Synopse
Péricope 314
PER314 - L’institution de la Sainte Cène

Consultation

Vous pouvez consulter l’annexe ANN027 : Le dernier repas de Pâque

Vous pouvez consulter l’annexe ANN028 : La journée juive au temps de Jésus

Vous pouvez consulter l’annexe ANN033 : Les dernières journées avant la crucifixion

Textes bibliques

Matthieu 26.26-29 (Louis Segond S21)

Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain et prononça la prière de bénédiction, puis il le rompit et le donna aux disciples en disant: «Prenez, mangez, ceci est mon corps.»

Il prit ensuite une coupe et remercia Dieu, puis il la leur donna en disant: «Buvez-en tous,

car ceci est mon sang, le sang de la [nouvelle] alliance, qui est versé pour beaucoup, pour le pardon des péchés.

Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau avec vous dans le royaume de mon Père.»

Marc 14.22-25 (Louis Segond S21)

Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain et, après avoir prononcé la prière de bénédiction, il le rompit et le leur donna en disant: «Prenez, [mangez,] ceci est mon corps.»

Il prit ensuite une coupe et, après avoir remercié Dieu, il la leur donna et ils en burent tous.

Il leur dit: «Ceci est mon sang, le sang de la [nouvelle] alliance, qui est versé pour beaucoup.

Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu.»

Luc 22.14-23 (Louis Segond S21)

Quand l'heure fut venue, il se mit à table avec les [douze] apôtres.

Il leur dit: «J'ai vivement désiré manger cette Pâque avec vous avant de souffrir

car, je vous le dis, je ne la mangerai plus jusqu'à ce qu'elle soit accomplie dans le royaume de Dieu.»

Puis il prit une coupe, remercia Dieu et dit: «Prenez cette coupe et partagez-la entre vous

car, je vous le dis, [désormais] je ne boirai plus du fruit de la vigne jusqu'à ce que le royaume de Dieu soit venu.»

Ensuite il prit du pain et, après avoir remercié Dieu, il le rompit et le leur donna en disant: «Ceci est mon corps qui est donné pour vous. Faites ceci en souvenir de moi.»

Après le souper il prit de même la coupe et la leur donna en disant: «Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang qui est versé pour vous.

Cependant celui qui me trahit est avec moi à cette table.

Le Fils de l'homme s'en va conformément à ce qui a été fixé, mais malheur à l'homme par qui il est trahi!»

Ils commencèrent à se demander les uns aux autres lequel d'entre eux ferait cela.

Jean (Louis Segond S21) non cité dans le livre

Détails techniques

Lieu : La ville de Jérusalem, la Maison d Marie mère de Jean-Marc

Date : le jeudi 31 mars 33, la nuit

Mode opératoire : Nous suivons maintenant Marc

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Luc reprennent ce passage si important

Le Messie Jésus va instituer la Sainte Cène.

Commentaires

Détails chronologiques, selon nos conclusions :

_3 La maison est, selon nous, celle de Marie la mère de Jean surnommé Marc. Actes des apôtres 12.12  .

_4 Le repas de Pâque commence le jeudi soir, après 18 h. C’est déjà le vendredi pour les Juifs ( Marc 14.17 , Matthieu 26.20 , Luc 22.14-18 ) . Ce n’est donc pas le Seder officiel qui se déroulera le soir du vendredi Jean 18.28  .

Vous pouvez consulter l’intégralité de cette chronologie dans l’étude ANN026 : L’heure de la crucifixion.

 

Commentaire :

L’institution de la Sainte Cène pendant le repas de la Pâque est d’une portée spirituelle immense. Le Messie Jésus, au moment même où il partage ce dernier repas avec ses disciples, donne un sens nouveau à des symboles anciens. Le pain et la coupe, éléments familiers du repas pascal, deviennent désormais les signes visibles de son corps et de son sang, offerts pour le salut du monde ( Matthieu 26.26-28 , Marc 14.22-24 , Luc 22.19-20 ).

Le Messie Jésus n’interprète plus l’agneau pascal comme le souvenir d’une libération passée, mais comme l’annonce d’une délivrance spirituelle définitive : par sa mort, il apporte le pardon et ouvre une nouvelle alliance ( Jérémie 31.31-33 , Jean 3.16-17 ).

Cette scène aurait pu rendre les choses évidentes pour les disciples, car le Messie Jésus parle sans détour : son corps est donné, son sang est versé. Pourtant, ils demeurent dans l’incompréhension. Leur passivité, et particulièrement celle de Simon Pierre, surprend. Lui, qui s’était opposé à ce que le Maître lui lave les pieds, ne dit mot lorsque le Messie Jésus annonce si clairement sa mort. Ces hommes, si proches de lui, n’imaginent pas qu’une fin aussi tragique puisse survenir si vite. Leurs cœurs refusent l’idée que celui qu’ils reconnaissent comme le Messie souffre et meure ( Luc 18.31-34 ). Si cette réalité leur avait été pleinement consciente, ils auraient sans doute cherché à empêcher son arrestation.

Luc précise encore un détail bouleversant : Judas l’Iscariote est présent à cette table ( Luc 22.21 ). Tandis que le Messie Jésus institue ce rite sacré, symbole d’un amour absolu, celui qui le trahira partage le pain et la coupe. La lumière et les ténèbres se côtoient au même repas, illustrant la profondeur de la grâce offerte même à ceux qui s’en détournent ( Jean 13.10-11 ).

Après la résurrection, les disciples comprendront pleinement la signification de ce moment. Ce n’est qu’à la lumière de la croix et du tombeau vide que ces gestes trouvent leur sens : le pain rompu devient le signe du corps offert, la coupe celui du sang de l’alliance éternelle ( Romains 5.8-9 ). L’apôtre Paul, bien qu’il n’ait pas été présent à ce repas, en révèle la portée universelle :

1 Corinthiens 11.23-26 (Louis Segond S21) :
En effet, j'ai reçu du Seigneur ce que je vous ai transmis. Le Seigneur Jésus, la nuit où il a été arrêté, a pris du pain.Après avoir remercié Dieu, il l'a rompu et a dit: [«Prenez, mangez.] Ceci est mon corps qui est [rompu] pour vous. Faites ceci en souvenir de moi.»De même, après le repas, il a pris la coupe et a dit: «Cette coupe est la nouvelle alliance en mon sang. Faites ceci en souvenir de moi toutes les fois que vous en boirez.»En effet, toutes les fois que vous mangez ce pain et que vous buvez cette coupe, vous annoncez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne.

Il parle avec une autorité spirituelle reçue du Seigneur lui-même, rappelant que chaque fois que l’Eglise partage ce pain et cette coupe, elle proclame la mort du Messie Jésus jusqu’à ce qu’il revienne.

Ainsi, la Sainte Cène n’est pas seulement un souvenir du passé, mais une proclamation vivante : elle annonce la mort du Sauveur, célèbre sa victoire sur la mort et attend son retour glorieux. Le Messie Jésus, en rompant le pain ce soir-là, offre aux siens le signe d’un amour parfait et d’une communion éternelle avec Dieu.

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