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Wat zegt de honderdman wanneer Jezus sterft?

Het artikel onderzoekt de ogenschijnlijke tegenspraak in de Evangeliën over de woorden van de centurio bij de dood van Jezus. Terwijl Lucas de onschuld benadrukt, wijst Marcus op de erkenning van Jezus als Zoon van God. Deze perspectieven onthullen de theologische veelvormigheid van de Evangeliën en geven blijk van Jezus' onschuld en zijn verlossende dood. De evangelisten geven betekenisvolle woorden weer naargelang hun theologische doelstellingen.

17 min centurio Jezus Evangeliën onschuld Zoon van God 26 verzen 9 boeken

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I. Question soulevée

Selon le site islamland.com (contradiction n° 73), les Évangiles se contrediraient sur les paroles prononcées par le au moment de la mort de Jésus :

  • Luc rapporterait : « Cet homme était certainement innocent » (Lukas 23.47)
    • Marc rapporterait : « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu » (Markus 15.39)

Ces déclarations sont-elles contradictoires ?

II. Analyse contextuelle

Les récits évangéliques situent ces paroles dans un cadre marqué par des signes extraordinaires accompagnant la mort de Jésus : obscurité sur toute la terre (Lukas 23.44-45), voile du Temple déchiré (Mattheüs 27.51), tremblement de terre (Mattheüs 27.51). Ces phénomènes suscitent la crainte et la réflexion des témoins présents.

Dans ce contexte, les Évangiles ne prétendent pas rapporter l’intégralité des paroles prononcées, mais sélectionnent celles qui sont les plus significatives pour leur propos théologique (Johannes 20.30-31 ; Johannes 21.25).

III. Analyse des déclarations

Les deux affirmations attribuées au mettent en lumière deux aspects complémentaires :

DéclarationEvangelieSens principal
« Cet homme était juste / innocent »LucasInnocence parfaite du Messie
« Cet homme était le Fils de Dieu »MarcusRévélation de son identité divine

Le terme grec employé par Luc (dikaios) signifie « juste » ou « innocent », soulignant l’absence totale de faute. Cette affirmation s’inscrit dans un témoignage convergent :

  • Pilate déclare à plusieurs reprises ne trouver aucun crime en Jésus (Lukas 23.4 ; Lukas 23.14-15 ; Lukas 23.22)
    • Le brigand crucifié reconnaît lui aussi l’innocence de Jésus (Lukas 23.41)
    • Cette innocence correspond à la prophétie du Serviteur souffrant (Jesaja 53.9 ; Jesaja 53.11)

Chez Marc, la confession « Fils de Dieu » constitue une reconnaissance christologique majeure :

  • Elle correspond au thème d’ouverture de l’Évangile (Markus 1.1)
    • Elle fait écho à la déclaration divine lors du baptême (Markus 1.11) et de la transfiguration (Markus 9.7)
    • Elle est ici prononcée par un païen, ce qui souligne l’universalité de la révélation (Johannes 1.29 ; Johannes 3.16-17)

IV. Explication de la différence

La différence observée relève d’une sélection rédactionnelle complémentaire, et non d’une contradiction :

  • Luc met l’accent sur l’innocence de Jésus, en cohérence avec sa présentation du juste injustement condamné (Handelingen 3.14)
    • Marc insiste sur la reconnaissance progressive de l’identité divine de Jésus, culminant au moment de sa mort (Markus 15.39)

Il est historiquement plausible que le ait prononcé plusieurs paroles successives face aux événements extraordinaires dont il est témoin. Les évangélistes retiennent chacun l’élément le plus pertinent pour leur démonstration, conformément aux usages historiographiques antiques.

V. Theologische reikwijdte

Les deux déclarations expriment ensemble une vérité théologique profonde :

  • L’innocence de Jésus confirme qu’il est le juste parfait qui souffre pour les autres (1 Petrus 2.22-24 ; 2 Corinthiër 5.21)
    • Sa reconnaissance comme « Fils de Dieu » révèle que sa mort a une portée salvatrice universelle (Romeinen 5.8 ; Romeinen 1.4)

Ainsi, la croix apparaît comme le lieu où se rejoignent justice et révélation divine (Johannes 19.30).

Conclusie

Les récits de Luc et de Marc ne présentent aucune contradiction. Ils rapportent deux déclarations complémentaires du , mettant en lumière à la fois l’innocence parfaite de Jésus et son identité divine. Cette complémentarité reflète la richesse du témoignage évangélique et l’intention théologique propre à chaque évangéliste. Ensemble, ces textes convergent pour affirmer que la mort du Christ accomplit les Écritures et révèle pleinement qui il est : le juste souffrant et le Fils de Dieu (Lukas 24.44-46).