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La guérison du boiteux

Pierre et Jean se dirigent vers le Temple lorsqu'ils croisent un homme boiteux de naissance. Alors que celui-ci attend une simple aumône, les deux apôtres s'apprêtent à lui accorder un bien infiniment plus précieux...

En bref

L'article examine la guérison du boiteux en Actes 3.1-11 par Pierre et Jean, situant le miracle dans le contexte du temple de Jérusalem. Il discute de l'importance de cette guérison comme acte de témoignage et souligne l'action du Saint-Esprit post-Pentecôte dans le ministère des apôtres.

Lecture
12 min
Références
15
Livres cités
7
Niveau
Moyen
Public
Intermédiaire
Publiée
15/06/2026
Mise à jour
23/06/2026
Personnages

Pierre · Jean · homme boiteux

Lieux

Jérusalem · Temple

Périodes

printemps 33

Mots-clés

guérison · boiteux · Pierre · Jean · Actes des Apôtres

Notions

miracle · mission apostolique · Saint-Esprit · proclamation de l'Évangile

Références bibliques

Actes 3.1-11 · Exode 29.39 · Nombres 28.4 · Lévitique 21.17-23 · Matthieu 6.1-4 · Matthieu 10.1 · Marc 6.12-13 · Marc 9.17-29 · Jean 14.26 · Actes 1.8 (+ 1, voir l'index)

Résumé

L'article, 'ADA009 - La guérison du boiteux', est une étude approfondie de l'événement biblique rapporté dans les Actes des Apôtres, chapitre 3, versets 1 à 11. Il se concentre sur la guérison d'un homme boiteux par les apôtres Pierre et Jean. Le récit se déroule à Jérusalem, près de la porte appelée 'la Belle', durant le printemps de l'année 33, un moment où les premiers disciples continuaient à s'intégrer aux pratiques du temple juif. Luc, l'auteur des Actes, souligne l'importance de l'heure, qui correspond à la neuvième heure, un temps de prière et de sacrifice au temple. Le texte met en lumière le rôle du Saint-Esprit dans le ministère des apôtres post-Pentecôte, en présentant le miracle comme une continuation de l'œuvre de Jésus à travers ses disciples. L'article analyse comment cet acte de guérison servit à introduire un discours plus large sur la signification spirituelle et christologique de la mission des apôtres, soulignant ainsi la nécessité des miracles comme une manifestation de l'Évangile. Le récit est ainsi perçu non seulement comme un événement de guérison physique, mais aussi comme un acte de témoignage et de proclamation de la foi chrétienne naissante.

Consultation

Textes bibliques

Actes
Actes des apôtres 3.1-11 (Louis Segond S21)

Il était trois heures de l'après-midi, l'heure de la prière. Pierre et Jean montaient ensemble au temple.

Or, on amenait un homme boiteux de naissance, qu'on installait tous les jours à la porte du temple appelée la Belle pour qu'il demande l'aumône à ceux qui entraient dans le temple.

Voyant Pierre et Jean sur le point d'y entrer, cet homme leur demanda l'aumône.

Pierre, accompagné de Jean, fixa les yeux sur lui et dit: «Regarde-nous!»

Il les regardait attentivement, s'attendant à recevoir d'eux quelque chose.

Alors Pierre lui dit: «Je n'ai ni argent ni or, mais ce que j'ai, je te le donne: au nom de Jésus-Christ de Nazareth, [lève-toi et] marche!»

Puis il le prit par la main droite et le fit lever. Ses pieds et ses chevilles s'affermirent immédiatement;

d'un bond il fut debout et se mit à marcher. Il entra avec eux dans le temple, marchant, sautant et adressant des louanges à Dieu.

Tout le peuple le vit marcher et louer Dieu.

Ils reconnaissaient que c'était bien celui qui était assis à la Belle porte du temple pour demander l'aumône, et ils furent remplis d'étonnement et de stupeur à cause de ce qui lui était arrivé.

Comme il ne quittait pas Pierre et Jean, tout le peuple stupéfait accourut vers eux au portique appelé portique de Salomon.

Détails techniques

Année 33

Lieu : Ville de Jérusalem

Date : Printemps 33

Mode opératoire : Nous suivons Luc dans son second ouvrage

Note sur le mode opératoire : Ces informations se trouvent uniquement chez Luc

Carte Jérusalem et sa région

Pierre et Jean se dirigent vers le Temple lorsqu'ils croisent un homme boiteux de naissance. Alors que celui-ci attend une simple aumône, les deux apôtres s'apprêtent à lui accorder un bien infiniment plus précieux.

1- La neuvième heure et la prière au Temple

La précision apportée par Luc au sujet de l'heure de cet événement n'est probablement pas anodine. Elle suggère que les premiers disciples de Jérusalem continuaient à vivre au rythme des activités du Temple et à observer les différents moments de la journée marqués par les sacrifices et les prières.

La neuvième heure, qui correspond approximativement à quinze heures, était traditionnellement associée à la prière du soir et au sacrifice perpétuel offert dans le Temple (Exode 29.39 ; Nombres 28.4). Les différentes sonneries de trompettes associées aux activités du Temple étaient connues de toute la population et rythmaient la vie religieuse de Jérusalem.

2- Pierre et Jean dans le Temple

Pierre et Jean se rendent donc naturellement au Temple à cette heure de grande affluence (Actes des apôtres 3.1). L'Église naissante ne s'était pas encore séparée du judaïsme et les disciples continuaient à fréquenter quotidiennement le Temple (Actes des apôtres 2.46). Ce lieu constituait également un cadre privilégié pour annoncer l'Évangile à un grand nombre de pèlerins et d'habitants de Jérusalem.

3- Le boiteux et la porte appelée « la Belle »

Au moment où ils s'apprêtent à entrer dans l'enceinte sacrée, les deux apôtres croisent un homme infirme de naissance que l'on transportait chaque jour afin qu'il puisse mendier auprès des fidèles venant prier (Actes des apôtres 3.2). Luc précise qu'il était installé près de la porte appelée « la Belle ».

Si cette porte correspond effectivement à la porte de Nikanor, hypothèse retenue par de nombreux spécialistes, l'homme se trouvait alors dans une partie du Temple réservée aux Juifs. Rien dans la Loi de Moïse n'interdisait d'ailleurs à un infirme d'accéder à ces parvis. Les restrictions mentionnées dans la Loi concernaient uniquement les prêtres appelés à exercer leur ministère (Lévitique 21.17-23).

4- Un mendiant parmi les fidèles

Comme beaucoup de mendiants de l'époque, cet homme profitait du passage des fidèles pour solliciter leur générosité. L'aumône était en effet considérée dans le judaïsme comme une œuvre de piété particulièrement importante (Matthieu 6.1-4). Voyant Pierre et Jean entrer dans le Temple, il leur demanda naturellement une assistance matérielle (Actes des apôtres 3.3).

5- Le ministère des apôtres sous l'action du Saint-Esprit

Pendant le ministère terrestre de Jésus, les disciples avaient déjà reçu l'autorité de prêcher et de guérir les malades (Matthieu 10.1 ; Marc 6.12-13). Toutefois, leurs interventions ne furent pas toujours couronnées de succès, comme le montre leur incapacité à délivrer l'enfant possédé après la transfiguration (Marc 9.17-29).

Désormais, après la Pentecôte, ils ne pouvaient plus se tourner vers leur Maître pour recevoir directement ses instructions. La présence du Saint-Esprit, promise par Jésus lui-même, devenait indispensable pour poursuivre l'œuvre qu'il leur avait confiée (Jean 14.26 ; Actes des apôtres 1.8).

Les miracles rapportés dans les Actes des Apôtres ne doivent donc pas être interprétés comme la manifestation d'un pouvoir propre aux apôtres, mais comme la continuation du ministère du Christ ressuscité agissant à travers son Église naissante.

6- Un miracle au service de l'annonce de l'Évangile

Nous assistons ici au premier miracle de Pierre rapporté en détail par Luc. Accompli devant une foule de témoins stupéfaits, cet événement spectaculaire ne constitue cependant qu'une introduction au véritable enjeu du récit.

Comme nous le constaterons dans l'étude suivante, le miracle lui-même n'est qu'un prélude au discours de Pierre, lequel en révèle toute la signification spirituelle et christologique (Actes des apôtres 3.12-26). Dans les Actes des Apôtres, les miracles ne constituent jamais une fin en eux-mêmes ; ils servent avant tout à attirer l'attention sur le message du salut et sur la personne du Messie Jésus.

Comment Pierre connaissait il l'heure
L’heure de la prière
La Belle Porte
La guérison du boiteux
Le boiteux était il autorisé selon la Loi juive à se trouver à cet endroit

Lexique
La Belle Porte
« Il y avait un homme boiteux de naissance, qu'on portait et qu'on plaçait tous les jours à la porte du Temple appelée la Belle, pour qu'il demandât l'aumône à ceux qui entraient dans le Temple » (Actes des apôtres 3.2). Cette porte constituait donc un lieu très fréquenté, idéal pour les mendiants qui pouvaient y solliciter la générosité des pèlerins. INF329
La Bible Segond 21 (S21)
La Segond 21. Modernisation : La Segond 21 vise à moderniser le langage de la traduction de Louis Segond tout en maintenant une grande fidélité aux textes originaux hébreux et grecs. INF082
La guérison du boiteux
La guérison du boiteux rapportée en Actes des apôtres 3.1-11 constitue le premier miracle accompli publiquement par les apôtres après la Pentecôte. Luc lui accorde une grande importance, car cet événement marque le début du ministère miraculeux de Pierre et de Jean et sert d'introduction au second grand discours de Pierre (Actes des apôtres 3.12-26). INF330
L’heure de la prière
Il existait vraisemblablement au Temple de Jérusalem un système de signaux sonores permettant de rythmer les principales activités religieuses de la journée. Plusieurs indices bibliques, historiques et rabbiniques vont dans ce sens. INF328
Pour aller plus loin
Index de l'étude

Références bibliques : Actes 3.1-11 · Exode 29.39 · Nombres 28.4 · Lévitique 21.17-23 · Matthieu 6.1-4 · Matthieu 10.1 · Marc 6.12-13 · Marc 9.17-29 · Jean 14.26 · Actes 1.8 · Actes 3.12-26

Genèse 49.10
« Le sceptre ne s'éloignera pas de Juda, ni le bâton de commandement d'entre ses pieds, jusqu'à ce que vienne Schilo, et que les peuples lui obéissent. »
Pourquoi « Schilo » ?

Le terme « Schilo » apparaît dans la Genèse, au sein de la bénédiction de Jacob sur ses fils. Il est généralement traduit par « celui à qui cela appartient » ou « celui qui doit venir » — une prophétie messianique qui annonce un personnage issu de la tribu de Juda, à qui les peuples du monde obéiront. Pour nous, ce nom symbolise notre conviction centrale : Jésus est ce Schilo — le Messie annoncé, fils de David, fils d'Abraham, vers qui pointent toutes les Écritures. Notre site porte ce nom en hommage à cette prophétie et à Celui qu'elle désigne.

Sources et droits

Cette étude : © 2026 Schilo — Tous droits réservés. Source : https://schilo.org/ada009-la-guerison-du-boiteux/, exportée le 03/11/2026. La version en ligne peut avoir été complétée depuis.