Matthieu utilise une généalogie abrégée et organisée, reliant Jéchonias à Joram dans un sens d’ascendance élargie, tandis que les Chroniques donnent la généalogie historique complète où Jéchonias est fils de Jojakim. Ces deux présentations, l’une théologique et l’autre historiographique, se complètent sans se contredire.
Matthieu structure volontairement sa généalogie en trois séries de quatorze générations, et la dernière atteint ce nombre lorsque l’on reconnaît la place essentielle de Marie, mère de Jésus. Ce procédé, conforme aux usages bibliques, montre non une incohérence mais une intention théologique précise liant l’accomplissement messianique à la naissance miraculeuse
La différence entre la Genèse et Luc au sujet de Sélah provient de deux traditions textuelles : la Genèse suit une généalogie abrégée, tandis que Luc reprend la version de la Septante qui inclut Caïnan comme ancêtre intermédiaire. Ces deux formes de transmission, l’une condensée et l’autre développée, se complètent
Jésus déclare que Jean est « l’Élie qui devait venir » en raison de sa mission prophétique accomplie « dans l’esprit et la puissance d’Élie », tandis que Jean lui-même nie être Élie en tant que personne. Cette distinction entre identité personnelle et rôle prophétique harmonise parfaitement les deux affirmations.
Matthieu donne à Jésus le droit légal au trône en le rattachant à la lignée royale de David, bien que celle-ci passe par Jéconia, frappé d’une malédiction. Luc, en revanche, montre que Jésus descend biologiquement de David par une branche non concernée par cette condamnation, ce qui l’établit pleinement apte
Marc et Luc mentionnent uniquement l’ânon que Jésus monta, tandis que Matthieu précise qu’une ânesse l’accompagnait pour souligner l’accomplissement littéral de la prophétie. Ces récits se complètent : Jésus n’utilisa qu’un seul animal, et la présence de deux chez Matthieu ne crée aucune contradiction.
André fournit à Pierre une première annonce humaine en affirmant avoir trouvé le Messie, initiant ainsi son cheminement de foi. Plus tard, la confession de Pierre procède d’une révélation divine, marquant une compréhension intérieure et spirituelle de l’identité de Jésus.
Jean décrit une première rencontre en Judée, où André présente Jésus à son frère Simon, sans appel définitif. Matthieu relate un moment ultérieur en Galilée, où Jésus appelle Pierre et André à le suivre pleinement, ce qui rend les deux récits complémentaires et non contradictoires.
Marc montre que la fille de Jaïrus était encore vivante mais mourante lorsque son père sollicite Jésus, puis qu’elle décède durant le délai causé par la foule. Matthieu, plus synthétique, présente directement la situation finale, ce qui rend les deux récits complémentaires plutôt que contradictoires.
Marc précise que les disciples pouvaient garder leur bâton déjà en main, tandis que Matthieu et Luc interdisent d’en emporter un supplémentaire, dans l’esprit d’un dépouillement total. Ces récits expriment donc la même consigne : partir sans provisions ni équipement superflu, dans une dépendance confiante envers Dieu.