

Les versions TOB (Traduction Œcuménique de la Bible) et PVV (Parole Vivante) traduise par :“un second sabbat du premier mois”, et “Le second sabbat (après la fête de la Pâque)”. Nous pensons effectivement au Sabbat du 5 avril 31, le second Sabbat après la fête de Pâque. Dans ces conditions, le Messie Jésus et ses disciples commencent leur voyage le 31 mars ou le 1er avril et, le jour du Sabbat, ils suspendent leur marche. Ils se trouvent alors au sud de la Galilée, où ils se reposent.
Marc rappelle ici un événement qui a eu lieu après le retour de Jérusalem (PER069 : La seconde fête de pâque à Jérusalem), tandis que c’est Luc qui nous indique la date exacte. La moisson du blé n’a pas encore commencé. Le climat doux de la Galilée favorise une récolte précoce. Le mois d’avril correspond bien à la description de l’avancement de la nature dans cette région.
Les Pharisiens interpellent le Messie Jésus au sujet du Sabbat. La loi de Moïse autorise pourtant de manger des grains de blé ce jour-là (Deutéronome 23.25), mais leur interprétation l’interdit ! La discussion devient conflictuelle. Ces Pharisiens, contrariés par la notoriété grandissante de ce nouveau Prédicateur, cherchent le moindre détail pour le discréditer aux yeux du peuple. En revenant aux sources même de la loi, le Messie Jésus met en évidence les nombreuses dérives du Judaïsme.
Le message du Messie Jésus, pourtant simple, apparaît maintenant comme clivant. Le peuple le comprend et l’accepte, mais les dirigeants religieux, repris dans leur conscience, s’y opposent résolument. Sa connaissance des textes bibliques place ces hommes face à leurs contradictions.
Le Messie Jésus ne s’oppose en aucun cas aux principes du Judaïsme, il dénonce uniquement les dérives liées à l’interprétation des Pharisiens. Le Maître démontre l’impossibilité du compromis, ce qui impose un choix. Le Judaïsme, alourdi par un ensemble de prescriptions complexes, est devenu au fil des années un système aux antipodes de sa forme originelle.
Le Messie Jésus remet en cause tout le système politico-religieux de l’époque et nous comprenons que cette révolution ne peut que le conduire à la mort. La démonstration des trois auteurs apparaît clairement et nous conduit à cette conclusion : le Fils de l’homme est le Seigneur du Sabbat. Le Messie Jésus possède donc l’autorité pour rétablir un véritable Sabbat !