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PER356
La nuit à midi
La péricope 356 analyse l'apparition de ténèbres lors de la crucifixion de Jésus, de midi à 15h, rapportée par les trois synoptiques. Cet événement cosmique est étudié dans ses dimensions chronologiques et théologiques : signe de jugement divin, accomplissement prophétique (Amos 8.9, Ésaïe 53) et voile pudique sur l'ignominie de la croix. Il précède les dernières paroles de Jésus et sa mort.
Luc 23.46 (Louis Segond S21) :Jésus s'écria d'une voix forte: «Père, je remets mon esprit entre tes mains.» Après avoir dit ces paroles, il expira.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Moyen Public : Intermediaire
PER356La nuit à midi
I La péricope 356, intitulée 'La nuit à midi', traite d'un épisode central de la Passion de Jésus : l'apparition de ténèbres surnaturelles en plein milieu de la journée, lors de la crucifixion du Messie sur le mont Golgotha. Cet événement est rapporté de manière concordante par les trois évangélistes synoptiques — Matthieu, Marc et Luc — qui situent ce phénomène entre la sixième heure et la neuvième heure, soit approximativement de midi à quinze heures. Selon le mode de calcul juif des heures en vigueur au temps de Jésus, la sixième heure correspond à midi, moment où le soleil est à son point culminant. C'est précisément à cet instant que l'obscurité s'étend sur la région de Jérusalem, créant un contraste saisissant et profondément marquant pour tous les témoins présents. La chronologie reconstituée dans cet article place la mise en croix vers neuf heures du matin, conformément au texte de Marc, et les ténèbres surviennent donc environ trois heures après la crucifixion, le vendredi 1er avril. L'analyse théologique de cet événement occupe une place centrale dans le commentaire. Dans les Écritures hébraïques, l'obscurité est fréquemment associée au jugement divin et à des interventions exceptionnelles de Dieu dans l'histoire humaine. Des textes comme Exode 10.21-23, Joël 2.10 et Amos 8.9 illustrent cette symbolique.
Esaïe 52.13-14 (Louis Segond S21) :Mon serviteur réussira.Tout comme beaucoup ont été horrifiés en le voyant,Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II La prophétie d'Amos, qui annonce que Dieu fera coucher le soleil à midi et obscurcira la terre en plein jour, présente une similitude frappante avec la scène décrite lors de la crucifixion, même si l'article évite d'affirmer avec certitude que cette prophétie visait directement cet événement. Plusieurs niveaux d'interprétation théologique sont proposés. Premièrement, ces ténèbres peuvent être comprises comme un signe cosmique soulignant la gravité exceptionnelle du moment : selon la foi chrétienne, Jésus porte alors les péchés de l'humanité et accomplit l'œuvre rédemptrice annoncée par les prophètes, notamment en Ésaïe 53.4-6 et 1 Pierre 2.24. Deuxièmement, une interprétation plus discrète y voit une forme de pudeur divine : alors que le Fils de Dieu est soumis à l'humiliation publique, aux insultes et à la violence de la crucifixion, les ténèbres semblent voiler cette scène d'ignominie, comme si Dieu marquait son désaccord face au traitement infligé à son Serviteur juste, conformément aux textes d'Ésaïe 52.13-14 et 53.3. L'article souligne également la dimension chronologique et synoptique de cet épisode en le situant précisément dans le déroulement de la dernière journée de Jésus. Les membres du Sanhédrin, convaincus d'avoir remporté une victoire définitive, s'apprêtent à célébrer la fête de Pâque. Mais les événements vont prendre une tournure qu'ils n'anticipaient pas. Cette mise en perspective narrative renforce le caractère dramatique et inattendu des signes qui accompagnent la mort de Jésus.
Luc 23.26-49 (Louis Segond S21) :Comme ils l'emmenaient, ils s'emparèrent d'un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus.Il était suivi par une grande foule composée de membres du peuple et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui.Jésus se tourna vers elles et dit: «Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous et sur vos enfants.En effet, voici que viennent des jours où l'on dira: ‘Heureuses celles qui sont stériles, heureuses celles qui n'ont pas eu d'enfant et celles qui n'ont pas allaité!’Alors on se mettra àdire aux montagnes: ‘Tombez sur nous!’ et aux collines: ‘Couvrez-nous!’En effet, si l'on traite ainsi le bois vert, qu'arrivera-t-il au bois sec?»On conduisait aussi deux malfaiteurs qui devaient être mis à mort avec lui.Lorsqu'ils furent arrivés à l'endroit appelé «le Crâne», ils le crucifièrent là ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche.[Jésus dit: «Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font.»] Ils se partagèrent ses vêtements en tirant au sort.Le peuple se tenait là et regardait. Les magistrats eux-mêmes se moquaient de Jésus [avec eux] en disant: «Il en a sauvé d'autres; qu'il se sauve lui-même, s'il est le Messie choisi par Dieu!»Les soldats aussi se moquaient de lui; ils s'approchaient pour lui présenter du vinaigreen disant: «Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même!»Il y avait au-dessus de lui cette inscription [écrite en grec, en latin et en hébreu]: «Celui-ci est le roi des Juifs.»L'un des malfaiteurs crucifiés avec lui l'insultait en disant: «Si tu es le Messie, sauve-toi toi-même, et nous avec toi!»Mais l'autre le reprenait et disait: «N'as-tu aucune crainte de Dieu, toi qui subis la même condamnation?Pour nous, ce n'est que justice, puisque nous recevons ce qu'ont mérité nos actes, mais celui-ci n'a rien fait de mal.»Et il dit à Jésus: «[Seigneur,] souviens-toi de moi quand tu viendras régner.»Jésus lui répondit: «Je te le dis en vérité, aujourd'hui tu seras avec moi dans le paradis.»C'était déjà presque midi, et il y eut des ténèbres sur tout le pays jusqu'à trois heures de l'après-midi.Le soleil s'obscurcit et le voile du temple se déchira par le milieu.Jésus s'écria d'une voix forte: «Père, je remets mon esprit entre tes mains.» Après avoir dit ces paroles, il expira.Voyant ce qui était arrivé, l'officier romain rendit gloire à Dieu en disant: «Certainement, cet homme était juste.»Après avoir vu ce qui était arrivé, tous ceux qui en foule assistaient à ce spectacle repartirent en se frappant la poitrine.Tous ceux qui connaissaient Jésus, et en particulier les femmes qui l'avaient accompagné depuis la Galilée, étaient restés à distance et regardaient ce qui se passait.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.III Vers la fin des ténèbres, à la neuvième heure, Jésus pousse un grand cri. Luc rapporte ses dernières paroles : 'Père, je remets mon esprit entre tes mains' (Luc 23.46), tandis que Matthieu et Marc conservent également le souvenir de ce cri puissant qui précède immédiatement sa mort. Cet enchaînement entre les ténèbres et les dernières paroles de Jésus donne à cette péricope une cohérence narrative et théologique forte. L'article renvoie vers plusieurs annexes complémentaires pour approfondir le sujet : ANN026 sur l'heure de la crucifixion, ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Ces renvois témoignent d'une démarche pédagogique rigoureuse, visant à replacer chaque péricope dans son contexte historique, culturel et liturgique précis. La péricope 356 s'inscrit ainsi dans une synopse évangélique détaillée, croisant les récits de Matthieu, Marc et Luc pour offrir une vision harmonisée et approfondie des derniers instants de la vie terrestre de Jésus.
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PER357
La mort du Messie Jésus
La péricope PER357 analyse la mort de Jésus sur la croix au Golgotha, le vendredi 1er avril 33 vers 15h, à partir des quatre récits évangéliques. Matthieu et Marc sont très proches ; Luc rapporte les dernières paroles de Jésus et la réaction du centurion ; Jean, témoin direct, précise les événements post-mortem et leur accomplissement prophétique. L'article intègre une chronologie précise des trois jours et trois nuits selon le calendrier juif.
Zacharie 12.10 (Louis Segond S21) :Alors je déverserai sur la famille de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et *ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont transpercé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Moyen Public : Intermediaire
PER357La mort du Messie Jésus
I La péricope PER357 traite de la mort du Messie Jésus telle qu'elle est rapportée par les quatre évangélistes dans une approche synoptique. L'événement se situe au mont Golgotha, le vendredi 1er avril 33, vers 15 heures. L'article s'inscrit dans une étude chronologique précise de la Passion, en s'appuyant sur les récits parallèles de Matthieu, Marc, Luc et Jean pour en reconstituer le déroulement fidèle. Les récits de Matthieu et de Marc sont présentés comme très proches l'un de l'autre. Ils rapportent que Jésus, après avoir refusé le breuvage mêlé de myrrhe destiné à atténuer la douleur, accepte finalement de boire le vinaigre qui lui est proposé peu avant sa mort. Ce détail est confirmé par Jean, témoin oculaire direct de la scène. Les deux premiers évangélistes décrivent également les ténèbres qui s'étendent sur la région de Jérusalem de midi à 15 heures, détail corroboré par Luc. Luc, pour sa part, apporte des éléments particuliers qui lui sont propres.
Deutéronome 21.22-23 (Louis Segond S21) :»Si tu exécutes un homme qui a commis un crime digne de mort et que tu le pendes à une potence,son cadavre ne passera pas la nuit sur le bois. Tu l'enterreras le jour même, car *celui qui est pendu est maudit de Dieu, et tu ne rendras pas impur le pays que l'Eternel, ton Dieu, te donne en héritage.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II Il rapporte une parole de Jésus au moment de sa mort : 'Père, je remets mon esprit entre tes mains', qui témoigne d'un abandon confiant au Père au seuil du trépas. Il met également en valeur la réaction du centurion romain qui, profondément bouleversé par ce qu'il a vu, rend témoignage à l'innocence de Jésus en déclarant : 'Certainement, cet homme était juste.' Luc ajoute enfin la réaction de la foule qui quitte les lieux en se frappant la poitrine, geste exprimant le deuil, la crainte ou la repentance. Jean, témoin direct et évangéliste complémentaire aux synoptiques, fournit des informations cruciales sur ce qui suit immédiatement la mort de Jésus. Les autorités religieuses juives souhaitent que les corps ne restent pas exposés sur les croix après le coucher du soleil, car le sabbat qui suit cette Pâque est un 'grand jour', d'une solennité exceptionnelle. Elles demandent donc à Pilate que les condamnés soient achevés rapidement. Les soldats romains brisent les jambes des deux brigands crucifiés aux côtés de Jésus, pratique qui empêche le condamné de prendre appui pour respirer et provoque rapidement l'asphyxie. Mais en arrivant auprès de Jésus, ils constatent qu'il est déjà mort. Un soldat lui perce néanmoins le côté d'un coup de lance, d'où sortent du sang et de l'eau.
Zacharie 12.10 (Louis Segond S21) :Alors je déverserai sur la famille de David et sur les habitants de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et *ils tourneront les regards vers moi, celui qu'ils ont transpercé. Ils pleureront sur lui comme on pleure sur un fils unique, ils pleureront amèrement sur lui comme on pleure sur un premier-né.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.III Jean insiste sur l'importance théologique de ces détails, y voyant l'accomplissement de plusieurs prophéties scripturaires : l'absence de fracture osseuse évoque les prescriptions relatives à l'agneau pascal, et le coup de lance rappelle la prophétie de Zacharie sur celui que l'on a transpercé. Ces correspondances entre les faits historiques et les textes prophétiques de l'Ancien Testament sont au cœur de la démonstration johannique. L'article précise également la chronologie des trois jours et trois nuits, conformément au calendrier juif : la nuit qui commence avec la mort de Jésus le vendredi en fin d'après-midi constitue le point de départ de ce compte. Des renvois sont faits vers plusieurs annexes complémentaires : ANN026 sur l'heure de la crucifixion, ANN027 sur le dernier repas de Pâque, ANN028 sur la journée juive au temps de Jésus, et ANN031 sur les Souverains Sacrificateurs. Le commentaire souligne que les disciples, protégés par la nuit, se sont approchés de la croix et ont pu entendre les dernières paroles de leur Maître. Les membres du Sanhédrin, quant à eux, estiment avoir remporté une victoire décisive et peuvent désormais célébrer la fête familiale de Pâque l'esprit tranquille. Mais selon l'article, les événements ne se dérouleront pas comme ils l'imaginent, laissant présager la résurrection à venir. Cette péricope constitue un moment central de la Passion dans la synopse évangélique, articulant avec précision les témoignages des quatre évangélistes pour restituer dans toute sa densité théologique et historique le moment de la mort du Messie Jésus.