Parabole
Parabole 012
Les deux fils

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Introduction

Résumé du paragraphe :

Cette parabole montre que l’entrée dans le Royaume dépend non des paroles, mais de la réponse concrète à l’appel de Dieu : les pécheurs repentants obéissent en actes, tandis que les religieux satisfaits d’eux-mêmes restent à distance.

 

Texte intégral :

La parabole des deux fils, rapportée en Matthieu 21.28-32 , se situe au cœur d’un échange tendu entre le Messie Jésus et les autorités religieuses de Jérusalem. Par un récit bref mais incisif, le Messie Jésus met en lumière l’écart entre les paroles et les actes, révélant que l’obéissance véritable ne se mesure pas aux déclarations pieuses, mais à la réponse concrète donnée à l’appel de Dieu. Deux fils sont envoyés par leur père pour travailler à la vigne : l’un refuse d’abord puis obéit, l’autre promet mais ne fait rien. À travers cette scène simple, Jésus dévoile une vérité dérangeante : ceux que l’on croyait éloignés — publicains et prostituées — entrent dans le Royaume parce qu’ils se repentent et font la volonté du Père, tandis que ceux qui se pensaient justes restent dehors faute d’avoir répondu en actes.

Cette parabole s’inscrit dans la logique prophétique de l’Écriture : Dieu cherche un peuple qui écoute et qui accomplit sa volonté, non un peuple qui se contente de belles paroles. Elle invite chaque lecteur à un examen intérieur : suis‑je celui qui dit « oui » sans agir, ou celui qui, malgré ses résistances, finit par se lever et faire la volonté du Père ? En quelques versets, Jésus renverse les apparences, recentre la foi sur la conversion réelle, et rappelle que le Royaume s’ouvre à ceux qui se tournent vers Dieu avec sincérité.

I. Textes bibliques

Matthieu 21.28-32 (Louis Segond S21)

»Qu'en pensez-vous? Un homme avait deux fils. Il s'adressa au premier et lui dit: ‘Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne.’

Il répondit: ‘Je ne veux pas’ mais, plus tard, il montra du regret et y alla.

Le père s'adressa à l'autre et lui dit la même chose. Ce fils répondit: ‘Je veux bien, seigneur’, mais il n'y alla pas.

Lequel des deux a fait la volonté du père?» Ils répondirent: «Le premier.» Et Jésus leur dit: «Je vous le dis en vérité, les collecteurs d'impôts et les prostituées vous précéderont dans le royaume de Dieu,

car Jean est venu à vous dans la voie de la justice et vous n'avez pas cru en lui. En revanche, les collecteurs d'impôts et les prostituées ont cru en lui et vous, qui avez vu cela, vous n'avez pas ensuite montré de regret pour croire en lui.

II. Résumé de la parabole

Résumé du paragraphe :

Cette parabole enseigne que seule l’obéissance réelle compte : les repentants entrent dans le Royaume, tandis que ceux qui promettent sans agir restent dehors.

 

Texte intégral :

Ce texte figure dans la partie de la chronologie consacrée à la vie du Messie Jésus, à la péricope PER288.

Dans la parabole des deux fils ( Matthieu 21.28-32 ), un père demande à ses deux fils d’aller travailler à sa vigne. Le premier refuse, mais se ravise et obéit ; le second accepte, mais ne fait rien.

Le Messie Jésus montre ainsi que l’obéissance réelle vaut plus que les paroles, et que ceux qui se repentent, même tardivement, sont accueillis dans le Royaume, tandis que ceux qui prétendent obéir sans agir restent à l’écart.

III. Le contexte du discours

Résumé du paragraphe :

La parabole des deux fils est donnée en pleine confrontation entre Jésus et les autorités religieuses : elles contestent son autorité, mais il leur répond par un récit qui dévoile leur hypocrisie.

Elle montre que la vraie obéissance n’est pas dans les paroles mais dans la repentance et l’accomplissement de la volonté de Dieu, tandis que les religieux qui prétendent obéir restent en réalité désobéissants.

Située après l’entrée messianique et la purification du Temple, elle s’inscrit dans une série de paraboles qui dénoncent les faux justes et révèlent la véritable réponse attendue par Dieu.

 

Texte intégral :

La parabole des deux fils de Matthieu 21.28-32 est proclamée dans un contexte de confrontation entre le Messie Jésus et les autorités religieuses à Jérusalem, juste après son entrée triomphale et la purification du Temple. Elle répond à leur remise en question de son autorité.

 

Contexte immédiat : contestation de l’autorité de Jésus

Les chefs des prêtres et les anciens du peuple demandent à Jésus :

Matthieu 21.23 (Louis Segond S21) :
Jésus se rendit dans le temple et, pendant qu'il enseignait, les chefs des prêtres et les anciens du peuple vinrent lui dire: «Par quelle autorité fais-tu ces choses, et qui t'a donné cette autorité?»

Le Messie Jésus refuse de répondre directement et leur pose une question sur le baptême de Jean-Baptiste :

Matthieu 21.24-27 (Louis Segond S21) :
Jésus leur répondit: «Je vous poserai moi aussi une question et, si vous m'y répondez, je vous dirai par quelle autorité je fais ces choses.Le baptême de Jean, d'où venait-il? Du ciel ou des hommes?» Mais ils raisonnèrent ainsi entre eux: «Si nous répondons: ‘Du ciel’, il nous dira: ‘Pourquoi donc n'avez-vous pas cru en lui?’Et si nous répondons: ‘Des hommes’, nous avons à redouter les réactions de la foule, car tous considèrent Jean comme un prophète.»Alors ils répondirent à Jésus: «Nous ne savons pas.» Il leur dit à son tour: «Moi non plus, je ne vous dirai pas par quelle autorité je fais ces choses.

Ne voulant pas se compromettre, ils éludent la réponse. Le Messie Jésus enchaîne alors avec la parabole des deux fils.

 

Objectif de la parabole

La parabole vise à dénoncer l’hypocrisie religieuse : ceux qui professent obéir à Dieu (comme les chefs religieux) mais ne le font pas, et à valoriser ceux qui, bien que pécheurs (publicains, prostituées), se repentent et obéissent réellement.

Le Messie Jésus conclut :

Matthieu 21.31-32 (Louis Segond S21) :
Lequel des deux a fait la volonté du père?» Ils répondirent: «Le premier.» Et Jésus leur dit: «Je vous le dis en vérité, les collecteurs d'impôts et les prostituées vous précéderont dans le royaume de Dieu,car Jean est venu à vous dans la voie de la justice et vous n'avez pas cru en lui. En revanche, les collecteurs d'impôts et les prostituées ont cru en lui et vous, qui avez vu cela, vous n'avez pas ensuite montré de regret pour croire en lui.

 

Contexte élargi : tension croissante à Jérusalem

Le Messie Jésus vient d’entrer à Jérusalem sur un âne ( Matthieu 21.1-11 ), accomplissant la prophétie messianique ( Zacharie 9.9 et Esaïe 62.11 .

Il purifie le Temple ( Matthieu 21.12-17 ), provoquant l’indignation des autorités.

Il est désormais publiquement contesté, mais répond par des paraboles qui révèlent le cœur des interlocuteurs.

La parabole des deux fils s’inscrit donc dans une série de confrontations où le Messie Jésus révèle la vraie obéissance comme une réponse intérieure à l’appel de Dieu, et non comme une façade religieuse. Elle prépare les paraboles suivantes, notamment celle des vignerons homicides ( Matthieu 21.33-46 ), qui poursuivent cette dénonciation.

IV. Thème

Résumé du paragraphe :

Cette parabole affirme que seule l’obéissance réelle compte : les pécheurs repentants font la volonté de Dieu, tandis que ceux qui promettent sans agir révèlent une foi d’apparence.

 

Texte intégral :

Le thème central de la parabole des deux fils ( Matthieu 21.28-32 ) est l’obéissance véritable et la conversion du cœur.

 

Le Messie Jésus y oppose deux attitudes :

Celui qui refuse d’abord, mais se repent et agit, image des pécheurs qui se convertissent.

Celui qui accepte en parole, mais n’obéit pas, image des religieux qui prétendent suivre Dieu mais refusent son appel.

Cette parabole enseigne que ce ne sont pas les paroles ou les apparences religieuses qui comptent, mais la réponse concrète à l’appel de Dieu. Elle valorise la repentance authentique et dénonce l’hypocrisie spirituelle.

V. Description de la Parabole

Résumé du paragraphe :

Cette parabole montre que seule l’obéissance concrète compte : le fils qui se repent et agit fait la volonté du Père, tandis que celui qui promet sans obéir incarne l’hypocrisie religieuse. Les pécheurs repentants devancent ainsi les faux justes dans le Royaume.

 

Texte intégral :

Voici une description détaillée, verset par verset, de la parabole des deux fils selon Matthieu 21.28-32 , proclamée par le Messie Jésus à Jérusalem dans un contexte de confrontation avec les autorités religieuses :

 

Le Messie Jésus introduit la parabole par une question directe :

Matthieu 21.28 (Louis Segond S21) :
»Qu'en pensez-vous? Un homme avait deux fils. Il s'adressa au premier et lui dit: ‘Mon enfant, va travailler aujourd'hui dans ma vigne.’

Il place ses auditeurs dans une posture de discernement. Il décrit un père qui a deux fils et qui s’adresse au premier en lui disant : « Mon enfant, va travailler aujourd’hui dans la vigne. » La vigne est ici une image classique du peuple de Dieu, du Royaume, ou de la mission confiée.

 

Le premier fils répond :

Matthieu 21.29 (Louis Segond S21) :
Il répondit: ‘Je ne veux pas’ mais, plus tard, il montra du regret et y alla.

Une réponse franche, mais rebelle. Cependant, il se ravise :

Matthieu 21.29 (Louis Segond S21) :
Il répondit: ‘Je ne veux pas’ mais, plus tard, il montra du regret et y alla.

Ce retournement est au cœur de la parabole : il illustre la puissance de la conversion, du changement de cœur.

 

Le père s’adresse au second fils avec la même demande :

Matthieu 21.30 (Louis Segond S21) :
Le père s'adressa à l'autre et lui dit la même chose. Ce fils répondit: ‘Je veux bien, seigneur’, mais il n'y alla pas.

Celui-ci répond : « Oui, Seigneur. », une réponse respectueuse, conforme aux attentes. Mais il ne va pas travailler. Il y a ici un décalage entre les paroles et les actes, entre l’apparence de piété et l’obéissance réelle.

 

Le Messie Jésus pose la question décisive :

Matthieu 21.31 (Louis Segond S21) :
Lequel des deux a fait la volonté du père?» Ils répondirent: «Le premier.» Et Jésus leur dit: «Je vous le dis en vérité, les collecteurs d'impôts et les prostituées vous précéderont dans le royaume de Dieu,

Les auditeurs répondent : « Le premier. » Jésus leur déclare alors : « Les publicains et les prostituées vous devanceront dans le Royaume de Dieu. » Ce renversement est radical : ceux qui étaient considérés comme les derniers, les pécheurs publics, sont en réalité les premiers à répondre à l’appel de Dieu.

 

Le Messie Jésus explicite son accusation :

Matthieu 21.32 (Louis Segond S21) :
car Jean est venu à vous dans la voie de la justice et vous n'avez pas cru en lui. En revanche, les collecteurs d'impôts et les prostituées ont cru en lui et vous, qui avez vu cela, vous n'avez pas ensuite montré de regret pour croire en lui.

Baptiste est venu dans la voie de la justice, mais les chefs religieux n’ont pas cru en lui. Les publicains et les prostituées, eux, ont cru. Et même après avoir vu leur conversion, les autorités religieuses n’ont pas changé d’avis ni cru. Ce verset souligne l’endurcissement spirituel de ceux qui refusent de se laisser interpeller, même face à des signes évidents de la grâce.

 

En résumé :

Cette parabole oppose l’obéissance réelle à l’obéissance apparente, et montre que le Royaume de Dieu est ouvert à ceux qui se repentent, même s’ils ont d’abord résisté. Elle dénonce l’hypocrisie religieuse et appelle à une foi incarnée dans les actes.

VI. Signification de la parabole

Résumé du paragraphe :

Cette parabole montre que seule l’obéissance réelle compte : les pécheurs repentants répondent à Dieu en actes, tandis que ceux qui promettent sans obéir révèlent une foi d’apparence. Le Royaume s’ouvre à la conversion sincère, non aux paroles creuses.

 

Texte intégral :

La parabole des deux fils, racontée dans Matthieu 21.28-32 , met en lumière la différence entre l’obéissance apparente et l’obéissance réelle. Un père demande à ses deux fils d’aller travailler dans sa vigne. Le premier refuse, mais se ravise et obéit ; le second accepte en parole, mais ne fait rien.

Le Messie Jésus utilise cette image pour dénoncer l’hypocrisie des chefs religieux qui prétendent suivre Dieu mais refusent son appel, tandis que les pécheurs, publicains et prostituées, se repentent et entrent dans le Royaume.

La signification centrale est que le Royaume de Dieu est ouvert à ceux qui se convertissent sincèrement, même s’ils ont d’abord résisté. Ce ne sont pas les paroles ou les apparences religieuses qui comptent, mais la réponse concrète à l’appel divin.

La parabole valorise la repentance authentique et condamne l’orgueil spirituel. Elle appelle à une foi incarnée dans les actes, et non simplement professée.

VII. Analyse comparative des récits de Matthieu

Résumé du paragraphe :

La parabole est propre à Matthieu, mais son message, la vraie obéissance manifestée par la repentance plutôt que par les paroles, résonne dans toute l’Écriture

 

Texte intégral :

Matthieu est le seul évangéliste à rapporter la parabole des deux fils dans son intégralité. Toutefois, le thème central de cette histoire, à savoir la primauté de l’obéissance réelle sur les déclarations religieuses, se retrouve dans plusieurs autres passages bibliques.

En effet, bien que la parabole elle-même soit unique à Matthieu, ses enseignements résonnent à travers différents textes, qui mettent également en avant la valeur de la repentance authentique, la dénonciation de l’hypocrisie spirituelle et le renversement des apparences religieuses au profit d’une foi vécue.

VIII. Reprise de ce thème

Résumé du paragraphe :

Cette thématique traverse toute l’Écriture : Dieu valorise la repentance sincère et l’obéissance réelle, tandis que les paroles sans actes et l’hypocrisie religieuse sont rejetées.

 

Texte intégral :

Le thème central de la parabole des deux fils, à savoir l’opposition entre l’obéissance apparente et l’obéissance réelle, et la valeur de la repentance sincère, est repris à plusieurs endroits dans la Bible, sous des formes variées mais cohérentes. Voici les principaux échos :

 

  1. Un enseignement du Messie Jésus

Matthieu 7.21 (Louis Segond S21) :
»Ceux qui me disent: ‘Seigneur, Seigneur!’ n'entreront pas tous dans le royaume des cieux, mais seulement celui qui fait la volonté de mon Père céleste.

Ce verset souligne que les paroles ne suffisent pas : seule l’obéissance concrète manifeste une foi authentique.

 

  1. Le fils prodigue

Luc 15.11-32 (Louis Segond S21) :
Il dit encore: «Un homme avait deux fils.Le plus jeune dit à son père: ‘Mon père, donne-moi la part de l'héritage qui doit me revenir.’ Le père leur partagea alors ses biens.Peu de jours après, le plus jeune fils ramassa tout et partit pour un pays éloigné, où il gaspilla sa fortune en vivant dans la débauche.Alors qu'il avait tout dépensé, une importante famine survint dans ce pays et il commença à se trouver dans le besoin.Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les porcs.Il aurait bien voulu se nourrir des caroubes que mangeaient les porcs, mais personne ne lui en donnait.Il se mit à réfléchir et se dit: ‘Combien d'ouvriers chez mon père ont du pain en abondance et moi, ici, je meurs de faim!Je vais retourner vers mon père et je lui dirai: Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi,je ne suis plus digne d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes ouvriers.’Il se leva et alla vers son père. Alors qu'il était encore loin, son père le vit et fut rempli de compassion, il courut se jeter à son cou et l'embrassa.Le fils lui dit: ‘Père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils.’Mais le père dit à ses serviteurs: ‘Apportez [vite] le plus beau vêtement et mettez-le-lui; passez-lui un anneau au doigt et mettez-lui des sandales aux pieds.Amenez le veau qu'on a engraissé et tuez-le! Mangeons et réjouissons-nous,car mon fils que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’ Et ils commencèrent à faire la fête.»Or le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses.Il appela un des serviteurs et lui demanda ce qui se passait.Le serviteur lui dit: ‘Ton frère est de retour et ton père a tué le veau engraissé parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé.’Le fils aîné se mit en colère et il ne voulait pas entrer. Son père sortit le supplier d'entrer,mais il répondit à son père: ‘Voilà tant d'années que je suis à ton service sans jamais désobéir à tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je fasse la fête avec mes amis.Mais quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé tes biens avec des prostituées, pour lui tu as tué le veau engraissé!’‘Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi et tout ce que j'ai est à toi,mais il fallait bien faire la fête et nous réjouir, parce que ton frère que voici était mort et il est revenu à la vie, il était perdu et il est retrouvé.’»

Le fils cadet quitte son père, vit dans le péché, puis revient repentant. Le père l’accueille avec joie. Ce récit illustre la puissance de la conversion et la miséricorde divine envers celui qui revient, même après avoir refusé.

 

  1. Le pharisien et le publicain

Luc 18.9-14 (Louis Segond S21) :
Il dit encore cette parabole, à l'intention de certaines personnes qui étaient convaincues d'être justes et qui méprisaient les autres:«Deux hommes montèrent au temple pour prier; l'un était un pharisien, l'autre un collecteur d'impôts.Le pharisien, debout, faisait cette prière en lui-même: ‘O Dieu, je te remercie de ce que je ne suis pas comme les autres hommes, qui sont voleurs, injustes, adultères, ou même comme ce collecteur d'impôts.Je jeûne deux fois par semaine et je donne la dîme de tous mes revenus.’Le collecteur d'impôts, lui, se tenait à distance et n'osait même pas lever les yeux au ciel, mais il se frappait la poitrine en disant: ‘O Dieu, aie pitié de moi, qui suis un pécheur.’Je vous le dis, lorsque ce dernier descendit chez lui, il était considéré comme juste, mais pas le pharisien. En effet, toute personne qui s'élève sera abaissée, et celle qui s'abaisse sera élevée.»

Le pharisien se vante de sa justice ; le publicain se reconnaît pécheur. Le Messie Jésus affirme que le publicain est justifié, car il s’est humilié. Cela rejoint le renversement de la parabole des deux fils : le pécheur repentant est préféré au religieux orgueilleux.

 

  1. Un texte du prophète Ezéchiel

Ezéchiel 18.21-24 (Louis Segond S21) :
»Si le méchant renonce à tous les péchés qu'il a commis, s'il respecte toutes mes prescriptions et applique le droit et la justice, il vivra, il ne mourra pas.Toutes les transgressions qu'il a commises seront oubliées. Il vivra grâce à la justice qu'il a pratiquée.Est-ce que je prends plaisir à voir le méchant mourir? déclare le Seigneur, l'Eternel. N'est-ce pas plutôt à le voir changer de conduite et vivre?»Si le juste renonce à sa justice et se met à commettre l'injustice, s'il imite toutes les pratiques abominables du méchant, vivra-t-il? Tous ses actes de justice seront oubliés parce qu'il s'est livré à l'infidélité et au péché. A cause de cela, il mourra.

Dieu déclare que le méchant qui se détourne de ses fautes vivra, tandis que le juste qui se détourne de la justice mourra. Ce passage affirme que la fidélité à Dieu se mesure dans la durée et dans les actes, non dans le statut initial.

 

  1. Une parole de Jacques

Jacques 1.22 (Louis Segond S21) :
Mettez en pratique la parole et ne vous contentez pas de l'écouter en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements.

L’appel à une foi active, incarnée dans les œuvres, rejoint le message de la parabole : dire oui ne suffit pas, il faut agir.

 

Ces textes convergent vers une même vérité : Dieu regarde le cœur, la repentance, et l’obéissance réelle, non les apparences religieuses ou les déclarations creuses. La parabole des deux fils s’inscrit donc dans une tradition biblique profonde, qui valorise la conversion authentique et la fidélité concrète.

IX. Commentaire

Résumé du paragraphe :

Cette parabole révèle que Dieu regarde l’obéissance réelle, non l’apparence : les pharisiens, qui disent « oui » sans agir, se condamnent eux‑mêmes, tandis que le repentant, comme le premier fils, accomplit véritablement la volonté du Père.

Elle affirme que seule une conversion sincère, manifestée par des actes, distingue le vrai disciple de l’hypocrite.

 

Texte intégral :

Face aux pharisiens qui contestent son autorité et refusent de reconnaître sa nature messianique, le Messie Jésus ne les accuse pas frontalement d’hypocrisie. Il leur propose plutôt une parabole, celle des deux fils, les invitant à une réflexion profonde sur l’obéissance réelle et la repentance.

Dans cette parabole, le second fils accepte d’aller travailler dans la vigne, mais n’y va pas. Il incarne une obéissance de façade, une hypocrisie semblable à celle des pharisiens : défenseurs de la Loi, ils enseignent et guident le peuple par leurs paroles, mais leurs actes ne suivent pas. Leur engagement reste superficiel, verbal.

Lorsque Jésus leur demande lequel des deux fils a accompli la volonté du père, ils répondent : « le premier », celui qui avait d’abord refusé mais s’est ensuite repenti et obéi. En reconnaissant cela, ils se condamnent eux-mêmes, car ils n’ont pas cru en Jean le Baptiste et n’ont pas reconnu leur propre erreur. La repentance devient ainsi le cœur du message : ce n’est pas l’erreur initiale qui condamne, mais le refus de se repentir et l’orgueil qui empêche de changer.

Comme Jean le Baptiste le proclamait dans Matthieu 3.8 et Luc 3.8 , seule une repentance sincère conduit au salut. L’erreur peut être effacée par le regret et l’action qui en découle.

Le second fils peut tromper son entourage, mais il ne trompe pas son père, et encore moins Dieu. Le premier fils, quant à lui, agit sans chercher à être vu : il obéit simplement. Ce point est essentiel : l’obéissance véritable est une expression de la foi agissante. Le roi Saül, en désobéissant à Dieu via Samuel, a tout perdu ( 1 Samuel 15.22 ). Ce n’est donc pas l’apparence qui compte, mais la fidélité à la parole divine.

Il est crucial de discerner les motivations qui animent les actes d’un homme. L’action doit découler d’une transformation intérieure authentique. C’est pourquoi Jésus cherche des disciples dont le cœur a été changé, et non des personnes qui affichent un changement sans fondement.

La parabole révèle un renversement : le véritable disciple n’est pas celui qu’on croit au premier abord. C’est l’action qui dévoile la nature profonde de chacun. Il y a une réalité et une copie : des engagés sincères et des engagés d’apparence.

 

Conclusion

Résumé du paragraphe :

Cette parabole affirme que Dieu regarde l’obéissance réelle et la repentance sincère : les actes révèlent la vraie foi, et ceux qui se tournent vers Dieu avec humilité entrent dans son Royaume, bien plus que ceux qui n’offrent qu’une apparence religieuse.

 

Texte intégral :

La parabole des deux fils nous confronte à une vérité essentielle du royaume de Dieu : ce ne sont ni les paroles ni les apparences qui comptent, mais l’obéissance concrète et la repentance sincère. Le Messie Jésus, en s’adressant aux chefs religieux, révèle que ceux qui se croient justes peuvent être les plus éloignés de la volonté divine, tandis que ceux qui reconnaissent leur faute et se tournent vers Dieu sont accueillis avec miséricorde.

Cette parabole nous invite à un examen intérieur : sommes-nous comme le fils qui dit « oui » mais n’agit pas, ou comme celui qui dit « non » mais finit par obéir ? Elle nous rappelle que Dieu regarde au cœur, et que le véritable disciple est celui dont les actes traduisent une foi vivante et transformée.

En définitive, le message du Messie Jésus est clair : le chemin vers le Père passe par la repentance, l’humilité et l’obéissance. Le salut n’est pas réservé à ceux qui paraissent religieux, mais à ceux qui, dans la vérité de leur être, choisissent de faire la volonté de Dieu.

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