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Le code d’Hammourabi
Le Code d'Hammourabi autorisait une femme stérile à proposer sa servante à son mari pour assurer une descendance, l'enfant étant reconnu comme légitime. Cette pratique, répandue dans l'ancien Proche-Orient, n'était pas prescrite dans la Loi de Moïse. Elle éclaire le geste de Sarah proposant Agar à Abraham, un acte culturellement acceptable mais contraire à la promesse divine spécifique faite à Abraham concernant sa descendance.
Niveau : Moyen Public : Intermediaire
INF008Le code d’Hammourabi
I Cet article explore une pratique sociale et juridique ancienne qui a influencé les récits bibliques, notamment celui d'Abraham, Sarah et Agar. Le point central est l'existence du Code d'Hammourabi, un corpus législatif babylonien parmi les plus anciens du monde, qui réglementait de nombreux aspects de la vie sociale, familiale et économique dans l'ancien Proche-Orient. L'article met en lumière une règle particulière de ce code concernant la gestion de la stérilité féminine dans le mariage. Selon cette disposition du Code d'Hammourabi, lorsqu'une femme mariée se trouvait dans l'incapacité de porter des enfants, elle avait la possibilité de proposer à son mari de s'unir avec sa servante ou son esclave. L'enfant né de cette union n'était pas considéré comme le fils de la servante, mais comme l'enfant légitime de l'épouse infertile. La servante jouait ainsi un rôle de mère porteuse au sens antique du terme, sans que cela lui confère de droits parentaux particuliers sur l'enfant. Cette pratique visait à assurer la continuité de la lignée familiale et à garantir une descendance au couple, ce qui était d'une importance capitale dans les sociétés patriarcales de l'époque. L'article souligne que cette coutume n'était pas exclusive aux Hébreux, mais qu'elle était largement répandue parmi les nations voisines de l'ancien Proche-Orient.
II Elle reflétait une norme culturelle et juridique commune à plusieurs civilisations mésopotamiennes. Ce que l'article met particulièrement en valeur, c'est que cette pratique n'était nullement prescrite ou stipulée dans la Loi de Moïse. Autrement dit, il ne s'agissait pas d'un commandement divin, mais d'un usage humain et culturel que les Hébreux avaient adopté au contact des peuples environnants. L'exemple le plus illustratif cité dans l'article est celui de Jacob, mentionné en Genèse 29.31, qui eut des enfants avec les servantes de ses épouses Léa et Rachel. Ce récit biblique s'inscrit dans ce contexte culturel précis, où la servante servait de substitut maternel pour pallier la stérilité de l'épouse principale. Mais l'application la plus théologiquement significative de cette pratique concerne Abraham et Sarah. Lorsque Sarah, l'épouse d'Abraham, constata qu'elle ne pouvait pas enfanter, elle proposa à son mari de s'unir à Agar, sa servante égyptienne. Cette proposition était parfaitement conforme aux usages juridiques et sociaux de l'époque, tels que codifiés dans le Code d'Hammourabi.
III Cependant, l'article insiste sur un point théologique fondamental : cette décision humaine ne correspondait pas à ce que Dieu avait dit et promis à Abraham. En effet, Dieu avait fait une promesse spécifique à Abraham concernant sa descendance, une promesse qui devait se réaliser selon les voies divines et non selon les solutions humaines. Ce passage met ainsi en évidence une tension récurrente dans le récit biblique : la tentation pour les croyants de résoudre leurs problèmes par des moyens humains et culturellement acceptables, au lieu d'attendre la réalisation des promesses divines. La décision de Sarah et d'Abraham d'avoir recours à Agar, bien que culturellement normale, représentait une anticipation humaine sur le plan divin, avec des conséquences qui traverseront l'histoire biblique et humaine jusqu'à aujourd'hui. Sur le plan historique, cet article apporte un éclairage précieux sur le contexte culturel et juridique dans lequel évoluaient les patriarches hébreux. Il montre que les récits de la Genèse ne se déroulent pas dans un vacuum culturel, mais qu'ils s'inscrivent dans un monde réel, avec ses codes, ses lois et ses pratiques sociales. La connaissance du Code d'Hammourabi permet donc de mieux comprendre les motivations et les choix des personnages bibliques, tout en discernant ce qui relève de la culture humaine de l'époque et ce qui constitue la volonté et la parole de Dieu. En résumé, cet article de type note historique offre une fenêtre sur le monde antique pour mieux éclairer les récits bibliques, invitant le lecteur à distinguer entre les pratiques culturelles humaines et les instructions divines, et à comprendre les conséquences spirituelles du choix de suivre l'une plutôt que l'autre.
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Le pays de Canaan
Le pays de Canaan, correspondant à l'actuel Israël, Palestine, Liban et parties de Jordanie et Syrie, est décrit comme 'le plus beau de tous les pays' dans la Bible. Peuplé par les Cananéens, Amorites, Hittites et Philistins, il constitue la terre promise au peuple hébreu. Deux étapes séparées de 470 ans marquent sa conquête : l'arrivée d'Abraham, puis la conquête de Josué après la captivité en Égypte et l'errance au désert.
Ezéchiel 20.6 (Louis Segond S21) :Ce jour-là, je me suis engagé envers eux à les faire passer d'Egypte dans un pays que j'avais cherché pour eux, un pays où coulent le lait et le miel, le plus beau de tous les pays.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Simple Public : Debutant
INF011Le pays de Canaan
I L'article 'Le pays de Canaan' offre une présentation géographique, historique et théologique de cette région centrale dans la Bible hébraïque et chrétienne. Le pays de Canaan, tel qu'il est mentionné dans les Écritures, correspond approximativement aux territoires actuels d'Israël, de la Palestine, du Liban, ainsi qu'à certaines parties de la Jordanie et de la Syrie. Cette région est présentée comme une terre d'une importance capitale pour le peuple hébreu, qualifiée à quatre reprises dans la Bible de 'plus beau de tous les pays', une expression que l'on retrouve notamment en Ézéchiel 20.6, où Dieu rappelle son engagement envers Israël de les conduire vers cette terre promise, décrite comme un pays 'où coulent le lait et le miel'. Cette formulation symbolique illustre à la fois la fertilité matérielle du territoire et la bénédiction divine associée à sa possession. Dans l'Antiquité, Canaan était peuplé par plusieurs ethnies distinctes, parmi lesquelles les Cananéens, les Amorites, les Hittites et les Philistins. Ces peuples occupaient le territoire avant l'arrivée et la conquête progressive par les Hébreux. La coexistence, les conflits et les interactions entre ces peuples constituent un arrière-plan essentiel pour comprendre de nombreux récits bibliques, notamment ceux du livre des Juges, de Josué et des livres historiques de l'Ancien Testament.
Ezéchiel 20.6 (Louis Segond S21) :Ce jour-là, je me suis engagé envers eux à les faire passer d'Egypte dans un pays que j'avais cherché pour eux, un pays où coulent le lait et le miel, le plus beau de tous les pays.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II L'article structure l'histoire de la prise de possession de Canaan en deux grandes étapes séparées d'environ 470 ans. La première étape commence avec l'arrivée d'Abraham en Canaan. C'est à lui que Dieu promet cette terre pour ses descendants, établissant ainsi le fondement théologique de la notion de 'terre promise'. Cette promesse divine faite à Abraham constitue l'un des piliers de l'alliance entre Dieu et le peuple hébreu, une alliance qui traverse l'ensemble de l'Ancien Testament et structure la compréhension que le peuple d'Israël a de son identité et de sa vocation. La seconde étape correspond à la conquête menée par Josué, qui intervient après deux événements majeurs : la captivité en Égypte et les quarante années d'errance dans le désert sous la conduite de Moïse. Cette longue période intermédiaire, marquée par l'esclavage égyptien puis par la pérégrination au désert, est présentée dans la Bible comme un temps d'épreuve, de formation et de fidélité à l'alliance divine. La conquête de Josué représente alors l'accomplissement de la promesse faite à Abraham, plusieurs siècles auparavant, et l'entrée concrète du peuple hébreu dans l'héritage promis par Dieu.
III Cet article s'inscrit dans une série de notes historiques destinées à contextualiser les récits bibliques dans leur cadre géographique et culturel. Il permet aux lecteurs, même débutants, de mieux comprendre le contexte dans lequel se déroulent les grands récits de l'Ancien Testament, notamment ceux de la Genèse, de l'Exode et du livre de Josué. La connaissance du pays de Canaan, de ses frontières approximatives, de ses habitants originels et de son importance spirituelle pour le peuple d'Israël est indispensable pour une lecture éclairée de la Bible. En somme, cet article constitue une introduction claire et accessible à la géographie biblique de Canaan, en reliant les données historiques et ethniques aux grandes lignes théologiques de l'alliance et de la promesse divine. Il pose les bases d'une compréhension approfondie de la relation entre le peuple d'Israël et sa terre, une relation qui demeure un thème central de toute la révélation biblique.
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PER218
Le Messie Jésus est la lumière du monde
Lors de la fête de Souccot à Jérusalem, Jésus se proclame 'lumière du monde' (Jean 8.12-58), s'inscrivant dans le symbolisme des grandes illuminations du Temple. Il révèle progressivement son identité divine à travers des débats avec les pharisiens, culminant avec la formule 'Avant qu'Abraham soit, JE SUIS', affirmation explicite de sa préexistence et de sa divinité. Croire en lui, c'est entrer dans la lumière, la vérité et la vie éternelle.
Exode 3.14 (Louis Segond S21) :Dieu dit à Moïse: «Je suis celui qui suis.» Et il ajouta: «Voici ce que tu diras aux Israélites: ‘Je suis m'a envoyé vers vous.’»Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.Niveau : Moyen Public : Intermediaire
PER218Le Messie Jésus est la lumière du monde
I La péricope 218 porte sur un enseignement majeur de Jésus le Messie, intitulé 'Le Messie Jésus est la lumière du monde', tiré exclusivement de l'Évangile de Jean (Jean 8.12-58). Cet événement se déroule à Jérusalem, sur l'Esplanade du Temple, lors de la fête de Souccot (fête des Tabernacles), vraisemblablement le mercredi 13 octobre de l'an 32, au cours du dernier jour ou de la veille du dernier jour de la fête. Le contexte liturgique et symbolique est fondamental pour comprendre ce discours. Chaque soir durant la fête de Souccot, la cour des femmes au Temple était illuminée par de grands chandeliers dont les mèches étaient fabriquées à partir de vêtements usagés des sacrificateurs. Cette lumière éclatante était visible dans toute la ville de Jérusalem. Cette illumination rappelait la colonne de feu par laquelle Dieu guidait le peuple d'Israël dans le désert la nuit, telle que décrite en Nombres 9.15-23. Jésus s'inscrit délibérément dans ce symbolisme en se proclamant 'lumière du monde', établissant un parallèle explicite entre les torches du Temple et sa propre personne. Il révèle ainsi que ces célébrations rituelles n'étaient que l'ombre de réalités spirituelles dont il est l'accomplissement en tant que Messie. Le passage se structure en plusieurs moments forts. Dans un premier temps (Jean 8.12), Jésus proclame solennellement être la lumière du monde, promettant la vie éternelle à ceux qui le suivent. Cette déclaration inaugure un long discours de révélation identitaire.
Jean 8.31-36 (Louis Segond S21) :Alors il dit aux Juifs qui avaient cru en lui: «Si vous demeurez dans ma parole, vous êtes vraiment mes disciples,vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres.»Ils lui répondirent: «Nous sommes la descendance d'Abraham et nous n'avons jamais été esclaves de personne. Comment peux-tu dire: ‘Vous deviendrez libres’?»«En vérité, en vérité, je vous le dis, leur répliqua Jésus, toute personne qui commet le péché est esclave du péché.Or, l'esclave ne reste pas pour toujours dans la famille; c'est le fils qui y reste pour toujours.Si donc le Fils vous libère, vous serez réellement libres.Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.II S'ensuit un débat tendu avec les pharisiens (Jean 8.13-20) qui contestent la validité de son témoignage. Jésus leur répond que son témoignage est légitime car il provient du Père céleste, et il affirme que connaître le Messie, c'est connaître Dieu lui-même. Jésus annonce ensuite sa destinée (Jean 8.21-30), évoquant son départ imminent, allusion voilée à sa mort et à sa glorification. Il avertit solennellement que refuser de croire en lui conduit à mourir dans ses péchés. Il utilise pour la première fois dans ce passage la formule divine 'JE SUIS', affirmant implicitement sa divinité. Cette révélation progressive amène beaucoup de ses auditeurs à croire en lui. Le thème de la liberté et de la vérité est développé ensuite (Jean 8.31-36) : Jésus promet que la vérité rend libre et dénonce l'esclavage spirituel du péché. Il affirme que seul le Fils peut apporter une liberté véritable et durable. La question du véritable héritage d'Abraham (Jean 8.37-47) constitue un tournant polémique du discours. Jésus conteste le fait que ses interlocuteurs soient réellement enfants d'Abraham au sens spirituel, leur reprochant leur désir de le tuer. Il déclare qu'ils ne peuvent entendre sa parole parce qu'ils ne sont pas de Dieu.
Jean 8.37-47 (Louis Segond S21) :Je sais que vous êtes la descendance d'Abraham. Pourtant, vous cherchez à me faire mourir, parce que ma parole ne pénètre pas en vous.Je dis ce que j'ai vu chez mon Père et vous, vous faites ce que vous avez entendu de la part de votre père.»Ils lui répondirent: «Notre père, c'est Abraham.» Jésus leur dit: «Si vous étiez les enfants d'Abraham, vous agiriez comme lui.Mais en réalité, vous cherchez à me faire mourir, moi qui, en tant qu'être humain, vous ai dit la vérité que j'ai entendue de Dieu. Cela, Abraham ne l'a pas fait.Vous, vous agissez comme votre père.» Ils lui dirent: «Nous, nous ne sommes pas des enfants illégitimes; nous avons un seul Père: Dieu.»Jésus leur dit: «Si Dieu était votre Père, vous m'aimeriez, car c'est de Dieu que je suis sorti et c'est de sa part que je viens. Je ne suis pas venu de moi-même, mais c'est au contraire lui qui m'a envoyé.Pourquoi ne comprenez-vous pas mon langage? Parce que vous ne pouvez pas écouter ma parole.Vous, vous avez pour père le diable et vous voulez accomplir les désirs de votre père. Il a été meurtrier dès le commencement et il ne s'est pas tenu dans la vérité parce qu'il n'y a pas de vérité en lui. Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fond, car il est menteur et le père du mensonge.Mais moi, parce que je dis la vérité, vous ne me croyez pas.Qui de vous me convaincra de péché? Si je dis la vérité, pourquoi ne me croyez-vous pas?Celui qui est de Dieu écoute les paroles de Dieu; vous, vous n'écoutez pas parce que vous n'êtes pas de Dieu.»Texte biblique de la Bible version Segond 21 Copyright 2007 Société Biblique de Genève Reproduit avec aimable autorisation. Tous droits réservés.III Les accusations et révélations finales (Jean 8.48-58) portent le discours à son point culminant. Les autorités religieuses accusent Jésus d'être possédé par un démon. Jésus affirme en réponse que quiconque garde sa parole ne connaîtra jamais la mort. Le climax absolu du passage est atteint en Jean 8.58, où Jésus prononce la formule divine ultime : 'Avant qu'Abraham soit, JE SUIS.' Cette affirmation est une déclaration explicite de sa préexistence éternelle et de sa divinité, reprenant le nom divin révélé à Moïse (Exode 3.14). Cette déclaration provoque une réaction violente de la part de ses auditeurs qui prennent des pierres pour le lapider. Ce passage est exclusivement johannique : ni Matthieu, ni Marc, ni Luc ne rapportent ces événements. Jean est le seul évangéliste à relater cette fête à Jérusalem et ces discours de révélation identitaire qui s'y sont déroulés. Ce texte est central dans la théologie johannique de la révélation progressive du Messie, mettant en évidence la confrontation croissante entre Jésus et les autorités religieuses sur des questions fondamentales : son identité, son origine divine, et le salut qu'il offre à l'humanité. L'ensemble du passage invite le lecteur à croire en lui pour entrer dans la lumière, la vérité et la vie éternelle.