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شفاء الأعرج

L'article examine la guérison du boiteux en Actes 3.1-11 par Pierre et Jean, situant le miracle dans le contexte du temple de Jérusalem. Il discute de l'importance de cette guérison comme acte de témoignage et souligne l'action du Saint-Esprit post-Pentecôte dans le ministère des apôtres.

12 دقيقة شفاء العرج بطرس يوحنا أعمال الرسل 15 آية 7 أسفار

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النصوص الكتابية

أعمال الرسل
أَعْمَالُ ٱلرُّسُلِ 3.1-11 (ترجمة فان دايك)

وَصَعِدَ بُطْرُسُ وَيُوحَنَّا مَعًا إِلَى ٱلْهَيْكَلِ فِي سَاعَةِ ٱلصَّلَاةِ ٱلتَّاسِعَةِ.

وَكَانَ رَجُلٌ أَعْرَجُ مِنْ بَطْنِ أُمِّهِ يُحْمَلُ، كَانُوا يَضَعُونَهُ كُلَّ يَوْمٍ عِنْدَ بَابِ ٱلْهَيْكَلِ ٱلَّذِي يُقَالُ لَهُ «ٱلْجَمِيلُ» لِيَسْأَلَ صَدَقَةً مِنَ ٱلَّذِينَ يَدْخُلُونَ ٱلْهَيْكَلَ.

فَهَذَا لَمَّا رَأَى بُطْرُسَ وَيُوحَنَّا مُزْمِعَيْنِ أَنْ يَدْخُلَا ٱلْهَيْكَلَ، سَأَلَ لِيَأْخُذَ صَدَقَةً.

فَتَفَرَّسَ فِيهِ بُطْرُسُ مَعَ يُوحَنَّا، وَقَالَ: «ٱنْظُرْ إِلَيْنَا!».

فَلَاحَظَهُمَا مُنْتَظِرًا أَنْ يَأْخُذَ مِنْهُمَا شَيْئًا.

فَقَالَ بُطْرُسُ: «لَيْسَ لِي فِضَّةٌ وَلَا ذَهَبٌ، وَلَكِنِ ٱلَّذِي لِي فَإِيَّاهُ أُعْطِيكَ: بِٱسْمِ يَسُوعَ ٱلْمَسِيحِ ٱلنَّاصِرِيِّ قُمْ وَٱمْشِ!».

وَأَمْسَكَهُ بِيَدِهِ ٱلْيُمْنَى وَأَقَامَهُ، فَفِي ٱلْحَالِ تَشَدَّدَتْ رِجْلَاهُ وَكَعْبَاهُ،

فَوَثَبَ وَوَقَفَ وَصَارَ يَمْشِي، وَدَخَلَ مَعَهُمَا إِلَى ٱلْهَيْكَلِ وَهُوَ يَمْشِي وَيَطْفُرُ وَيُسَبِّحُ ٱللهَ.

وَأَبْصَرَهُ جَمِيعُ ٱلشَّعْبِ وَهُوَ يَمْشِي وَيُسَبِّحُ ٱللهَ.

وَعَرَفُوهُ أَنَّهُ هُوَ ٱلَّذِي كَانَ يَجْلِسُ لِأَجْلِ ٱلصَّدَقَةِ عَلَى بَابِ ٱلْهَيْكَلِ ٱلْجَمِيلِ، فَٱمْتَلَأُوا دَهْشَةً وَحَيْرَةً مِمَّا حَدَثَ لَهُ.

وَبَيْنَمَا كَانَ ٱلرَّجُلُ ٱلْأَعْرَجُ ٱلَّذِي شُفِيَ مُتَمَسِّكًا بِبُطْرُسَ وَيُوحَنَّا، تَرَاكَضَ إِلَيْهِمْ جَمِيعُ ٱلشَّعْبِ إِلَى ٱلرِّوَاقِ ٱلَّذِي يُقَالُ لَهُ «رِوَاقُ سُلَيْمَانَ» وَهُمْ مُنْدَهِشُونَ.

التفاصيل التقنية

سنة 33م

المكان: مدينة أورشليم

Date : Printemps 33

Mode opératoire : Nous suivons Luc dans son second ouvrage

Note sur le mode opératoire : Ces informations se trouvent uniquement chez Luc

خريطة أورشليم ومنطقتها

Pierre et Jean se dirigent vers le Temple lorsqu'ils croisent un homme boiteux de naissance. Alors que celui-ci attend une simple aumône, les deux apôtres s'apprêtent à lui accorder un bien infiniment plus précieux.

1- La neuvième heure et la prière au Temple

La précision apportée par Luc au sujet de l'heure de cet événement n'est probablement pas anodine. Elle suggère que les premiers disciples de Jérusalem continuaient à vivre au rythme des activités du Temple et à observer les différents moments de la journée marqués par les sacrifices et les prières.

La neuvième heure, qui correspond approximativement à quinze heures, était traditionnellement associée à la prière du soir et au sacrifice perpétuel offert dans le Temple (اَلْخُرُوجُ 29.39 ; اَلْعَدَد 28.4). Les différentes sonneries de trompettes associées aux activités du Temple étaient connues de toute la population et rythmaient la vie religieuse de Jérusalem.

2- Pierre et Jean dans le Temple

Pierre et Jean se rendent donc naturellement au Temple à cette heure de grande affluence (أَعْمَالُ ٱلرُّسُلِ 3.1). L'Église naissante ne s'était pas encore séparée du judaïsme et les disciples continuaient à fréquenter quotidiennement le Temple (أَعْمَالُ ٱلرُّسُلِ 2.46). Ce lieu constituait également un cadre privilégié pour annoncer l'Évangile à un grand nombre de pèlerins et d'habitants de Jérusalem.

3- Le boiteux et la porte appelée « la Belle »

Au moment où ils s'apprêtent à entrer dans l'enceinte sacrée, les deux apôtres croisent un homme infirme de naissance que l'on transportait chaque jour afin qu'il puisse mendier auprès des fidèles venant prier (أَعْمَالُ ٱلرُّسُلِ 3.2). Luc précise qu'il était installé près de la porte appelée « la Belle ».

Si cette porte correspond effectivement à la porte de Nikanor, hypothèse retenue par de nombreux spécialistes, l'homme se trouvait alors dans une partie du Temple réservée aux Juifs. Rien dans la Loi de Moïse n'interdisait d'ailleurs à un infirme d'accéder à ces parvis. Les restrictions mentionnées dans la Loi concernaient uniquement les prêtres appelés à exercer leur ministère (اَللَّاوِيِّينَ 21.17-23).

4- Un mendiant parmi les fidèles

Comme beaucoup de mendiants de l'époque, cet homme profitait du passage des fidèles pour solliciter leur générosité. L'aumône était en effet considérée dans le judaïsme comme une œuvre de piété particulièrement importante (إِنْجِيلُ مَتَّى 6.1-4). Voyant Pierre et Jean entrer dans le Temple, il leur demanda naturellement une assistance matérielle (أَعْمَالُ ٱلرُّسُلِ 3.3).

5- Le ministère des apôtres sous l'action du Saint-Esprit

Pendant le ministère terrestre de Jésus, les disciples avaient déjà reçu l'autorité de prêcher et de guérir les malades (إِنْجِيلُ مَتَّى 10.1 ; إِنْجِيلُ مَرْقُسَ 6.12-13). Toutefois, leurs interventions ne furent pas toujours couronnées de succès, comme le montre leur incapacité à délivrer l'enfant possédé après la transfiguration (إِنْجِيلُ مَرْقُسَ 9.17-29).

Désormais, après la Pentecôte, ils ne pouvaient plus se tourner vers leur Maître pour recevoir directement ses instructions. La présence du Saint-Esprit, promise par Jésus lui-même, devenait indispensable pour poursuivre l'œuvre qu'il leur avait confiée (إِنْجِيلُ يُوحَنَّا 14.26 ; أَعْمَالُ ٱلرُّسُلِ 1.8).

Les miracles rapportés dans les Actes des Apôtres ne doivent donc pas être interprétés comme la manifestation d'un pouvoir propre aux apôtres, mais comme la continuation du ministère du Christ ressuscité agissant à travers son Église naissante.

6- Un miracle au service de l'annonce de l'Évangile

Nous assistons ici au premier miracle de Pierre rapporté en détail par Luc. Accompli devant une foule de témoins stupéfaits, cet événement spectaculaire ne constitue cependant qu'une introduction au véritable enjeu du récit.

Comme nous le constaterons dans l'étude suivante, le miracle lui-même n'est qu'un prélude au discours de Pierre, lequel en révèle toute la signification spirituelle et christologique (أَعْمَالُ ٱلرُّسُلِ 3.12-26). Dans les Actes des Apôtres, les miracles ne constituent jamais une fin en eux-mêmes ; ils servent avant tout à attirer l'attention sur le message du salut et sur la personne du Messie Jésus.



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