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Complot contre le Messie Jésus qui se retire à Ephraïm

Cet article décrit le complot des autorités juives contre Jésus après la résurrection de Lazare. Face à la menace perçue dans les miracles de Jésus, elles décident de le tuer. Jésus se retire à Éphraïm en prévision de la crucifixion, tandis que le complot s'aligne paradoxalement sur le plan divin.

4 min Jésus complot résurrection religieux 3 versets 3 livres

Consultation

Textes bibliques

Matthieu
Matthieu 26.1-5 (Louis Segond S21)

Lorsque Jésus eut fini de donner toutes ces instructions, il dit à ses disciples:

«Vous savez que la Pâque a lieu dans deux jours et que le Fils de l'homme sera arrêté pour être crucifié.»

Alors les chefs des prêtres, [les spécialistes de la loi] et les anciens du peuple se réunirent dans la cour du grand-prêtre, appelé Caïphe,

et ils décidèrent d'arrêter Jésus par ruse et de le faire mourir.

Cependant, ils se dirent: «Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'agitation parmi le peuple.»

Marc
Marc 14.1-2 (Louis Segond S21)

La fête de la Pâque et des pains sans levain devait avoir lieu deux jours après. Les chefs des prêtres et les spécialistes de la loi cherchaient les moyens d'arrêter Jésus par ruse et de le faire mourir.

Ils se disaient en effet: «Que ce ne soit pas pendant la fête, afin qu'il n'y ait pas d'agitation parmi le peuple.»

Luc
Luc (Louis Segond S21) non cité dans le livre
Jean
Jean 11.47-57 (Louis Segond S21)

Alors les chefs des prêtres et les rassemblèrent le et dirent: «Qu'allons-nous faire? En effet, cet homme fait beaucoup de signes miraculeux.

Si nous le laissons faire, tous croiront en lui et les viendront détruire et notre ville et notre nation.»

L'un d'eux, Caïphe, qui était grand-prêtre cette année-là, leur dit: «Vous n'y comprenez rien;

vous ne réfléchissez pas qu'il est dans notre intérêt qu'un seul homme meure pour le peuple et que la nation tout entière ne disparaisse pas.»

Or il ne dit pas cela de lui-même, mais comme il était grand-prêtre cette année-là, il prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation.

Et ce n'était pas pour la nation seulement, c'était aussi afin de réunir en un seul corps les enfants de Dieu dispersés.

Dès ce jour, ils tinrent conseil pour le faire mourir.

C'est pourquoi Jésus ne se montra plus ouvertement parmi les Juifs, mais il se retira dans la région voisine du désert, dans une ville appelée Ephraïm, où il resta avec ses disciples.

La Pâque des Juifs était proche et beaucoup de gens montèrent de la campagne à Jérusalem avant la Pâque pour se purifier.

Ils cherchaient Jésus et se disaient les uns aux autres dans le temple: «Qu'en pensez-vous? Ne viendra-t-il pas à la fête?»

Or les chefs des prêtres et les avaient donné l'ordre que, si quelqu'un savait où était Jésus, il le dénonce, afin qu'on l'arrête.

Détails techniques

Lieu : Route d'Ephraïm en Samarie

Date : Fin février ou début mars 33

Mode opératoire : Nous poursuivons avec Marc

Note sur le mode opératoire : Matthieu et Jean confirment ces informations

Année 33

La tension grandit et les religieux de Jérusalem préparent tout pour tuer le Messie Jésus.

Commentaires

Dans ce passage, la réaction du face au signe accompli par le Messie Jésus révèle une tension profonde entre la manifestation évidente de la vie et la peur de perdre le pouvoir. Les chefs religieux reconnaissent implicitement la réalité des œuvres du Messie Jésus, puisqu’ils admettent que « cet homme fait beaucoup de signes », mais au lieu d’y voir l’action de Dieu, ils y perçoivent une menace pour leur stabilité politique et religieuse.

Leur raisonnement montre qu’ils ne cherchent pas la vérité mais la préservation de leur position, craignant que le peuple ne croie en Jésus le Messie et que les n’interviennent pour détruire leur nation. Cette peur, présentée comme un souci du bien commun, masque en réalité une inquiétude centrée sur eux-mêmes.

L’intervention de Caïphe, qui propose qu’un seul homme meure pour le peuple, illustre la logique sacrificielle et politique qui domine leur pensée, mais l’évangéliste souligne que, sans le vouloir, il prophétise la portée universelle de la mort du Messie Jésus, destinée à rassembler les enfants de Dieu dispersés.

Ainsi, ce complot contre le Messie Jésus devient paradoxalement l’accomplissement du dessein divin. La décision de mettre le Messie Jésus à mort marque un tournant dans l’Evangile, montrant que la lumière suscite non seulement la foi mais aussi l’hostilité la plus radicale.

Le Messie Jésus, conscient de cette hostilité, se retire pour un temps, non par peur mais parce que son « heure » n’est pas encore venue. La mention de la Pâque qui approche prépare le lecteur à comprendre que la mort du Messie Jésus s’inscrit dans le cadre du salut, tandis que la recherche active de son arrestation révèle l’endurcissement de ceux qui refusent la vie qu’il apporte.

L’ensemble du passage met en évidence le contraste entre la stratégie humaine, fondée sur la peur et la manipulation, et le plan divin, qui transforme même les décisions injustes en chemin de rédemption.