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但以理书 8——公羊、公山羊与小角

Daniel 8 présente une vision prophétique où un bélier (Perses et Mèdes) est vaincu par un bouc (Grèce). Alexandre le Grand est représenté par la grande corne du bouc. Après sa mort, l'empire se divise. Antiochos IV Épiphane, une petite corne, persécute les Juifs, profane le temple, mais sa domination est temporaire. L'oppression cesse après 2300 soirs et matins. La résistance juive purifie le temple, devenu source de la fête de Hanoucca.

13 分钟 但以理书 prophetie bélier bouc 圣殿 1节经文 1卷书

简而言之

Daniel reçoit une nouvelle vision.

Cette fois, il voit deux animaux s'affronter.

D'abord apparaît un bélier avec deux cornes.

Il est extrêmement puissant et personne ne semble capable de lui résister.

Puis surgit de l'ouest un bouc qui se déplace tellement vite qu'il semble ne même pas toucher le sol.

Le bouc attaque violemment le bélier et le renverse.

La Bible explique elle-même ces symboles :

le bélier représente les Mèdes et les Perses ;

le bouc représente la Grèce.

La grande corne du bouc correspond au premier grand roi de cette conquête : l'histoire permet naturellement de reconnaître Alexandre le Grand.

Mais au sommet de sa puissance, la grande corne se brise.

Quatre autres apparaissent.

Puis surgit une petite corne qui persécute le peuple de Dieu et profane son sanctuaire.

Cette fois, l'histoire nous conduit vers Antiochos IV Épiphane.

Pendant un moment, il semble gagner.

Mais sa victoire ne durera pas.

Le savais-tu ?

Daniel a probablement environ 70 ans

Cette vision se déroule pendant la troisième année du règne de Belshatsar.

Nous sommes donc encore avant la chute de Babylone racontée au chapitre 5.

Si l'on retient notre hypothèse selon laquelle Daniel avait environ 14 ans lors de sa déportation en 605 av. J.-C., il aurait approximativement 70 ans.

Le jeune adolescent du chapitre 1 est devenu un homme âgé.

Daniel a déjà vu passer des rois et des crises politiques.

Mais cette fois, Dieu lui montre des événements qui se dérouleront bien après son époque.

Le récit

Daniel se voit à Suse, dans la province d'Élam.

Cette ville deviendra plus tard l'une des grandes résidences royales de l'Empire perse.

Puis Daniel aperçoit un animal.

Un bélier se tient près du fleuve.

Il possède deux grandes cornes.

Mais elles ne sont pas identiques.

L'une devient plus haute que l'autre.

Le bélier charge dans plusieurs directions.

Il frappe vers l'ouest.

Vers le nord.

Vers le sud.

Personne ne semble capable de l'arrêter.

Mais soudain...

un nouvel animal apparaît.

Le bélier - Les Mèdes et les Perses

Cette fois, il n'est pas nécessaire de deviner ce que représente le bélier.

L'ange Gabriel donne directement l'explication à Daniel :

« Le bélier que tu as vu [...] ce sont les rois des Mèdes et des Perses. »

Les deux cornes représentent donc les deux composantes de cet empire.

Mais l'une devient plus haute.

Cela correspond bien à l'histoire.

Les Perses prennent progressivement une place dominante dans l'ensemble médo-perse.

Pendant un temps, cet empire paraît presque impossible à arrêter.

Pourtant, Daniel voit déjà arriver celui qui le renversera.

Le bouc arrive à toute vitesse

Daniel voit alors un bouc venant de l'ouest.

Mais ce bouc possède une particularité étonnante.

Il avance tellement vite qu'il semble :

ne même pas toucher le sol.

Il fonce directement vers le bélier.

Le choc est terrible.

Le bouc frappe le bélier.

Il brise ses deux cornes.

Le bélier s'effondre.

Et personne ne peut le sauver.

L'ange explique encore le symbole :

« Le bouc, c'est le roi de Javan. »

Javan - יָוָן, Yāwān - désigne ici le monde grec.

亚历山大大帝

Entre les yeux du bouc se trouve une énorme corne.

Gabriel explique :

« La grande corne entre ses yeux, c'est le premier roi. »

Cette description correspond naturellement à Alexandre le Grand.

Alexandre devient roi de Macédoine en 336 av. J.-C.

Deux ans plus tard, il commence sa grande campagne contre l'Empire perse.

Ses victoires s'enchaînent.

Granicus.

Issos.

Gaugamèles.

En quelques années, l'immense Empire perse est renversé.

La vitesse extraordinaire du bouc correspond donc particulièrement bien à celle des conquêtes d'Alexandre.

La grande corne se brise

Le bouc devient extrêmement puissant.

Tout semble lui réussir.

Puis, au moment où sa puissance est immense :

la grande corne se brise.

C'est exactement ce qui arrive à Alexandre.

Il ne meurt pas après avoir perdu son empire.

Il meurt au sommet de sa puissance.

Alexandre disparaît à Babylone en 323 av. J.-C., alors qu'il n'a qu'environ 32 ans.

Son immense empire se retrouve soudain sans son conquérant.

Que va-t-il devenir ?

Daniel l'avait également vu.

Les quatre cornes

Quatre grandes cornes apparaissent à la place de celle qui vient de se briser.

Gabriel explique qu'elles représentent plusieurs royaumes issus de la nation grecque.

L'empire d'Alexandre ne fut pas immédiatement découpé en quatre parties parfaitement organisées.

Ses successeurs se combattirent pendant plusieurs décennies.

Mais son empire ne retrouva jamais son unité.

Plusieurs grandes puissances hellénistiques finirent par apparaître.

Deux sont particulièrement importantes pour comprendre la suite de l'histoire biblique :

les Ptolémées en Égypte ;

les Séleucides en Syrie et dans une grande partie de l'ancien territoire oriental d'Alexandre.

Et entre les deux se trouve...

la Judée.

Elle va régulièrement se retrouver prise dans leurs conflits.

Une petite corne apparaît

Daniel voit alors quelque chose de nouveau.

Une petite corne commence à grandir.

Elle s'étend notamment en direction du :

« plus beau des pays ».

Cette expression désigne naturellement la terre d'Israël.

L'histoire nous conduit ici vers un roi séleucide :

Antiochos IV Épiphane.

Il règne de 175 à 164/163 av. J.-C.

Mais Antiochos n'est pas seulement important à cause de ses guerres.

Avec lui, le conflit devient religieux.

Antiochos attaque la foi

Antiochos cherche à imposer son autorité jusque dans la vie religieuse du peuple juif.

La persécution devient très grave.

Le est attaqué.

La circoncision est interdite.

Des exemplaires de la Loi sont détruits.

Le culte du Temple est interrompu.

Le sanctuaire de Jérusalem est profané.

Le roi ne se contente donc plus de gouverner un territoire.

Il intervient dans ce qui appartient à Dieu.

C'est précisément la limite que Daniel dénonce.

Un pouvoir politique peut être très puissant.

Mais il n'est jamais absolu.

Un problème déjà rencontré

Cette question n'est pas nouvelle dans le livre de Daniel.

Dans Daniel 3, le roi exigeait que les trois compagnons de Daniel adorent une statue.

Ils avaient refusé.

Dans Daniel 6, le roi interdisait temporairement de prier Dieu.

Daniel avait continué.

Dans Daniel 8, le conflit atteint maintenant le Temple lui-même.

Le même principe revient :

un roi peut posséder une grande autorité sans pour autant posséder l'autorité de Dieu.

Lorsqu'un pouvoir humain cherche à prendre cette place, une limite est franchie.

« Jusqu'à quand ? »

Face à cette terrible situation, une question est posée dans la vision :

« Jusqu'à quand ? »

C'est probablement l'une des questions les plus importantes du chapitre.

Combien de temps la persécution va-t-elle durer ?

Combien de temps le sanctuaire restera-t-il profané ?

La réponse mentionne :

« 2 300 soirs et matins ».

Puis le sanctuaire sera rétabli.

Que représentent les 2 300 soirs et matins ?

Cette expression est discutée.

Une première interprétation comprend :

2 300 jours complets.

Une autre considère que Daniel compte séparément le sacrifice du matin et celui du soir.

Puisque deux sacrifices étaient normalement offerts chaque jour, les 2 300 soirs et matins correspondraient alors à :

1 150 jours.

Il n'est pas nécessaire de choisir ici entre les deux interprétations pour comprendre l'essentiel du message.

Dieu donne une limite à la profanation.

Le sanctuaire ne restera pas éternellement abandonné.

Il sera restauré.

Le Temple est restauré

Une résistance juive finit par s'organiser.

Elle commence notamment autour de Mattathias, puis de son fils Judas Maccabée.

Les résistants reprennent finalement le sanctuaire de Jérusalem.

Le Temple doit être purifié.

L'autel profané est démonté.

Un nouvel autel est construit.

Les objets nécessaires au culte sont rétablis.

Les sacrifices recommencent.

Puis, le 25 Kislev 164 av. J.-C., le sanctuaire est de nouveau consacré.

Cet événement est à l'origine d'une fête encore connue aujourd'hui :

, la fête de la Dédicace.

Le savais-tu ?

Jésus a connu

n'est pas seulement une fête appartenant à l'histoire juive située entre l'Ancien et le Nouveau Testament.

L'Évangile de Jean la mentionne.

约翰福音 10.22 indique :

« On célébrait à Jérusalem la fête de la Dédicace. C'était l'hiver. »

Le verset suivant précise que Jésus se trouvait alors dans le Temple, sous le portique de Salomon.

La fête célébrée au temps de Jésus rappelait donc la restauration du Temple après sa profanation sous Antiochos IV.

Près de deux siècles après les événements, on se souvenait encore de cette délivrance.

Antiochos est-il l'Antéchrist ?

Antiochos présente plusieurs caractéristiques que l'on retrouvera plus tard dans les descriptions bibliques de la puissance hostile finale.

Il s'élève.

Il persécute les fidèles.

Il attaque le culte.

Il utilise la ruse.

Il semble réussir.

Mais son pouvoir reste temporaire.

Jésus parlera plus tard de « l'abomination de la désolation ».

Paul décrira un adversaire qui s'élève contre Dieu.

L'Apocalypse parlera également d'une puissance qui combat les saints.

Antiochos peut donc être compris comme une préfiguration d'une puissance antichristique.

Mais il faut conserver une distinction importante :

Daniel 8 ne dit pas qu'Antiochos est lui-même l' final.

L'accomplissement historique et la préfiguration prophétique ne doivent pas être confondus.

Les deux petites cornes sont-elles les mêmes ?

Daniel 7 parlait déjà d'une petite corne.

Daniel 8 en parle encore.

S'agit-il exactement du même personnage ?

Pas nécessairement.

Dans Daniel 7, la petite corne apparaît parmi les dix cornes de la quatrième bête.

Dans Daniel 8, elle apparaît dans le développement du monde grec.

Les contextes sont donc différents.

Mais leur comportement se ressemble beaucoup :

arrogance ;

persécution ;

opposition à Dieu ;

succès temporaire ;

jugement final.

Les deux petites cornes illustrent ainsi un même principe :

le pouvoir humain devient dangereux lorsqu'il cherche à dépasser les limites que Dieu lui a données.

« Sans l'intervention d'aucune main »

Daniel annonce finalement que le persécuteur :

« sera brisé sans l'intervention d'aucune main ».

Antiochos ne fut pas tué par Judas Maccabée.

Il mourut pendant une campagne orientale vers 164/163 av. J.-C.

Les sources anciennes ne racontent pas toutes sa mort de la même manière.

Mais Daniel insiste sur l'essentiel :

Antiochos ne contrôle pas sa propre destinée.

Cette expression rappelle Daniel 2.

Une pierre s'y détachait :

« sans le secours d'aucune main ».

Dans les deux visions, les puissances humaines découvrent finalement qu'il existe une autorité supérieure à la leur.

Daniel ne comprend pas tout

À la fin de la vision, Daniel est profondément bouleversé.

Il est même malade pendant plusieurs jours.

Pourtant, Gabriel lui avait donné plusieurs explications.

Daniel savait que :

le bélier représentait les Mèdes et les Perses ;

le bouc représentait la Grèce ;

la grande corne représentait un grand roi.

Mais il ne comprenait pas encore toutes les conséquences de ce qu'il avait vu.

C'est une leçon intéressante.

Recevoir une prophétie ne signifie pas forcément comprendre immédiatement chaque détail.

Certains éléments deviennent plus clairs lorsque l'histoire avance.

Puis Daniel retourne travailler

Après une vision aussi impressionnante, on pourrait imaginer Daniel passer tout son temps à essayer d'en calculer les moindres détails.

Mais le chapitre se termine par une phrase étonnamment simple :

« Je me levai et je m'occupai des affaires du roi. »

Daniel vient de voir l'avenir de plusieurs empires.

Et ensuite...

il retourne travailler.

La prophétie ne l'éloigne donc pas de ses responsabilités.

Elle lui permet de comprendre l'histoire tout en continuant à être fidèle dans le présent.

Et toi ?

Daniel 8 parle d'Alexandre le Grand, des Perses, d'Antiochos et d'événements vieux de plus de deux mille ans.

Pourtant, son message reste très actuel.

Il rappelle d'abord que la puissance peut disparaître extrêmement vite.

L'Empire perse semblait immense.

Il est renversé.

Alexandre semblait invincible.

Il meurt à 32 ans.

Antiochos semblait capable d'imposer sa volonté jusque dans le Temple.

Son règne s'arrête lui aussi.

Mais le chapitre enseigne également quelque chose d'important sur la prophétie.

Daniel cherche à comprendre l'avenir.

Pourtant, à la fin de la vision, il reprend son travail.

Il ne fuit pas ses responsabilités présentes.

Comprendre les prophéties ne devrait donc pas conduire à vivre uniquement dans l'attente de ce qui arrivera demain.

La question reste aussi :

comment être fidèle aujourd'hui ?

要点

1. Daniel a probablement environ 70 ans lorsqu'il reçoit cette vision.Le récit se déroule encore sous Belshatsar.

2. Le bélier représente explicitement les Mèdes et les Perses.Ses deux cornes représentent les deux composantes de cette puissance.

3. Le bouc représente le monde grec.Sa vitesse correspond particulièrement bien aux conquêtes d'Alexandre.

4. La grande corne correspond naturellement à Alexandre le Grand.Elle se brise au sommet de sa puissance.

5. Les quatre cornes représentent la fragmentation de son empire.Plusieurs royaumes hellénistiques apparaissent après sa mort.

6. La petite corne trouve son principal accomplissement historique en Antiochos IV Épiphane.Il persécuta les fidèles et profana le Temple.

7. Les 2 300 soirs et matins sont discutés.Mais leur message essentiel est clair : la profanation possède une limite.

8. Le Temple fut restauré en 164 av. J.-C.Cette restauration est à l'origine de .

9. Antiochos peut préfigurer une puissance antichristique.Mais il ne faut pas confondre cet accomplissement historique avec l' final.

10. La prophétie n'empêche pas de vivre dans le présent.Après sa vision, Daniel retourne simplement à ses responsabilités.

进一步探究

Cette version Ados présente les grandes lignes de Daniel 8.

La version pédagogique permet d'approfondir le bélier, le bouc, Alexandre le Grand, la petite corne et la restauration du Temple.

La version académique étudie en détail la chronologie, les royaumes issus d'Alexandre, Antiochos IV Épiphane, les 2 300 soirs et matins, , les deux petites cornes ainsi que la relation entre l'accomplissement historique et la perspective eschatologique.

结论

Daniel 8 nous fait parcourir plusieurs siècles.

Le bélier domine.

Puis le bouc arrive.

Le bouc gagne.

Sa grande corne se brise.

Quatre autres apparaissent.

Puis vient une petite corne.

Antiochos persécute les fidèles.

Le Temple est profané.

Pendant un moment, tout semble perdu.

Alors une question retentit :

« Jusqu'à quand ? »

Cette question contient déjà une espérance.

La persécution possède une limite.

Le Temple sera restauré.

Le persécuteur disparaîtra.

Daniel 8 ne promet donc pas que ceux qui restent fidèles ne rencontreront jamais d'épreuve.

Il affirme quelque chose de différent :

aucune puissance persécutrice n'est éternelle.

Les empires changent.

Les rois changent.

Les persécuteurs changent.

Mais aucun d'eux ne possède le dernier mot.