
Introduction
Voici la vingtième question ou contradiction présentée sur le site www.islamland.com, référencée sous le numéro 46 (Citation adaptée pour des raisons de clarté).
Les Évangiles disent que Jésus a maudit un figuier. L’arbre s’est-il desséché d’un seul coup ?
1) : Oui. ( Matthieu 21.19 ).
2) : Non. Il flétri pendant la nuit ( Marc 11.20 ).
Notre réponse :
Regardons les textes en question.
Nous intégrons le contexte décrit par Marc pour mieux comprendre les événements survenus.
La question du dessèchement du figuier maudit par Jésus repose sur une divergence apparente entre les récits évangéliques : Matthieu semble indiquer un dessèchement immédiat ( Matthieu 21.19-20 ), tandis que Marc décrit une constatation différée, le lendemain ( Marc 11.20-21 ). Une analyse attentive permet toutefois de concilier ces deux témoignages.
Le récit de Marc présente une séquence chronologique détaillée. Jésus maudit le figuier un matin ( Marc 11.12-14 ) ; ce n’est que le lendemain que les disciples constatent visiblement qu’il est desséché « jusqu’aux racines » ( Marc 11.20 ). Ce décalage indique que l’effet du jugement s’inscrit dans le temps observable, du point de vue des disciples.
En revanche, Matthieu adopte une présentation plus condensée. Il rapporte que le figuier se dessécha « aussitôt » ( Matthieu 21.19 ) et que les disciples s’en étonnèrent ( Matthieu 21.20 ). Cette formulation ne doit pas nécessairement être comprise comme une observation simultanée et visuelle de l’ensemble du processus, mais comme l’affirmation de l’efficacité immédiate de la parole de Jésus. Le terme « aussitôt » souligne la causalité instantanée entre la parole prononcée et son effet, indépendamment du moment où celui-ci devient perceptible.
La complémentarité des deux récits apparaît dès lors clairement : Marc précise le moment de la constatation empirique par les disciples, tandis que Matthieu met l’accent sur l’efficacité immédiate de l’acte de Jésus. Il est donc possible de comprendre que le figuier a commencé à se dessécher dès l’instant de la malédiction, mais que son état complet n’a été observé que le lendemain.
En conclusion, il n’existe aucune contradiction entre les récits. Matthieu insiste sur l’efficacité instantanée de la parole de Jésus, tandis que Marc en décrit le déroulement observable dans le temps. Les deux perspectives sont complémentaires et contribuent à une compréhension cohérente de l’événement.