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Arrestation de Pierre et Jean

Couvrant Actes 4.1-4, cet article examine l'arrestation de Pierre et Jean par les autorités religieuses de Jérusalem. Suite à des miracles accomplis par les apôtres, la communauté chrétienne voit une forte croissance, entraînant une réaction prudente mais ferme des leaders juifs face à cette nouvelle foi prônant la résurrection, un concept central qui heurte particulièrement les sadducéens.

14 min arresto Pietro Giovanni Gerusalemme risurrezione 19 versetti 4 libri

Consultazione

Testi biblici

Atti
Atti 4.1-4 (Riveduta 1927 (Luzzi))

Or mentr’essi parlavano al popolo, i sacerdoti e il capitano del tempio e i Sadducei sopraggiunsero,

essendo molto crucciati perché ammaestravano il popolo e annunziavano in Gesù la risurrezione dei morti.

E misero loro le mani addosso, e li posero in prigione fino al giorno seguente, perché già era sera.

Ma molti di coloro che aveano udito la Parola credettero; e il numero degli uomini salì a circa cinquemila.

Dettagli tecnici

Anno 33

Luogo: La città di Gerusalemme

Date : Printemps 33

Mode opératoire : Nous suivons Luc dans son second ouvrage

Note sur le mode opératoire : Ces informations se trouvent uniquement chez Luc

Mappa di Gerusalemme e dintorni

Les autorités religieuses juives prennent alors conscience de l'ampleur du mouvement et constatent que les disciples de Jésus ont pris le relais avec un succès remarquable. Elles décident donc de faire arrêter Pierre et Jean.

1- L'intervention des autorités religieuses

La guérison de l'homme boiteux de naissance et le discours qui s'ensuit attirent rapidement l'attention des autorités religieuses juives. Alors même que Pierre est encore en train de s'adresser à la foule, les sacrificateurs, le commandant du Temple et les interviennent et font arrêter Pierre et Jean (Atti 4.1-3).

Luc précise qu'ils étaient profondément irrités de voir les disciples poursuivre l'œuvre de Jésus et surtout annoncer, à travers sa résurrection, celle des morts (Atti 4.2). Cette dernière affirmation heurtait particulièrement les , qui ne croyaient ni à la résurrection ni à l'existence des anges (Matteo 22.23 ; Atti 23.8).

2- Une situation inattendue pour les chefs du peuple

La surprise des responsables religieux devait être considérable. Quelques semaines auparavant, ils avaient obtenu la condamnation et l'exécution de Jésus (Giovanni 19.15-16) et pouvaient raisonnablement penser avoir ainsi mis un terme au mouvement qu'il avait suscité. Or ils découvrent à présent que ses disciples ont pris le relais et poursuivent publiquement son œuvre.

Plus encore, ils constatent qu'un homme boiteux de naissance, bien connu des habitants de Jérusalem, a été miraculeusement guéri (Atti 3.2 ; Atti 4.16). Un tel miracle rend toute tentative de contestation particulièrement difficile.

3- Une arrestation menée avec prudence

Les autorités décident donc de faire arrêter ceux qu'elles considèrent comme les principaux responsables de cette agitation religieuse. Toutefois, elles semblent éviter tout recours à la violence, de peur de provoquer une réaction populaire. La foule demeure favorable aux apôtres, et beaucoup glorifient Dieu pour ce miracle (Atti 4.21).

Cette prudence rappelle l'attitude que les membres du avaient déjà adoptée durant le ministère de Jésus, lorsqu'ils craignaient à plusieurs reprises les réactions du peuple (Matteo 21.26 ; Marco 12.12).

4- Une croissance remarquable de l'Église

Depuis la Pentecôte, la communauté chrétienne de Jérusalem connaît une croissance remarquable. Le groupe d'environ cent vingt disciples, mentionné précédemment (Atti 1.15) s'était déjà considérablement développé à la suite du premier discours de Pierre, environ trois mille personnes ayant rejoint l'Église (Atti 2.41).

Luc précise maintenant que le nombre des croyants atteint environ cinq mille hommes (Atti 4.4). Cette indication montre que les premiers chrétiens avaient conscience de l'importance prise par cette communauté naissante, même si ce chiffre doit probablement être compris comme une estimation.

5- Pourquoi les autorités n'étaient-elles pas intervenues plus tôt ?

L'absence d'intervention des autorités lors de la Pentecôte peut s'expliquer par plusieurs facteurs. Jérusalem accueillait alors une foule considérable de pèlerins venus célébrer Chavouot (Atti 2.5), ce qui rendait toute action répressive particulièrement délicate. En outre, les chefs religieux étaient sans doute loin d'imaginer l'ampleur que prendrait ce mouvement.

Quelques semaines plus tard, la situation apparaît différente. Les autorités prennent conscience que le mouvement initié par Jésus ne s'est pas éteint avec sa mort, mais qu'il continue à se développer au cœur même de Jérusalem.

6- Les premiers apôtres emprisonnés

Dans ces circonstances, l'arrestation des deux principaux porte-parole du mouvement apparaît, aux yeux des autorités, comme le moyen le plus efficace de tenter de freiner cette expansion. Pierre et Jean deviennent ainsi les premiers apôtres à connaître l'emprisonnement en raison de leur témoignage, accomplissant les avertissements que Jésus leur avait adressés au cours de son ministère (Matteo 10.17-18 ; Giovanni 15.20).

Paradoxalement, cette première persécution marque le commencement d'une opposition qui, loin de faire disparaître l'Église, contribuera à sa progression et à sa diffusion, conformément au programme annoncé par le Seigneur (Atti 1.8).

7- Les débuts de l'opposition contre l'Église

Il est possible que la communauté chrétienne, rapidement informée de l'arrestation de Pierre et de Jean, se soit réunie dans la prière afin de rechercher le secours de Dieu. Cette hypothèse paraît d'autant plus vraisemblable que Luc rapportera un peu plus loin une réunion de prière consécutive à leur libération (Atti 4.23-31).

La réalité de la persécution vient désormais tempérer l'enthousiasme suscité par les premiers succès de la prédication apostolique. L'Église naissante découvre qu'elle devra apprendre à vivre dans l'opposition et à s'appuyer constamment sur l'assistance du Saint-Esprit. Une nouvelle étape de son histoire commence, marquée à la fois par la croissance et par les premières manifestations de l'hostilité du monde religieux.

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