Synopse
PER364
PER364 - Les femmes se rendent au Tombeau

Consultation

Vous pouvez consulter l’annexe ANN027 : Le dernier repas de Pâque

Vous pouvez consulter l’annexe ANN028 : La journée juive au temps de Jésus

Vous pouvez consulter l’annexe ANN026 : L’heure de la crucifixion

Vous pouvez consulter l’annexe ANN031 : Les Souverains Sacrificateurs

Textes bibliques

Matthieu 28.1 (Louis Segond S21)

Après le sabbat, à l'aube du dimanche, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le tombeau.

Marc 16.1-3 (Louis Segond S21)

Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et Salomé achetèrent des aromates afin d'aller embaumer Jésus.

Le dimanche, elles se rendirent au tombeau de grand matin, au lever du soleil.

Elles se disaient entre elles: «Qui nous roulera la pierre qui ferme l'entrée du tombeau?»

Luc 24.1 (Louis Segond S21)

Le dimanche, elles se rendirent au tombeau de grand matin [avec quelques autres] en apportant les aromates qu'elles avaient préparés.

Jean 20.1 (Louis Segond S21)

Le dimanche, Marie de Magdala se rendit au tombeau de bon matin, alors qu'il faisait encore sombre, et elle vit que la pierre avait été enlevée [de l'entrée] du tombeau.

Détails techniques

Lieu : Le tombeau près de Jérusalem

Date : le dimanche 3 avril, très tôt le matin

Mode opératoire : Nous continuons avec Matthieu

Note sur le mode opératoire : Marc, Luc et Jean notent aussi ce fait

Le dimanche matin juste avant l’aube les femmes vont au tombeau.

Commentaires

Détails chronologiques, selon nos conclusions :

_28 Aux yeux de tous, cette affaire est maintenant réglée définitivement et le bilan est plutôt positif pour ces dirigeants, il n’y a eu aucun mouvement de foule.

_29 Un dernier petit point reste à traiter, le Messie Jésus avait parlé de résurrection alors, il est plus prudent de placer des gardes devant le tombeau. C’est la demande formulée à Pilate le jour même du Sabbat, rien n’arrête ces fervents religieux. Matthieu 27.62-66 .

_30 La résurrection a lieu le dimanche matin à l’aube. Nous avons bien les 3 jours et 3 nuits selon le comptage inclusif juif. Matthieu 28.2-4 ; Marc 16.2-4 ; Luc 24.1-3 . Nous prenons en compte la nuit en plein midi.

Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.

 

Commentaire :

Les femmes qui avaient accompagné Jésus durant son ministère demeurent parmi les plus fidèles de ses disciples au moment de sa mort et de sa mise au tombeau ( Matthieu 27.55-56 ; Marc 15.40-41 ; Luc 23.49 ). Alors que les apôtres se sont dispersés sous l’effet de la peur, elles restent présentes jusqu’au bout et reviennent dès l’aube afin d’honorer une dernière fois celui qu’elles considèrent comme leur Maître et leur Seigneur ( Marc 16.1-2 ; Luc 24.1 ).

Leur intention est d’apporter des aromates pour compléter les soins funéraires rendus au corps de Jésus. Cette démarche ne semble pas motivée par une simple obligation religieuse ou sociale, mais par un profond attachement personnel. Elles désirent témoigner leur affection et leur reconnaissance envers celui qui a transformé leur vie ( Luc 8.1-3 ). Marie de Magdala, notamment, avait été délivrée de plusieurs démons par Jésus et lui demeurait particulièrement attachée ( Luc 8.2 ).

Pourtant, malgré les nombreuses annonces de la Passion et de la résurrection formulées par Jésus au cours de son ministère ( Matthieu 16.21 ; Matthieu 17.22-23 ; Matthieu 20.18-19 ), les femmes, comme les autres disciples, ne semblent pas avoir compris pleinement la portée de ces paroles. Luc précise même que les apôtres ne saisirent pas le sens de ces annonces avant les événements ( Luc 18.31-34 ). Leur préoccupation immédiate n’est donc pas de rencontrer un Seigneur ressuscité, mais de savoir comment accéder au tombeau : « Qui nous roulera la pierre de devant l’entrée du tombeau ? » ( Marc 16.3 ).

Cette interrogation révèle qu’elles ignoraient vraisemblablement la présence des gardes romains placés devant le sépulcre à la demande des autorités religieuses ( Matthieu 27.62-66 ). Même si elles avaient pu déplacer la pierre avec l’aide de quelques hommes, la présence d’une garde armée aurait constitué un obstacle bien plus difficile à surmonter. Leur démarche témoigne donc davantage de leur détermination que d’une réflexion pratique approfondie.

Il faut reconnaître que les circonstances ne favorisent guère une analyse rationnelle de la situation. Les événements des derniers jours se sont succédé avec une rapidité et une violence exceptionnelle : l’arrestation, le procès, la condamnation, la crucifixion et la mort de Jésus en l’espace de quelques heures (

Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
). La tristesse, le désarroi et le sentiment de perte dominent désormais leurs pensées. Comme souvent dans les périodes de deuil, l’amour qu’elles portent au défunt les pousse à rechercher une ultime proximité avec lui. Même sans attendre un quelconque résultat, elles souhaitent accomplir ce dernier geste de tendresse et de fidélité.

Jean, pour sa part, met principalement en lumière Marie de Magdala ( Jean 20.1 ). Cette focalisation ne signifie pas qu’elle était seule, mais reflète probablement l’importance particulière de son témoignage dans la suite du récit. Marie de Magdala devient en effet la première personne à laquelle le Christ ressuscité se manifeste personnellement ( Jean 20.11-18 ). Son parcours spirituel exceptionnel et son rôle de témoin privilégié expliquent sans doute l’attention particulière que lui accorde l’évangéliste.

Les autres évangélistes complètent ce tableau. Matthieu mentionne Marie de Magdala et « l’autre Marie » ( Matthieu 28.1 ). Marc ajoute Salomé, probablement l’épouse de Zébédée et la mère de Jacques et Jean ( Marc 16.1 ; Matthieu 27.56 ). Luc évoque quant à lui plusieurs femmes, parmi lesquelles Marie de Magdala, Jeanne et Marie mère de Jacques, tout en précisant qu’elles étaient accompagnées d’autres femmes encore ( Luc 24.10 ). Ces différences ne constituent pas des contradictions mais illustrent la liberté rédactionnelle des évangélistes, chacun sélectionnant les informations qu’il juge les plus pertinentes pour son propos.

Cette diversité de témoignages montre que le but des auteurs n’était pas de fournir une description exhaustive de chaque détail, mais de transmettre fidèlement les éléments qu’ils avaient reçus des témoins. Comme souvent dans les Évangiles, c’est la mise en parallèle des quatre récits qui permet d’obtenir une vision plus complète des événements. Ainsi, les femmes arrivent au tombeau avec leurs aromates, préoccupées par la pierre qui en ferme l’accès, sans savoir encore qu’elles s’apprêtent à devenir les premières témoins de l’un des événements les plus extraordinaires de l’histoire biblique : la résurrection du Messie Jésus ( Matthieu 28.5-6 ; Marc 16.6 ; Luc 24.5-6 ; Jean 20.1-18 ).

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