Les paroles du Messie Jésus déclarant : « Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive » suscitent depuis longtemps de nombreuses interrogations...
Les paroles du Messie Jésus déclarant : « Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive » (.34 ; .30 ; Luc 21.32) suscitent depuis longtemps de nombreuses interrogations. Un ami nous a récemment interpellé à ce sujet, souhaitant obtenir des éclaircissements sur le sens exact de cette affirmation énigmatique.
La question est en effet importante : de quelle génération Jésus parle-t-il précisément ? S'agit-il de ses contemporains, de la génération vivant les événements de la fin des temps, ou d'une réalité plus symbolique ? Si cette parole concerne les derniers temps, quel événement doit être considéré comme le point de départ de cette génération ? Enfin, combien d'années une génération représente-t-elle dans le langage biblique ?
Ces interrogations sont d'autant plus légitimes que le discours prophétique de Jésus mêle plusieurs thèmes étroitement liés : la destruction du Temple de Jérusalem (.1-2), les signes annonciateurs de la fin (Luc 21.25-28) ainsi que la venue du Fils de l'homme dans sa gloire (.30). Cette superposition d'événements proches et lointains rend parfois l'interprétation délicate.
Notre objectif, dans cette introduction, n'est pas d'entrer immédiatement dans une démonstration détaillée ni dans un débat contradictoire, mais simplement de poser les bases de la réflexion. Les chapitres suivants seront consacrés à une étude approfondie de ce verset et des différentes interprétations proposées au cours de l'histoire de l'exégèse biblique. Nous examinerons le contexte du discours, le sens du terme grec traduit par « génération », ainsi que les implications chronologiques et prophétiques de cette déclaration du Messie Jésus.
Le verset : « Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive » apparaît dans le cadre du grand discours prophétique prononcé par le Messie Jésus sur le . Pour bien comprendre cette déclaration, il est indispensable d'examiner son contexte immédiat et les événements qui conduisent à cette parole.
Le récit débute lorsque Jésus quitte le Temple de Jérusalem. Jésus et ses disciples se trouvent sur le en face de Jérusalem (.3, .3, Luc 21.37).
Les disciples attirent alors son attention sur la magnificence des bâtiments (.1 ; .1 ; Luc 21.5). En réponse, Jésus annonce un événement bouleversant :
.2 (Louis Segond S21) :
Mais il leur dit: «Vous voyez tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre, tout sera détruit.»
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Voir aussi .2 et Luc 21.6.
Cette prophétie concernant la destruction du Temple provoque l'inquiétude des disciples. Une fois arrivés sur le , en face du Temple (.3), ils interrogent Jésus en privé :
« Dis-nous, quand cela arrivera-t-il ? »
« Quel sera le signe de ton avènement ? »
« Et de la fin du monde ? » (.3).
Luc formule la question de manière légèrement différente en mettant davantage l'accent sur Jérusalem et les événements historiques proches (Luc 21.7).
À partir de ce moment, Jésus développe un long discours prophétique dans lequel il évoque :
les faux christs et les séductions religieuses (.4-5),
les guerres, famines et tremblements de terre (.6-8),
les persécutions des croyants (.9-13),
la proclamation de l'Évangile (.14),
l'abomination de la désolation annoncée par Daniel (.15 ; Daniel 9.27),
la détresse de Jérusalem (Luc 21.20-24),
les signes cosmiques (Luc 21.25-26),
et enfin la venue du Fils de l'homme dans la gloire (Matthieu 24.29-31).
C'est après avoir donné la du , symbole permettant de reconnaître l'approche des événements annoncés (Matthieu 24.32-33 ; .28-29 ; Luc 21.29-31), que Jésus prononce cette déclaration :
Matthieu 24.34 (Louis Segond S21) :
Je vous le dis en vérité, avant que tout cela n'arrive.
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Le contexte montre donc que cette phrase est directement liée aux signes prophétiques précédemment décrits. Toute la difficulté consiste alors à déterminer :
ce que désigne exactement « cette génération » ;
et quels événements sont inclus dans l'expression « tout cela ».
Le discours semble en effet mêler des événements proches, comme la destruction de Jérusalem en l'an 70, et des événements eschatologiques plus lointains liés au retour glorieux du Messie Jésus (Matthieu 24.29-31). C'est précisément cette articulation entre accomplissement proche et accomplissement futur qui explique la diversité des interprétations proposées par les commentateurs au cours de l'histoire.
Il s'agit probablement de l'interprétation la plus ancienne et la plus répandue.
Dans cette lecture, « cette génération » désigne les contemporains de Jésus, c'est-à-dire les personnes vivant au moment où il prononce ces paroles. Le mot grec genea est fréquemment utilisé dans ce sens dans les Évangiles :
« génération méchante et adultère » (Matthieu 12.39),
« cette génération » (Luc 11.29).
Selon cette approche, une partie importante des prophéties de Matthieu 24 s'accomplit avant la disparition de cette génération, notamment :
la destruction du Temple,
le siège de Jérusalem,
les troubles précédant l'an 70.
Cette interprétation s'appuie sur le fait que Jérusalem et le Temple furent effectivement détruits environ quarante ans après les paroles de Jésus.
Toutefois, cette lecture soulève une difficulté : certains éléments du discours semblent dépasser largement les événements de l'an 70, en particulier :
les signes cosmiques (Matthieu 24.29),
la venue visible du Fils de l'homme (Matthieu 24.30).
Certains proposent alors un double accomplissement : un accomplissement proche en 70 et un accomplissement final encore futur.
Une variante plus radicale de l'interprétation précédente est le prétérisme complet. Selon cette école de pensée, l'ensemble du discours du , y compris les signes cosmiques et la venue du Fils de l'homme, s'est accompli de manière symbolique lors des événements de l'an 70.
Dans cette lecture :
les signes cosmiques représentent le bouleversement de l'ordre ancien,
la « venue » du Fils de l'homme désigne son jugement sur Jérusalem et non un retour physique visible,
la « fin du monde » (sunteleia tou aiōnos) signifie la fin de l'ère du Temple et de l'ancienne alliance.
Les partisans de cette approche s'appuient notamment sur le langage prophétique de l'Ancien Testament, où des expressions semblables décrivent des jugements historiques (Esaïe 13.10 ; Ezéchiel 32.7).
Cette interprétation a le mérite de prendre au sérieux le caractère immédiat de l'expression « cette génération ». Cependant, elle se heurte à plusieurs difficultés :
la tradition chrétienne a majoritairement compris le retour du Christ comme un événement futur et visible (Actes des apôtres 1.11 ; 1 Thessaloniciens 4.16-17),
certains éléments du discours semblent difficilement réductibles à une réalité purement symbolique.
Nous ne retenons pas cette lecture, mais elle mérite d'être mentionnée dans un souci d'exhaustivité.
Dans cette seconde interprétation, « cette génération » désigne la génération qui verra apparaître les signes prophétiques annoncés par Jésus.
Le raisonnement repose notamment sur la du :
Matthieu 24.33 (Louis Segond S21) :
De même, quand vous verrez toutes ces choses, sachez que le Fils de l'homme est proche, qu'il est à la porte.
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Ainsi, Jésus parlerait non de ses contemporains immédiats, mais de la génération vivant au moment où les événements eschatologiques commenceront réellement.
Dans cette perspective :
le point de départ serait l'apparition des signes,
et cette génération verrait l'aboutissement complet des prophéties.
Cette lecture est fréquente dans certains milieux évangéliques et dispensationalistes.
Cependant, elle suppose que l'expression « cette génération » puisse désigner une génération future encore inconnue au moment où Jésus parle. Cette interprétation reste discutée sur le plan linguistique.
Certains commentateurs proposent de traduire le mot grec genea non par « génération » au sens chronologique, mais par :
« peuple »,
« race »,
ou « lignée ».
Dans cette lecture, Jésus annoncerait que le peuple juif ne disparaîtra pas avant l'accomplissement de toutes les prophéties.
Cette interprétation cherche à résoudre les difficultés chronologiques du passage. Elle souligne que le peuple d'Israël a effectivement survécu à travers les siècles malgré les persécutions et les dispersions (Jérémie 31.35-37).
Toutefois, cette compréhension reste discutée car, dans les Évangiles, le mot genea désigne le plus souvent les contemporains d'une époque plutôt qu'un peuple entier.
D'autres exégètes considèrent que Jésus parle d'une catégorie spirituelle ou morale :
une génération incrédule,
rebelle,
opposée à Dieu.
Le terme « cette génération » désignerait alors une humanité marquée par l'incrédulité jusqu'à l'accomplissement final des événements prophétiques.
Cette idée s'appuie sur plusieurs passages où Jésus condamne :
« une génération mauvaise » (Matthieu 12.45),
« une génération incrédule et perverse » (Matthieu 17.17).
Dans ce cas, Jésus annoncerait la permanence de cette opposition spirituelle jusqu'à la fin.
De nombreux chercheurs adoptent aujourd'hui une approche mixte.
Selon cette lecture :
une partie des prophéties concerne directement Jérusalem et le Temple,
tandis qu'une autre partie vise les événements précédant le retour final du Messie.
Le discours fonctionnerait alors comme une prophétie à plusieurs horizons :
1- un accomplissement historique proche,
2- puis un accomplissement eschatologique plus lointain.
Cette approche tente d'expliquer pourquoi certains détails semblent parfaitement correspondre à l'an 70, alors que d'autres paraissent encore futurs.
Le verset demeure difficile car Jésus associe dans un même discours :
des réalités historiques,
des avertissements spirituels,
et des annonces prophétiques concernant la fin.
La compréhension du terme « cette génération » dépend donc largement :
de la manière dont on structure le discours prophétique,
du sens donné au mot genea,
et de l'articulation entre accomplissement proche et accomplissement futur.
Les détails chronologiques demeurent partiellement voilés dans le discours du Messie Jésus sur le . Toutefois, ce discours présente une structure comparable à celle observée dans la prophétie des soixante-dix semaines de Daniel (Daniel 9.24-27). En effet, Daniel évoque successivement des événements liés au Messie puis d'autres associés à un dirigeant futur hostile à Dieu. Nous avons déjà abordé cette question dans l'étude CHR001 consacrée au prophète Daniel.
Dans son discours sur le , le Messie Jésus associe également des événements contemporains et relativement proches à d'autres beaucoup plus lointains. Il paraît donc envisageable qu'un premier accomplissement concerne les événements marquants de l'an 70 apr. J.-C., lorsque Titus, fils de l'empereur Vespasien, détruisit Jérusalem et son Temple conformément aux paroles prophétiques (Luc 21.20-24). Dans cette perspective, le « prince qui viendra » mentionné par Daniel (Daniel 9.26) pourrait trouver un premier accomplissement historique en la personne de Titus.
Cependant, certaines déclarations de Jésus semblent dépasser le seul cadre des événements du Iᵉʳ siècle, notamment lorsqu'il évoque les signes célestes et la venue glorieuse du Fils de l'homme (Matthieu 24.29-31). Dans ces conditions, nous estimons que le discours possède également une dimension eschatologique encore future. Comme dans la prophétie de Daniel, Jésus ne détaille pas la période intermédiaire correspondant à l'ère de l'Église.
Dans cette approche, la du (Matthieu 24.32-34) pourrait être comprise comme une image du rétablissement national d'Israël. Certains interprètes voient ainsi dans la proclamation de l'État d'Israël, le 14 mai 1948, un événement prophétique majeur correspondant au « qui reverdit ». Cette interprétation est parfois rapprochée des paroles du prophète :
Esaïe 66.8 (Louis Segond S21) :
Qui a déjà entendu pareille nouvelle?
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Précisons immédiatement les limites de ce rapprochement. Le contexte d'Ésaïe 66 concerne la restauration finale de Sion et la naissance spirituelle d'un peuple dans le cadre du royaume messianique. L'application directe à la création d'un État politique moderne en 1948 constitue donc une lecture possible, mais non une évidence prophétique. D'autres commentateurs considèrent que l'accomplissement d'Ésaïe 66.8 demeure, encore futur ou qu'il se réalisera dans un contexte spirituel différent.
De même, le texte évangélique ne dit pas explicitement que le représente Israël. Cette identification repose sur un faisceau d'indices (l'usage symbolique du ailleurs dans l'Écriture, le contexte du discours) mais demeure une interprétation, non une affirmation directe du texte.
Cette lecture soulève plusieurs interrogations supplémentaires. Si la « génération » mentionnée par Jésus désigne les personnes déjà vivantes en 1948, il devient nécessaire de définir ce que représente exactement une génération dans le langage biblique. Les Écritures utilisent des durées variables, parfois proches de quarante ans (Nombres 32.13), parfois de soixante-dix ou quatre-vingts ans (Psaumes 90.10). Or, à ce jour, plus de soixante-dix-huit années se sont déjà écoulées depuis la proclamation de l'État d'Israël.
Plusieurs questions demeurent ouvertes :
Quel événement constitue précisément le « bourgeonnement » ? La proclamation de l'État (1948) ? La réunification de Jérusalem (1967) ? Un autre moment ?
Qui fait partie de « cette génération » ? Les personnes nées avant 1948 ? Celles qui avaient l'âge de raison ? Les témoins conscients de l'événement ?
Si l'on retient 80 ans comme limite haute d'une génération, le délai serait presque écoulé. Cela ne constitue-t-il pas une forme de prédiction datée ?
Ces incertitudes nous invitent à la prudence. Si cette interprétation est correcte, il serait envisageable que l'accomplissement final des événements annoncés par Jésus intervienne dans un avenir proche. Mais nous ne pouvons pas l'affirmer avec certitude.
Le Messie Jésus rappelle lui-même que nul ne connaît précisément le jour ni l'heure de ces événements (Matthieu 24.36). Notre objectif n'est donc pas de fixer une date, mais d'examiner une interprétation qui nous paraît cohérente avec l'ensemble des données prophétiques, tout en reconnaissant honnêtement ses limites.
Dans son sens le plus direct, la illustre simplement l'idée des signes annonciateurs.
Comme les nouvelles feuilles du annoncent l'arrivée prochaine de l'été, les événements décrits précédemment doivent signaler l'approche de l'accomplissement prophétique.
L'accent principal porte sur :
l'observation des signes,
et la certitude de l'approche des événements annoncés.
Le parallèle est simple : feuilles → été proche ; signes prophétiques → accomplissement proche.
Dans ce cadre, Jésus invite ses disciples à discerner les temps (Luc 21.28-31).
De nombreux commentateurs considèrent que le n'a ici aucune valeur symbolique particulière.
Jésus utiliserait simplement une image familière en Palestine : le bourgeonne au printemps, ce phénomène annonce naturellement l'été.
Cette lecture reste la plus prudente sur le plan exégétique. Elle évite de transformer chaque élément de la en symbole prophétique complexe.
Dans cette perspective, le sujet principal n'est pas Israël, mais la reconnaissance des signes. Luc semble d'ailleurs aller dans ce sens lorsqu'il élargit l'image :
Luc 21.29 (Louis Segond S21) :
Puis il leur dit une : «Regardez le et tous les autres arbres.
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Cette précision (« et tous les arbres ») montre que l'enseignement peut dépasser le seul .
D'autres interprètes voient dans le une représentation symbolique d'Israël. Cette idée s'appuie sur plusieurs passages de l'Ancien Testament où Israël est comparé à un ou à des figues (Osée 9.10, Joël 1.7, Jérémie 24.1-10).
Certains rapprochent aussi cette de la malédiction du stérile (Matthieu 21.18-19), symbole possible du jugement d'Israël incrédule.
Dans certaines interprétations modernes, surtout dispensationalistes, le « reverdissement » du représenterait la restauration nationale d'Israël, parfois associée à la création de l'État d'Israël en 1948.
Toutefois, cette identification n'est pas explicite dans le texte. Le peut symboliser Israël dans d'autres contextes bibliques, mais rien dans Matthieu 24 ne l'affirme directement. L'ajout de Luc (« et tous les arbres ») affaiblit d'ailleurs cette lecture : si le représentait Israël de manière univoque, pourquoi ajouter les autres arbres ?
Certains répondent que le conserverait sa valeur symbolique traditionnelle associée à Israël, tandis que « tous les arbres » évoqueraient les autres nations. Dans les Écritures, les arbres servent parfois à représenter symboliquement des royaumes ou des peuples (Ezéchiel 31.3-6 ; Daniel 4.10-22). Dans cette perspective, Jésus ne parlerait pas uniquement du réveil d'Israël, mais également d'un mouvement touchant l'ensemble des nations dans le contexte des temps de la fin.
Cette interprétation permettrait d'expliquer pourquoi les événements eschatologiques semblent concerner simultanément Israël, les peuples de la terre, et les bouleversements mondiaux annoncés par les prophètes (Zacharie 12.2-3 ; Luc 21.25-26).
Cependant, cette lecture demeure interprétative. D'autres exégètes considèrent que Luc ajoute simplement « tous les arbres » afin de souligner le caractère universel et facilement compréhensible de l'illustration.
La s'inscrit aussi dans un ensemble d'exhortations à la vigilance.
Après cette image, Jésus insiste sur :
la nécessité de veiller (Matthieu 24.42),
l'incertitude concernant le jour exact (Matthieu 24.36),
la fidélité des serviteurs dans l'attente du retour du maître (Matthieu 24.45-51).
Ainsi, le but du discours n'est pas seulement chronologique ou prophétique, mais également spirituel.
Les disciples doivent reconnaître les signes, rester prêts et persévérer dans la foi.
La du prépare directement la phrase suivante :
« Quand vous verrez toutes ces choses… » (Matthieu 24.33)
Puis :
« Cette génération ne passera point… » (Matthieu 24.34)
Le lien logique semble être :
1- apparition des signes,
2- reconnaissance de la proximité de l'accomplissement,
3- accomplissement avant la disparition de « cette génération ».
Toute la difficulté consiste alors à déterminer quels sont exactement « toutes ces choses » et quelle génération est concernée.
C'est précisément ce qui explique les nombreuses interprétations de ce passage prophétique.
Le discours du mélange manifestement des événements proches et d'autres beaucoup plus lointains.
Le discours commence par l'annonce :
Matthieu 24.2 (Louis Segond S21) :
Mais il leur dit: «Vous voyez tout cela? Je vous le dis en vérité, il ne restera pas ici pierre sur pierre, tout sera détruit.»
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Puis le Messie Jésus évoque plusieurs événements précis : Jérusalem encerclée par des armées (Luc 21.20), la nécessité de fuir rapidement la Judée (Matthieu 24.16) ainsi qu'une période de grande détresse. Ces éléments correspondent fortement au contexte de la guerre juive contre entre les années 66 et 70 apr. J.-C.
Ces informations soutiennent l'idée d'un premier accomplissement historique des paroles de Jésus, lors du conflit qui conduisit à la destruction de Jérusalem et de son Temple en l'an 70 par Titus.
Plusieurs passages paraissent difficilement limitables au siège de Jérusalem :
signes cosmiques (Matthieu 24.29),
apparition visible du Fils de l'homme (Matthieu 24.30),
rassemblement des élus (Matthieu 24.31).
Ces éléments ressemblent davantage aux prophéties eschatologiques de Daniel 7.13-14 ou aux textes de l'Apocalypse.
Jésus parle donc, selon notre interprétation, à la fois d'un jugement historique proche et d'un accomplissement final plus lointain. Comme Daniel, il n'évoque pas la période intermédiaire de l'Église.
Nous trouvons un excellent parallèle avec Daniel 9.26-27, où plusieurs événements semblent fusionnés :
rejet du Messie,
destruction de Jérusalem,
actions d'un dirigeant futur hostile.
Le texte passe du Messie retranché au peuple d'un prince qui vient, puis à une alliance finale et à l'abomination. Cela crée un effet de « télescopage prophétique ».
Jésus semble reprendre cette même logique prophétique dans son discours.
Exemples : Osée 9.10, Joël 1.7, Jérémie 24.1-10.
Cela permet de dire que le peut posséder une valeur symbolique liée à Israël. Mais rappelons que cette identification n'est pas explicite dans Matthieu 24.
Le stérile (Matthieu 21.18-19) est souvent interprété comme une image du jugement d'Israël incrédule.
Cela peut renforcer l'idée que le dans Matthieu 24.32-35 possède aussi une portée symbolique, mais sans certitude.
Dans la lecture que nous proposons, le qui refleurit symboliserait la nation d'Israël proclamée le 14 mai 1948. Voici les arguments bibliques qui soutiennent cette lecture.
Ézéchiel 36–37 : retour sur la terre, renaissance nationale, vallée des ossements desséchés.
Amos 9.14-15 (Louis Segond S21) :
Je ramènerai les déportés de mon peuple, d'Israël;Je les planterai dans leur pays
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Esaïe 66.8 (Louis Segond S21) :
Qui a déjà entendu pareille nouvelle?
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Ce dernier texte est particulièrement invoqué dans cette perspective. Toutefois, comme nous l'avons noté, son contexte immédiat concerne la restauration finale de Sion dans le cadre du royaume messianique. L'application à 1948 reste une interprétation possible, non une correspondance directe et certaine.
Dans plusieurs prophéties, Israël est de nouveau présent sur sa terre avant les conflits finaux.
Exemples : Zacharie 12.1-13, Ezéchiel 38-39.
Cela peut soutenir l'idée que le rétablissement national d'Israël possède une importance prophétique.
Dans cette interprétation, plus de 78 années se sont écoulées depuis la proclamation de l'État d'Israël. La signification du terme « génération » nécessite donc une explication.
Exemples :
40 ans dans le désert (Nombres 32.13),
70–80 ans (Psaumes 90.10).
Jésus ne donne peut-être pas une durée mathématique stricte au terme qu'il emploie.
Il est essentiel de rappeler ce point afin d'éviter toute confusion.
Matthieu 24.36 (Louis Segond S21) :
»Quant au jour et à l'heure, personne ne les connaît, pas même les anges du ciel, [ni même le Fils]: mon Père seul les connaît.
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Actes des apôtres 1.7 (Louis Segond S21) :
Il leur répondit: «Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité.
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Cela confirme que personne ne connaît cette date, même s'il est possible de discerner une période. Nous ne cherchons pas à fixer un calendrier, mais à proposer une lecture cohérente des textes prophétiques.
Le discours du associe des événements proches (destruction du Temple, siège de Jérusalem) et des événements plus lointains (signes cosmiques, venue glorieuse du Fils de l'homme).
La structure de ce discours présente des similitudes avec la prophétie de Daniel 9, où différents horizons temporels se superposent.
Jésus interdit formellement toute tentative de fixer le jour et l'heure de son retour.
Le peut symboliser Israël, comme dans d'autres passages de l'Ancien Testament.
La du figuier pourrait avoir une portée prophétique liée au rétablissement national d'Israël.
L'identification du « bourgeonnement du figuier » avec la proclamation de l'État d'Israël en 1948 constitue une lecture possible, mais non une évidence textuelle.
Le calcul d'une génération à partir de 1948 repose sur plusieurs hypothèses non vérifiables (durée exacte d'une génération, point de départ précis, critères d'appartenance à cette génération).
Notre interprétation privilégie une lecture eschatologique du passage, dans laquelle le rétablissement d'Israël signalerait l'approche des événements finaux. Cette lecture nous paraît cohérente avec l'ensemble des données prophétiques étudiées. Toutefois, nous reconnaissons qu'elle comporte des incertitudes et qu'elle ne saurait constituer une prédiction datée.
Le Messie Jésus a voulu laisser ses disciples dans une attitude de vigilance active, ni dans l'indifférence ni dans la spéculation chronologique. C'est dans cet esprit que nous proposons cette réflexion : non pour fixer des dates, mais pour encourager le discernement des temps et la fidélité dans l'attente.
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Référence biblique
INF173
Note d’information
INF173 – Synthèse du texte de Marc 13.1-37
Synthèse du texte de Marc 13.1-37
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
présente une chronologie eschatologique en quatre grandes étapes, articulée autour de la chute du Temple, des signes de la fin, de la venue du Fils de l’homme, et de l’appel à la vigilance. Voici une synthèse narrative et théologique de cette progression :
La chute du Temple (
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
)
Tout commence par l’admiration du Temple par un disciple. Le Messie Jésus répond par une parole prophétique : « Il ne restera pas pierre sur pierre. » Cette annonce déclenche la question des disciples sur le moment et les signes de l’accomplissement. Le discours qui suit répond à cette double attente : destruction historique et accomplissement eschatologique.
Les signes précurseurs et les tribulations (
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
)
Le Messie Jésus décrit une série de bouleversements qui ne sont pas encore la fin, mais les « commencements des douleurs » :
Apparition de faux messies et faux prophètes
Guerres, famines, séismes
Persécutions des disciples, livrés aux autorités
Division familiale, haine à cause du nom de Jésus
Proclamation de l’Évangile à toutes les nations
L’abomination de la désolation (référence à Daniel), signe d’une détresse sans précédent
Appel à la fuite immédiate, surtout pour les plus vulnérables
Cette section décrit une progression dramatique, mais le Messie Jésus insiste : Dieu abrègera ces jours pour les élus.
La venue du Fils de l’homme (
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
)
Après cette détresse, des signes cosmiques apparaissent : obscurcissement du soleil, chute des étoiles, ébranlement des puissances célestes. Alors, le Fils de l’homme viendra dans les nuées, avec puissance et gloire, et les anges rassembleront les élus. C’est le point culminant du discours : la révélation glorieuse du Messie, universelle et incontestable.
Appel à la vigilance (
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
)
Le Messie Jésus conclut avec la parabole du figuier : les signes sont comme des bourgeons annonçant l’été. Il affirme que ses paroles ne passeront pas, mais que le jour et l’heure sont inconnus, même du Fils. Il compare la situation à un maître parti en voyage : chacun a une tâche, et le portier doit veiller. L’exhortation finale est universelle : « Ce que je vous dis, je le dis à tous : veillez. »
En résumé
Marc 13.1-37 ne propose pas un calendrier précis des événements, mais expose plutôt une progression spirituelle que le disciple est invité à suivre tout au long des temps de crise. Quatre grands axes structurent cette perspective.
Préparation par le discernement
Le passage insiste d’abord sur la nécessité d’être prêt, en développant un discernement spirituel face aux bouleversements annoncés. Cela implique d’apprendre à reconnaître les signes des temps, à ne pas se laisser tromper par les faux messies ou faux prophètes, et à comprendre la portée des événements qui secouent le monde.
Résistance dans la tribulation
Dans un contexte de persécutions et de détresse, le texte appelle à la résistance. Il s’agit de tenir ferme dans l’épreuve, de rester fidèle au témoignage de Jésus malgré l’opposition et la haine, et de ne pas céder à la peur devant l’intensité des difficultés rencontrées.
Espérance dans la venue du Fils de l’homme
L’annonce de la venue du Fils de l’homme constitue le cœur de l’espérance chrétienne. Après la détresse, le texte affirme que Jésus reviendra avec puissance et gloire, rassemblant les élus. Cette perspective donne sens à l’attente et encourage à ne pas perdre confiance malgré l’apparente domination du mal.
Fidélité dans l’attente
Enfin, Marc souligne l’importance de la vigilance et de la fidélité pendant l’attente. Comme le portier dans la parabole, chaque croyant est appelé à remplir sa mission avec constance, en veillant jusqu’au retour du maître, car le jour et l’heure restent inconnus.
INF203
Note d’information
INF203 – Cette génération ne passera pas ?
Cette génération ne passera pas ?
L’expression « cette génération ne passera pas », que l’on retrouve dans Matthieu 24.34, Marc 13.30 et Luc 21.32, est l’un des passages les plus discutés du discours eschatologique du Messie Jésus. Voici les principales façons de l’expliquer et de la comprendre :
La génération contemporaine de Jésus
Certains interprètent cette phrase comme désignant les personnes vivant au moment où Jésus parle. Dans ce cas, Jésus annoncerait que les événements décrits, notamment la destruction du Temple de Jérusalem, se produiront avant que cette génération ne disparaisse. Cette interprétation est cohérente avec le fait que le Temple fut détruit en l’an 70, soit environ 39 ans après ces paroles.
La génération qui verra les signes
Une autre lecture considère que « cette génération » désigne celle qui sera témoin des signes évoqués dans le discours (guerres, famines, persécutions, signes célestes…). Cela signifie que l’ensemble des événements eschatologiques se déroulera sur une période relativement courte, une fois les signes commencés.
Le peuple d’Israël
Dans la tradition juive, le mot « génération » peut aussi désigner un groupe ou une lignée, notamment le peuple élu. Certains exégètes pensent que le Messie Jésus affirme ici que le peuple d’Israël ne disparaîtra pas avant l’accomplissement final du Royaume, soulignant la fidélité de Dieu à ses promesses.
Une génération spirituelle
Enfin, une lecture plus symbolique voit dans « cette génération » les croyants ou les opposants au Royaume, selon le contexte. Cela peut désigner la génération de l’humanité rebelle, qui persiste jusqu’à la fin, ou la communauté des disciples, appelée à rester vigilante.
En résumé
L’expression « cette génération ne passera pas » peut être comprise de plusieurs façons :
Historique : les contemporains de Jésus verront certains accomplissements.
Prophétique : la génération qui verra les signes vivra aussi leur achèvement.
Théologique : Israël ou l’humanité ne disparaîtra pas avant l’accomplissement.
Spirituelle : les croyants sont appelés à la vigilance jusqu’au retour du Christ.
Toutes ces lectures convergent vers une même idée : la certitude de l’accomplissement des paroles de Jésus, et l’appel à rester attentif aux signes du Royaume.
En dehors de Matthieu 24.34, Marc 13.30 et Luc 21.32, il n’existe pas d’autre verset biblique qui utilise exactement l’expression « cette génération ne passera pas » dans le contexte des temps de la fin. Cependant, le concept d’une génération liée aux événements eschatologiques est évoqué ailleurs de manière indirecte.
Ce que disent les textes
Les trois versets mentionnés sont les seuls à utiliser cette formulation précise dans le cadre du discours eschatologique de Jésus. Il y affirme que « cette génération ne passera pas que tout cela n’arrive », en référence aux signes annonciateurs du retour du Fils de l’homme.
Autres allusions à une génération eschatologique
Bien que l’expression ne soit pas reprise textuellement ailleurs, certains passages bibliques évoquent une génération confrontée aux événements de la fin :
Matthieu 24.22 : « Si ces jours n’étaient abrégés, personne ne serait sauvé ; mais, à cause des élus, ces jours seront abrégés. » → Cela suggère une génération vivant des temps si troublés qu’elle ne pourrait survivre sans l’intervention divine.
Luc 17.26-30 : Jésus compare les jours du Fils de l’homme aux générations de Noé et de Lot, soulignant que les gens vivront normalement jusqu’au moment du jugement, ce qui implique une génération surprise par la fin.
Apocalypse 3.10 : « Parce que tu as gardé la parole de la persévérance en moi, je te garderai de l’heure de l’épreuve qui va venir sur le monde entier. » → Cela évoque une génération mondiale confrontée à une épreuve eschatologique.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
: Ces chapitres décrivent une série d’événements qui s’accomplissent dans un laps de temps limité, souvent interprété comme une seule génération vivant les jugements et le retour du Christ.
Interprétation théologique
Certains commentateurs estiment que le Messie Jésus parle d’une génération future, celle qui verra les signes de la fin s’accomplir rapidement. D’autres pensent qu’il désigne le peuple d’Israël, qui ne disparaîtra pas avant l’accomplissement final. Enfin, certains y voient une génération spirituelle, celle des croyants appelés à rester vigilants.
En résumé
La formule « cette génération ne passera pas » est propre aux trois évangiles synoptiques dans le discours eschatologique. Toutefois, l’idée d’une génération confrontée aux événements de la fin est présente ailleurs, notamment dans les paroles du Messie Jésus et dans l’Apocalypse, sous des formes plus implicites.
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INF170 – Analyse de Matthieu 24.3-51
Analyse de Matthieu 24.3-51
Voici une analyse exégétique verset par verset de Matthieu 24.3-51.
Matthieu 24.3 Les disciples interrogent le Messie Jésus en privé sur trois événements : la destruction du Temple, sa venue, et la fin du monde. Leur question révèle une confusion entre événements historiques et eschatologiques, que le Messie Jésus va progressivement clarifier.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Le Messie Jésus commence par une mise en garde contre les faux messies. Il insiste sur le danger de la séduction spirituelle : plusieurs viendront en son nom, prétendant être le Christ, et en tromperont beaucoup.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Il annonce des troubles mondiaux, guerres, famines, séismes, mais précise que ce ne sont que les « commencements des douleurs », une expression qui évoque les douleurs de l’enfantement : une souffrance qui précède une naissance.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Les disciples seront persécutés, trahis, haïs. L’amour se refroidira, et beaucoup tomberont. Mais celui qui persévère jusqu’à la fin sera sauvé. La fidélité dans l’épreuve devient le critère du salut.
Matthieu 24.14 L’Évangile du Royaume sera proclamé dans le monde entier, en témoignage à toutes les nations. Ce verset introduit une perspective missionnaire et universelle, soulignant que l’histoire humaine est orientée vers un accomplissement divin.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Le Messie Jésus évoque « l’abomination de la désolation » (référence à Daniel), signe d’un basculement dramatique. Il appelle à la fuite immédiate, sans retour en arrière. L’urgence et la gravité du moment sont soulignées, surtout pour les plus vulnérables.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Il revient sur le thème des faux messies et faux prophètes, qui feront même des prodiges. L’avertissement est clair : ne pas se fier aux apparences ni aux rumeurs, mais rester centré sur la vérité révélée.
Matthieu 24.27 La venue du Fils de l’homme sera comme l’éclair : soudaine, visible, universelle. Elle ne sera pas cachée ni localisée, mais incontestable.
Matthieu 24.28 Une image énigmatique : « Là où est le cadavre, là se rassembleront les vautours. » Elle évoque probablement le jugement, la corruption ou la révélation inévitable du mal.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Après une grande tribulation, des signes cosmiques précéderont la venue du Fils de l’homme. Il viendra avec puissance et gloire, et les anges rassembleront les élus. C’est l’accomplissement eschatologique attendu.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Le Messie Jésus utilise l’image du figuier : quand ses branches deviennent tendres, l’été approche. De même, les signes annoncés indiquent que la fin est proche. Il affirme que ses paroles ne passeront pas, soulignant leur autorité éternelle.
Matthieu 24.36 Le jour et l’heure sont inconnus, même du Fils. Cela souligne la souveraineté du Père et appelle à l’humilité et à la vigilance.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Le Messie Jésus compare son retour aux jours de Noé : les gens vivaient normalement, sans se douter du jugement imminent. L’insouciance est le danger principal.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Deux personnes côte à côte, l’une prise, l’autre laissée. Cette image de séparation souligne le caractère personnel et imprévisible du jugement.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
L’appel à veiller est répété. Comme un maître de maison qui ignore l’heure du voleur, le disciple doit être prêt à tout moment. La vigilance devient une posture spirituelle permanente.
Format attendu : Livre Chapitre.Verset ou Livre Chapitre.Verset1-Verset2 (ex. « Ge 4.1-10 »).
Le Messie Jésus conclut par une parabole : le serviteur fidèle est celui qui agit avec sagesse en l’absence du maître. Le serviteur infidèle, qui abuse de son pouvoir, sera surpris et jugé sévèrement. L’enseignement est clair : la fidélité dans l’attente est la clé du Royaume.
INF181
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INF181 – Parabole ou métaphore
Parabole ou métaphore
Le nombre de parabole dans les Evangiles varie considérablement en fonction des différents chercheurs. Certaines sont définies directement dans le texte où nous trouvons que le Messie Jésus annonce une parabole. Toutefois beaucoup d’autres sont plus difficiles à classer.
Voici donc une synthèse claire des différences entre parabole, métaphore et image, allégorie avec des exemples bibliques pour illustrer :
Parabole : récit symbolique à visée morale ou spirituelle
Définition : Une parabole est une histoire courte et narrative, souvent fictive, qui illustre une vérité morale, spirituelle ou théologique.
Structure : Elle comporte des personnages, une intrigue, parfois une chute ou un retournement.
Fonction : Elle invite à une interprétation, souvent indirecte, et provoque une réflexion ou une conversion.
Exemples : Le semeur (Matthieu 13.1-23), Le bon samaritain (Luc 10.25-37), Le fils prodigue (Luc 15.11-32)
Une parabole est un dispositif narratif qui cache et révèle à la fois, elle exige une écoute active et une interprétation.
Métaphore : figure de style fondée sur une analogie implicite
Définition : Une métaphore est une transposition d’un terme dans un autre champ sémantique, sans outil de comparaison.
Structure : Elle est brève, souvent contenue dans une phrase ou une expression.
Fonction : Elle éclaire une réalité abstraite par une image concrète, mais sans récit.
Exemples : « Je suis la lumière du monde » (Jean 8.12), « Vous êtes le sel de la terre » (Matthieu 5.13)
La métaphore condense une vérité dans une image frappante, mais ne raconte pas.
Image : terme générique pour toute représentation figurée
Définition : L’image est un terme englobant qui désigne toute représentation figurée, qu’elle soit narrative (parabole), stylistique (métaphore), ou visuelle.
Fonction : Elle sert à rendre visible l’invisible, à incarner l’abstrait.
Exemples : L’agneau (symbole du Christ), Le rocher (symbole de Dieu dans les Psaumes).
L’image est le terrain commun des paraboles et des métaphores, elle est leur matière première.
En résumé :
La parabole est un récit symbolique, généralement long, qui vise à enseigner ou provoquer une réflexion. Elle prend la forme d’une histoire, souvent avec des personnages et une intrigue. Un exemple biblique emblématique est celui du fils prodigue (Luc 15.11-32).
La métaphore est une figure de style brève, fondée sur une analogie implicite. Elle sert à éclairer une réalité ou frapper l’esprit par une image forte, sans passer par un récit. Par exemple : « Je suis la vigne » (Jean 15.1 et Jean 15.5).
L’image, quant à elle, est un concept plus général. Sa longueur est variable et sa fonction est de représenter ou incarner une réalité abstraite. Elle peut être visuelle, poétique ou symbolique. On pense ici à des figures comme l’agneau ou le rocher, fréquemment utilisées dans les Écritures.
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INF205 – Le figuier, choix anodin ?
Le figuier, choix anodin ?
Non, le choix du figuier dans cette parabole n’est pas anodin. Le Messie Jésus ne sélectionne jamais ses images au hasard, surtout lorsqu’il enseigne sur le Royaume de Dieu.
Pourquoi le figuier ?
Un arbre familier en Palestine Le figuier était très répandu dans la région. Les auditeurs de Jésus connaissaient bien son cycle naturel : il perd ses feuilles en hiver et commence à bourgeonner au printemps, annonçant l’arrivée de l’été. C’est donc une image accessible et parlante.
Un indicateur saisonnier fiable : Contrairement à d’autres arbres, le figuier est un bon repère pour le changement de saison. Le Messie Jésus l’utilise pour illustrer la clarté des signes : tout comme on sait que l’été approche en voyant ses feuilles, on peut discerner la proximité du Royaume en observant les événements prophétiques.
Une symbolique biblique forte : Dans l’Ancien Testament, le figuier est souvent associé à Israël, à la bénédiction ou au jugement :
Michée 4.4 parle de chacun assis sous son figuier, symbole de paix.
Jérémie 8.13 évoque un figuier sans fruit, signe du rejet.
Jésus lui-même maudit un figuier stérile dans Marc 11.12-14, comme image du manque de foi.
Un appel à la vigilance Le figuier bourgeonnant est un signe visible, mais il faut savoir l’interpréter. Jésus invite ses disciples à ne pas être aveugles aux signes spirituels, comme ils ne le seraient pas aux signes naturels.
En résumé
Le figuier est choisi pour sa valeur pédagogique, sa symbolique biblique, et sa fonction de repère saisonnier. Il incarne à la fois la clarté des signes, la nécessité du discernement, et l’urgence de la préparation. Rien n’est laissé au hasard dans cette parabole, chaque détail sert à éveiller la conscience spirituelle.
INF082
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INF082-La Bible Segond 21 (S21)
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Voici quelques informations clés sur cette version :
Contexte et Objectifs
Date de Publication : 2007 Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. Clarté et Accessibilité : L'accent est mis sur la clarté et l'accessibilité du texte pour les lecteurs contemporains.
Principales Caractéristiques
Fidélité aux Textes Originaux : La Segond 21 s'appuie sur les manuscrits anciens les plus fiables pour garantir une traduction précise et fidèle. Révision Linguistique : Le langage a été révisé pour mieux refléter les usages modernes de la langue française tout en conservant la richesse et la profondeur du texte biblique. Notes et Références : La version inclut souvent des notes explicatives et des références pour aider à la compréhension et à l'étude des Écritures.
Importance
Usage Étendu : La Segond 21 est largement utilisée dans les milieux protestants francophones, notamment pour les études bibliques et la lecture personnelle. Accessibilité : Grâce à sa langue modernisée, elle est accessible à un public plus large, y compris les nouvelles générations de lecteurs.
La Segond 21 a été réalisée par une équipe pluridisciplinaire de traducteurs, linguistes et théologiens, et a nécessité environ 12 ans de travaux pour être finalisée.
Ces révisions montrent l'évolution de la traduction de Louis Segond pour s'adapter aux changements linguistiques et aux besoins des lecteurs au fil du temps.
INF115
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INF115-Le figuier et Israël
Le figuier et Israël.
Le figuier est une plante significative dans la culture et l'histoire d'Israël, et il apparaît fréquemment dans la Bible comme symbole et métaphore. Voici quelques aspects importants à propos du figuier en relation avec Israël :
Symbolisme du Figuier dans la Bible
Prospérité et Abondance :
Le figuier est souvent utilisé pour symboliser la prospérité et l'abondance. Dans l'Ancien Testament, l'image d'un homme assis sous son figuier est une métaphore de la paix et de la sécurité (1 Rois 4.25 ; Michée 4.4).
Jugement et Désolation :
Le figuier est également utilisé comme symbole de jugement et de désolation lorsqu'il est desséché ou stérile. Par exemple, dans Jérémie 8.13, Dieu annonce le jugement sur Israël en disant : "Je vais les faire disparaître, dit l'Éternel, il n'y aura plus de raisins à la vigne, plus de figues au figuier, et les feuilles se flétriront."
Israël et le Peuple Élu :
Le figuier représente souvent Israël en tant que peuple élu de Dieu. Dans Osée 9.10, Dieu dit : "Je trouvai Israël comme des raisins dans le désert, je vis vos pères comme les premiers fruits d'un figuier."
Le Figuier et les Enseignements de Jésus
Malédiction du Figuier (Matthieu 21.18-22 ; Marc 11.12-25) :
Le Messie Jésus maudit un figuier qui ne porte pas de fruit, ce qui est interprété comme un acte symbolique concernant la stérilité spirituelle et le jugement sur Israël pour son manque de foi et de repentance.
Parabole du Figuier Stérile (Luc 13.6-9) :
Le Messie Jésus raconte la parabole d'un homme qui avait un figuier planté dans sa vigne et qui cherchait du fruit sans en trouver. Le vigneron propose de creuser autour du figuier et d'y mettre du fumier pour voir s'il porterait du fruit l'année suivante, symbolisant la patience et la miséricorde de Dieu envers Israël.
Le Figuier dans la Culture et l'Agriculture Israélienne
Usage Agricole et Alimentaire :
Le figuier est une plante courante en Israël, cultivée pour ses fruits délicieux et nutritifs. Les figues sont une source importante de nourriture et peuvent être consommées fraîches ou séchées.
Écologie et Conditions de Croissance:
Le figuier pousse bien dans le climat méditerranéen d'Israël, caractérisé par des étés chauds et secs et des hivers doux et humides. Il est souvent planté dans des vergers et des jardins.
Signification Culturelle :
Le figuier est profondément enraciné dans la culture et la tradition juives. Il est mentionné dans de nombreux textes religieux et littéraires, représentant la bénédiction, la paix, la prospérité et, parfois, le jugement.
En résumé, le figuier est un symbole puissant et polyvalent dans la culture et la religion d'Israël, représentant à la fois la bénédiction et le jugement. Il apparaît fréquemment dans les enseignements bibliques pour illustrer des vérités spirituelles profondes.
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INF305 – Le Mont des Oliviers
Le Mont des Oliviers
Le mont des Oliviers constitue l'un des lieux les plus importants de la géographie biblique. Situé à l'est de Jérusalem, il est séparé de la ville par la vallée du Cédron (2 Samuel 15.30 ; Jean 18.1). Son nom provient des nombreux oliviers qui couvraient autrefois ses pentes.
Situation géographique
Le mont des Oliviers forme une longue crête orientée du nord au sud, culminant à environ 820 mètres d'altitude, soit légèrement plus haut que Jérusalem. Depuis son sommet, on bénéficie d'une vue remarquable sur la ville et sur l'emplacement du Temple.
Sa proximité avec Jérusalem explique pourquoi Jésus et ses disciples s'y rendaient fréquemment (Luc 21.37). Selon Luc, le lieu de l'ascension se trouvait à une distance d'environ un « chemin de sabbat » de Jérusalem, soit approximativement un kilomètre (Actes des apôtres 1.12).
Un lieu associé à de nombreux événements bibliques
Sous l'Ancien Testament
David franchit le torrent du Cédron et gravit le mont des Oliviers en pleurant lorsqu'il fuit devant son fils Absalom (2 Samuel 15.30).
Le prophète Ézéchiel décrit la gloire de Dieu quittant Jérusalem et s'arrêtant sur la montagne située à l'est de la ville, généralement identifiée au mont des Oliviers (Ezéchiel 11.23).
Le prophète Zacharie annonce qu'au jour du Seigneur, les pieds de l'Éternel se poseront sur le mont des Oliviers (Zacharie 14.4).
Dans la vie du Messie Jésus
Le mont des Oliviers occupe une place particulière dans les Évangiles :
Jésus y séjourne fréquemment (Luc 22.39) ;
il contemple Jérusalem et pleure sur la ville (Luc 19.41-44) ;
il y prononce le discours eschatologique sur la fin des temps (Matthieu 24.3 ; Marc 13.3) ;
il passe ses nuits sur cette montagne pendant les derniers jours précédant sa mort (Luc 21.37) ;
au pied du mont se trouve le jardin de Gethsémané où il prie avant son arrestation (Matthieu 26.36 ; Luc 22.39-46) ;
c'est également depuis les environs de Béthanie, sur le versant oriental du mont, qu'il bénit ses disciples et s'élève au ciel (Luc 24.50-51 ; Actes des apôtres 1.9-12).
Le mont des Oliviers et l'ascension
Les Actes indiquent que les disciples revinrent à Jérusalem « de la montagne appelée des Oliviers » après l'ascension (Actes des apôtres 1.12). Luc précise dans son Évangile que Jésus les conduisit jusque vers Béthanie avant de les quitter (Luc 24.50).
Ces deux indications sont parfaitement compatibles puisque Béthanie se situe sur le versant oriental du mont des Oliviers, à environ trois kilomètres de Jérusalem (Jean 11.18).
Une dimension prophétique
Pour plusieurs interprètes, le choix du mont des Oliviers comme lieu de l'ascension n'est probablement pas fortuit. Le prophète Zacharie annonçait déjà qu'au jour de l'Éternel, celui-ci se tiendrait sur cette montagne (Zacharie 14.4). Ainsi, le lieu depuis lequel Jésus quitte ses disciples pourrait également être celui associé à son retour glorieux, conformément à la parole des anges :
« Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel » (Actes des apôtres 1.11).
Ainsi, le mont des Oliviers apparaît comme un lieu chargé d'histoire et de symbolisme. Il est à la fois le théâtre des souffrances du Messie, de son enseignement sur les temps futurs, de son ascension et, selon plusieurs interprétations prophétiques, du lieu associé à son retour futur.
INF004
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INF004-Les romains
Les romains
En l’an -63 av. J.-C. le général romain Pompée, envahi le territoire d’Israël et prend Jérusalem. Le judaïsme grâce à Jule César devient en l’an -45 av. J.-C. une religion légale.
Cinq ans plus tard, en -40 av. J.-C. L’empereur Auguste met un terme à la dynastie hasmonéenne et nomme Hérode le Grand, un Iduméen, donc, pas de lignée royale, roi des Juifs.
Quelques années, après la mort d’Hérode le Grand, en l’an 6, Rome change le statut de la Judée ainsi que de la Samarie et de l’Idumée (l’Edom biblique) pour le transformer en provinces romaines placées sous la responsabilité de procurateurs romains.
Les fils du monarque Hérode seront promus par l’autorité romaine, tétrarques, et gouverneront ces différentes provinces sous l’égide de ces procurateurs.
Nous sommes par conséquent, pendant le ministère du Messie Jésus avec un préfet, Ponce Pilate et un tétrarque, Hérode Antipas qui se partagent le pouvoir. Les deux hommes se haïssent jusqu’au jour de la condamnation du Messie Jésus (Luc 23.12).
Quarante ans après la crucifixion du Messie Jésus, l’insurrection des Juifs, commencée en 66, est jugulée, Titus détruit le temple de Jérusalem en l’an 70 et tout se termine avec la chute de Massada le 2 mai 73.
D’autres révoltes suivront jusqu’en 135.
En 130, l’empereur Hadrien change de nouveau le statut du pays d’Israël, en créant une nouvelle colonie romaine, le nom de Jérusalem est remplacé par Aelia Capitolina.
Le Messie Jésus exercera son ministère dans un territoire occupé par les Romains, avec un gouverneur désigné par Rome.
Trois hommes se partagent donc à ce moment de l’histoire, la direction du pays d’Israël :
Ponce Pilate, le préfet romain, il détient tous les pouvoirs en particulier sur la Judée.
Hérode Antipas, règne sur la Galilée et la Pérée.
Le Souverain Sacrificateur, Caïphe, responsable des problèmes religieux.