PER360 analyse les disciples présents lors de la crucifixion de Jésus au Golgotha, en croisant les quatre évangiles. Majoritairement des femmes — Marie mère de Jésus, Marie-Madeleine, Salomé, Marie de Clopas — et l'apôtre Jean, seul homme mentionné. Leur courage contraste avec la fuite des disciples masculins. Jésus confie sa mère à Jean, geste d'une profonde humanité. Une obscurité surnaturelle couvre la scène de midi à 15h, le vendredi 1er avril 33.
Luc 23.44 (Louis Segond S21) :
C'était déjà presque midi, et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à trois heures de l'après-midi.
Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.
La péricope PER360 s'inscrit dans le récit synoptique de la Passion et traite d'un moment particulier de la crucifixion de Jésus : l'identification des disciples qui ont eu le courage de rester présents au pied de la croix ou à proximité du mont Golgotha. L'article propose une analyse comparative des quatre évangiles — Matthieu 27,55-56, Marc 15,40-41, Luc 23,49 et Jean 19,25-27 — afin de dresser un tableau aussi complet que possible des personnes présentes lors de cet événement fondateur de la foi chrétienne. Le contexte chronologique est précisé avec soin : la scène se déroule le vendredi 1er avril 33 de notre ère, avant la mort de Jésus survenue vers 15h, au moment où une obscurité surnaturelle couvre la région de Jérusalem de la sixième à la neuvième heure (soit de midi à 15h). Cette nuit extraordinaire, au sens du calendrier juif, marque le début des trois jours et trois nuits évoqués par la tradition. L'un des constats les plus frappants de cette péricope est la présence majoritaire de femmes autour de la croix, contrastant fortement avec la fuite des disciples masculins, dont Marc 14,50 atteste qu'ils abandonnèrent Jésus lors de son arrestation, accomplissant ainsi la prophétie de Zacharie 13,7 : « Je frapperai le berger et les brebis seront dispersées. » L'obscurité surnaturelle qui pesait sur le Golgotha détournait paradoxalement l'attention des autorités, offrant à ces femmes une discrétion providentielle leur permettant de s'approcher là où les hommes n'osaient plus paraître. L'article identifie plusieurs personnes présentes : Marie, la mère de Jésus, dont l'âme fut transpercée selon la prophétie de Syméon (Luc 2,35). Sa présence au pied de la croix est attestée exclusivement par Jean 19,25.
Luc 2.35 (Louis Segond S21) :
Toi-même, une épée te transpercera l'âme. Ainsi, les pensées de beaucoup de cœurs seront révélées.»
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II
L'apôtre Jean, seul disciple masculin explicitement mentionné au pied de la croix. Après avoir fui comme ses compagnons, il est revenu, et c'est à lui que Jésus confie le soin de sa mère Marie (Jean 19,26-27). Ce geste révèle la profonde humanité de Jésus qui, même dans l'agonie, honore le cinquième commandement (Exode 20,12) et veille sur les siens. Marie de Magdala, délivrée de sept démons par Jésus (Luc 8,2 ; Jean 19,25), figure centrale des récits de la Passion et de la Résurrection. Salomé, femme de Zébédée et mère des apôtres Jacques et Jean, mentionnée en Matthieu 27,56 et Marc 15,40. La sœur de Marie, mère de Jésus (Jean 19,25), dont l'identité reste débattue par les commentateurs bibliques. Marie, femme de Clopas (Jean 19,25), que certains exégètes identifient à Marie, mère de Jacques le Mineur et de Joset (Marc 15,40).
Exode 20.12 (Louis Segond S21) :
*»Honore ton père et ta mère afin de vivre longtemps dans le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne.
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III
L'article souligne que cette liste n'est pas exhaustive, puisque Luc 23,49 mentionne d'autres femmes observant la scène de loin. Le Psaume 38,11 est évoqué en écho à l'éloignement de ceux qui aimaient Jésus. Le courage exceptionnel de ces femmes est souligné comme un fait remarquable de la narration évangélique, d'autant plus que l'atmosphère du lieu — marquée par l'obscurité surnaturelle et le caractère macabre de la crucifixion — rendait leur présence particulièrement difficile. Sur le plan méthodologique, la synopse adopte Matthieu comme fil directeur, Marc, Luc et Jean apportant des informations complémentaires et parfois exclusives. Des annexes sont proposées pour approfondir des questions connexes : le dernier repas de Pâque (ANN027), la journée juive au temps de Jésus (ANN028), l'heure de la crucifixion (ANN026) et les Souverains Sacrificateurs (ANN031). En conclusion, cette péricope met en lumière la fidélité des femmes disciples dans l'épreuve ultime, la tendresse humaine de Jésus pour sa mère et son ami Jean, ainsi que la richesse complémentaire des quatre récits évangéliques pour reconstituer cet événement central de l'histoire du christianisme.
La péricope 364 relate le départ des femmes vers le tombeau de Jésus, tôt le dimanche matin, attesté par les quatre évangiles. Mues par leur fidélité et leur attachement à Jésus, elles apportent des aromates sans s'attendre à une résurrection. L'article souligne leur constance face à la défaillance des apôtres, leur incompréhension des annonces de résurrection et leur ignorance des gardes placées au tombeau. Une analyse synoptique rigoureuse dans le cadre de la Passion et de la Résurrection.
Jean 20.1 (Louis Segond S21) :
Le dimanche, Marie de Magdala se rendit au tombeau de bon matin, alors qu'il faisait encore sombre, et elle vit que la pierre avait été enlevée [de l'entrée] du tombeau.
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La péricope 364 intitulée 'Les femmes se rendent au Tombeau' constitue un moment charnière dans le récit de la Passion et de la Résurrection de Jésus. Elle est attestée par les quatre évangélistes — Matthieu (28.1), Marc (16.1-3), Luc (24.1) et Jean (20.1) — ce qui en fait l'un des épisodes les mieux documentés de la synopse évangélique. L'événement se situe le dimanche 3 avril, très tôt le matin, au tombeau situé près de Jérusalem. L'article commence par replacer cet épisode dans sa séquence chronologique. Après la crucifixion, les autorités religieuses juives estiment avoir définitivement réglé l'affaire Jésus sans provoquer de troubles populaires. Cependant, se souvenant que Jésus avait annoncé sa résurrection, elles obtiennent de Pilate qu'une garde soit placée devant le tombeau, et ce le jour même du sabbat (Matthieu 27.62-66). La résurrection a lieu le dimanche matin à l'aube, ce qui correspond aux trois jours et trois nuits selon le mode de comptage inclusif juif, qui intègre également la nuit en plein midi, thème développé dans l'annexe ANN026 consacrée à l'heure de la crucifixion. Le commentaire théologique s'articule autour de quatre axes principaux. Premièrement, la fidélité des femmes est soulignée avec force.
Luc 23.49 (Louis Segond S21) :
Tous ceux qui connaissaient Jésus, et en particulier les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, étaient restés à distance et regardaient ce qui se passait.
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II
Tandis que la plupart des apôtres se sont dispersés par crainte après l'arrestation de Jésus (Matthieu 26.56), plusieurs femmes sont restées présentes tout au long de la crucifixion et de la mise au tombeau (Matthieu 27.55-56 ; Marc 15.40-41 ; Luc 23.49). Leur constance contraste avec la défaillance momentanée des disciples masculins et révèle leur place centrale parmi les proches de Jésus. Deuxièmement, leur démarche au tombeau est analysée comme un geste d'attachement profond plutôt que comme un simple accomplissement de rites funéraires. Ces femmes apportent des aromates pour compléter les soins donnés au corps de Jésus (Marc 16.1-2 ; Luc 24.1 ; Jean 20.1). Leur venue traduit un lien personnel fort avec celui qui avait transformé leur vie (Luc 8.1-3). Marie de Magdala, délivrée de plusieurs démons par Jésus (Luc 8.2 ; Jean 19.25), constitue un exemple particulièrement éclairant, même si rien ne laisse penser qu'elle comprenait alors davantage que les autres la portée des événements. Troisièmement, l'article insiste sur le fait que la résurrection de Jésus demeurait incomprise, y compris par ses disciples les plus proches. Pourtant, Jésus avait annoncé à plusieurs reprises sa Passion et sa résurrection au cours de son ministère (Matthieu 16.21 ; 17.22-23 ; 20.18-19). Luc précise que le sens de ces paroles restait caché à ses disciples avant leur accomplissement (Luc 18.31-34).
Luc 8.1-3 (Louis Segond S21) :
Ensuite, Jésus alla de ville en ville et de village en village. Il prêchait et annonçait la bonne nouvelle du royaume de Dieu. Les douze l'accompagnaient,avec quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits mauvais et de maladies: Marie, dite de Magdala, dont étaient sortis sept démons,Jeanne, femme de Chuza l'intendant d'Hérode, Susanne et beaucoup d'autres, qui le servaient en l'assistant de leurs biens.
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III
Les femmes ne se rendent donc pas au tombeau en espérant un miracle : leur préoccupation est pratique, comme en témoigne leur interrogation : 'Qui nous roulera la pierre de devant l'entrée du tombeau ?' (Marc 16.3). Cette question confirme qu'elles s'attendaient à trouver le corps de Jésus à l'intérieur. Quatrièmement, leur ignorance probable des mesures de sécurité prises par les autorités est relevée. Selon Matthieu (27.62-66), la pierre avait été scellée et une garde militaire positionnée devant le sépulcre. Les femmes n'en semblent pas informées, ce qui renforce l'idée que leur visite est spontanée, guidée par l'amour et la fidélité plutôt que par une stratégie ou une anticipation théologique. Cet article s'inscrit dans un travail synoptique rigoureux, comparant les récits parallèles des quatre évangiles pour en dégager les points de convergence et les nuances propres à chaque évangéliste. Il propose également des renvois vers des annexes complémentaires sur le calendrier juif, les souverains sacrificateurs, le dernier repas de Pâque et l'heure de la crucifixion, permettant au lecteur de situer précisément cet épisode dans son contexte historique et liturgique. Destiné à un public intermédiaire, cet article offre une lecture à la fois accessible et documentée de l'un des récits fondateurs de la foi chrétienne.
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