L'article examine la figure du prophète Daniel dans une série d'études chronologiques sur la vie de Jésus. Il se concentre sur la prophétie des soixante-dix semaines de Daniel et discute des implications historiques et interprétatives, tout en explorant le contexte du règne du roi Josias.
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DanielWeissagungChronologieMessiasJesus
95 versets
16 livres
Diese Studie ist ein Baustein unserer Untersuchung, die der Erstellung einer Chronologie des Lebens des Messias Jesus auf der Grundlage der Prophezeiung der siebzig Wochen Daniels gewidmet ist (Daniel 9.24-27). Sie ist im Zusammenhang mit den übrigen Studien dieser Reihe zu verstehen, die jeweils ergänzende historische, kalendarische und biblische Angaben beisteuern. Zusammen bilden diese Arbeiten eine in sich stimmige Analyse, die darauf abzielt, die Abfolge der in den Evangelien berichteten Ereignisse so genau wie möglich zu rekonstruieren.
Dans le cadre de notre étude, nous ferons plusieurs références au prophète Daniel et au livre qui porte son nom. Si sa vie est en soi fascinante, ce sont surtout ses écrits qui retiennent notre attention ici.
En particulier, Daniel révèle des périodes chronologiques qui nous aident à déterminer la date de la mort du Messie. Bien qu'il mentionne une durée spécifique, le point de départ de cette période reste sujet à interprétation, malgré les détails qu'il fournit.
C'est cette complexité qui rend l'étude de ses écrits si intrigante et qui nous amène à explorer en profondeur la vie et les révélations de cet homme remarquable.
I. Le contexte historique
Josias, souverain du royaume de Juda, se distingue comme le dernier monarque véritablement dévoué au respect de la loi mosaïque. Contrairement à son grand-père Manassé et à son père Amon, il s'engage à honorer Dieu et supprime tous les lieux de culte dédiés aux divinités étrangères, établis dans le pays par ses prédécesseurs.
La lecture des écrits d'Ésaïe lui révèle que les Babyloniens s'apprêtent à dominer la région (Jesaja 39.5-7). Conscient qu'un jugement divin est imminent sur la nation de Juda — en raison de son abandon des voies de l' —, le roi sait également que le prophète Jérémie avertit sans relâche le peuple, depuis vingt-trois ans, des répercussions de son apostasie. Toutefois, ayant restauré l'observance de la Loi, Josias reçoit la promesse que ce châtiment ne s'abattra pas de son vivant (2. Könige 22.18-20).
2. Könige 22.18-20 ( 1912) :
Aber dem König Juda's, der euch gesandt hat, den HERRN zu fragen, sollt ihr sagen: So spricht der HERR, der Gott Israels:Darum daß dein Herz erweicht ist über den Worten, die du gehört hast, und hast dich gedemütigt vor dem HERRN, da du hörtest, was ich geredet habe wider diese Stätte und ihre Einwohner, daß sie sollen eine Verwüstung und ein Fluch sein, und hast deine Kleider zerrissen und hast geweint vor mir, so habe ich's auch erhört, spricht der HERR.Darum will ich dich zu deinen Vätern sammeln, daß du mit Frieden in dein Grab versammelt werdest und deine Augen nicht sehen all das Unglück, das ich über diese Stätte bringen will. Und sie sagten es dem König wieder.
1912, domaine public — texte : eBible.org
C'est par l'intermédiaire de la prophétesse Hulda que cette parole divine fut annoncée. Cette situation rappelle que rien n'est laissé au hasard : une Autorité suprême, Dieu lui-même, orchestre l'histoire selon un dessein souverainement établi.
Les trente et une années de règne de Josias furent marquées par la paix, mais le jugement annoncé devait inévitablement survenir. Ayant étudié les oracles d'Ésaïe, le souverain avait discerné les profonds bouleversements géopolitiques en cours. Il comprit que la montée en puissance de Babylone offrait une opportunité stratégique : s'aligner sur cette nouvelle puissance plutôt que de demeurer sous la tutelle de l'Égypte, jugée trop coûteuse en tributs.
Dans ce contexte, Josias prit la décision audacieuse de défier le pharaon Néco. Cette initiative était-elle guidée par une assurance obtenue de Babylone, ou relevait-elle simplement d'une erreur de jugement ? Quoi qu'il en soit, son action, qui semblait défier toute logique face à la puissance militaire égyptienne, se révéla être une faute fatale.
2. Chronik 35.20-24 ( 1912) :
Nach diesem, da Josia das Haus zugerichtet hatte, zog Necho, der König in Ägypten, herauf, zu streiten wider Karchemis am Euphrat. Und Josia zog aus, ihm entgegen.Aber er sandte Boten zu ihm und ließ ihm sagen: Was habe ich mit dir zu tun, König Juda's? ich komme jetzt nicht wider dich, sondern wider das Haus, mit dem ich Krieg habe; und Gott hat gesagt, ich soll eilen. Laß ab von Gott, der mit mir ist, daß er dich nicht verderbe!Aber Josia wandte sein Angesicht nicht von ihm, sondern stellte sich, mit ihm zu streiten und gehorchte nicht den Worten Nechos aus dem Munde Gottes und kam, mit ihm zu streiten auf der Ebene bei Megiddo.Aber die Schützen schossen den König Josia, und der König sprach zu seinen Knechten: Führt mich hinüber; denn ich bin sehr wund!Und seine Knechte taten ihn von dem Wagen und führten ihn auf seinem andern Wagen und brachten ihn gen Jerusalem; und er starb und ward begraben in den Gräbern seiner Väter. Und ganz Juda und Jerusalem trugen Leid um Josia.
1912, domaine public — texte : eBible.org
En 609 av. J.-C., la décision de s'opposer à Néco entraîne des conséquences tragiques. Dans la vallée de Meguiddo, Josias perd la vie, mettant fin à trente et une années de règne. À cette époque, le jeune Daniel n'est âgé que d'une dizaine d'années.
II. Daniel et la déportation
Quatre années après la mort de Josias, le royaume de Juda se retrouve pris en étau entre les ambitions égyptiennes et babyloniennes. En 605 av. J.-C., à la suite de sa victoire sur les Assyriens et les Égyptiens à Karkemish, Nebucadnetsar II emmène une partie du peuple judéen en captivité à Babylone, parmi lesquels Daniel et ses compagnons. Le jeune homme n'est alors âgé que d'environ quatorze ans. L'engagement indéfectible de ces quatre adolescents — Daniel, Hanania, Mishaël et Azaria — envers leur Dieu demeure remarquable.
Cette déportation marque le point culminant d'une détérioration politique et sociale qui s'aggrave depuis des années, comme l'avait annoncé le prophète Jérémie. Le règne paisible de Josias n'a fait que retarder cette chute inévitable. Bien que la situation économique et sociale critique du pays puisse sembler imputable au lourd tribut exigé par les Égyptiens, la véritable cause réside dans l'abandon de l' par le peuple.
Le prophète Jérémie évoque cette période de calamité d'une durée de soixante-dix ans :
Jeremia 25.11 ( 1912) :
daß dies ganze Land wüst und zerstört liegen soll. Und sollen diese Völker dem König zu Babel dienen siebzig Jahre.
1912, domaine public — texte : eBible.org
Daniel ne retournera jamais dans ce qu'il considère comme « le plus beau pays du monde », selon les termes employés par Ézéchiel et lui-même. Fidèle à son Dieu jusqu'à la fin de ses jours, il demeurera à Babylone, servant les différents souverains qui s'y succéderont.
Daniel 1.21 ( 1912) :
Und Daniel erlebte das erste Jahr des König Kores.
1912, domaine public — texte : eBible.org
La chute de Babylone en 539 av. J.-C. — marquée par la prise de la ville par les Perses le 12 octobre — met fin à la domination babylonienne. Cyrus, nouveau maître de l'empire, adopte une politique de tolérance : il encourage les peuples conquis à pratiquer leur religion et leurs coutumes, et autorise les Judéens à regagner leur patrie pour reconstruire le Temple (Jesaja 44.28, Jesaja 45.1-4).
Le début de l'hégémonie babylonienne peut être daté de 609 av. J.-C., année de la mort de Josias, et prend fin en 539 av. J.-C., soit une période de soixante-dix ans, conformément à la prophétie de Jérémie. D'autres cycles de même durée s'observent dans l'histoire juive, notamment les soixante-dix années séparant la destruction du Temple en 587 av. J.-C. de sa reconstruction partielle en 516 av. J.-C., suivies d'embellissements jusqu'en 417 av. J.-C. sous le règne de Darius II. Ces différentes périodes illustrent la précision de l'oracle de Jérémie et soulignent que l'histoire est guidée par la volonté divine.
Daniel 9.1-2 ( 1912) :
Im ersten Jahr des Darius, des Sohnes Ahasveros, aus der Meder Stamm, der über das Königreich der Chaldäer König ward,in diesem ersten Jahr seines Königreiches merkte ich, Daniel, in den Büchern auf die Zahl der Jahre, davon der HERR geredet hatte zum Propheten Jeremia, daß Jerusalem sollte siebzig Jahre wüst liegen.
1912, domaine public — texte : eBible.org
Les repères historiques présents dans la plupart des récits du livre de Daniel permettent de retracer la chronologie de sa vie.
III. Les repères historiques
Daniel prend soin de dater les évènements, selon les règles de l’époque, en fonction de nombre d’années de règne des rois. Dès lors, grâce aux indices donnés par Daniel, nous savons :
Évènements
Dates
Ages de Daniel
Bibelstellen
Début de la captivité
-605
14 ans
Formation babylonienne
-605 à -603
15 ans à 17 ans
Daniel 1.3-7
Songe du colosse aux pieds d’argile
-602 ou -601
18 ans
Daniel 2.1-49
La statue d’or de Nebucadnetsar
-594 ou -593
26 ans
Daniel 3.1-30
Le grand arbre et la maladie du roi
-572 à-568
47 ans et 51 ans
Daniel 4.1-34
La vision des quatre grands animaux
-552
67 ans
Daniel 7.1-28
La vision du bélier et du bouc
-550
70 ans
Daniel 8.1-27
La révélation des 70 semaines
-539
81 ans
Daniel 9.22-27
La chute de Babylone
-539
81 ans
Daniel 5.1-30
Daniel, dans la fosse aux lions
-539 à -536
81 ans et 83 ans
Daniel 6.1-29
Le décret de retour des Juifs (reconstruction du temple)
-536
83 ans
La vision près du fleuve
-534
85 ans
Daniel 10.1-21
La mort de Daniel
?
?
Nous voici parvenus à l'an 539 av. J.-C. ; Daniel est alors âgé de quatre-vingts ans.
Daniel 9.2 ( 1912) :
in diesem ersten Jahr seines Königreiches merkte ich, Daniel, in den Büchern auf die Zahl der Jahre, davon der HERR geredet hatte zum Propheten Jeremia, daß Jerusalem sollte siebzig Jahre wüst liegen.
1912, domaine public — texte : eBible.org
Lorsque l'on confronte les données bibliques à celles des anciens peuples — Chaldéens, Babyloniens et Assyriens —, on obtient une précision historique remarquable. Ces civilisations étaient méticuleuses dans l'observation des corps célestes (soleil, lune, étoiles) et consignaient les dates importantes de leur histoire. Ces relevés astronomiques servaient à harmoniser les mois et les années, ainsi qu'à tenter de prédire l'avenir.
Le texte biblique fournit des repères temporels précis, tels que « la première année du règne de Darius ». Parfois même, le mois et le jour exacts sont mentionnés, offrant une richesse d'informations pour la datation des événements.
Esra 7.8-9 (Lutherbibel 1912) :
Und er kam gen Jerusalem im fünften Monat, nämlich des siebenten Jahres des Königs.Denn am ersten Tage des ersten Monats ward er Rats, heraufzuziehen von Babel, und am ersten Tage des fünften Monats kam er gen Jerusalem nach der guten Hand Gottes über ihm.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
La précision apportée par le scribe Esdras, établissant la date du 3 avril 458 av. J.-C. selon notre calendrier grégorien, s'avère cruciale. Cette mention ne vise pas uniquement à confirmer la véracité historique de l'événement : nous constaterons que ce détail, en apparence anodin, revêt une importance capitale pour notre compréhension contemporaine.
L'intérêt de cette donnée devient plus manifeste encore lorsqu'on examine les révélations étonnantes de Daniel concernant les soixante-dix semaines. Ces propos, d'une portée considérable, méritent une attention particulière dans la suite de notre étude.
IV. Les recherches de Daniel
Daniel se distingue par son intelligence exceptionnelle et sa vaste érudition. À plusieurs reprises, il interprète avec succès songes et présages pour les souverains successifs de Babylone, soulignant systématiquement que ces révélations ne proviennent pas de ses propres capacités, mais de son Dieu (Daniel 2.27-28, Daniel 4.18). Au fil des années, il est progressivement élevé à des fonctions d'autorité considérables (Daniel 2.48, Daniel 6.2-3).
Malgré ces responsabilités politiques de premier plan, Daniel demeure profondément attaché à ses origines et à la destinée de son peuple. Il s'applique avec constance à comprendre les raisons et la durée de l'exil des Judéens. Pour cela, il se plonge dans l'étude des Écritures, en particulier la — Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome — ainsi que les oracles de Jérémie (Daniel 9.2).
Par cette étude attentive, Daniel parvient à la conviction que les soixante-dix années de captivité annoncées par Jérémie arrivent à leur terme (Jeremia 25.11-12, Jeremia 29.10). Il discerne que les événements historiques auxquels il assiste confirment la parole prophétique.
De cette démarche émergent trois éléments fondamentaux :
la prophétie,
l'histoire,
et l'étude approfondie des Écritures.
Daniel comprend que la fin de l'exil est imminente. La rencontre avec l'ange Gabriel, messager divin, vient confirmer et sceller cette compréhension.
Daniel 10.12 (Lutherbibel 1912) :
Und er sprach zu mir: Fürchte dich nicht, Daniel; denn von dem ersten Tage an, da du von Herzen begehrtest zu verstehen und dich kasteitest vor deinem Gott, sind deine Worte erhört; und ich bin gekommen um deinetwillen.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Ce qui surprend véritablement dans la révélation apportée par Gabriel, c'est qu'elle ne se concentre plus sur les soixante-dix années de captivité. L'ange présente une nouvelle période : sept fois soixante-dix ans, soit quatre cent quatre-vingt-dix ans. Contrairement à l'exil, cette ère annoncée ne se rapporte pas à la domination des nations étrangères sur les Judéens, mais à un temps spirituel aboutissant à un événement crucial : la mort du Messie (Daniel 9.24-26).
Cette mort ne constituera pas un simple terme historique ; elle marquera le commencement d'une nouvelle ère de rédemption et de salut pour l'humanité.
Daniel 9.22 (Lutherbibel 1912) :
Und er unterrichtete mich und redete mit mir und sprach: Daniel, jetzt bin ich ausgegangen, dich zu unterrichten.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Nous abordons à présent le texte qui demeure une clé essentielle pour comprendre l'histoire du Messie Jésus.
V. La prophétie des 70 semaines
Ce passage a suscité de nombreuses discussions et engendré une abondance de théories, parfois complexes à saisir. Cette effervescence autour du texte témoigne indéniablement de son importance considérable.
VI. L’analyse du texte
Daniel 9.22-25 (Lutherbibel 1912) :
Und er unterrichtete mich und redete mit mir und sprach: Daniel, jetzt bin ich ausgegangen, dich zu unterrichten.Den da du anfingst zu beten, ging dieser Befehl aus, und ich komme darum, daß ich dir's anzeige; denn du bist lieb und wert. So merke nun darauf, daß du das Gesicht verstehest.Siebzig Wochen sind bestimmt über dein Volk und über die heilige Stadt, so wird dem Übertreten gewehrt und die Sünde abgetan und die Missetat versöhnt und die ewige Gerechtigkeit gebracht und die Gesichte und Weissagung versiegelt und ein Hochheiliges gesalbt werden.So wisse nun und merke: von der Zeit an, da ausgeht der Befehl, daß Jerusalem soll wieder gebaut werden, bis auf den Gesalbten, den Fürsten, sind sieben Wochen; und zweiundsechzig Wochen, so werden die Gassen und Mauern wieder gebaut werden, wiewohl in kümmerlicher Zeit.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Nous souhaitons souligner une observation essentielle, qui offre une réponse à ceux qui considèrent que ces textes demeurent des énigmes sans intérêt.
Daniel 12.4 (Lutherbibel 1912) :
Und du, Daniel, verbirg diese Worte und versiegle diese Schrift bis auf die Letzte Zeit; so werden viele darüberkommen und großen Verstand finden.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Les paroles de l'ange rapportées par Daniel suggèrent que ces révélations sont destinées à la génération vivant les derniers temps. Une question s'impose donc : sommes-nous cette génération finale, particulièrement au vu des signes accomplis envers Israël ? Si tel est le cas, il devient impératif d'étudier ces textes pour en tirer des explications logiques, rationnelles et instructives.
Si ces paroles doivent rester scellées, à qui sont-elles destinées ? Dieu aurait-il parlé en vain ? Rappelons que dans l'Apocalypse, Jean insiste sur le fait que sa révélation ne doit pas être cachée (Offenbarung 22.10).
Reprenons donc l'analyse du texte de Daniel concernant ces soixante-dix semaines. Le verset 24 indique que cette période marque l'intervalle entre deux événements majeurs : le décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem et la mort du Messie (Daniel 9.24). Six points clés liés à l'œuvre expiatoire du Messie Jésus — incluant sa mort et sa résurrection — y sont évoqués.
La septième et dernière semaine se distingue des précédentes par ses caractéristiques singulières (Daniel 9.27). La précision de ces informations permet d'analyser l'Histoire sous un éclairage nouveau. Cependant, après examen de nombreux commentaires sur ce sujet, force est de constater une certaine déception : les interprétations varient, et même les exégètes les plus rigoureux ne s'accordent pas sur les dates.
Nous identifierons donc d'abord les points faisant consensus, avant de nous pencher sur les sujets de débat. L'enjeu est de taille : il s'agit de déterminer la date précise de la mort de Jésus de Nazareth, le Messie. Si cette date corrobore les données des Évangiles, cela confirmerait l'omniscience et l'omnipotence de Dieu, ainsi que l'exactitude de son dessein.
VII. S’agissant de ce qui fait l’unanimité
L'unanimité sur cette question n'apparaît véritablement que dans les études approfondies et méthodologiquement solides. Le terme « semaine », dans ce contexte, doit être compris comme désignant une septaine, c'est-à-dire une période de sept années. Ainsi, les soixante-dix semaines mentionnées par Daniel correspondent à un total de quatre cent quatre-vingt-dix ans (7 × 70).
Pourquoi interpréter ces semaines comme des unités annuelles ? Cette lecture procède d'une déduction logique : des semaines composées de jours ou de mois seraient manifestement disproportionnées par rapport à l'ampleur historique des événements décrits. L'année apparaît donc comme la seule unité de temps cohérente. Cette interprétation se trouve renforcée par l'usage que fait Daniel du terme « années » ailleurs dans ses récits (Daniel 9.2), ce qui suggère qu'il demeure dans le même registre temporel lorsqu'il évoque ces semaines.
Le point de départ de cette période est lié à un décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem (Daniel 9.25). Quant à la soixante-dixième et dernière semaine, elle est généralement considérée comme distincte des soixante-neuf premières, en raison des caractéristiques uniques qui lui sont associées.
VIII. S’agissant de ce qui fait débat
La principale divergence parmi les chercheurs concerne la date du décret royal marquant le début de la période prophétique de quatre cent quatre-vingt-dix ans, ainsi que l'interprétation de la soixante-dixième semaine. Ces différences d'analyse affectent la cohérence des calculs visant à relier cette période à une date précise pour la mort de Jésus. Parmi les jours potentiels pour la célébration de la Pâque correspondant à un vendredi dans la période concernée, on retient généralement le 7 avril 30 et le 1er avril 33.
Pour être en accord avec la prophétie de Daniel, il convient d'identifier un décret royal autorisant la reconstruction de Jérusalem, d'y ajouter quatre cent quatre-vingt-dix ans — en tenant compte de l'absence d'une année zéro dans le calendrier — et de parvenir à l'une de ces deux dates. Par ailleurs, l'interprétation de la dernière semaine génère également des débats. Certains estiment qu'elle ne fait pas partie intégrante de la période et qu'elle est reportée à la fin des temps ; le décompte serait alors de quatre cent quatre-vingt-trois ans et non de quatre cent quatre-vingt-dix.
Nous allons à présent examiner ces deux points controversés afin de proposer une explication satisfaisante.
IX. La datation du point de départ
La Bible mentionne quatre décrets royaux susceptibles de marquer le début des soixante-dix semaines évoquées dans le livre de Daniel. Chacun de ces décrets, émanant d'une autorité souveraine, constitue un acte officiel devant satisfaire au critère défini par le texte prophétique : l'autorisation explicite de reconstruire Jérusalem.
Un débat ancien et toujours vivace porte sur la question de savoir lequel de ces décrets doit être retenu comme point de départ. Sans prétendre trancher définitivement cette controverse, notre objectif est d'examiner attentivement les quatre actes royaux mentionnés dans les Écritures afin de proposer une interprétation susceptible de s'harmoniser avec Daniel 9.24-25.
X. Le premier décret : Artaxerxès, 445 av. J.-C.
La référence la plus fréquemment invoquée concerne le décret rapporté par Néhémie, daté de 445 av. J.-C. (Nehemia 2.1-8).
Nehemia 2.4-5 (Lutherbibel 1912) :
Da sprach der König: Was forderst du denn? da betete ich zu dem Gott des Himmelsund sprach zum König: Gefällt es dem König und ist dein Knecht angenehm vor dir, so wollest du mich senden nach Juda zu der Stadt des Begräbnisses meiner Väter, daß ich sie baue.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Selon ce passage, le roi Artaxerxès accorde à Néhémie l'autorisation de se rendre à Jérusalem afin d'y restaurer la ville. Ce décret, daté de la vingtième année du règne d'Artaxerxès, mentionne explicitement la reconstruction et peut donc constituer un point de départ conforme aux indications de Daniel.
Toutefois, si l'on ajoute 490 ans à l'année 445 av. J.-C., on parvient à l'année 46 de notre ère — en tenant compte de l'absence d'année zéro. Cette date se révèle trop tardive par rapport aux années généralement retenues pour la crucifixion du Christ, à savoir le 7 avril 30 ou le 1er avril 33.
Pour pallier cette difficulté, certains chercheurs ont proposé d'utiliser une « année prophétique » de 360 jours, en s'appuyant notamment sur les indications temporelles relatives au déluge (1. Mose 7.11, 1. Mose 8.4). Selon cette méthode, la durée totale se trouve réduite d'environ 2450 jours, soit approximativement 6,8 années. Malgré cet ajustement, la période doit encore être corrigée pour coïncider avec les années 30 ou 33.
Si l'on retient uniquement les soixante-neuf premières semaines — en excluant la dernière considérée comme distincte —, le calcul devient : 483 − 445 + 1 = 39. En appliquant l'année de 360 jours, on retranche ensuite environ 6,7 ans, ce qui conduit à l'année 32 ; certains, après correction, optent finalement pour l'année 33. Bien que cette approche soit largement diffusée, elle donne l'impression de forcer le texte pour parvenir à un résultat déterminé à l'avance. L'ensemble ressemble davantage à une pièce de puzzle ajustée artificiellement qu'à l'expression d'un dessein divin caractérisé par la précision.
So spricht Kores, der König in Persien: Der HERR, der Gott des Himmels, hat mir alle Königreiche der Erde gegeben, und hat mir befohlen, ihm ein Haus zu bauen zu Jerusalem in Juda.Wer nun unter euch seine Volkes ist, mit dem Sei Gott, und er ziehe hinauf gen Jerusalem in Juda und baue das Haus des HERRN, des Gottes Israels. Er ist der Gott, der zu Jerusalem ist.Und wer noch übrig ist an allen Orten, da der Fremdling ist, dem sollen helfen die Leute seines Orts mit Silber und Gold, Gut und Vieh, außer dem, was sie aus freiem Willen geben zum Hause Gottes zu Jerusalem.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Ce décret autorise le peuple judéen à regagner sa patrie, mais la reconstruction ne concerne que le Temple — le texte est explicite à cet égard. Par ailleurs, cette date est trop ancienne : en ajoutant 490 ans à 537 av. J.-C., on parvient à l'année 47 av. J.-C., bien éloignée des dates envisagées pour la mort du Messie.
XII. Le troisième décret : Darius, 518 av. J.-C.
Esra 5.17 (Lutherbibel 1912) :
Gefällt es nun dem König, so lasse er suchen in dem Schatzhause des Königs, das zu Babel ist, ob's von dem König Kores befohlen sei, das Haus Gottes zu Jerusalem zu bauen, und sende zu uns des Königs Meinung darüber.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Esra 6.1-5 (Lutherbibel 1912) :
Da befahl der König Darius, daß man suchen sollte in der Kanzlei im Schatzhause des Königs, die zu Babel lag.da fand man zu Ahmetha im Schloß das in Medien Liegt, ein Buch und stand also darin eine Geschichte geschrieben:Im ersten Jahr des Königs Kores befahl der König Kores, das Haus Gottes zu Jerusalem zu bauen als eine Stätte, da man opfert und den Grund zu legen; zur Höhe sechzig Ellen und zur Weite auch sechzig Ellen;und drei Reihen von behauenen Steinen und eine Reihe von Holz; und die Kosten sollen vom Hause des Königs gegeben werden;dazu die goldenen und silbernen Gefäße des Hauses Gottes, die Nebukadnezar aus dem Tempel zu Jerusalem genommen und gen Babel gebracht hat, soll man wiedergeben, daß sie wiedergebracht werden in den Tempel zu Jerusalem an ihre Statt im Hause Gottes.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Ce décret n'est en réalité qu'une confirmation de celui émis par Cyrus. Il se concentre exclusivement sur la reconstruction du Temple et ne mentionne nullement celle de la ville. En ajoutant 490 ans à 518 av. J.-C., on aboutirait à l'année 28 av. J.-C. — date tout aussi inadéquate.
Il convient de noter que la politique des souverains perses incluait la concession de la liberté religieuse et le soutien à la reconstruction des lieux de culte. Le British Museum conserve le célèbre cylindre de Cyrus, qui témoigne de cette disposition et corrobore les récits bibliques.
XIII. Le quatrième décret : Artaxerxès, 458 av. J.-C.
Il nous reste à examiner le décret mentionné dans Esra 7.11-26. Si celui-ci ne s'avère pas être le point de départ recherché, il faudrait alors se tourner vers le décret de Néhémie ou envisager l'hypothèse — surprenante et peu probable — d'un cinquième décret n'ayant laissé aucune trace dans les Écritures.
Esra 7.11 (Lutherbibel 1912) :
Und dies ist der Inhalt des Briefes, den der König Arthahsastha gab Esra, dem Priester, dem Schriftgelehrten, der ein Lehrer war in den Worten des HERRN und seiner Gebote über Israel:
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Ce décret présente trois particularités remarquables :
Il est intégralement reproduit dans la langue originale — l'araméen —, à la différence du reste du livre d'Esdras rédigé en hébreu. Cette fidélité au texte officiel évite toute altération potentielle du sens.
La date est indiquée avec une précision exceptionnelle : le 1er nissan de la septième année d'Artaxerxès, soit le 3 avril 458 av. J.-C. selon notre calendrier grégorien (Esra 7.7-9).
Une remarque spécifique suggère l'inspiration divine de ce décret (Esra 7.27-28).
En ajoutant la période complète de 490 ans mentionnée en Daniel 9.24, on obtient : −458 + 490 + 1 = 33. Nous parvenons ainsi au 3 avril 33, l'une des deux dates pressenties pour la résurrection du Messie — au jour près.
Une question demeure cependant : pourquoi existe-t-il un débat autour de cette date si l'équation semble si évidente ? La réponse réside dans le texte même d'Esra 7.11-26 : le roi Artaxerxès n'y mentionne pas formellement la reconstruction de la ville de Jérusalem. Voilà pourquoi de nombreux exégètes écartent ce décret comme point de départ des soixante-dix semaines.
Nous allons démontrer que, bien que cette reconstruction ne soit pas explicitement citée, elle est implicitement autorisée.
XIV. Analyse de l’édit d’Artaxerxès
.
Après lecture de cet édit, force est de reconnaître qu'Artaxerxès ne mentionne pas expressément la reconstruction de Jérusalem — contrairement à son décret ultérieur adressé à Néhémie en 445 av. J.-C. (Nehemia 2.5).
Notons toutefois l'attitude du souverain envers Néhémie : il n'hésite ni ne tergiverse quant à l'autorisation de reconstruire la ville. La question centrale semble concerner davantage les moyens à mettre en œuvre que la décision elle-même. On pourrait en déduire que le roi avait déjà envisagé cette possibilité et se concentrait désormais sur l'attribution des ressources nécessaires.
Examinons le verset 18 :
Esra 7.18 (Lutherbibel 1912) :
Dazu was dir und deinen Brüdern mit dem übrigen Gelde zu tun gefällt, das tut nach dem Willen eures Gottes.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Le roi insiste sur la maison de Dieu, mais accorde une grande liberté d'action à Esdras dans le cadre de la volonté divine. Or, quelle était cette volonté ? Le prophète Ésaïe l'avait annoncée environ cent cinquante ans auparavant :
Jesaja 44.28 (Lutherbibel 1912) :
der ich spreche von Kores: Der ist mein Hirte und soll all meinen Willen vollenden, daß man sage zu Jerusalem: Sei gebaut! und zum Tempel: Sei gegründet!
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Flavius Josèphe rapporte dans les Antiquités judaïques (livre XI, chapitre 1) que Cyrus prit connaissance de cette prophétie et fut saisi du désir d'accomplir ce qui était écrit. Dans la formulation « vous ferez ce que vous jugerez bon, en vous conformant à la volonté de votre Dieu », la reconstruction de Jérusalem est donc implicitement incluse.
Par ailleurs, les versets 25-26 confèrent à Esdras les pleins pouvoirs pour rétablir le système judiciaire :
Esra 7.25-26 (Lutherbibel 1912) :
Du aber, Esra, nach der Weisheit deines Gottes, die unter deiner Hand ist, setze Richter und Pfleger, die alles Volk richten, das jenseit des Wassers ist, alle, die das Gesetz deines Gottes wissen; und welche es nicht wissen, die lehret es.Und ein jeglicher, der nicht mit Fleiß tun wird das Gesetz deines Gottes und das Gesetz des Königs, der soll sein Urteil um der Tat willen haben, es sei zum Tod oder in die Acht oder zur Buße am Gut oder ins Gefängnis.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Comment imaginer l'établissement d'une magistrature dans une ville en ruines ? La reconstruction est automatiquement présupposée par ce mandat.
XV. La réaction des opposants et du roi
Esdras avait manifestement compris le sens de ce décret, puisqu'il entreprit la reconstruction de la ville. Le chapitre 4 de son livre mentionne deux incidents ayant entravé la progression des travaux. Le second, rapporté en Esra 4.7-16, se situe précisément sous le règne d'Artaxerxès.
Les adversaires de la restauration écrivirent au souverain pour protester :
Esra 4.12-13 (Lutherbibel 1912) :
Es sei kund dem König, daß die Juden, die von dir zu uns heraufgekommen sind gen Jerusalem, in die aufrührerische und böse Stadt, bauen sie und machen ihre Mauern und führen sie aus dem Grunde.So sei nun dem König kund: Wo diese Stadt gebaut wird und die Mauern wieder gemacht, so werden sie Schoß, Zoll und jährliche Zinse nicht geben, und ihr Vornehmen wird den Königen Schaden bringen.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Fait remarquable : leur plainte ne se fonde pas sur une prétendue interdiction de rebâtir la ville, mais uniquement sur le risque futur de révolte. Cela suggère que la reconstruction était bien autorisée.
La réponse du roi est tout aussi significative :
Esra 4.21 (Lutherbibel 1912) :
So tut nun nach diesem Befehl: Wehrt denselben Männern, daß diese Stadt nicht gebaut werde, bis daß von mir der Befehl gegeben werde.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Artaxerxès ordonne l'arrêt des travaux, mais ne dénonce aucune transgression de son décret initial. Si celui-ci n'avait pas inclus — fût-ce implicitement — l'autorisation de reconstruire, le roi aurait réagi avec des mesures punitives bien plus sévères qu'un simple arrêt temporaire.
À ce stade, seuls trois décrets étaient en vigueur : ceux de Cyrus (537 av. J.-C.) et de Darius (518 av. J.-C.), tous deux se rapportant exclusivement au Temple. C'est donc le décret de 458 av. J.-C. qui motiva cette opposition — confirmant que toutes les parties concernées comprenaient l'autorisation implicite qu'il contenait.
Cela explique également l'affliction de Néhémie lorsqu'il arriva à Jérusalem treize ans plus tard (Nehemia 1.3-4) : il savait que la reconstruction avait été autorisée, mais les progrès n'étaient pas à la hauteur de ses attentes. Rappelons que certaines familles impliquées dans les travaux de la muraille sous sa direction furent affectées à des sections situées à proximité de leurs maisons (Nehemia 3.10, Nehemia 3.23, Nehemia 3.28-30).
XVI. La prière d’Esdras
La prière d'Esdras confirme qu'il avait pleinement saisi la portée du décret :
Esra 9.9 (Lutherbibel 1912) :
Denn wir sind Knechte, und unser Gott hat uns nicht verlassen, ob wir Knechte sind, und hat Barmherzigkeit zu uns geneigt vor den Königen in Persien, daß sie uns das Leben gelassen haben und erhöht das Haus unsers Gottes und aufgerichtet seine Verstörung und uns gegeben einen Zaun in Juda und Jerusalem.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Lorsqu'Esdras évoque « un abri sûr à Jérusalem », il sous-entend des maisons rebâties et une ville restaurée.
Pour toutes ces raisons, nous concluons que le décret du roi Artaxerxès daté du 3 avril 458 av. J.-C. constitue bien le point de départ des soixante-dix semaines mentionnées par Daniel.
XVII. La soixante-dixième semaine
L'ange Gabriel avait annoncé à Daniel qu'une période de soixante-dix semaines — soit 490 années — devait s'écouler jusqu'à la mort du Messie (Daniel 9.24-26). C'est pourquoi nous n'avons pas introduit de césure entre la soixante-neuvième et la soixante-dixième semaine. Cependant, une question demeure : que devient cette dernière semaine durant laquelle l' est censé apparaître ?
Selon notre interprétation, cette dernière semaine — ne s'étant pas déroulée comme prévu — a été en quelque sorte suspendue. Le temps s'est arrêté pour le peuple juif tandis que s'ouvrait l'ère de l'Église, ce « mystère » révélé par l'apôtre Paul (Epheser 3.3-6). Cette semaine sera rejouée à la fin des temps ; elle deviendra alors une période de jugement et de tribulations (Offenbarung 7.14), et s'achèvera par la victoire définitive du Messie Jésus.
Un parallèle historique éclaire ce principe. Après la Pâque, les Hébreux quittèrent l'Égypte et parvinrent rapidement aux abords de la Terre promise. Mais leur refus d'y entrer conduisit Dieu à annuler cet événement et à renvoyer le peuple dans le désert pendant quarante années (4. Mose 14.33-34). Au terme de ce périple, l'événement fut rejoué : cette fois, le peuple entra dans le (Josua 3.14-17). La soixante-dixième semaine se déroulera selon le même principe.
Nous étudions maintenant le passage de Daniel 9.24-27 :
Daniel 9.24 (Lutherbibel 1912) :
Siebzig Wochen sind bestimmt über dein Volk und über die heilige Stadt, so wird dem Übertreten gewehrt und die Sünde abgetan und die Missetat versöhnt und die ewige Gerechtigkeit gebracht und die Gesichte und Weissagung versiegelt und ein Hochheiliges gesalbt werden.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Daniel annonce ici une période prophétique de « soixante-dix semaines » fixée pour le peuple d’Israël et pour Jérusalem (Daniel 9.24). Dans le contexte prophétique, ces semaines doivent être comprises comme des semaines d’années, soit une durée totale de 490 ans.
Cette période a pour objectif l’accomplissement du plan divin : mettre fin à la révolte, expier le péché, introduire la justice éternelle, confirmer la vision prophétique et consacrer le lieu très saint. Le texte relie donc directement cette prophétie à l’œuvre du Messie et à la rédemption.
Selon notre compréhension, ces 490 années forment un ensemble cohérent et continu, conduisant jusqu’au rejet et à la mort du Messie, événement central de l’expiation (Jesaja 53.5-6 ; Daniel 9,26). Toutefois, plusieurs objectifs mentionnés par Daniel ne semblent pas encore pleinement réalisés dans l’histoire. Cela conduit à envisager un accomplissement progressif de cette dernière semaine prophétique, dont l’achèvement appartiendrait encore à l’avenir.
Daniel 9.25 (Lutherbibel 1912) :
So wisse nun und merke: von der Zeit an, da ausgeht der Befehl, daß Jerusalem soll wieder gebaut werden, bis auf den Gesalbten, den Fürsten, sind sieben Wochen; und zweiundsechzig Wochen, so werden die Gassen und Mauern wieder gebaut werden, wiewohl in kümmerlicher Zeit.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Après avoir présenté la vision dans son ensemble, Daniel en détaille maintenant la structure (Daniel 9.25). La période est divisée en deux segments : sept semaines, puis soixante-deux semaines, soit un total de soixante-neuf semaines prophétiques.
Le premier cycle de sept semaines correspond vraisemblablement à la restauration et à la reconstruction de Jérusalem dans un contexte de grandes difficultés, conformément aux récits d’Esdras et de Néhémie (Nehemia 4.17-18). Le second cycle de soixante-deux semaines conduit jusqu’à l’apparition du Messie.
Daniel distingue ainsi trois étapes :
une première période de 49 ans consacrée à la reconstruction de Jérusalem ;
une seconde période de 434 ans menant au Messie ;
enfin, une dernière semaine prophétique particulière, séparée des précédentes.
Cette division précise souligne le caractère ordonné et progressif du calendrier prophétique révélé à Daniel.
Daniel 9.26 (Lutherbibel 1912) :
Und nach den zweiundsechzig Wochen wird der Gesalbte ausgerottet werden und nichts mehr sein. Und das Volk eines Fürsten wird kommen und die Stadt und das Heiligtum verstören, daß es ein Ende nehmen wird wie durch eine Flut; und bis zum Ende des Streits wird's wüst bleiben.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Le verset 26 constitue un tournant majeur de la prophétie (Daniel 9,26). Daniel annonce qu’« après les 62 semaines » le Messie sera retranché. Cette expression doit être comprise à la lumière du verset précédent : les 62 semaines s’ajoutent aux 7 premières, soit un total de 69 semaines.
Le texte précise donc que le Messie est retranché après les 69 semaines, ce qui implique que cet événement se produit durant la soixante-dixième semaine prophétique.
Daniel évoque ensuite la destruction de Jérusalem et du sanctuaire par « le peuple d’un prince qui viendra ». Historiquement, cette annonce trouve un accomplissement remarquable dans les événements de l’an 70, lorsque les armées romaines dirigées par Titus, fils de l’empereur Vespasien, détruisent Jérusalem et le Temple (Lukas 21.20-24).
La prophétie mentionne également des dévastations qui dureront « jusqu’au terme de la guerre ». Cette période peut être rapprochée de l’écrasement définitif de la révolte juive lors de la chute de Massada, à la Pâque de l’an 73.
Nous observons ici un phénomène fréquent dans les textes prophétiques : une compression du temps. Daniel juxtapose plusieurs événements séparés par de longues périodes historiques sans détailler les intervalles qui les séparent. Ce procédé apparaît également dans d’autres passages prophétiques (Jesaja 61.1-2 ; Lukas 4.18-21).
Daniel 9.27 (Lutherbibel 1912) :
Er wird aber vielen den Bund stärken eine Woche lang. Und mitten in der Woche wird das Opfer und Speisopfer aufhören. Und bei den Flügeln werden stehen Greuel der Verwüstung, bis das Verderben, welches beschlossen ist, sich über die Verwüstung ergießen wird.
Lutherbibel 1912, domaine public — texte : eBible.org
Le dernier verset introduit un personnage distinct du Messie (Daniel 9.27). Alors que le Messie a disparu du récit prophétique, un nouvel acteur impose une alliance pour une semaine et interrompt les sacrifices au milieu de cette période.
Cette semaine est divisée en deux parties égales de trois ans et demi. Durant la seconde moitié, ce dirigeant se manifeste comme un adversaire violent et destructeur. Bien que Daniel n’utilise pas explicitement le terme « », la description correspond à celle développée plus tard dans les écrits apostoliques (2. Thessalonicher 2.3-4 ; Offenbarung 13.1-8).
Daniel semble ainsi présenter deux périodes parallèles :
une première soixante-dixième semaine centrée sur le Messie ;
une seconde, eschatologique, dominée par un imitateur du Messie.
Dans les deux cas, la semaine est marquée par une rupture au milieu des sept années. Cette structure parallèle paraît volontaire et souligne l’opposition entre l’œuvre du véritable Messie et celle de son imitateur.
XIX. La compression prophétique du temps
L’un des éléments les plus remarquables du livre de Daniel est cette vision condensée de l’histoire. Le prophète passe directement de la destruction de Jérusalem à la période finale précédant l’établissement du Royaume de Dieu, sans évoquer explicitement l’époque de l’Église.
Cette absence ne signifie pas que cette période n’existe pas, mais plutôt qu’elle ne fait pas partie du cadre principal de la révélation donnée à Daniel, centrée sur Israël et Jérusalem (Daniel 9.24).
L’histoire confirme plusieurs éléments annoncés par le prophète :
la destruction du Temple en l’an 70 ;
la dispersion du peuple juif ;
la fin de la guerre contre après la chute de Massada en 73.
Après ces événements, la prophétie semble effectuer un saut temporel considérable vers la fin des temps, où apparaît ce dirigeant hostile à Dieu et au peuple juif.
XX. La vision de Daniel
Nous cherchons à expliquer l’imbrication apparente des deux semaines prophétiques : celle associée au Messie et celle liée à l’. Selon notre analyse, Daniel n’a pas reçu une révélation détaillée de l’ensemble des événements futurs dans leur déroulement chronologique complet, mais plutôt une vision prophétique condensée, caractérisée par une forme de compression du temps. Ce phénomène prophétique semble l’avoir conduit à juxtaposer, dans une même perspective, des événements distincts appartenant à des périodes différentes de l’histoire du salut.
Ainsi, le Messie et la figure eschatologique de l’ apparaissent associés à une même semaine prophétique (Daniel 9.26-27), alors que les autres données bibliques montrent qu’ils appartiennent à deux contextes historiques séparés. Les Écritures indiquent en effet un intervalle important entre le rejet du Messie, la destruction de Jérusalem (Lukas 21.20-24) et les événements de la fin des temps décrits dans l’Apocalypse (Offenbarung 13.1-8).
Cette manière de présenter des événements éloignés dans une même vision n’est pas exceptionnelle dans les textes prophétiques. Les prophètes contemplent parfois plusieurs accomplissements successifs sans distinguer clairement les périodes intermédiaires (Jesaja 61.1-2 ; Lukas 4.18-21). Nous considérons que Daniel 9 s’inscrit dans cette logique prophétique.
XXI. Proposition chronologique
Selon notre hypothèse de travail, les 69 semaines prophétiques conduisent précisément au commencement du ministère de Jean le Baptiste puis du Messie :
le décret d’Artaxerxès serait daté du 3 avril -458 ;
483 années plus tard, le ministère de Jean le Baptiste débuterait le 5 avril 26 ;
le baptême du Messie et le commencement de son ministère se situeraient le 4 octobre 29, lors du Yom Kippour ;
le rejet et la mort du Messie interviendraient au terme des 490 années, au printemps 33 (Johannes 19.14-18).
(La précision de ces dates demeure une hypothèse issue de nos recherches.)
Dans cette perspective, le ministère de Jean le Baptiste durerait environ 3,5 années, suivi par celui du Messie pendant une durée comparable. La structure de la dernière semaine prophétique apparaîtrait alors clairement.
La naissance de Jésus, situé environ trente ans avant le début de son ministère (Lukas 3.23), conduirait à une date approximative correspondant à l’automne de l’an -2, possiblement durant la (Johannes 1.14).
Ces éléments feront l’objet d’analyses détaillées dans les annexes consacrées à la chronologie de la vie du Messie.
XXII. La précision des 49 ans
Daniel distingue soigneusement une première période de sept semaines, soit 49 années (Daniel 9.25). Cette phase semble correspondre à la reconstruction complète de Jérusalem après l’exil.
Nous nous trouvons alors à l’époque d’Esdras et de Néhémie. Néhémie arrive à Jérusalem sous le règne d’Artaxerxès et entreprend la reconstruction des murailles malgré l’opposition des peuples voisins (Nehemia 2.1-8 ; Nehemia 4.1-23).
Les murailles sont rebâties rapidement, en cinquante-deux jours (Nehemia 6.15), mais la restauration complète de la ville nécessite plusieurs décennies. Néhémie lui-même gouverne Juda pendant douze années (Nehemia 5.14).
Cette première période de 49 ans pourrait donc marquer l’achèvement progressif de la restauration de Jérusalem, objectif principal du décret royal. Cette reconstruction constitue l’arrière-plan historique indispensable à l’accomplissement ultérieur de la prophétie messianique.
Elle rappelle également plusieurs promesses prophétiques annonçant le relèvement de Jérusalem après l’exil (Jesaja 44.26-28 ; Jesaja 58.12).
Fazit
Le chapitre 9 de Daniel présente une prophétie d’une précision remarquable, centrée sur l’histoire d’Israël, la venue du Messie et les événements de la fin des temps. Le texte établit un lien étroit entre le calendrier prophétique et les grands événements historiques liés à Jérusalem et au peuple juif.
Nous découvrons une vision de l’histoire gouvernée par la souveraineté divine. Les événements ne surviennent pas de manière aléatoire : ils s’inscrivent dans un plan annoncé à l’avance par les prophètes (Jesaja 46.9-10).
La prophétie de Daniel conduit le lecteur vers le Messie, son rejet, puis vers une période future marquée par l’apparition d’un dirigeant hostile à Dieu. Cette perspective est reprise et développée dans le livre de l’Apocalypse (Offenbarung 13.1-10).
Ainsi, l’étude des prophéties de Daniel ne constitue pas seulement une réflexion sur des événements passés. Elle invite également à considérer l’histoire humaine comme orientée vers un accomplissement final connu de Dieu seul.
Cette première étude pose les bases chronologiques indispensables à la compréhension de la vie publique du Messie Jésus. Toutefois, plusieurs questions demeurent et nécessitent un examen plus approfondi des données historiques, calendaires et bibliques. Les études suivantes viendront ainsi compléter progressivement cette analyse en abordant les différentes étapes du ministère de Jésus, afin de proposer une reconstitution cohérente et harmonisée des événements rapportés par les Évangiles. Etude suivante ANN067 : L'explication des 70 semaines de Daniel.
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INF265 - L’Antichrist ou l’esprit de l’Antichrist
L’Antichrist ou l’esprit de l’Antichrist
L’Antéchrist selon les Écritures : perspectives croisées de Daniel, Paul et Jean
L'étude approfondie de la figure de l’Antéchrist a déjà été réalisée dans l’annexe ANN122 : L’esprit de l’Antéchrist. Nous nous contenterons ici d’exposer les grandes lignes et les perspectives principales issues de ce travail, sans entrer dans le détail de cette analyse.
Une figure traditionnellement identifiée selon Daniel et Paul
L’identification de l’Antéchrist repose le plus souvent sur les descriptions données par Daniel et Paul. Selon ces textes, il s’agit d’un personnage précis, qui doit remplir des conditions bien définies. Daniel, en particulier, annonce qu’un homme se lèvera, incarnant toute l’opposition à Dieu : il sera l’Antéchrist, figure centrale de la révolte finale contre le Seigneur.
L’apport particulier de Jean : une réalité multiple et déjà présente
Cependant, plusieurs textes de Jean semblent contredire cette perspective monolithique. Jean affirme en effet que plusieurs Antéchrists sont déjà à l’œuvre dans le monde, et il parle de son époque, le premier siècle. Cette vision élargit la compréhension de l’Antéchrist : il ne s’agit pas seulement d’un individu futur et unique, mais d’un phénomène multiple et d’un esprit à l’action tout au long de l’histoire humaine.
Tous les détails donnés par Jean à ce sujet sont rassemblés dans la note INF266 : Les Antéchrist selon Jean. On peut néanmoins retenir ici que, selon lui, un homme s’élèvera un jour pour s’opposer frontalement à Dieu et s’imposera dans ce monde, entraînant derrière lui une multitude de personnes dans une révolte ouverte contre le Seigneur. Cette figure n’apparaît pas de façon soudaine et isolée : sa venue est précédée et préparée par d’autres figures et influences similaires.
L’esprit de l’Antéchrist à l’œuvre à travers l’histoire
Ainsi, comme le dit Jean, d’autres Antéchrists ont déjà agi et se sont manifestés au fil de l’histoire de l’humanité, cherchant à détourner le plus grand nombre de personnes de Dieu. On peut parler d’un véritable « esprit de l’Antéchrist » qui anime différents personnages et influenceurs, dont le but est de détourner leurs contemporains du salut offert en Jésus-Christ.
Lecture d’Offenbarung 6.1-2 : le premier cavalier
Dans cette perspective, le premier cavalier d’Offenbarung 6.1-2 ne représente pas l’Antéchrist en personne, mais bien l’esprit de l’Antéchrist décrit par Jean. Ce cavalier symbolise ces figures qui, par leur influence, encouragent le rejet de Dieu et s’opposent physiquement au peuple de Dieu, en visant en premier lieu les Juifs.
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INF022 - La traduction de la Bible en allemand
Die Übersetzung der Bibel ins Deutsche
Martin Luther a traduit la Bible en allemand pour plusieurs raisons importantes :
Accessibilité : Luther voulait que la Bible soit accessible à tous les gens, pas seulement aux clercs et aux érudits. À l'époque, la Bible était principalement disponible en latin, une langue que la plupart des gens ne comprenaient pas. En traduisant la Bible en allemand, il a permis aux laïcs de lire et de comprendre les Écritures par eux-mêmes.
Réforme de la foi : Luther croyait que la compréhension personnelle des Écritures était essentielle pour la foi chrétienne. Il pensait que chaque individu devait pouvoir lire et interpréter la Bible sans l'intermédiaire de l'Église.
Critique des indulgences : En traduisant la Bible, Luther a pu montrer que les indulgences et d'autres pratiques de l'Église catholique n'étaient pas fondées sur les Écritures. Cela a renforcé son argumentation contre ces pratiques et a aidé à propager ses idées de réforme.
Standardisation de la langue : La traduction de Luther a joué un rôle crucial dans la standardisation de la langue allemande. Son travail a contribué à unifier les différentes variantes régionales de l'allemand et à créer une langue plus cohérente et compréhensible pour les lecteurs.
En résumé, la traduction de la Bible par Luther a été une étape majeure vers la Réforme protestante et a eu un impact durable sur la langue, la culture et la religion en Allemagne et au-delà.
INF208
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INF208 - Souccot ou la fête des Tabernacles
Sukkot oder das Laubhüttenfest
La fête des Tabernacles (Souccot) est l’une des trois grandes fêtes de pèlerinage du judaïsme, célébrée en automne. Elle commémore à la fois la protection divine lors de l’Exode et la fin du cycle agricole annuel.
Origine et signification
Nom hébreu : Hag HaSoukkot (חַג הַסֻּכּוֹת), littéralement « fête des cabanes » ou « des huttes ».
Durée : 7 jours en Israël (8 dans la diaspora), à partir du 15 Tichri (septembre-octobre).
Double sens :
Historique : rappelle les 40 années d’errance des Israélites dans le désert, vivant dans des abris temporaires (Souccot).
Agricole : fête de la récolte (Hag HaAssif), marquant la fin de l’année agricole et l’action de grâce pour les fruits de la terre.
Pratiques et rituels
La Soukka : cabane construite avec des parois simples et un toit de feuillage (skhakh) permettant de voir les étoiles. Les repas (et parfois le sommeil) se prennent dans la soukka pour se souvenir de la fragilité et de la dépendance à Dieu.
Les Quatre Espèces (Arba Minim) : Loulav (branche de palmier), Etrog (citrus ressemblant à un citron), Hadass (myrte), Arava (saule) Ces plantes sont secouées dans six directions (nord, sud, est, ouest, haut, bas) pour symboliser la souveraineté divine sur toute la création.
Hoshana Rabbah : le 7ᵉ jour, marqué par des prières spéciales et des processions.
Chemini Atseret et Sim’hat Torah : fêtes qui suivent immédiatement Souccot, célébrant la clôture et le recommencement de la lecture annuelle de la Torah.
Dimension spirituelle
Souccot est appelée Zeman Simhaténou (« le temps de notre réjouissance »). C’est une fête joyeuse qui met l’accent sur la gratitude, la confiance en Dieu et l’unité du peuple.
La soukka rappelle la fragilité humaine et la protection divine, tandis que les Quatre Espèces symbolisent la diversité des individus au sein du peuple juif, tous nécessaires à l’unité.
Lien avec le Nouveau Testament
Dans l’évangile de Jean (chapitres 7–9), Jésus se rend à Jérusalem pour Souccot. Les cérémonies de lumière et d’eau de la fête servent de toile de fond à ses paroles :
« Je suis la lumière du monde » (Johannes 8.12).
La guérison de l’aveugle-né (Johannes 9.1-34) illustre cette affirmation, en lien direct avec le thème de la lumière célébré à Souccot.
En résumé, Souccot est une fête de joie, de mémoire et de gratitude, qui relie l’histoire d’Israël, la nature et la foi. Elle est au cœur de la symbolique biblique de la lumière et de la protection divine.
Nous rappelons que selon nos recherches nous avons établi la naissance du Messie Jésus lors de cette fête et plus précisément le 12 octobre -2 av J.C.
Si la naissance de Jésus a eu lieu à Souccot, comme nous l’avons démontré, cela donne une profondeur théologique immense : la fête des Tabernacles devient le moment où Dieu "plante sa tente" dans l’humanité par Jésus.
INF011
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INF011 - Le pays de Canaan
Le pays de Canaan
Le pays de Canaan mentionné dans nos Bibles correspond approximativement à l'actuel territoire d'Israël, de la Palestine, du Liban et de certaines parties de la Jordanie et de la Syrie.
Cette région est nommée à quatre reprises dans la Bible « le plus beau de tous les pays »Ézéchiel 20.6 (S21)
Ce jour-là, je me suis engagé envers eux à les faire passer d’Égypte dans un pays que j’avais cherché pour eux, un pays où coulent le lait et le miel, le plus beau de tous les pays.
(Traduction Louis Segond S21)Dans l’Antiquité, plusieurs ethnies habitaient Canaan, notamment les Cananéens, les Amorites, les Hittites et les Philistins. La Bible mentionne cette région en tant que terre promise au peuple d’Israël.
Nous observons deux étapes, séparées d’environ 470 ans, qui ont conduit les Hébreux à prendre possession de ce territoire.
La première débute avec l'arrivée d'Abraham et la seconde se poursuit avec la conquête de Josué, après la période de captivité en Égypte et les quarante années d'errance dans le désert.
INF032
Hinweis
INF032 - Le Pentateuque
Le Pentateuque
Le Pentateuque est un terme qui désigne les cinq premiers livres de la Bible hébraïque et chrétienne. Voici une brève description de chaque livre :
Genèse : Ce livre raconte la création du monde, l'histoire d'Adam et Ève, le déluge de Noé, et les histoires des patriarches Abraham, Isaac, Jacob, et Joseph.
Exode :Il décrit la sortie des Hébreux d'Égypte sous la conduite de Moïse, et inclut les Dix Commandements donnés au mont Sinaï.
Lévitique :Ce livre contient des lois et des prescriptions rituelles pour les prêtres et le peuple d'Israël.
Nombres : Il narre le périple des Israélites dans le désert pendant quarante ans et les divers recensements effectués.
Deutéronome : Ce dernier livre est une série de discours de Moïse réitérant et récapitulant les lois pour le peuple d'Israël avant d'entrer en Terre promise.
Le Pentateuque est donc fondamental pour la tradition juive et chrétienne, posant les bases légales, morales et narratives de ces religions.
INF004
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INF004 - Les romains
Die Römer
En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. Le judaïsme grâce à Jule César devient en l’an -45 av. J.-C. une religion légale.
Cinq ans plus tard, en -40 av. J.-C. L’empereur Auguste met un terme à la dynastie hasmonéenne et nomme Hérode le Grand, un Iduméen, donc, pas de lignée royale, roi des Juifs.
Quelques années, après la mort d’Hérode le Grand, en l’an 6, Rome change le statut de la Judée ainsi que de la Samarie et de l’Idumée (l’Edom biblique) pour le transformer en provinces romaines placées sous la responsabilité de procurateurs romains.
Les fils du monarque Hérode seront promus par l’autorité romaine, tétrarques, et gouverneront ces différentes provinces sous l’égide de ces procurateurs.
Nous sommes par conséquent, pendant le ministère du Messie Jésus avec un préfet, Ponce Pilate et un tétrarque, Hérode Antipas qui se partagent le pouvoir. Les deux hommes se haïssent jusqu’au jour de la condamnation du Messie Jésus (Lukas 23.12).
Quarante ans après la crucifixion du Messie Jésus, l’insurrection des Juifs, commencée en 66, est jugulée, Titus détruit le temple de Jérusalem en l’an 70 et tout se termine avec la chute de Massada le 2 mai 73.
D’autres révoltes suivront jusqu’en 135.
En 130, l’empereur Hadrien change de nouveau le statut du pays d’Israël, en créant une nouvelle colonie romaine, le nom de Jérusalem est remplacé par Aelia Capitolina.
Le Messie Jésus exercera son ministère dans un territoire occupé par les Romains, avec un gouverneur désigné par Rome.
Trois hommes se partagent donc à ce moment de l’histoire, la direction du pays d’Israël :
Ponce Pilate, le préfet romain, il détient tous les pouvoirs en particulier sur la Judée.
Hérode Antipas, règne sur la Galilée et la Pérée.
Le Souverain Sacrificateur, Caïphe, responsable des problèmes religieux.
INF038
Hinweis
INF038 - YHWH
YHWH
Le tétragramme YHWH est le nom propre de Dieu utilisé dans la Bible hébraïque. Voici quelques informations clés :
Signification et Origine
Nom de Dieu : YHWH est considéré comme le nom le plus sacré de Dieu dans le judaïsme. Il est souvent traduit par "L'Éternel" ou "Jehovah" en français.
Origine : Le terme "tétragramme" signifie "quatre lettres" en grec, se référant aux quatre lettres hébraïques יהוה (yod, hé, waw, hé).
Prononciation
Inconnue : La prononciation exacte du tétragramme est inconnue car, dans la tradition juive, il était interdit de prononcer ce nom pour éviter de le profaner.
Substituts : En lieu et place, des substituts comme "Adonaï" (Seigneur) ou "HaShem" (Le Nom) sont utilisés.
Usage
Texte Sacré :Le tétragramme apparaît fréquemment dans la Torah et d'autres écrits de la Bible hébraïque. Rituel et Prières : Dans les prières et les rituels, les Juifs utilisent généralement "Adonaï" pour remplacer YHWH lorsqu'ils lisent les textes sacrés à haute voix.
Importance Théologique
Monothéisme :YHWH souligne l'unicité et l'exclusivité de Dieu dans la foi juive. Relation Divine :Il exprime la relation personnelle entre Dieu et le peuple d'Israël, marquant une révélation divine et une alliance.
Le tétragramme est donc un élément central et sacré dans la théologie et la pratique religieuse juive.