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Le village de Bethphagé, situé sur le versant est du mont des Oliviers, se trouvait exactement sur la route reliant Béthanie à Jérusalem. Marc et Luc associent d’ailleurs son nom à celui de Béthanie pour souligner leur proximité immédiate.
A cette époque, le mont des Oliviers n’était pas encore un lieu particulièrement connu, mais il dominait naturellement ce chemin de pèlerinage. Le Messie Jésus et ses disciples avaient établi leur campement près de Béthanie ; en quittant ce lieu pour se rendre à Jérusalem, ils devaient forcément passer à proximité de Bethphagé.
Le nom de cette localité signifie « maison des figues », ce qui laisse supposer que le figuier mentionné plus loin par Matthieu et Marc (PER283) se trouvait probablement dans ce secteur. Lorsque le groupe atteint les abords du village, l’arrêt n’a qu’un seul objectif : la recherche d’un ânon.
Le Messie Jésus sait qu’il doit entrer à Jérusalem en étant assis sur le petit d’une ânesse, accomplissant ainsi consciemment la prophétie de Zacharie 9.9 annonçant un roi humble et pacifique. Matthieu, fidèle à sa manière d’écrire, souligne explicitement ce lien prophétique.
Le Messie Jésus envoie alors deux de ses disciples chercher l’ânon et sa mère. Il leur donne des instructions précises : en entrant dans le village, ils trouveront les animaux attachés ; si quelqu’un les interroge, ils devront simplement répondre que « le Seigneur en a besoin ».
Les évangélistes montrent ainsi la souveraineté de Jésus, qui connaît à l’avance la situation, la présence des animaux et même la réaction de leurs propriétaires. Ceux‑ci acceptent immédiatement lorsque les disciples donnent l’explication demandée. L’épisode met en lumière l’obéissance sans hésitation des deux disciples, l’autorité tranquille du Maître sur le déroulement des événements, et l’accomplissement volontaire et public d’une prophétie attendue depuis longtemps.

