section, les Ketouvim, signifie 'Écrits'. C'est la partie la plus diverse du Tanakh, tant par ses genres littéraires que par ses perspectives théologiques. On y trouve des livres poétiques comme les Psaumes, livre de prière et de louange par excellence, les Proverbes, recueil de sagesse pratique, et Job, méditation profonde sur la souffrance et la justice divine. Les Ketouvim incluent également des textes dits 'des cinq rouleaux' ou Méguilot : le Cantique des Cantiques, Ruth, les Lamentations, l'Ecclésiaste et Esther.
Exode 20.1 (Louis Segond S21) :
Alors Dieu prononça toutes ces paroles:
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III
S'y ajoutent des livres à caractère historique et apocalyptique comme Daniel, Esdras, Néhémie et les Chroniques. Cette section reflète la richesse de la réflexion spirituelle, morale et poétique du peuple d'Israël à travers les âges. Du point de vue linguistique, la grande majorité des textes du Tanakh est rédigée en hébreu biblique. Quelques passages, notamment dans les livres de Daniel et d'Esdras, sont écrits en araméen, langue qui était devenue courante au Proche-Orient à partir de l'époque de l'exil babylonien. Le Tanakh joue un rôle fondamental dans la foi juive. Il constitue le canon officiel des Écritures sacrées du judaïsme, servant de référence théologique, juridique, liturgique et morale pour toutes les communautés juives à travers le monde. Il est lu, étudié, commenté et interprété sans cesse, notamment à travers les traditions rabbiniques du Talmud et des Midrashim. Pour les chrétiens, le Tanakh constitue également une partie essentielle de leur canon biblique, qu'ils lisent à la lumière du Nouveau Testament comme une préfiguration et une promesse accomplie en Jésus-Christ. La connaissance du Tanakh est donc indispensable pour comprendre les racines communes du judaïsme et du christianisme.
Une genizah est un espace réservé dans une synagogue pour stocker temporairement des documents et objets sacrés juifs devenus inutilisables. Ces objets, comme les rouleaux de Torah ou les livres de prière, sont ensuite enterrés dans un cimetière. La Genizah du Caire, découverte au XIXe siècle dans la synagogue Ben Ezra, est la plus célèbre, contenant des centaines de milliers de fragments de documents couvrant plus d'un millénaire d'histoire juive.
Une genizah (pluriel : genizot) est un espace sacré propre à la tradition juive, généralement situé au sein d'une synagogue ou d'un autre bâtiment à caractère religieux. Sa fonction première est de servir de lieu de stockage temporaire pour les documents et objets sacrés qui ne sont plus en état d'être utilisés, mais qui ne peuvent pas non plus être simplement jetés ou détruits en raison de leur caractère sacré. Dans la tradition juive, tout document ou objet portant le nom de Dieu (en hébreu : Shem) est considéré comme sacré et doit être traité avec le plus grand respect, même lorsqu'il est devenu inutilisable. Cela concerne notamment les rouleaux de la Torah endommagés ou usés, les livres de prière (siddourim), les mezouzot, les tefillin (phylactères), ainsi que tout autre texte religieux comportant des passages des Écritures hébraïques. Plutôt que de jeter ces objets ou documents, la loi juive (halakha) prescrit de les conserver dans un endroit réservé à cet effet : la genizah. L'étymologie du mot genizah vient de l'araméen et de l'hébreu, signifiant 'cacher' ou 'mettre de côté'. Ce terme reflète parfaitement la nature de cette pratique : il s'agit de soustraire ces objets à une utilisation profane ou à une destruction irrespectueuse, en les mettant à l'écart dans l'attente d'une disposition finale digne de leur statut.
II
Concernant leur destination finale, les contenus accumulés dans une genizah sont traditionnellement enterrés dans un cimetière juif après une période de stockage. Cet enterrement est considéré comme la forme la plus respectueuse de se séparer de ces objets. La pratique de l'enterrement des textes sacrés est profondément ancrée dans la tradition juive, car elle traite ces documents presque comme des êtres vivants méritant une sépulture digne. Cela peut inclure des livres, des papiers manuscrits, des parchemins, et divers objets rituels. L'exemple le plus célèbre et le plus significatif d'une genizah est sans conteste la Genizah du Caire, découverte dans la synagogue Ben Ezra (également connue sous le nom d'église d'Elijah) au Caire, en Égypte. Cette genizah, redécouverte au XIXème siècle par des chercheurs occidentaux, notamment grâce aux efforts du chercheur Solomon Schechter en 1896, s'est révélée être un trésor archéologique et historique d'une valeur inestimable. Elle contenait plusieurs centaines de milliers de fragments de documents datant de plus d'un millénaire, couvrant une période allant approximativement du IXème au XIXème siècle de l'ère commune.
III
Parmi les documents conservés dans la Genizah du Caire, on trouvait des textes bibliques, des textes liturgiques, des correspondances personnelles et commerciales, des documents juridiques, des textes philosophiques et médicaux, ainsi que des œuvres littéraires en hébreu, en araméen, en judéo-arabe et dans d'autres langues. Ces documents ont permis aux chercheurs de mieux comprendre la vie quotidienne des communautés juives médiévales, leur organisation sociale, économique et religieuse, ainsi que leurs échanges avec d'autres cultures. La Genizah du Caire a notamment permis la redécouverte du texte hébreu original de certains livres deutérocanoniques, comme le Siracide (Ben Sira), dont on ne connaissait auparavant que des versions grecques et syriaques. Elle a également fourni des informations précieuses sur les pratiques liturgiques, les variantes textuelles des Écritures, et les échanges intellectuels entre les différentes communautés juives de la diaspora. Au-delà de son importance historique et archéologique, la genizah illustre une conception profonde du sacré dans la tradition juive : les mots divins, une fois écrits, restent porteurs d'une sainteté qui ne disparaît pas avec l'usure du support matériel. Cette conception témoigne d'un respect fondamental pour la Parole divine et pour les objets qui en sont les vecteurs. La genizah est ainsi bien plus qu'un simple espace de stockage : elle est le reflet d'une théologie du respect de la Parole et de la continuité spirituelle au sein de la tradition juive.
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